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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-05T14:13:37+02:00</updated>
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   <title>Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi</title>
   <updated>2026-04-02T18:33:00+02:00</updated>
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   <category term="VIDEOS &amp; PODCASTS" />
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   <published>2026-03-21T17:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux semaines après l’embrasement du Moyen-Orient, les secousses se font déjà sentir bien au-delà du champ de bataille. Sur le plateau d’Aux avant‑postes, Ali Laïdi réunit trois spécialistes pour décrypter l’onde de choc économique provoquée par ce nouveau conflit. Car si les armes parlent au Proche‑Orient, ce sont les marchés mondiaux qui tremblent. Énergie, agriculture, finance : aucun secteur n’est épargné.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95507038-66775798.jpg?v=1774101526" alt="Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi" title="Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/aux-avant-postes/20260317-guerre-au-moyen-orient-des-r%C3%A9percussions-mondiales?utm_slink=f24.my%2FBo4p" target="_blank">Source France 24</a>  <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div>La vidéo de <strong>France 24</strong>, diffusée le <strong>12 mars 2026</strong>, éclaire cette situation explosive. Elle est introduite et analysée par <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Ali Laïdi</strong></a>, spécialiste de l’intelligence économique de la chaîne, qui replace l’événement dans une perspective historique et stratégique. <br />   <br />  "Deux semaines de guerre au Moyen-Orient ont déjà dégradé la situation économique mondiale. Pour faire le point, nous recevons&nbsp;John Plassard, associé chez&nbsp;Cité Gestion, une banque suisse, Jérémy Denieulle, directeur des études chez&nbsp;Agriculture Stratégies, plateforme de réflexion consacrée aux questions agricoles, et&nbsp;Édouard Lotz, analyste marchés chez&nbsp;Omnegy, cabinet de conseil en énergie pour les entreprises."</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’énergie en première ligne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/edouard-lotz-environnement/" target="_blank">Édouard Lotz, analyste marchés chez Omnegy</a>, la réaction des marchés énergétiques ne s’est pas fait attendre. Le pétrole repart à la hausse, le gaz se tend, et les entreprises européennes, déjà fragilisées par deux ans de crise énergétique, voient ressurgir le spectre de factures imprévisibles. <br />   <br />  Le conflit ravive les inquiétudes sur la sécurité des approvisionnements, notamment si les routes maritimes venaient à être perturbées. « Le marché est hypersensible », explique-t-il, rappelant que la moindre escalade peut déclencher une flambée des prix.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’agriculture sous pression</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Dans le sillage de l’énergie, l’agriculture encaisse le choc. <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jeremy-denieulle/" target="_blank">Jérémy Denieulle, directeur des études chez Agriculture Stratégies</a>, souligne que la hausse du gaz – indispensable à la fabrication des engrais – se répercute immédiatement sur les coûts de production. <br />   <br />  Les marchés céréaliers, déjà instables depuis la guerre en Ukraine, réagissent à leur tour. Les pays importateurs, notamment en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, se retrouvent en première ligne face au risque d’insécurité alimentaire. « Le système est devenu extrêmement vulnérable », alerte-t-il, rappelant que l’agriculture mondiale dépend d’un équilibre déjà fragile. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les marchés financiers en mode stress</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Du côté de la finance, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/john-plassard/" target="_blank">John Plassard, associé chez Cité Gestion</a>, observe une volatilité accrue. <br />   <br />  Les investisseurs se replient vers les valeurs refuges, tandis que les banques centrales avancent à pas comptés, coincées entre inflation persistante et menace de ralentissement économique. Les marchés redoutent un scénario où le conflit s’étendrait, entraînant une nouvelle poussée inflationniste. <br />   <br />  « Les nerfs sont à vif », résume-t-il, soulignant que l’incertitude géopolitique est devenue un facteur déterminant dans les décisions d’investissement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un effet domino global</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce que montre l’émission, c’est la rapidité avec laquelle un conflit régional peut provoquer un effet domino à l’échelle mondiale. <br />   <br />  L’énergie renchérit les coûts agricoles, qui alimentent l’inflation, laquelle fragilise les marchés financiers. En moins de quinze jours, la mécanique économique mondiale se grippe. Ali Laïdi orchestre un échange dense et éclairant, où chaque expert apporte une pièce du puzzle. Ensemble, ils dessinent un paysage où la géopolitique redevient un moteur central de l’économie, rappelant que dans un monde interdépendant, aucune crise ne reste locale bien longtemps.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #criseénergétique #détroitdOrmuz #géopolitiqueMoyenOrient #inflationmondiale #sécuritémaritime #MoyenOrient #Iran #GolfePersique #Asie #Europe
