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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T20:53:00+02:00</updated>
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   <title>Comité éditorial Veille Magazine 2026</title>
   <updated>2026-07-19T14:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Comite-editorial-Veille-Magazine-2026_a7477.html</id>
   <category term="Comité éditorial" />
   <published>2026-09-30T15:48:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>Nous remercions les personnalités suivantes d'avoir accepté de participer au comité éditorial 2026 de Veille Magazine</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 1.6;"><a class="link" href="https://www.veillemag.com/Alain-Juillet-President-d-honneur-de-l-Academie-IE-Vice-President-CDSE_a2883.html" target="_blank">Alain Juillet</a>  (Président d'honneur de l'Académie de l'Intelligence économique, Vice-Président du CDSE)</span> <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Jacqueline-Sala-redactrice-en-chef-de-Veille-Magazine_a3178.html" target="_blank">Jacqueline Sala</a>, fondatrice et rédactrice en chef de Veille Magazine. Membre de l'Académie d'Intelligence Economique et du Cercle K2. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Christophe-Deschamps-Expert-Veille-Strategique-Chercheur-au-CEREGE_a7960.html" target="_blank">Christophe Deschamps</a>, Expert Veille Stratégique. Chercheur au CEREGE&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Daniel-Vert-PhD-Coordinateur-du-Hub-Advanced-Engineering-Computing--Expert-scientifique-Quantique_a7709.html" target="_blank">Daniel Vert, PhD</a>. Coordinateur du Hub Advanced Engineering &amp; Computing | Expert scientifique Quantique&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Yannick-PECH-specialiste-du-renseignement-et-de-la-cybersecurite_a6725.html" target="_blank">Yannick PECH</a>, spécialiste du renseignement et de la cybersécurité.&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Bernard-Besson-Ancien-charge-de-mission-aupres-du-HRIE-Alain-Juillet-Ecrivain-A-pilote-le-premier-referentiel-de_a4751.html" target="_blank">Bernard Besson</a>,&nbsp; membre de la Commission intelligence économique du MEDEF Ile de France et animateur des «&nbsp;Lundi de l’IE&nbsp;». <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Jean-Claude-Possin-membre-et-ancien-vice-president-du-groupe-Intelligence-Economique-GIE-de-l-Institut-National-des_a4743.html" target="_blank">Jean-Claude Possin,</a>  membre et ancien vice président du groupe Intelligence Economique (GIE) de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité (INHESJ). <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Audrey-Knauf-Master-Veille-Strategique-et-Organisation-des-Connaissances-VSOC--Universite-de-Lorraine_a4713.html" target="_blank">Audrey Knauf </a>, Responsable du Master Veille Stratégique et Organisation des&nbsp; Connaissances (VSOC), Université de Lorraine <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Jean-Marie-Carrara-Enseignant-chercheur-specialise-Docteur-en-Pharmacie-et-diplome-de-Biologie-Humaine_a6084.html" target="_blank">Jean-Marie Carrara</a>. Enseignant chercheur spécialisé, Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Philippe-Clerc-President-de-l-Academie-de-l-intelligence-economique-et-President-de-l-Association-Internationale_a4909.html" target="_blank">Philippe Clerc</a>,&nbsp; président de l’Académie de l’intelligence économique et &nbsp;l’Association internationale francophone d’intelligence économique. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Mounir-Rochdi-International-expert-in-Competitive-Market-Intelligence-and-Strategic-Operations_a4923.html" target="_blank">Mounir Rochdi</a>, International expert in Competitive, Market Intelligence and Strategic Operations. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un départ, combien de connaissances perdues ? Fatima Zahra Bassir</title>
   <updated>2026-08-14T17:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Un-depart-combien-de-connaissances-perdues-Fatima-Zahra-Bassir_a8164.html</id>
   <category term="Innovation et Connaissance" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97689994-68014510.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-08-14T16:42:00+02:00</published>
   <author><name>Fatima Zahra Bassir</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Procédures, dossiers et contacts peuvent être transmis sans que l’essentiel le soit. Derrière chaque départ se pose une question stratégique : comment préserver les connaissances qui assurent la continuité de l’activité ? Le collaborateur est parti. Dossiers transférés, missions réaffectées, accès clôturés : sur le papier, tout semble sous contrôle. Quelques semaines plus tard, les questions s’accumulent : pourquoi cette décision ? Comment gérer ce cas inhabituel ? Qui contacter pour débloquer la situation ? L’équipe découvre alors tout ce qui reposait sur la personne partie. Les fichiers ont bien été transmis. Mais les connaissances l’ont-elles réellement été ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97689994-68014510.jpg?v=1786721668" alt="Un départ, combien de connaissances perdues ? Fatima Zahra Bassir" title="Un départ, combien de connaissances perdues ? Fatima Zahra Bassir" />
     </div>
     <div>
      <!--cke_bookmark_523S--><!--cke_bookmark_523E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faut-il être expert pour détenir une connaissance critique ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans une organisation, la connaissance ne se réduit pas à l’information disponible : elle associe expérience, contexte et capacité à agir. Elle est explicite lorsqu’elle est formalisée dans une procédure, un rapport ou une base documentaire ; tacite lorsqu’elle réside dans les réflexes, le jugement, les relations et les savoir-faire acquis par la pratique.&nbsp; <br />   <br />  La perte de connaissances est souvent associée au départ d’un expert, d’un dirigeant ou d’un collaborateur de longue date. Pourtant, ni le titre, ni l’ancienneté, ni le niveau hiérarchique ne déterminent à eux seuls la criticité d’un savoir.&nbsp; <br />   <br />  Derrière une fonction peut se cacher une dépendance stratégique. Un collaborateur peut être le seul à maîtriser l’histoire d’un projet, à décoder les attentes d’un client ou à identifier l’interlocuteur capable de débloquer une situation. Sa valeur dépasse sa fiche de poste : elle réside dans cette intelligence du terrain construite au fil de l’expérience.&nbsp; <br />   <br />  Une connaissance devient critique lorsque sa perte peut désorganiser une activité, retarder une décision ou obliger l’organisation à reconstruire un savoir qu’elle possédait déjà. La question n’est plus : « Quel poste cette personne occupait-elle ? », mais : « Que risquons-nous de ne plus savoir faire lorsqu’elle ne sera plus là ? »</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que les dossiers ne racontent pas</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une passation transmet généralement les éléments visibles : procédures, rapports, échéances, tableaux de suivi et listes de contacts. Or les connaissances décisives pour la continuité ne figurent pas toujours dans les dossiers. <br />   <br />  Ce qui disparaît d’abord, c’est souvent la mémoire des décisions : les raisons d’un choix, les options écartées et les compromis réalisés. Sans ce contexte, l’organisation risque de rouvrir des débats déjà tranchés. Le départ peut aussi emporter des réflexes devenus intuitifs : réagir face à un incident, anticiper un blocage ou adapter une procédure. <br />   <br />  La connaissance relationnelle est tout aussi vulnérable. Une liste de clients, de partenaires ou de collègues transmet des noms ; elle ne dit ni qui mobiliser, ni quand, ni comment. La mémoire des échecs peut également s’effacer et conduire l’équipe à réinvestir du temps dans des solutions déjà trouvées. <br />   <br />  Cette distinction rejoint les travaux d’<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ikujir%C5%8D_Nonaka" target="_blank">Ikujiro Nonaka</a>  et <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Hirotaka_Takeuchi" target="_blank">Hirotaka Takeuchi</a>  entre connaissances explicites, faciles à formaliser, et connaissances tacites, ancrées dans l’expérience, les pratiques et les interactions.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un dossier complet, une activité pourtant bloquée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Prenons le cas d’une équipe projet dont le coordinateur s’en va. Livrables, planning et contacts sont accessibles. Pourtant, personne ne sait qu’une validation passe par un interlocuteur précis, qu’une option a déjà été abandonnée ni qu’un retard récurrent provient d’une contrainte absente du processus. Malgré les documents, l’équipe doit reconstituer plusieurs mois d’apprentissage. <br />   <br />  Engagée à quelques jours du départ, la passation se réduit souvent à des réunions et à un transfert massif de fichiers. Le collaborateur ne mesure pas toujours tout ce qu’il est le seul à savoir ; de leur côté, les personnes qui prennent le relais ne connaissent pas encore assez l’activité pour poser les bonnes questions</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du partage quotidien à la continuité après le départ</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le partage quotidien et le transfert au moment du départ sont deux leviers complémentaires pour assurer la continuité. Les échanges entre pairs, les retours d’expérience et la résolution collective des problèmes réduisent progressivement la concentration du savoir. <br />   <br />  Lorsqu’un collaborateur s’en va, il faut cibler les activités, décisions ou relations qui dépendent encore de lui, puis faire émerger la réalité de son travail : difficultés récurrentes, erreurs à éviter, arbitrages à comprendre et interlocuteurs à mobiliser. Une question permet d’aller à l’essentiel : « Si vous deviez alerter l’équipe sur trois points avant votre départ, lesquels seraient-ils ? » L’observation et le traitement conjoint d’un cas concret complètent cette démarche en révélant les savoirs difficiles à verbaliser. <br />   <br />  Les connaissances recueillies doivent ensuite être rendues directement accessibles et réutilisables par l’équipe : actualiser la procédure concernée, consigner les enseignements dans un retour d’expérience ou enrichir la base de connaissances. L’objectif est que chacun puisse retrouver et mobiliser ces repères sans dépendre d’une nouvelle personne clé.