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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T22:40:26+02:00</updated>
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   <title>Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24</title>
   <updated>2026-04-06T14:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Regardez--Aux-Avant-Postes-La-bataille-de-l-Arctique-a-l-assaut-du-Grand-Nord-Ali-Laidi-France-24_a7323.html</id>
   <category term="VIDEOS &amp; PODCASTS" />
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   <published>2026-04-04T12:17:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Arctique n’est plus un sanctuaire scientifique mais un front géopolitique où s’entrechoquent ambitions minières, routes maritimes et souverainetés fragilisées. À mesure que la glace recule, les puissances avancent. Washington, Moscou, Pékin et Bruxelles redessinent la carte du monde au rythme des brise-glaces, tandis que chercheurs, juristes et responsables locaux alertent sur une mutation profonde : la région bascule d’un espace de coopération à un théâtre de confrontation. Dans cette recomposition brutale, les mots des acteurs deviennent des marqueurs de puissance autant que les navires.     <div><b>Arctique : la nouvelle ligne de fracture du pouvoir mondial</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95832175-66911993.jpg?v=1775297789" alt="Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24" title="Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=SxXsKnneWeE" target="_blank">Source</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ressources critiques : l’avertissement de Sophiane Aubin</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l’analyste <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/sophian-aubin-224210275/" target="_blank">Sophiane Aubin</a>, l’Arctique est devenu le cœur minéral de la transition numérique et énergétique. Il rappelle que le Groenland concentre une part décisive des terres rares mondiales, mais que la réalité économique tempère les fantasmes : la glace rend l’exploitation coûteuse, et seuls une faible part des gisements est réellement exploitable. <br />   <br />  Derrière l’abondance théorique se cache une équation géo‑économique instable, qui attise les convoitises sans garantir les profits. Cette tension entre potentiel et faisabilité nourrit la compétition entre États-Unis, Chine et Russie.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Souveraineté et colonialisme : la mise en garde de Cécile Pelaudeix</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La chercheuse <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cecile-pelaudeix-ph-d-b1a94740/" target="_blank">Cécile Pelaudeix</a>  décrit une situation d’une brutalité inédite pour les 56 000 Groenlandais. <br />  Engagés depuis des décennies dans un processus d’autonomie, ils voient les ambitions américaines comme un « nouveau colonialisme ». Elle souligne que le discours sécuritaire occidental exagère parfois la menace, les manœuvres sino‑russes se concentrant surtout sur le détroit de Béring. <br />  Mais cette nuance n’efface pas le traumatisme local : les habitants vivent dans un état de vulnérabilité permanente, pris entre les appétits des grandes puissances et leur propre quête de souveraineté.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Droit international fragilisé : l’alerte d’Anne Choquet</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La juriste <a class="link" href="https://expertes.fr/expertes/68410-anne-choquet/" target="_blank">Anne Choquet</a>  insiste sur l’imprévisibilité croissante des États, citant le « précédent vénézuélien » pour illustrer la tentation de contourner le droit international. <br />  Elle rappelle que le Conseil de l’Arctique, paralysé depuis l’invasion de l’Ukraine, ne joue plus son rôle de stabilisateur. Face à ce vide, elle appelle à un « lawfare » défensif, une stratégie juridique proactive pour éviter que les interprétations unilatérales — notamment russes sur la route du Nord‑Est — ne deviennent des faits accomplis. <br />  Pour elle, la coopération européenne, y compris avec la France, doit être renforcée avant que les marges de manœuvre ne disparaissent.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Territoires sous pression : la voix d’Avarak Olsen et la prudence d’Espen Barth Eide</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Avarak Olsen, maire de Nuuk, témoigne d’un épuisement émotionnel profond. <br />  Les menaces d’appropriation du Groenland ont laissé une trace durable, malgré les démentis diplomatiques. Le sentiment d’être une terre à prendre, plutôt qu’un acteur souverain, nourrit une anxiété collective. <br />  À Oslo, le ministre norvégien Espen Barth Eide adopte un ton plus mesuré. Il affirme que la Chine ne peut investir librement dans les pays de l’OTAN, rappelant l’existence de mécanismes de filtrage stricts. Pour lui, la menace chinoise est réelle mais contenue par le droit.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Militarisation assumée : Trump, Rutte et le commandement de l’OTAN</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan stratégique, les positions se durcissent. Donald Trump revendique ouvertement l’appropriation du Groenland comme impératif de sécurité nationale, révélant une vision de l’Arctique comme territoire à sécuriser plutôt qu’à partager. Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, acte la fin de l’exceptionnalisme arctique en lançant l’initiative « Sentinelle Arctique », destinée à surveiller les activités adverses. <br />  Le commandement de l’OTAN décrit une montée des menaces hybrides : violations aériennes, brouillages GPS, flottes fantômes autour des câbles sous‑marins. L’Arctique devient un espace où la frontière entre civil et militaire s’efface.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un ordre polaire en formation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Entre ambitions nationales, droit contesté et populations fragilisées, l’Arctique s’impose comme l’un des nœuds du nouvel ordre mondial. La région n’est plus un espace de paix, mais un miroir grossissant des rivalités globales. Sous la glace, c’est la souveraineté du XXIᵉ siècle qui se joue.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une émission de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Ali Laïdi.</a>  &nbsp; &nbsp;Avant d’être un visage familier de France 24, Ali Laïdi a longtemps été un éclaireur dans l’ombre. Né entre deux cultures, il grandit avec une intuition : les rapports de force ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans les coulisses du commerce, de la technologie, de l’information. Cette idée ne le lâchera plus. <br />  Il comprend très tôt que le vrai pouvoir se joue loin des projecteurs, dans les stratégies économiques et les batailles silencieuses pour l’influence. Chercheur, auteur, puis journaliste, il se fait une spécialité de dévoiler ces affrontements discrets qui façonnent le monde. Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il devient ce passeur qui éclaire les zones d’ombre et révèle les mécanismes cachés derrière l’actualité. Un éclaireur, toujours en avance d’un coup. <br />  Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il apparaît comme un veilleur. Celui qui, avant l’aube, perçoit déjà les mouvements du monde. Sa voix ne dramatise pas : elle éclaire.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Arctique #géopolitique #souveraineté #terresrares #Groenland #routesmaritimes #OTAN #Russie #Chine #AliLaïdi
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Meta, Manus et le nouveau rideau de fer de l’intelligence artificielle</title>
