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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-28T07:44:10+02:00</updated>
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   <title>Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi</title>
   <updated>2026-04-02T18:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Regardez--Aux-avant‑postes-Guerre-au-Moyen‑Orient-des-repercussions-mondiales-Ali-Laidi_a7252.html</id>
   <category term="VIDEOS &amp; PODCASTS" />
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   <published>2026-03-21T17:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux semaines après l’embrasement du Moyen-Orient, les secousses se font déjà sentir bien au-delà du champ de bataille. Sur le plateau d’Aux avant‑postes, Ali Laïdi réunit trois spécialistes pour décrypter l’onde de choc économique provoquée par ce nouveau conflit. Car si les armes parlent au Proche‑Orient, ce sont les marchés mondiaux qui tremblent. Énergie, agriculture, finance : aucun secteur n’est épargné.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95507038-66775798.jpg?v=1774101526" alt="Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi" title="Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/aux-avant-postes/20260317-guerre-au-moyen-orient-des-r%C3%A9percussions-mondiales?utm_slink=f24.my%2FBo4p" target="_blank">Source France 24</a>  <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div>La vidéo de <strong>France 24</strong>, diffusée le <strong>12 mars 2026</strong>, éclaire cette situation explosive. Elle est introduite et analysée par <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Ali Laïdi</strong></a>, spécialiste de l’intelligence économique de la chaîne, qui replace l’événement dans une perspective historique et stratégique. <br />   <br />  "Deux semaines de guerre au Moyen-Orient ont déjà dégradé la situation économique mondiale. Pour faire le point, nous recevons&nbsp;John Plassard, associé chez&nbsp;Cité Gestion, une banque suisse, Jérémy Denieulle, directeur des études chez&nbsp;Agriculture Stratégies, plateforme de réflexion consacrée aux questions agricoles, et&nbsp;Édouard Lotz, analyste marchés chez&nbsp;Omnegy, cabinet de conseil en énergie pour les entreprises."</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’énergie en première ligne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/edouard-lotz-environnement/" target="_blank">Édouard Lotz, analyste marchés chez Omnegy</a>, la réaction des marchés énergétiques ne s’est pas fait attendre. Le pétrole repart à la hausse, le gaz se tend, et les entreprises européennes, déjà fragilisées par deux ans de crise énergétique, voient ressurgir le spectre de factures imprévisibles. <br />   <br />  Le conflit ravive les inquiétudes sur la sécurité des approvisionnements, notamment si les routes maritimes venaient à être perturbées. « Le marché est hypersensible », explique-t-il, rappelant que la moindre escalade peut déclencher une flambée des prix.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’agriculture sous pression</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Dans le sillage de l’énergie, l’agriculture encaisse le choc. <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jeremy-denieulle/" target="_blank">Jérémy Denieulle, directeur des études chez Agriculture Stratégies</a>, souligne que la hausse du gaz – indispensable à la fabrication des engrais – se répercute immédiatement sur les coûts de production. <br />   <br />  Les marchés céréaliers, déjà instables depuis la guerre en Ukraine, réagissent à leur tour. Les pays importateurs, notamment en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, se retrouvent en première ligne face au risque d’insécurité alimentaire. « Le système est devenu extrêmement vulnérable », alerte-t-il, rappelant que l’agriculture mondiale dépend d’un équilibre déjà fragile. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les marchés financiers en mode stress</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Du côté de la finance, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/john-plassard/" target="_blank">John Plassard, associé chez Cité Gestion</a>, observe une volatilité accrue. <br />   <br />  Les investisseurs se replient vers les valeurs refuges, tandis que les banques centrales avancent à pas comptés, coincées entre inflation persistante et menace de ralentissement économique. Les marchés redoutent un scénario où le conflit s’étendrait, entraînant une nouvelle poussée inflationniste. <br />   <br />  « Les nerfs sont à vif », résume-t-il, soulignant que l’incertitude géopolitique est devenue un facteur déterminant dans les décisions d’investissement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un effet domino global</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce que montre l’émission, c’est la rapidité avec laquelle un conflit régional peut provoquer un effet domino à l’échelle mondiale. <br />   <br />  L’énergie renchérit les coûts agricoles, qui alimentent l’inflation, laquelle fragilise les marchés financiers. En moins de quinze jours, la mécanique économique mondiale se grippe. Ali Laïdi orchestre un échange dense et éclairant, où chaque expert apporte une pièce du puzzle. Ensemble, ils dessinent un paysage où la géopolitique redevient un moteur central de l’économie, rappelant que dans un monde interdépendant, aucune crise ne reste locale bien longtemps.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #criseénergétique #détroitdOrmuz #géopolitiqueMoyenOrient #inflationmondiale #sécuritémaritime #MoyenOrient #Iran #GolfePersique #Asie #Europe