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tester la continuité avant de subir le départ</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour détecter les fragilités, une équipe peut instaurer un diagnostic de continuité périodique : quelles activités seraient affectées par une absence ? Qui pourrait prendre le relais ? Les décisions, contacts et repères nécessaires sont-ils accessibles ? Une mise en situation, durant laquelle le relais reprend temporairement l’activité, permet de tester le dispositif et d’identifier les connaissances manquantes. <br />   <br />  Cette démarche rejoint la norme ISO 30401 sur le management des connaissances. Elle fait aussi écho aux travaux publiés par l’APQC en 2025, qui recommandent de combiner formalisation, transmission entre pairs et apprentissage en situation pour anticiper les transitions professionnelles. <br />   <br />  L’enjeu n’est pas de tout documenter, mais d’éviter qu’un savoir essentiel repose durablement sur une seule personne. Une organisation résiliente n’empêche pas les départs : elle veille à ce qu’ils n’emportent pas sa capacité à agir. <br />   <br />  <strong>Et si une partie essentielle de la mémoire de votre organisation ne se trouvait pas encore dans ses outils, mais dans les habitudes, les échanges et les pratiques quotidiennes de ses collaborateurs ?</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Références</b></div>
     <div>
      <blockquote>ISO 30401:2018, Knowledge management systems — Requirements <br />   <br />  Ikujiro Nonaka et Hirotaka Takeuchi, The Knowledge-Creating Company, 1995&nbsp; <br />   <br />  APQC, APQC’s Knowledge Loss Risk Matrix, 2025&nbsp; <br />   <br />  APQC, The Great Retirement: Knowledge Loss, AI and the Workforce Shift, 2025.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97689994-68014519.jpg?v=1786720034" alt="Un départ, combien de connaissances perdues ? Fatima Zahra Bassir" title="Un départ, combien de connaissances perdues ? Fatima Zahra Bassir" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fatima-zahra-bassir-763b91194/" target="_blank">Fatima Zahra Bassir</a>  est Program Officer – Advisory &amp; Knowledge Management à l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Spécialiste en Intelligence Compétitive et Stratégique, avec une expérience en conseil, elle intervient sur des enjeux de veille, d'analyse stratégique et de Knowledge Management au service d'une prise de décision plus éclairée. <br />   <br />  Ses travaux de recherche explorent en parallèle l'intégration de l'intelligence artificielle dans les processus d'intelligence stratégique et les nouvelles perspectives qu'elle ouvre pour la décision au sein des organisations. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fatima-zahra-bassir-763b91194/" target="_blank">GARDEZ&nbsp; le contact</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #<strong><span data-url="ca://s?q=Explore_knowledge_management" role="button" tabindex="0">knowledge_management</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Deepen_organizational_knowledge" role="button" tabindex="0">organizational_knowledge</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Understand_tacit_knowledge" role="button" tabindex="0">tacit_knowledge</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Analyze_explicit_knowledge" role="button" tabindex="0">explicit_knowledge</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Strengthen_knowledge_transfer" role="button" tabindex="0">knowledge_transfer</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Identify_critical_knowledge" role="button" tabindex="0">critical_knowledge</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Improve_knowledge_retention" role="button" tabindex="0">knowledge_retention</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Examine_knowledge_risks" role="button" tabindex="0">knowledge_risks</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Reinforce_continuity_of_knowledge" role="button" tabindex="0">continuity_of_knowledge</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Expand_organizational_learning" role="button" tabindex="0">organizational_learning</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Un-depart-combien-de-connaissances-perdues-Fatima-Zahra-Bassir_a8164.html" />
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   <title>#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps.</title>
   <updated>2026-08-14T15:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/23-Guerre-cognitive-deception-et-desinformation-Christophe-Deschamps_a8163.html</id>
   <category term="Chroniques de la Recherche" />
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   <published>2026-08-14T14:36:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La guerre de l’information a changé de nature. Les travaux de Klaus Saalbach, Vaz & Ferreira, Walker et Ludwig ou Artemiy Grinchevskiy montrent que nous sommes entrés dans une conflictualité où l’objectif n’est plus de convaincre, mais de fracturer la réalité. Ce qui se joue désormais, c’est une attaque directe sur nos mécanismes de compréhension. Une guerre qui ne vise plus les récits, mais la cognition elle‑même.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013320.jpg?v=1779010788" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/forms/Contactez-nous--Partagez-votre-experience_f6.html" target="_blank">Partagez votre expérience ! Contactez-nous...</a> </div>    <blockquote>  <div style="text-align: center;">  <p style="text-align: left;"><span style="white-space: pre-wrap;">La rupture est là, nette, brutale. Les vieilles doctrines de persuasion ne tiennent plus face à une guerre cognitive qui s’attaque au cerveau comme à un champ de bataille. <strong style="white-space: pre-wrap;">Klaus Saalbach</strong> l’a montré : l’abondance d’information ne renforce pas l’influence, elle la dissout. Le bruit neutralise le sens. Dans ce chaos, l’adversaire ne cherche plus à imposer un mensonge, mais à provoquer la « fermeture épistémique » décrite par <strong style="white-space: pre-wrap;">Vaz &amp; Ferreira</strong>, ce malware idéologique qui verrouille l’accès au réel.</span> <br />    <p style="text-align: left;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Sur la scène internationale, la Trolling Diplomacy théorisée par <strong style="white-space: pre-wrap;">Walker et Ludwig</strong> renonce à toute crédibilité pour saboter les canaux de communication. Une stratégie où, comme le résume <strong style="white-space: pre-wrap;">Artemiy Grinchevskiy</strong>, l’enjeu n’est plus de faire croire, mais de rendre impossible le vrai. La guerre cognitive est devenue la matrice des conflits contemporains, et les démocraties doivent désormais apprendre à se défendre dans un monde où la vérité elle‑même est devenue une zone contestée.</span> <br />  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive Warfare</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013321.jpg?v=1786709590" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce document de travail analyse le concept, les outils et les méthodes de la guerre cognitive, ainsi que ses rapports avec des concepts voisins et antérieurs. L'OTAN la définit comme la lutte pour la supériorité cognitive, et son Allied Command Transformation comme le ciblage délibéré de la cognition humaine et machine visant à influencer la façon dont les gens pensent, ce qu'ils ressentent et, en dernier ressort, la façon dont ils agissent. <br />   <br />  Une attaque cognitive est un ensemble orchestré d'activités informationnelles conçues pour manipuler perceptions, croyances, décisions et comportements, au moyen d'émotions, de récits et d'identités fabriqués. Elle utilise les outils cyber pour produire des contenus destinés à devenir viraux, ce que l'auteur qualifie de malware idéologique, et suppose une analyse psychographique des croyances culturelles. En cas de succès, elle conduit à une fermeture épistémique où toute information nouvelle est rejetée dès lors qu'elle contredit le récit fabriqué. <br />   <br />  Saalbach retrace les approches successives, guerre politique en 1948, guerre de l'information, puis guerre hybride après 2014, et constate que la guerre cognitive ne les a pas remplacées, d'où doublons de moyens, doublons de recherche et risque de bataille de mots-valises. Il identifie quatre difficultés : rien ne prouve que des messages ciblés modifient durablement les attitudes politiques, la surabondance informationnelle dilue les campagnes, les progrès de l'attribution cyber compliquent les actions clandestines, et l'extension du mot guerre aux outils stratégiques et à la pression politique risque de faire manquer des occasions de diplomatie. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Klaus Saalbach <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue (working paper) <br />  <strong>Éditeur : </strong>Universität Osnabrück<strong>&nbsp;Date : </strong>8 juillet 2026 <br />  <a class="link" href="https://osnadocs.ub.uni-osnabrueck.de/handle/ds-2026070715268" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive warfare, the new factor of geopolitical confrontation</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013322.jpg?v=1786709766" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un trait qualitativement nouveau de la confrontation géopolitique est l'usage à grande échelle de formes et de méthodes militaires et non militaires d'action sur l'adversaire. La communication examine la nature de la guerre cognitive et la façon dont elle peut miner la confiance dans les institutions, déstabiliser les sociétés et infléchir l'opinion publique, avec des effets sur la sécurité nationale et les rapports de puissance mondiaux. <br />   <br />  Son rôle dans la confrontation géopolitique est mis au jour. Les conflits du XXIe siècle soulèvent des problèmes tenant à la fois à l'affrontement dans les domaines traditionnels et à la transformation des moyens d'agir sur la vie des populations. L'auteure conclut que le nouveau champ de bataille est le cerveau. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Atanaska Popova <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue <br />  <strong>Source : </strong>Maritime Scientific Forum, vol. 10, n° 2, p. 31-38<strong>&nbsp;Date : </strong>19 juin 2025 <br />  <a class="link" href="https://journal.nvna.eu/index.php/msfj/article/view/225" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive Warfare and Strategic Uncertainty: Planning under the Threshold in Open Societies</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013323.jpg?v=1786709863" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'article examine la façon dont les sociétés ouvertes peuvent concevoir une stratégie de long terme dans le domaine cognitif, sous conditions d'incertitude stratégique et de compétition persistante sous le seuil. Selon un dispositif de recherche conceptuel et doctrinal fondé sur l'analyse stratégique, la synthèse prospective et des illustrations opérationnelles tirées de la compétition informationnelle contemporaine, il développe un cadre présentant la guerre cognitive comme une lutte portant sur le tempo, l'attention, la légitimité et la qualité de la décision. <br />   <br />  L'analyse avance un double diagnostic. D'abord le paradoxe de l'ouverture : une connectivité et une abondance informationnelles sans précédent coexistent avec la fragmentation, la polarisation et la dégradation de la construction collective du sens. Ensuite le paradoxe de la dissuasion : une culture stratégique centrée sur l'évitement de l'escalade incite les adversaires à recourir à des méthodes indirectes et déniables, opérant sous le seuil du conflit armé. <br />   <br />  Mobilisant la théorie stratégique classique, la littérature sur les opérations d'information et des exemples contemporains dont l'ingérence électorale, les médias synthétiques et la compétition narrative en situation de crise, l'article soutient que la cognition est devenue à la fois le centre de gravité stratégique et une vulnérabilité principale des démocraties libérales. Il apporte trois contributions : il recadre la guerre cognitive moins comme un contrôle du récit que comme une lutte sur le tempo décisionnel et l'orientation institutionnelle ; il relie la théorie de la dissuasion et l'approche indirecte aux champs de bataille sociotechniques façonnés par l'accélération algorithmique et l'ambiguïté ; il propose des principes de conception doctrinale pour une défense cognitive compatible avec la gouvernance démocratique, fondés sur la légitimité, l'anticipation, l'interopérabilité en coalition et la cohérence institutionnelle. <br />   <br />  <strong>La conclusion est que l'efficacité de la défense cognitive dépend moins de la domination informationnelle que de la capacité des sociétés ouvertes à maintenir une vitesse conforme au droit, une orientation stratégique et la confiance publique sous incertitude durable.</strong> <br />   <br />  <strong>Auteurs : </strong>Luis Vaz, Pedro Ferreira <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue <br />  <strong>Source : </strong>Bulletin of "Carol I" National Defence University, vol. 13, n° 2, p. 229-256<strong>&nbsp;Date : </strong>1er juillet 2026 <br />  <a class="link" href="https://revista.unap.ro/index.php/bulletin/article/view/2390" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  <!--cke_bookmark_627S--><!--cke_bookmark_627E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Disinformation as a weapon: legal limits of cognitive warfare under International Humanitarian Law</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013324.jpg?v=1786709935" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le conflit armé contemporain opère de plus en plus par les domaines cognitif et informationnel, où la désinformation fonctionne comme un instrument stratégique capable de produire des effets sociétaux et opérationnels significatifs. Cette évolution met en question l'adéquation du droit international humanitaire, qui demeure structuré par des présupposés cinétiques du dommage, du ciblage et de la violence. La littérature existante identifie des lacunes réglementaires mais ne propose pas de cadre systématique pour interpréter l'application des principes juridiques actuels aux opérations non cinétiques. <br />   <br />  L'article comble cette lacune en examinant si la désinformation peut être régulée dans le cadre du droit des conflits armés, et sous quelles conditions. Il adopte une méthodologie doctrinale fondée sur l'interprétation des traités et sur une analyse juridique fonctionnelle centrée sur les effets, en s'appuyant sur les sources juridiques primaires et sur les pratiques opérationnelles contemporaines. <br />   <br />  Les résultats montrent que la désinformation n'échappe pas au droit, mais qu'elle révèle les limites des paradigmes interprétatifs dominants, en particulier sur le dommage, le ciblage et les seuils de conflit. En avançant un cadre interprétatif structuré et une théorie des seuils, l'étude affine la doctrine existante et éclaire les débats en cours sur la régulation de la guerre cognitive. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Thomas Sheku Marah <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue <br />  <strong>Source : </strong>Cogent Social Sciences, vol. 12, n° 1, art. 2687180<strong>&nbsp;Date : </strong>31 décembre 2026 <br />  <strong><a class="link" href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2026.2687180">Lien vers l a source</a>  </strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Étude QuestIE 2025 : Russie, la fédération en guerre</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013325.jpg?v=1786710173" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Éclipsée depuis des mois par la dégradation continuelle du climat géopolitique mondial, la guerre Russie-Ukraine reste, à ce stade, le conflit majeur du XXIe siècle. Forts de l'ADN de leur école, les étudiants de l'EGE se sont attelés à en fournir une meilleure compréhension, avec pour objectif d'élaborer la photographie du catalyseur majeur du conflit, la Fédération de Russie. <br />   <br />  Pourquoi la Russie ? Responsable du conflit, elle a aussi largement contribué à en industrialiser une composante majeure, la guerre de l'information, avec pour conséquence le brouillage du rapport de force, voire de la nature du conflit. Une donne aggravée par le chaos géopolitique ambiant où une crise en chasse une autre dans les opinions publiques. Comment exercer son discernement dans un tel climat ? C'est la raison d'être de ce rapport, qui cherche à fournir une photographie claire, fiable et thématiquement la plus exhaustive possible d'un belligérant majeur et ennemi stratégique désigné de la France. <br />   <br />  Conçu en une série de rapports, le QuestIE vise à autopsier la Russie et son effort de guerre. Le lecteur dispose à l'arrivée d'un kaléidoscope d'angles interconnectés et consultables dans n'importe quel ordre. Le rapport ne prétend pas définir une matrice de la Russie : il la fige dans un espace-temps donné, celui de la guerre, au travers de ses opérations, de ses interactions internationales, de son organisation politique et de ses capacités industrielles. <br />   <br />  <strong>Institution : </strong>École de Guerre Économique <br />  <strong>Source : </strong><span>Etude QuestIE 2025 : Russie, la fédération en guerre</span><strong>&nbsp;- Date : </strong>9 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.ege.fr/actualites/etude-questie-2025-russie-la-federation-en-guerre" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trolling Diplomacy: The Evolution of Digital Statecraft from Tweets to Deepfakes</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013326.jpg?v=1786710356" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">&nbsp;</div>    <div style="margin-left: 40px;">L'article introduit le concept de trolling diplomacy pour rendre compte d'une mutation de la diplomatie numérique. Il y a dix ans, la diplomatie Twitter décrivait des dirigeants contournant les canaux traditionnels pour s'adresser directement au monde, selon une logique de persuasion : un message, un émetteur, une audience à convaincre. <br />   <br />  Grinchevskiy soutient que ce modèle a cédé la place à un autre, qu'il définit comme un ensemble délibéré d'opérations informationnelles mobilisant des contenus faux, générés ou manipulés dans leur contexte par des acteurs étatiques et para-étatiques, et visant à perturber l'environnement informationnel adverse, à provoquer des divisions internes et à créer de l'ambiguïté stratégique. Là où la diplomatie numérique antérieure opérait dans le paradigme libéral du dialogue, la trolling diplomacy relève du sharp power au sens de Walker et Ludwig : son avantage ne tient pas à faire croire une version des faits, mais à rendre impossible l'établissement du vrai. <br />   <br />  La guerre de douze jours entre Israël et l'Iran en juin 2025 sert de point de bascule : pour la première fois, la désinformation générée par IA constitue la plus large catégorie d'affirmations fausses dans un conflit interétatique de grande ampleur. L'auteur impute ce basculement à trois facteurs convergents, la démocratisation de l'IA générative, l'architecture des plateformes (amplification algorithmique, modération défaillante) et un choix stratégique assumé faisant passer la désinformation du soutien tactique au mode de conduite autonome de la guerre. Quatre techniques composent le répertoire : le deepfake institutionnalisé en instrument opérationnel courant, les réseaux relais garantissant le démenti plausible, les fuites stratégiques qui fabriquent un faux contexte par des canaux réputés crédibles, et les guerres de mèmes exploitant les fractures culturelles. <br />   <br />  La comparaison des modèles iranien et américain fait apparaître deux logiques opposées, décentralisation asymétrique et compensatoire d'un côté, maîtrise doctrinale de la chaîne informationnelle de l'autre, pour un effet convergent : la dégradation de l'infrastructure de communication dont dépendent l'échange de signaux diplomatiques, la gestion de crise et l'ordre juridique international, donc un risque accru d'escalade non voulue. L'auteur conclut à la nécessité de normes encadrant l'usage des médias synthétiques dans la communication interétatique, sur le modèle de l'architecture de contrôle des armements née de l'âge nucléaire. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Artemiy Grinchevskiy <br />  <strong>Source : </strong>Frontiers in Political Science, vol. 8<strong>&nbsp;Date : </strong>30 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.frontiersin.org/journals/political-science/articles/10.3389/fpos.2026.1900207/full" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A "Perfect Storm": News, Journalism and the Threat from Disordered Information</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013347.jpg?v=1786710457" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'article soutient que les médias d'information, traditionnels comme sociaux, peuvent servir de canal d'introduction d'une information désordonnée, mésinformation, désinformation et malinformation, dans les écosystèmes informationnels, afin d'influencer les opinions et les événements. Les journalistes sont en première ligne face à l'insécurité épistémique, ce sentiment de ne plus pouvoir se fier à ce qu'on nous dit. L'étude s'appuie sur des entretiens semi-directifs conduits auprès de journalistes et d'acteurs de la société civile au Royaume-Uni, à l'échelon national, et interroge leur perception de la désinformation et de la menace qu'elle représente. <br />   <br />  Par analyse thématique réflexive, elle constate que la perception du terme comme celle de la menace restent floues. Le sentiment de menace s'est accru après la pandémie de Covid-19, et les rédactions ont réagi en formant les journalistes à l'analyse de données et aux techniques de sources ouvertes, en plaçant la vérification au premier plan. Ces efforts sont toutefois entravés par la montée des réseaux sociaux, les difficultés d'effectifs, l'arrivée de l'intelligence artificielle et la fidélité persistante à un modèle libéral de l'information aisément exploitable. <br />   <br />  L'article conclut qu'une conscience accrue des problèmes posés par l'information désordonnée est vitale si les médias, sociaux comme traditionnels, veulent éviter d'en être à la fois le canal et la cible. À défaut, notre sécurité épistémique est en danger. <br />   <br />  <strong>Auteure : </strong>Natalie Martin <br />  <strong>Source : </strong>Journalism Practice, p. 1-20<strong>&nbsp;- Date : </strong>29 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/17512786.2026.2693192" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Critical Thinking, Metacognition, and Dual-Process Theory</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013348.jpg?v=1786710523" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans cet article, l'esprit critique est interprété comme une forme de métacognition visant à évaluer la pensée en se conformant aux normes de rationalité. L'auteur soutient que la théorie du double processus offre un fondement théorique solide pour expliquer l'esprit critique, car elle en reflète l'idée fondamentale, en justifie la nécessité et permet de comprendre pourquoi les individus ne font pas toujours preuve d'esprit critique. <br />   <br />  L'article défend également l'idée que l'esprit critique ne doit pas être associé exclusivement à une pensée délibérée : il en examine les composantes intuitives et démontre que certains de ses aspects peuvent se manifester de manière automatique. <br />   <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Vitaliy Nadurak <br />  <strong>Source : </strong>Informal Logic, vol. 46, n° 2, p. 187-208<strong>&nbsp;- Date : </strong>30 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://informallogic.ca/index.php/informal_logic/article/view/10342" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>The role of critical thinking and media literacy in enhancing fake news detection among students</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013349.jpg?v=1786710623" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La circulation massive de la mésinformation par les réseaux sociaux crée des difficultés substantielles pour les jeunes lorsqu'il s'agit d'évaluer de façon critique l'information en ligne. L'étude examine les associations entre pensée critique, éducation aux médias, curiosité et capacité à repérer les fausses informations chez des étudiants. Trois cent huit étudiants de sciences sociales ont répondu à des instruments validés mesurant les dispositions à la pensée critique, la curiosité, l'éducation aux médias et l'exactitude dans la distinction entre nouvelles authentiques et fabriquées présentées sous des formats de réseaux sociaux. <br />   <br />  Les résultats montrent que les étudiants dotés d'une éducation aux médias et de compétences critiques plus solides identifient mieux les fausses informations. Une exactitude de détection plus élevée est également associée à une curiosité et à une confiance plus grande, ainsi qu'à une difficulté perçue plus faible lors de l'évaluation des contenus en ligne. La curiosité apparaît par ailleurs comme un prédicteur significatif de l'exploration des connaissances, ce qui suggère que la motivation épistémique favorise des processus de vérification et d'apprentissage plus approfondis. Ces résultats soulignent l'importance de dispositifs pédagogiques associant éducation aux médias, pensée critique et développement des émotions épistémiques dans les cursus universitaires. <br />   <br />  <strong>Auteurs : </strong>Katerina Nerantzaki, Polykarpos Meladianos <br />  <strong>Source : </strong>Media Practice and Education, p. 1-20<strong>&nbsp;- Date : </strong>12 juillet 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/25741136.2026.2699573" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>OSINT et Imago : Boutcha comme lieu de mémoire du journalisme d'investigation</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013350.jpg?v=1786710738" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'article analyse le rôle central de l'image dans les enquêtes OSINT, où des documents visuels (photos, vidéos, images satellites) sont exploités pour produire des preuves. Cette méthode repose sur deux étapes complémentaires : identifier dans les images des indices significatifs, puis les organiser dans une démonstration convaincante. L'image est considérée comme un objet stratégique, capable de révéler des informations dépassant son contenu apparent et de contribuer à une recherche de la vérité. <br />   <br />  Les auteurs s'appuient sur le cas du <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Boutcha" target="_blank">massacre de Boutcha</a>, en Ukraine, pour montrer comment les images, diffusées puis expertisées dans un contexte de guerre de l'information, deviennent à la fois des objets d'analyse, des preuves et des outils de communication. Ils soulignent enfin que ces images jouent un rôle mémoriel en documentant les violences de la guerre, acquérant ainsi une dimension symbolique qui oscille entre révélation et mise en scène du réel. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cette recherche et sélection a été réalisée par ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688193-68013357.jpg?v=1786710851" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">Christophe Deschamps</a>,&nbsp;</i>Intelligence Économique Ph.D ,&nbsp;<i>est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles. <br />  Depuis 2004, il anime le blog <a class="link" href="http://outilsfroids.net" target="_blank">outilsfroids.net</a>, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.</i> <br />  Publications : <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/bo%C3%AEte-%C3%A0-outils-lintelligence-%C3%A9conomique/dp/2100551124/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">La boîte à outils de l'intelligence économique</a>. Dunod. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/Organisez-vos-donn%C3%A9es-personnelles-Lessentiel/dp/2212548427/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management</a>. Eyrolles. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/nouveau-management-linformation-connaissances-lentreprise/dp/2916571299/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Le nouveau management de l'information</a>. FYP. 2009 <br />  Auteur sur Linkedin :&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/</a>  <br />  <strong style="white-space: normal;">Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises</strong> " <a class="link" href="https://theses.fr/s222029">&nbsp;Lien Thèses.fr</a>  <br />  <a class="link" href="https://christophede-cmyk.github.io/these-deschamps-2025/" target="_blank">Télécharger la thèse</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/23-Guerre-cognitive-deception-et-desinformation-Christophe-Deschamps_a8163.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps.</title>
   <updated>2026-08-14T17:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/23-Guerre-cognitive-deception-et-desinformation-Christophe-Deschamps_a8165.html</id>
