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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-10T00:55:40+02:00</dc:date>
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   <title>Le droit comme arme de domination : la France face à la guerre invisible.</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 17:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Question de Droit]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un monde où la compétition économique se joue désormais autant devant les tribunaux que sur les marchés, la France voit sa souveraineté juridique fragilisée. Coercition, captation d’actifs et dépendances structurelles composent un triptyque d’ingérences qui impose une refonte profonde de notre doctrine de puissance.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95942439-66956309.jpg?v=1775749848" alt="Le droit comme arme de domination : la France face à la guerre invisible." title="Le droit comme arme de domination : la France face à la guerre invisible." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Source :&nbsp;Rapport "Contre-mesures juridiques et ingérences économiques" <br />  EGE - Ecole de Guerre Economique -&nbsp;Travail final, Promotion Olivier Marleix, SIJ-MSIJ 1. <br />  Téléchargez le rapport en fin d'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le droit comme instrument de domination</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La mondialisation n’a pas nivelé les rapports de force, elle les a juridicisés. L’extraterritorialité américaine illustre cette mutation : sous couvert de conformité, Washington impose ses normes et frappe nos entreprises avec une précision chirurgicale. Les sanctions infligées à Alstom, BNP Paribas ou Technip ne relèvent pas d’un simple exercice judiciaire, mais d’une stratégie de remodelage industriel. Le dollar agit comme un cheval de Troie juridique, permettant aux États-Unis de dicter leurs conditions à l’économie mondiale. <br />   <br />  L’Europe tente de réagir, mais son règlement de blocage reste largement symbolique tant qu’il n’est pas adossé à une volonté politique offensive. Dans le même temps, le dumping asiatique fragilise nos filières, révélant une vulnérabilité structurelle que nos dispositifs de défense commerciale peinent à endiguer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La prédation informationnelle, angle mort de la puissance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’ingérence ne se limite plus aux pressions visibles : elle s’infiltre dans les failles de notre patrimoine immatériel. La loi de blocage de 1968 et la protection du secret des affaires constituent des remparts essentiels, mais leur application demeure trop timorée. L’affaire Laguiole en est la démonstration éclatante : laisser un nom chargé d’histoire être capturé par des intérêts privés étrangers revient à abandonner une part de notre identité. <br />   <br />  Sur le front numérique, l’ANSSI joue un rôle clé, mais le renseignement économique français reste fragmenté, trop défensif, incapable d’anticiper les offensives informationnelles qui ciblent nos entreprises. La captation n’est plus un risque théorique : elle est devenue un mode opératoire structuré.</span>  <h3>&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les dépendances technologiques, faille stratégique majeure</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La France s’est laissée enfermer dans des dépendances qui compromettent sa capacité d’action. L’absence d’acteurs nationaux du cloud ou du forensic crée une situation paradoxale : lors d’enquêtes sensibles, nos entreprises doivent confier leurs données à des cabinets soumis à des législations étrangères. Cette exposition fragilise le secret des affaires et offre à des puissances concurrentes un accès indirect à nos actifs stratégiques. <br />   <br />  À cela s’ajoute une dépendance énergétique qui pèse sur la compétitivité industrielle et renforce l’influence de fournisseurs extérieurs. Les normes, les chaînes d’approvisionnement et la maîtrise des données deviennent autant de leviers de pression qui limitent notre autonomie.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le droit comme levier de puissance : une nécessité stratégique pour la France</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La souveraineté n’est plus un principe, c’est un rapport de force. Pour redevenir maître de son destin, la France doit transformer son droit en outil de puissance, renforcer ses capacités technologiques et assumer une doctrine offensive. Le champ de bataille est juridique, informationnel et industriel. S’y préparer n’est plus une option, mais une nécessité stratégique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Téléchargez le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95942439-66956435.jpg?v=1775748589" alt="Le droit comme arme de domination : la France face à la guerre invisible." title="Le droit comme arme de domination : la France face à la guerre invisible." />
     </div>
     <div>
      <!--cke_bookmark_332S--><!--cke_bookmark_332E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95942439-66956309.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-droit-comme-arme-de-domination-la-France-face-a-la-guerre-invisible_a7352.html</link>
