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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-24T00:00:30+02:00</dc:date>
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   <title>Comité éditorial Veille Magazine 2026</title>
   <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 15:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Comité éditorial]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Nous remercions les personnalités suivantes d'avoir accepté de participer au comité éditorial 2026 de Veille Magazine</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 1.6;"><a class="link" href="https://www.veillemag.com/Alain-Juillet-President-d-honneur-de-l-Academie-IE-Vice-President-CDSE_a2883.html" target="_blank">Alain Juillet</a>  (Président d'honneur de l'Académie de l'Intelligence économique, Vice-Président du CDSE)</span> <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Jacqueline-Sala-redactrice-en-chef-de-Veille-Magazine_a3178.html" target="_blank">Jacqueline Sala</a>, fondatrice et rédactrice en chef de Veille Magazine. Membre de l'Académie d'Intelligence Economique et du Cercle K2. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Christophe-Deschamps-Expert-Veille-Strategique-Chercheur-au-CEREGE_a7960.html" target="_blank">Christophe Deschamps</a>, Expert Veille Stratégique. Chercheur au CEREGE&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Daniel-Vert-PhD-Coordinateur-du-Hub-Advanced-Engineering-Computing--Expert-scientifique-Quantique_a7709.html" target="_blank">Daniel Vert, PhD</a>. Coordinateur du Hub Advanced Engineering &amp; Computing | Expert scientifique Quantique&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Yannick-PECH-specialiste-du-renseignement-et-de-la-cybersecurite_a6725.html" target="_blank">Yannick PECH</a>, spécialiste du renseignement et de la cybersécurité.&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Bernard-Besson-Ancien-charge-de-mission-aupres-du-HRIE-Alain-Juillet-Ecrivain-A-pilote-le-premier-referentiel-de_a4751.html" target="_blank">Bernard Besson</a>,&nbsp; membre de la Commission intelligence économique du MEDEF Ile de France et animateur des «&nbsp;Lundi de l’IE&nbsp;». <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Jean-Claude-Possin-membre-et-ancien-vice-president-du-groupe-Intelligence-Economique-GIE-de-l-Institut-National-des_a4743.html" target="_blank">Jean-Claude Possin,</a>  membre et ancien vice président du groupe Intelligence Economique (GIE) de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité (INHESJ). <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Audrey-Knauf-Master-Veille-Strategique-et-Organisation-des-Connaissances-VSOC--Universite-de-Lorraine_a4713.html" target="_blank">Audrey Knauf </a>, Responsable du Master Veille Stratégique et Organisation des&nbsp; Connaissances (VSOC), Université de Lorraine <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Jean-Marie-Carrara-Enseignant-chercheur-specialise-Docteur-en-Pharmacie-et-diplome-de-Biologie-Humaine_a6084.html" target="_blank">Jean-Marie Carrara</a>. Enseignant chercheur spécialisé, Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Philippe-Clerc-President-de-l-Academie-de-l-intelligence-economique-et-President-de-l-Association-Internationale_a4909.html" target="_blank">Philippe Clerc</a>,&nbsp; président de l’Académie de l’intelligence économique et &nbsp;l’Association internationale francophone d’intelligence économique. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Mounir-Rochdi-International-expert-in-Competitive-Market-Intelligence-and-Strategic-Operations_a4923.html" target="_blank">Mounir Rochdi</a>, International expert in Competitive, Market Intelligence and Strategic Operations. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.veillemag.com/Comite-editorial-Veille-Magazine-2026_a7477.html</link>
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   <title>Fausse dichotomie et convergence sino-américaine. François Soulard</title>
   <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 14:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après l’année 1979, les relations entre la Chine et les États-Unis prirent une forme parfois qualifiée de « symbiotique (1 )». Autour des années 2000, la relation bilatérale évolua vers une phase de compétition dans laquelle Pékin et Washington s’affrontèrent de nouveau sur les plans cognitif, normatif, commercial, économique et médiatique, selon des modalités et des intensités variables. Un regard approfondi révèle cependant que la symbiose entre les deux puissances reste totalement d’actualité et renvoie à une trame qui va bien au-delà de ce que la littérature géopolitique et historique a consigné. ..     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fran%C3%A7ois-soulard-91583015/" target="_blank">François Soulard </a>  – Chercheur indépendant et fondateur de la micro-entreprise <a class="link" href="https://dunia.earth/plate-forme-dunia/" target="_blank">Dunia </a>  (intelligence stratégique), promoteur du <a class="link" href="https://kairos-geopolitica.lat/" target="_blank">réseau Kairos Géopolitique</a>  en Amérique latine. Auteur de « <a class="link" href="https://www.dunken.org/SYS.shop/index.php?id=22201" target="_blank">Combattre dans le Nouveau Monde </a>  » (Dunken, 2026) et de « <a class="link" href="https://www.epge.fr/une-nouvelle-de-confrontation-informationnelle-en-amerique-latine/" target="_blank">Une nouvelle ère de confrontation informationnelle en Amérique latine </a>  » (Ciccus, 2023). <br />   <br />  Communication présentée dans le cadre du IVe Congrès latino-américain d’études chinoises <br />  (Université nationale de La Plata, Argentine) – août 2026.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97784223-68066255.jpg?v=1787496719" alt="Fausse dichotomie et convergence sino-américaine. François Soulard" title="Fausse dichotomie et convergence sino-américaine. François Soulard" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">... Depuis 1911, l’ancienne Chine impériale a en effet été conquise et subordonnée aux élites euro-atlantiques. Cette subordination, cristallisée lors de la création de la première République chinoise, fut maintenue dissimulée et convertie en une stratégie dialectique, à savoir un agenda géopolitique pivotant intimement sur deux logiques ambivalentes : d’un côté un flux de frictions plus ou moins superficielles avec les rivaux occidentaux ; de l’autre un alignement structurel de l’appareil chinois sur les prérogatives anglo-américaines. <br />   <br />  Cette dualité matricielle est aujourd’hui mise au service d’une grande stratégie et augure une nouvelle phase d’unipolarité offensive à l’échelle globale. Paradoxalement, ce projet constitue un objet encore non perceptible et identifié, tout comme d’autres variantes dérivant de l’usage de la dialectique dans les rapports de force internationaux.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">(1)&nbsp;Le néologisme “Chinamérique” fut utilisé dans ce sens par l’historien états-unien Niall Ferguson.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les dichotomies en surface </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le système international contemporain repose sur des piliers cognitifs et normatifs essentiels à l’établissement de toute architecture de gouvernance. La notion même d’ordre international fit l’objet d’une constante production idéologique dans l’optique de légitimer un pouvoir susceptible d’agir sur la scène transnationale. Après 1945, la Pax americana, voire la notion plus diffuse de Nouvel ordre mondial, constitua une pierre angulaire pour ciseler le paysage global selon les intérêts états-uniens. À partir des années 1990, le « développement durable » s’est ajouté à ces narratifs après plusieurs décennies de prosélytisme intensif au sein des instances multilatérales. En 2008, la notion de « capitalisme inclusif » émergea dans la foulée de la crise financière dans le but de donner un nouveau souffle au socle idéologique libéral. <br />   <br />  La Chine, pour sa part, introduisit le concept de « communauté de destin pour l’humanité » à partir de 2008, suite à son entrée dans le club des puissances mondiales. Cette notion s’associa à la démarche volontariste de construire un « monde multipolaire », alternatif à l’hégémonie occidentale et à l’« unipolarité » exercée par le club sélectif du G7. L’horizon de « civilisation écologique », compatible avec la notion occidentale de durabilité, compléta ces notions pour déboucher au final sur différentes projections dans les domaines du développement (Routes de la Soie), de la sécurité&nbsp;(GSI) et de la gouvernance (OCS). Notons que l’Union européenne s’inscrit en partie dans cet effort de projection globale moyennant un agenda normatif, environnemental et géoéconomique. <br />   <br />  Dans le domaine narratif, la Chine a donc tenu à se démarquer du monopole politique établi