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Ali Laïdi.</a>  &nbsp; &nbsp;Avant d’être un visage familier de France 24, Ali Laïdi a longtemps été un éclaireur dans l’ombre. Né entre deux cultures, il grandit avec une intuition : les rapports de force ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans les coulisses du commerce, de la technologie, de l’information. Cette idée ne le lâchera plus. <br />  Il comprend très tôt que le vrai pouvoir se joue loin des projecteurs, dans les stratégies économiques et les batailles silencieuses pour l’influence. Chercheur, auteur, puis journaliste, il se fait une spécialité de dévoiler ces affrontements discrets qui façonnent le monde. Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il devient ce passeur qui éclaire les zones d’ombre et révèle les mécanismes cachés derrière l’actualité. Un éclaireur, toujours en avance d’un coup. <br />  Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il apparaît comme un veilleur. Celui qui, avant l’aube, perçoit déjà les mouvements du monde. Sa voix ne dramatise pas : elle éclaire.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Crime et blanchiment : la nouvelle frontière du crime organisé</title>
   <updated>2026-03-19T16:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Crime-et-blanchiment-la-nouvelle-frontiere-du-crime-organise_a7235.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95460314-66758185.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-19T14:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Porté par la mondialisation financière et les innovations technologiques, le blanchiment d’argent a franchi un nouveau seuil. En France, l’essor du narcotrafic et l’hybridation croissante entre économie légale et circuits criminels imposent une réponse publique plus intégrée. Les réseaux mêlent désormais traditions anciennes, ingénierie financière et outils numériques pour dissimuler des flux devenus massifs.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95460314-66758185.jpg?v=1773928391" alt="Crime et blanchiment : la nouvelle frontière du crime organisé" title="Crime et blanchiment : la nouvelle frontière du crime organisé" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Télécharger l'entretien en fin d'article</div>    <blockquote>  <div>Entretien réalisé par <a class="link" href="https://esd.cnam.fr/membres/experts/michel-gandilhon-1259169.kjsp" target="_blank">Michel Gandilhon</a>, membre du conseil d’orientation scientifique de l’Observatoire des criminalités internationales (ObsCI). avec <a class="link" href="https://www.gouval.com/equipe/julien-briot/" target="_blank">Julien Briot-Hadar</a>, Spécialiste de la compliance, auteur de Lutter contre la fraude fiscale en entreprise (Éditions Vuibert, 2025)</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une économie souterraine dopée par la mondialisation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">En quarante ans, l’explosion des flux financiers internationaux a offert un terrain de jeu inédit aux organisations criminelles. Environ 3 % des mouvements financiers mondiaux relèvent aujourd’hui de l’illicite, dont près d’un tiers directement lié au blanchiment. La France n’échappe pas à cette dynamique : le chiffre d’affaires du trafic de stupéfiants y a triplé entre 2010 et 2023 pour atteindre 7 milliards d’euros. À côté de la drogue, les trafics de migrants, d’armes ou de médicaments contrefaits, ainsi que la cybercriminalité, alimentent une économie parallèle en pleine expansion.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cette montée en puissance s’accompagne d’une professionnalisation des méthodes. Les réseaux ont adopté les logiques de la fraude fiscale internationale : sociétés-écrans en cascade, trusts interposés, juridictions opaques et entités fictives. L’objectif est toujours le même : fragmenter, brouiller, rendre les flux indétectables. <br />   <br />  La différence entre fraude et blanchiment tient surtout au tempo. La première s’inscrit dans la durée pour échapper à l’impôt ; le second vise la rapidité et la réversibilité pour réinjecter au plus vite l’argent sale dans le circuit légal.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand archaïsme et modernité se rejoignent</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La force des réseaux criminels contemporains tient à leur capacité à combiner des structures sociales anciennes et des outils financiers ultramodernes. Le système hawala, fondé sur la confiance et la compensation plutôt que sur le transfert physique d’argent, en est l’illustration la plus frappante. Certains réseaux traitent ainsi plus d’un milliard d’euros par an dans une quasi-invisibilité.