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   <title>14 avril. Mettre en pratique le Knowledge Management : l’ADBS réunit les experts du terrain.</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 17:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 14 avril, l’ADBS et le Cnam‑INTD organisent une demi‑journée d’étude consacrée à un enjeu devenu central pour les organisations : comment déployer concrètement le Knowledge Management (KM) dans les services ? À l’heure où les institutions accumulent toujours plus d’informations, la question n’est plus seulement de produire des connaissances, mais de savoir les structurer, les partager et les valoriser durablement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95941425-66955837.jpg?v=1775747489" alt="14 avril. Mettre en pratique le Knowledge Management : l’ADBS réunit les experts du terrain." title="14 avril. Mettre en pratique le Knowledge Management : l’ADBS réunit les experts du terrain." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Informations pratiques en fin d'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des retours d’expérience pour comprendre comment naît une démarche KM</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pour éclairer ces enjeux, le secteur Veille de l’ADBS convie plusieurs professionnelles et professionnels qui pilotent au quotidien des dispositifs de gestion des connaissances. Marie‑Odile Birmelé (ADEME), Ariane Broquet (Colas), Séverine Kirchner, Louis‑Pierre Guillaume (CSTB), Jannick Labatut‑Pouyllau (Département de Seine‑Saint‑Denis), Aymée Nakasato (doctorante) et Fanny Stosskopf (L.E.K. Consulting) partageront leurs pratiques, leurs réussites et les difficultés rencontrées.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Leurs interventions permettront d’identifier comment une démarche de KM émerge, se structure et s’inscrit dans les processus internes. De la définition des besoins à la mobilisation des équipes, ces retours d’expérience offriront des repères concrets pour celles et ceux qui souhaitent initier ou renforcer une stratégie de capitalisation.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mesurer l’impact, démontrer la valeur, installer une dynamique durable</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’un des défis majeurs du KM reste son évaluation. Comment rendre visibles ses effets sur l’organisation ? Comment démontrer sa valeur ? Les intervenants aborderont les méthodes, indicateurs et leviers permettant de pérenniser la démarche. L’objectif : montrer que le KM n’est pas un supplément de confort, mais un véritable outil de performance collective, capable de transformer les pratiques professionnelles.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cette rencontre donnera également des clés pour renforcer la culture interne autour du partage des savoirs, favoriser l’appropriation des outils et installer une dynamique durable au sein des équipes.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rôle décisif des réseaux professionnels dans la circulation des savoirs</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Enfin, la journée mettra en lumière l’importance des réseaux professionnels, souvent moteurs dans la diffusion des pratiques et l’ancrage des démarches KM. Échanger entre pairs, confronter les approches, s’inspirer de projets existants : autant de leviers pour faire évoluer les organisations et développer une véritable intelligence collective.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Informations pratiques</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">Cette demi‑journée d’étude s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux actuels du KM, enrichir leur culture professionnelle et nourrir leurs projets de veille, de capitalisation ou de gestion des connaissances.</strong></span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><em style="white-space: pre-wrap;">14 avril 2026, de 13h30 à 17h</em> à l'<em style="white-space: pre-wrap;">INTD – </em></span>Amphitheatre Abbé Grégoire - accès 10 - 292, rue St Martin - 75003 Paris</blockquote>    <blockquote style="text-align: center;"><span style="white-space: pre-wrap;"><em style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://adbs.fr/reseau/groupes/secteur-veille--recherche-sur-internet/bloquez-vos-agendas-14-avril-2026-apres-midi-detude-a-lintd-autour-du-km" target="_blank">Source</a>  </em></span> <br />  <a class="link" href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe6zjyHVIdPCNwvZrD3MbLcuB6sP_jBu9bJZ-ECjtPviZshJw/viewform" target="_blank"><span style="white-space: pre-wrap;"><em style="white-space: pre-wrap;">Inscription</em></span></a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div>  <div id="PXi3z8hKPJCk8D2MT58Kg-content-0"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">#Knowledge Management #gestion des connaissances #ADBS #veille stratégique #capitalisation des savoirs #Cnam INTD #KM en entreprise #partage des connaissances #transformation organisationnelle #réseaux professionnels</strong></span></div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/14-avril-Mettre-en-pratique-le-Knowledge-Management-l-ADBS-reunit-les-experts-du-terrain_a7351.html</link>
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   <title>L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 14:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Sahel, longtemps perçu par le prisme réducteur de l'instabilité sécuritaire, traverse aujourd'hui une mutation doctrinale et territoriale sans précédent. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le 16 septembre 2023, en est l’expression la plus nette. Au cœur de cette transformation, l'émergence d'une intelligence économique africaine s'affirme non pas comme une simple copie de modèles extérieurs, mais comme un outil stratégique ancré dans les réalités du continent pour répondre aux enjeux de puissance et de développement durable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95939482-66954573.jpg?v=1775742614" alt="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" title="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <style type="text/css">@font-face  	{font-family:"Cambria Math";  	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face  	{font-family:NSimSun;  	panose-1:2 1 6 9 3 1 1 1 1 1;  	mso-font-charset:134;  	mso-generic-font-family:modern;  	mso-font-pitch:fixed;  	mso-font-signature:515 680460288 22 0 262145 0;}@font-face  	{font-family:"Google Sans Text";  	panose-1:2 11 6 4 2 2 2 2 2 4;  	mso-font-alt:Calibri;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:auto;  	mso-font-pitch:auto;  	mso-font-signature:0 0 0 0 0 0;}@font-face  	{font-family:"Liberation Serif";  	panose-1:2 11 6 4 2 2 2 2 2 4;  	mso-font-alt:"Times New Roman";  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:0 0 0 0 0 0;}@font-face  	{font-family:"\@NSimSun";  	mso-font-charset:134;  	mso-generic-font-family:modern;  	