par l’axe libéral euro-atlantique. Sur les terrains politique et géoéconomique, Pékin et Washington sont également dans une phase plus prononcée de démarcation après la période de normalisation qui emboîta le pas à la Guerre froide et suite à l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce en 2001. Dès 2017, une guerre commerciale fut concrétisée par le premier gouvernement de Donald Trump dans les domaines douanier, technologique (Huawei, semi-conducteurs) et légaux (sanctions). La Chine devint officiellement le principal compétiteur stratégique de Washington. Ce virage galvanisa une politique d’endiguement qui fut poursuivie par le gouvernement démocrate de Joe Biden, puis reprise et accentuée par l’actuel gouvernement républicain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LES CONTRADICTIONS DE LA MATRICE POLITICO-ÉCONOMIQUE</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une analyse plus approfondie des relations entre la Chine et ses adversaires euro-atlantiques révèle néanmoins une réalité en contraste avéré avec ce qui vient d’être résumé. Cinq faisceaux d’évidence démontrent en effet qu’une relation de dépendance structurelle n’a jamais cessé d’exister depuis 1911 entre la Chine et les centres de décision anglo-saxons. <br />   <br />  La première évidence a trait à la nature de la formation de la République chinoise. La création de la première République de Chine en 1912 fut précipitée par le renversement de la dynastie Qing, en 1911, par les Triades. Celles-ci, aux côtés d’autres entités criminelles telles que les Hakkas, se formèrent au cours du XIXe siècle comme bras paramilitaire de Londres et comme instrument de distribution d’opiacés sous la coordination de l’ancien Premier ministre britannique Lord Palmerston, descendant des hautes dynasties britanniques. L’objectif de cette ingénierie subversive, drapée du voile idéologique du libre-échange (2), fut de saper l’unité traditionnelle de la Chine par le biais d’une dépendance généralisée aux drogues (initiée en Chine dès 1715) et d’une coercition militaire exercée sur les ports chinois avec le soutien de la France. Sun Yat-sen, formé par les stratèges britanniques James Cantlie et Patrick Manson (3), prit la tête du mouvement de renversement de la dynastie Qing et jeta les bases de la première République chinoise en 1912, dont les racines idéologiques incorporaient les briques conceptuelles fournies par Londres. En 1921, Chen Duxiu, Zhang Shenfu et Li Dazhao fondèrent le Parti Communiste Chinois sous la supervision de différentes figures de proue du Komintern et du Britannique Bertrand Russell. Ce dernier, disciple de la philosophie dialectique bâtie avant par Moses Hess et transmise à Marx et Engels, fut également le mentor de Mao Zedong et de Zhou Enlai à l’université de Yale de Pékin. En substance, cette approche dialectique posait les bases d’une méthode de domination et de transformation du réel, moyennant la création de pôles antagonistes et de compartimentation du système. La persistance à l’heure actuelle de ce même schéma dialectique tend à démontrer que les élites chinoises (4) évoluent encore dans l’orbite anglo-saxonne. <br />   <br />  Le deuxième faisceau d’évidences concerne la trame institutionnelle qui relie étroitement la Chine à Londres et à Washington. Cinq organisations constituent la courroie de transmission pour diriger politiquement l’« Empire du Milieu » et superviser ses élites. L’Institut Populaire Chinois des&nbsp;Relations Étrangères (CPIFA), l’Association Chinoise pour les Contacts Internationaux Amicaux (CAIFC), l’Institut d’Études Internationales de Shanghai (SIIS), et l’Académie Chinoise des Sciences Sociales (CASS) sont chargés de la formation et de l’encadrement des élites chinoises, sous la supervision de deux entités anglo-américaines : l’Institut Royal pour les Affaires Internationales (RIIA ou Chatham House) à Londres et le Conseil de Relations Extérieures (CFR) aux États-Unis. Le CPIFA, créé en 1949, occupe le sommet de la hiérarchie. Présentée publiquement comme un outil du ministère des Affaires étrangères, elle forme des experts universitaires, des responsables politiques et des personnalités diplomatiques de premier plan, ainsi que des chefs d’entreprise, selon un flux d’activités publiquement visible (5). Ce système permet à Chatham House d’encadrer les orientations du gouvernement chinois et de celle du Parti Communiste. Dans le virage des années 1970, peu avant la modernisation menée par Deng Xiaoping, Londres avait par ailleurs établi le Comité Grande-Bretagne-Chine (GBCC) avec le projet à peine dissimulé de faire de la Chine un acteur mondial : « À terme, les Chinois deviendront une grande puissance. Nous devons espérer que, dans ce processus, ils assumeront la responsabilité qui incombe à une grande puissance vis-à-vis du reste du monde. Leur conception du temps est différente de la nôtre. Nous ne devons pas oublier l’ancien proverbe chinois selon lequel les cent premières années de chaque nouvelle dynastie sont les pires (6) ». <br />   <br />  La troisième et quatrième évidence ont trait aux Routes de la Soie (BRI) et à la création de l’alliance des BRICS. Le concept de la Nouvelle Route de la Soie, rendu opérationnel à partir de 2013, germa d’abord intellectuellement dans le cadre de la Commission Trilatérale, puis trouva une première esquisse de la main de Zbigniew Brzezinski, à l’époque même où la Chine était poussée en avant comme une nouvelle plate-forme industrielle. Le duo formé par Richard Nixon et Henry Kissinger mit en œuvre une politique d’émergence du modèle chinois sous la houlette de Deng Xiaoping, moyennant le transfert de technologies, la structuration de son industrie, puis plus tard intégration au sein de l’Organisation mondiale du commerce. À cet égard, les hauts responsables chinois reconnaissent eux-mêmes (7) que l’alliance des BRICS, lancée en 2009, fut une initiative lancée par Chatham House. Ajoutons à ce tableau que sur le plan financier, l’industrie mondiale et les grandes banques anglo-saxonnes ont financé le projet de la Route de la Soie à hauteur de près de 10 trillions (8) de dollars depuis sa création en 2013, sans compter la participation des banques chinoises. <br />   <br />  Le cinquième élément porte sur les niveaux actuels de collaboration entre Pékin et Washington en matière de recherche et de développement de technologies de pointe. Dans la dernière décennie, près de 46 000 articles scientifiques(9) ont été corédigés par la Chine et les États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle, tandis que les licornes de la Silicon Valley ont coopéré directement avec leurs homologues chinoises (10). D’autres rapports récents (11) indiquent que les fonds&nbsp;américains pour la recherche ont contribué à faire progresser les objectifs stratégiques de la Chine, notamment dans les domaines des technologies critiques liées à l’armement, à l’intelligence artificielle, à l’énergie nucléaire et aux semi-conducteurs. Cette coopération, maintenue dans l’ombre et couramment qualifiée comme le résultat de l’inadvertance occidentale et de l’espionnage chinois, fait écho à d’autres rapprochements qui s’opèrent en matière de vision du développement.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;(5) Par exemple https://www.cbbc.org/news-insights/cbbcs-chair-visit-may-2024-summary <br />  (6) Trevelyan, H. (1971). Worlds Apart. China 1953-1955. Soviet Union 1962-1965. Macmillan. <br />  (7) Dialogue entre James O’Neil et Liu Jianchao (Ministre du Département International du Comité Central du Parti Communiste Chinois) sur la modernisation de la Chine et sa relation avec l’Occident (2023) https://youtu.be/3tnflKzq9pk?si=RL4V5TrTb2JzpnMQ&amp;t=2355 <br />  (8) Soit 1013 USD, l’équivalent à un dixième du Produit Intérieur Brut mondial en un an. <br />  (9) Chart of the week: How US and China collaborate on AI despite rivalry <br />  https://www.thenationalnews.com/future/technology/2025/01/28/china-us-ai-race-deepseek/ <br />  (10) Silicon Valley’s Other China Problem: It’s Training Their AI <br />  https://www.forbes.com/sites/annatong/2026/08/05/silicon-valleys-other-china-problem-its-training-their-ai/ <br />  (11) US House Select Committee on the Chinese Communist Party (2024). Voir en bibliographie</div>  </blockquote>    <div style="margin-left: 40px;"> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FAUSSE DICHOTOMIE</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un tel relevé factuel reflète une réalité stratégique tout à fait différente de celle qui est habituellement exhibée dans les cercles gouvernementaux et universitaires. Les niveaux de coopération établies avec Pékin n’ont pas commune mesure avec la poursuite d’intérêts mutuels ou des synergies gagnant-gagnant que tout pragmatisme inter-étatique laisserait sous-entendre. <br />   <br />  Dans les faits, la symbiose observée s’est inscrite dans le projet plus étendu de transformer