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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-21T12:15:11+02:00</updated>
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   <title>Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre.</title>
   <updated>2025-12-21T14:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Intelligence-territoriale-et-transitions-ce-que-les-pratiques-de-terrain-nous-donnent-a-comprendre_a6740.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
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   <published>2025-12-21T10:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les transitions territoriales s’imposent aujourd’hui dans de nombreux projets : transition écologique, sociale, économique, numérique… Sur le terrain, nous constatons qu’elles s’inscrivent dans des contextes marqués par des contraintes institutionnelles et temporelles, mais aussi des cultures professionnelles très souvent éloignées. Dans ces situations, l’intelligence territoriale offre un cadre méthodologique et un outillage contribuant à aider les acteurs à s’engager dans un travail collectif, à produire ensemble des connaissances et à en organiser le partage dans le cadre de projets de territoire (Dumas, 2011 ; Bourret et al., 2012 ; Masselot, 2023).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93224331-65204925.jpg?v=1765884753" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://hal.science/hal-05361713v2 " target="_blank">Source</a>. ([1] <br />   <br />  [1]&nbsp;&nbsp;Pour faciliter la lecture, nous n’avons ici pas employé l’écriture inclusive. <br />  Nous précisions toutefois que nous y restons profondément attachée.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sans information partagée, pas d’action collective</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93224331-65204990.jpg?v=1765882060" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au sein des territoires, l’information est bien présente. <br />   <br />  Études, diagnostics, données, cartographies, retours d’expérience se multiplient au fil des projets. Pourtant, nous avons fréquemment remarqué dans nos recherches, un décalage entre cette richesse informationnelle et la capacité des acteurs à y accéder, à l’exploiter, à la partager…une capacité à s’en saisir pour construire une action collective cohérente et efficiente en s’appuyant sur ces informations. <br />   <br />  Ce décalage ne tient pas uniquement à des questions d’outillage. Il renvoie à des rapports humains, à des modes de coordination, à des manières de produire et de partager du sens et surtout à des personnes ressource. Nos analyses ont confirmé que les acteurs impliqués dans un projet de territoire n’utilisent pas les mêmes référentiels, ne parlent pas toujours le même langage et évoluent dans des cadres organisationnels différents, ce qui ne facilite pas leur intégration au sein d’«&nbsp;espace continu&nbsp;» propice à la mise en commun. <br />   <br />  <strong>Nous défendons ainsi l’idée que l’intelligence territoriale permet de considérer le territoire comme un espace relationnel, continu et apprenant, dans lequel la circulation de l’information et la co-construction de connaissances occupent une place centrale</strong>. Nous proposons donc cette définition : <em>«&nbsp;L’intelligence territoriale est envisagée comme une approche systémique, reposant sur des processus infocommunicationnels qui, dans une logique d’organisation apprenante, facilitent la coordination des acteurs et la co-création de connaissances capitalisables et actionnables, au service de la soutenabilité du territoire ».</em> (Knauf, 2023). <br />   <br />  Le schéma invite à une lecture synthétique de ces dynamiques, en mettant en relation les acteurs, les processus info-communicationnels et les dispositifs sociotechniques au sein d’un système apprenant territorial. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La médiation au cœur des démarches d’intelligence territoriale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les retours de terrain accumulés au fil des années convergent vers un constat partagé : les démarches d’intelligence territoriale qui tiennent dans le temps reposent moins sur les outils que sur des rôles humains clairement identifiables, parfois formalisés, parfois assumés de manière plus informelle. <br />  &nbsp; <br />  Nous avons tout d’abord identifié des personnes situées à l’interface entre information et décideur. Leur rôle consiste à comprendre des besoins, à les reformuler et à transformer des informations en connaissances mobilisables et actionnables. Ces fonctions, décrites dès les premiers travaux sur l’intelligence économique et territoriale, relèvent du rôle d’<strong>infomédiaire</strong> (Knauf &amp; David, 2004). <br />  &nbsp; <br />  Avec le temps, ce rôle a évolué vers la coordination et l’animation (Knauf, 2010) : les <strong>coordinateurs-animateurs</strong> font circuler l’information, entretiennent le dialogue entre parties prenantes et contribuent à stabiliser une vision commune du projet de territoire. Ils s’appuient sur des dispositifs sociotechniques réunissant des actants humains et non humains, au sens de la sociologie de la traduction (Akrich, Callon, Latour, 2006 ; Jeanneret, 2008) et les mettent en interaction. <br />  &nbsp; <br />  Dans les configurations les plus abouties, un autre rôle émerge progressivement : celui de <strong>tiers-facilitateur</strong>. Véritable fonction d’interface et de pédagogue, il acculture au partage d’informations, créé les conditions de la co-production de connaissances et assure la coordination des acteurs. En tant que médiateur, il intervient dans ces <em>zones grises</em> où se croisent des personnes aux intérêts et aux cultures professionnelles multiples et hétérogènes, et qui peuvent aussi être en conflit -&nbsp; en somme, des zones ambigües, sans réelles règles établies, où chacun s’appuie sur ses propres références et son mode de fonctionnement (Knauf, 2025).