mso-font-pitch:fixed;  	mso-font-signature:515 680460288 22 0 262145 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  	{mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	margin:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	mso-hyphenate:none;  	text-autospace:ideograph-other;  	font-size:12.0pt;  	font-family:"Liberation Serif",serif;  	mso-fareast-font-family:NSimSun;  	mso-bidi-font-family:Arial;  	mso-font-kerning:1.5pt;  	mso-fareast-language:ZH-CN;  	mso-bidi-language:HI;}p.Textbody, li.Textbody, div.Textbody  	{mso-style-name:"Text body";  	mso-style-unhide:no;  	margin-top:0cm;  	margin-right:0cm;  	margin-bottom:7.0pt;  	margin-left:0cm;  	line-height:115%;  	mso-pagination:widow-orphan;  	mso-hyphenate:none;  	text-autospace:ideograph-other;  	font-size:12.0pt;  	font-family:"Liberation Serif",serif;  	mso-fareast-font-family:NSimSun;  	mso-bidi-font-family:Arial;  	mso-font-kerning:1.5pt;  	mso-fareast-language:ZH-CN;  	mso-bidi-language:HI;}.MsoChpDefault  	{mso-style-type:export-only;  	mso-default-props:yes;  	font-family:"Liberation Serif",serif;  	mso-ascii-font-family:"Liberation Serif";  	mso-fareast-font-family:NSimSun;  	mso-hansi-font-family:"Liberation Serif";  	mso-bidi-font-family:Arial;  	mso-font-kerning:1.5pt;  	mso-ligatures:none;  	mso-fareast-language:ZH-CN;  	mso-bidi-language:HI;}.MsoPapDefault  	{mso-style-type:export-only;  	text-autospace:ideograph-other;}div.WordSection1  	{page:WordSection1  </style>  <span style="font-family:&quot;Google Sans Text&quot;">C’est sur base de cette situation inédite et des besoins qu’elle suscite, que le 28 mars 2026, à Paris, le 5éme Débat Africain de l’Intelligence Économique, organisé par l’<a class="link" href="https://iars-africa.org/?playlist=f533b3b&amp;video=a244925" target="_blank">Institut Africain de la Réflexion Stratégique (IARS) </a>et le cabinet <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7447654168422572032/?originTrackingId=9wd%2F4UH%2BjbvZPmGd8ilvrQ%3D%3D" target="_blank">UNOO’K</a>, a réuni une quinzaine d’experts pour alimenter les réflexions et dégager des pistes d’action pour les États concernés.</span> <br />  *&nbsp;<a class="link" href="https://aes.ml/a-propos-de-laes/" target="_blank">Alliance des États du Sahel (AES)&nbsp;</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dépasser les invariants de l’intelligence économique pour une approche africaine enracinée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Si l'intelligence économique repose sur des piliers universels — la veille (recherche et traitement de l’information), la sécurité économique (protection du patrimoine) et l'influence (exploitation stratégique) — sa déclinaison africaine doit impérativement intégrer des spécificités locales. <br />   <br />  Elle doit être enracinée, « humano-centrée », collaborative et inclusive, visant la protection d'un patrimoine qui dépasse les seules infrastructures pour englober les ressources humaines, culturelles et historiques. L'objectif est clair : faire du continent et des États africains des acteurs de la guerre économique mondiale plutôt qu'un agrégat de champs de bataille pour les grandes puissances. Tel est la colonne vertébrale du Débat Africain de l’Intelligence Économique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la rente extractive à la souveraineté territoriale</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95939482-66954622.jpg?v=1775742656" alt="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" title="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’un des défis majeurs pour les pays de l’Alliance des États du Sahel réside dans la transition d'un modèle extractif vers une valorisation locale des ressources. L'intelligence économique doit ici servir à identifier comment capter plus de valeur localement.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Premièrement par la structuration de pôles territoriaux autour des villes secondaires (Bobo-Dioulasso, Sikasso, Maradi) pour désengorger les capitales et créer des écosystèmes productifs. En effet, trop souvent, les États africains concentrent leur économie autour des capitales, au détriment du développement territorial de zones pourtant à fort potentiel. C’est la raison pour la quelle le développement de corridors économiques intégrés, transformant les axes de transport en véritables chaînes de valeur régionales est une nécessité absolue. Également, développer de tels corridors et zones franches avec les pays voisins (sur le modèle de la zone franche de Tindouf entre l’Algérie et la Mauritanie) pourrait ouvrir les économies des États de l’AES vers l’extérieur dans des conditions négociées.&nbsp; <br />   <br />  Enfin, par la maîtrise de la rente naturelle (or, uranium, pétrole) par une fiscalité optimisée, voir harmonisée (d’ores et déjà formalisée en partie), et un contrôle effectif des richesses pour réduire les dépendances extérieures. A ce titre, la renégociation des contrats miniers et pétroliers, avec une attention particulière sur les clauses d’arbitrage (clauses compromissoires), constitue à la fois une expression de souveraineté et de puissance : passer de l’imposition à la négociation dans une objectif gagnant-gagnant.