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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-15T16:46:37+02:00</updated>
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   <title>Interview Emily Raé - Mondolingua - Journée des Langues</title>
   <updated>2016-12-02T17:49:00+01:00</updated>
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   <category term="Communication &amp; Influence" />
   <published>2016-11-09T22:40:00+01:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
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    <![CDATA[
     <div>
      <strong>Comment s’est passé l’événement du 26 septembre&nbsp;:</strong> <br />  L’événement s’est bien passé, le public était très réceptif à la thématique proposée, celui-ci était très dynamique. Beaucoup de questions ont été posé pendant et après la conférence. Les jeux ont eut beaucoup de succès et ont été bien accepté. <br />   <br />  <strong>Pouvez vous nous parler de vous et de Mundolingua?</strong> <br />  Sur près de 170 m² et ouvert tous les jours de l’année de 10h à 19h, cet espace est accessible à tous et vous invite à jouer, expérimenter et découvrir le langage et l'histoire des langues du monde. L’exposition est très interactive et se développe à travers des lectures et des vidéos sur des écrans tactiles, des jeux, des interactions avec de nombreux objets insolites créés pour donner corps aux sujets traités. Par exemple, une tête sonore, plusieurs arbres des langues, des cubes et le fac-similé de la Pierre de Rosette. &nbsp; <br />   <br />  <strong>Si nous devions retenir un message de cette conférence&nbsp;:</strong> <br />  Il ne faut pas avoir peur du franglais. <br />  Toutes ces nouvelles variantes ne menacent pas les langues naturelles ou minoritaires. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quel avenir voyez-vous&nbsp;?</strong> <br />  Chaque langue a sa place, nous serons amenés à parler plusieurs langues naturellement. «&nbsp;Le multilinguisme sera la règle&nbsp;». Comme nous n’utilisons pas le même niveau de langue entre nos amis, notre famille ou en entreprise. Demain il en sera de même. <br />  Michael Erard auteur d’Adieu Babel donne une vision très intéressante de l’évolution de notre rapport aux langues. &nbsp; <br />   <br />  <strong>Premier chapitre consultable ici </strong>: <a class="link" href="http://blog.assimil.com/adieu-babel-extrait-en-avant-premiere/">http://blog.assimil.com/adieu-babel-extrait-en-avant-premiere/</a>  <br />  &nbsp; <br />  <strong>Si vous aviez deux conseils à donner pour faciliter l’apprentissage des langues aux enfants.</strong>  <ul>  	<li class="list">Utiliser&nbsp;ce que vous connaissez déjà, un conte, une nouvelle,</li>  	<li class="list">Lire pour le plaisir.</li>  </ul>  Nous restons face à l’apprentissage des enfants toute notre vie, les ressorts demeurent donc identiques. Si cela est possible bien sûr voyager, sinon échanger autant que possible, discuter, rencontrer des gens. L’apprentissage ne doit pas être passif. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une adresse à Paris qui nous ferai voyager à Londres&nbsp;?</strong> <br />  Indiscutablement&nbsp;: Mark et Spencer. Le thé noir qui embaume le magasin est purement britannique. Avec un nuage de lait frais, jamais U.H.T vous fais partir à Londres. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quels seront les prochains événements&nbsp;?</strong> <br />  La liste des événements est accessible sur notre site internet&nbsp;: <a class="link" href="http://www.mundolingua.org/news-evenements/">http://www.mundolingua.org/news-evenements/</a>  <br />  &nbsp; <br />  Nous organisons régulièrement des événements, le 17 Novembre prochain, le thème sera «&nbsp;Documenter les langues en danger&nbsp;» de Denis&nbsp;Costaouec&nbsp;(Université Paris Descartes et laboratoire SeDyl [CNRS – Inalco – IRD]). En effet de nombreuses langues sont menacées de disparition dans les prochaines années ou décennies. Beaucoup d’entre elles ne sont connues que de manière superficielle. Face à cette situation, des programmes de documentation ont été lancés, avec l’objectif de constituer des archives pérennes de matériel linguistique et culturel. On présentera en particulier un programme de documentation mené sur l’ixcatèque, une langue autochtone du Mexique parlée aujourd’hui par moins de dix personnes.