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Ali Laïdi.</a>  &nbsp; &nbsp;Avant d’être un visage familier de France 24, Ali Laïdi a longtemps été un éclaireur dans l’ombre. Né entre deux cultures, il grandit avec une intuition : les rapports de force ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans les coulisses du commerce, de la technologie, de l’information. Cette idée ne le lâchera plus. <br />  Il comprend très tôt que le vrai pouvoir se joue loin des projecteurs, dans les stratégies économiques et les batailles silencieuses pour l’influence. Chercheur, auteur, puis journaliste, il se fait une spécialité de dévoiler ces affrontements discrets qui façonnent le monde. Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il devient ce passeur qui éclaire les zones d’ombre et révèle les mécanismes cachés derrière l’actualité. Un éclaireur, toujours en avance d’un coup. <br />  Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il apparaît comme un veilleur. Celui qui, avant l’aube, perçoit déjà les mouvements du monde. Sa voix ne dramatise pas : elle éclaire.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L'impasse du Golfe. De la guerre brève imaginée par Washington à la guerre énergétique totale</title>
   <updated>2026-03-23T12:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-impasse-du-Golfe-De-la-guerre-breve-imaginee-par-Washington-a-la-guerre-energetique-totale_a7251.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-03-21T10:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La guerre contre l'Iran devait être rapide, chirurgicale, politiquement décisive. Elle devait frapper le sommet du pouvoir, briser la capacité de riposte de Téhéran, ouvrir des fractures internes et contraindre le régime à une capitulation de fait. C'est l'inverse qui s'est produit. Le système iranien ne s'est pas effondré, sa résilience s'est révélée bien plus solide que prévu et sa capacité de représailles a continué à se manifester contre des bases, des infrastructures et des intérêts régionaux. C'est de là que naît le saut qualitatif qui rend aujourd'hui le conflit infiniment plus dangereux : l'échec de la guerre courte a conduit à la destruction des conditions matérielles de la survie économique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95504837-66775261.jpg?v=1774085790" alt="L'impasse du Golfe. De la guerre brève imaginée par Washington à la guerre énergétique totale" title="L'impasse du Golfe. De la guerre brève imaginée par Washington à la guerre énergétique totale" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>South Pars, la cible qui change la nature du conflit</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Frapper le grand gisement de South Pars ne signifie pas attaquer un objectif énergétique parmi d'autres. Cela revient à toucher l'un des piliers de la stabilité iranienne : électricité, industrie, chimie, engrais, continuité productive, équilibre social. Lorsqu'une guerre vise une infrastructure de cette nature, elle ne frappe plus seulement les forces armées ou les centres de commandement de l'ennemi. Elle frappe le système-Pays. Et comme ce bassin énergétique est lié à l'autre grande moitié qatarie, le message devient encore plus grave : le Golfe n'est plus un simple théâtre d'opérations, mais le cœur vulnérable de la sécurité énergétique mondiale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>C'est ici que le conflit change de nature. </strong>Nous ne sommes plus dans une campagne classique de contre-force destinée à neutraliser missiles, radars, bases ou sites nucléaires. Nous entrons dans une logique de dégradation systémique, où la cible devient la capacité même d'un État à continuer de fonctionner. C'est le moment où la guerre cesse d'être seulement militaire pour devenir ouvertement économique, industrielle et géoéconomique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La riposte iranienne et la réciprocité de la vulnérabilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Il était inévitable que Téhéran réponde sur le même terrain. Si les infrastructures dont dépend sa survie économique sont frappées, la réponse la plus cohérente consiste à montrer qu'aucun voisin du Golfe n'est réellement à l'abri. Le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats, Bahreïn et même les nœuds énergétiques israéliens entrent ainsi dans l'horizon des représailles. La guerre se transforme en une compétition de vulnérabilités réciproques : chaque terminal, chaque raffinerie, chaque installation de liquéfaction, chaque oléoduc, chaque port énergétique devient une cible potentielle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">C'est le passage le plus dramatique. L'Iran n'a pas besoin de gagner militairement au sens classique. Il lui suffit de rendre la région insécure, d'augmenter le coût des assurances maritimes, de ralentir les trafics, de jeter les marchés dans la panique, d'obliger ses adversaires à consommer toujours plus de ressources pour protéger routes et infrastructures. Ainsi, sa faiblesse relative sur le plan technologique est compensée par une capacité redoutable à produire du désordre systémique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ormuz et la double strangulation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Tant que le problème semblait limité au détroit d'Ormuz, on pouvait encore espérer une crise grave mais temporaire, concentrée surtout sur le passage de la molécule. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le conflit a fini par frapper à la fois la route et la source. D'un côté, Ormuz comme point d'étranglement maritime ; de l'autre, South Pars et les autres nœuds du Golfe comme origine physique de la chaîne énergétique. Cette double strangulation change tout.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Une route, en théorie, peut être rouverte. Une infrastructure de production endommagée exige au contraire sécurité, pièces de rechange, techniciens, temps politique et temps opérationnel. Le problème n'est donc plus seulement de savoir quand les navires recommenceront à passer. Le problème est de savoir s'il existera encore une capacité suffisante pour alimenter rapidement ces flux. Voilà pourquoi les marchés ne réagissent plus seulement à une rareté immédiate, mais à la possibilité d'un dommage durable.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le désastre énergétique payé par le reste du monde</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">C'est ici qu'apparaît la contradiction la plus brutale. Les États-Unis peuvent se permettre d'affirmer qu'ils ne dépendent pas d'Ormuz pour leur approvisionnement intérieur. Israël dispose d'une autonomie énergétique relative grâce aux gisements de la Méditerranée orientale. En revanche, ce sont l'Europe et l'Asie qui paient le prix le plus élevé. Ce sont elles qui dépendent de manière décisive de la continuité des flux du Golfe, et ce sont elles qui risquent de subir hausse des coûts, ralentissement industriel, crise logistique et nouvelle inflation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La guerre ne frappe donc pas seulement l'Iran. Elle reporte aussi son coût sur les alliés et les partenaires de ceux qui l'ont déclenchée. C'est un point géopolitique essentiel, car il révèle une divergence de plus en plus nette entre les intérêts de Washington et de Tel-Aviv d'un côté, et ceux des Européens et des Asiatiques de l'autre. Ceux qui ont allumé l'incendie ne sont pas nécessairement ceux qui en supporteront le prix le plus lourd. Et cela, à moyen terme, use les alliances, la confiance et la cohésion stratégique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'échec politique et la confusion stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan politique, le tableau est tout aussi inquiétant. Les voix critiques apparues aux États-Unis, les fissures visibles au sein de l'appareil de sécurité, les aveux sur l'absence d'effondrement iranien et les divergences sur les objectifs réels de la guerre montrent que le conflit a été lancé sans définition claire de la finalité politique. <strong>Or, quand la finalité politique manque, c'est presque toujours le catalogue des cibles qui s'élargit</strong>. C'est exactement ce que nous observons : une campagne conçue pour être brève qui, faute d'avoir produit le résultat attendu, se transforme en guerre longue et en escalade énergétique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Même l'idée de pousser la pression jusqu'au contrôle direct de nœuds stratégiques de l'exportation iranienne révélerait non pas une force, mais une forme de désespoir stratégique. Cela signifierait passer d'une guerre de pression à une logique d'occupation et d'affrontement ouvert encore plus risquée, juridiquement isolante et militairement incertaine. C'est le signe typique de ceux qui ne savent plus comment terminer une guerre et pensent en sortir en augmentant encore la mise.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le seuil désormais franchi</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>La vérité est que le seuil a déjà été franchi.</strong> Quand on frappe en même temps la production, le transit, la transformation et l'exportation de l'énergie, on n'est plus dans une simple escalade régionale. On entre dans une guerre énergétique totale. Et une guerre de cette nature ne détruit pas seulement des installations : elle altère les marchés, les chaînes d'approvisionnement, les capacités industrielles, les équilibres diplomatiques et les hiérarchies stratégiques.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Le Golfe est ainsi devenu le lieu où se mesure non seulement la résistance iranienne, mais aussi la fragilité de l'ordre international. </strong>La guerre née pour redessiner le Moyen-Orient risque désormais de produire quelque chose de bien plus vaste : une déstabilisation mondiale dans laquelle la véritable victime ne sera pas seulement celui qui perdra sur le terrain, mais tous ceux qui dépendent de l'énergie, des routes et de la stabilité que ce terrain garantissait encore au monde entier.