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coopération mutuelle contre la compétition frontalière</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face aux menaces transfrontalières, la réponse ne peut être uniquement militaire. Elle exige une « souveraineté économique collective ». Cela se manifeste concrètement par une coopération alimentaire et énergétique solidaire et non compétitive. <br />   <br />  En matière agricole, la création de réserves céréalières communes et le partage d'infrastructures logistiques pour stabiliser les marchés face aux chocs climatiques est une nécessité. Ainsi, disposer de hubs régionaux sur les corridors logistiques pourrait contribuer à la compétitivité agricole des pays concernés. La spécialisation de l’agriculture en fonction des terroirs et des climats des trois pays constituerait également, à condition d’être encadrée, un avantage compétitif. <br />   <br />  Quant à l’énergie, sur le modèle du programme « Lumumba Energy » relatif à l’exploitation coordonnée de l’hydroélectricité en République Démocratique du Congo, l'exploitation coordonnée de l'uranium nigérien, autour d’une politique énergétique commune, dessine les contours d'une autonomie énergétique régionale ; il en va de même concernant les ressources aurifères et pétrolières. De plus, une coopération renforcée avec d’autres États africains en la matière (benchmark, retour d’expérience, partage de compétence,…) créerait des synergies régionales, voire continentales. <br />   <br />  Au-delà d’une souveraineté économique, la souveraineté militaire de l’AES résidera dans le dialogue, la sensibilisation des jeunes et l’implication des responsables religieux dans la lutte informationnelle contre le terrorisme et les formes les plus radicales des fondamentalismes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une souveraineté juridique à conquérir</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95939482-66954664.jpg?v=1775742685" alt="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" title="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Enfin, l'intelligence économique et la souveraineté ne peuvent s'exercer sans une sécurité juridique forte. Si l'OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) constitue une réussite majeure de mutualisation du droit des affaires, les États du Sahel doivent encore parachever leur souveraineté normative. <br />   <br />  Cela passe par une reprise de l'initiative en droit civil et pénal, afin que la norme ne soit plus un héritage passif, mais le reflet des réalités sociologiques et des ambitions numériques de l'Afrique d'aujourd'hui. Comme évoqué plus haut, la contractualisation entre les États et les sociétés multinationales (essentiellement dans les domaines minier, pétrolier mais aussi des infrastructures) doit être préparée en amont, s’orienter vers des contrats gagnant-gagnant et assurer une rente digne du caractère stratégique des ressources concernées (uranium, or, pétrole,…). <br />   <br />  Sans imposer un ordre constitutionnel commun, une reconnaissance constitutionnelle des « normes AES communes » dans une optique de souveraineté partagée constituerait une innovation juridique forte, voire un modèle pour le continent africain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En conclusion du 5éme Débat Africain de l’intelligence économique, les experts et les participants ont affirmé que l'heure n'était plus à la simple formulation de visions, mais à l'exécution territoriale rigoureuse. Le Sahel devient un laboratoire où la souveraineté réelle se gagne par l'information utile, la protection des actifs stratégiques et une solidarité régionale pragmatique. C'est à ce prix que le Sahel inventera son propre modèle de développement, stable et durable. <br />   <br />  Afin que les réflexions puissent continuer et ne reste pas lettre morte, les travaux de ce DAIE feront dans les semaines à venir l’objet d’un Libre Blanc qui sera diffusé aux dirigeants et responsables des États de l’AES. En effet, le DAIE n’est pas un colloque pour pérorer mais un espace public de discussion pour avancer...</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote>Docteur en sciences de gestion et diplômé de l’EGE, <a class="link" href="https://cercle-k2.fr/users/single/885/St%C3%A9phane-Mortier?utm_source=copilot.com" target="_blank">Stéphane Mortier </a>  est expert en intelligence économique et en droit OHADA. Spécialiste des enjeux stratégiques africains, il œuvre à la diffusion du droit des affaires, enseigne en France et en Afrique et contribue à de nombreux travaux sur la sécurité et la diplomatie économiques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95939482-66954573.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-Intelligence-Economique-Africaine-Levier-d-une-Souverainete-Sahelienne-en-Recomposition_a7349.html</link>
  </item>

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   <title>X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 13:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques de la Recherche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le compte Brivael (@BrivaelFr), entrepreneur français de la tech, a publié le 5 avril dernier un post sur X qui a fait 45 millions de vues et mérite qu'on s'y arrête. Sa thèse : tous les médias de l'histoire ont été couplés à une langue, une culture, un territoire. Le Monde parle aux Français, le NYT aux Américains, NHK aux Japonais. Pour Brivael, X serait en train de devenir le premier média de l'espèce humaine. Pas d'un pays non, de l'espèce. Si la formulation est volontairement excessive, le diagnostic est assez précis.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95937298-66953002.jpg?v=1775736774" alt="X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps" title="X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Sources <br />  Lien&nbsp;Brivael (@BrivaelFr) <br />  Post sur X&nbsp;<a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr/status/2040817426070171812">: suivez le lien</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les chiffres d'un média planétaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">X compte entre 557 et 600 millions d'utilisateurs actifs mensuels dans le monde en 2025, selon les mesures. <br />   <br />  Le Japon pèse particulièrement lourd : <a class="link" href="https://www.statista.com/statistics/242606/number-of-active-twitter-users-in-selected-countries/">74 millions d'utilisateurs</a>, soit près de 60 % de sa population adulte. L'application se classe par ailleurs première dans la catégorie « Actualités » de l'App Store dans des pays aussi différents que les États-Unis, le Japon, la France, l'Allemagne et l'Australie. <br />   <br />  On sait que ce classement doit beaucoup à <a class="link" href="https://techcrunch.com/2016/04/28/twitter-aims-to-boost-its-visibility-by-switching-from-social-networking-to-news-on-the-app-store/">un choix de catégorisation effectué par Twitter en 2016</a>, quand l'entreprise avait basculé de « Social