</span> <br />  &nbsp; <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les organisations chinoises présentes en France incarnent cette hybridation. Elles s’appuient sur des solidarités familiales et des diasporas tout en utilisant des plateformes logistiques comme Aubervilliers ou Marseille comme chambres de compensation. L’argent liquide collecté localement est converti et réinjecté sur place, tandis que des équivalents sont débloqués en Asie pour d’autres acteurs criminels.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une infiltration profonde de l’économie française</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le blanchiment ne se limite plus à l’exil des capitaux vers des paradis fiscaux. Il s’inscrit désormais dans l’économie réelle. Les secteurs à forte circulation d’espèces — restauration, commerce de détail, bâtiment, transport — servent de vecteurs d’injection. <br />   <br />  L’immobilier reste le refuge privilégié pour stabiliser le capital illicite et le transformer en actif productif. Les services de monnaie électronique, le financement participatif ou les actifs numériques offrent de nouveaux canaux de transformation juridique. <span style="white-space: pre-wrap;">Face à cette menace systémique, l’État français a renforcé son arsenal. La loi de 2025 sur le narcotrafic marque un tournant stratégique, tandis que la création du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) en 2026 vise à centraliser les dossiers complexes. La confiscation des avoirs criminels devient une priorité, tout comme le renforcement des obligations de vigilance dans l’immobilier ou les locations de luxe.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Pour les experts, l’efficacité dépendra toutefois d’une approche plus intégrée. Le décloisonnement entre administrations judiciaires, fiscales et de renseignement apparaît indispensable. Le traitement massif des données, appuyé sur l’IA, doit permettre de cibler les véritables zones de transformation du capital criminel : plateformes logistiques, écosystèmes commerciaux, circuits hybrides où se mêlent argent propre et argent sale.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95460314-66758309.jpg?v=1773927655" alt="Crime et blanchiment : la nouvelle frontière du crime organisé" title="Crime et blanchiment : la nouvelle frontière du crime organisé" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.gouval.com/equipe/julien-briot/" target="_blank">Julien Briot-Hadar</a>. Spécialiste de la compliance, auteur de Lutter contre la fraude fiscale en entreprise (Éditions Vuibert, 2025) <br />  Spécialiste de la compliance, Julien Briot-Hadar accompagne entreprises et gouvernements sur les enjeux stratégiques de bonne gouvernance en France, en Afrique de l’Ouest et centrale ainsi qu’au Maghreb, à travers des missions de <br />  conseil, de formation et d’audit. Conférencier et intervenant dans l’enseignement supérieur, notamment à l’ESSEC, il dirige également la chronique « Compliance » de la Revue de l’Union européenne (Dalloz), alliant expertise pratique et <br />  reconnaissance académique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle</title>
   <updated>2026-01-23T16:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Caracas-Pyongyang-Pekin-le-meme-choc-vu-depuis-le-38e-parallele_a6917.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93848378-65521923.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-23T11:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le coup de force américain à Caracas n’a pas seulement bouleversé l’Amérique latine : il a résonné jusqu’au 38e parallèle. Entre Séoul, Pékin et Pyongyang, l’opération contre Nicolas Maduro ravive une question centrale en Asie du Nord-Est : comment un régime devient-il une cible, et comment échappe-t-il à ce statut dans un monde où la puissance se mesure désormais à la capacité de dissuasion — nucléaire, économique ou stratégique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93848378-65521923.jpg?v=1769179856" alt="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" title="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Séoul se tourne vers la Chine pendant que le monde se durcit</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le coup de force américain à Caracas, avec l'arrestation de Nicolas Maduro, a eu un effet de ricochet jusque sur la péninsule coréenne. <br />   <br />  Non pas parce que la Corée du Nord ou la Corée du Sud auraient un intérêt direct au Venezuela, mais parce que l'opération a remis au centre une question qui obsède l'Asie du Nord-Est : que peut faire Washington lorsqu'il décide qu'un régime est devenu une cible, et que peut faire la cible pour se rendre intouchable.