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Coopérer et capitaliser au sein des territoires </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les discours institutionnels tendent à valoriser la coopération. <br />   <br />  Les pratiques montrent cependant que les conditions nécessaires à son maintien sont rarement réunies. Les acteurs font face à un manque de temps, à une surcharge informationnelle et à des injonctions de court terme qui fragilisent les dynamiques collectives. <br />   <br />  Ce que nous avons notamment observé, c’est que la coopération se construit rarement de manière immédiate. Elle s’inscrit dans la durée, à travers des échanges réguliers, des ajustements et une reconnaissance mutuelle des compétences. Les <em>communautés de pratiques</em>, telles que conceptualisées par Wenger (2002), jouent un rôle structurant lorsqu’elles disposent de cadres favorables pour se maintenir dans le temps, et qu’elles bénéficient de ressources, parmi lesquelles, humaines pour en assurer leur animation. Cela rejoint la conception du territoire comme <em>organisation apprenante,</em> capable de développer et d’entretenir des processus d’apprentissage collectif et de transmission des savoirs au-delà des projets courts (Senge, 1992 &nbsp;; Nonaka &amp; Takeuchi, 1997). <br />   <br />  De plus, la capitalisation reste souvent un point de fragilité. Documents peu réutilisés, plateformes sous-alimentées, savoirs qui disparaissent avec le départ de certaines personnes : ces situations sont largement partagées par les professionnels et la question de la pérennisation demeure centrale. Dans cette perspective, nous soutenons que les données et connaissances produites peuvent être envisagées comme des <em>communs de la connaissance</em>, au sens développé par Ostrom (1990) et Bollier (2014). Leur mise en commun suppose toutefois des accords collectifs sur les modalités de production, de partage et de réutilisation, ainsi qu’une attention portée aux pratiques concrètes des acteurs impliqués. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le triptyque humain-processus infocommunicationnels-outils au service des transitions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Nos travaux en intelligence territoriale mettent en évidence deux points d’attention récurrents. <br />   <br />  Le premier concerne la <u>volonté et la motivation des personnes impliquées.</u> Les terrains observés nous enseignent que la réussite d’une démarche d’intelligence territoriale et par extension, d’un projet de territoire, repose largement sur l’engagement d’acteurs déjà convaincus, prêts à consacrer du temps aux processus infocommunicationnels (collecte d’information, traitement, partage, capitalisation des connaissances, …), à la coordination et au travail collectif, malgré des contraintes fortes. Sans cette implication, les dispositifs peinent à produire des effets durables. <br />   <br />  Le second point touche à la question de la <u>pérennisation</u>. Les projets de territoire s’inscrivent souvent dans des temporalités limitées, alors que les apprentissages collectifs et la capitalisation des connaissances demandent du temps. <br />   <br />  Ces deux leviers, l’engagement des personnes et l’inscription dans la durée, rappellent que l’intelligence territoriale se joue moins dans la multiplication des outils que dans la capacité à créer et à préserver des conditions de coopération, au croisement du triptyque humain, processus infocommunicationnels et outils. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de..</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93224331-65205398.jpg?v=1765883450" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/audrey-knauf/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Audrey Knauf</a>  – Responsable du Master Veille Stratégique et Organisation des Connaissances (VSOC), Université de Lorraine <br />  &nbsp;Maître de conférences en intelligence économique et territoriale. Directrice du Master VSOC et co-rédactrice en chef de la Revue internationale d'intelligence économique (R2IE).  <div class="para_58368377 resize" id="para_2" style="">  <div class="texte">  <div class="access firstletter"> <br />  Elle est directrice du Master Veille stratégique et organisation des connaissances (VSOC), co-rédactrice en cheffe de la Revue Internationale d’Intelligence Economique (R2IE), et aambassadrice du réseau science ouverte à l’université de Lorraine, chargée de travailler sur la science ouverte. Elle est également&nbsp;rédactrice en chef adjointe de la <a class="link" href="https://dc.episciences.org/" target="_blank">revue "Data &amp; Corpus"</a>  <br />   <br />  Elle est également membre élu au Conseil national des universités (CNU 71). Par le passé, elle a mené de front plusieurs activités dans le privé et dans la recherche, en particulier au sein du NANCIE (le Centre international de l’eau de Nancy) et au sein du Loria (Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications). <br />   <br />  De 2006 à 2008, Audrey Knauf a aussi été vice-présidente et responsable du pôle Régions de l’ANAJ-IHEDN (l’Association nationale des auditeurs jeunes de l’Institut des hautes études de défense nationale), aujourd’hui appelée IHEDN Jeunes. Enfin, elle collaboré à de nombreux ouvrages et rédigé des articles pour des revues universitaires tant françaises qu’internationales. Elle est l’auteure de l’ouvrage : les dispositifs d'intelligence économique : compétences et fonctions utiles à leur pilotage, publié en 2010 et ayant reçu le Prix du Jury CED-3AF, parrainé par le cercle Turgot.</div>  </div>  </div>  </blockquote>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre.</title>
   <updated>2025-12-21T11:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Intelligence-territoriale-et-transitions-ce-que-les-pratiques-de-terrain-nous-donnent-a-comprendre_a6767.html</id>
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   <published>2025-12-21T10:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
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    <![CDATA[
Les transitions territoriales s’imposent aujourd’hui dans de nombreux projets : transition écologique, sociale, économique, numérique… Sur le terrain, nous constatons qu’elles s’inscrivent dans des contextes marqués par des contraintes institutionnelles et temporelles, mais aussi des cultures professionnelles très souvent éloignées. Dans ces situations, l’intelligence territoriale offre un cadre méthodologique et un outillage contribuant à aider les acteurs à s’engager dans un travail collectif, à produire ensemble des connaissances et à en organiser le partage dans le cadre de projets de territoire (Dumas, 2011 ; Bourret et al., 2012 ; Masselot, 2023).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307839-65251352.jpg?v=1765884753" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://hal.science/hal-05361713v2 " target="_blank">Source</a>. ([1] <br />   <br />  [1]&nbsp;&nbsp;Pour faciliter la lecture, nous n’avons ici pas employé l’écriture inclusive. <br />  Nous précisions toutefois que nous y restons profondément attachée.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sans information partagée, pas d’action collective</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307839-65251353.jpg?v=1765882060" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au sein des territoires, l’information est bien présente. <br />   <br />  Études, diagnostics, données, cartographies, retours d’expérience se multiplient au fil des projets. Pourtant, nous avons fréquemment remarqué dans nos recherches, un décalage entre cette richesse informationnelle et la capacité des acteurs à y accéder, à l’exploiter, à la partager…une capacité à s’en saisir pour construire une action collective cohérente et efficiente en s’appuyant sur ces informations. <br />   <br />  Ce décalage ne tient pas uniquement à des questions d’outillage. Il renvoie à des rapports humains, à des modes de coordination, à des manières de produire et de partager du sens et surtout à des personnes ressource. Nos analyses ont confirmé que les acteurs impliqués dans un projet de territoire n’utilisent pas les mêmes référentiels, ne parlent pas toujours le même langage et évoluent dans des cadres organisationnels différents, ce qui ne facilite pas leur intégration au sein d’«&nbsp;espace continu&nbsp;» propice à la mise en commun. <br />   <br />  <strong>Nous défendons ainsi l’idée que l’intelligence territoriale permet de considérer le territoire comme un espace relationnel, continu et apprenant, dans lequel la circulation de l’information et la co-construction de connaissances occupent une place centrale</strong>. Nous proposons donc cette définition : <em>«&nbsp;L’intelligence territoriale est envisagée comme une approche systémique, reposant sur des processus infocommunicationnels qui, dans une logique d’organisation apprenante, facilitent la coordination des acteurs et la co-création de connaissances capitalisables et actionnables, au service de la soutenabilité du territoire ».</em> (Knauf, 2023). <br />   <br />  Le schéma invite à une lecture synthétique de ces dynamiques, en mettant en relation les acteurs, les processus info-communicationnels et les dispositifs sociotechniques au sein d’un système apprenant territorial. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>La médiation au cœur des démarches d’intelligence territoriale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les retours de terrain accumulés au fil des années convergent vers un constat partagé : les démarches d’intelligence territoriale qui tiennent dans le temps reposent moins sur les outils que sur des rôles humains clairement identifiables, parfois formalisés, parfois assumés de manière plus informelle. <br />  &nbsp; <br />  Nous avons tout d’abord identifié des personnes situées à l’interface entre information et décideur. Leur rôle consiste à comprendre des besoins, à les reformuler et à transformer des informations en connaissances mobilisables et actionnables. Ces fonctions, décrites dès les premiers travaux sur l’intelligence économique et territoriale, relèvent du rôle d’<strong>infomédiaire</strong> (Knauf &amp; David, 2004). <br />  &nbsp; <br />  Avec le temps, ce rôle a évolué vers la coordination et l’animation (Knauf, 2010) : les <strong>coordinateurs-animateurs</strong> font circuler l’information, entretiennent le dialogue entre parties prenantes et contribuent à stabiliser une vision commune du projet de territoire. Ils s’appuient sur des dispositifs sociotechniques réunissant des actants humains et non humains, au sens de la sociologie de la traduction (Akrich, Callon, Latour, 2006 ; Jeanneret, 2008) et les mettent en interaction. <br />  &nbsp; <br />  Dans les configurations les plus abouties, un autre rôle émerge progressivement : celui de <strong>tiers-facilitateur</strong>. Véritable fonction d’interface et de pédagogue, il acculture au partage d’informations, créé les conditions de la co-production de connaissances et assure la coordination des acteurs. En tant que médiateur, il intervient dans ces <em>zones grises</em> où se croisent des personnes aux intérêts et aux cultures professionnelles multiples et hétérogènes, et qui peuvent aussi être en conflit -&nbsp; en somme, des zones ambigües, sans réelles règles établies, où chacun s’appuie sur ses propres références et son mode de fonctionnement (Knauf, 2025).</div>  
     </div>
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     <div><b>Coopérer et capitaliser au sein des territoires </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les discours institutionnels tendent à valoriser la coopération. <br />   <br />  Les pratiques montrent cependant que les conditions nécessaires à son maintien sont rarement réunies. Les acteurs font face à un manque de temps, à une surcharge informationnelle et à des injonctions de court terme qui fragilisent les dynamiques collectives. <br />   <br />  Ce que nous avons notamment observé, c’est que la coopération se construit rarement de manière immédiate. Elle s’inscrit dans la durée, à travers des échanges réguliers, des ajustements et une reconnaissance mutuelle des compétences. Les <em>communautés de pratiques</em>, telles que conceptualisées par Wenger (2002), jouent un rôle structurant lorsqu’elles disposent de cadres favorables pour se maintenir dans le temps, et qu’elles bénéficient de ressources, parmi lesquelles, humaines pour en assurer leur animation. Cela rejoint la conception du territoire comme <em>organisation apprenante,</em> capable de développer et d’entretenir des processus d’apprentissage collectif et de transmission des savoirs au-delà des projets courts (Senge, 1992 &nbsp;; Nonaka &amp; Takeuchi, 1997). <br />   <br />  De plus, la capitalisation reste souvent un point de fragilité. Documents peu réutilisés, plateformes sous-alimentées, savoirs qui disparaissent avec le départ de certaines personnes : ces situations sont largement partagées par les professionnels et la question de la pérennisation demeure centrale. Dans cette perspective, nous soutenons que les données et connaissances produites peuvent être envisagées comme des <em>communs de la connaissance</em>, au sens développé par Ostrom (1990) et Bollier (2014). Leur mise en commun suppose toutefois des accords collectifs sur les modalités de production, de partage et de réutilisation, ainsi qu’une attention portée aux pratiques concrètes des acteurs impliqués. <br />  &nbsp;</div>  
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     <div><b>Le triptyque humain-processus infocommunicationnels-outils au service des transitions</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Nos travaux en intelligence territoriale mettent en évidence deux points d’attention récurrents. <br />   <br />  Le premier concerne la <u>volonté et la motivation des personnes impliquées.</u> Les terrains observés nous enseignent que la réussite d’une démarche d’intelligence territoriale et par extension, d’un projet de territoire, repose largement sur l’engagement d’acteurs déjà convaincus, prêts à consacrer du temps aux processus infocommunicationnels (collecte d’information, traitement, partage, capitalisation des connaissances, …), à la coordination et au travail collectif, malgré des contraintes fortes. Sans cette implication, les dispositifs peinent à produire des effets durables. <br />   <br />  Le second point touche à la question de la <u>pérennisation</u>. Les projets de territoire s’inscrivent souvent dans des temporalités limitées, alors que les apprentissages collectifs et la capitalisation des connaissances demandent du temps. <br />   <br />  Ces deux leviers, l’engagement des personnes et l’inscription dans la durée, rappellent que l’intelligence territoriale se joue moins dans la multiplication des outils que dans la capacité à créer et à préserver des conditions de coopération, au croisement du triptyque humain, processus infocommunicationnels et outils. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>A propos de..