<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.veillemag.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.veillemag.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.veillemag.com/</id>
 <updated>2026-08-10T21:45:11+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>https://www.veillemag.com/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche</title>
   <updated>2026-07-23T17:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Industrie-Quand-l-innovation-redessine-les-territoires-productifs-Entretien-avec-Frederic-Leriche_a7995.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97442195-67862517.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-23T11:47:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La création du Laboratoire LIMEEP‑PS et la tenue d’un colloque consacré aux territoires de l’industrie rappellent combien l’innovation est devenue un levier structurant des dynamiques productives. Entre écosystèmes relationnels, ancrages territoriaux et dépendances critiques, cet entretien explore la manière dont les acteurs industriels tentent aujourd’hui de réinventer leurs modèles pour rester pertinents dans un paysage en recomposition.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97442195-67862517.jpg?v=1784807389" alt="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" title="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>À l’annonce de la création du <a class="link" href="https://www.limeep-ps.uvsq.fr/" target="_blank">Laboratoire LIMEEP‑PS </a>  et de la tenue de votre colloque consacré aux <a class="link" href="https://colloque-iretra.sciencesconf.org/?lang=fr" target="_blank">territoires de l’industrie</a>, une question s’impose : que révèlent ces initiatives de la manière dont vous pensez l’avenir industriel et ses ancrages locaux.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J. S. : Dans vos travaux, vous montrez que la réindustrialisation ne dépend pas seulement d'investissements ou de technologies, mais d'un écosystème relationnel. Quels sont aujourd'hui, selon vous, les principaux nœuds de coordination qui empêchent l'industrie française et européenne de retrouver une dynamique souveraine ? </b></div>
     <div>
      <blockquote>Frédéric Leriche :&nbsp;Le point de départ du développement industriel et, ici, de la réindustrialisation, c'est l'innovation. Schématiquement, l'innovation prend deux formes. Innovation de "rupture",&nbsp;<span style="font-size: 12pt">"à la Schumpeter", </span><span style="font-size: 12pt">qui peut donner naissance à des produits radicalement nouveaux, à des entreprises nouvelles, à des manières de produire et de vendre nouvelles. Innovation "incrémentale", qui s'effectue pas-à-pas, par le jeu interactif et itératif entre acteurs de l'industrie. <br />   <br />  Dans les deux cas, la proximité géographique est cruciale, car elle permet les échanges en face-à-face, favorables à la résolution des problèmes complexes. Mais cette proximité ne suffit pas, elle doit être associée à la complémentarité de compétences entre acteurs, qui motive le besoin et la volonté de travailler ensemble, et à la confiance entre ces acteurs, qui garantie la qualité et l'efficacité des interactions. Voilà, c'est le cadre théorique général. <br />   <br />  Ce qui manque sans doute aujourd'hui à l'industrie française et européenne, essentiellement, c'est le troisième pilier évoqué : la confiance. Confiance dans les perspectives marchandes (les industriels ne s'engagent pas dans un projet sans un minimum de garanties de succès, même si la prise de risque fait toujours partie de l'équation), confiance dans les partenaires industriels, confiance dans le cadre politique et réglementaire. A cet égard, l'affaire du SCAF est un bel exemple d'échec, industriel certes mais aussi et surtout politique, dont les enseignements doivent être tirés, pour ouvrir de nouvelles pistes d'action. <br />   <br />  Dans cette perspective, en France, le politique doit sans doute réviser ses pratiques, pour se centrer sur la commande publique, afin de garantir un horizon marchand aux entreprises. Sur cette base, les industriels savent s'organiser, travailler ensemble, investir, sans qu'il soit nécessaire de leur expliquer comment faire. Les Américains ont, depuis 1953, un Small Business Act qui ouvre des marchés publics aux petites entreprises. C'est un serpent de mer en France, en Europe, où nous sommes trop peu capables de penser une réglementation incitative et protectrice de l'entrepreneuriat naissant.