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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-11T16:53:54+02:00</updated>
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   <title>De l’ombre aux signaux faibles : ce que la conférence révèle sur la complémentarité entre Big Data et HUMINT. Tribune libre d'Alexandre Lambert</title>
   <updated>2026-04-26T15:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/De-l-ombre-aux-signaux-faibles-ce-que-la-conference-revele-sur-la-complementarite-entre-Big-Data-et-HUMINT-Tribune-libre_a7459.html</id>
   <category term="Solutions &amp; Experts" />
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   <published>2026-04-25T16:28:00+02:00</published>
   <author><name>Alexandre Lambert</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La conférence organisée le 22 avril à l’École de Guerre Économique autour des flux, de la souveraineté, d’Ormuz et des hubs africains a rappelé une évidence trop souvent négligée : les données permettent de suivre, mais elles ne suffisent pas toujours à comprendre. Entre Big Data, GEOINT et HUMINT, la vraie valeur se joue dans leur articulation.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96247788-67140213.jpg?v=1777128867" alt="De l’ombre aux signaux faibles : ce que la conférence révèle sur la complémentarité entre Big Data et HUMINT. Tribune libre d'Alexandre Lambert" title="De l’ombre aux signaux faibles : ce que la conférence révèle sur la complémentarité entre Big Data et HUMINT. Tribune libre d'Alexandre Lambert" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une conférence qui pose immédiatement le niveau stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La <a class="link" href="https://www.aege.fr/agenda/guerre-des-flux-et-souverainete-d-ormuz-aux-hubs-africains-le-decryptage-de-l-ombre-entre-big-data-et-humint-863" target="_blank">soirée</a>  réunissait une audience de praticiens et d'experts, dans une atmosphère à la fois attentive, dense et très satisfaite de la qualité des échanges. Plusieurs participants occupaient ou avaient occupé des fonctions à l’étranger, notamment sur le continent africain, ce qui donnait aux discussions une portée concrète et internationale. Le sujet lui-même imposait d’emblée un niveau stratégique élevé : routes maritimes, souveraineté, surveillance numérique, renseignement humain, dépendances logistiques et nouvelles zones d’influence. La page de présentation annonçait d’ailleurs cette articulation entre militarisation des routes, donnée comme arme stratégique et recomposition des rapports de force entre acteurs publics et privés. <br />  Ce qui a aussi marqué la soirée, c’est la complémentarité des deux intervenants. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/antoine-p-bb929b8/" target="_blank">Antoine Pillet</a>, directeur des solutions maritimes chez Kpler et directeur des partenariats chez MarineTraffic, apportait une lecture extrêmement fine des flux, nourrie par une pratique quotidienne des outils de suivi maritime. <br />   <br />  A ses côtés, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mohamed-cissouma-0931b266/" target="_blank">Mohamed Cissouma</a>, Deputy Head of Marine Operations chez Bureau Veritas pour la zone IMEA et fondateur de l’IFEM, apportait une profondeur opérationnelle et géoéconomique très différente, ancrée dans l’expérience embarquée, le contrôle maritime et les enjeux de développement de l’intelligence économique maritime en Afrique. Cette complémentarité s’est ressentie dans le partage de la parole comme dans la qualité d’écoute mutuelle. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des flux visibles, mais pas toujours lisibles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La conférence rappelait d’abord une réalité simple : la mer reste un espace décisif du commerce mondial. <br />   <br />  Selon l’OMI, environ 90 % du volume du commerce international de marchandises est transporté par voie maritime. Autrement dit, suivre les routes maritimes, les passages sensibles et les points d’étranglement n’est pas un exercice périphérique. C’est une entrée directe dans la compréhension du rapport de force <br />  économique mondial. <br />   <br />  Le détroit d’Ormuz occupe à cet égard une place particulière. Veille Magazinee le présentait comme un laboratoire d’une guerre invisible, où tensions militaires, rivalités énergétiques et batailles informationnelles se superposent. Dans un tel espace, les cargaisons ne sont qu’une partie du sujet. Les signaux, les trajectoires, les comportements anormaux, les brouillages et les absences d’émission deviennent eux aussi des objets d’analyse. La conférence a bien montré que la maîtrise des flux ne se limite plus à la circulation physique des navires. Elle concerne aussi la maîtrise de leur lecture. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand la donnée s’interrompt, le terrain redevient central</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’un des apports les plus intéressants de la soirée a justement été de ne pas opposer artificiellement les approches. Antoine Pillet, dont la familiarité avec MarineTraffic transparaissait naturellement dans sa manière de parler des flux, a rappelé que le HUMINT restait au même niveau d’importance que le GEOINT. C’est un point essentiel. Les outils open source, les plateformes de suivi, les systèmes comme l’AIS apportent une masse d’informations précieuse. Ils permettent de suivre, comparer, signaler, contextualiser. Mais ils ne disent pas tout. <br />   <br />  Et parfois, ils se taisent. Une absence d’activité, une coupure, une incohérence, un silence peuvent déjà être un signal. Mais ils ne prennent sens qu’à partir du moment où quelqu’un les interprète, les relie à un contexte, les confronte à d’autres remontées. C’est là que mon expérience personnelle rejoint très directement le sujet de la conférence. Aujourd’hui encore, même avec des outils numériques puissants, le renseignement humain reste une valeur sûre. Non pas contre la donnée, mais au moment précis où la donnée s’interrompt, se brouille ou devient incomplète. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Afrique maritime comme espace de souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’intervention de Mohamed Cissouma apportait une autre profondeur à cette réflexion. Ivoirien, ancien officier de marine marchande ayant principalement navigué en Méditerranée, aujourd’hui responsable chez Bureau Veritas et fondateur de l’Institut Francophone d’Économie Maritime, il a expliqué avoir créé l’IFEM pour contribuer au développement de l’intelligence économique maritime dans les pays africains, qu’il juge encore insuffisamment structurée. Cette démarche donnait à son propos une portée très concrète. Il parlait de la mer comme d’un espace de souveraineté, de réglementation, de circulation, de contrôle et d’influence. <br />   <br />  L’un des points marquants de son intervention concernait le droit maritime. Il a rappelé qu’en principe un détroit, en tant que passage naturel, n’obéit pas à la même logique qu’un canal artificiel. Or, dans un contexte de tensions géopolitiques, les pratiques observées peuvent s’éloigner de cette lecture théorique. Dit autrement, la norme ne suffit jamais à elle seule à décrire la réalité des rapports de force. Là encore, la donnée brute ne remplace pas l’intelligence de situation. