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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T09:03:09+01:00</updated>
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   <title>En quoi l’intelligence économique constitue-t-elle, pour les TPE/PME/ETI, un levier de développement et de compétitivité à l’international ? (2/3)</title>
   <updated>2019-05-30T18:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/En-quoi-l-intelligence-economique-constitue-t-elle-pour-les-TPE-PME-ETI-un-levier-de-developpement-et-de-competitivite_a3717.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
   <published>2019-05-28T13:57:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 13 mars 2019, autour de trois grands acteurs de l’Intelligence Économique et de la donnée plus d’une quarantaine de personnes ont répondu présent à l’invitation du Café Économique, dans les locaux de Bercy au restaurant « Le Club » (bâtiment Colbert).     <div><b>Benoît Maille, de la CCI de Paris Ile-de-France, prit ensuite la parole. Son intervention traitait du thème : « la pratique d’une démarche de veille par et pour une PME est tout à fait possible, en France ou à l’international ».</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Bien entendu, une PME ne peut rivaliser avec un grand groupe ou une grande PME. Par nature, elle dispose de peu ou pas d’argent et de moyens humains limités. Elle peut même être inférieure à dix personnes. Par nature, elle occupe un micro-secteur et un micro-terrain, l’information dont elle peut disposer peut-être très restreinte ou inexistante sur le net (et encore plus dans certaines zones géographiques comme l’Afrique) ou les supports d’information comme la presse ou les magazines. Le chef d’entreprise, ou le cadre en charge de la veille, doit donc disposer de plus de capteurs humains et être beaucoup plus à l’écoute de ses partenaires économiques, ses clients, ses fournisseurs, des autorités locales.</div>  &nbsp; <br />  De même, il ne pourrait pas surveiller tous les thèmes d’informations qu’il souhaiterait, il est obligé de se focaliser sur trois ou quatre thèmes essentiels et s’y tenir. A charge pour lui de revoir ses priorités quand cela s’avère nécessaire, d’alterner ou d’abandonner une thématique, pour une autre ou pas. <br />  &nbsp; <br />  Afin de maîtriser ses coûts et d’avoir un budget raisonnable, utiliser des outils gratuits est essentiel. Il en existe de nombreux en open-source. Il lui faut les tester et voir ceux qui lui conviennent le mieux. A côté du coût, les outils se doivent d’être simples, peu techniques. <br />  &nbsp; <br />  Il devra ensuite s’abonner aux principales sources d’informations gratuites qui peuvent exister sur son secteur d’activité, des sources généralistes et plus techniques. Dans la mesure du possible, il conviendra de privilégier les sources originelles et d’éviter les redondances. Cela peut être de la presse, nationale, internationale à partir, par exemple, de Google Actu. Mais aussi des sources institutionnelles&nbsp;: ministères, organismes statistiques, organisations internationales... <br />  &nbsp; <br />  Le chef d’entreprise doit trouver un équilibre entre les sources mobilisées et les besoins de veille déterminés au départ. Ne pas hésiter à commencer avec un dispositif modeste qu’il fera croître ensuite. Car il n’est pas un expert de la veille et ne peut consacrer entièrement son temps à cette démarche. <br />   <br />  <strong>L’important étant d’entrer dans la démarche.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Si le numérique s’affranchit des distances et permet de gagner du temps, il demande toutefois quelques présupposés, tout d’abord de maîtriser une ou deux langues étrangères et d’avoir un peu d’aisance en matière d’outils numériques. <br />  &nbsp; <br />  Deux volets sont essentiels, la collecte d’information par le biais de flux RSS afin de constituer un tableau de bord des actualités publiées&nbsp;; la capitalisation des résultats de veille afin de créer une base de connaissances, car les informations disparaissent (aussi) rapidement sur internet. <br />  &nbsp; <br />  Le support d’enregistrement des résultats de veille peut varier d’un utilisateur à un autre, mais il doit être en adéquation avec ses usages et ses