   <updated>2026-03-28T09:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Meta-Manus-et-le-nouveau-rideau-de-fer-de-l-intelligence-artificielle_a7286.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95672482-66843195.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-27T14:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La tentative de rachat de Manus par Meta expose la nouvelle frontière géopolitique de l’intelligence artificielle. En bloquant la sortie du territoire de deux dirigeants de la start-up, Pékin montre qu’il considère désormais chaque technologie, chaque talent et chaque transfert comme un actif stratégique. L’affaire Manus devient ainsi le symbole d’un monde où l’innovation ne circule plus librement, mais se négocie sous haute tension entre puissances rivales.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95672482-66843195.jpg?v=1774618173" alt="Meta, Manus et le nouveau rideau de fer de l’intelligence artificielle" title="Meta, Manus et le nouveau rideau de fer de l’intelligence artificielle" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Manus a bien été rachetée par Meta, et l’opération est considérée comme finalisée depuis décembre 2025 — même si elle fait toujours l’objet d’un examen et de fortes pressions réglementaires de la part de Pékin.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand une vente devient une affaire de souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’affaire <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Manus_(agent_IA)" target="_blank">Manus</a>, société d’intelligence artificielle fondée par des entrepreneurs chinois puis transférée à Singapour avant sa cession à Meta, n’est pas un simple épisode de finance technologique. Le fait que Pékin ait empêché deux dirigeants de l’entreprise, le directeur général Xiao Hong et le directeur scientifique Ji Yichao, de quitter la Chine pendant l’examen de l’opération de 2 milliards de dollars montre que l’intelligence artificielle n’est plus traitée comme un secteur économique parmi d’autres, mais comme un domaine d’intérêt stratégique national. <br />   <br />  Pour les autorités chinoises, le problème ne tient pas seulement à la régularité administrative de l’opération, mais aussi au risque de transfert de technologies, de compétences et de capacités organisationnelles vers les États-Unis.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le vrai nœud : non pas le capital, mais le contrôle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Manus opère dans le domaine des agents d’intelligence artificielle, c’est-à-dire des systèmes qui ne se limitent pas à répondre comme un assistant conversationnel, mais qui peuvent lire et écrire des fichiers, analyser des données, construire des applications et agir de manière relativement autonome sur l’ordinateur de l’utilisateur. Il s’agit d’un saut qualitatif décisif, car il déplace l’intelligence artificielle du terrain de l’interface vers celui de l’action. <br />   <br />  C’est précisément pour cela que Meta a acheté Manus en décembre 2025, en l’intégrant à sa course au rattrapage face à ses rivaux dans le champ de l’intelligence artificielle générative. Il ne s’agit pas d’une opération marginale : pour Meta, c’est l’un des mouvements les plus importants d’une stratégie déjà marquée par des acquisitions de plusieurs milliards, des restructurations internes et un recrutement agressif de chercheurs.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La réponse chinoise : ne plus “vendre les récoltes avant maturité”</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Selon plusieurs informations concordantes, à Pékin s’est diffusée la crainte de ce que certains responsables décrivent comme le risque de “vendre les jeunes récoltes”, c’est-à-dire de céder trop tôt à l’étranger des entreprises, des talents et des technologies susceptibles de devenir décisifs pour la puissance nationale. <br />   <br />  La révision menée par le ministère du Commerce procède précisément de cette logique : vérifier si le transfert du groupe de Pékin et Wuhan vers Singapour, puis sa vente à Meta, ont enfreint les règles chinoises sur les contrôles des exportations technologiques ou sur les investissements. En d’autres termes, la Chine ne veut pas que Singapour devienne le corridor par lequel ses entreprises les plus prometteuses changent de nationalité juridique avant de finir peu après dans le périmètre stratégique américain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pékin élève le niveau de l’affrontement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’élément le plus significatif est que cette affaire marque un durcissement évident de la posture chinoise. Pékin a décidé de transformer la régulation économique en instrument de dissuasion géopolitique. <br />   <br />  Le message est simple : celui qui transfère à l’étranger des cerveaux, des brevets, des compétences et des plateformes considérés comme sensibles peut être traité non comme un entrepreneur global ordinaire, mais comme un acteur touchant directement aux intérêts stratégiques de l’État. C’est là un changement d’époque. <br />  La Chine ne se contente plus de surveiller ; elle signale qu’elle est prête à contraindre.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’illusion occidentale de pouvoir drainer le talent chinois sans réaction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pendant des années, la supériorité américaine dans les hautes technologies s’est nourrie aussi de sa capacité à attirer chercheurs, entrepreneurs et capital humain venus de Chine, d’Inde et du reste du monde. Mais ce modèle se fissure désormais sur deux fronts. <br />   <br />  D’un côté, Washington continue de voir l’intelligence artificielle chinoise comme une menace pour sa suprématie technologique ; de l’autre, Pékin répond en fermant les failles par lesquelles cet avantage concurrentiel américain s’alimentait. <br />  Le cas Manus montre qu’il ne suffit plus de fonder une société à Singapour ou de déplacer une équipe hors de Chine pour neutraliser le contrôle politique de Pékin. <br />   <br />  <strong>La nationalité juridique n’efface pas l’origine stratégique d’une entreprise.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La militarisation silencieuse du secteur privé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans le même temps, la direction chinoise a fixé comme objectif le renforcement du lien entre les entreprises technologiques privées et l’appareil militaire, en parlant explicitement de victoire dans la bataille pour les technologies fondamentales. C’est un passage crucial. Il signifie que la Chine considère l’intelligence artificielle non seulement comme un levier de croissance ou de prestige industriel, mais comme une infrastructure de puissance globale : économique, militaire et informationnelle. <br />   <br />  Dans ce cadre, laisser une société comme Manus être absorbée par Meta ne signifie pas perdre seulement une entreprise ; cela revient aussi à affaiblir, même symboliquement, la mobilisation technologique nationale</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Du point de vue géoéconomique, cette affaire confirme que le marché mondial de la technologie avancée est en train de se rétrécir. <br />   <br />  La libre circulation des capitaux, des compétences et des entreprises subsiste formellement, mais elle est désormais comprimée par des contrôles croisés, des licences, des blocages administratifs et des vérifications de sécurité. Le capital occidental continue de chercher l’innovation là où elle se trouve, mais les États prétendent désormais décider quelles innovations peuvent sortir des frontières et lesquelles doivent rester sous contrôle national. <br />   <br />  <strong>Le résultat est une accélération de la fragmentation du système mondial : les chaînes de valeur, les centres de recherche et les plateformes numériques tendront de plus en plus à s’organiser en blocs politico-stratégiques plutôt qu’en fonction de la seule efficacité économique.