la Chine en puissance géopolitique, moyennant l’étape préalable de renversement et de subversion de ses élites dirigeantes. Dans une telle perspective, la Chine, ainsi que le socle idéologique de sa classe dirigeante, n’apparaît pas comme une nation véritablement souveraine et contre-hégémonique. Elle forme une entité assujettie aux tenants de l’ordre libéral, jouant la partition d’une polarisation contestataire de cet ordre et de mise en place d’un nouveau pôle de pouvoir géoéconomique. Le grand mouvement décrit depuis deux décennies comme le déplacement du centre de gravité géopolitique de la planète vers l’Asie apparaît ainsi comme un mouvement délibérément accéléré depuis les années 1970, principalement par l’establishment anglo-américain, avec le soutien des élites euro-atlantiques. Il devient alors assez logique qu’une telle poussée collective en faveur de la Chine ait pour contrepartie la désindustrialisation d’autres pays développés (Europe), y compris d’ailleurs des États-Unis et du Royaume-Uni, ou des nations en voie de développement. <br />   <br />  Dans ce contexte, l’affichage de la Chine et de l’arc occidental comme deux blocs antagonistes revêt un caractère artificiel et contradictoire. Les rapports de force et leur manifestation selon des géométries variables ont été orchestrés par l’hégémon anglo-américain depuis l’année charnière de 1911, année à partir de laquelle la modernisation chinoise fut instrumentalisée pour subjuguer l’ancienne Chine impériale. Ce schéma à deux vitesses repose sur une fausse dichotomie, c’est-à- dire sur une compartimentation entre une image déformée et réifiée de l’arène géopolitique d’un côté, et l’agenda structurel des puissances impliquées de l’autre. <br />   <br />  Le découplage obtenu fragmente ainsi les perceptions et les catégories conceptuelles en amont, empêchant au final de discerner la véritable nature de l’échiquier stratégique. Il est amplifié par les appareils d’influence et de propagande de part et d’autre de l’échiquier. Ces derniers limitent l’accès à la profondeur historique de ces entités, resignifient la subordination en « coopération symbiotique » ou en « pragmatisme vertueux », enferment les deux puissances dans leurs rivalités systémiques administrées, en prenant appui sur les conceptions réalistes de l’ordre international. À ce titre, soulignons que le substrat idéologique amplifie d’autant plus ce cloisonnement. Tant le camp libéral comme le camp socialiste, du moins celui qui a été construit en Chine (et en Russie), se sont abreuvés de principes ontologiques consacrant l’interprétation des rapports internationaux sous l’angle des antagonismes naturels. <br />   <br />  L’une des conséquences de ce registre stratégique est que l’écrasante majorité des acteurs de l’intelligence militaire et économique, bien que saisissant certaines dimensions du combat cognitif, sont dans l’incapacité à appréhender cette arène et interprètent les frictions en surface comme s’il s’agissait du noyau dur des relations internationales. Cette perte de référentiel les place non seulement en marge de la véritable lutte stratégique, mais il les fait perpétuer l’endiguement perceptif conçu par les architectes de l’échiquier principal.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>GÉOMÉTRIE DIALECTIQUE</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le découplage délibéré entre la surface perceptive et l’agenda structurel suivi par les trois puissances caractérise le registre stratégique dit de la « dialectique ». Dans cette configuration, les contradictions rendues visibles dans l’espace international sont interprétées comme un élément intrinsèque et spontané de la conflictualité contemporaine. Les tensions générées sont exploitées à des fins de réagencement de l’ordre social, et non de domination binaire d’un des camps sur l’autre. Tant les grilles de lecture issues du marxisme, du maoïsme que celles produites par les exégètes de l’ordre libéral, ont en fait naturalisé une vision matérialiste qui bloque le discernement des logiques à l’œuvre dans cette profondeur stratégique. <br />   <br />  Cette approche, dont la formation historique peut être tracée concrètement au cours de l’histoire, est au cœur d’une transformation à long terme de l’échiquier mondial. Celle-ci mobilise les trois puissances mentionnées et suppose une unité géopolitique permettant à Pékin, Londres et Washington de travailler de concert et de façon hiérarchisée (12-. Dans ce jeu tripartite, Londres joue le rôle d’arbitre, surplombant les États-Unis, dont l’appareil se trouve également sous contrôle de Londres (13). Une telle architecture renvoie à un art stratégique très poussé, faisant la part belle à la subversion et aux modes de coercition d’autres entités nationales, en particulier de leurs classes dirigeantes. <br />   <br />  D’une manière générale, l’art dialectique repose sur la compartimentation de tous les niveaux de l’édifice stratégique. La strate cognitive dépeint Pékin et Washington comme des rivaux autonomes et systémiques ou comme des partenaires géostratégiques à intérêts convergents. En parallèle, les frictions sont générées sur les terrains narratif, technologique, économique, voire éventuellement militaire. Dans cette orchestration, la Chine n’a à aucun moment été envisagée comme un pôle foncièrement antagoniste au bloc libéral ou comme un concurrent idéologique ou géoéconomique susceptible de remporter d’elle-même une bataille définitive contre ses adversaires. Sur le fond, son substrat idéologique découle d’une variante du socialisme dont les principes directeurs conduisent à la même quête de monopole posée par le logiciel libéral, l’art dialectique se chargeant d’exploiter le déséquilibre conflictuel entre les pôles antagonistes. Cette conflictualité, débouchant éventuellement sur la violence organisée, n’est pas une variable secondaire. Elle constitue une modalité préférentielle pour mettre sous tension les entités en présence et exploiter la violence comme force privilégiée de transformation du réel. La révolution Xinhai de 1911 et la Révolution Culturelle maoïste furent deux exemples de cette modalité mises en œuvre au niveau interne.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">(12) Taïwan, contrôlé également par Londres, s’inscrit également dans ce jeu en jouant la partition d’un ennemi apparent de la Chine. <br />  13 Ce point mériterait un approfondissement que l’extension définie pour ce texte ne permet pas d’aborder.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>CONVERGENCE UNIPOLAIRE</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Conclure assurément en faveur d’une convergence unipolaire dépasse a priori le cadre de cette analyse, car une infinité d’autres éléments demanderaient à être incorporés dans le raisonnement. Le poids considérable des relations sino-américaines autorise cependant à esquisser quelques perspectives dans ce sens. <br />   <br />  En premier lieu, les divers éléments exposés invalident la thèse de l’évolution multipolaire de l’arène internationale sous l’effet centrifuge de la fragmentation et de la redistribution du pouvoir. Les dynamiques décrites rendent compte de certaines dynamiques de fragmentation de l’ancienne Pax americana et de son arbitrage westphalien. Mais nous avons vu que celles-ci ne résultent pas de l’émergence naturelle de puissances disposant désormais de davantage d’ambition ou d’autonomie. Les frictions observées, du moins celles construites autour de l’axe sino-américain et de leurs alliés respectifs, sont le résultat d’une fragmentation administrée, rendue possible par la vassalisation préalable de la Chine. Cette fragmentation va de pair avec l’inoculation dans l’échiquier global d’une conflictualité montante, synonymes de nouveaux risques et de déstabilisations. <br />   <br />  En second lieu, l’agenda dialectique procède par essence même d’un agenda stratégique unitaire, échappant à la logique de compartimentation qu’il met en œuvre. Cet agenda unitaire ne peut exister qu’à partir d’une cohésion politique établie entre les trois acteurs en jeu, donc d’une convergence d’objectifs. En plus de cette cohésion, les puissances sino-américaines font état de plusieurs éléments de convergence programmatique. La Chine, comme la Russie, se sont converties au stato- capitalisme au cours du siècle dernier, tout en maintenant un niveau drastique de contrôle régalien et en adhérant à une série d’accords multilatéraux énoncés par leurs rivaux supposés (climat, Agenda 2030, ODD, OMS). Dans les faits, Pékin, Londres et Washington, prônent une même vision collectiviste, compatible avec les éléments narratifs que nous avons mentionnés au début. Celle-ci ancre la réforme de l’arène globale sur le principe de gestion commune d’une planète considérée en état de crise environnementale. La notion de protection du « bien commun », si présente dans les projections narratives de part et d’autre, fonde la légitimité de cet ordre. Les crises y sont précisément abordées comme le moyen privilégié d’imposer des règles par le haut à la société, point qui nous renvoie directement à la grammaire dialectique. La restructuration nécessaire pour cheminer vers cet ordre recourt donc d’un côté au conflit, de l’autre à des modes de gouvernance et de développement opérant un saut qualitatif dans l’intensité du contrôle et de leur intégration. <br />   <br />  Beaucoup d’indices portent donc à croire que la Pax americana avait déjà muté en une Pax sino- anglo-americana, fusionnant les deux variantes d’une même projection impériale. N’est-il pas temps de comprendre ce phénomène dans sa profondeur et de se délester pour cela de très sérieuses cécités mentales ?</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES</b></div>