contraintes de sécurité&nbsp;; cela peut être sur son intranet, un serveur local, sa messagerie ou un outil de stockage de type Evernote. <br />  &nbsp; <br />  La mise en place d’un processus de veille dans une petite structure doit s’adapter à l’organisation en place, ainsi qu’aux compétences et moyens de l’entreprise. <br />  &nbsp; <br />  Benoît Maille rappela que les facteurs clés de succès résidaient dans le caractère raisonnable de la démarche, l’équilibre entre les sources surveillées et la définition des objectifs. Que les résultats s’inscrivaient dans le temps et la durée, être régulier était essentiel, s’y consacrer une fois par semaine était un bon rythme, ni trop (deux fois par jour) ni trop peu (une fois par mois). Etre chef d’entreprise c’est courir un marathon, il faut avoir les qualités du coureur de fond et non du sprinteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jacques Orjubin, Délégué à la Communication et aux Relations Publiques du Groupement des Industries de Construction et Activités Navales, (GICAN).</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Le GICAN est le syndicat professionnel de la construction navale pour la partie civile et militaire. Ce sont plus de 180 adhérents, présents en France notamment sur le littoral etqui participent de près ou de loin à la construction d’un navire. Paquebot, Yatch, bateau de pêche pour la partie civile, sous-marin, porte-avions ou patrouilleur et autres pour la partie militaire. <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;En tant que syndicat professionnel, nous avons une démarche pour structurer l’intelligence économique des adhérents qui sont à 20&nbsp;% des grands groupes et ETI et à 80&nbsp;% des PME. Les plus connus, qui sont par exemple Naval Groupe, Thales, les Chantiers navals de l’Atlantique sont bien au fait de cette discipline, en revanche les PME sont encore au stade de l’évangélisation, beaucoup ignorent encore ce que c’est. Ce sont des entreprises qui n’en ont pas les moyens, ni les compétences, ni le temps.</div>    <div>&nbsp; <br />  Au niveau du Syndicat Professionnel nous prenons en charge ce soutien. A l’export, de leur permettre d’identifier les marchés, les partenaires locaux, de se protéger de leurs concurrents et d’assurer la compétitivité de leur offre à l’international. <br />  &nbsp; <br />  Pour cela nous nous appuyons sur le rôle que joue le syndicat professionnel en tant qu’intermédiaire. Nous sommes au centre des acteurs de la prise de décision, nous sommes en relation avec les décideurs publics et privés. Ce que n’ont pas forcément les PME. <br />  &nbsp; <br />  Et à partir de là nous avons accès à de l’information humaine, à des outils de veille, auxquels les PME n’ont pas forcément accès. Et avec ces informations, notre objectif est de les transformer en information à Haute Valeur Ajoutée. C’est-à-dire une information pertinente, vérifiée et qualifiée. Et enfin elle doit vivre, c’est-à-dire qu’elle doit être utile. Elle ne doit pas rester dans les mails, à l’issue d’une réunion dans une poignée de mains. Elle doit être notée et ressortir de manière pertinente pour les adhérents. <br />  &nbsp; <br />  Ce processus nous demande de la discipline, il faut penser à chercher l’information, à la demander, et ce n’est pas toujours facile dans un secteur ou la culture du secret est omniprésente. Particulièrement dans le domaine de la défense. <br />  &nbsp; <br />  Même, si cela est difficile, en tant que Syndicat, «&nbsp;c’est notre rôle&nbsp;» et la faire partager, évidemment toujours dans les limites de la confidentialité. C’est notre première mission, notre premier rôle. Mutualiser, au profit de toutes les <a class="link" href="https://gican.asso.fr/files/presses/GICAN_ANNUAIRE_2016.pdf" target="_blank">PME adhérentes</a>. <br />  &nbsp; <br />  Notre deuxième rôle sur la question de l’intelligence économique en tant que syndicat est d’évangéliser les PME sur la pertinence d’utiliser l’Intelligence Economique et de mettre en place une démarche de «&nbsp;vulgarisation&nbsp;». Afin d’accomplir cette mission, nous avons rédigé un livret à destination des PME qui présente les grands acteurs de l’intelligence économique. <br />  &nbsp; <br />  Les sources que nous utilisons sont