   <category term="Chroniques de la Recherche" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97690670-68014911.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-08-14T14:36:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La guerre de l’information a changé de nature. Les travaux de Klaus Saalbach, Vaz & Ferreira, Walker et Ludwig ou Artemiy Grinchevskiy montrent que nous sommes entrés dans une conflictualité où l’objectif n’est plus de convaincre, mais de fracturer la réalité. Ce qui se joue désormais, c’est une attaque directe sur nos mécanismes de compréhension. Une guerre qui ne vise plus les récits, mais la cognition elle‑même.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014911.jpg?v=1779010788" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/forms/Contactez-nous--Partagez-votre-experience_f6.html" target="_blank">Partagez votre expérience ! Contactez-nous...</a> </div>    <blockquote>  <div style="text-align: center;">  <p style="text-align: left;"><span style="white-space: pre-wrap;">La rupture est là, nette, brutale. Les vieilles doctrines de persuasion ne tiennent plus face à une guerre cognitive qui s’attaque au cerveau comme à un champ de bataille. <strong style="white-space: pre-wrap;">Klaus Saalbach</strong> l’a montré : l’abondance d’information ne renforce pas l’influence, elle la dissout. Le bruit neutralise le sens. Dans ce chaos, l’adversaire ne cherche plus à imposer un mensonge, mais à provoquer la « fermeture épistémique » décrite par <strong style="white-space: pre-wrap;">Vaz &amp; Ferreira</strong>, ce malware idéologique qui verrouille l’accès au réel.</span> <br />    <p style="text-align: left;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Sur la scène internationale, la Trolling Diplomacy théorisée par <strong style="white-space: pre-wrap;">Walker et Ludwig</strong> renonce à toute crédibilité pour saboter les canaux de communication. Une stratégie où, comme le résume <strong style="white-space: pre-wrap;">Artemiy Grinchevskiy</strong>, l’enjeu n’est plus de faire croire, mais de rendre impossible le vrai. La guerre cognitive est devenue la matrice des conflits contemporains, et les démocraties doivent désormais apprendre à se défendre dans un monde où la vérité elle‑même est devenue une zone contestée.</span> <br />  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive Warfare</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014912.jpg?v=1786709590" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce document de travail analyse le concept, les outils et les méthodes de la guerre cognitive, ainsi que ses rapports avec des concepts voisins et antérieurs. L'OTAN la définit comme la lutte pour la supériorité cognitive, et son Allied Command Transformation comme le ciblage délibéré de la cognition humaine et machine visant à influencer la façon dont les gens pensent, ce qu'ils ressentent et, en dernier ressort, la façon dont ils agissent. <br />   <br />  Une attaque cognitive est un ensemble orchestré d'activités informationnelles conçues pour manipuler perceptions, croyances, décisions et comportements, au moyen d'émotions, de récits et d'identités fabriqués. Elle utilise les outils cyber pour produire des contenus destinés à devenir viraux, ce que l'auteur qualifie de malware idéologique, et suppose une analyse psychographique des croyances culturelles. En cas de succès, elle conduit à une fermeture épistémique où toute information nouvelle est rejetée dès lors qu'elle contredit le récit fabriqué. <br />   <br />  Saalbach retrace les approches successives, guerre politique en 1948, guerre de l'information, puis guerre hybride après 2014, et constate que la guerre cognitive ne les a pas remplacées, d'où doublons de moyens, doublons de recherche et risque de bataille de mots-valises. Il identifie quatre difficultés : rien ne prouve que des messages ciblés modifient durablement les attitudes politiques, la surabondance informationnelle dilue les campagnes, les progrès de l'attribution cyber compliquent les actions clandestines, et l'extension du mot guerre aux outils stratégiques et à la pression politique risque de faire manquer des occasions de diplomatie. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Klaus Saalbach <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue (working paper) <br />  <strong>Éditeur : </strong>Universität Osnabrück<strong>&nbsp;Date : </strong>8 juillet 2026 <br />  <a class="link" href="https://osnadocs.ub.uni-osnabrueck.de/handle/ds-2026070715268" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive warfare, the new factor of geopolitical confrontation</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014913.jpg?v=1786709766" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un trait qualitativement nouveau de la confrontation géopolitique est l'usage à grande échelle de formes et de méthodes militaires et non militaires d'action sur l'adversaire. La communication examine la nature de la guerre cognitive et la façon dont elle peut miner la confiance dans les institutions, déstabiliser les sociétés et infléchir l'opinion publique, avec des effets sur la sécurité nationale et les rapports de puissance mondiaux. <br />   <br />  Son rôle dans la confrontation géopolitique est mis au jour. Les conflits du XXIe siècle soulèvent des problèmes tenant à la fois à l'affrontement dans les domaines traditionnels et à la transformation des moyens d'agir sur la vie des populations. L'auteure conclut que le nouveau champ de bataille est le cerveau. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Atanaska Popova <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue <br />  <strong>Source : </strong>Maritime Scientific Forum, vol. 10, n° 2, p. 31-38<strong>&nbsp;Date : </strong>19 juin 2025 <br />  <a class="link" href="https://journal.nvna.eu/index.php/msfj/article/view/225" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive Warfare and Strategic Uncertainty: Planning under the Threshold in Open Societies</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014914.jpg?v=1786709863" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'article examine la façon dont les sociétés ouvertes peuvent concevoir une stratégie de long terme dans le domaine cognitif, sous conditions d'incertitude stratégique et de compétition persistante sous le seuil. Selon un dispositif de recherche conceptuel et doctrinal fondé sur l'analyse stratégique, la synthèse prospective et des illustrations opérationnelles tirées de la compétition informationnelle contemporaine, il développe un cadre présentant la guerre cognitive comme une lutte portant sur le tempo, l'attention, la légitimité et la qualité de la décision. <br />   <br />  L'analyse avance un double diagnostic. D'abord le paradoxe de l'ouverture : une connectivité et une abondance informationnelles sans précédent coexistent avec la fragmentation, la polarisation et la dégradation de la construction collective du sens. Ensuite le paradoxe de la dissuasion : une culture stratégique centrée sur l'évitement de l'escalade incite les adversaires à recourir à des méthodes indirectes et déniables, opérant sous le seuil du conflit armé. <br />   <br />  Mobilisant la théorie stratégique classique, la littérature sur les opérations d'information et des exemples contemporains dont l'ingérence électorale, les médias synthétiques et la compétition narrative en situation de crise, l'article soutient que la cognition est devenue à la fois le centre de gravité stratégique et une vulnérabilité principale des démocraties libérales. Il apporte trois contributions : il recadre la guerre cognitive moins comme un contrôle du récit que comme une lutte sur le tempo décisionnel et l'orientation institutionnelle ; il relie la théorie de la dissuasion et l'approche indirecte aux champs de bataille sociotechniques façonnés par l'accélération algorithmique et l'ambiguïté ; il propose des principes de conception doctrinale pour une défense cognitive compatible avec la gouvernance démocratique, fondés sur la légitimité, l'anticipation, l'interopérabilité en coalition et la cohérence institutionnelle. <br />   <br />  <strong>La conclusion est que l'efficacité de la défense cognitive dépend moins de la domination informationnelle que de la capacité des sociétés ouvertes à maintenir une vitesse conforme au droit, une orientation stratégique et la confiance publique sous incertitude durable.</strong> <br />   <br />  <strong>Auteurs : </strong>Luis Vaz, Pedro Ferreira <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue <br />  <strong>Source : </strong>Bulletin of "Carol I" National Defence University, vol. 13, n° 2, p. 229-256<strong>&nbsp;Date : </strong>1er juillet 2026 <br />  <a class="link" href="https://revista.unap.ro/index.php/bulletin/article/view/2390" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  <!--cke_bookmark_627S--><!--cke_bookmark_627E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Disinformation as a weapon: legal limits of cognitive warfare under International Humanitarian Law</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014915.jpg?v=1786709935" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le conflit armé contemporain opère de plus en plus par les domaines cognitif et informationnel, où la désinformation fonctionne comme un instrument stratégique capable de produire des effets sociétaux et opérationnels significatifs. Cette évolution met en question l'adéquation du droit international humanitaire, qui demeure structuré par des présupposés cinétiques du dommage, du ciblage et de la violence. La littérature existante identifie des lacunes réglementaires mais ne propose pas de cadre systématique pour interpréter l'application des principes juridiques actuels aux opérations non cinétiques. <br />   <br />  L'article comble cette lacune en examinant si la désinformation peut être régulée dans le cadre du droit des conflits armés, et sous quelles conditions. Il adopte une méthodologie doctrinale fondée sur l'interprétation des traités et sur une analyse juridique fonctionnelle centrée sur les effets, en s'appuyant sur les sources juridiques primaires et sur les pratiques opérationnelles contemporaines. <br />   <br />  Les résultats montrent que la désinformation n'échappe pas au droit, mais qu'elle révèle les limites des paradigmes interprétatifs dominants, en particulier sur le dommage, le ciblage et les seuils de conflit. En avançant un cadre interprétatif structuré et une théorie des seuils, l'étude affine la doctrine existante et éclaire les débats en cours sur la régulation de la guerre cognitive. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Thomas Sheku Marah <br />  <strong>Type : </strong>Article de revue <br />  <strong>Source : </strong>Cogent Social Sciences, vol. 12, n° 1, art. 2687180<strong>&nbsp;Date : </strong>31 décembre 2026 <br />  <strong><a class="link" href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2026.2687180">Lien vers l a source</a>  </strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Étude QuestIE 2025 : Russie, la fédération en guerre</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014916.jpg?v=1786710173" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