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que cette conférence rappelle au fond sur le HUMINT</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au fond, cette conférence disait quelque chose de très simple, mais de fondamental pour les praticiens de l’intelligence économique. Le Big Data sans lecture humaine reste incomplet. Les plateformes comme Kpler ou MarineTraffic donnent une puissance de suivi considérable. Les signaux techniques, les données ouvertes, les capacités de visualisation et de corrélation ont changé l’échelle de l’analyse. Mais elles ne suffisent pas à produire seules une compréhension stratégique complète. Il faut encore des femmes et des hommes capables de lire le terrain, d’interpréter une anomalie, de sentir un basculement, de faire remonter une information contextualisée. <br />   <br />  C’est probablement là que se situe aujourd’hui le point de jonction le plus intéressant entre les outils, la veille et le renseignement humain. Il ne s’agit plus de choisir entre capteurs numériques et observation humaine. Il s’agit de mieux articuler les deux. Car la collecte existe, les données existent, les signaux existent. La vraie difficulté commence au moment où il faut leur donner du sens, puis les transformer en compréhension exploitable. <br />  &nbsp; <br />  La conférence s’est achevée sur une formule de Mohamed Cissouma qui résumait à elle seule cette profondeur stratégique : <br />  <strong>« Celui qui tient la mer tient la terre. »</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À propos de l’auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alexandre-lambert-5b72b6120/" target="_blank">Alexandre Lambert</a>  est analyste en intelligence économique, spécialiste du renseignement terrain, de l’OSINT et de la veille stratégique. Ancien journaliste d’investigation de terrain, il travaille sur les liens entre collecte humaine, structuration de l’information et souveraineté. Il est le fondateur de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/humint-solution/posts/?feedView=all" target="_blank">Humint</a>, une solution dédiée à la centralisation et à l’exploitation du renseignement terrain.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #BigData #HUMINT #GEOINT #MaritimeSecurity #EconomicIntelligence #Geopolitics #SupplyChainSecurity #MaritimeSurveillance #StrategicIntelligence #DataAnalysis
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Organisé par ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.aege.fr/agenda/guerre-des-flux-et-souverainete-d-ormuz-aux-hubs-africains-le-decryptage-de-l-ombre-entre-big-data-et-humint-863?utm_source=copilot.com" target="_blank">L’AEGE</a>, réseau français d’experts en intelligence économique, et son <strong style="white-space: pre-wrap;">Club Afrique</strong>, structure dédiée aux enjeux géostratégiques du continent. Ensemble, ils conçoivent des rencontres mêlant analyse des flux, souveraineté et renseignement. Leur objectif : offrir un espace d’échanges entre professionnels, chercheurs et acteurs du maritime autour des mutations géopolitiques contemporaines. </span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle</title>
   <updated>2026-04-04T15:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/8-avril-Geopolitique-du-numerique-nommer-les-menaces-devoiler-les-strategies-comprendre-les-rapports-de-domination-L_a7325.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-03-31T16:47:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 8 avril 2026, L’Hémicycle réunit à l’Alliance Française de Paris les stratèges qui auscultent les nouvelles lignes de front numériques. L’EGE et le CR451 y livreront une lecture sans fard : la puissance ne se joue plus dans les chancelleries, mais dans les infrastructures invisibles qui soutiennent nos vies connectées.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95832219-66912024.jpg?v=1774968434" alt="8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle" title="8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://lnkd.in/eXpuRJ4g" target="_blank">Inscription &amp; Programme</a>  <br />  8 avril 2026 – 14h à 19h30 <br />  Théâtre de l’Alliance Française, 101 Bd Raspail, 75006 Paris <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7444334396830187520/?originTrackingId=90aCWsEachn7bMY5VBvOiA%3D%3D" target="_blank">Signalé par Arnaud de Morgny</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le numérique, nouveau champ de conflictualité globale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Longtemps perçu comme un simple outil technique, le numérique s’impose désormais comme un <strong style="white-space: pre-wrap;">espace de confrontation stratégique</strong>. Câbles sous-marins, data centers, plateformes sociales, IA générative : chaque brique technologique devient un levier de puissance, un moyen de pression ou un vecteur d’influence. Dans ce contexte, la question n’est plus de savoir si le numérique est politique, mais <strong style="white-space: pre-wrap;">comment les nations s’y arment, s’y protègent et y projettent leur puissance</strong>.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">C’est précisément cette bascule que le colloque <a class="link" href="https://lnkd.in/eXpuRJ4g" target="_blank">« Géopolitique du numérique : se réarmer dans les nouveaux rapports de force » </a>  entend éclairer. Une rencontre où se croisent visions académiques, impératifs industriels et préoccupations étatiques.</span> <span style="white-space: pre-wrap;">Le numérique n’est plus un secteur : c’est un <strong style="white-space: pre-wrap;">théâtre d’opérations</strong>. Chaque câble sous-marin, chaque data center, chaque algorithme devient une position à tenir, à défendre ou à conquérir. Les États s’y affrontent sans déclaration de guerre, les entreprises y avancent comme des armées privées, et les citoyens y circulent sans comprendre qu’ils évoluent sur un champ miné.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le colloque « Géopolitique du numérique : se réarmer dans les nouveaux rapports de force » s’inscrit dans cette urgence : <strong style="white-space: pre-wrap;">nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination</strong> qui se jouent derrière l’apparente fluidité du monde connecté.