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">C'est dans ce climat que le président sud-coréen Lee Jae Myung s'est rendu en visite d'État en Chine, accompagné de plus de deux cents dirigeants d'entreprises. Au-delà du symbole, la rencontre avait un contenu très concret : une série d'accords, notamment sur la technologie, la propriété intellectuelle et les transports. Pékin pousse sur ces leviers pour resserrer l'interdépendance avec Séoul, attirer des flux touristiques et, surtout, empêcher que la Corée du Sud ne se fonde entièrement dans l'architecture de sécurité américaine.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Il y a aussi un calcul sud-coréen. Séoul a besoin de Pékin comme canal, ou au moins comme levier, face à Pyongyang. En d'autres termes, on achète du dialogue en signant des contrats. C'est une vieille méthode, mais elle revient lorsque les tensions militaires remontent.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pyongyang répond : “Nous ne sommes pas Caracas”</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La réaction nord-coréenne au choc vénézuélien n'a pas été diplomatique. Elle a été balistique. <br />   <br />  Quelques heures après l'attaque américaine, Pyongyang a lancé deux missiles, avec une portée d'environ neuf cents kilomètres, et a laissé entendre que la production d'armes guidées tactiques devait être accélérée, voire doublée. Dans le même temps, <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kim_Jong-un" target="_blank">Kim Jong Un</a>  a multiplié les visites aux usines d'armement et aux chantiers navals engagés sur un sous-marin à propulsion nucléaire, tout en encadrant des essais présentés comme des objectifs politiques en vue du neuvième congrès du Parti des travailleurs.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le message est limpide : il existe des régimes que l'on peut saisir, déplacer, exposer. Et il existe des régimes qui, parce qu'ils ont la bombe, appartiennent à une catégorie différente. Un universitaire sud-coréen l'a formulé sans détour : Pyongyang veut souligner qu'elle n'est pas le Venezuela, qu'elle est une puissance nucléaire et militaire prête à répondre par une dissuasion agressive. On peut discuter de la formule, mais la logique est exacte : la bombe n'est pas seulement une arme, c'est une assurance politique.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La posture alliée : calmer sans baisser la garde</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La réaction nord-coréenne au choc vénézuélien n'a pas été diplomatique. Elle a été balistique. Quelques heures après l'attaque américaine, Pyongyang a lancé deux missiles, avec une portée d'environ neuf cents kilomètres, et a laissé entendre que la production d'armes guidées tactiques devait être accélérée, voire doublée. Dans le même temps, Kim Jong Un a multiplié les visites aux usines d'armement et aux chantiers navals engagés sur un sous-marin à propulsion nucléaire, tout en encadrant des essais présentés comme des objectifs politiques en vue du neuvième congrès du Parti des travailleurs.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Le message est limpide : il existe des régimes que l'on peut saisir, déplacer, exposer. Et il existe des régimes qui, parce qu'ils ont la bombe, appartiennent à une catégorie différente</strong>.<strong> Un universitaire sud-coréen l'a formulé sans détour : Pyongyang veut souligner qu'elle n'est pas le Venezuela, qu'elle est une puissance nucléaire et militaire prête à répondre par une dissuasion agressive. On peut discuter de la formule, mais la logique est exacte : la bombe n'est pas seulement une arme, c'est une assurance politique.</strong></span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La posture alliée : calmer sans baisser la garde</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>À Séoul, la réaction officielle a été celle d'un allié sous pression</strong> : réunion d'urgence et appel à mettre fin aux provocations qui violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Tokyo, par la voix de son ministre de la Défense, a dénoncé une menace pour la paix régionale. Le commandement américain pour l'Indo-Pacifique a, lui, choisi le registre du contrôle : pas de menace immédiate pour le personnel ou le territoire américains et consultations étroites avec les alliés.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce trio de réactions dit quelque chose de la situation réelle. Les États-Unis veulent éviter l'escalade automatique, le Japon veut rappeler la gravité, la Corée du Sud veut se montrer ferme sans fermer les portes. Car Séoul sait qu'une spirale militaire dans la péninsule ruinerait l'économie avant même de menacer les frontières.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’ombre d’un scénario impossible : capturer Kim</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Mais le choc de Caracas a aussi ouvert, en Corée du Sud, une discussion politique brutale : si l'on peut arrêter Maduro, pourquoi pas Kim Jong Un. Un député d'opposition a posé la question en soulignant que la même logique pourrait s'appliquer au dirigeant nord-coréen, et en rappelant que Washington a déjà mis en cause des pirates informatiques nord-coréens accusés de raids financiers.