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géopolitique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan géopolitique, le cas Manus montre que la compétition entre les États-Unis et la Chine est entrée dans une phase plus mûre et plus dure. Nous ne sommes plus seulement à l’époque des droits de douane, des semi-conducteurs ou des restrictions à l’exportation. Nous sommes dans une phase où chaque acquisition, chaque transfert de siège, chaque déplacement de chercheurs peut être lu comme un acte de réalignement stratégique. <br />   <br />  La Chine ne veut plus se contenter de rattraper son retard : elle veut retenir, discipliner et politiser son propre écosystème technologique. Les États-Unis, de leur côté, continuent d’utiliser la force d’attraction de leur marché pour absorber ce qu’ils jugent utile à la course à la suprématie dans l’intelligence artificielle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le précédent qui pèsera sur l’avenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La question décisive, désormais, n’est pas seulement le destin de Manus ou de ses dirigeants. Le point central, c’est le précédent. <br />   <br />  Si Pékin démontre qu’il peut ralentir, conditionner ou même bloquer la vente d’une société transférée à l’étranger mais née dans son propre périmètre technologique, alors toute opération future de ce type deviendra plus risquée, plus coûteuse et plus politique. <br />   <br />  Pour les investisseurs, cela signifie de l’incertitude. Pour les entreprises chinoises, cela signifie que la voie de fuite vers Singapour ou d’autres centres asiatiques ne garantit plus aucune immunité. Pour les Américains, cela signifie qu’acquérir de l’innovation chinoise, même indirectement, deviendra toujours plus difficile. Et pour tous, cela signifie que l’intelligence artificielle est désormais entrée, sans plus aucune fiction, dans le vocabulaire de la souveraineté et de la guerre économique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/03/25/meta-manus-china-executives-banned/" target="_blank">https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/03/25/meta-manus-china-executives-banned/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/china-reviews-metas-purchase-ai-startup-manus-ft-reports-2026-01-07/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/china-reviews-metas-purchase-ai-startup-manus-ft-reports-2026-01-07/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-25/china-restricts-manus-founders-from-leaving-china-ft-says" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-25/china-restricts-manus-founders-from-leaving-china-ft-says</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.wsj.com/tech/leaders-of-ai-firm-bought-by-meta-are-restricted-from-leaving-china-6b79da34" target="_blank">https://www.wsj.com/tech/leaders-of-ai-firm-bought-by-meta-are-restricted-from-leaving-china-6b79da34</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #intelligenceartificielle, #Meta, #Chine, #souverainetétechnologique, #Manus, #géopolitique, #IAgénérative, #controledesexportations, #tensionssinoaméricaines, #agentsIA
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Meta, Manus et le nouveau rideau de fer de l’intelligence artificielle</title>
   <updated>2026-03-27T14:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Meta-Manus-et-le-nouveau-rideau-de-fer-de-l-intelligence-artificielle_a7281.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-03-27T14:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
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    <![CDATA[
La tentative de rachat de Manus par Meta expose la nouvelle frontière géopolitique de l’intelligence artificielle. En bloquant la sortie du territoire de deux dirigeants de la start-up, Pékin montre qu’il considère désormais chaque technologie, chaque talent et chaque transfert comme un actif stratégique. L’affaire Manus devient ainsi le symbole d’un monde où l’innovation ne circule plus librement, mais se négocie sous haute tension entre puissances rivales.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95653160-66836981.jpg?v=1774618173" alt="Meta, Manus et le nouveau rideau de fer de l’intelligence artificielle" title="Meta, Manus et le nouveau rideau de fer de l’intelligence artificielle" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Manus a bien été rachetée par Meta, et l’opération est considérée comme finalisée depuis décembre 2025 — même si elle fait toujours l’objet d’un examen et de fortes pressions réglementaires de la part de Pékin.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand une vente devient une affaire de souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’affaire <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Manus_(agent_IA)" target="_blank">Manus</a>, société d’intelligence artificielle fondée par des entrepreneurs chinois puis transférée à Singapour avant sa cession à Meta, n’est pas un simple épisode de finance technologique. Le fait que Pékin ait empêché deux dirigeants de l’entreprise, le directeur général Xiao Hong et le directeur scientifique Ji Yichao, de quitter la Chine pendant l’examen de l’opération de 2 milliards de dollars montre que l’intelligence artificielle n’est plus traitée comme un secteur économique parmi d’autres, mais comme un domaine d’intérêt stratégique national. <br />   <br />  Pour les autorités chinoises, le problème ne tient pas seulement à la régularité administrative de l’opération, mais aussi au risque de transfert de technologies, de compétences et de capacités organisationnelles vers les États-Unis.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le vrai nœud : non pas le capital, mais le contrôle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Manus opère dans le domaine des agents d’intelligence artificielle, c’est-à-dire des systèmes qui ne se limitent pas à répondre comme un assistant conversationnel, mais qui peuvent lire et écrire des fichiers, analyser des données, construire des applications et agir de manière relativement autonome sur l’ordinateur de l’utilisateur. Il s’agit d’un saut qualitatif décisif, car il déplace l’intelligence artificielle du terrain de l’interface vers celui de l’action. <br />   <br />  C’est précisément pour cela que Meta a acheté Manus en décembre 2025, en l’intégrant à sa course au rattrapage face à ses rivaux dans le champ de l’intelligence artificielle générative. Il ne s’agit pas d’une opération marginale : pour Meta, c’est l’un des mouvements les plus importants d’une stratégie déjà marquée par des acquisitions de plusieurs milliards, des restructurations internes et un recrutement agressif de chercheurs.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La réponse chinoise : ne plus “vendre les récoltes avant maturité”</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Selon plusieurs informations concordantes, à Pékin s’est diffusée la crainte de ce que certains responsables décrivent comme le risque de “vendre les jeunes récoltes”, c’est-à-dire de céder trop tôt à l’étranger des entreprises, des talents et des technologies susceptibles de devenir décisifs pour la puissance nationale. <br />   <br />  La révision menée par le ministère du Commerce procède précisément de cette logique : vérifier si le transfert du groupe de Pékin et Wuhan vers Singapour, puis sa vente à Meta, ont enfreint les règles chinoises sur les contrôles des exportations technologiques ou sur les investissements. En d’autres termes, la Chine ne veut pas que Singapour devienne le corridor par lequel ses entreprises les plus prometteuses changent de nationalité juridique avant de finir peu après dans le périmètre stratégique américain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pékin élève le niveau de l’affrontement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’élément le plus significatif est que cette affaire marque un durcissement évident de la posture chinoise. Pékin a décidé de transformer la régulation économique en instrument de dissuasion géopolitique. <br />   <br />  Le message est simple : celui qui transfère à l’étranger des cerveaux, des brevets, des compétences et des plateformes considérés comme sensibles peut être traité non comme un entrepreneur global ordinaire, mais comme un acteur touchant directement aux intérêts stratégiques de l’État. C’est là un changement d’époque. <br />  La Chine ne se contente plus de surveiller ; elle signale qu’elle est prête à contraindre.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’illusion occidentale de pouvoir drainer le talent chinois sans réaction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pendant des années, la supériorité américaine dans les hautes technologies s’est nourrie aussi de sa capacité à attirer chercheurs, entrepreneurs et capital humain venus de Chine, d’Inde et du reste du monde. Mais ce modèle se fissure désormais sur deux fronts. <br />   <br />  D’un côté, Washington continue de voir l’intelligence artificielle chinoise comme une menace pour sa suprématie technologique ; de l’autre, Pékin répond en fermant les failles par lesquelles cet avantage concurrentiel américain s’alimentait. <br />  Le cas Manus montre qu’il ne suffit plus de fonder une société à Singapour ou de déplacer une équipe hors de Chine pour neutraliser le contrôle politique de Pékin. <br />   <br />  <strong>La nationalité juridique n’efface pas l’origine stratégique d’une entreprise.