</span>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>EGE et CR451 : disséquer les rapports de force, sans anesthésie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Avec Guy‑Philippe Goldstein, Christian Harbulot et Arnaud de Morgny, l’EGE et le CR451 livrent une lecture résolument offensive. <br />   <br />  Guy-Philippe Goldstein plonge au cœur des guerres hybrides, ces zones grises où cyberattaques, intelligence artificielle et opérations d’influence se mêlent dans un brouillard stratégique permanent. <br />   <br />  Christian Harbulot replace le numérique dans la continuité des luttes de puissance, rappelant qu’à l’ère des plateformes, contrôler l’information revient plus que jamais à contrôler le réel. <br />   <br />  Arnaud De Morgny, enfin, met en lumière les fragilités industrielles européennes, prises en étau entre la domination des géants technologiques et des dépendances structurelles qui s’aggravent.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Leur diagnostic converge : l’Europe joue une partie décisive, et la perdre n’est tout simplement pas une option.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rendez‑vous pour ceux qui refusent la naïveté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Face à des plateformes devenues quasi‑étatiques, à des IA qui façonnent l’opinion, à des infrastructures critiques souvent hors de portée des États, la souveraineté numérique n’est plus un concept. C’est un <strong style="white-space: pre-wrap;">plan de survie</strong>.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Sécuriser, réguler, produire, anticiper : le colloque veut tracer les lignes d’un réarmement stratégique qui ne peut plus attendre. Car dans le numérique, la puissance appartient à ceux qui <strong style="white-space: pre-wrap;">construisent les architectures</strong>, pas à ceux qui les subissent.</span> <br />   <br />  L’Hémicycle crée un espace rare : un lieu où l’on parle du numérique comme d’un <strong>rapport de force total</strong>, et non comme d’un simple outil.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">A noter :&nbsp;Présentation de l’étude exclusive de l’École de Guerre Économique « Les Français face aux enjeux géopolitiques du numérique » par Arnaud de Morgny, directeur de recherche, École de Guerre Économique</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95832219-66912028.jpg?v=1774967136" alt="8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle" title="8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Entretien d’ouverture avec<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/gilles-kepel-b8b16430/">gilles kepel</a>  </span> <br />  Seront notamment présents :<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/%C3%A9ric-revel-b49944a2/">Éric Revel</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marc-cerdan-9b6bb15a/">Marc Cerdan</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ophelie-coelho/">Ophélie Coelho</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fallacher/">Jean-François Fallacher</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/didierdillard/">Didier Dillard</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/guyphilippegoldstein/">Guy-Philippe Goldstein</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaudctr/">Arnaud C.</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fr%C3%A9d%C3%A9ric-fauch%C3%A8re-/">Frédéric Fauchère</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mathilde-velliet/">Mathilde Velliet</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ariane-bucaille-8016a73/">Ariane Bucaille</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/baptiste-cazagou/">Baptiste Cazagou</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/">Arnaud de Morgny</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/sebastiencrozier/">Sébastien Crozier</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/charleyne-biondi/">Charleyne Biondi (Ph.D.)</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/isabellerauch/">Isabelle Rauch</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cedric-voisin-6093423/">Cedric Voisin</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/">Christian Harbulot</a>  </span> <br />  Inscription : <br />  <a class="link" href="https://lnkd.in/eXpuRJ4g">https://lnkd.in/eXpuRJ4g</a>  </span></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      géopolitique du numérique, souveraineté numérique, cybersécurité, intelligence artificielle, guerre économique, infrastructures critiques, influence informationnelle, EGE, CR451, rapports de force technologiques
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle</title>
   <updated>2026-03-31T16:51:00+02:00</updated>
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   <published>2026-03-31T16:47:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
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    <![CDATA[
Le 8 avril 2026, L’Hémicycle réunit à l’Alliance Française de Paris les stratèges qui auscultent les nouvelles lignes de front numériques. L’EGE et le CR451 y livreront une lecture sans fard : la puissance ne se joue plus dans les chancelleries, mais dans les infrastructures invisibles qui soutiennent nos vies connectées.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://lnkd.in/eXpuRJ4g" target="_blank">Inscription &amp; Programme</a>  <br />  8 avril 2026 – 14h à 19h30 <br />  Théâtre de l’Alliance Française, 101 Bd Raspail, 75006 Paris <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7444334396830187520/?originTrackingId=90aCWsEachn7bMY5VBvOiA%3D%3D" target="_blank">Signalé par Arnaud de Morgny</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le numérique, nouveau champ de conflictualité globale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Longtemps perçu comme un simple outil technique, le numérique s’impose désormais comme un <strong style="white-space: pre-wrap;">espace de confrontation stratégique</strong>. Câbles sous-marins, data centers, plateformes sociales, IA générative : chaque brique technologique devient un levier de puissance, un moyen de pression ou un vecteur d’influence. Dans ce contexte, la question n’est plus de savoir si le numérique est politique, mais <strong style="white-space: pre-wrap;">comment les nations s’y arment, s’y protègent et y projettent leur puissance</strong>.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">C’est précisément cette bascule que le colloque <a class="link" href="https://lnkd.in/eXpuRJ4g" target="_blank">« Géopolitique du numérique : se réarmer dans les nouveaux rapports de force » </a>  entend éclairer. Une rencontre où se croisent visions académiques, impératifs industriels et préoccupations étatiques.</span> <span style="white-space: pre-wrap;">Le numérique n’est plus un secteur : c’est un <strong style="white-space: pre-wrap;">théâtre d’opérations</strong>. Chaque câble sous-marin, chaque data center, chaque algorithme devient une position à tenir, à défendre ou à conquérir. Les États s’y affrontent sans déclaration de guerre, les entreprises y avancent comme des armées privées, et les citoyens y circulent sans comprendre qu’ils évoluent sur un champ miné.