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sauf que la comparaison s'arrête très vite. Des spécialistes de sécurité sud-coréens jugent qu'une opération comparable contre Kim est hautement improbable. La raison n'est pas morale, elle est stratégique. Pyongyang a construit une architecture de survie centrée sur l'arme nucléaire et sur la certitude qu'une agression produirait une réponse catastrophique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">On parle depuis longtemps d'un plan de décapitation, c'est-à-dire d'une option visant à éliminer ou capturer la direction nord-coréenne. Mais entre l'existence d'un plan et sa mise en œuvre, il y a un abîme : renseignement perfectible, territoire saturé de défenses, risques d'erreur, et surtout incertitude sur la chaîne de commandement nucléaire. Un scénario évoqué par un analyste sud-coréen illustre la contrainte : en cas de capture de Kim, un dirigeant militaire comme Pak Jong Chon pourrait prendre le contrôle des armes nucléaires et menacer de frapper les États-Unis ou la Corée du Sud si Kim n'est pas libéré. Dans une telle configuration, l'opération se retourne contre son auteur : l'objectif devient un otage stratégique.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le facteur nucléaire : chiffres, perception, dissuasion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>La discussion la plus lourde concerne le volume réel de l'arsenal nord-coréen</strong>. <br />   <br />  Un institut sud-coréen avance une estimation très élevée, entre cent vingt-sept et cent cinquante têtes nucléaires, bien au-delà des évaluations plus prudentes qui tournent autour d'une cinquantaine. Quelles que soient les statistiques exactes, l'effet politique est le même : plus l'arsenal paraît vaste, plus l'option militaire paraît irréaliste.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pyongyang le sait et le dit. Kim Jong Un présente l'élévation progressive de la dissuasion nucléaire comme une nécessité imposée par la crise géopolitique et par la complexité des événements internationaux. Traduit en langage simple : le monde devient plus dur, donc nous devenons plus dangereux.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lecture géopolitique : l’Asie apprend la leçon du Venezuela</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93848378-65523631.jpg?v=1769177370" alt="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" title="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" />
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      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L'opération américaine à Caracas agit comme un projecteur. <br />   <br />  Pour les alliés, elle démontre la capacité d'action rapide de Washington, mais elle rappelle aussi que les États-Unis peuvent agir de manière unilatérale, au risque de bousculer des équilibres. Pour les adversaires, elle confirme une règle que l'histoire répète : la vulnérabilité maximale appartient aux régimes qui ne disposent ni de parapluie nucléaire ni de garanties solides.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce contexte, Séoul tente une navigation à double fond. D'un côté, elle renforce la coordination avec les États-Unis et le Japon. De l'autre, elle consolide l'interdépendance économique avec la Chine, en espérant que Pékin puisse, au minimum, limiter les aventures de Pyongyang. Mais cette stratégie a un prix : plus la rivalité sino-américaine se durcit, plus chaque accord technologique, chaque dossier de propriété intellectuelle, chaque flux touristique devient une pièce sur l'échiquier.</span> <br />  </div>  
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     <div><b>Lecture géoéconomique : la sécurité dicte l’économie</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les quinze accords signés à Pékin ne sont pas des détails. La technologie et la propriété intellectuelle, c'est le nerf industriel de la Corée du Sud. Les transports, ce sont les chaînes logistiques. Le tourisme, ce sont des recettes et une influence sociale. Dans une région où la menace balistique peut faire vaciller la confiance en quelques heures, l'économie cherche des amortisseurs. Pékin en propose, à sa manière, pour attirer Séoul dans une zone de compromis.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Mais l'alerte de Pyongyang rappelle la réalité : tant que la Corée du Nord joue la carte de la dissuasion agressive, la péninsule restera un endroit où la géopolitique impose sa prime de risque. Caracas a peut-être été un événement latino-américain. En Asie, il a surtout servi de rappel : dans le monde d'aujourd'hui, la puissance ne se discute pas, elle se démontre. Et chacun, à Séoul comme à Pyongyang, ajuste son calcul en conséquence.</span> <br />  </div>  
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     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
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      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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