Nous avons tous été irrités (la colère) par des factures de téléphones idiotes multipliées par 4 et 5 quand nous partions quelques jours à l'étranger. Nous avons tous envoyé quelques SMS hors forfait qui nous ont couté très cher et puis frustrés, nous avons oublié cet incident car cela nous semblait être de notre faute, nous étions coupables d’être "hors forfait".
Ce sentiment de se faire avoir, couplé à la frustration de ne pouvoir rien faire provoquera chez l’individu un état de crise. Bien sur, rien de grave mais l’individu est en état de conflit interne et devient mûr pour propager…
Une autre règle en terme de déclenchement de rumeur consiste à trouver une rumeur qui résolve un antagonisme chez le futur propagateur. On mise alors sur le soulagement que provoquera le fait de diffuser.
Une rumeur où l'explosion de la facture serait sciemment organisée a plu car elle nous innocente et nous dévoile une escroquerie dont nous sommes victimes. Innocents et escroqués, cela commence à faire beaucoup pour le seuil de tolérance moyen… Bref ! Une rumeur à la fois libératrice (de soi) et accusatrice (d’un coupable, PALM en l’occurrence). Du pur velours…
Cette révulsion collective et généralisée représente le meilleur terreau pour un départ de rumeur et l'expérience fait penser qu'elle aurait toutes les chances de succès.
De plus, une fois l'OPA passée, la rumeur peut être combattue par une simple mise à jour logicielle donc relativement simple à mettre en place. L’initiateur de l’OPA n'hérite pas d'un cadavre. Cet aspect est aussi à considérer car nous sommes face à des cycles industriels de plus en plus courts (quelques mois) sur ce genre de produit et une rumeur peut alors simplement le tuer (ce qui est peu productif en terme de rachat d’entreprise).