</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307839-65251357.jpg?v=1765883450" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/audrey-knauf/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Audrey Knauf</a>  – Responsable du Master Veille Stratégique et Organisation des Connaissances (VSOC), Université de Lorraine <br />  &nbsp;Maître de conférences en intelligence économique et territoriale. Directrice du Master VSOC et co-rédactrice en chef de la Revue internationale d'intelligence économique (R2IE).  <div class="para_58368377 resize" id="para_2" style="">  <div class="texte">  <div class="access firstletter"> <br />  Elle est directrice du Master Veille stratégique et organisation des connaissances (VSOC), co-rédactrice en cheffe de la Revue Internationale d’Intelligence Economique (R2IE), et aambassadrice du réseau science ouverte à l’université de Lorraine, chargée de travailler sur la science ouverte. Elle est également&nbsp;rédactrice en chef adjointe de la <a class="link" href="https://dc.episciences.org/" target="_blank">revue "Data &amp; Corpus"</a>  <br />   <br />  Elle est également membre élu au Conseil national des universités (CNU 71). Par le passé, elle a mené de front plusieurs activités dans le privé et dans la recherche, en particulier au sein du NANCIE (le Centre international de l’eau de Nancy) et au sein du Loria (Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications). <br />   <br />  De 2006 à 2008, Audrey Knauf a aussi été vice-présidente et responsable du pôle Régions de l’ANAJ-IHEDN (l’Association nationale des auditeurs jeunes de l’Institut des hautes études de défense nationale), aujourd’hui appelée IHEDN Jeunes. Enfin, elle collaboré à de nombreux ouvrages et rédigé des articles pour des revues universitaires tant françaises qu’internationales. Elle est l’auteure de l’ouvrage : les dispositifs d'intelligence économique : compétences et fonctions utiles à leur pilotage, publié en 2010 et ayant reçu le Prix du Jury CED-3AF, parrainé par le cercle Turgot.</div>  </div>  </div>  </blockquote>  </div>  
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   <title>Agenda : Mercredi 17 décembre 2025 Les 4 dimensions de l’ingénieur à l'IESF</title>
   <updated>2025-12-02T16:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Agenda-Mercredi-17-decembre-2025-Les-4-dimensions-de-l-ingenieur-a-l-IESF_a6676.html</id>
   <category term="Agenda" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92964011-65057123.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-02T16:28:00+01:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
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      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92964011-65057123.jpg?v=1764689539" alt="Agenda : Mercredi 17 décembre 2025 Les 4 dimensions de l’ingénieur à l'IESF" title="Agenda : Mercredi 17 décembre 2025 Les 4 dimensions de l’ingénieur à l'IESF" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Mercredi 17 décembre 2025 18 heures à Paris 8ème <br />   <br />  <strong>Les 4 dimensions de l’ingénieur&nbsp;</strong> <br />  Intelligence Artificielle, écologie, souveraineté, réindustrialisation <br />  L’ingénieur est aujourd’hui confronté à quatre transformations majeures <br />  L’essor de l’IA,&nbsp;la transition écologique,&nbsp;la souveraineté technologique et les chaînes de valeur,&nbsp;la réindustrialisation des territoires.</div>  <strong>&nbsp; <br />  Ces enjeux seront explorés à travers les 4 dimensions clés&nbsp;:</strong> <br />  individuelle, collective, territoriale, internationale présentés par quatre experts <br />  &nbsp; <br />  <strong>La conférence aura lieu en mode hybride</strong> <br />  - en présentiel au siège d’IESF - 7 rue Lamennais Paris 8éme. <br />  - en visioconférence <br />  Inscription&nbsp;Eventbrite <br />  &nbsp;<a class="link" href="https://www.eventbrite.fr/e/1976466562694?aff=oddtdtcreator" target="_blank">https://www.<wbr />eventbrite.fr/e/1976466562694?<wbr />aff=oddtdtcreator</a>  <br />   <br />  <strong>Dans les deux cas</strong> <br />  En distanciel, le lien Zoom sera envoyé automatiquement sur votre mail d’inscription <br />   <br />  <strong>Deux jours, deux heures, deux minutes avant l’événement</strong> <br />  En cas de besoin joindre Christophe Dubois-Damien organisateur de l’événement&nbsp; <br />  président du&nbsp;comité économie&nbsp;d'IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) <br />  <a class="link" href="javascript:protected_mail('cduboisdamien@iesf.fr')" >cduboisdamien@iesf.fr</a>  <br />  &nbsp; <br />  <strong>1 Dimension individuelle</strong> <br />  Architectures critiques, cloud souverain, IA opérationnelle <br />  L’intervention de <a name="m_6016192839555210368__Hlk215310203">Jean-Edouard Kurz </a>montrera combien les infrastructures techniques du numérique constituent la base indispensable&nbsp;du développement de l’IA, et en quoi les ingénieurs jouent un rôle déterminant&nbsp;dans cette transformation. <br />  &nbsp; <br />  <strong>2 Dimension collective</strong> <br />  Industry 5.0, compétences du futur, gouvernance de l’innovation <br />  Dr Saman Sarbazvatan développera la figure de l’ingénieur augmenté, capable d’associer compétences techniques, maîtrise de l’IA, collaboration avancée et gouvernance de l’innovation dans les environnements Industry 5.0. <br />  &nbsp; <br />  <strong>3 Dimension territoriale</strong> <br />  Reprise d’entreprises et filières territoriales <br />  Branka Berthoumieux expliquera comment les ingénieurs peuvent reprendre des entreprises existantes, contribuer activement à la réindustrialisation&nbsp;et renforcer les filières locales. <br />  &nbsp; <br />  <strong>4 Dimension internationale</strong> <br />  &nbsp;Transformation numérique, souveraineté, coopérations internationales <br />  L’intervention de Clémentine Langlois portera sur l’importance pour les ingénieurs de se former à l’international&nbsp;afin de répondre à des projets globaux, multi continentaux&nbsp;et fortement interopérables&nbsp;au cœur des coopérations. <br />  &nbsp;