Networking » à « News » pour améliorer sa visibilité face à Facebook. Critique méthodologique légitime, mais le signal reste fort : une plateforme où des centaines de millions d'utilisateurs viennent chercher de l'information, avec des chiffres qui ne sont plus ceux d'un réseau social mais bien d’un média planétaire</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin du monopole narratif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui s'effondre, ce ne sont pas « les médias » mais le monopole narratif que conférait l'ignorance géographique des audiences. Pendant plusieurs décennies, un intellectuel ou un journaliste pouvaient affirmer que « le modèle soviétique est parfaitement efficace » sans que l'on puisse vérifier sur place. Les rubriques « Monde » fonctionnaient comme des SAS entre le réel et sa représentation. Le lecteur n'avait ni les sources, ni la langue, ni le réseau pour contester. C'est ce confort qui a pris fin. <br />   <br />  La traduction instantanée par l'IA a fait sauter le dernier verrou. <a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr" target="_blank">Brivael </a>  décrit ce que beaucoup d'entre nous vivent désormais : des posts en français commentés par des Japonais, sourcés par des Américains, contextualisés par des Brésiliens, sans qu'aucun éditeur n’intervienne, le tout en quelques minutes. Traduit d’un clic par l’IA. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mensonge devient coûteux à tenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Paradoxe de l'époque : diffuser une idée appuyée sur des preuves a dorénavant un coût quasi nul. Il suffit de poster un graphique, un lien, une capture d'écran, et le réseau se charge du reste. Mais le même mécanisme nourrit son contraire : graphiques truqués, sources inventées et citations fabriquées par IA empruntent le même chemin. Le vrai et le faux sont à égalité sur le plan de la diffusion. <br />   <br />  <strong>Et pourtant, je souhaite lancer ici une hypothèse qui va à rebrousse-poil du discours dominant. On entend partout que l'IA rend tout incertain, que plus personne ne peut distinguer le vrai du faux, que la post-vérité a gagné. Je n'en suis pas sûr. Je crois au contraire que le coût du mensonge pourrait devenir prohibitif. Pas celui de sa fabrication, qui s'effondre, mais celui de sa tenue dans la durée.</strong> <br />   <br />  La dissymétrie se joue en deux temps. Dans les premières heures, le mensonge garde son avantage : une note de communauté met en moyenne quinze heures à apparaître, alors que la moitié des republications surviennent dans les cinq heures. L'infox a le temps de faire son œuvre. Mais une fois la note publiée, elle reste attachée au message initial. Visible par tous ceux qui viendront le consulter des semaines ou des mois plus tard. Le mensonge perd donc dans la durée. Il n'est plus réfuté dans un article que personne ne lira. Il est marqué du sceau de l’erreur à l'endroit exact où il a commencé à circuler. Le menteur est ainsi pointé du doigt, devant le public même qu'il voulait convaincre. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les notes de communauté, laboratoire de la vérification distribuée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le dispositif qui rend cette dissymétrie possible mérite qu'on s'y arrête. <br />   <br />  Son efficacité est mesurée : taux d'exactitude à 97,5 % dans une étude de l'université de Californie, baisse de moitié des republications dès qu'une note apparaît, probabilité que l'auteur supprime lui-même son message multipliée par cinq. Son fonctionnement repose sur un filtre rare : pour qu'une note devienne publique, elle doit être jugée utile par des contributeurs aux points de vue historiquement divergents. Pas de vote majoritaire donc, pas de consensus de façade, mais une exigence d'accord trans-idéologique. <br />   <br />  L'algorithme est en code ouvert, auditable par tous. Bien sûr, d'aucuns tenteront de pervertir le système, comme on le voit sur la Wikipédia, mais il pose toutefois une règle nouvelle : la vérification n'est plus une fonction, elle est inscrite dans l'architecture même du réseau. <br />   <br />  En face, le <em>factchecker</em> professionnel convainc surtout les convaincus et reste prisonnier de ses biais de sélection. Une bascule que j’avais documenté dans <a class="link" href="https://www.outilsfroids.net/2025/11/informer-en-2025-vers-un-nouvel-ordre-mediatique/">« Informer en 2025 : vers un nouvel ordre médiatique ? »</a>. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La tech fabrique ses propres médias</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui se joue dépasse d'ailleurs la seule correction des médias par la foule. La tech construit son propre écosystème médiatique : <a class="link" href="https://www.rtbf.be/article/face-aux-medias-classiques-juges-trop-sceptiques-la-silicon-valley-batit-sa-propre-bulle-11705512">OpenAI rachète un talk-show</a>, la société de capital-risque Andreessen Horowitz produit son propre podcast pour recevoir les fondateurs des entreprises qu'elle finance, et les dirigeants de la Silicon Valley choisissent Lex Fridman ou Joe Rogan plutôt qu'un plateau télévisé pour s'exprimer durant trois heures. <br />   <br />  Les médias ne sont plus contournés, ils sont remplacés par l'amont. Et les plateformes ne se contentent plus de distribuer : elles contrôlent simultanément le canal, la production, la traduction, la vérification,...</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Derrière la contestation, quelque chose avance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une remarque s'impose ici, parce qu'elle sera le premier réflexe d'une partie du lectorat. Musk est contesté, X dérange, la Silicon Valley inquiète. Ces réactions sont compréhensibles et parfois justifiées. Mais elles ne doivent pas masquer l'essentiel : derrière la contestation des acteurs, quelque chose de disruptif est en train d'émerger, doucement mais sûrement. Les notes de communauté corrigent des affirmations, la traduction instantanée casse les monopoles narratifs, la vérification devient un effet de réseau. Ces mécanismes avancent, indépendamment de ce qu'on pense de ceux qui les ont rendus possibles. Les ignorer parce qu'on conteste leur origine, c'est se priver de comprendre ce qui vient. C'est aussi laisser le champ libre à ceux qui, eux, ont compris. <br />   <br />  <strong>Aucune plateforme, X comprise, n'est le « média de l'Espèce ». Ce sont des autoroutes de l'attention aux péages algorithmiques : on roule plus vite, on touche plus de monde, mais on dépend d'un concessionnaire. D'autres émergeront, émergent déjà, et joueront sur le même terrain.