     <div>
      <blockquote>1. Kalimtgis, K., Goldman, D., Steinberg, J. (1978). Dope Inc. Britain’s Opium War against the US. The New Benjamin Franklin House Company. <br />   <br />  2. Beeching, J. (1977). The Chinese Opium Wars. Harcourt Brace Jovanovich. <br />   <br />  3. Wells, A. (2001). The Political Thought of Sun Yat-sen. Palgrave MacMillan. <br />   <br />  4. Vrhovski, J. (2021). Mr. Luosu and “China’s Road to Freedom”: A General Introduction to Russell’s Visit to China (1920-1921). In J. Vrhovski, &amp; J. Rosker (Eds.), Bertrand Russell’s Visit to China: Selected Texts on the Centenary of Intercultural Dialogues in Logic and Epistemology (pp. 21-58). University of Ljubljana Press. <br />   <br />  5. Paisley, John. 2020. Bertrand Russell and China During and After His Visit in 1920. <br />  Master’s thesis, Harvard Extension School <br />   <br />  6. Feigon, L. (1983). Chen Duxiu. Founder of the Chinese Communist Party. Princeton <br />  University Press. <br />   <br />  7. Roberts, P. (). Bringing the Chinese Back In: The Role of Quasi-Private Institutions in <br />  Britain and the United States. In P. Roberts, O.A. Westad (eds.), China, Hong Kong, and the Long 1970s: Global Perspectives, Cambridge Imperial and Post-Colonial Studies Series. <br />   <br />  8. US House Select Committee on the Chinese Communist Party (2024). CCP China on the <br />  Quad. How American taxpayers and Universities fund the CCP's advanced military and <br />  Technological Research. https://chinaselectcommittee.house.gov/media/reports/ccp-on-the- quad-how-american-taxpayers-and-universities-fund-the-ccp-s-advanced-military-and- technological-research <br />   <br />  9. Shambaugh, D. (2002). China’s International Relations Think Tanks: Evolving Structure and Process. The China Quarterly. <br />   <br />  10. Sutton, A. (1995). Trilaterals over America. CPA Books Inc. <br />   <br />  11. Mao Zedong, Skull &amp; Bones, and the Russell family. <br />  https://goldennuggiez.substack.com/p/mao-zedong-skull-and-bones-and-the <br />   <br />  12. Systems of Deception https://escapekey.substack.com/p/systems-of-deception</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;">#<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Sino_US_relations" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Sino_US_relations</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=China_geopolitics" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">China_geopolitics</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=strategic_symbiosis" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">strategic_symbiosis</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=power_dialectics" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">power_dialectics</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=international_order" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">international_order</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Pax_Americana" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Pax_Americana</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=community_of_shared_future" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">community_of_shared_future</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=multipolar_world" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">multipolar_world</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=trade_war" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">trade_war</span></strong> #<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=strategic_competition" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">strategic_competition</span></strong></span>
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   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Fausse-dichotomie-et-convergence-sino-americaine-Francois-Soulard_a8233.html</link>
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   <title>Le bullshit quantique est devenu une donnée stratégique. Daniel Vert</title>
   <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 11:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Daniel Vert</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Quantique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La rentrée approche et, avec elle, son lot d’annonces de rupture, de feuilles de route accélérées et de retombées économiques promises. Le bullshit quantique existe. Cela ne signifie pas que le quantique serait une imposture, mais que résultats, hypothèses et ambitions sont régulièrement présentés comme s’ils avaient la même valeur. Distinguer la preuve de la promesse devient alors un exercice d’intelligence économique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97783078-68065822.jpg?v=1787484515" alt="Le bullshit quantique est devenu une donnée stratégique. Daniel Vert" title="Le bullshit quantique est devenu une donnée stratégique. Daniel Vert" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le faux n’est pas toujours là où on l’attend</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le mot est brutal, mais le phénomène mérite mieux qu’un bêtisier. Dans son essai <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/On_Bullshit" target="_blank"><em>On Bullshit</em></a>, le philosophe Harry Frankfurt distingue le mensonge, qui suppose encore de connaître la vérité pour la dissimuler, d’un discours principalement construit pour produire un effet. Sa relation au vrai devient secondaire. Transposée au quantique, cette définition éclaire une part croissante de la communication sectorielle. <br />   <br />  Une annonce peut contenir des chiffres exacts et néanmoins installer une représentation trompeuse. Une feuille de route peut être techniquement possible sans être probable dans le calendrier annoncé. Une expérience peut exécuter un circuit quantique sans prouver que le processeur a contribué au résultat. De même, une enveloppe budgétaire annoncée ne dit encore rien de son engagement réel ni des entreprises qui en bénéficieront. <br />   <br />  Une incertitude explicitée n’est pas du bullshit. Une feuille de route ambitieuse ou une erreur isolée ne le sont pas davantage. Le basculement intervient lorsque les limites sont effacées pour produire de la conviction ou de l’urgence. Une condition devient alors une prévision et une expérimentation prend le nom d’adoption. L’intelligence économique doit déterminer quel comportement ce discours cherche à provoquer, au bénéfice de quel acteur et avec quel déplacement de ressources. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le « ChatGPT moment » qui compresse toutes les horloges</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En janvier 2026, un article de l’agence Xinhua consacré au CES de Las Vegas annonçait que le calcul quantique approchait de son « ChatGPT moment ». L’expression, reprise d’acteurs du conseil et de l’industrie interrogés sur place, a circulé sous plusieurs variantes : tantôt le basculement serait imminent, tantôt il aurait déjà commencé. <br />   <br />  L’analogie convoque un souvenir collectif précis. ChatGPT est devenu accessible en quelques semaines à un public massif, qui pouvait en éprouver directement les possibilités. Le calcul quantique suit une trajectoire différente. Il repose sur des infrastructures rares, des chaînes matérielles complexes et des usages spécialisés. Son éventuelle valeur passera d’abord par des applications industrielles ou scientifiques, loin d’un service généraliste adopté directement par le grand public. <br />   <br />  La Cour des comptes le souligne dans son rapport de juillet 2026. Elle constate aussi que les processeurs actuels n’offrent pas d’avantage énergétique face au calcul haute performance. De son côté, le <em>Quantum Technology Monitor 2026</em> de McKinsey parle de « bascule commerciale », tout en reconnaissant que les calendriers de tolérance aux fautes restent incertains et que la plupart des applications demeurent expérimentales ou hybrides. Le retour sur investissement à court et moyen terme reste difficile à établir. <br />   <br />  Le signal stratégique ne réside donc pas dans l’imminence démontrée d’un équivalent de ChatGPT. Il réside dans la diffusion de cette idée auprès des investisseurs, des clients et des pouvoirs publics. La métaphore fusionne le progrès scientifique, la construction d’un système utilisable et sa diffusion commerciale. <strong>En transformant cette trajectoire incertaine en rendez-vous presque inéluctable, elle peut inciter une entreprise à s’engager avant d’avoir qualifié la technologie, le fournisseur et le coût de sortie.