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Personnalités

Interview : Romain Dausset de Warren Walter


David Commarmond




Pouvez-vous nous parler de la genèse du projet.

PimpMyApp est né d’un programme que j’ai créé avec Damien Soissons à Efreitech : La StartupWeek. A cette époque et à ce moment, j’ai compris que les jeunes s’épanouissaient plus et s’investissaient plus dans un projet de Start Up plus que dans un projet tutoré.
Cette expérience est devenue pour moi un leimotiv.

Il faut « Donner l’opportunité à des étudiants de s’investir dans un projet qui valorise leur savoir faire ».

C’est-à-dire ?
Sur un CV, malheureusement, toutes les expériences professionnelles ne se valent pas. Se lever à 5H du matin pour faire les marchés n’apporte pas une grande plus value. Nous souhaitons donner à des jeunes venant d’univers différents, de tous niveaux, de collaborer pendant une courte période (trois semaines), mais de les vivre intensément sur leur propre projet ou celui d’un de nos partenaires et produire un prototype. Ce projet permet ensuite en entretien de défendre ses compétences, d’avoir une argumentation et surtout de donner un supplément d’âme à la candidature.
 
Car les jeunes sont passionnés, ils sont capables de s’investir corps et âme dans un travail et déployer une énergie hors norme. Encore faut il qu’ils puissent s’investir, qu’ils arrivent à voir le sens de ce qu’ils font et la finalité de celui-ci.
 
Cela fait une ligne sur leur CV mais c’est une ligne qui peut faire la différence.
 
Tous les profils sont concernés ?
Oui, les étudiants en alternance sont les plus intéressants et les plus ouverts, mais l’accès aux formations et surtout aux entreprises est particulièrement difficile Ils sont doublement sanctionnés, car les entreprises d’accueil veulent des personnes opérationnelles.

Les CFA demandent encore à être convaincus, le public est plus jeune.
 
Quelles sont les modalités ?
L’accès est totalement gratuit, pour cette première édition, nous avons constitué cinq équipes de cinq étudiants de profils très différents. Nous espérons que la prochaine édition comprendra sept ou huit équipes. Bien entendu, la gratuité sera toujours là. Nous espérons que d’autres entreprises seront partenaires et nous soutiendront. Deux cent cinquante candidatures nous ont été envoyé, nous avons dû opérer une forte sélection.

Par qui êtes vous soutenu ?

Le projet est soutenu par de nombreux acteurs, au premier rang desquels les entreprises partenaires, mais aussi parmi eux, il y a la Mairie de Paris et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Sans oublier Warren Walter dont les collaborateurs ont tous consacré beaucoup d’énergie et de temps à la réussite de cette édition.

Quels sont les projets à venir ?

Ils sont nombreux. Exporter en « Province » et donner une dimension régionale au Projet. Lyon, Marseille, et bien d’autres villes. Toucher de nouveaux publics, en s’adressant aux adultes souhaitant démarrer une nouvelle carrière. Si la première édition c’est fait en Août, nous souhaitons aussi organiser des sessions pour des rentrées tardives.

Nous sommes aussi conscient qu’un suivi dans le temps et la création d’une communauté à l’heure des réseaux sociaux est essentielle. Il faut que nous créons des liens.

PimpMyApp c’est avant tout des valeurs que nous portons, nous nous concentrons maintenant à trouver des partenaires pour les prochains projets qui partagent nos convictions.

Quels sont les domaines couverts ?

Nous avons couvert du légal tech, du partage de connaissance, les ressources humaines, de la vidéo 360, du réseau social interne. Pour les prochaines sessions, nous laissons aux entreprises porteuses de projets le soin d’innover et de nous surprendre dans les problématiques à confier à nos étudiants, c’est vaste et plutôt ouvert de la refonte d’un service à la création d’un nouveau pour répondre à un problème.