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le colloque « Géopolitique du numérique : se réarmer dans les nouveaux rapports de force » s’inscrit dans cette urgence : <strong style="white-space: pre-wrap;">nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination</strong> qui se jouent derrière l’apparente fluidité du monde connecté.</span>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>EGE et CR451 : disséquer les rapports de force, sans anesthésie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Avec Guy‑Philippe Goldstein, Christian Harbulot et Arnaud de Morgny, l’EGE et le CR451 livrent une lecture résolument offensive. <br />   <br />  Guy-Philippe Goldstein plonge au cœur des guerres hybrides, ces zones grises où cyberattaques, intelligence artificielle et opérations d’influence se mêlent dans un brouillard stratégique permanent. <br />   <br />  Christian Harbulot replace le numérique dans la continuité des luttes de puissance, rappelant qu’à l’ère des plateformes, contrôler l’information revient plus que jamais à contrôler le réel. <br />   <br />  Arnaud De Morgny, enfin, met en lumière les fragilités industrielles européennes, prises en étau entre la domination des géants technologiques et des dépendances structurelles qui s’aggravent.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Leur diagnostic converge : l’Europe joue une partie décisive, et la perdre n’est tout simplement pas une option.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rendez‑vous pour ceux qui refusent la naïveté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Face à des plateformes devenues quasi‑étatiques, à des IA qui façonnent l’opinion, à des infrastructures critiques souvent hors de portée des États, la souveraineté numérique n’est plus un concept. C’est un <strong style="white-space: pre-wrap;">plan de survie</strong>.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Sécuriser, réguler, produire, anticiper : le colloque veut tracer les lignes d’un réarmement stratégique qui ne peut plus attendre. Car dans le numérique, la puissance appartient à ceux qui <strong style="white-space: pre-wrap;">construisent les architectures</strong>, pas à ceux qui les subissent.</span> <br />   <br />  L’Hémicycle crée un espace rare : un lieu où l’on parle du numérique comme d’un <strong>rapport de force total</strong>, et non comme d’un simple outil.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">A noter :&nbsp;Présentation de l’étude exclusive de l’École de Guerre Économique « Les Français face aux enjeux géopolitiques du numérique » par Arnaud de Morgny, directeur de recherche, École de Guerre Économique</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95743281-66874153.jpg?v=1774967136" alt="8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle" title="8 avril. Géopolitique du numérique : nommer les menaces, dévoiler les stratégies, comprendre les rapports de domination. L'Hémicycle" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Entretien d’ouverture avec<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/gilles-kepel-b8b16430/">gilles kepel</a>  </span> <br />  Seront notamment présents :<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/%C3%A9ric-revel-b49944a2/">Éric Revel</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marc-cerdan-9b6bb15a/">Marc Cerdan</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ophelie-coelho/">Ophélie Coelho</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fallacher/">Jean-François Fallacher</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/didierdillard/">Didier Dillard</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/guyphilippegoldstein/">Guy-Philippe Goldstein</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaudctr/">Arnaud C.</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fr%C3%A9d%C3%A9ric-fauch%C3%A8re-/">Frédéric Fauchère</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mathilde-velliet/">Mathilde Velliet</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ariane-bucaille-8016a73/">Ariane Bucaille</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/baptiste-cazagou/">Baptiste Cazagou</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/">Arnaud de Morgny</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/sebastiencrozier/">Sébastien Crozier</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/charleyne-biondi/">Charleyne Biondi (Ph.D.)</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/isabellerauch/">Isabelle Rauch</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cedric-voisin-6093423/">Cedric Voisin</a>  </span>,<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/">Christian Harbulot</a>  </span> <br />  Inscription : <br />  <a class="link" href="https://lnkd.in/eXpuRJ4g">https://lnkd.in/eXpuRJ4g</a>  </span></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      géopolitique du numérique, souveraineté numérique, cybersécurité, intelligence artificielle, guerre économique, infrastructures critiques, influence informationnelle, EGE, CR451, rapports de force technologiques
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/8-avril-Geopolitique-du-numerique-nommer-les-menaces-devoiler-les-strategies-comprendre-les-rapports-de-domination-L_a7306.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition.</title>
   <updated>2026-02-14T10:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Retours-d-experience-L-Espagne-dans-le-noir-energie-pouvoir-et-vulnerabilites-d-un-systeme-en-transition_a7043.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94337317-65794936.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-13T17:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Début février 2026, les tempêtes Nils, Leonardo et Marta ont de nouveau mis à l’épreuve les réseaux européens, ravivant le souvenir du black-out massif qui avait plongé l’Espagne dans le noir les 28 et 29 avril 2025. Entre crues, vents violents et infrastructures fragilisées, la péninsule ibérique affronte une vulnérabilité énergétique désormais impossible à ignorer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94337317-65794936.jpg?v=1771062317" alt="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." title="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Synthèse à partir de&nbsp;<span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">l'étude réalisée par les étudiants de la 8ᵉ promotion Risques et Intelligence Économique (M1 RIE) <br />  dans le cadre de l’exercice SaturnIE 2025 de l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/ege/"><span><span>Ecole de Guerre Economique – EGE</span></span></a>. <br />  Télécharger l'intégralité de l'étude :&nbsp;<a class="link" href="https://lnkd.in/eDuRYkKk">https://lnkd.in/eDuRYkKk</a>  </span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le choc qui a révélé les fissures</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Entre le 28 et le 29 avril 2025, la péninsule Ibérique a subi une panne électrique de très grande ampleur, touchant l'Espagne et le Portugal, plongeant dans l'obscurité des dizaines de millions de personnes et paralysant transports, communications, santé et industrie. En quelques heures, une crise technique s'est muée en crise systémique, puis en crise politique et informationnelle. <br />  <strong>La rupture d'un service vital a rappelé une évidence trop souvent abstraite : l'énergie est une infrastructure de pouvoir. </strong> <br />   <br />  Quand le réseau s'effondre, l'économie, la sécurité et la confiance publique vacillent ensemble. Les premières estimations évoquent un coût direct autour de 1,6 milliard d'euros et une perte de production pouvant atteindre 2,25 milliards, avec un impact sur la croissance compris entre 0,1 et 0,2 point.