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     <div><b> INTERVENANTS</b></div>
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      <strong>Jean-Edouard Kurz — Consult Partner, Kyndryl</strong> <br />  Consult Partner chez Kyndryl, il accompagne les institutions financières dans leur stratégie IT et leurs innovations digitales. Son parcours inclut des rôles de Partner chez Devoteam Digital Impulse, Aurexia Consulting, des responsabilités chez Harwell Management, ainsi que huit années au sein de Weave et quatre chez CGI Business Consulting. Il a débuté sa carrière au sein de la Direction Innovation de PSA, sur des projets de gestion de la connaissance, processus d’innovation et management de la propriété intellectuelle. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Dr Saman Sarbazvatan — École des Ponts Business School / ReTech Center</strong> <br />  Vice-doyen et COO de l’École des Ponts Business School, fondateur du ReTech Center, Dr Saman Sarbazvatan œuvre depuis plus de vingt ans sur les transformations numériques, l’innovation responsable, la compétitivité et la transition Industry 5.0. Il intervient dans des écosystèmes internationaux (Harvard MOC, Commission européenne, MIT Technology Review) et enseigne les modèles d’innovation, de circularité et de gouvernance dans des contextes académiques et industriels. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Branka Berthoumieux — Responsable Reprise-Transmission, CCI Paris IDF</strong> <br />  Avec 24 ans d’expérience dans le domaine des fusions-acquisitions et des rapprochements d’entreprise, elle accompagne depuis 2001 les dirigeants, repreneurs et entrepreneurs dans les stratégies de reprise, de transmission et de consolidation des filières territoriales. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Clémentine Langlois — CEO Skepsos, Senior Fellow École des Ponts</strong> <br />  Actrice de la transformation digitale du secteur de la santé depuis plus de vingt ans, en France et à l’international, Clémentine Langlois travaille sur l’IA, la gouvernance des données, les données de vie réelle et la construction d’écosystèmes Health 5.0. <br />  Senior Fellow à l’École des Ponts Business School, elle intervient sur des projets numériques multi-pays, en lien avec la souveraineté, l’interopérabilité et les coopérations internationales. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Christophe Dubois-Damien &nbsp;</strong> <br />  Introduction et modération. Carrière&nbsp;: Auditeur externe PriceWaterhouseCoopers, direction audit interne, direction financière en milieu industriel puis financier (Groupe Thomson puis Altus Finance), Chasseur de têtes, dirigeant de cabinets de conseil, Ceo de la SAS 01 Innovation spécialisée dans la transformation numérique d’entreprise, le data driving et la migration dans le cloud. Diplômé de Sciences Po Paris section économique et financière, docteur en droit. <br />   <br />  Fondateur et animateur des «&nbsp;Entretiens économiques d’IESF&nbsp;». Parmi les pionniers en France en Intelligence économique, créateur et animateur en 1998 d’un des premiers cercles sur le sujet au MEDEF, membre émérite de l’Académie de l’intelligence économique. Engagé depuis 2014 sur la souveraineté numérique. Conférences, enseignement, écriture, engagement associatif. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Agenda-Mercredi-17-decembre-2025-Les-4-dimensions-de-l-ingenieur-a-l-IESF_a6676.html" />
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   <title>La semaine Européenne de la réduction des déchets commence le 22 Novembre.</title>
   <updated>2025-11-12T21:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-semaine-Europeenne-de-la-reduction-des-dechets-commence-le-22-Novembre_a6573.html</id>
   <category term="Agenda" />
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   <published>2025-11-14T09:00:00+01:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) 2025, qui se tiendra du 22 au 30 novembre, est un événement clé pour sensibiliser citoyens, entreprises et collectivités à l’urgence de réduire notre production de déchets. Cette année, l’accent est mis sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E), un enjeu majeur tant sur le plan écologique qu’économique et stratégique pour l’Europe.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92514266-64850526.jpg?v=1762979728" alt="La semaine Européenne de la réduction des déchets commence le 22 Novembre." title="La semaine Européenne de la réduction des déchets commence le 22 Novembre." />
     </div>
     <div>