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La militarisation silencieuse du secteur privé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans le même temps, la direction chinoise a fixé comme objectif le renforcement du lien entre les entreprises technologiques privées et l’appareil militaire, en parlant explicitement de victoire dans la bataille pour les technologies fondamentales. C’est un passage crucial. Il signifie que la Chine considère l’intelligence artificielle non seulement comme un levier de croissance ou de prestige industriel, mais comme une infrastructure de puissance globale : économique, militaire et informationnelle. <br />   <br />  Dans ce cadre, laisser une société comme Manus être absorbée par Meta ne signifie pas perdre seulement une entreprise ; cela revient aussi à affaiblir, même symboliquement, la mobilisation technologique nationale</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Du point de vue géoéconomique, cette affaire confirme que le marché mondial de la technologie avancée est en train de se rétrécir. <br />   <br />  La libre circulation des capitaux, des compétences et des entreprises subsiste formellement, mais elle est désormais comprimée par des contrôles croisés, des licences, des blocages administratifs et des vérifications de sécurité. Le capital occidental continue de chercher l’innovation là où elle se trouve, mais les États prétendent désormais décider quelles innovations peuvent sortir des frontières et lesquelles doivent rester sous contrôle national. <br />   <br />  <strong>Le résultat est une accélération de la fragmentation du système mondial : les chaînes de valeur, les centres de recherche et les plateformes numériques tendront de plus en plus à s’organiser en blocs politico-stratégiques plutôt qu’en fonction de la seule efficacité économique.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géopolitique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan géopolitique, le cas Manus montre que la compétition entre les États-Unis et la Chine est entrée dans une phase plus mûre et plus dure. Nous ne sommes plus seulement à l’époque des droits de douane, des semi-conducteurs ou des restrictions à l’exportation. Nous sommes dans une phase où chaque acquisition, chaque transfert de siège, chaque déplacement de chercheurs peut être lu comme un acte de réalignement stratégique. <br />   <br />  La Chine ne veut plus se contenter de rattraper son retard : elle veut retenir, discipliner et politiser son propre écosystème technologique. Les États-Unis, de leur côté, continuent d’utiliser la force d’attraction de leur marché pour absorber ce qu’ils jugent utile à la course à la suprématie dans l’intelligence artificielle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le précédent qui pèsera sur l’avenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La question décisive, désormais, n’est pas seulement le destin de Manus ou de ses dirigeants. Le point central, c’est le précédent. <br />   <br />  Si Pékin démontre qu’il peut ralentir, conditionner ou même bloquer la vente d’une société transférée à l’étranger mais née dans son propre périmètre technologique, alors toute opération future de ce type deviendra plus risquée, plus coûteuse et plus politique. <br />   <br />  Pour les investisseurs, cela signifie de l’incertitude. Pour les entreprises chinoises, cela signifie que la voie de fuite vers Singapour ou d’autres centres asiatiques ne garantit plus aucune immunité. Pour les Américains, cela signifie qu’acquérir de l’innovation chinoise, même indirectement, deviendra toujours plus difficile. Et pour tous, cela signifie que l’intelligence artificielle est désormais entrée, sans plus aucune fiction, dans le vocabulaire de la souveraineté et de la guerre économique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/03/25/meta-manus-china-executives-banned/" target="_blank">https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/03/25/meta-manus-china-executives-banned/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/china-reviews-metas-purchase-ai-startup-manus-ft-reports-2026-01-07/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/china-reviews-metas-purchase-ai-startup-manus-ft-reports-2026-01-07/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-25/china-restricts-manus-founders-from-leaving-china-ft-says" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-25/china-restricts-manus-founders-from-leaving-china-ft-says</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.wsj.com/tech/leaders-of-ai-firm-bought-by-meta-are-restricted-from-leaving-china-6b79da34" target="_blank">https://www.wsj.com/tech/leaders-of-ai-firm-bought-by-meta-are-restricted-from-leaving-china-6b79da34</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #intelligenceartificielle, #Meta, #Chine, #souverainetétechnologique, #Manus, #géopolitique, #IAgénérative, #controledesexportations, #tensionssinoaméricaines, #agentsIA
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Meta-Manus-et-le-nouveau-rideau-de-fer-de-l-intelligence-artificielle_a7281.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La Russie et la Chine face à la guerre contre l'Iran. un révélateur implacable du désordre mondial.</title>
   <updated>2026-04-04T15:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-Russie-et-la-Chine-face-a-la-guerre-contre-l-Iran-un-revelateur-implacable-du-desordre-mondial_a7270.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95608434-66809942.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-25T16:58:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La guerre menée contre l’Iran agit comme un révélateur implacable du désordre mondial naissant. En quelques semaines, elle a exposé les limites des puissances émergentes, la fragilité des cadres multipolaires, l’impuissance européenne et les hésitations russo-chinoises, tout en dévoilant la résilience inattendue de Téhéran. Ce conflit, loin d’être régional, dévoile une transition géopolitique chaotique où l’ordre américain se durcit tandis qu’aucune alternative crédible ne parvient encore à s’imposer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95608434-66809942.jpg?v=1774457298" alt="La Russie et la Chine face à la guerre contre l'Iran. un révélateur implacable du désordre mondial." title="La Russie et la Chine face à la guerre contre l'Iran. un révélateur implacable du désordre mondial." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Moyen-Orient comme banc d'essai du nouveau désordre mondial</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La guerre contre l'Iran ne se limite pas à ravager le Moyen-Orient. Elle met à nu, avec une brutalité rare, l'état réel des rapports de force mondiaux. C'est là le point essentiel : nous ne sommes pas seulement face à un conflit régional élargi, mais à une crise qui implique la Russie, la Chine, l'Europe, le système des alliances occidentales et même l'idée d'un ordre multipolaire. La portée de cette affaire est telle qu'elle fait voler en éclats, en quelques semaines, nombre d'illusions accumulées au cours des dernières années : la confiance dans les Brics comme infrastructure politique alternative, l'idée que l'Organisation de coopération de Shanghai pouvait offrir un véritable cadre de sécurité, la conviction que Moscou et Pékin étaient désormais capables de protéger leurs partenaires stratégiques, et même la prétention européenne de pouvoir vivre de principes abstraits après s'être elle-même coupée des grandes sources énergétiques du continent.