&nbsp;</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : Le colloque insiste sur les « territoires de l'industrie ». Comment expliquer que certains territoires parviennent à attirer des projets industriels structurants tandis que d'autres décrochent ? Quelles tendances majeures ont-elles été développées lors de cette rencontre ? </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97442195-67862537.jpg?v=1784806869" alt="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" title="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>F.L. :&nbsp;<span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">Fondamentalement, ce qui explique la bonne ou la mauvaise fortune des territoires industriels, c'est le produit, entendu au sens large, bien de consommation, service, technologie. Etre en phase avec les attentes du marché, quitte à formater ces attentes (c'est le rôle des publicistes et des commerciaux, qu'on le regrette ou qu'on s'en réjouisse), c'est la clef. Lorsqu'un produit innovant rencontre une demande, la croissance industrielle devient presque automatique. Les exemples ne manquent pas, dans l'aéronautique (Airbus à Toulouse), dans les industries culturelles (Netflix à San Francisco). <br />   <br />  L'une des clefs de ces mécanismes c'est la qualification de la main d'œuvre et les compétences ancrées dans les territoires. Aussi, pour répondre à l'idée que certains territoires "attireraient" des projets industriels tandis que d'autres échoueraient sur ce point, sans doute faut-il établir un distinguo clair entre les notions de territorialisation et de localisation. La territorialisation, c'est l'idée que des entreprises sont profondément ancrées dans des territoires, car ceux-ci sécrètent les ressources spécifiques dont elles ont besoin pour innover et se développer : recherche et innovation technologique adossées aux systèmes universitaires et aux organismes scientifiques, haute qualification et compétence de la main d'œuvre, partenaires industriels à haut niveau de technicité, infrastructures performantes. Du coup, les entreprises sont peu susceptibles de quitter le territoire. <br />   <br />  La localisation, <em>a contrario</em>, c'est l'idée que les entreprises sont volatiles, car elles ont besoin de ressources génériques disponibles en de nombreux lieux de l'espace géographique : main d'œuvre bon marché, foncier en quantité, sous-traitants aux productions banales. Elles sont alors susceptibles de délocaliser leur production vers des lieux où les coûts des facteurs de productions sont plus compétitifs, dans un processus potentiellement sans fin. Une réindustrialisation en France est possible si elle est adossée à une stratégie qui privilégie la territorialisation des activités industrielles. <br />   <br />  En clair, les innovations, les technologies, les produits, les entreprises sont générés par des territoires singuliers, et les politiques publiques doivent renforcer ces territoires. En ce sens, la régionalisation des politiques industrielles, en France (à l'instar de ce qui se pratique en Allemagne par exemple), est un champ de réflexion et d'action à développer. C'est l'un des points que nous avons mis en lumière à l'occasion du colloque <a class="link" href="https://colloque-iretra.sciencesconf.org/" target="_blank">IRETRA</a>  organisé à Reims en juillet 2026.</span></div>  </blockquote>  <!--cke_bookmark_471S--><!--cke_bookmark_471E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : Vous lancez le laboratoire LIMEEP‑PS pour analyser les dynamiques de pouvoir, de coopération et de performance dans les écosystèmes productifs. Quelle est l'ambition scientifique et stratégique de ce laboratoire ? Et comment compte‑t‑il éclairer les politiques industrielles dans un contexte de dépendances critiques ? Quels sont vos partenaires ? </b></div>
     <div>
      <blockquote>F.L. :&nbsp;<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">Le <a class="link" href="https://www.limeep-ps.uvsq.fr/" target="_blank">LIMEEP-PS</a>  a été créé en octobre 2020. <span style="line-height: 107%"><span style="line-height: 107%">Le postulat sur lequel repose notre démarche scientifique est que nous traversons un moment historique charnière, à hauts risques sociétaux, en raison des </span></span><span style="text-align: justify">menaces de notre temps, à savoir, des </span><span style="line-height: 107%">bouleversements socio-économiques liés à la mondialisation et à la diffusion des nouvelles technologies (réseaux sociaux, intelligence artificielle), et <i>in fine</i> fragilisation des économies française et européenne (la désindustrialisation, justement), des <span style="text-align: justify">bouleversements géopolitiques qui se traduisent par la brutalisation des relations internationales, la fragilisation de la démocratie et du droit international, en lien avec le retour des empires et la montée en puissance des nationalismes, des </span></span><span style="line-height: 107%">bouleversements environnementaux (dérèglement climatique, pollutions diverses, biodiversité fragilisée), modification des conditions d'habitabilité du monde, liés à l'activité humaine. <br />   <br />  La question industrielle est transversale, en ce sens qu'elle concerne chacun de ces trois axes de réflexion. A cet effet, nous travaillons avec d'autres laboratoires, en particulier des laboratoires intéressés par la question spatiale et les industries associés, dites du "New Space".&nbsp;</span></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : L'Europe multiplie les alliances industrielles (batteries, cloud, semi‑conducteurs), mais leurs résultats restent contrastés. À vos yeux, qu'est‑ce qui fait réussir ou échouer une alliance industrielle européenne ? Et comment éviter que les divergences nationales ne sabotent les projets structurants ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97442195-67862540.jpg?v=1784806903" alt="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" title="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>F.L. :&nbsp;L'Europe est nécessaire, c'est le bon échelon pour conduire des politiques de puissance à même de nous permettre de faire face aux défis mentionnés ci-dessus. Mais il faut repenser les politiques européennes sur une base plus pragmatique. <br />   <br />  Il faut définir des objectifs politiques généraux (souveraineté numérique, souveraineté énergétique, politique de défense, qualité de l'environnement, etc.), et mettre en œuvre des "coalitions de volontaires" qui rassemblent les pays intéressés et disposant des forces industrielles appropriées, coalitions qui définissent des stratégies industrielles <em>ad hoc</em> et des appels d'offre, puis laisser les industriels répondre, en limitant le principe du retour géographique, afin de laisser les territoires les plus performants s'engager dans les projets. Le corolaire, c'est qu'il faut repenser les politiques de solidarité régionales, qu'une Europe ainsi plus forte aurait les moyens de financer.&nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : Peut-être une remarque plus personnelle, un conseil, une recommandation de lecture, un rendez-vous ... </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt"> <br />  <em>Une recommandation de lecture, sur la relation territoire/industrie, via une approche théorique, <a class="link" href="https://global.oup.com/academic/product/geography-and-economy-9780199284306?cc=fr&amp;lang=en&amp;title=Very%20Short%20Introduction" target="_blank">Allen J. Scott, Geography and Economy (2006)</a>.</em> <br />  Deux recommandations de lecture, pour des ouvrages qui ont tiré la sonnette d'alarme il y a plus d'une décennie. <a class="link" href="https://www.editionsbdl.com/produit/lurgence-industrielle/" target="_blank">Gabriel Colletis, <em>L'urgence industrielle</em></a>  (2012), et <a class="link" href="https://journals.openedition.org/rge/5187" target="_blank">François Bost, <em>La France, mutations des systèmes productifs</em></a>  (2014). Malheureusement, des ouvrages qui sont toujours d'actualité. Tout n'est pas perdu, loin de là, mais il faut que la prise de conscience des enjeux liés à l'industrie soit complète.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Frédéric Leriche d'avoir accepté de répondre à nos questions.</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/leriche-frederic-limeeps/" target="_blank">Frédéric Leriche</a>, professeur de géographie à l'UVSQ, analyse les </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">conditions structurelles de l'innovation et de la réindustrialisation.&nbsp;<span style="line-height: 18.4px">Ses recherches, à la croisée de la géographie économique et de la géographie urbaine, soulèvent&nbsp;<i>in fine</i>&nbsp;la question de la puissance et de la souveraineté des Etats. </span></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">Ses travaux mettent en lumière le rôle déterminant de la confiance, de </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">l'ancrage territorial et des politiques publiques dans la construction </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">d'écosystèmes industriels durables et souverains. </span><span style="font-size: 12pt">Parmi ses publications : « Du local au global : géopolitique de la Silicon Valley », revue</span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><i style="font-size: 12pt">Diplomatie</i><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt">(2017)&nbsp;; «&nbsp;Regional Assets, Industrial Growth, Global Reach: The Case Study of the Film Industry in the San Francisco Bay Area", revue</span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><i style="font-size: 12pt">Locus: Revista de Historia</i><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt">(2020).