      <strong>Un enjeu écologique pressant</strong>. Chaque année, des millions de tonnes de déchets sont produites en Europe, dont une part croissante de D3E. Ces déchets, souvent mal triés ou jetés à tort avec les ordures ménagères, contiennent des métaux lourds et des substances toxiques qui polluent les sols et les eaux. La SERD rappelle que la meilleure solution reste la prévention : éco-conception, réparation, réemploi et recyclage doivent devenir des réflexes pour limiter l’impact environnemental. En France, l’ADEME souligne que 3,6 millions de tonnes d’emballages ménagers sont collectées chaque année pour le recyclage, mais que la réduction à la source reste insuffisante. <br />  &nbsp; <br />  Réduire les déchets, c’est aussi optimiser les ressources et créer de l’emploi local. Le recyclage des D3E permet de récupérer des <a class="link" href="https://mistralaichatupprodswe.blob.core.windows.net/chat-images/assistant/1f/ec/70/1fec700b-add7-492f-8de3-0a5e4f33a2ab/bfd4fe3e-0208-4bd5-9644-2d0b4c67265e/91be0175-a57c-45fa-8df8-0f79311df770/2a18869c-b803-4a2a-a5a4-b8d2f2a12502.png?sv=2025-01-05&amp;st=2025-11-12T20%3A40%3A55Z&amp;se=2025-11-12T21%3A40%3A55Z&amp;sr=b&amp;sp=rade&amp;sig=0PWow3btCa0sFNkqiYVxObBr4IYeMimoTyktFn0gW5Y%3D" target="_blank">métaux rares</a>, essentiels à l’industrie européenne mais dont l’approvisionnement est souvent dépendant de pays tiers. En favorisant la réparation et le réemploi, la SERD encourage une économie circulaire qui renforce l’autonomie stratégique de l’Europe. Les entreprises engagées dans cette démarche améliorent leur image et réalisent des économies significatives, tout en répondant aux attentes croissantes des consommateurs pour une production responsable. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une mobilisation collective La SERD est un temps fort de mobilisation</strong> : collectivités, écoles, associations et particuliers sont invités à organiser des actions concrètes (ateliers de réparation, collectes de déchets, sensibilisation au tri, etc.). En 2025, l’accent est mis sur les D3E, mais aussi sur l’alimentation durable, la réutilisation et la lutte contre le gaspillage. L’objectif est de montrer que chacun peut agir, à son échelle, pour réduire son empreinte écologique. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un message essentiel </strong>: le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas La <a class="link" href="https://serd.ademe.fr/" target="_blank">SERD</a>  rappelle que la prévention des déchets passe par des gestes simples : acheter moins mais mieux, privilégier les produits durables, réparer plutôt que jeter, composter ses biodéchets. Ces actions, multipliées à grande échelle, ont un impact réel sur la préservation des ressources et la réduction de la pollution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p class="whitespace-break-spaces">En conclusion, la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2025 est une opportunité pour repenser notre rapport aux objets et aux ressources. Elle invite à une prise de conscience collective : la transition écologique ne se décrète pas, elle se vit au quotidien, par des actions concrètes et partagées. <br />  &nbsp; <br />    <hr />  <p class="whitespace-break-spaces"><em>Pour participer ou découvrir les événements près de chez vous, consultez le site officiel de la SERD : <a class="link" href="https://serd.ademe.fr/" target="_blank">serd.ademe.fr</a>  &nbsp; <br />  Il y a certainement une action près de chez vous. Consultez la <a class="link" href="https://serd.ademe.fr/participer/actions-pres-de-chez-moi/" target="_blank">carte</a>, et écoutez les podcasts.</em> <br />    <p class="whitespace-break-spaces"><em>(Article rédigé à partir des ressources de l’ADEME et des initiatives européennes, novembre 2025.)</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Habiter les Territoires en 2050. </title>
   <updated>2025-10-29T14:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Habiter-les-Territoires-en-2050_a6522.html</id>
   <category term="Prospective" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92140888-64685066.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-28T11:55:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Selon ONU-Habitat, les villes ne représentent que 2% de la surface terrestre, mais sont responsables de plus de 60% des émissions de gaz à effet de serre et consomment 78 % de l’énergie mondiale. D’ici 2050, plus des ⅔ de la population de la planète vivra en ville. En France, ce sont déjà 80 % des habitants qui vivent en zone urbaine. Comment faudra-t-il adapter les territoires aux conséquences du changement climatique à l’horizon 2050 ? C’est la question posée à nos experts relancés avec pertinence par Françoise Blind-Kempinski.     <div>
      <blockquote>Intervenants&nbsp;: <br />  Christian Clott&nbsp;: Directeur général et co-fondateur - Human Adaptation Institute <br />  Alcyme Delanoy&nbsp;: Directeur du développement Banque de Développement Régional Caisse d’épargne <br />  Tania Bénédicte M’BAKA&nbsp;: Vice-présidente Migrations climat International <br />  Vincent Caillebaut&nbsp;: Président VC Architecture / SolarPunk <br />   <br />  Animation&nbsp;: Françoise Blind-Kempinski Écologie 360 - Journaliste</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ça chauffe !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92140888-64685066.jpg?v=1761650222" alt="Habiter les Territoires en 2050. " title="Habiter les Territoires en 2050. " />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pic à 47°&nbsp;;&nbsp; 4 mois en moyenne de stress hydrique&nbsp;;&nbsp; 66% de la population exposés directement aux risques climatiques, 34% des Français pensent déménager pour des raisons climatiques dans les 20 ans… n’en jetez plus, les projections des conséquences climatiques sont critiques.