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Un modèle électrique poussé vers le renouvelable</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Ces dernières années, Madrid a accéléré la transition : forte progression du solaire et de l'éolien, baisse des émissions et réduction graduelle du rôle du nucléaire. Le résultat est un mix plus propre, mais aussi plus dépendant de sources non pilotables. Les capacités de stockage et les interconnexions avec le reste de l'Europe restent des goulets d'étranglement. La promesse était double : décarboner et convertir l'excédent renouvelable en levier industriel et exportateur. <br />   <br />  Le revers, lui, tient à la sensibilité accrue aux aléas météorologiques et aux oscillations de fréquence, dès lors que l'inertie du système se réduit. <br />   <br />  L'électricité circule sur des réseaux de haute et très haute tension, qui doivent maintenir la fréquence autour de 50 hertz. Si la production et la consommation se déséquilibrent, la fréquence dérive et des protections automatiques se déclenchent. Les grandes machines tournantes des centrales thermiques, hydroélectriques et nucléaires fournissent une inertie mécanique qui amortit les chocs. <br />   <br />  À l'inverse, de nombreux parcs solaires et éoliens injectent l'électricité via des convertisseurs électroniques : rapides, mais offrant peu d'inertie et une capacité de réglage dynamique limitée. Dans un système dominé par ces sources, la stabilité exige davantage de réserves, de stockage et de services système.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La chaîne des événements techniques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Au moment critique, les renouvelables représentaient environ 70 % de la production ; le photovoltaïque avait fortement augmenté dans la matinée. Entre 12 h 03 et 12 h 19, des oscillations de fréquence ont été détectées. L'opérateur a réduit les importations en provenance de France. Puis, à 12 h 32, la perte brutale d'environ 2 200 mégawatts, dont 500 mégawatts attribués à une grande centrale solaire, a fait chuter la fréquence sous 48 hertz. Les protections ont déclenché des décrochages en cascade et le système s'est effondré en moins d'une demi-minute. <br />   <br />  Il ne s'agit pas seulement d'un incident de fréquence, mais d'une fragilité structurelle au pire moment : inertie insuffisante, moyens synchrones trop limités, protections mal configurées sur une part des installations.&nbsp;&nbsp;</div>    <div dir="auto"> <br />  Les analyses officielles ont mis en évidence des divergences. Le ministère a retenu une lecture multifactorielle, évoquant notamment un nombre insuffisant de générateurs synchrones. Le gestionnaire de réseau a, de son côté, signalé à la fois des manques de moyens et des non-conformités d'installations, allant jusqu'à estimer qu'au moins 1 200 mégawatts avaient été coupés à cause de protections mal paramétrées dans certaines zones. L'association des entreprises électriques a contesté cette interprétation. <br />   <br />  En l'absence d'un récit unanimement admis, le tableau général reste celui d'un enchaînement de facteurs techniques sur un système devenu plus complexe.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Guerre de récits et hypothèse d'une attaque informatique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans les premières heures, l'idée d'une attaque informatique coordonnée s'est imposée dans l'espace public. <br />  De faux communiqués ont circulé, des revendications de groupes se disant proches de la Russie ont été relayées, et des médias étrangers ont alimenté le doute. Cette surchauffe informationnelle a amplifié l'incertitude. Le 17 juin, le comité d'analyse a écarté la piste d'une attaque informatique : la dynamique apparaît technique et opérationnelle. <br />  La leçon n'en est pas moins politique : dans une crise énergétique, la dimension informationnelle peut agir comme un accélérateur de désordre, orienter les perceptions et pousser des agendas.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des effets immédiats sur la société et l'économie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le trafic ferroviaire et aérien a été fortement perturbé, la signalisation routière a dysfonctionné, les réseaux mobiles et l'internet ont chuté, les hôpitaux ont basculé sur des groupes électrogènes avec des capacités dégradées. Des centaines d'interventions ont été nécessaires pour secourir des personnes bloquées dans des ascenseurs, et des décès ont été recensés chez des personnes dépendantes d'appareils médicaux à domicile. Le tissu productif, composé très majoritairement de petites et moyennes entreprises, a vu une partie massive de l'activité s'arrêter pendant plusieurs heures. <br />   <br />  Les centres de données et les infrastructures numériques ont subi des dommages importants ; la logistique a connu des retards en chaîne ; les paiements électroniques ont cessé de fonctionner dans de nombreux cas, imposant un retour temporaire au cash.&nbsp;&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Gestion de crise et appui européen</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Les communautés autonomes ont activé leurs plans régionaux d'urgence ; ensuite, la coordination est remontée au niveau de l'État. Réunions de sécurité nationale, communication centralisée, demande d'assistance européenne et mobilisation de moyens depuis la France, l'Allemagne et l'Italie. <br />  Dans les jours suivants, des réformes ont été annoncées : tests périodiques des dispositifs de redémarrage autonome, mise en place de systèmes de secours modulaires en haute tension, audits des systèmes de contrôle industriel, création d'un protocole national de crise énergétique articulé localement, régionalement et nationalement. La résilience est devenue un objectif politique explicite.