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le premier fait qui s'impose est la nature même de la guerre. Il ne s'agit pas seulement de bombardements, d'opérations couvertes, d'éliminations ciblées ou de pressions diplomatiques. Ce qui frappe, c'est l'impudence avec laquelle Washington a montré qu'il considérait le droit international comme un accessoire secondaire, une gêne que l'on balaie lorsqu'elle entrave la volonté de puissance. Ce n'est pas nouveau que les États-Unis aient agi en dehors des règles qu'ils proclament. Ce qui est nouveau, c'est l'absence totale de pudeur avec laquelle cette logique est désormais assumée. C'est le passage de la transgression dissimulée à la transgression revendiquée. Et c'est précisément cette franchise brutale qui a provoqué, à Moscou comme ailleurs, un choc profond : non seulement à cause de ce qui a été fait, mais à cause de la manière dont cela a été affiché.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Moscou entre silence et désarroi. La prudence du Kremlin devient une faiblesse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Si l'on observe la réaction russe, le contraste est net. D'un côté, il y a le sommet du pouvoir : le président, le ministre des Affaires étrangères, le porte-parole du Kremlin. De l'autre, il y a les commentateurs, les plateaux de télévision, les milieux politico-médiatiques qui accompagnent et souvent devancent les humeurs de l'État profond russe. C'est précisément là qu'apparaît une fracture significative. Aux plus hauts niveaux, la Russie a réagi avec une extrême prudence, presque avec un silence embarrassé. Peu de mots, très généraux, aucune véritable initiative capable de donner l'image d'une puissance prête à utiliser son poids diplomatique, économique ou stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette prudence procède d'un choix précis : garder ouverts les canaux avec tout le monde, continuer à se présenter comme interlocuteur universel, ne pas rompre avec Washington, ne pas compromettre les relations avec Israël et avec les États du Golfe, préserver son rôle de médiateur. Mais dans une crise d'une telle ampleur, la médiation permanente cesse d'apparaître comme une vertu et commence à ressembler à une forme d'insignifiance. Quand un ordre régional s'effondre, il ne suffit pas d'exprimer des regrets. Une grande puissance doit choisir, prendre des risques, montrer que son influence est autre chose qu'une posture diplomatique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Et c'est ici que la Russie apparaît en difficulté.</strong> La guerre contre l'Iran a aussi frappé le Kremlin pour une autre raison : elle a mis à nu l'inadéquation de la méthode suivie jusqu'ici en Ukraine. Dans le débat russe, une critique de la guerre lente d'usure menée par Moscou est apparue avec une netteté inhabituelle. Certains commentateurs et certaines figures publiques proches du pouvoir ont laissé entendre que l'approche graduelle, prudente, calibrée, pouvait avoir sa logique dans un contexte contrôlé, mais qu'elle n'était plus adaptée à un système international dans lequel les États-Unis et Israël montrent qu'ils peuvent frapper avec une brutalité soudaine, en ignorant les limites et les conséquences. En d'autres termes, l'attaque contre l'Iran a produit aussi un effet psychologique à l'intérieur du camp russe : elle a rendu plus visible l'idée que la guerre lente ne suffit plus.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La surprise iranienne. Résilience militaire et puissance d'interdiction économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Mais le point décisif de la crise est ailleurs : l'Iran n'a pas cédé.</strong> Beaucoup imaginaient qu'une offensive d'une telle dureté briserait rapidement le commandement et le contrôle, paralyserait les capacités de réponse, désarticulerait la structure politico-militaire du pays. Cela ne s'est pas produit. Téhéran a démontré une résilience surprenante. Il a continué à maintenir des capacités de lancement, des priorités de tir, une coordination opérationnelle, une pression psychologique et une possibilité de riposte stratégique. En substance, il a démenti l'hypothèse selon laquelle la supériorité technologique de ses adversaires suffirait à elle seule à provoquer l'effondrement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cet élément a une valeur immense pour Moscou et Pékin. Tous deux ont dû prendre acte que l'Iran, laissé pratiquement sans couverture concrète par les grandes structures eurasiatiques, a pourtant réussi à défendre ses intérêts mieux que prévu. D'où une question embarrassante : peut-être Téhéran avait-il raison de ne pas se lier complètement à une alliance militaire formelle avec la Russie ou la Chine ? Peut-être avait-il compris qu'au moment décisif, ces garanties se révéleraient plus politiques que réelles ? La guerre semble l'indiquer.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>L'autre grand facteur est géoéconomique.</strong> L'Iran a montré qu'il dispose d'un levier qui dépasse largement la seule dimension militaire : la capacité de rendre insécurisé l'ensemble du système énergétique du Golfe. Et ici, le nœud d'Hormuz n'est qu'une partie du problème. Si Téhéran est capable de frapper ou de mettre en danger la production d'hydrocarbures, les installations vitales, les infrastructures de dessalement, alors la vulnérabilité ne concerne plus seulement le transit des pétroliers. Elle touche l'existence même du flux énergétique. Si l'on ne produit plus, il n'y a plus rien à transporter. En ce sens, le contrôle iranien de la crise va au-delà du simple contrôle du détroit : c'est une capacité d'interdiction systémique qui touche le cœur de l'économie mondiale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'échec des cadres multipolaires. Les Brics et Shanghai révèlent leurs limites</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">De cette guerre sort également affaiblie, peut-être humiliée, la narration multipolaire. Pendant des années, on a parlé des Brics comme de l'embryon d'un ordre alternatif, d'une plateforme destinée à remplacer progressivement les institutions nées après 1945. On a imaginé que la coopération entre la Russie, la Chine, l'Inde, l'Iran et d'autres acteurs pourrait construire un système de protection réciproque, sinon militaire, du moins politique et financier. La réalité a été bien plus cruelle. Au moment de l'épreuve, les <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/BRICS%2B" target="_blank">BRICS</a>  n'ont rien offert de concret. Ni dissuasion, ni soutien visible, ni capacité de réaction commune.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Il en va de même, avec quelques nuances, pour l'<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai" target="_blank">Organisation de coopération de Shanghai.</a>  Là encore, la crise iranienne a montré qu'il existe des forums, des déclarations, des cadres de dialogue, mais pas encore un bloc stratégique capable d'agir. Trop d'intérêts divergents, trop de dépendances vis-à-vis des marchés occidentaux, trop de réticence à payer le prix d'un affrontement frontal avec Washington. La guerre contre l'Iran a donc brisé non seulement les certitudes occidentales, mais aussi une grande partie des espérances orientales.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">On comprend mieux, rétrospectivement, pourquoi les projets les plus ambitieux visant à construire un système alternatif aux circuits économico-financiers dominés par l'Occident sont restés inachevés. L'absence d'une véritable monnaie des BRICS, l'inexistence de mécanismes d'échange réellement substitutifs, la fragilité des structures communes n'étaient pas de simples retards techniques. C'étaient les signes d'une faiblesse politique déjà présente, que la guerre a rendue impossible à cacher.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Chine et la politique du retrait prudent. Pékin évite le risque et perd du prestige</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Si la Russie paraît hésitante, la Chine semble presque paralysée. Sa prudence à l'égard de l'Iran a été encore plus marquée, presque incompréhensible si l'on considère le rôle de Pékin comme pilier économique de l'Eurasie et promoteur de la stabilité régionale. Pourtant, ses déclarations ont été d'une extrême modération, ses gestes concrets invisibles, son soutien politique réduit au strict minimum. <br />   <br />  Ce choix répond certainement à un calcul : la Chine ne veut pas être entraînée dans une confrontation directe alors qu'elle est déjà engagée dans une compétition de longue haleine avec les États-Unis sur le commerce, la technologie et le Pacifique. Mais toute prudence a un coût. Et ce coût, dans ce cas, est réputationnel et stratégique. Une puissance qui aspire à guider un ordre alternatif ne peut pas paraître absente lorsque l'un des piliers de cet ordre est frappé.