</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Global_Industry" role="button" tabindex="0">Global_Industry</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_European_Economy" role="button" tabindex="0">European_Economy</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_French_Manufacturing" role="button" tabindex="0">French_Manufacturing</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Territorial_Development" role="button" tabindex="0">Territorial_Development</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Innovation_Ecosystems" role="button" tabindex="0">Innovation_Ecosystems</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Industrial_Sovereignty" role="button" tabindex="0">Industrial_Sovereignty</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_EU_Industrial_Policy" role="button" tabindex="0">EU_Industrial_Policy</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Regional_Competitiveness" role="button" tabindex="0">Regional_Competitiveness</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Tech_Geopolitics" role="button" tabindex="0">Tech_Geopolitics</span></strong><strong>, #</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Industrie-Quand-l-innovation-redessine-les-territoires-productifs-Entretien-avec-Frederic-Leriche_a7995.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche</title>
   <updated>2026-07-25T08:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Industrie-Quand-l-innovation-redessine-les-territoires-productifs-Entretien-avec-Frederic-Leriche_a8008.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97464139-67875143.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-23T11:47:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La création du Laboratoire LIMEEP‑PS et la tenue d’un colloque consacré aux territoires de l’industrie rappellent combien l’innovation est devenue un levier structurant des dynamiques productives. Entre écosystèmes relationnels, ancrages territoriaux et dépendances critiques, cet entretien explore la manière dont les acteurs industriels tentent aujourd’hui de réinventer leurs modèles pour rester pertinents dans un paysage en recomposition.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97464139-67875143.jpg?v=1784807389" alt="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" title="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>À l’annonce de la création du <a class="link" href="https://www.limeep-ps.uvsq.fr/" target="_blank">Laboratoire LIMEEP‑PS </a>  et de la tenue de votre colloque consacré aux <a class="link" href="https://colloque-iretra.sciencesconf.org/?lang=fr" target="_blank">territoires de l’industrie</a>, une question s’impose : que révèlent ces initiatives de la manière dont vous pensez l’avenir industriel et ses ancrages locaux.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J. S. : Dans vos travaux, vous montrez que la réindustrialisation ne dépend pas seulement d'investissements ou de technologies, mais d'un écosystème relationnel. Quels sont aujourd'hui, selon vous, les principaux nœuds de coordination qui empêchent l'industrie française et européenne de retrouver une dynamique souveraine ? </b></div>
     <div>
      <blockquote>Frédéric Leriche :&nbsp;Le point de départ du développement industriel et, ici, de la réindustrialisation, c'est l'innovation. Schématiquement, l'innovation prend deux formes. Innovation de "rupture",&nbsp;<span style="font-size: 12pt">"à la Schumpeter", </span><span style="font-size: 12pt">qui peut donner naissance à des produits radicalement nouveaux, à des entreprises nouvelles, à des manières de produire et de vendre nouvelles. Innovation "incrémentale", qui s'effectue pas-à-pas, par le jeu interactif et itératif entre acteurs de l'industrie. <br />   <br />  Dans les deux cas, la proximité géographique est cruciale, car elle permet les échanges en face-à-face, favorables à la résolution des problèmes complexes. Mais cette proximité ne suffit pas, elle doit être associée à la complémentarité de compétences