Nous vous en parlions en tout début d’année et l’information est confirmée : la rentrée 2013 verra l’enseignement de l’intelligence économique s’inscrire au programme des filières générales universitaires. Il s’agit principalement d’une sensibilisation à la veille concurrentielle «pour chercher de l’information, la traiter, l’analyser, l’exploiter et la sécuriser via des pratiques légales».
L’IE s’évade enfin des filières spécialisées, voire parfois marginalisées, dont le nombre décroît régulièrement, pour pointer son nez vigilant et critique dans les nouveaux programmes de niveau licence, master, doctorat et grandes écoles.
Dans cette préparation de nos futurs responsables aux enjeux de l’information stratégique, aux logiques et défis de la mondialisation ou aux vertus de la propriété intellectuelle, l’ambition reste raisonnable. Le temps imparti à cet enseignement variera selon les cycles suivis. En point de repère, on retiendra la durée de 24 heures de sensibilisation. C’est déjà çà !
L’actualité de cette fin d’année prouve que les liens entre Intelligence économique et Innovation se renforcent.
Leur complémentarité n’a rien de nouveau mais elle se confirme. Autre fait frappant : ces dynamiques sont associées à un enjeu vital de la France : celui de sa ré-industralisation. La stratégie des pouvoirs publics s’affirme et prend corps dans des dispositifs opérationnels qui, au travers des centres vitaux de l’innovation et de la recherche que sont les pôles de compétitivité, vont concerner l’ensemble des territoires.
Cette “révolution culturelle” dessine un nouveau modèle de croissance dont les chercheurs et les entrepreneurs seraient les moteurs. Une nouvelle matûrité s’affirme également au travers de l’intérêt porté à la protection des patrimoines immatériels et ces deux déclinaisons que sont le secret d’affaires et la propriété intellectuelle. L’école française de management semble entrer dans l’age adulte. Et pour les fans des séries télé américaines, on appréciera ce “24 heures chrono” avant de finir aux “Urgences” du délitement économique et monétaire que nous vivons actuellement.