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le nucléaire revient par la porte du pragmatisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Espagne avait programmé une sortie du nucléaire à l'horizon 2035. Après la panne, le débat a glissé : moins d'idéologie, davantage de pragmatisme. La question n'est plus tant un retour massif que la possibilité de prolongations ciblées pour éviter des tensions d'approvisionnement. <br />  Les enquêtes d'opinion montrent un soutien solide aux renouvelables, mais aussi une ouverture à des aménagements du calendrier, à condition qu'ils servent de filet de sécurité et restent strictement encadrés. L'exécutif réaffirme la trajectoire verte, tout en reconnaissant la nécessité de moyens de secours plus robustes. Autrement dit, il s'agit de sécurité du système et de coûts globaux, plus que de drapeaux.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La transition crée des filières, attire des investissements et soutient l'emploi, mais elle exige des dépenses lourdes : stockage, renforcement des réseaux, services de flexibilité, interconnexions. Sans ces briques, la variabilité se transforme en coût récurrent, payé sous forme de volatilité des prix, de subventions, et parfois de risques de délestage. <br />   <br />  L'afflux de capitaux étrangers dans les renouvelables augmente la capacité, mais soulève des questions de contrôle stratégique, de gouvernance et de dépendance à des chaînes d'approvisionnement extérieures. La souveraineté énergétique ne se résume pas à produire vert : elle implique aussi de maîtriser composants, maintenance, données et décisions d'investissement.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique militaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Un réseau électrique stable est un prérequis de défense. Bases, radars, communications, logistique, commandement : tout dépend de l'énergie. Une interruption à grande échelle dégrade la disponibilité opérationnelle et élargit la surface de vulnérabilité. D'où la nécessité de redondances, de micro-réseaux pour les sites critiques, de stocks de carburant pour l'urgence, d'exercices conjoints entre opérateurs et protection civile, ainsi que d'une protection physique et numérique des nœuds du système. La sécurité énergétique est une composante de la sécurité nationale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Évaluation géopolitique et géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Madrid vise un rôle de leader des énergies vertes en Europe et ambitionne d'exporter une électricité bas-carbone. Mais le pays reste exposé à des approvisionnements extérieurs en gaz, à des équipements clés importés pour le solaire et l'éolien, et à des arbitrages dictés par des capitaux mondialisés. Les interconnexions avec la France et le Portugal sont décisives : elles atténuent les risques locaux, mais exigent coordination réglementaire et investissements communs. <br />   <br />  Dans une Europe qui décarbonise, la compétition se joue sur les réseaux, le stockage, les matières premières critiques et les standards technologiques. Celui qui contrôle ces leviers influence prix et dépendances.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La leçon de fond</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Scénario de consolidation : accélération des investissements dans le stockage, les services système et les interconnexions, prolongations nucléaires ciblées comme police d'assurance, renforcement des protocoles d'urgence.</div>    <div dir="auto">Scénario de friction : retards d'infrastructures, volatilité des prix, nouvelle polarisation politique autour du calendrier de fermeture des centrales.</div>    <div dir="auto">Scénario de leadership : relocalisation de segments industriels, innovation dans le stockage et la gestion de la demande, exportation de solutions réseau.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La panne ne contredit pas la transition ; elle en expose les conditions de réussite : équilibre entre propreté et stabilité, entre marché et souveraineté, entre vitesse politique et physique des systèmes. L'énergie n'est pas seulement une affaire d'environnement : c'est une architecture de puissance. Quand la lumière s'éteint, on voit mieux où sont les fondations.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le stockage, la véritable frontière de la stabilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La crise a mis en évidence une confusion fréquente : puissance installée ne signifie pas puissance disponible au moment critique. Le critère décisif est la capacité à moduler, emmagasiner et restituer l'énergie quand le système en a besoin. Batteries à l'échelle du réseau, stations de pompage, stockage thermique et chimique, hydrogène produit en période d'excédent puis reconverti : ce sont ces infrastructures qui transforment l'abondance intermittente en puissance gouvernable. Sans stockage, le renouvelable reste une promesse conditionnelle ; avec le stockage, il devient une capacité pilotable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais cette frontière est aussi géoéconomique. La course mondiale aux batteries ouvre un dossier sensible : dépendance au lithium, au nickel, au cobalt, au graphite et à d'autres matériaux critiques, sans oublier les étapes de raffinage et de fabrication des cellules. Qui contrôle mines, transformation et production contrôle une part de la sécurité énergétique d'autrui. Pour l'Espagne et, plus largement, pour l'Europe, l'enjeu dépasse le climat : il est industriel. Développer des chaînes de valeur locales, investir dans le recyclage, soutenir la recherche sur des chimies alternatives, c'est réduire des vulnérabilités stratégiques qui ne se voient pas dans les bilans d'émissions, mais se paient en cas de crise. <br />   <br />  <strong>Un second pilier est la gestion de la demande.</strong> Tarification dynamique, compteurs communicants, programmes d'effacement pour les grands consommateurs, pilotage de la recharge des véhicules électriques, agrégation de millions de petites flexibilités : dans un système très renouvelable, la consommation devient une variable d'équilibrage. La demande cesse d'être un bloc rigide et se transforme en levier de stabilité. Cela suppose une confiance sociale minimale, de la transparence et des règles claires : le pacte énergétique ne tient pas seulement par la technologie, mais par l'acceptation du mécanisme.    <div dir="auto"> <br />  À ce niveau, la politique entre dans la technique. Si les ménages et les entreprises ont le sentiment de payer l'adaptation du système sans en percevoir les bénéfices, l'adhésion se délite. À l'inverse, si la flexibilité est rémunérée, si les règles sont lisibles, si la protection des consommateurs vulnérables est assurée, la transition gagne une base solide. L'électricité devient alors non seulement un produit, mais un contrat social.