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe, victime de sa propre cécité. De la rupture avec la Russie à la dépendance totale au gaz naturel liquéfié américain</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La guerre contre l'Iran frappe aussi de plein fouet l'Europe, et le tableau est presque grotesque. Les gouvernements européens ont célébré comme une conquête stratégique le renoncement au gaz et au pétrole russes. Ils ont transformé une dépendance énergétique en une dépendance politique encore plus lourde, en se livrant au gaz naturel liquéfié américain et à des approvisionnements plus coûteux, plus fragiles, plus exposés aux chantages géopolitiques. Aujourd'hui, avec un Moyen-Orient emporté dans la crise, le continent se retrouve également coupé d'une seconde grande zone énergétique. Le résultat est simple : hausse des prix, inflation, contrecoups industriels, tensions sociales et perte supplémentaire d'autonomie.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'aspect le plus grave est toutefois politique. L'Union européenne continue à parler le langage de la solidarité et des valeurs, au moment même où elle adopte des choix qui vont contre les intérêts matériels de ses propres États membres. À cet égard, la crise actuelle pourrait se révéler fatale pour une partie des dirigeants européens. Car il ne s'agit plus de divergences tactiques, mais d'une contradiction structurelle : on ne peut pas conduire un continent vers la rareté énergétique, la désindustrialisation et la subordination stratégique sans payer, tôt ou tard, un prix politique très élevé.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Dans le même temps, les premières fissures apparaissent.</strong> Certains dirigeants européens commencent à laisser entendre qu'après la guerre, il sera inévitable de normaliser les rapports avec la Russie. Le discours reste prudent, ambigü, plein de précautions, mais il signale qu'un mouvement est en cours. Car une partie de l'Europe commence à comprendre qu'il ne peut y avoir de stabilité continentale fondée sur l'isolement permanent du plus grand pays européen par le territoire, les ressources et le poids militaire. Et ici, la question ukrainienne se relie directement à la crise iranienne : l'une comme l'autre montrent le coût d'une Europe incapable de penser en termes autonomes.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Ukraine en arrière-plan de la guerre globale. Les deux crises se nourrissent mutuellement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La guerre en Ukraine est elle aussi affectée par les conséquences du conflit moyen-oriental. L'imbrication est évidente. L'absorption de systèmes de défense aérienne, de missiles et de ressources américaines par le théâtre irano-israélien réduit inévitablement la disponibilité de moyens pour Kiev. D'un point de vue matériel, les deux guerres sont déjà interconnectées. Mais elles le sont aussi politiquement. La diplomatie appliquée à l'Iran, faite de négociations vidées de leur substance par le recours à la force, renforce à Moscou la conviction que le terrain décisif demeure le champ de bataille. En Russie grandit ainsi l'idée que la question ukrainienne ne se réglera pas dans des pourparlers mais sur le terrain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pendant ce temps, le long du front, on aperçoit les signes d'une nouvelle phase. L'emploi plus visible de moyens lourds et de chars de combat par la Russie suggère une plus grande confiance dans sa capacité à contenir ou neutraliser la menace des drones ukrainiens. L'objectif reste celui des grands nœuds du Donbass encore sous contrôle de Kiev, mais la lenteur d'ensemble de l'avance montre aussi qu'il ne s'agit pas d'une promenade militaire. Les Ukrainiens continuent à se battre avec acharnement, mais ils souffrent d'une contraction évidente en hommes et en moyens. Le point politique est que le conflit n'est plus pensé en Europe comme quelque chose à conclure véritablement : on l'imagine plutôt comme une trêve utile pour se réorganiser en vue d'un affrontement ultérieur.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un désordre plus profond que toutes les prévisions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La conclusion est sévère mais limpide. La guerre contre l'Iran n'a pas seulement embrasé une région : elle a ouvert une crise de vérité. Elle a montré que les États-Unis peuvent encore imposer le choc, mais non maîtriser toutes les conséquences. Elle a montré que la Russie et la Chine contestent l'hégémonie américaine, sans être encore capables de la remplacer ni de protéger réellement leur propre espace politique. Elle a montré que l'Iran, présenté tant de fois comme vulnérable ou isolé, possède au contraire des ressources de résilience et des capacités d'interdiction supérieures à ce que l'on voulait admettre. Et elle a montré enfin que l'Europe est l'acteur le plus démuni de tous : privé de stratégie autonome, prisonnier de son moralisme, dépendant sur le plan énergétique et incapable de comprendre le lien entre économie, puissance et sécurité.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Nous n'assistons pas à la naissance ordonnée d'un monde multipolaire. Nous entrons dans une zone grise bien plus dangereuse : un système où l'ordre américain est toujours plus brutal et toujours moins légitime, tandis que les alternatives orientales sont encore trop fragiles pour devenir un véritable système. Au milieu, le Moyen-Orient demeure le détonateur et le laboratoire. Et le reste du monde, de l'Europe à l'Asie, découvre qu'il ne vit pas dans un temps d'équilibre, mais dans une longue transition dominée par le chaos.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://eng.sectsco.org/">https://eng.sectsco.org/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://eng.sectsco.org/20260302/2180947.html">https://eng.sectsco.org/20260302/2180947.html</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://www.csis.org/special-initiatives/CRINK-Axis">https://www.csis.org/special-initiatives/CRINK-Axis</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://www.iea.org/about/oil-security-and-emergency-response/strait-of-hormuz">https://www.iea.org/about/oil-security-and-emergency-response/strait-of-hormuz</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://www.iea.org/reports/oil-market-report-march-2026">https://www.iea.org/reports/oil-market-report-march-2026</a>  &nbsp;&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Géopolitique #Iran #Russie #Chine #MoyenOrient #Multipolarité #RelationsInternationales #BRICS #CriseÉnergétique #DésordreMondial
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/La-Russie-et-la-Chine-face-a-la-guerre-contre-l-Iran-un-revelateur-implacable-du-desordre-mondial_a7270.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Décrédibiliser le Rafale : l’autre front de la stratégie chinoise.</title>
   <updated>2026-03-14T09:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Decredibiliser-le-Rafale-l-autre-front-de-la-strategie-chinoise_a7184.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95246512-66663751.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-11T11:55:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Chine ne se contente plus de concurrencer le Rafale sur les marchés : elle s’emploie à miner sa crédibilité même. À travers un war‑game médiatisé et une campagne informationnelle d’ampleur, Pékin transforme l’avion français en cible symbolique d’une guerre économique et cognitive où l’enjeu dépasse largement l’aéronautique : il s’agit d’affaiblir un modèle stratégique français.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95246512-66663751.jpg?v=1773226450" alt="Décrédibiliser le Rafale : l’autre front de la stratégie chinoise." title="Décrédibiliser le Rafale : l’autre front de la stratégie chinoise." />
     </div>
     <div>