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand le vocabulaire remplace la chaîne de preuve</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une autre forme de brouillage repose sur l’abstraction. En février, une publication diffusée sur LinkedIn présentait un cadre susceptible de résoudre le passage à l’échelle des ordinateurs quantiques à partir de « lois générales d’organisation des systèmes dynamiques complexes ». La cohérence ne devait plus être préservée localement, mais émerger de l’architecture globale ; les erreurs seraient absorbées par la dynamique du système. <br />   <br />  Le texte précisait toutefois ne pas fournir d’implémentation immédiate. La publication accessible n’exposait pas le mécanisme physique et ne proposait pas de prédiction testable permettant de départager cette approche des architectures existantes. Cela n’interdit pas d’y voir une intuition de recherche. Cela interdit de la présenter, sur cette seule base, comme une solution au passage à l’échelle. <br />   <br />  Pour une direction générale, la difficulté vient de ce que le vocabulaire emprunte à des domaines scientifiques légitimes. Les notions de système dynamique, d’émergence ou de cohérence ont un sens ; leur association ne constitue pas une démonstration. La bonne question n’est donc pas : « ce discours paraît-il savant ? », mais : « quelle observation permettrait de vérifier ou de réfuter la proposition ? » Si aucune réponse précise n’est possible, la densité lexicale ne fournit pas d’information décisionnelle. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les milliards annoncés ne mesurent pas une capacité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le brouillage devient plus structurant encore lorsqu’il porte sur les politiques publiques. En mars 2026, le gouvernement britannique a annoncé ProQure, un programme doté de 1 milliard de livres pour acquérir progressivement des prototypes puis des machines de plus grande taille. Plus de 1 milliard supplémentaire doit financer, sur quatre ans, le développement technologique, les compétences et les infrastructures. L’annonce est réelle et sa logique d’achat public constitue un signal industriel important. <br />   <br />  Le communiqué lui associe cependant une estimation selon laquelle le quantique pourrait accroître la productivité britannique de 7 % en vingt ans et produire 212 milliards de livres d’impact économique. Ce chiffre provient d’une étude d’Oxford Economics commandée par IBM et Oxford Quantum Circuits. Elle ne mesure pas un gain déjà observé. Elle modélise des scénarios qui supposent l’apparition d’usages commercialement viables à partir de 2029 ou de 2035. Lorsque cette condition disparaît du titre ou du discours politique, un scénario devient une quasi-prévision. <br />   <br />  Le même problème affecte les comparaisons internationales. McKinsey comptabilise 7,4 milliards de dollars annoncés par le Japon en 2025, tout en indiquant que l’enveloppe couvre aussi la conception de puces de nouvelle génération. Pour l’Espagne, le rapport retient environ 900 millions de dollars ; le gouvernement espagnol a bien annoncé une stratégie de 808 millions d’euros pour 2025-2030. Les chiffres ne sont donc pas nécessairement inventés. Ils deviennent incomparables lorsque leur périmètre change d’un pays à l’autre ou lorsqu’on additionne des financements publics, des programmes déjà existants et des investissements privés espérés. <br />   <br />  Pour l’intelligence économique, le montant brut est l’information la moins utile. Il faut savoir quelle part a été votée, contractualisée puis dépensée, et identifier les capacités effectivement acquises. Un milliard consacré à des machines étrangères ne produit pas le même avantage qu’un milliard qui consolide une chaîne d’approvisionnement nationale. La dépense ne renseigne sur la puissance qu’après analyse de sa destination.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le benchmark peut fabriquer l’événement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’épisode du Q-Day Prize offre un cas presque pédagogique. En avril 2026, Project Eleven a attribué un bitcoin à un chercheur ayant retrouvé une clé privée sur courbe elliptique de 15 bits à l’aide d’un ordinateur quantique accessible dans le cloud. L’entreprise a présenté le résultat comme la plus grande démonstration publique de cette classe d’attaque et comme un bond d’un facteur 512 par rapport à un précédent résultat sur 6 bits. <br />   <br />  Le facteur 512 est arithmétiquement exact : passer d’un espace de 6 bits à un espace de 15 bits multiplie le nombre de possibilités par 512. Il ne dit pourtant rien de la contribution du calcul quantique. Craig Gidney a examiné le code et rapporté que le remplacement des appels au processeur quantique par des tirages aléatoires produisait des résultats indiscernables. La bonne clé pouvait être retrouvée, mais sans démontrer un avantage quantique ni un progrès vers une attaque cryptographiquement pertinente. Les organisateurs ont ensuite pris en compte ces critiques et recherché d’autres formats de benchmark. <br />   <br />  Un autre épisode avait suivi la même mécanique en mars. Le « JVG algorithm » était présenté comme susceptible de casser RSA-2048 avec moins de 5 000 qubits. La prépublication déportait toutefois vers le calcul classique la préparation des exponentiations modulaires, avant leur chargement dans l’état quantique. Scott Aaronson a montré que cette étape exigeait un nombre exponentiel de calculs et d’opérations de chargement. Le coût n’avait pas disparu : il avait quitté le périmètre mesuré. Les résultats obtenus sur de petits nombres ne pouvaient donc pas être extrapolés à RSA-2048. <br />   <br />  Ces épisodes montrent pourquoi un benchmark est un objet de pouvoir. Celui qui choisit le problème, le contrôle classique et la métrique définit aussi ce qui pourra être présenté comme une performance. Le risque quantique pour les cryptosystèmes à clé publique demeure sérieux et justifie la migration post-quantique. Il n’est pas accru par une expérience dont le résultat subsiste lorsque la machine quantique est remplacée par du hasard. Confondre les deux dégrade la qualité de l’alerte et peut conduire à de mauvaises priorités d’investissement. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La maturité commerciale se conjugue à plusieurs temps</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La communication des entreprises fournit un autre indice. En mars, Photonic annonçait un changement de direction pour « accélérer sa prochaine phase de croissance » et ses opérations commerciales. Le même texte évoquait encore la préparation au marché. Deux mois plus tard, l’entreprise annonçait plus de 200 millions de dollars de financement et une valorisation post-investissement de 2 milliards. <br />   <br />  La croissance peut être celle des capitaux, des effectifs ou des partenariats sans correspondre à la progression des ventes d’un produit stabilisé. Le travail de veille consiste à identifier ce qui a réellement grandi. Dans une industrie de rupture, maturité scientifique et maturité marchande peuvent diverger durablement. <br />   <br />  Cette ambiguïté se retrouve dans les panoramas sectoriels. McKinsey affirme que plus de 300 organisations « adoptent » le calcul quantique et évalue entre 1 300 et 2 700 milliards de dollars la valeur économique qu’il pourrait créer d’ici 2035. Or le terme d’adoption englobe aussi des expérimentations et des travaux préparatoires. La valeur potentielle n’est ni le chiffre d’affaires du secteur ni un marché accessible garanti. Le même rapport estime d’ailleurs le marché des technologies quantiques entre 60 et 100 milliards de dollars en 2035 : il s’agit d’un autre objet économique. <br />   <br />  En juin, Aramco a fourni une version plus triviale du même phénomène. L’entreprise s’est félicitée sur LinkedIn du déploiement d’un ordinateur Pasqal, mais a illustré son message avec la puce Majorana 1 de Microsoft, fondée sur une autre technologie. L’erreur iconographique peut paraître anecdotique. Elle révèle pourtant un mécanisme courant : lorsque la représentation visuelle d’une innovation devient interchangeable, la marque « quantique » prend le pas sur la nature de l’actif réellement déployé. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lire une annonce comme une opération économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour une direction générale, la première discipline consiste à nommer correctement l’objet observé. S’agit-il d’un résultat reproduit, d’un prototype, d’un produit disponible ou d’un objectif de feuille de route ? La veille doit ensuite mesurer l’écart entre le discours public et la preuve, puis confronter le calendrier annoncé aux dépendances encore non résolues. Dans le cas d’un programme d’investissement, elle doit aussi distinguer l’argent communiqué des capacités réellement contrôlées. Ces écarts fixent le niveau de confiance que l’on peut accorder à l’annonce. <br />   <br />  L’analyse de l’émetteur complète ce travail. Une entreprise, un cabinet de conseil ou un gouvernement peut publier une information exacte tout en cherchant à lever des fonds, sécuriser un budget ou installer un sentiment d’urgence. Identifier cet intérêt n’invalide pas l’information ; cela permet d’en pondérer la portée et de comprendre pourquoi elle paraît maintenant. <br />   <br />  L’annonce doit enfin être replacée dans la chaîne de valeur. La question décisive porte sur le contrôle : qui maîtrise la propriété intellectuelle, les composants critiques, l’accès à la machine et la définition du benchmark ? Une communication technique peut préparer une levée de fonds, orienter un achat public ou imposer un standard favorable à son auteur. Sa véritable valeur informationnelle se trouve parfois moins dans la prouesse annoncée que dans le déplacement économique qu’elle cherche à provoquer. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La rentrée des annonces exige une rentrée de la preuve</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le quantique progresse réellement. Des avancées substantielles sont obtenues dans la correction d’erreurs, les processeurs et les méthodes de mesure. L’incertitude est normale dans une technologie de rupture. Le problème commence lorsque la communication l’efface et présente comme acquis ce qui dépend encore de plusieurs verrous. <br />   <br />  Ce brouillage n’est pas sans conséquence. Une promesse d’imminence crée de l’urgence. Celle-ci accélère l’allocation des budgets et le choix des partenaires. Ces décisions peuvent ensuite installer des dépendances techniques, ouvrir l’accès à des données industrielles ou renforcer un fournisseur avant que sa trajectoire soit confirmée. Le récit produit ainsi des effets matériels avant même que la performance annoncée soit disponible. C’est précisément ce qui fait du bullshit quantique un sujet d’intelligence économique, et non une simple question de communication. <br />   <br />  À la rentrée, un critère peut guider les comités exécutifs : après l’annonce, quelle capacité supplémentaire est devenue observable, et qui la contrôle ? Si aucune preuve nouvelle, aucun actif opérationnel ni aucun contrat vérifiable n’apparaît, l’annonce ne constitue pas un jalon industriel. Elle constitue un jalon narratif. Il faut néanmoins la surveiller, car elle peut déplacer des capitaux, orienter un marché public et modifier le rapport de force. <br />   <br />  La réponse n’est donc ni la crédulité ni le sarcasme. Elle consiste à comparer chaque promesse à la précédente, à mesurer ce qui a réellement changé et à suivre les intérêts qu’elle sert. Le quantique ne peut plus être évalué à partir des annonces seules. Dans un marché encore ouvert, la capacité à définir ce qui comptera comme une preuve constitue déjà un avantage stratégique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources principales</b></div>
     <div>
      <blockquote><strong>Corpus de départ.</strong> Les cas du premier semestre 2026 ont été repérés dans les chroniques mensuelles d’Olivier Ezratty sur le blog <em>Opinions Libres</em> : « <a class="link" href="https://www.oezratty.net/wordpress/2026/actualites-quantiques-de-janvier-2026/">Actualités quantiques de janvier 2026</a>  », « <a class="link" href="https://www.oezratty.net/wordpress/2026/actualites-quantiques-de-fevrier-2026/">février 2026</a>  », « <a class="link" href="https://www.oezratty.net/wordpress/2026/actualites-quantiques-de-mars-2026/">mars 2026</a>  », « <a class="link" href="https://www.oezratty.net/wordpress/2026/actualites-quantiques-davril-2026/">avril 2026</a>  », « <a class="link" href="https://www.oezratty.net/wordpress/2026/actualites-quantiques-de-mai-2026/">mai 2026</a>  » et « <a class="link" href="https://www.oezratty.net/wordpress/2026/select-actualites-quantiques-de-juin-juillet-2026/">juin-juillet 2026</a>  ».  <ol>  	<li class="list">Harry G. Frankfurt, « <a class="link" href="https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691122946/on-bullshit">On Bullshit</a>  », Princeton University Press, 2005.</li>  	<li class="list">Wen Tsui, Xinhua, « <a class="link" href="https://english.news.cn/northamerica/20260110/15262a0f348d4fd8bd28e110810da809/c.html">Quantum computing nears mainstream as experts predict “ChatGPT moment”</a>  », 10 janvier 2026.</li>  	<li class="list">Cour des comptes, « <a class="link" href="https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-07/20260720_Soutien-a-l-informatique-quantique.pdf">Le soutien à l’informatique quantique : premier bilan et perspectives</a>  », juillet 2026, notamment pp. 23 à 28 et 69 à 76.</li>  	<li class="list">« <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7430224907998760960/">Cadre SYMBIOTE appliqué au passage à l’échelle quantique</a>  », publication LinkedIn, février 2026.</li>  	<li class="list">Department for Science, Innovation and Technology, gouvernement britannique, « <a class="link" href="https://www.gov.uk/government/news/uks-quantum-leap-tohelp-beat-diseasedeliver-high-paid-jobs-and-strengthen-national-security-as-first-country-in-the-world-to-roll-out-quantum">UK’s Quantum leap</a>  », 17 mars 2026.</li>  	<li class="list">Oxford Economics, « <a class="link" href="https://www.oxfordeconomics.com/resource/ensuring-that-the-uk-can-capture-the-benefits-of-quantum-computing/">Ensuring that the UK can capture the benefits of quantum computing</a>  », étude commandée par IBM et Oxford Quantum Circuits, février 2025.</li>  	<li class="list">Gouvernement espagnol, « <a class="link" href="https://www.lamoncloa.gob.es/lang/en/gobierno/news/paginas/2025/20250424-quantum-technologies-strategy.aspx">The Government of Spain launches Spain’s first Quantum Technologies Strategy</a>  », 24 avril 2025.</li>  	<li class="list">Project Eleven, « <a class="link" href="https://www.projecteleven.com/blog/project-eleven-awards-1-btc-q-day-prize-for-largest-quantum-attack-on-elliptic-curve-cryptography-to-date">Project Eleven Awards 1 BTC Q-Day Prize</a>  », 24 avril 2026.</li>  	<li class="list">Craig Gidney, « <a class="link" href="https://algassert.com/post/2601">The predictable failure of the QDay Prize</a>  », 25 avril 2026, mise à jour le 26 avril 2026.</li>  	<li class="list">Advanced Quantum Technologies Institute, « <a class="link" href="https://www.prnewswire.com/news-releases/cybersecurity-apocalypse-in-2026-with-a-new-algorithm-according-to-the-advanced-quantum-technologies-institute-302699873.html">Cybersecurity Apocalypse in 2026 with a New Algorithm</a>  », 2 mars 2026 ; Victor O. 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Closes Investment Round with over $200M USD</a>  », 12 mai 2026.</li>  	<li class="list">McKinsey &amp; Company, « <a class="link" href="https://www.mckinsey.com/capabilities/mckinsey-technology/our-insights/mckinsey-quantum-technology-monitor-2026-a-commercial-tipping-point">Quantum Technology Monitor 2026: A commercial tipping point</a>  », 28 avril 2026.</li>  	<li class="list">Aramco, « <a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/aramco-share-7469467727150333952-EL7L/">Quantum computer deployment</a>  », publication LinkedIn, juin 2026.</li>  	<li class="list">Google Quantum AI and Collaborators, « <a class="link" href="https://www.nature.com/articles/s41586-024-08449-y">Quantum error correction below the surface code threshold</a>  », <em>Nature</em>, 9 décembre 2024 ; Timothy Proctor, Kevin Young,</li>  </ol>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/96764025-67454997.jpg?v=1780059886&amp;ibox" title="Quantique : la souveraineté se jouera dans la capacité à organiser la filière. Daniel Vert"><img alt="Quantique : la souveraineté se jouera dans la capacité à organiser la filière. Daniel Vert" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96764025-67454997.jpg?v=1780059886" title="Quantique : la souveraineté se jouera dans la capacité à organiser la filière. Daniel Vert" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/daniel-vert/" target="_blank">Daniel Vert</a>  est coordinateur du <a class="link" href="https://systematic-paris-region.org/hubs-enjeux/hub-digital-engineering/" target="_blank">Hub Advanced Engineering &amp; Computing</a>  au sein du pôle de compétitivité Systematic. Docteur en informatique quantique, ses travaux ont porté sur l’évaluation et la comparaison des performances des différentes technologies d’ordinateurs quantiques. <br />  Il travaille à l’interface entre recherche, industrie et institutions publiques, avec un focus sur les technologies quantiques, le calcul haute performance et leurs applications. <br />  Il contribue à la structuration de projets collaboratifs de R&amp;D, au développement de cas d’usage et à l’animation de l’écosystème quantique, en lien avec les enjeux d’industrialisation, d’intégration technologique et de souveraineté. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/daniel-vert/" target="_blank">Gardez le contact.</a> </blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong><span data-url="ca://s?q=Discuss_quantum_computing" role="button" tabindex="0">quantum_computing</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_quantum_hype" role="button" tabindex="0">quantum_hype</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_strategic_intelligence" role="button" tabindex="0">strategic_intelligence</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_emerging_technologies" role="button" tabindex="0">emerging_technologies</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Learn_quantum_error_correction" role="button" tabindex="0">quantum_error_correction</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_tech_policy" role="button" tabindex="0">tech_policy</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_quantum_investment" role="button" tabindex="0">quantum_investment</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_industry_analysis" role="button" tabindex="0">industry_analysis</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_technology_forecasting" role="button" tabindex="0">technology_forecasting</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=Explore_quantum_strategy" role="button" tabindex="0">quantum_strategy</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97783078-68065822.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-bullshit-quantique-est-devenu-une-donnee-strategique-Daniel-Vert_a8231.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Épisode 11. Remplacer une structure sans déclencher l’alerte. </title>
   <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 10:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Jeux de Stratégies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le onzième stratagème chinois décrit une manière d’agir qui ne cherche ni l’affrontement ni la visibilité. Il enseigne qu’il existe des situations où l’on ne peut pas renverser un système frontalement. La solution consiste alors à retirer un élément devenu encombrant et à le remplacer par un autre, plus favorable, sans que la transition paraisse suspecte. Le changement se produit, mais il semble naturel. La continuité masque la transformation.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97782729-68065547.jpg?v=1787475448" alt="Épisode 11. Remplacer une structure sans déclencher l’alerte. " title="Épisode 11. Remplacer une structure sans déclencher l’alerte. " />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span style="color:#696969;">NdlR :&nbsp;Il ne s’agit pas d’un modèle à copier, et c’est même tout l’inverse. Chercher à reproduire la stratégie chinoise serait une défaite annoncée, parce qu’elle repose sur des réflexes, des temporalités et des cultures qui ne sont pas les nôtres. Ce que nous devons saisir, ce ne sont pas les gestes à imiter, mais les logiques à comprendre, les ressorts culturels, les philosophies implicites, les manières de structurer le réel.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'art de la substitution invisible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce stratagème repose sur une idée simple : la meilleure manière de transformer un rapport de force est parfois de modifier peu à peu ses fondations. On ne détruit pas, on remplace. On retire un acteur, une règle, une structure, et on installe un élément nouveau qui paraît légitime. <br />   <br />  Le système semble intact, mais son architecture a changé. Dans la pensée chinoise, cette stratégie est une forme de reconstruction discrète. Elle permet d’éviter les résistances, les oppositions, les crises ouvertes. Le pouvoir se recompose sans bruit, par glissement plutôt que par choc. Le danger, pour celui qui subit la manœuvre, est de ne pas voir le moment où la substitution se produit.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La consolidation du pouvoir soviétique (1924–1930)</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Après la mort de Lénine, Staline comprend qu’il ne peut pas s’imposer par une rupture brutale. Il va donc remplacer progressivement les leviers du pouvoir. Les structures restent, les titres demeurent, les institutions continuent de fonctionner. Mais les hommes changent. Les alliances se recomposent. Les postes clés sont confiés à des fidèles. <br />   <br />  À l’extérieur, l’URSS semble stable. À l’intérieur, tout a été réorganisé. Les anciennes influences disparaissent, les nouvelles s’installent. La substitution est si progressive que beaucoup ne réalisent qu’après coup que l’ordre politique a basculé. Le stratagème 11 s’incarne ici dans une prise de contrôle sans rupture apparente, par remplacement méthodique des fondations du pouvoir.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Google et la transformation des standards du web (2008–2022)</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Google maîtrise parfaitement l’art de la substitution. Plutôt que de s’opposer frontalement aux standards existants, elle les remplace progressivement. <br />   <br />  Chrome s’impose comme navigateur dominant, puis devient le vecteur de nouvelles normes techniques. Les outils concurrents disparaissent, non par destruction, mais par obsolescence induite. Les API, les protocoles, les formats évoluent. Les anciens repères s’effacent. Les nouveaux s’installent. Le web semble inchangé, mais sa structure est désormais alignée sur l’écosystème Google. <br />   <br />  La substitution est douce, progressive, presque invisible. C’est l’essence du stratagème : transformer un environnement en remplaçant ses éléments clés sans jamais provoquer de rupture visible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment ne pas tomber dans le piège du stratagème 11 ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La première vigilance consiste à surveiller les transitions qui paraissent anodines. <br />   <br />  Un remplacement discret peut modifier profondément un rapport de force. Il faut donc analyser ce que chaque substitution permet réellement. La deuxième protection repose sur la maîtrise des standards. Celui qui contrôle les règles, les formats, les processus, contrôle la structure. Lorsqu’un acteur propose un “nouveau standard”, il faut se demander ce qu’il gagne en l’imposant. Enfin, il faut cultiver une lecture fine des continuités apparentes. Ce qui semble stable peut être en train de changer. <br />   <br />  Ce qui paraît logique peut être stratégique. Le stratagème 11 agit dans le silence : pour s’en protéger, il faut regarder ce qui change derrière ce qui semble rester.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tesla et la substitution des normes industrielles (2012–2024)</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Tesla n’a pas combattu frontalement l’industrie automobile. Elle a remplacé ses fondations. Elle a imposé un nouveau standard technologique — le véhicule électrique — puis un nouveau standard logiciel — la voiture comme plateforme — puis un nouveau standard industriel — la gigafactory comme modèle de production. <br />   <br />  Les constructeurs traditionnels n’ont pas été détruits : ils ont été obligés d’adopter les nouveaux standards. La substitution a été progressive, presque naturelle. Le marché automobile semble le même, mais sa structure est désormais alignée sur les normes imposées par Tesla. C’est l’essence du stratagème 11 : transformer un secteur en remplaçant ses éléments clés sans jamais provoquer de rupture visible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>1. The 36 Ancient Stratagems: Mastering Momentum and Human Nature for Modern Power — Nu Li (2024) - <a class="link" href="https://www.amazon.com/36-Ancient-Stratagems-Mastering-Momentum/dp/B0GLQ4CGMD" target="_blank">Lien</a>  <br />   <br />  2 -&nbsp;The 36 Stratagems Decoded — Michael Wang (2026) - <a class="link" href="https://www.amazon.ca/36-Stratagems-Decoded-Deception-Strategy-ebook/dp/B0HBNKKL26" target="_blank">Lien</a>  <br />   <br />  3 - Les 36 stratagèmes – Traité secret de stratégie chinoise — François Kircher (2025) - <a class="link" href="https://www.fnac.com/a20930578/Francois-Kircher-Les-36-stratagemes">Lien&nbsp;</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #stratagem11 #silent_substitution #power_reconfiguration #invisible_shift #new_standards #progressive_domination #structural_change #replacement_strategy #apparent_continuity #discreet_takeover