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le facteur territorial</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La géographie pèse lourd. Des parcs solaires concentrés au sud, des champs éoliens importants au nord-ouest, des centres de consommation autour de grandes métropoles : tout cela implique des axes de transport d'électricité longs, coûteux et politiquement sensibles. Chaque kilomètre de ligne nouvelle est un investissement, mais aussi un point de fragilité potentielle. Les congestions ne sont pas qu'un problème d'ingénieurs : elles deviennent un problème public quand elles ralentissent les raccordements, renchérissent les coûts locaux ou alimentent l'impression que certains territoires supportent les contraintes tandis que d'autres captent les bénéfices.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">À cela s'ajoute une dimension de perception. Quand une région accueille une forte densité d'infrastructures sans voir de retombées suffisantes, la transition est vécue comme une colonisation intérieure. À l'inverse, des territoires bénéficiant de revenus, d'emplois et d'un tissu industriel associé au secteur énergétique se montrent plus enclins à accepter les choix. La planification énergétique devient donc aussi planification territoriale, avec des compensations, des arbitrages et des conflits d'usage du sol. <br />   <br />  Le dessin du marché conditionne la stabilité. Les investissements nécessaires au stockage et aux capacités de réserve répondent à des signaux économiques : si les prix ne rémunèrent pas la flexibilité, personne n'investit dans des ressources qui ne produisent pas en continu, mais sauvent le système quand il vacille. À l'inverse, une volatilité excessive fragilise l'acceptabilité sociale et peut provoquer des réactions politiques qui, à leur tour, brouillent les signaux aux investisseurs.  <div dir="auto"> <br />  Toute la difficulté est là : protéger les consommateurs tout en envoyant des signaux crédibles à ceux qui financent la flexibilité. Cela suppose des mécanismes fins, pas des slogans. Dans le cas ibérique, la panne a agi comme un rappel brutal : la stabilité a un coût et, si elle n'est pas explicitement financée, elle finit par être payée sous forme de crise.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Redémarrage autonome et culture de la résilience</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">des chaînes de commandement efficaces et des exercices, y compris en coordination avec la protection civile et les forces armées. La résilience ne se décrète pas ; elle se pratique. Chaque retard, chaque confusion, chaque défaillance de procédure se paie en heures d'interruption supplémentaires, donc en pertes économiques, en risques sanitaires et en vulnérabilité politique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La crise ibérique a montré qu'une préparation insuffisante peut transformer un incident grave en catastrophe nationale. Elle a aussi montré l'inverse : là où des micro-réseaux, des batteries ou des solutions locales de continuité existent, la population souffre moins, l'économie encaisse mieux et la confiance se maintient plus longtemps.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Toute politique énergétique fabrique des gagnants et des perdants. Certaines régions accueillent les infrastructures, d'autres captent les bénéfices. Certains secteurs sont favorisés par des coûts bas, d'autres sont exposés à des hausses et à des incertitudes. La stabilité du réseau dépend donc, indirectement, de la stabilité du consensus. Si la transition est perçue comme juste, elle tient ; si elle apparaît comme une contrainte imposée, elle se fragilise.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La panne a aggravé cette mécanique : elle a ouvert un espace à l'opposition, aux récits d'accusation, aux campagnes d'influence et aux demandes de rupture. Dans ce cadre, l'État a deux obligations simultanées, souvent contradictoires : tenir le cap de la décarbonation et offrir des garanties immédiates de sécurité d'approvisionnement. La politique se mesure ici à sa capacité à faire coexister le long terme et l'urgence, sans basculer dans la panique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'Europe comme multiplicateur de sécurité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’intégration européenne des réseaux fonctionne comme une assurance mutuelle : plus les interconnexions se multiplient, plus les échanges et les secours deviennent possibles lors des moments critiques. Mais cette solidarité technique suppose une confiance réglementaire, des investissements partagés et une coordination opérationnelle. Longtemps pénalisée par un isolement électrique relatif, la péninsule Ibérique a souffert de capacités d’interconnexion limitées ; renforcer ses liaisons avec le reste du continent revient à réduire le risque d’une crise confinée à elle-même. <br />   <br />  Dans une Europe où la transition énergétique avance à des rythmes inégaux, ces interconnexions deviennent aussi des instruments d’influence, car elles structurent la dépendance, la solidarité et la capacité de négociation. L’électricité n’est pas seulement un flux technique, c’est un lien politique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pour les économies industrielles, le prix et la fiabilité de l’électricité conditionnent la compétitivité. Les secteurs énergivores, qui planifient sur le long terme, redoutent davantage l’incertitude structurelle que les variations ponctuelles. Un système perçu comme stable attire les investissements, tandis qu’un système jugé fragile les décourage ou les renchérit. La politique énergétique devient ainsi une politique industrielle : la décarbonation ne consiste pas seulement à changer de sources, mais à garantir une énergie fiable et compétitive, faute de quoi l’industrie se déplace, la base fiscale s’érode et la transition perd ses moyens.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La sécurité énergétique repose sur un ensemble de piliers complémentaires : renouvelables abondantes, stockage massif, réseaux renforcés, gestion active de la demande, capacités programmables de réserve, interconnexions, protection numérique et physique. Retirer un pilier sans renforcer les autres augmente mécaniquement le risque de défaillance. Le débat espagnol sur le nucléaire illustre cette logique : il ne porte pas uniquement sur une technologie, mais sur la manière de combler temporairement un déficit de flexibilité et d’inertie, le temps que le stockage et les réseaux atteignent leur pleine maturité. C’est un débat de calendrier, de gestion du risque et de coûts globaux.