      <blockquote>La Chine mène une véritable guerre cognitive contre le Rafale, utilisant simulations, désinformation et pression stratégique pour affaiblir la crédibilité française. Analyse d’un affrontement où l’aéronautique devient un levier de puissance et de rivalité géopolitique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rafale : la cible privilégiée de la stratégie cognitive chinoise</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Nous sommes loin d’une simple querelle industrielle ou d’un exercice de communication militaire trop appuyé.&nbsp;  <div> <br />  Il s'agit d'une logique beaucoup plus vaste, celle que l'École de guerre économique de Paris a contribué à théoriser depuis des années : la guerre économique comme affrontement systémique, et la guerre cognitive comme bataille pour imposer une représentation du réel favorable à ses intérêts de puissance. L'EGE rappelle elle-même, à travers les travaux de Christian Harbulot, que les puissances contemporaines ne se contentent plus d'agir sur le terrain militaire ou commercial : elles travaillent simultanément sur l'information, la perception, la norme, l'image et la capacité de sidération de l'adversaire.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div><strong>À cet égard, le cas du Rafale est presque un cas d'école.</strong> Ce que Pékin a engagé contre l'avion français n'est pas seulement une concurrence de marché. C'est une opération de déstabilisation de crédibilité. C'est précisément sur ce point que les analyses diffusées sur le site de l'EGE et les travaux de Giuseppe Gagliano sur la guerre économique convergent : dans les rivalités de puissance actuelles, il ne suffit plus de fabriquer un produit performant ; il faut aussi affaiblir symboliquement le produit du concurrent, dégrader sa réputation et transformer son image de supériorité en soupçon de vulnérabilité.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le reportage de la CCTV comme opération de guerre cognitive</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Le reportage diffusé par la <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/China_Central_Television" target="_blank">CCTV</a>  entre le 24 et le 29 décembre 2025 doit être compris dans ce cadre. En montrant publiquement un war-gaming numérique conduit à Xuchang, dans le Henan, où 8 J-16 de la <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/People%27s_Liberation_Army_Air_Force" target="_blank">PLAAF</a>  affrontent 6 Rafale identifiés comme appartenant à l'armée de l'air indienne, la Chine ne produit pas seulement un contenu militaire à usage interne. Elle fabrique un récit stratégique destiné à plusieurs audiences : son opinion publique, ses partenaires, ses clients potentiels et les clients actuels de Dassault. <br />   <br />  Dans cette simulation, le Rafale apparaît comme un « <a class="link" href="https://omnirole-rafale.com/performances/" target="_blank">benchmark omnirole fighter</a>  » et comme un nœud critique du système adverse, avec une attention particulière portée au duel entre chaînes d'engagement, fusion de données, guerre électronique et missiles longue portée. Le fait même que des experts chinois aient souligné le caractère exceptionnel de cette diffusion publique, alors que ce type d'exercice reste habituellement classifié, montre qu'il s'agit d'un acte intentionnel de signalement.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>La première leçon est claire : Pékin respecte le Rafale. On n'organise pas une telle mise en scène autour d'un avion jugé secondaire. Le Rafale est reconnu comme une plateforme de très haut niveau, agile, dotée d'une excellente suite de guerre électronique, d'une forte capacité de fusion de données et d'une polyvalence redoutable. Autrement dit, la Chine ne le sous-estime pas. Elle l'utilise au contraire comme adversaire de référence pour éprouver sa propre doctrine. C'est un aveu implicite de valeur opérationnelle.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Mais la seconde leçon est plus importante encore. La Chine ne cherche pas à démontrer qu'un avion chinois serait mécaniquement supérieur au Rafale dans un duel pur. Elle cherche à imposer une autre grille de lecture : celle de la supériorité systémique. Le rapport 8 contre 6, l'insistance sur la saturation, sur les réseaux de commandement, sur l'économie du missile et sur l'effet d'attrition traduisent une philosophie profondément cohérente avec la pensée chinoise de la compétition contemporaine. Il ne s'agit pas de gagner seulement par la plateforme, mais par l'architecture globale du combat. Nous sommes au cœur d'une logique de guerre économique systémique : la Chine ne vend pas uniquement un chasseur ; elle vend un écosystème de puissance.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Du combat aérien à la destruction de réputation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Ce qui s'est joué après les affrontements indo-pakistanais de mai 2025 confirme cette lecture. La perte d'au moins un Rafale indien a été exploitée pour construire un récit beaucoup plus large que l'événement lui-même. Reuters a rapporté qu'en novembre 2025 un rapport de la U.S.-China Economic and Security Review Commission affirmait que la Chine avait mené une campagne destinée à discréditer le Rafale après ce conflit, en combinant relais diplomatiques, faux comptes sur les réseaux sociaux, images manipulées et contenus générés par intelligence artificielle. AP a également relayé les inquiétudes françaises sur une vaste campagne de désinformation visant l'image du chasseur français et, au-delà, la crédibilité stratégique de la France.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div><strong>C'est ici que la grille de lecture de la guerre cognitive devient décisive. La cible réelle n'est pas seulement l'avion. La cible, c'est la confiance. </strong> <br />   <br />  Confiance des États clients, confiance des états-majors, confiance des opinions, confiance des élites administratives qui arbitrent les achats d'armement. L'objectif est d'installer un doute durable : si le Rafale peut tomber, si son image peut être altérée, alors la France perd une part de son autorité stratégique. Il s'agit d'une action sur la sphère cognitive visant à transformer la perception de la réalité pour obtenir un avantage économique et politique.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Les écrits de Giuseppe Gagliano sur la guerre économique insistent depuis longtemps sur cette dimension invisible du conflit : les puissances ne cherchent pas seulement à conquérir des marchés, elles cherchent à produire l'affaiblissement psychologique, narratif et décisionnel du concurrent. Dans cette perspective, le Rafale n'est plus seulement un chasseur français. Il devient un support symbolique à travers lequel on attaque un modèle national d'autonomie industrielle, de diplomatie d'armement et de souveraineté technologique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le véritable enjeu : casser le modèle français</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Derrière le Rafale, il y a en effet beaucoup plus qu'un avion. Il y a une filière industrielle. <br />   <br />  Il y a une offre intégrée. Il y a une relation de long terme avec le client, faite d'armements, de formation, de maintenance, de doctrine, d'interopérabilité et d'influence politique. En ce sens, frapper l'image du Rafale revient à viser la France comme puissance exportatrice autonome. C'est réduire sa capacité à exister face aux États-Unis et face à la Chine. C'est aussi tenter de fermer un espace intermédiaire qui gêne Pékin : celui d'un fournisseur occidental non américain, crédible, technologiquement souverain et capable de s'implanter durablement en Asie, au Moyen-Orient et ailleurs.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Le reportage de la CCTV ne doit donc pas être lu isolément. Il prolonge une séquence qui comprend les affrontements indo-pakistanais, la campagne de désinformation postérieure, le travail diplomatique discret auprès de certains pays clients et la volonté générale de Pékin de présenter ses propres appareils comme les vecteurs naturels d'un nouvel ordre sécuritaire asiatique. En langage harbulotien, nous sommes devant une manœuvre globale d'encerclement cognitif et de pression économique indirecte.