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources </b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/irans-giant-south-pars-gas-field-centre-gulf-war-escalation-2026-03-19/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/irans-giant-south-pars-gas-field-centre-gulf-war-escalation-2026-03-19/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/iran/attacks-major-oil-gas-sites-middle-east-2026-03-20/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/iran/attacks-major-oil-gas-sites-middle-east-2026-03-20/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-issues-evacuation-warnings-several-energy-facilities-across-gulf-state-2026-03-18/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-issues-evacuation-warnings-several-energy-facilities-across-gulf-state-2026-03-18/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/us-israeli-war-aims-iran-are-not-same-gabbard-says-2026-03-19/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/us-israeli-war-aims-iran-are-not-same-gabbard-says-2026-03-19/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/legal/government/us-senators-grill-trump-intelligence-team-weeks-into-iran-war-2026-03-18/" target="_blank">https://www.reuters.com/legal/government/us-senators-grill-trump-intelligence-team-weeks-into-iran-war-2026-03-18/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://apnews.com/article/5e80fc0f405e57a505c5c7f70d0e4c58" target="_blank">https://apnews.com/article/5e80fc0f405e57a505c5c7f70d0e4c58</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/iran-war-live-trump-administration-intelligence-officials-testify-after-joe-kent-2026-03-18/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/iran-war-live-trump-administration-intelligence-officials-testify-after-joe-kent-2026-03-18/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/us-allies-rebuff-trumps-request-support-strait-hormuz-2026-03-16/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/us-allies-rebuff-trumps-request-support-strait-hormuz-2026-03-16/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/trump-calls-allies-help-secure-strait-hormuz-iran-vows-step-up-retaliation-2026-03-15/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/trump-calls-allies-help-secure-strait-hormuz-iran-vows-step-up-retaliation-2026-03-15/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/us-authorizes-temporary-delivery-sale-oil-originating-iran-2026-03-20/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/us-authorizes-temporary-delivery-sale-oil-originating-iran-2026-03-20/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/us-may-remove-sanctions-iranian-oil-stranded-tankers-bessent-says-2026-03-19/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/us-may-remove-sanctions-iranian-oil-stranded-tankers-bessent-says-2026-03-19/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/sri-lanka-declined-ground-access-two-us-combat-aircraft-president-says-2026-03-20/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/asia-pacific/sri-lanka-declined-ground-access-two-us-combat-aircraft-president-says-2026-03-20/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.trtworld.com/article/3e9bce167fde/amp" target="_blank">https://www.trtworld.com/article/3e9bce167fde/amp</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-us-negotiate-oman-amid-deep-rifts-mounting-war-fears-2026-02-06/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-us-negotiate-oman-amid-deep-rifts-mounting-war-fears-2026-02-06/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #GolfePersique #ConflitIranUSA #SouthPars #DetroitDOrmuz #SecuriteEnergetique #GeopolitiqueMoyenOrient #TensionsDansLeGolfe #InfrastructuresEnergetiques #CriseEnergetiqueMondiale #GuerreEnergetiqueTotale
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L’industrie énergétique iranienne, nouveau front d’une confrontation régionale. Club Industrie &amp; Souveraineté. AEGE</title>
   <updated>2026-03-18T09:39:00+01:00</updated>
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   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-03-18T09:34:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
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    <![CDATA[
Depuis l’élimination de l’ayatollah Khamenei en février 2026, le conflit entre l’Iran et Israël a basculé dans une logique où l’énergie n’est plus seulement un enjeu économique, mais un instrument stratégique. Au cœur de cette lutte d’influence, les infrastructures pétrolières et gazières iraniennes deviennent un levier de pression majeur, tandis que les États-Unis tentent d’en limiter les répercussions sur les marchés mondiaux.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95427528-66740501.jpg?v=1773822749" alt="L’industrie énergétique iranienne, nouveau front d’une confrontation régionale. Club Industrie &amp; Souveraineté. AEGE" title="L’industrie énergétique iranienne, nouveau front d’une confrontation régionale. Club Industrie &amp; Souveraineté. AEGE" />
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      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://media.licdn.com/dms/document/media/v2/D4E1FAQEk4AKt6eu5Tw/feedshare-document-url-metadata-scrapper-pdf/B4EZzmUmlqKkA4-/0/1773390687863?e=1774422000&amp;v=beta&amp;t=jAdCo-y6GXlMEuyHaKljneeu2eX_pnVThIO_nDzglsU" target="_blank">Source</a> <br />   <br />  Télécharger le rapport en fin d'article <br />  <a class="link" href="https://www.aege.fr/groupe/club-industrie-et-souverainete-662/page/actualites" target="_blank">Club Industrie et Souveraineté</a> </div>  