</strong> <br />   <br />  Et cette transparence forcée a aussi son côté sombre : certains acteurs étatiques ne cherchent plus à convaincre mais à saturer l'espace de versions contradictoires pour rendre la vérité indiscernable. L'IA générative le permet à coût nul et dans presque toutes les langues. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une infrastructure qui fait peur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Reste ce que cette mutation révèle de plus fondamental : la liberté d'expression n'est plus seulement un principe inscrit dans un texte. Elle est devenue une infrastructure, et cette infrastructure fait peur. <br />   <br />  Elle fait peur aux régimes qui coupent l'accès au réseau pour isoler leur population du flux mondial, aux autocraties qui voient dans la transparence forcée une menace existentielle. Cette coupure, autrefois invisible de l'extérieur, est aujourd'hui un signal techniquement lisible pour le monde entier. Fermer un pays au réseau ne le cache plus mais le désigne. Vous voulez savoir quels pays combattent la liberté ? Cherchez ceux qui bâtissent des murs numériques entre lesquels ils enferment leurs citoyens. <br />   <br />  Cette liberté fait peur aussi plus près de nous. En janvier 2026, <a class="link" href="https://euractiv.fr/news/le-president-polonais-bloque-la-transposition-du-dsa-et-met-en-garde-contre-un-ministere-de-la-verite/">le président polonais a opposé son veto à la transposition du DSA</a>, estimant que le moyen le plus efficace de supprimer la liberté n'est pas d'interdire la parole mais d’imposer une version du réel par la contrainte légale. Le DSA européen, conçu pour lutter contre la désinformation, impose aux plateformes de traiter des « risques systémiques » suffisamment larges pour englober tout contenu ayant un « effet négatif prévisible sur le discours civil », même non illicite. Mais qui décide de ce qui est « négatif » pour le discours civil ? La question n'est pas rhétorique : un tel dispositif peut inciter à la sur-modération, les plateformes préférant censurer par excès de prudence ou de zèle. Cela <a class="link" href="https://static1.squarespace.com/static/660c4b59c109b8233a98392b/t/68b9a24b4567633632f00d81/1756996171030/TF+FRANCE+BIRTH+OF+CIC+-+FRENCH+CW+REPORT+%281%29.pdf">s’est déjà vu</a>  … <br />   <br />  <strong>Les professionnels de l'information devraient méditer ce paradoxe. Au moment même où la technologie permet à chacun de vérifier, de sourcer et de contester dans n'importe quelle langue, certains tentent de reprendre le contrôle du robinet. Les uns en coupant l'accès. Les autres en définissant par voie réglementaire ce qui constitue un risque pour le débat public, c'est-à-dire, potentiellement, tout ce qui dérange. Et se rappeler aussi que l'Histoire est pleine de gens qui pensaient que la censure c’était pour les autres…</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le monde entier est en salle de rédaction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Finalement, ce qui meurt, ce n'est pas le journalisme mais le privilège de raconter le monde sans que le monde puisse répondre. Et la liberté d'expression, dans ce contexte, n'est pas un confort idéologique : c'est la condition technique de fonctionnement du système. Sans elle, pas de vérification par les pairs, pas de notes de communauté, pas de correction en temps réel. Débranchez la liberté d'expression et vous ne débranchez pas seulement des opinions : vous débranchez le mécanisme même de la vérité. <br />   <br />  <strong>Pour les rédactions qui jouent le jeu de la preuve ouverte, c'est une opportunité, mais pour celles qui avaient bâti leur influence sur une narration protégée par l'ignorance de leur audience, c'est un problème existentiel. Non pas parce que X est parfait, mais parce qu'on ne peut plus raconter le monde à huis clos quand le monde entier a pris place en salle de rédaction.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div>
      <blockquote><strong>Le post à l'origine de cet édito</strong> <br />  Brivael (<a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr"><em>@BrivaelFr</em></a>), <a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr/status/2040817426070171812">post du 5 avril 2026</a>  sur X <br />   <br />  <strong>Sur les chiffres d'usage de X à travers le monde</strong> <br />  Statista, <a class="link" href="https://www.statista.com/statistics/242606/number-of-active-twitter-users-in-selected-countries/"><em>Leading countries based on number of X users as of February 2025</em></a>  (données We Are Social / DataReportal / Meltwater) <br />   <br />  Backlinko, <a class="link" href="https://backlinko.com/twitter-users"><em>X (Twitter) Statistics: How Many People Use X?</em></a>  <br />  <strong>Sur le débat autour de la catégorisation de X comme news app</strong> <br />  TechCrunch, <a class="link" href="https://techcrunch.com/2016/04/28/twitter-aims-to-boost-its-visibility-by-switching-from-social-networking-to-news-on-the-app-store/"><em>Twitter aims to boost its visibility by switching from 'Social Networking' to 'News' on the App Store</em></a>  (avril 2016) <br />   <br />  Social Media Today, <a class="link" href="https://www.socialmediatoday.com/news/x-formerly-twitter-continues-amplify-misleading-app-store-performance-data/749619/"><em>X Continues To Highlight Misleading Claims About Its Popularity</em></a>  (juin 2025) <br />  <strong>Sur le veto polonais et le DSA</strong> <br />   <br />  Euractiv, <a class="link" href="https://euractiv.fr/news/le-president-polonais-bloque-la-transposition-du-dsa-et-met-en-garde-contre-un-ministere-de-la-verite/"><em>Le président polonais bloque la transposition du DSA et met en garde contre un « ministère de la Vérité »</em></a>  (janvier 2026) <br />   <br />  Le Club des Juristes, <a class="link" href="https://www.leclubdesjuristes.com/societe/numerique/le-digital-services-act-a-lepreuve-des-critiques-americaines-11914/"><em>Le Digital Services Act à l'épreuve des critiques américaines</em></a>  <br />   <br />  Le JDD, <a class="link" href="https://www.lejdd.fr/Societe/digital-services-act-un-texte-europeen-au-service-de-la-censure-166012"><em>Digital Services Act : un texte européen au service de la censure ?