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que l'on peut retenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La panne ibérique a fonctionné comme un test de résistance grandeur nature. Elle a révélé progrès et limites, ambitions et fragilités. Elle a montré que la transition énergétique n'est pas une trajectoire linéaire, mais un équilibre dynamique entre technologie, économie et politique. La direction reste celle de la décarbonation, mais la vitesse et le chemin dépendent d'une condition non négociable : rendre le système fiable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La souveraineté énergétique ne consiste pas à choisir un symbole. Elle consiste à garantir la continuité du service, l'accessibilité des prix et le contrôle stratégique des infrastructures. En ce sens, la lumière éteinte a éclairé la tâche restante : construire une transition qui ne soit pas seulement verte, mais robuste.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94337317-65799942.jpg?v=1771060433" alt="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." title="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">L' étude a été réalisée par les étudiants de la 8ᵉ promotion Risques et Intelligence Économique (M1 RIE) dans le cadre de l’exercice SaturnIE 2025 de l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/ege/"><span><span>Ecole de Guerre Economique – EGE</span></span></a>. <br />   <br />  Télécharger l'intégralité de l'étude : <br />  <a class="link" href="https://lnkd.in/eDuRYkKk">https://lnkd.in/eDuRYkKk</a>  </span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Retours-d-experience-L-Espagne-dans-le-noir-energie-pouvoir-et-vulnerabilites-d-un-systeme-en-transition_a7043.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>CR451. Centre de Recherche Appliquée de l'Ecole de Guerre Economique</title>
   <updated>2025-12-26T16:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/CR451-Centre-de-Recherche-Appliquee-de-l-Ecole-de-Guerre-Economique_a6162.html</id>
   <category term="Partenaires" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/89921364-63508283.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-15T16:35:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Résumé exécutif : Créé en 2022, le CR451 (Centre de Recherche 451) est une initiative de recherche appliquée adossée à l’École de Guerre Économique (EGE). Il constitue une démarche pionnière, en France comme à l’international, visant à développer un savoir opérationnel sur les affrontements économiques, informationnels et cognitifs. Le CR451 entend articuler analyse académique et stratégie concrète, en dotant les décideurs d’outils anticipatifs face aux menaces émergentes dans un monde de plus en plus conflictuel et qui demande une compréhension de plus en plus nuancée et fine.     <div><b>Mission et vision </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89921364-63508283.jpg?v=1752590249" alt="CR451. Centre de Recherche Appliquée de l'Ecole de Guerre Economique" title="CR451. Centre de Recherche Appliquée de l'Ecole de Guerre Economique" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le <a class="link" href="https://cr451.fr/" target="_blank">CR451</a>  a pour vocation d’explorer les nouvelles formes de projection de puissance propres au XXIe siècle. Celles-ci ne relèvent plus seulement du domaine militaire, mais s’incarnent dans les dépendances industrielles, les manipulations informationnelles et les formes multiples d’influence stratégique. L’objectif du Centre est d’accompagner les acteurs publics et privés grâce à un corpus d’études appliquées, de grilles de lecture et d’outils d’aide à la décision contribuant au renforcement de la robustesse nationale. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Contexte stratégique </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le CR451 s’inscrit dans un contexte d’urgence de prise de conscience stratégique. La crise du Covid-19, la guerre en Ukraine et l’instrumentalisation croissante du droit, de la finance ou des infrastructures critiques ont révélé l’ampleur des vulnérabilités françaises. Dans ce paysage, le CR451 propose une lecture réaliste, systémique et non-alignée des affrontements contemporains, dans la lignée des travaux fondateurs de Christian Harbulot sur la grammaire de la guerre économique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Axes de recherche : Le CR451 structure ses travaux autour de 7 grands axes :</b></div>
     <div>
      <ol>  	<li class="list"><strong>Guerre économique</strong> – analyse des vulnérabilités sectorielles, des dépendances industrielles et des formes de concurrence extrême.</li>  	<li class="list"><strong>Guerre cognitive</strong> – modélisation des perceptions et compréhension du réel.</li>  	<li class="list"><strong>Guerre de l’information </strong>– mécanismes de manipulation informationnelle et élaboration de contre-stratégies.</li>  	<li class="list"><strong>Anticipation stratégique</strong> – développement d’indicateurs (comme l’Indice de Risque de Désindustrialisation) pour détecter les signaux faibles de déclin structurel.</li>  	<li class="list"><strong>Innovation doctrinale</strong> – production de notes et d’outils conceptuels pour éclairer la compréhension et l’action publiques.</li>  	<li class="list"><strong>Formation et diffusion</strong> – participation à la formation de profils stratégiques dans les sphères professionnelles, académiques et administratives.</li>  	<li class="list"><strong>Partenariats institutionnels</strong> – collaboration avec les ministères, collectivités, entreprises et agences pour tester et ajuster les outils produits.</li>  </ol>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Méthodologie : </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le Centre privilégie une méthode transdisciplinaire et pragmatique, articulant investigations de terrain, veille OSINT et études de cas. Ses travaux sont systématiquement mis en dialogue avec les acteurs institutionnels, industriels et académiques. L’indépendance du CR451 et sa proximité avec les besoins opérationnels en font un pôle unique d’innovation stratégique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impact opérationnel </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Parmi ses livrables les plus structurants, le CR451 a conçu l’<strong>Indice de Risque de Désindustrialisation</strong>, une matrice d’analyse permettant la détection précoce des fragilités industrielles françaises. Le Centre intervient également dans le débat public à travers des tribunes, des notes stratégiques et des articles. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans un monde où les menaces multi-champs/multi-acteurs et les lignes de front économiques se multiplient, le CR451 se positionne comme un laboratoire d’innovation stratégique. Le CR451 n’observe pas simplement le réel : il contribue à refonder la grammaire stratégique de la puissance française. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://cr451.fr/" target="_blank"><strong>En savoir plus : https://cr451.fr</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/CR451-Centre-de-Recherche-Appliquee-de-l-Ecole-de-Guerre-Economique_a6162.html" />
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