entre acteurs, qui motive le besoin et la volonté de travailler ensemble, et à la confiance entre ces acteurs, qui garantie la qualité et l'efficacité des interactions. Voilà, c'est le cadre théorique général. <br />   <br />  Ce qui manque sans doute aujourd'hui à l'industrie française et européenne, essentiellement, c'est le troisième pilier évoqué : la confiance. Confiance dans les perspectives marchandes (les industriels ne s'engagent pas dans un projet sans un minimum de garanties de succès, même si la prise de risque fait toujours partie de l'équation), confiance dans les partenaires industriels, confiance dans le cadre politique et réglementaire. A cet égard, l'affaire du SCAF est un bel exemple d'échec, industriel certes mais aussi et surtout politique, dont les enseignements doivent être tirés, pour ouvrir de nouvelles pistes d'action. <br />   <br />  Dans cette perspective, en France, le politique doit sans doute réviser ses pratiques, pour se centrer sur la commande publique, afin de garantir un horizon marchand aux entreprises. Sur cette base, les industriels savent s'organiser, travailler ensemble, investir, sans qu'il soit nécessaire de leur expliquer comment faire. Les Américains ont, depuis 1953, un Small Business Act qui ouvre des marchés publics aux petites entreprises. C'est un serpent de mer en France, en Europe, où nous sommes trop peu capables de penser une réglementation incitative et protectrice de l'entrepreneuriat naissant.&nbsp;</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : Le colloque insiste sur les « territoires de l'industrie ». Comment expliquer que certains territoires parviennent à attirer des projets industriels structurants tandis que d'autres décrochent ? Quelles tendances majeures ont-elles été développées lors de cette rencontre ? </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97464139-67875145.jpg?v=1784806869" alt="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" title="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>F.L. :&nbsp;<span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">Fondamentalement, ce qui explique la bonne ou la mauvaise fortune des territoires industriels, c'est le produit, entendu au sens large, bien de consommation, service, technologie. Etre en phase avec les attentes du marché, quitte à formater ces attentes (c'est le rôle des publicistes et des commerciaux, qu'on le regrette ou qu'on s'en réjouisse), c'est la clef. Lorsqu'un produit innovant rencontre une demande, la croissance industrielle devient presque automatique. Les exemples ne manquent pas, dans l'aéronautique (Airbus à Toulouse), dans les industries culturelles (Netflix à San Francisco). <br />   <br />  L'une des clefs de ces mécanismes c'est la qualification de la main d'œuvre et les compétences ancrées dans les territoires. Aussi, pour répondre à l'idée que certains territoires "attireraient" des projets industriels tandis que d'autres échoueraient sur ce point, sans doute faut-il établir un distinguo clair entre les notions de territorialisation et de localisation. La territorialisation, c'est l'idée que des entreprises sont profondément ancrées dans des territoires, car ceux-ci sécrètent les ressources spécifiques dont elles ont besoin pour innover et se développer : recherche et innovation technologique adossées aux systèmes universitaires et aux organismes scientifiques, haute qualification et compétence de la main d'œuvre, partenaires industriels à haut niveau de technicité, infrastructures performantes. Du coup, les entreprises sont peu susceptibles de quitter le territoire. <br />   <br />  La localisation, <em>a contrario</em>, c'est l'idée que les entreprises sont volatiles, car elles ont besoin de ressources génériques disponibles en de nombreux lieux de l'espace géographique : main d'œuvre bon marché, foncier en quantité, sous-traitants aux productions banales. Elles sont alors susceptibles de délocaliser leur production vers des lieux où les coûts des facteurs de productions sont plus compétitifs, dans un processus potentiellement sans fin. Une réindustrialisation en France est possible si elle est adossée à une stratégie qui privilégie la territorialisation des activités industrielles. <br />   <br />  En clair, les innovations, les technologies, les produits, les entreprises sont générés par des territoires singuliers, et les politiques publiques doivent renforcer ces territoires. En ce sens, la régionalisation des politiques industrielles, en France (à l'instar de ce qui se pratique en Allemagne par exemple), est un champ de réflexion et d'action à développer. C'est l'un des points que nous avons mis en lumière à l'occasion du colloque <a class="link" href="https://colloque-iretra.sciencesconf.org/" target="_blank">IRETRA</a>  organisé à Reims en juillet 2026.