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Taïwan : le point où la guerre économique deviendrait crise diplomatique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>C'est dans ce contexte qu'il faut mesurer la portée de l'intérêt taïwanais pour le Rafale. En septembre 2025,<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Trappier" target="_blank"> Éric Trappier</a>  a déclaré devant une commission de l'Assemblée nationale que les Taïwanais voulaient le Rafale, tout en précisant que la décision relevait de l'État français. Plusieurs médias spécialisés ont ensuite rappelé que la flotte de Mirage 2000-5 de Taïwan, acquise au début des années 1990, approche de la fin de son cycle opérationnel et devient de plus en plus coûteuse à soutenir.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Si Taïwan achetait le Rafale, l'impact industriel serait considérable. Une commande de 36 à 60 appareils, avec missiles, maintenance, pièces, formation et soutien, représenterait plusieurs milliards d'euros et renforcerait durablement l'écosystème Dassault-Thales-Safran. Elle donnerait de l'air à la chaîne de production, consoliderait les standards les plus avancés du Rafale et renforcerait la position française dans l'aéronautique de combat à un moment où la compétition mondiale se durcit. Pour Taipei, ce serait un saut qualitatif majeur en matière de dissuasion, d'interopérabilité occidentale et de crédibilité politique.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Mais du point de vue chinois, une telle vente serait interprétée comme un acte d'hostilité politique. Non pas un contrat, mais un franchissement de ligne rouge. Pékin réagirait vraisemblablement sur plusieurs registres à la fois, conformément à sa pratique des rapports de force multidimensionnels : pression diplomatique, menaces économiques, ciblage des entreprises françaises, activations de campagnes informationnelles, intensification du discrédit contre le Rafale et, plus largement, tentative de punir Paris pour avoir lié son autonomie stratégique à un dossier que la Chine considère comme existentiel.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>La vente d'un système d'armes à Taïwan ne serait pas seulement un acte relevant de la diplomatie traditionnelle. Elle deviendrait un épisode de guerre économique au sens plein : affrontement entre chaînes industrielles, instrumentalisation des dépendances commerciales, action sur les perceptions, punition réputationnelle et démonstration de puissance. La Chine dirait en substance à la France : si vous transformez le Rafale en symbole politique dans le détroit, nous transformerons vos intérêts économiques en champ de représailles.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Rafale comme révélateur d'un nouvel âge du conflit</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Au fond, l'affaire du Rafale révèle un basculement beaucoup plus large. Nous entrons dans un âge où la concurrence entre puissances industrielles ne se joue plus seulement sur les performances techniques, ni même seulement sur les prix. Elle se joue sur la capacité à construire un récit de supériorité, à miner la confiance adverse, à influencer l'environnement décisionnel des acheteurs et à fusionner l'économique, le militaire, le diplomatique et le cognitif dans une même manœuvre.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>C'est pour cela que le Rafale intéresse tant Pékin. Parce qu'il incarne exactement ce que la Chine veut battre : un produit performant, certes, mais surtout un vecteur de présence stratégique française. En le prenant pour cible, la Chine cherche moins à prouver qu'elle sait détruire un avion qu'à montrer qu'elle sait défaire une réputation, déplacer un imaginaire de puissance et imposer sa propre centralité sur le marché mondial des chasseurs.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Relu à la lumière de l'EPGE, des travaux de Christian Harbulot et des analyses de Giuseppe Gagliano, le dossier devient limpide. Le Rafale n'est pas seulement confronté à un concurrent. Il est pris dans une offensive de guerre économique et de guerre cognitive. Et si demain Taïwan entrait dans l'équation, cette offensive cesserait d'être seulement implicite : elle deviendrait l'un des théâtres les plus visibles de la confrontation entre la France et la Chine.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources </b></div>
     <div>
      <blockquote>  <p style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0); min-height: 13.8px">&nbsp;<span style="font-kerning: none">Rafale / campagna cinese / fonti giornalistiche</span> <br />    <ul>  	<li style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-stroke-width: 0px; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)"><span style="-webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/china-ran-campaign-discredit-french-rafale-fighter-after-india-pakistan-conflict-2025-11-20/" target="_blank"><span style="font-kerning: none; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)">https://www.reuters.com/world/china/china-ran-campaign-discredit-french-rafale-fighter-after-india-pakistan-conflict-2025-11-20/</span></a>  </span><span style="font-kerning: none; color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"> —</span></li>  	<li style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"><span style="color: rgb(0, 0, 238)"><a class="link" href="https://apnews.com/article/64eec86b6e89718d6a49d8fdedf565f4" target="_blank"><span style="font-kerning: none; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)">https://apnews.com/article/64eec86b6e89718d6a49d8fdedf565f4</span></a>  </span><span style="font-kerning: none">&nbsp;</span></li>  </ul>    <p style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"><span style="font-kerning: none">École de Guerre Économique&nbsp;</span> <br />    <ul>  	<li style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-stroke-width: 0px; 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-webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)"><span style="-webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"><a class="link" href="https://www.ege.fr/infoguerre/encerclement-cognitif-chinois-soft-colonialisme" target="_blank"><span style="font-kerning: none; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)">https://www.ege.fr/infoguerre/encerclement-cognitif-chinois-soft-colonialisme</span></a>  </span></li>  </ul>    <p style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"><span style="font-kerning: none">Giuseppe Gagliano / OPIG / Harbulot</span> <br />    <ul>  	<li style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-stroke-width: 0px; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)"><span style="-webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"><a class="link" href="https://intelligencegeopolitica.it/la-guerra-economica-il-conflitto-invisibile-che-decide-il-futuro-delle-nazioni/" target="_blank"><span style="font-kerning: none; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)">https://intelligencegeopolitica.it/la-guerra-economica-il-conflitto-invisibile-che-decide-il-futuro-delle-nazioni/</span></a>  </span><span style="font-kerning: none; color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"> —</span></li>  	<li style="margin: 0px 0px 12px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-stretch: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-stroke-width: 0px; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)"><span style="-webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0)"><a class="link" href="https://intelligencegeopolitica.it/tag/harbulot/" target="_blank"><span style="font-kerning: none; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 238)">https://intelligencegeopolitica.it/tag/harbulot/</span></a>  </span></li>  </ul>  </blockquote>  
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     <div><b>A propos de ...</b></div>
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      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Decredibiliser-le-Rafale-l-autre-front-de-la-strategie-chinoise_a7184.html" />
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