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conscience des risques mais quels ressorts ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Christian Clot évoque les freins et biais cognitifs qui empêchent ou freinent le changement. Il cite notamment <em>«&nbsp;le Stress lié au changement et l’absence de prise en compte des émotions qu’il génère&nbsp;»</em> et insiste sur le fait <em>«&nbsp;qu’informer et savoir ne suffit pas&nbsp;».</em> La temporalité des comportements humains exige selon lui de faire <em>«&nbsp;aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  Forte de son expérience sur le continent africain, Tania Bénédicte M’BAKA&nbsp;explique le paradoxe auquel sont confrontés ces populations. Si elles sont les plus impactées par le dérèglement climatique, elles sont également les moins conscientes de ses causes. Leur priorité&nbsp;: le développement économique. Des pédagogies plus pragmatiques doivent s’appliquer pour mettre les personnes en mode projet. <br />   <br />  <strong>Elle milite également pour la création d’un statut de migrants climatiques (projection de 216 millions d’ici 2050 selon l’ONU).</strong> <br />   <br />  Cette conscience des risques, Vincent Caillebaut&nbsp;les a eu très tôt. S’il a mené des études d’architecte et lancé un cabinet, c’est justement pour adresser ces enjeux. De la 1<sup>ère</sup> Tour à énergie positive de Taipei au Musée de la mobilité du futur à Dubai (Musée démontable et transportable), tous ses projets et réalisations vont dans le sens d’habiter une planète réellement verte. <br />   <br />  Au Crédit Agricole, l’Habitabilité des territoire est un enjeu systémique qui fait l’objet, notamment pour les projets immobiliers de réflexion poussée sur des «&nbsp;critères verts&nbsp;», des investissement en fonds propres sur des projets à impact et sur de nouvelles modalités de prêts sous formes de bonus ou malus (en fonction de l’impact écologique du bien concerné). <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment faire émerger une vision partagée/collective ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La question de l’engagement collectif (très présente durant le salon) est posée. A chacun ses méthodes. <br />  Christian Clot se veut optimiste. <em>«&nbsp;Il faut 5 ans pour changer collectivement un modèle&nbsp;».</em>&nbsp; Mais cela passe d’abord par <em>«&nbsp;un changement du système éducatif&nbsp;»</em>. Il croit en l’intelligence collective mais souhaite qu’elle soit orientée vers le <em>«&nbsp;Pour action&nbsp;» </em>VS le «&nbsp;<em>Pour réflexion&nbsp;»</em>. <br />   <br />  Tania Bénédicte M’BAKA&nbsp;rappelle que remettre des techniques ancestrales au goût du jour&nbsp; comme au Bénin ou au Sahel, peut fédérer une collectivité. <br />   <br />  Notre architecte est convaincu de l’importance de la démocratie participative pour choisir des projets. Il témoigne de l’intérêt des fermes urbaines en tant qu’espace à la fois écologique et social. <br />   <br />  A la Caisse d’Épargne, on instaure des espaces et des temps de dialogue entre citoyens, ne serait-ce que <strong><em>«&nbsp;Pour prendre le temps de penser ensemble à l’avenir.&nbsp;»</em></strong> <br />  &nbsp; <br />  Sur la question de l’engagement collectif et plus généralement sur le Futur des territoires, on regrettera qu’aucun des intervenants n’ait pu mentionner les très nombreuses <a class="link" href="https://prospectiveterritoriale.fr/" target="_blank">initiatives de "Prospective territoriale" </a>  menées notamment par les collectivités. La prospective des territoires, sujet cher à <a class="link" href="https://www.lafabriquedufutur.global/" target="_blank">La Fabrique du Futur</a>, a d’ailleurs fait l’objet d’un état des lieux des initiatives et pratiques. <br />  Il est publié par <a class="link" href="https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/kiosque/etat-des-lieux-des-initiatives-et-pratiques-en-matiere-de-prospective-territoriale">l’Observatoire des territoires</a>. <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christophepouilly/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christophe Pouilly</a>  &nbsp;est Vice-président exécutif de&nbsp;<a class="link" href="https://www.lafabriquedufutur.global/" target="_blank">La Fabrique du Futur&nbsp;&amp; Co</a>. Il assure la direction opérationnelle&nbsp;de ce&nbsp;"Do Tank"&nbsp;qui compte 57 associés aux expertises transdisciplinaires. Sa mission :&nbsp;aider les structures (publiques ou privées) à se projeter dans le futur et les&nbsp;accompagner dans leurs grandes transitions. <br />  Membre de la <a class="link" href="https://www.societefrancaisedeprospective.fr/" target="_blank">Société Française de Prospective</a>  et l'<a class="link" href="https://www.apf.org/about/" target="_blank">Association of Professionnel Futurists</a>,&nbsp;Christophe est également formateur au sein de l'organisme de formation (certifié Qualiopi) de la Fabrique du Futur.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Habiter-les-Territoires-en-2050_a6522.html" />
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