</span></div>  </blockquote>  <!--cke_bookmark_471S--><!--cke_bookmark_471E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : Vous lancez le laboratoire LIMEEP‑PS pour analyser les dynamiques de pouvoir, de coopération et de performance dans les écosystèmes productifs. Quelle est l'ambition scientifique et stratégique de ce laboratoire ? Et comment compte‑t‑il éclairer les politiques industrielles dans un contexte de dépendances critiques ? Quels sont vos partenaires ? </b></div>
     <div>
      <blockquote>F.L. :&nbsp;<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">Le <a class="link" href="https://www.limeep-ps.uvsq.fr/" target="_blank">LIMEEP-PS</a>  a été créé en octobre 2020. <span style="line-height: 107%"><span style="line-height: 107%">Le postulat sur lequel repose notre démarche scientifique est que nous traversons un moment historique charnière, à hauts risques sociétaux, en raison des </span></span><span style="text-align: justify">menaces de notre temps, à savoir, des </span><span style="line-height: 107%">bouleversements socio-économiques liés à la mondialisation et à la diffusion des nouvelles technologies (réseaux sociaux, intelligence artificielle), et <i>in fine</i> fragilisation des économies française et européenne (la désindustrialisation, justement), des <span style="text-align: justify">bouleversements géopolitiques qui se traduisent par la brutalisation des relations internationales, la fragilisation de la démocratie et du droit international, en lien avec le retour des empires et la montée en puissance des nationalismes, des </span></span><span style="line-height: 107%">bouleversements environnementaux (dérèglement climatique, pollutions diverses, biodiversité fragilisée), modification des conditions d'habitabilité du monde, liés à l'activité humaine. <br />   <br />  La question industrielle est transversale, en ce sens qu'elle concerne chacun de ces trois axes de réflexion. A cet effet, nous travaillons avec d'autres laboratoires, en particulier des laboratoires intéressés par la question spatiale et les industries associés, dites du "New Space".&nbsp;</span></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : L'Europe multiplie les alliances industrielles (batteries, cloud, semi‑conducteurs), mais leurs résultats restent contrastés. À vos yeux, qu'est‑ce qui fait réussir ou échouer une alliance industrielle européenne ? Et comment éviter que les divergences nationales ne sabotent les projets structurants ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97464139-67875147.jpg?v=1784806903" alt="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" title="Industrie. Quand l’innovation redessine les territoires productifs. Entretien avec Frédéric Leriche" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>F.L. :&nbsp;L'Europe est nécessaire, c'est le bon échelon pour conduire des politiques de puissance à même de nous permettre de faire face aux défis mentionnés ci-dessus. Mais il faut repenser les politiques européennes sur une base plus pragmatique. <br />   <br />  Il faut définir des objectifs politiques généraux (souveraineté numérique, souveraineté énergétique, politique de défense, qualité de l'environnement, etc.), et mettre en œuvre des "coalitions de volontaires" qui rassemblent les pays intéressés et disposant des forces industrielles appropriées, coalitions qui définissent des stratégies industrielles <em>ad hoc</em> et des appels d'offre, puis laisser les industriels répondre, en limitant le principe du retour géographique, afin de laisser les territoires les plus performants s'engager dans les projets. Le corolaire, c'est qu'il faut repenser les politiques de solidarité régionales, qu'une Europe ainsi plus forte aurait les moyens de financer.&nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>J.S. : Peut-être une remarque plus personnelle, un conseil, une recommandation de lecture, un rendez-vous ... </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt"> <br />  <em>Une recommandation de lecture, sur la relation territoire/industrie, via une approche théorique, <a class="link" href="https://global.oup.com/academic/product/geography-and-economy-9780199284306?cc=fr&amp;lang=en&amp;title=Very%20Short%20Introduction" target="_blank">Allen J. Scott, Geography and Economy (2006)</a>.