diverses, relevant du privé ou du public. Par définition nous sommes très sensibles aux questions géostratégiques, politiques et économiques. Les informations du monde diplomatique et plus particulièrement du Quai d’Orsay sont très importantes. Mais ce n’est pas notre unique source. On peut citer les Chambres économiques, Business France, les ambassades. <br />  &nbsp; <br />  Naval Group a par exemple gagné un contrat très important il y a deux ans, notre rôle en tant que syndicat est de nous assurer les petites entreprises soient associées à cette victoire aussi bien sur notre territoire, mais qu’elles puissent aussi suivre ces grands groupes dans leur aventure internationale en s’installant par exemple en Australie. <br />  &nbsp; <br />  C’est pourquoi, nous avons décidé d’envoyer sur place, en Australie, un volontaire International en Entreprise (VIE) chargé de collecter sur place de l’information à Adélaïde, là où seront construits les futurs sous-marins australiens et lui il est en contact constant avec les autorités fédérales locales, les autorités locales publiques et privées. L’ambition là n’est pas uniquement que les entreprises françaises aillent en Australie, mais que les entreprises françaises acquièrent la culture australienne et qu’elles s’implantent durablement. En effet, il y a une très grande différence entre recevoir de l’information provenant de l’étranger et l’analyser avec un point de vue Européen, que de recevoir de l’information locale, analysé sur place par quelqu’un qui a des clés de lecture locales. <br />  &nbsp; <br />  Ce projet longuement préparé a été précédé de petits succès. Un travail de cartographie a été initié, mais qui doit être complété et approfondi par un travail d’identification de partenaires potentiels. Un groupe d’ingénierie industriel a ainsi pu identifier une entreprise partenaire en Australie et créer 50 emplois entre Cherbourg et l’Australie. Une autre similaire sur Bordeaux a pu ainsi créer 200 emplois. <br />  &nbsp; <br />  Dans les deux cas, ces entreprises au tout début étaient très réticentes et dans leur discours arrivait très vite l’argument «&nbsp;L’Australie ce n’est pas pour moi, c’est loin, c’est compliqué, comment je peux aller en Australie». C’est tout un travail pour apporter les réponses à ces craintes et dire, non ce n’est pas si compliqué. On peut donner les bonnes informations, fournir les outils d’intelligence économique pour s’implanter là-bas. On peut identifier le bon partenaire. S’installer en Australie n’est pas réservé aux grands groupes, une PME peut aussi le faire. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>En quoi l’intelligence économique constitue-t-elle, pour les TPE/PME/ETI, un levier de développement et de compétitivité à l’international ? 1/3</title>
   <updated>2019-05-28T21:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/En-quoi-l-intelligence-economique-constitue-t-elle-pour-les-TPE-PME-ETI-un-levier-de-developpement-et-de-competitivite_a3714.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
   <published>2019-05-26T17:45:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 13 mars 2019, autour de trois grands acteurs de l’Intelligence Économique et de la donnée plus d’une quarantaine de personnes ont répondu présent à l’invitation du Café Économique, dans les locaux de Bercy au restaurant « Le Club » (bâtiment Colbert).     <div>
      Cet événement est ouvert à tous, mais sur inscription. Intitulé «&nbsp;En quoi l’intelligence économique constitue-t-elle, pour les TPE/PME/ETI, un levier de développement et de compétitivité à l’international ?&nbsp;» donnait la parole à deux grandes institutions et une entreprise, les intervenants, Emmanuelle Gidoin, chargée de mission Action Economique et Entreprises, Sous-direction du commerce international, <a class="link" href="http://www.douane.gouv.fr/" target="_blank">Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI)</a>, Benoît Maille, Chargé de mission intelligence économique internationale, <a class="link" href="http://www.cci-paris-idf.fr/" target="_blank">Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Ile-de-France</a>, <a class="link" href="https://energiesdelamer.eu/publications/68-nominations/4370-jacques-orjubin-de-le-gue-a-la-communication-et-aux-relations-publiques-du-gican" target="_blank">Jacques