</em></a>  (janvier 2026) <br />   <br />  <strong>Sur la construction d'un écosystème médiatique par la Silicon Valley</strong> <br />  RTBF, <a class="link" href="https://www.rtbf.be/article/face-aux-medias-classiques-juges-trop-sceptiques-la-silicon-valley-batit-sa-propre-bulle-11705512"><em>Face aux médias classiques jugés trop sceptiques, la Silicon Valley bâtit sa propre bulle</em></a>  <br />   <br />  <strong>Pour une analyse de fond</strong> <br />  Christophe Deschamps, <a class="link" href="https://outilsfroids.net/ebook-informer-en-2025"><em>Informer en 2025 : vers un nouvel ordre médiatique ?</em></a>, ebook téléchargeable gratuitement.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/95338838-66701716.jpg?v=1771404332&amp;ibox" title="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps"><img alt="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95338838-66701716.jpg?v=1771404332" title="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">&nbsp;  <div class="access firstletter">  <blockquote><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">Christophe Deschamps</a>,&nbsp;</i>Intelligence Économique Ph.D ,&nbsp;<i>est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles. <br />  Depuis 2004, il anime le blog <a class="link" href="http://outilsfroids.net" target="_blank">outilsfroids.net</a>, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.</i> <br />  Publications : <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/bo%C3%AEte-%C3%A0-outils-lintelligence-%C3%A9conomique/dp/2100551124/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">La boîte à outils de l'intelligence économique</a>. Dunod. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/Organisez-vos-donn%C3%A9es-personnelles-Lessentiel/dp/2212548427/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management</a>. Eyrolles. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/nouveau-management-linformation-connaissances-lentreprise/dp/2916571299/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Le nouveau management de l'information</a>. FYP. 2009 <br />   <br />  Auteur sur Linkedin :&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/</a>  <br />  <strong style="white-space: normal;">Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises</strong> " <a class="link" href="https://theses.fr/s222029">&nbsp;Lien Thèses.fr</a> </blockquote>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #X #médias #libertédexpression #désinformation #intelligenceartificielle #vérificationdesfaits #notesdecommunauté #géopolitiquedelinformation #réseauxsociaux #transformationmédiatique #ChristopheDeschamps
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95937298-66953002.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/X-premier-media-de-l-Espece-Tribune-libre-par-Christophe-Deschamps_a7348.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-95935552</guid>
   <title>Veille, IA générative et désinformation : au VeilleLab, Arnaud Marquant alerte sur les limites de la détection et le retour nécessaire de l’humain</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Solutions &amp; Experts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À mesure que l’intelligence artificielle générative s’impose dans les pratiques informationnelles, une illusion persiste : celle d’une automatisation possible du vrai. Pour cette troisième et dernière édition du VeilleLab 2026, le master Veille et communication de l’information stratégique (VeCIS) de l’Université de Lille accueillait Arnaud Marquant, directeur des opérations de KB Crawl. Son intervention, consacrée à « la désinformation à l’heure de l’IA générative », a permis de déconstruire certaines attentes technologiques, tout en recentrant le débat sur un point essentiel : la place irremplaçable de l’humain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95935552-66951737.jpg?v=1775725800" alt="Veille, IA générative et désinformation : au VeilleLab, Arnaud Marquant alerte sur les limites de la détection et le retour nécessaire de l’humain" title="Veille, IA générative et désinformation : au VeilleLab, Arnaud Marquant alerte sur les limites de la détection et le retour nécessaire de l’humain" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Détecter la fausse information : une capacité technique, mais pas une vérité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La question de la détection automatisée de la désinformation a ouvert les échanges. Peut-on, à partir d’un corpus, identifier une information volontairement fausse&nbsp;? La réponse d’Arnaud Marquant est nuancée. Les systèmes actuels sont capables de repérer des anomalies, de faire émerger des éléments qui se démarquent dans un ensemble d’informations. Mais cette capacité reste limitée. <br />   <br />  Dans les outils professionnels de veille, le choix n’est d’ailleurs pas de «&nbsp;scruter tout le web&nbsp;», mais de s’appuyer sur des sources sélectionnées, reconnues, validées en amont. Une stratégie qui réduit le bruit, sans pour autant éliminer totalement le risque d’erreur. Car même une source fiable peut relayer une information incorrecte. Ce qui permet alors de la détecter, ce n’est pas uniquement l’algorithme, mais la comparaison : une information isolée, minoritaire dans un corpus, devient un signal faible. La machine peut le faire remonter. Mais c’est à l’humain d’en juger la portée. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fact-checking : une temporalité dépassée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un autre point a suscité une attention particulière&nbsp;: l’efficacité du <em>fact-checking</em> face à la viralité des contenus. <br />   <br />  Une étude évoquée pendant la séance montre qu’un contenu démenti ne voit sa diffusion diminuer que marginalement. Pour Arnaud Marquant, cette réalité tient à une évidence&nbsp;: la vitesse. Une information circule aujourd’hui à une échelle et une rapidité telles que toute correction arrive, par définition, trop tard. Traduites, relayées, diffusées à l’international, les données deviennent incontrôlables. <br />  L’image est simple : comme un email envoyé par erreur, une information ne peut pas être «&nbsp;rappelée&nbsp;» une fois qu’elle a été lue. Dans ce contexte, le <em>fact-checking</em> apparaît moins comme un outil de correction que comme un outil de documentation a posteriori.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entre vigilance et défiance : un équilibre à trouver</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mais la lutte contre la désinformation soulève un paradoxe plus profond&nbsp;: à force d’alerter sur les manipulations, ne risque-t-on pas de créer une défiance généralisée ? Arnaud Marquant met en garde contre une dérive possible : celle d’un doute systématique, qui glisserait vers des logiques complotistes. <br />  La solution ne réside pas dans une suspicion permanente, mais dans l’apprentissage de l’analyse. Savoir interroger une <br />   <br />  information sans la rejeter systématiquement. Comprendre sans surinterpréter. Dans un contexte d’infobésité, cette compétence devient centrale, mais aussi particulièrement difficile à développer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Communication des marques : la transparence comme levier de crédibilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour les organisations, l’enjeu est immédiat : comment rester crédible dans un environnement saturé de contenus, dont une partie est désormais générée par IA&nbsp;?&nbsp; La réponse avancée est claire&nbsp;: la transparence. <br />   <br />  Face à des images publicitaires toujours plus spectaculaires, parfois entièrement générées, le public n’est pas dupe. Il sait que ces représentations sont construites, scénarisées, artificialisées. Assumer l’usage de l’IA, expliciter les processus, réintroduire de l’humain dans les dispositifs de communication devient alors un facteur de différenciation. Plus largement, l’intervention met en lumière une tendance de fond : un retour au réel. À l’heure où tout peut être simulé, l’authenticité devient une valeur rare. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>IA générative : un outil puissant, mais dépendant de ses données</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan technologique, Arnaud Marquant a également tenu à clarifier le fonctionnement des intelligences artificielles génératives. Contrairement à certaines idées reçues, ces systèmes ne “savent” pas. Ils produisent à partir de données existantes, souvent issues de corpus fermés ou partiellement actualisés. <br />   <br />  La fraîcheur de l’information constitue ainsi une limite majeure. Si certains outils intègrent aujourd’hui des capacités d’interrogation du web en temps réel, il s’agit davantage d’un couplage entre moteur de recherche et génération de texte que d’une connaissance autonome. L’IA agit alors comme un moteur de rédaction, capable de structurer une réponse, mais dépendant des données qu’elle mobilise. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une opacité persistante des corpus</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Autre point soulevé : la question des données d’entraînement. <br />   <br />  Les grandes plateformes restent très discrètes sur les corpus utilisés. Entre secrets industriels, enjeux juridiques et controverses liées aux droits d’auteur, la transparence reste limitée. Des contentieux en cours, notamment dans le secteur de la presse, témoignent de ces tensions. Derrière la performance des modèles se cachent des questions encore largement irrésolues.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La curiosité, socle du métier de veilleur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Interrogé sur les compétences clés à recruter, Arnaud Marquant ne cite ni une technologie ni une expertise spécifique, mais une qualité&nbsp;: la curiosité. <br />   <br />  Curiosité dans les parcours, dans les méthodes, dans la capacité à explorer, tester, chercher autrement. Dans un environnement en constante évolution, où les outils se transforment rapidement, cette aptitude devient essentielle. Elle permet d’adapter les pratiques, de détecter des signaux, mais aussi de remettre en question les évidences. Le veilleur n’est plus seulement un technicien de l’information. Il est un enquêteur. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’IA, entre révolution réelle et discours marketing</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Enfin, l’intervention s’est conclue sur une mise en perspective plus large. L’intelligence artificielle transforme indéniablement les usages. Mais son omniprésence dans les discours masque parfois une réalité plus nuancée. Le terme «&nbsp;IA&nbsp;» est aujourd’hui utilisé pour désigner des technologies très différentes, y compris de simples algorithmes. Cette confusion alimente autant l’enthousiasme que les malentendus. <br />   <br />  Pour Arnaud Marquant, une chose est certaine : la transformation en cours est profonde, rapide, et s'inscrit durablement dans l’histoire. Mais elle nécessite d’être comprise, et non simplement subie. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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      <blockquote><em>Compte rendu rédigé par <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/imane-tiboucha-42770627b/" target="_blank">Imane Tiboucha</a>, étudiante en master Vecis, à l’issue du Veillelab du 26 Mars 2026.</em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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