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     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Éclipsée depuis des mois par la dégradation continuelle du climat géopolitique mondial, la guerre Russie-Ukraine reste, à ce stade, le conflit majeur du XXIe siècle. Forts de l'ADN de leur école, les étudiants de l'EGE se sont attelés à en fournir une meilleure compréhension, avec pour objectif d'élaborer la photographie du catalyseur majeur du conflit, la Fédération de Russie. <br />   <br />  Pourquoi la Russie ? Responsable du conflit, elle a aussi largement contribué à en industrialiser une composante majeure, la guerre de l'information, avec pour conséquence le brouillage du rapport de force, voire de la nature du conflit. Une donne aggravée par le chaos géopolitique ambiant où une crise en chasse une autre dans les opinions publiques. Comment exercer son discernement dans un tel climat ? C'est la raison d'être de ce rapport, qui cherche à fournir une photographie claire, fiable et thématiquement la plus exhaustive possible d'un belligérant majeur et ennemi stratégique désigné de la France. <br />   <br />  Conçu en une série de rapports, le QuestIE vise à autopsier la Russie et son effort de guerre. Le lecteur dispose à l'arrivée d'un kaléidoscope d'angles interconnectés et consultables dans n'importe quel ordre. Le rapport ne prétend pas définir une matrice de la Russie : il la fige dans un espace-temps donné, celui de la guerre, au travers de ses opérations, de ses interactions internationales, de son organisation politique et de ses capacités industrielles. <br />   <br />  <strong>Institution : </strong>École de Guerre Économique <br />  <strong>Source : </strong><span>Etude QuestIE 2025 : Russie, la fédération en guerre</span><strong>&nbsp;- Date : </strong>9 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.ege.fr/actualites/etude-questie-2025-russie-la-federation-en-guerre" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trolling Diplomacy: The Evolution of Digital Statecraft from Tweets to Deepfakes</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014917.jpg?v=1786710356" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">&nbsp;</div>    <div style="margin-left: 40px;">L'article introduit le concept de trolling diplomacy pour rendre compte d'une mutation de la diplomatie numérique. Il y a dix ans, la diplomatie Twitter décrivait des dirigeants contournant les canaux traditionnels pour s'adresser directement au monde, selon une logique de persuasion : un message, un émetteur, une audience à convaincre. <br />   <br />  Grinchevskiy soutient que ce modèle a cédé la place à un autre, qu'il définit comme un ensemble délibéré d'opérations informationnelles mobilisant des contenus faux, générés ou manipulés dans leur contexte par des acteurs étatiques et para-étatiques, et visant à perturber l'environnement informationnel adverse, à provoquer des divisions internes et à créer de l'ambiguïté stratégique. Là où la diplomatie numérique antérieure opérait dans le paradigme libéral du dialogue, la trolling diplomacy relève du sharp power au sens de Walker et Ludwig : son avantage ne tient pas à faire croire une version des faits, mais à rendre impossible l'établissement du vrai. <br />   <br />  La guerre de douze jours entre Israël et l'Iran en juin 2025 sert de point de bascule : pour la première fois, la désinformation générée par IA constitue la plus large catégorie d'affirmations fausses dans un conflit interétatique de grande ampleur. L'auteur impute ce basculement à trois facteurs convergents, la démocratisation de l'IA générative, l'architecture des plateformes (amplification algorithmique, modération défaillante) et un choix stratégique assumé faisant passer la désinformation du soutien tactique au mode de conduite autonome de la guerre. Quatre techniques composent le répertoire : le deepfake institutionnalisé en instrument opérationnel courant, les réseaux relais garantissant le démenti plausible, les fuites stratégiques qui fabriquent un faux contexte par des canaux réputés crédibles, et les guerres de mèmes exploitant les fractures culturelles. <br />   <br />  La comparaison des modèles iranien et américain fait apparaître deux logiques opposées, décentralisation asymétrique et compensatoire d'un côté, maîtrise doctrinale de la chaîne informationnelle de l'autre, pour un effet convergent : la dégradation de l'infrastructure de communication dont dépendent l'échange de signaux diplomatiques, la gestion de crise et l'ordre juridique international, donc un risque accru d'escalade non voulue. L'auteur conclut à la nécessité de normes encadrant l'usage des médias synthétiques dans la communication interétatique, sur le modèle de l'architecture de contrôle des armements née de l'âge nucléaire. <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Artemiy Grinchevskiy <br />  <strong>Source : </strong>Frontiers in Political Science, vol. 8<strong>&nbsp;Date : </strong>30 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.frontiersin.org/journals/political-science/articles/10.3389/fpos.2026.1900207/full" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A "Perfect Storm": News, Journalism and the Threat from Disordered Information</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014918.jpg?v=1786710457" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
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     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'article soutient que les médias d'information, traditionnels comme sociaux, peuvent servir de canal d'introduction d'une information désordonnée, mésinformation, désinformation et malinformation, dans les écosystèmes informationnels, afin d'influencer les opinions et les événements. Les journalistes sont en première ligne face à l'insécurité épistémique, ce sentiment de ne plus pouvoir se fier à ce qu'on nous dit. L'étude s'appuie sur des entretiens semi-directifs conduits auprès de journalistes et d'acteurs de la société civile au Royaume-Uni, à l'échelon national, et interroge leur perception de la désinformation et de la menace qu'elle représente. <br />   <br />  Par analyse thématique réflexive, elle constate que la perception du terme comme celle de la menace restent floues. Le sentiment de menace s'est accru après la pandémie de Covid-19, et les rédactions ont réagi en formant les journalistes à l'analyse de données et aux techniques de sources ouvertes, en plaçant la vérification au premier plan. Ces efforts sont toutefois entravés par la montée des réseaux sociaux, les difficultés d'effectifs, l'arrivée de l'intelligence artificielle et la fidélité persistante à un modèle libéral de l'information aisément exploitable. <br />   <br />  L'article conclut qu'une conscience accrue des problèmes posés par l'information désordonnée est vitale si les médias, sociaux comme traditionnels, veulent éviter d'en être à la fois le canal et la cible. À défaut, notre sécurité épistémique est en danger. <br />   <br />  <strong>Auteure : </strong>Natalie Martin <br />  <strong>Source : </strong>Journalism Practice, p. 1-20<strong>&nbsp;- Date : </strong>29 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/17512786.2026.2693192" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Critical Thinking, Metacognition, and Dual-Process Theory</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014919.jpg?v=1786710523" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans cet article, l'esprit critique est interprété comme une forme de métacognition visant à évaluer la pensée en se conformant aux normes de rationalité. L'auteur soutient que la théorie du double processus offre un fondement théorique solide pour expliquer l'esprit critique, car elle en reflète l'idée fondamentale, en justifie la nécessité et permet de comprendre pourquoi les individus ne font pas toujours preuve d'esprit critique. <br />   <br />  L'article défend également l'idée que l'esprit critique ne doit pas être associé exclusivement à une pensée délibérée : il en examine les composantes intuitives et démontre que certains de ses aspects peuvent se manifester de manière automatique. <br />   <br />   <br />  <strong>Auteur : </strong>Vitaliy Nadurak <br />  <strong>Source : </strong>Informal Logic, vol. 46, n° 2, p. 187-208<strong>&nbsp;- Date : </strong>30 juin 2026 <br />  <a class="link" href="https://informallogic.ca/index.php/informal_logic/article/view/10342" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>The role of critical thinking and media literacy in enhancing fake news detection among students</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014920.jpg?v=1786710623" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La circulation massive de la mésinformation par les réseaux sociaux crée des difficultés substantielles pour les jeunes lorsqu'il s'agit d'évaluer de façon critique l'information en ligne. L'étude examine les associations entre pensée critique, éducation aux médias, curiosité et capacité à repérer les fausses informations chez des étudiants. Trois cent huit étudiants de sciences sociales ont répondu à des instruments validés mesurant les dispositions à la pensée critique, la curiosité, l'éducation aux médias et l'exactitude dans la distinction entre nouvelles authentiques et fabriquées présentées sous des formats de réseaux sociaux. <br />   <br />  Les résultats montrent que les étudiants dotés d'une éducation aux médias et de compétences critiques plus solides identifient mieux les fausses informations. Une exactitude de détection plus élevée est également associée à une curiosité et à une confiance plus grande, ainsi qu'à une difficulté perçue plus faible lors de l'évaluation des contenus en ligne. La curiosité apparaît par ailleurs comme un prédicteur significatif de l'exploration des connaissances, ce qui suggère que la motivation épistémique favorise des processus de vérification et d'apprentissage plus approfondis. Ces résultats soulignent l'importance de dispositifs pédagogiques associant éducation aux médias, pensée critique et développement des émotions épistémiques dans les cursus universitaires. <br />   <br />  <strong>Auteurs : </strong>Katerina Nerantzaki, Polykarpos Meladianos <br />  <strong>Source : </strong>Media Practice and Education, p. 1-20<strong>&nbsp;- Date : </strong>12 juillet 2026 <br />  <a class="link" href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/25741136.2026.2699573" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>OSINT et Imago : Boutcha comme lieu de mémoire du journalisme d'investigation</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014921.jpg?v=1786710738" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'article analyse le rôle central de l'image dans les enquêtes OSINT, où des documents visuels (photos, vidéos, images satellites) sont exploités pour produire des preuves. Cette méthode repose sur deux étapes complémentaires : identifier dans les images des indices significatifs, puis les organiser dans une démonstration convaincante. L'image est considérée comme un objet stratégique, capable de révéler des informations dépassant son contenu apparent et de contribuer à une recherche de la vérité. <br />   <br />  Les auteurs s'appuient sur le cas du <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Boutcha" target="_blank">massacre de Boutcha</a>, en Ukraine, pour montrer comment les images, diffusées puis expertisées dans un contexte de guerre de l'information, deviennent à la fois des objets d'analyse, des preuves et des outils de communication. Ils soulignent enfin que ces images jouent un rôle mémoriel en documentant les violences de la guerre, acquérant ainsi une dimension symbolique qui oscille entre révélation et mise en scène du réel. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cette recherche et sélection a été réalisée par ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97690670-68014922.jpg?v=1786710851" alt="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." title="#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">Christophe Deschamps</a>,&nbsp;</i>Intelligence Économique Ph.D ,&nbsp;<i>est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles. <br />  Depuis 2004, il anime le blog <a class="link" href="http://outilsfroids.net" target="_blank">outilsfroids.net</a>, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.</i> <br />  Publications : <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/bo%C3%AEte-%C3%A0-outils-lintelligence-%C3%A9conomique/dp/2100551124/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">La boîte à outils de l'intelligence économique</a>. Dunod. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/Organisez-vos-donn%C3%A9es-personnelles-Lessentiel/dp/2212548427/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management</a>. Eyrolles. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/nouveau-management-linformation-connaissances-lentreprise/dp/2916571299/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Le nouveau management de l'information</a>. FYP. 2009 <br />  Auteur sur Linkedin :&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/</a>  <br />  <strong style="white-space: normal;">Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises</strong> " <a class="link" href="https://theses.fr/s222029">&nbsp;Lien Thèses.fr</a>  <br />  <a class="link" href="https://christophede-cmyk.github.io/these-deschamps-2025/" target="_blank">Télécharger la thèse</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/23-Guerre-cognitive-deception-et-desinformation-Christophe-Deschamps_a8165.html" />
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  <entry>
   <title>Les fonds souverains dans le monde. Mémoire dirigé par Olivier de Maison Rouge. EGE</title>
   <updated>2026-08-14T16:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Les-fonds-souverains-dans-le-monde-Memoire-dirige-par-Olivier-de-Maison-Rouge-EGE_a8162.html</id>
   <category term="Question de Droit" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97688088-68013275.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-08-14T13:18:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À mesure que les équilibres géoéconomiques se recomposent, les fonds souverains s’affirment comme des instruments centraux de la puissance publique. Leur montée en puissance traduit une évolution profonde du rôle de l’État dans l’économie mondiale : la souveraineté ne se joue plus uniquement sur le terrain diplomatique ou militaire, mais dans la capacité à détenir, sécuriser et orienter des actifs stratégiques au-delà des frontières nationales.     <div><b>Les fonds souverains et le patriotisme économique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688088-68013267.jpg?v=1786716784" alt="Les fonds souverains dans le monde. Mémoire dirigé par Olivier de Maison Rouge. EGE" title="Les fonds souverains dans le monde. Mémoire dirigé par Olivier de Maison Rouge. EGE" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  Téléchargez l'étude <a class="link" href="https://www.ege.fr/actualites/etude-les-fonds-souverains-et-le-patriotisme-economique" target="_blank">ici</a>  <br />  Mémoire présenté et soutenu par Clémence Benoist, Sixtine Dupont, Fanette Grillet <br />  Dans le cadre du MBA Stratégie et Intelligence juridique <br />  Mémoire dirigé par&nbsp;<strong>Olivier de MAISON ROUGE,&nbsp;</strong>Docteur en droit, Avocat associé CESISDirecteur pédagogique des programmes intelligence juridique de l'EGE <br />   <br />  En devenant des actionnaires déterminants de secteurs sensibles, ces dispositifs financiers introduisent de nouvelles contraintes de conformité, complexifient les régimes de contrôle des investissements étrangers et transforment la finance mondiale en espace d’expression directe des intérêts régaliens. Pour les praticiens du droit, cette mutation impose une lecture renouvelée des rapports de force, où la maîtrise des outils juridiques devient un élément central de la défense de la souveraineté économique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Capitalisme d’État à l’Heure de la Multipolarité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À mesure que les excédents commerciaux s’accumulaient, les États ont compris qu’ils pouvaient transformer cette manne en levier d’influence. Les fonds souverains ne se contentent plus de placer l’épargne nationale : <strong>ils achètent des parts de futur</strong>. En devenant actionnaires de groupes stratégiques, ils s’invitent dans les salles de décision, orientent les technologies, verrouillent des chaînes de valeur. La souveraineté n’est plus seulement militaire ou diplomatique, elle devient patrimoniale. <br />   <br />  Et dans cette nouvelle logique de la puissance, celui qui détient les actifs détient aussi une part du destin des autres.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Tendances qui Bousculent la Doctrine</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le premier choc vient des États-Unis. Voir Washington, temple du libéralisme, envisager la création d’un <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Fonds_souverain_americain_2024" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">fonds souverain national</span></strong> pour financer des rachats stratégiques dit tout du changement d’époque. Le marché ne suffit plus à protéger la souveraineté technologique, et l’État reprend la main.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Deuxième rupture : l’art de l’invisibilité. Les fonds du Golfe et d’Asie avancent masqués, en injectant leurs milliards dans des géants occidentaux comme <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Blackstone_fonds_souverains" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Blackstone</span></strong> ou le Vision Fund. Ils pénètrent les secteurs critiques sans jamais apparaître en première ligne, contournant les radars politiques.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Troisième mouvement : la stratégie du <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Jure_gestionis_expliquer" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">jure gestionis</span></strong>. En se dotant d’une personnalité juridique autonome, des acteurs comme le <a class="link" href="https://www.pif.gov.sa/en/" target="_blank">PIF saoudien</a>  ou <a class="link" href="https://www.temasek.com.sg/en/index" target="_blank">Temasek</a>  se comportent comme des entreprises privées. Ils renoncent à l’immunité souveraine pour gagner en agilité, en discrétion, en capacité d’offensive. Une mutation qui brouille les frontières entre État et marché.</span>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand la Donnée Devient une Arme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les chiffres parlent d’eux-mêmes. <br />   <br />  Les 100 premiers fonds gèrent <strong style="white-space: pre-wrap;">13 900 milliards de dollars</strong>, une masse capable de stabiliser ou de déstabiliser des secteurs entiers. On compte <strong style="white-space: pre-wrap;">183 fonds souverains</strong> dans le monde : le modèle s’est démocratisé, devenant un outil administratif standard. Le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Government_Pension_Fund-Global" target="_blank">GPFG</a>  norvégien, avec ses <strong style="white-space: pre-wrap;">1 500 milliards de dollars</strong>, impose ses normes éthiques à la planète financière, transformant la gouvernance en instrument d’influence douce.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans cette bataille, la donnée est le premier rempart. Cartographier les flux, comprendre les stratégies, anticiper les offensives : c’est la base de toute <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Veille_geo_economique_fonds_souverains" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">veille géoéconomique</span></strong> sérieuse.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Fondations Doctrinales : Ce que Disent les Voix de l’Histoire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">De Gaulle l’avait formulé sans détour : une politique indépendante exige des finances saines. Or la France n’a plus connu de budget excédentaire depuis 1974. Pendant que d’autres bâtissaient des fonds souverains, nous avons laissé filer notre capacité d’action.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Lénine, repris par Bernard Carayon, rappelait que la volonté ouvre toujours un chemin. Mais le FSI, créé en 2009 pour incarner ce patriotisme économique, a été absorbé par la BPI, perdant sa vocation stratégique.