Orjubin</a>, Délégué à la Communication et aux Relations publiques, <a class="link" href="https://gican.asso.fr/" target="_blank">GICAN</a>  (Groupement des Industries de Construction et Activités Navales<a class="link" href="#sdfootnote1sym">1</a>), Georges Fischer, fondateur de Fischer Corporate Consulting International, organisme de conseil en stratégie des organisations et développement commercial des entreprises en France et à l’international, et cofondateur de <a class="link" href="https://thenextaction.com/fr/" target="_blank">The Next @ction</a>, spécialisée dans le conseil, l’accompagnement et la formation des entreprises dans le domaine de l’utilisation du digital (e-commerce/e-business/ e-export), un spécialiste de la coopération internationale et de la gestion des risques à l’export. <br />   <br />  &nbsp;  <div id="sdfootnote1"><a class="link" href="#sdfootnote1anc">1</a>, Le GICAN a pour mission de favoriser le développement de l’industrie maritime française pour lui permettre de jouer un rôle de premier plan&nbsp;dans la valorisation, la sécurisation et la protection des espaces maritimes, aéro-maritimes, sous-marins et côtiers. Le GICAN représente l’industrie navale au sein de la filière «&nbsp;industriels de la mer&nbsp;». Le <a class="link" href="https://www.entreprises.gouv.fr/conseil-national-industrie/signature-du-contrat-de-la-filiere-industriels-de-la-mer" target="_blank">contrat stratégique de filière «&nbsp;Industriels de la mer&nbsp;»</a>, signé fin octobre 2018, vise notamment à internationaliser les entreprises et à développer l’export, en particulier pour les PME et les ETI. Cette filière comprend 4 composantes&nbsp;(industrie navale, offshore, énergies marines renouvelables, industries et services nautiques), réalisant un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards d’euros, dont 60% à l’export.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ambitieux, ce café souhaite tenter de savoir si une démarche d’Intelligence économique :</b></div>
     <div>
      &nbsp;  <ul>  	<li class="list">peut-être opérationnelle pour permettre aux TPE/PME de développer leurs activités à l’international ?</li>  	<li class="list">peut-être vecteur de coopération internationale ?</li>  	<li class="list">peut-être incluse dans les procédures de dédouanement et la lutte contre la contrefaçon, pour accompagner les entreprises à l’export ?</li>  	<li class="list">quels apports du Big Data à la démarche d’internationalisation des PME ?</li>  	<li class="list">focus sur les enjeux et la démarche mise en place par une filière industrielle très présente à l’export</li>  </ul>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Après quelques mots de bienvenue, par Frédéric Copit organisateur de l’événement, il fit un bref rappel du contexte de la transformation numérique, que nous vivons et rappela que Bercy était tout aussi impacté par cette évolution.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Emmanuelle Gidoin prit la parole pour expliquer comment les douanes incluaient l’approche de l’intelligence économique et son application dans la procédure de dédouanement et la lutte contre la contrefaçon. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  <strong>Quelques éléments de contexte et dates clés&nbsp;:</strong></div>    <ul>  	<li class="list" style="text-align: justify;">1992&nbsp;: Fin des deux blocs nés après la 2ᵉ GM et notamment de l’effondrement du bloc communiste et de «&nbsp;l’équilibre&nbsp;» qui en résultait, avec passage d’une logique bipolaire, politique, à une logique multipolaire dominée par la mondialisation des économies et par les affrontements concurrentiels entre les entreprises, entre les territoires et entre les Etats eux-mêmes.</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">1994&nbsp;: Rédaction du rapport Martre, qui est l’acte fondateur définissant la vision française de l’intelligence économique. «&nbsp;L’intelligence économique peut être définie comme l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l'entreprise, dans les meilleures conditions de qualité, de délais et de coûts. L’information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cision" target="_blank">décision</a>  de l’entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but d'améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. Ces actions, au sein de l'entreprise, s’ordonnent autour d’un cycle ininterrompu, générateur d’une vision partagée des objectifs de l'entreprise.