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     <div><b>Un acteur énergétique central mais fragilisé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’Iran occupe une place singulière dans l’architecture énergétique mondiale. Ses réserves de pétrole et de gaz, parmi les plus importantes de la planète, lui confèrent un poids structurel que même des décennies de sanctions n’ont pas totalement effacé. Cette puissance repose autant sur une dotation géologique exceptionnelle que sur une position géographique stratégique, au débouché du détroit d’Ormuz. Par ce corridor transite un quart du commerce maritime pétrolier mondial, faisant de cette zone un point de bascule permanent pour la stabilité énergétique globale.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Pourtant, derrière cette façade de puissance, l’appareil productif iranien porte les stigmates d’un siècle de tensions politiques et d’ingérences étrangères. Depuis les premières concessions pétrolières accordées à l’Empire britannique au début du XXᵉ siècle jusqu’aux sanctions américaines post‑1979, l’industrie énergétique iranienne n’a cessé d’être un terrain de rivalités. Les guerres, les ruptures diplomatiques et l’isolement technologique ont progressivement érodé sa capacité de production, empêchant le pays de retrouver les niveaux atteints sous le règne du shah dans les années 1970.</span></div>  
     </div>
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     <div><b>Une industrie affaiblie par l’histoire et les sanctions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les décennies de pressions extérieures ont laissé une empreinte durable sur les infrastructures iraniennes. La guerre Iran‑Irak a provoqué un effondrement brutal des revenus pétroliers, tandis que les sanctions successives ont entravé l’accès aux technologies nécessaires à la modernisation des installations. La production, qui dépassait encore quatre millions de barils par jour au milieu des années 2000, a progressivement décliné, tout comme les exportations de gaz, pénalisées par l’impossibilité d’importer des pièces essentielles.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cette fragilité structurelle explique en partie pourquoi l’industrie énergétique est devenue une cible privilégiée dans le conflit actuel. En frappant des installations proches de Téhéran ou en visant des sites stratégiques comme South Pars, Israël cherche à réduire les capacités financières d’un régime dont l’économie dépend largement des hydrocarbures. L’île de Kharg, par laquelle transite l’immense majorité du pétrole exporté, apparaît désormais comme un point de vulnérabilité critique.</span></div>  
     </div>
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     <div><b>L’énergie, levier de guerre et source de tensions internationales</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie israélienne repose sur l’idée qu’un affaiblissement durable du secteur énergétique pourrait accélérer un changement politique à Téhéran. Mais cette approche se heurte à la prudence américaine. Washington redoute qu’une déstabilisation trop brutale du marché pétrolier ne provoque une flambée des prix, avec des répercussions directes sur les économies occidentales. Cette divergence crée une tension diplomatique notable entre deux alliés pourtant alignés sur le plan militaire.</span> <br />   <br />  <strong><span style="white-space: pre-wrap;">Les marchés, eux, ont déjà réagi. En quelques jours, le prix du Brent a bondi, tandis que les cours du gaz européen ont connu une hausse spectaculaire. Les opérateurs maritimes, inquiets des risques dans le détroit d’Ormuz, réduisent leurs flux, accentuant encore la volatilité. La crise énergétique, longtemps latente, s’invite désormais au cœur des calculs stratégiques mondiaux.</span></strong>  <div>&nbsp;</div>    <h2>&nbsp;</h2>  </div>  
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     <div><b>Une bataille énergétique aux conséquences globales</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">L’industrie énergétique iranienne, jadis moteur de modernisation, se retrouve aujourd’hui au centre d’un affrontement où se mêlent enjeux militaires, économiques et géopolitiques. La question n’est plus seulement de savoir si l’Iran pourra préserver ses infrastructures, mais si la communauté internationale parviendra à contenir les effets systémiques d’un conflit qui menace l’équilibre énergétique mondial. <br />   <br />  <strong>Dans cette confrontation où chaque frappe peut provoquer une onde de choc planétaire, la stabilité du marché dépend autant des décisions militaires que des arbitrages diplomatiques.</strong></div>  
     </div>
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     <div><b>A propos de...</b></div>
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      <blockquote>Le <a class="link" href="https://www.aege.fr/groupe/club-industrie-et-souverainete-662/page/actualites">Club Industrie et Souveraineté de l’AEGE </a>  décrypte les mutations des filières stratégiques, analyse les chaînes de valeur et éclaire les enjeux de souveraineté économique. À travers conférences, notes de veille et rencontres avec des experts, le club offre un espace d’échange privilégié pour comprendre les transformations industrielles et leurs impacts sur l’intelligence économique.</blockquote>  
     </div>
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