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Quant au vieux slogan « On n’a pas de pétrole mais on a des idées », il sonne aujourd’hui comme un avertissement. Les idées ne suffisent plus si les brevets et les champions nationaux finissent sous pavillon étranger faute de capitaux propres.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios pour 2030</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le </span><span style="white-space: pre-wrap;">premier </span><span style="white-space: pre-wrap;">scénario </span><span style="white-space: pre-wrap;">ressemble </span><span style="white-space: pre-wrap;">à </span><span style="white-space: pre-wrap;">une </span><span style="white-space: pre-wrap;">montée</span><span style="white-space: pre-wrap;"> </span><span style="white-space: pre-wrap;">implacable </span><span style="white-space: pre-wrap;">: </span><span style="white-space: pre-wrap;">la </span><strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Guerre_des_verrous_juridiques" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">guerre des verrous juridiques</span></strong><span style="white-space: pre-wrap;">. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Chaque </span><span style="white-space: pre-wrap;">investissement </span><span style="white-space: pre-wrap;">étranger </span><span style="white-space: pre-wrap;">se </span><span style="white-space: pre-wrap;">transformera </span><span style="white-space: pre-wrap;">en </span><span style="white-space: pre-wrap;">bras </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">fer </span><span style="white-space: pre-wrap;">procédural, </span><span style="white-space: pre-wrap;">avec </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">filtres </span><span style="white-space: pre-wrap;">renforcés, </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">contrôles </span><span style="white-space: pre-wrap;">élargis </span><span style="white-space: pre-wrap;">et </span><span style="white-space: pre-wrap;">une </span><span style="white-space: pre-wrap;">définition </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">secteurs </span><span style="white-space: pre-wrap;">stratégiques </span><span style="white-space: pre-wrap;">qui </span><span style="white-space: pre-wrap;">ne </span><span style="white-space: pre-wrap;">cessera </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">s’étendre. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Le </span><span style="white-space: pre-wrap;">droit </span><span style="white-space: pre-wrap;">deviendra </span><span style="white-space: pre-wrap;">le </span><span style="white-space: pre-wrap;">premier </span><span style="white-space: pre-wrap;">champ </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">bataille, </span><span style="white-space: pre-wrap;">celui </span><span style="white-space: pre-wrap;">où </span><span style="white-space: pre-wrap;">se </span><span style="white-space: pre-wrap;">joue </span><span style="white-space: pre-wrap;">l’accès </span><span style="white-space: pre-wrap;">— </span><span style="white-space: pre-wrap;">ou </span><span style="white-space: pre-wrap;">non </span><span style="white-space: pre-wrap;">— </span><span style="white-space: pre-wrap;">aux </span><span style="white-space: pre-wrap;">actifs </span><span style="white-space: pre-wrap;">sensibles.</span></span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">On pense aussi à une</span><span style="white-space: pre-wrap;"> </span><span style="white-space: pre-wrap;">forme </span><span style="white-space: pre-wrap;">d </span><span style="white-space: pre-wrap;">compromis </span><span style="white-space: pre-wrap;">assumé. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Faute </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">disposer </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">capitaux </span><span style="white-space: pre-wrap;">publics </span><span style="white-space: pre-wrap;">suffisants, </span><span style="white-space: pre-wrap;">les </span><span style="white-space: pre-wrap;">États </span><span style="white-space: pre-wrap;">devront </span><span style="white-space: pre-wrap;">inventer </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">structures </span><span style="white-space: pre-wrap;">hybrides, </span><span style="white-space: pre-wrap;">mêlant </span><span style="white-space: pre-wrap;">argent </span><span style="white-space: pre-wrap;">privé </span><span style="white-space: pre-wrap;">et </span><span style="white-space: pre-wrap;">puissance </span><span style="white-space: pre-wrap;">souveraine. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Une </span><span style="white-space: pre-wrap;">manière </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">tenir </span><span style="white-space: pre-wrap;">la </span><span style="white-space: pre-wrap;">ligne </span><span style="white-space: pre-wrap;">face </span><span style="white-space: pre-wrap;">aux </span><span style="white-space: pre-wrap;">prédateurs </span><span style="white-space: pre-wrap;">extérieurs, </span><span style="white-space: pre-wrap;">en </span><span style="white-space: pre-wrap;">créant </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Vehicules_mixtes_souverainete" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">véhicules mixtes</span></strong><span style="white-space: pre-wrap;"> </span><span style="white-space: pre-wrap;">capables </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">protéger </span><span style="white-space: pre-wrap;">les </span><span style="white-space: pre-wrap;">champions </span><span style="white-space: pre-wrap;">nationaux </span><span style="white-space: pre-wrap;">sans </span><span style="white-space: pre-wrap;">attendre </span><span style="white-space: pre-wrap;">un </span><span style="white-space: pre-wrap;">hypothétique </span><span style="white-space: pre-wrap;">sursaut </span><span style="white-space: pre-wrap;">budgétaire. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Une </span><span style="white-space: pre-wrap;">réponse </span><span style="white-space: pre-wrap;">pragmatique, </span><span style="white-space: pre-wrap;">presque </span><span style="white-space: pre-wrap;">organique, </span><span style="white-space: pre-wrap;">au </span><span style="white-space: pre-wrap;">risque </span><span style="white-space: pre-wrap;">d’absorption.</span></span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le </span><span style="white-space: pre-wrap;">troisième </span><span style="white-space: pre-wrap;">scénario </span><span style="white-space: pre-wrap;">est </span><span style="white-space: pre-wrap;">le </span><span style="white-space: pre-wrap;">plus </span><span style="white-space: pre-wrap;">concret, </span><span style="white-space: pre-wrap;">presque </span><span style="white-space: pre-wrap;">physique </span><span style="white-space: pre-wrap;">: </span><span style="white-space: pre-wrap;">la </span><span style="white-space: pre-wrap;">souveraineté </span><span style="white-space: pre-wrap;">par </span><span style="white-space: pre-wrap;">la </span><span style="white-space: pre-wrap;">prise </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">possession. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Ports, </span><span style="white-space: pre-wrap;">terres </span><span style="white-space: pre-wrap;">agricoles, </span><span style="white-space: pre-wrap;">infrastructures </span><span style="white-space: pre-wrap;">critiques… </span><span style="white-space: pre-wrap;">les </span><span style="white-space: pre-wrap;">fonds </span><span style="white-space: pre-wrap;">viseront </span><span style="white-space: pre-wrap;">le </span><span style="white-space: pre-wrap;">contrôle </span><span style="white-space: pre-wrap;">direct </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">la </span><span style="white-space: pre-wrap;">chaîne </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">valeur, </span><span style="white-space: pre-wrap;">comme </span><span style="white-space: pre-wrap;">COSCO </span><span style="white-space: pre-wrap;">au </span><span style="white-space: pre-wrap;">Pirée, </span><span style="white-space: pre-wrap;">pour </span><span style="white-space: pre-wrap;">ancrer </span><span style="white-space: pre-wrap;">leur </span><span style="white-space: pre-wrap;">influence </span><span style="white-space: pre-wrap;">dans </span><span style="white-space: pre-wrap;">le </span><span style="white-space: pre-wrap;">réel. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Dans </span><span style="white-space: pre-wrap;">cette </span><span style="white-space: pre-wrap;">logique, </span><span style="white-space: pre-wrap;">détenir </span><span style="white-space: pre-wrap;">devient </span><span style="white-space: pre-wrap;">un </span><span style="white-space: pre-wrap;">acte </span><span style="white-space: pre-wrap;">politique. </span><span style="white-space: pre-wrap;">Posséder, </span><span style="white-space: pre-wrap;">c’est </span><span style="white-space: pre-wrap;">dominer.</span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97688088-68013275.jpg?v=1786715720" alt="Les fonds souverains dans le monde. Mémoire dirigé par Olivier de Maison Rouge. EGE" title="Les fonds souverains dans le monde. Mémoire dirigé par Olivier de Maison Rouge. EGE" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Téléchargez l'étude <a class="link" href="https://www.ege.fr/actualites/etude-les-fonds-souverains-et-le-patriotisme-economique" target="_blank">ici</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/ege_etude-les-fonds-souverains-du-monde-ege-activity-7483886217143611393-oMTN/?utm_source=share&amp;utm_medium=member_desktop&amp;rcm=ACoAAAFnJy8BfQnuNuDx3xmQg8RXAgFfC9ZS1eo" target="_blank">Gardez le contact </a></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div data-testid="ai-message-body">  <div>  <div id="1DbcS2JzTJRd4wqM8WY1Q-content-0"><span style="white-space: pre-wrap;">#EGE #geoeconomics, #sovereign_wealth_funds, #economic_statecraft, #strategic_investments, #multipolar_power, #foreign_capital_influence, #legal_shielding, #critical_infrastructure_control, #global_governance_shift, #state_owned_capital</span></div>  </div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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