&nbsp;»</li>  </ul>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  Ce contexte économique et politique a encore évolué notamment dans le domaine de la logistique, après les attentats de 2001 qui ont véritablement changé la manière d’envisager les rapports commerciaux. «&nbsp;Le risque terroriste est devenu une réalité. Le transport de personnes et de fret est devenu des un vecteur de ce risque&nbsp;. Pour contrecarrer, les États ont mis en place des mesures accrues pour surveiller les marchandises arrivant sur leur sol. Cet accroissement de contrôles risquant lui-même d’entraver la fluidité des échanges, les acteurs économiques ont vu leur responsabilisation sollicitée afin de contribuer à sécuriser à leur niveau la gestion de leurs chaînes logistiques et de leurs flux, dans le cadre de démarche de certifications effectuées auprès des administrations douanières. Ce que toutes les entreprises ne maîtrisent pas encore aujourd’hui.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En matière économique, nous avons une vision nouvelle de la mondialisation, nous observons : </b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list" style="text-align: justify;">&nbsp;une interconnexion croissante des économies et avec elle une interdépendance entre les entreprises qui sont liées aux chaînes d’approvisionnement,</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">un affaiblissement du multilibéralisme commercial, paradoxalement par le pays qui en a été la figure de proue. Depuis deux ans, on voit une multiplication des barrières douanières tarifaires et non tarifaires, c’est-à-dire un retour du protectionnisme, dans le cadre d’une concurrence exacerbée et de la multiplication des accords bilatéraux ou d’accords régionaux.</li>  </ul>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  Si ce tableau paraît sombre, il ne doit pas nous faire perdre de vue que l’export est un formidable outil de croissance pour l’entreprise, quelle que soit sa taille, à condition toutefois qu’elle ait conscience des risques et des menaces, qu’elle s’y adapte et qu’elle transforme ces menaces en opportunités. <br />  &nbsp; <br />  La définition de l’intelligence économique répond à cette question, «&nbsp;en surveillant son environnement l’entreprise et en intégrant les données collectées pour les transformer en véritables informations stratégiques et opérationnelles&nbsp;».</div>    <p align="justify" class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une fois le décor planté, Emmanuelle Gidoin évoqua le rôle de la Douane </b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Les douanes sont associées à la politique interministérielle d’Intelligence Économique. Elles siègent dans les instances régionales et nationales. Du fait de son positionnement clé au cœur des échanges et des places de marchés, la douane est au centre de la régulation des échanges. Dans toutes opérations de commerce, la douane est présente à deux reprises, au départ et à l’arrivée des marchandises.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Par son positionnement au sein des échanges commerciaux, par ses missions quotidiennes auprès des entreprises, la démarche d’intelligence économique est intégrée dans les missions de la douane.</div>  &nbsp; <br />  La douane a deux missions essentielles&nbsp;: une mission de contrôle et une mission économique.  <div style="text-align: justify;">La mission économique est une mission d’accompagnement des entreprises, exercée en province par des Pôles d’Actions Économiques. Il y en a au total 42 en France (métropole, DOM et PTOM). Son objectif est de faire comprendre aux entreprises que dans un contexte logistique et économique complexe, les délais d’acheminement et de livraison sont devenus des facteurs de compétitivité.