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97782729-68065547.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Episode-11-Remplacer-une-structure-sans-declencher-l-alerte_a8230.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>23 au 27 août. World Water Week 2026 : Stockholm, capitale mondiale de l’eau</title>
   <pubDate>Sat, 22 Aug 2026 17:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les sessions de la World Water Week 2026 seront consacrées à l’eau pour les populations, en examinant les progrès réalisés dans le cadre des Objectifs de développement durable et en se projetant vers leurs futurs successeurs. Dans l’ensemble, le programme se concentrera sur les enjeux les plus déterminants pour un développement humain équitable dans un climat en mutation.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97776348-68062404.jpg?v=1787419929" alt="23 au 27 août. World Water Week 2026 : Stockholm, capitale mondiale de l’eau" title="23 au 27 août. World Water Week 2026 : Stockholm, capitale mondiale de l’eau" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.unwater.org/news/world-water-week-2026" target="_blank">Source&nbsp;</a>   <blockquote>Stockholm deviendra du 23 au 27 août une scène internationale. <br />  Le <a class="link" href="https://www.unwater.org/news/world-water-week-2026"><strong>World Water Week</strong></a>, organisé par le Stockholm International Water Institute (<a class="link" href="https://siwi.org/" target="_blank">SIWI)</a>, se tiendra du <strong>23 au 27 août</strong> sur le thème <strong>« L’eau pour les populations et le progrès »</strong>, réunissant décideurs publics, praticiens, chercheurs et acteurs de la société civile afin de faire avancer des solutions pour un avenir plus juste et plus sûr en matière d’eau. <br />   <br />  <a class="link" href="https://worldwaterweek.org/2026/convene/sessions" target="_blank">Voir le lien</a> </blockquote>  <!--cke_bookmark_420S--><!--cke_bookmark_420E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'eau pour les populations</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les industries agroalimentaires, textiles, chimiques et énergétiques se dirigent vers des modèles circulaires où chaque litre d’eau compte, où rien ne se perd et tout se transforme. La récupération de chaleur dans les circuits hydriques s’intègre désormais aux chaînes de production, la valorisation des boues en bioénergies devient une ressource à part entière, les systèmes fermés s’imposent comme nouvelle norme industrielle et les technologies de réduction des pertes en réseau renforcent la maîtrise opérationnelle. <br />   <br />  Cette évolution dépasse la technique : elle redéfinit les stratégies. Les entreprises comprennent que la gestion fine de l’eau n’est plus une contrainte mais un avantage compétitif, un levier de performance et de résilience. <br />   <br />  Les discussions sur <strong>l’eau et la paix</strong> devraient également être très suivies. Elles aborderont les tensions transfrontalières, les négociations autour des grands fleuves et les mécanismes de coopération qui permettent d’éviter que la rareté ne devienne conflit.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tendances hydriques 2026 : ce que révèle la nouvelle géographie de l’eau</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La dynamique mondiale de l’eau en 2026 dessine un paysage où se mêlent tensions, innovations et recompositions profondes. L’eau n’est plus seulement un indicateur environnemental : elle devient un révélateur des fragilités systémiques, un moteur de transformation économique et un terrain de diplomatie active. Voici une analyse structurée, pensée pour ton fil narratif, des tendances hydriques qui marquent l’année. <span style="white-space: pre-wrap;">L’innovation hydrique n’est pas que technologique. <br />   <br />  Elle est aussi sociale. En 2026, les projets les plus efficaces sont ceux qui intègrent les communautés locales, les usagers, les agriculteurs, les gestionnaires de réseaux. Les plateformes participatives, les observatoires citoyens et les modèles de gouvernance partagée deviennent des innovations à part entière.</span> <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’eau comme baromètre des transitions climatiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La première tendance est l’accélération des déséquilibres hydriques. Les régions arides s’étendent, les épisodes extrêmes se multiplient, et les bassins fluviaux deviennent des zones de tension. En 2026, plusieurs rapports internationaux montrent que les <strong style="white-space: pre-wrap;">stress hydriques sévères</strong> touchent désormais plus de 2,4 milliards de personnes. Ce glissement n’est pas uniforme : il redessine des zones de vulnérabilité où les infrastructures, les modèles agricoles et les politiques publiques sont mis à l’épreuve.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les villes jouent un rôle central. Certaines métropoles — notamment en Asie du Sud et en Afrique de l’Est — expérimentent des solutions de gestion intégrée, tandis que d’autres peinent à suivre le rythme de l’urbanisation. L’eau devient ainsi un marqueur de résilience urbaine.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La diplomatie de l’eau entre coopération et friction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’eau est désormais un sujet géopolitique à part entière. En 2026, plusieurs bassins transfrontaliers — Nil, Mékong, Tigre‑Euphrate — concentrent des négociations délicates. Les États cherchent à sécuriser leurs usages tout en évitant l’escalade. La tendance est double : montée des <strong style="white-space: pre-wrap;">mécanismes de médiation multilatérale</strong>, mais aussi affirmation de stratégies nationales plus fermes, parfois unilatérales.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La diplomatie hydrique devient un espace où se croisent enjeux climatiques, sécurité alimentaire et stabilité régionale. Elle attire de nouveaux acteurs : ONG, think tanks, coalitions locales, plateformes scientifiques.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les retours d’expérience comme moteur de transformation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">En 2026, les retours de terrain deviennent un outil stratégique. Les projets menés dans les Andes, en Afrique australe ou dans les Balkans montrent que les solutions les plus efficaces sont souvent <strong style="white-space: pre-wrap;">contextuelles</strong>, co‑construites avec les communautés locales et adaptées aux réalités socio‑économiques.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ces récits de terrain révèlent une tendance forte : l’eau n’est pas seulement une ressource, c’est un <strong style="white-space: pre-wrap;">liant social</strong>, un facteur de stabilité et un indicateur de gouvernance. Les territoires qui réussissent sont ceux qui articulent expertise scientifique, participation citoyenne et vision politique.</span> <span style="white-space: pre-wrap;">Les <strong style="white-space: pre-wrap;">solutions fondées sur la nature</strong> (SFN) franchissent un cap. Mangroves restaurées, zones humides régénérées, corridors végétalisés, renaturation de rivières : ces dispositifs ne sont plus des projets pilotes. Ils deviennent des infrastructures à part entière, intégrées dans les plans d’aménagement et les stratégies de prévention des risques.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La nouveauté en 2026, c’est l’hybridation : les SFN sont combinées à des technologies de monitoring, à des modèles hydrologiques et à des dispositifs d’ingénierie. On ne restaure plus une rivière “à l’ancienne” : on la restaure en s’appuyant sur la data, la biologie et la modélisation.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Infos pratiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://admin.worldwaterweek.org/wp-content/uploads/2026/06/2026-programme-overview_v7.jpg?_ga=2.262238156.1569404156.1787419305-2042533612.1787419305" target="_blank">Voir le programme</a>  <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">Le World Water Week 2026 se tiendra <strong>à Stockholm</strong>, dans plusieurs lieux emblématiques de la ville, avec un centre névralgique dédié aux conférences principales. L’événement adopte une formule hybride : sessions en présentiel, retransmissions en ligne, ateliers interactifs et espaces de networking.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #WorldWaterWeek2026 #water #watermanagement #waterscarcity #climate2026 #hydricinnovation #sustainability #watersecurity #globalwaterissues #hydrology #WorldWaterWeek
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97776348-68062404.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/23-au-27-aout-World-Water-Week-2026-Stockholm-capitale-mondiale-de-l-eau_a8228.html</link>
  </item>

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