</em> <br />  Deux recommandations de lecture, pour des ouvrages qui ont tiré la sonnette d'alarme il y a plus d'une décennie. <a class="link" href="https://www.editionsbdl.com/produit/lurgence-industrielle/" target="_blank">Gabriel Colletis, <em>L'urgence industrielle</em></a>  (2012), et <a class="link" href="https://journals.openedition.org/rge/5187" target="_blank">François Bost, <em>La France, mutations des systèmes productifs</em></a>  (2014). Malheureusement, des ouvrages qui sont toujours d'actualité. Tout n'est pas perdu, loin de là, mais il faut que la prise de conscience des enjeux liés à l'industrie soit complète.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Frédéric Leriche d'avoir accepté de répondre à nos questions.</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/leriche-frederic-limeeps/" target="_blank">Frédéric Leriche</a>, professeur de géographie à l'UVSQ, analyse les </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">conditions structurelles de l'innovation et de la réindustrialisation.&nbsp;<span style="line-height: 18.4px">Ses recherches, à la croisée de la géographie économique et de la géographie urbaine, soulèvent&nbsp;<i>in fine</i>&nbsp;la question de la puissance et de la souveraineté des Etats. </span></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">Ses travaux mettent en lumière le rôle déterminant de la confiance, de </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">l'ancrage territorial et des politiques publiques dans la construction </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt">d'écosystèmes industriels durables et souverains. </span><span style="font-size: 12pt">Parmi ses publications : « Du local au global : géopolitique de la Silicon Valley », revue</span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><i style="font-size: 12pt">Diplomatie</i><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt">(2017)&nbsp;; «&nbsp;Regional Assets, Industrial Growth, Global Reach: The Case Study of the Film Industry in the San Francisco Bay Area", revue</span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><i style="font-size: 12pt">Locus: Revista de Historia</i><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt">(2020).</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Global_Industry" role="button" tabindex="0">Global_Industry</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_European_Economy" role="button" tabindex="0">European_Economy</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_French_Manufacturing" role="button" tabindex="0">French_Manufacturing</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Territorial_Development" role="button" tabindex="0">Territorial_Development</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Innovation_Ecosystems" role="button" tabindex="0">Innovation_Ecosystems</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Industrial_Sovereignty" role="button" tabindex="0">Industrial_Sovereignty</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_EU_Industrial_Policy" role="button" tabindex="0">EU_Industrial_Policy</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Regional_Competitiveness" role="button" tabindex="0">Regional_Competitiveness</span></strong><strong>, #</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Tag_Tech_Geopolitics" role="button" tabindex="0">Tech_Geopolitics</span></strong><strong>, #</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Industrie-Quand-l-innovation-redessine-les-territoires-productifs-Entretien-avec-Frederic-Leriche_a8008.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Palmarès Vélite de la Souveraineté Économique 2025 : Un Miroir Révélateur et un Appel à l'Action</title>
   <updated>2025-06-29T10:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Le-Palmares-Velite-de-la-Souverainete-Economique-2025-Un-Miroir-Revelateur-et-un-Appel-a-l-Action_a6101.html</id>
   <category term="Gouvernance" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/89589747-63324998.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-26T09:00:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour son édition 2025, l'étude a collecté et analysé plus de 2 000 données d'entrée sur cinq mois, réparties en 5 grands indicateurs, 18 indicateurs de second rang et 62 indicateurs de troisième rang. Une évolution notable est la prise en compte des dépôts de brevets à l'Office Européen des Brevets (OEB) en plus de l'INPI, offrant une vision plus large des dynamiques technologiques mondiales.     