</div>  &nbsp; <br />  De facto le passage en douane et la logistique prennent une importance stratégique dans l’entreprise&nbsp;; ils peuvent faire gagner du temps et de l’argent quand l’entreprise les maîtrise, en faire perdre quand elle les maîtrise pas. <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est un message que les douanes souhaitent faire entendre auprès des entreprises&nbsp;:</strong>    <ul>  	<li class="list">Quelle que soit la procédure choisie par l’entreprise pour dédouaner ses marchandises...</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Que l’entreprise fasse elle-même la déclaration en douane ou qu’elle passe par un prestataire, l’entreprise est toujours responsable des opérations. Dans tous les cas elle doit maîtriser tous ces process. La démarche de la douane est très cohérente, elle n’est pas contradictoire&nbsp;: les douanes accompagnent et accordent des facilités aux entreprises conscientes de leurs devoirs dans toutes leurs démarches afin, de les aider à anticiper et à sécuriser leurs opérations douanières et leur logistique. Ainsi, les opérations de ciblage et de contrôle se font principalement sur les autres, qui présentent un risque, même si, pour toute entreprise, la confiance n’exclut pas certaines vérifications&nbsp;!</li>  </ul>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">La démarche d’intelligence économique au sein des douanes se fait de deux manières, par des leviers offensifs et défensifs. L’objectif de la douane est d’aider les entreprises à sécuriser leurs opérations de commerce, partant du principe que toute entreprise qui fait de l’import / export est vulnérable, ce que les entreprises ont du mal prendre conscience, surtout les PME. Le raisonnement des PME est souvent le suivant «&nbsp;Je suis bien au chaud dans ma campagne, je suis tout petit&nbsp;», pourquoi venez-vous me parler d’intelligence économique&nbsp;?</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Pour Emmanuelle Gidoin, il est important que l’entreprise comprenne que dès qu’elle fait des opérations d’import-export, elle s’expose à des risques.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">A titre d’exemple, en matière de prévention de la contrefaçon, c’est-à-dire la protection du droit de propriété intellectuelle des entreprises, «&nbsp;demande d’intervention auprès des douanes&nbsp;» permet aux entreprises de mieux s’armer contre le risque d’atteinte à son droit de propriété intellectuelle.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">La demande d’intervention est un outil de lutte contre la contrefaçon, c’est une démarche préventive qui est effectuée par une entreprise qui a déposé un droit de propriété intellectuelle à l’INPI et qui va donner à la douane la possibilité d’intercepter et de retenir des marchandises suspectées de porter atteinte à son droit, le temps que l’entreprise vienne expertiser les marchandises. La douane sera sensibilisée au fait que l’entreprise concernée a protégé ses droits et si le caractère de contrefaçon est avéré, l’entreprise pourra demander leur destruction voire attaquer en justice.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">En matière de prévention, la douane effectue une veille stratégique vis-à-vis des pays qui mettent en place des pratiques de protections douanières sur des produits provenant de l’Union Européenne. Il s’agit de la Délégation aux Relations internationales (D.R.I) qui gère 18 attachés douaniers, douaniers français en poste à l’étranger, ces 18 douaniers couvrent 86 pays. Les services de la D.R.I informent les entreprises et les services douaniers de l’évolution des barrières que peuvent mettre en place certains pays.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Le levier offensif, vise à donner aux entreprises un avantage direct et immédiat, en termes de sécurité, en termes de visibilité de leur process douanier et logistique. Pourquoi&nbsp;? Parce que la compliance est un avantage concurrentiel qui permet de dédouaner plus vite et à moindre coût. Être conforme, cela permet d’être efficace.</div>  &nbsp; <br />  <strong>En douane il y a trois notions essentielles&nbsp;:</strong>    <ul>  	<li class="list">l’espèce tarifaire&nbsp;: c’est la traduction douanière de la désignation commerciale d’un produit par un code douanier et on se sert de cette espèce tarifaire pour déterminer les droits de douanes et de taxe et les différentes mesures de protections commerciales&nbsp;;</li>  	<li class="list">l’origine douanière, qui est aussi essentielle, se distingue de la provenance. Ainsi, un produit d’Italie, mais constitué de pièces produites hors d’Europe n’aura pas l’ «&nbsp;origine UE&nbsp;». De cette origine dépendront aussi des droits de douanes et toutes les mesures de politiques commerciales (droit, anti-dumping, etc.)