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   <title>Journée des langues : Parlez-vous Globish ?</title>
   <updated>2016-11-09T22:38:00+01:00</updated>
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   <published>2016-10-10T22:15:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
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    <![CDATA[
Dans le cadre de la journée des langues, la Maison de l’Europe, le Musée des langues et le partenariat de l’association kidilangues ont donné le 26 septembre 2016 une conférence commune sur le thème « Franglais spanglish et globish »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/10554146-17346723.jpg?v=1478725726" alt="Journée des langues : Parlez-vous Globish ?" title="Journée des langues : Parlez-vous Globish ?" />
     </div>
     <div>
       <br />  Si les langues sont un enjeu européen depuis longtemps, depuis trente ans, le grand vainqueur est surtout le Globish. Mixage de langues, le Globish est une «boîte à outils» qui est sensé permettre de se faire comprendre partout dans le monde. L’ambition du globish est utilitaire, de suffire au chef d’entreprise globe-trotter afin de pouvoir se faire comprendre à peu-près partout dans le monde, surtout par des non anglophones. <br />  &nbsp; <br />  Le Globish se distingue du Franglais, qui peut-être considéré comme une sous-branche de celui-ci. Mélange de français et d’anglais, il est apparut après guerre, quand la société de consommation se généralisait. Plus riche que la langue française, la langue anglaise ne trouvait pas d’écho et d’alternative pour définir les nouveaux usages. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Les publicitaires ont profité de cette brèche pour introduire des termes à consonance anglaise, mais d’essence française, car non reconnu en Grande-Bretagne. Brushing, parking, conf-call, sont entrés dans notre langage courant. Plus insidieusement certains mots biens britanniques, sont employés au mépris du bon usage, un nom pour un adjectif ou inversement et dénature complètement celui-ci. <br />  &nbsp; <br />  Dans notre malheur dirons-nous nous ne sommes pas seuls, toutes les langues sont touchées par ce phénomène, Spanglish chinglish, portuglish. Limité au domaine des nouvelles technologies, de la publicité peu à peu il envahi de nouveaux territoires et vocables. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Plusieurs auteurs ont tenté de théoriser ce phénomène, plutôt que de le combattre de l’apprivoiser et de lui donner une colonne vertébrale. Ainsi nous devrions parler de globish au pluriel. Jean-Claude Nerriere pour citer l’un des plus connu en France propose une liste de 1500 mots qu’il pense suffisant pour s’exprimer dans le monde des affaires sans pour autant sacrifier la grammaire et la conjugaison. Certes ces 1500 mots n’ont pas vocation à impressionner la Reine d’Angleterre ni de faire de vous un grand orateur, ni même d’exprimer une gamme d’émotions aussi riche que celle de la langue maternelle. Erreur très commune des débutants. <br />  &nbsp; <br />  Apprendre une langue, l’utiliser n’est pas neutre. C’est aussi épouser un mode de pensée, une façon de voir le monde et se raccrocher à une histoire. Les langues existantes, l’Anglais, le Français, l’Espagnol et le Portugais ont longtemps été vu comme des langues de pays colonisateurs (pour le reste du monde). Une histoire souvent lourde de sens et d’incompréhension mutuelle, qui pendant longtemps ont été facteur de rebellions et d’histoires personnelles douloureuses. Pour tenter de s’affranchir de ses Histoires et de cet héritage, des tentatives ont été faites. Des langues ont été inventé, parfois totalement, comme le klingon ou l’espéranto pour la plus connue, mais jusqu’à aujourd’hui, malgré un nombre important de locuteurs, ces tentatives n’ont pas porté les fruits espérés malgré un avantage certain&nbsp;: la facilité d’apprentissage. <br />  &nbsp; <br />  Pour le moment, le pouvoir économique et la démographie favorise l’anglais anglo-américain. Cet avantage peut-être remis en cause par de nombreux facteurs dans les années à venir. Le Globish&nbsp;ne joue pas en faveur pour les locuteurs natifs anglais bien au contraire, le Globish présent dans les grandes administrations et instances internationales sous d’autres formes ne garantit pas au locuteur extérieur de comprendre quoique ce soit. <br />  &nbsp; <br />  L’avenir est très ouvert et seul les prochaines générations pourront changer la donne.
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