&nbsp;;</li>  </ul>  &nbsp; <br />  <strong>De même pour la valeur en douane.</strong>    <ul>  	<li class="list">Ces fondamentaux douaniers ne sont pas toujours faciles à sécuriser. Une pomme est facile à identifier, une bouteille de Champagne à déterminer, mais une machine outils, ou un écran constitué de milliers de composants sont beaucoup plus difficiles à définir en termes d’espèce tarifaire et de valeur douanière. Ces difficultés sont donc des facteurs de fragilité pour l’entreprise. La douane offre par exemple aux entreprises la possibilité de classer l’espèce tarifaire et l’origine du produit. On délivre alors un renseignement contraignant qui s’impose aux administrations douanières européennes. C’est une procédure gratuite et qui permet vraiment à l’entreprise de sécuriser et tracer ses flux, afin d’avoir sur eux une visibilité totale.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Cette procédure de sécurisation&nbsp;permet aux entreprises : </strong>  <ul>  	<li class="list">d’être conforme face au risque de contentieux douanier à l’importation et de contrôle,</li>  	<li class="list">d’estimer et de calculer les droits de douanes à l’importation et les formalités à accomplir,</li>  	<li class="list">d’organiser sa production en fonction des coûts d’approvisionnements et de faire le choix du bon marché,</li>  	<li class="list">de prospecter des marchés à l’étranger en fonction des taxations et coûts de formalités.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  <strong>Sans en avoir l’air ce sont des avantages importants en termes de marges pour l’entreprise.</strong> <br />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;">Autre exemple, la notion d’exportateur agréé, dans le cadre d’accords commerciaux entre l’Union européenne et des pays tiers&nbsp;: les entreprises qui bénéficient de ces accords peuvent faire bénéficier à leurs clients des droits de douanes réduits ou nuls, ce qui est intéressant pour les entreprises d’un point de vue financier. La douane offre aux entreprises un statut particulier qui remplace la preuve d’origine requise normalement par un statut qui permettra d’aller beaucoup plus vite et à coût réduit tout en garantissant la traçabilité.</div>  &nbsp; <br />  Enfin, l’autorisation Opérateur Économique Agréé (OEA) est une certification douanière européenne; accordée aux entreprises qui se sont assurées, après un audit de la douane, qu’elles étaient un partenaire fiable du commerce international, par la maîtrise des fondamentaux douaniers, de la sécurité de leurs installations logistiques et de leurs flux. Ces entreprises ont intégré en leur sein les principes de l’intelligence économique. La douane accorde à partir de ce moment toutes les simplifications et facilitation possible à ce partenaire de confiance.  <p align="justify" class="western" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p align="justify" class="western" style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour en savoir plus :</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list">Les missions des Douanes proches de chez vous : <a class="link" href="http://www.douane.gouv.fr/articles/a11076-les-missions-des-attaches-douaniers" target="_blank">http://www.douane.gouv.fr/articles/a11076-les-missions-des-attaches-douaniers</a> </li>  	<li class="list">Le site des douanes <a class="link" href="http://www.douane.gouv.fr/">http://www.douane.gouv.fr/</a> </li>  	<li class="list">Le kiosque&nbsp; <a class="link" href="https://lekiosque.finances.gouv.fr/portail_default.asp" target="_blank">https://lekiosque.finances.gouv.fr/portail_default.asp</a>  <font color="#000080"><span lang="zxx"><u> </u></span></font></li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/En-quoi-l-intelligence-economique-constitue-t-elle-pour-les-TPE-PME-ETI-un-levier-de-developpement-et-de-competitivite_a3714.html" />
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