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="99">Dans un monde où les tensions économiques et géopolitiques s'intensifient, la question de la souveraineté économique n'est plus un concept abstrait, mais une nécessité stratégique. Le <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/cabinet-velite/" target="_blank">Cabinet Vélite</a>, un cabinet français indépendant spécialisé en intelligence économique et fondé en 2009</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="385">, s'est imposé comme une référence en la matière. Depuis 2021, il publie annuellement son </span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="bold ng-star-inserted" data-start-index="475">Palmarès de la souveraineté économique des groupes du CAC 40</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="535">, une étude rigoureuse et indépendante qui évalue la contribution concrète de nos champions nationaux à l'autonomie et à la puissance de la France</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="681">. L'édition 2025, la cinquième du genre</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="720">, est plus que jamais un diagnostic crucial pour comprendre les défis et les opportunités de notre économie.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi cette étude est-elle indispensable ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89589747-63324996.jpg?v=1751028316" alt="Le Palmarès Vélite de la Souveraineté Économique 2025 : Un Miroir Révélateur et un Appel à l'Action" title="Le Palmarès Vélite de la Souveraineté Économique 2025 : Un Miroir Révélateur et un Appel à l'Action" />
     </div>
     <div>
      <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="873">L'étude Vélite ne se contente pas de survols théoriques. Elle plonge au cœur des faits, des chiffres et des stratégies d'entreprise pour "décoder les marchés" et aider les décideurs. <br />   <br />  Pierre-Marie de Berny, fondateur et dirigeant du Cabinet Vélite, insiste sur le fait que la souveraineté économique ne se décrète pas mais se construit par des décisions et des actes concrets dans la durée. Le Palmarès 2025 éclaire la réalité d'un pays qui, malgré de solides fondations industrielles, une capacité d'innovation reconnue et un socle de compétences envié, reste en retrait dans la course technologique mondiale, fragilisée par un "désalignement stratégique entre ambitions affichées et leviers effectivement mobilisés". <br />  &nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="1590"><strong>Une méthodologie robuste pour une analyse approfondie</strong></div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="1643">L'ambition d'objectivité de Vélite se reflète dans une méthodologie éprouvée. L'indice de souveraineté économique, codé par le Dr Frédéric Gonand, professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine-PSL, repose sur trois dimensions fondamentales&nbsp;: <br />  &nbsp;</div>    <ul>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>La dimension offensive </strong>: Axée sur la conquête de marchés et le développement de la puissance économique française à l'échelle mondiale. Elle intègre la force d'innovation technologique (R&amp;D, brevets, savoir-faire), la contribution au rayonnement de la France (soft power via réputation, promotion de la langue française, sponsoring) et la contribution à la puissance économique (hard power via conquêtes de marchés, acquisitions étrangères, rang mondial).</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="2344"><strong>La dimension défensive </strong>: Principalement centrée sur l'indépendance de l'entreprise vis-à-vis des puissances étrangères. Elle examine la géographie de la détention du capital, la nationalité du top management, la capacité de résistance aux OPA et la localisation des activités critiques.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="2630"><strong>La dimension contributive </strong>: Mesure la contribution de l'entreprise à la prospérité économique du territoire français, incluant la création d'emplois en France, la solidarité avec les PME françaises et l'action sociale.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Pour son édition 2025, l'étude a collecté et analysé plus de 2 000 données d'entrée sur cinq mois, réparties en 5 grands indicateurs, 18 indicateurs de second rang et 62 indicateurs de troisième rang. Une évolution notable est la prise en compte des dépôts de brevets à l'Office Européen des Brevets (OEB) en plus de l'INPI, offrant une vision plus large des dynamiques technologiques mondiales.<br type="_moz" />   <br />  <strong>&nbsp; <br />  Des constats nuancés, des alertes claires</strong> <br />   <br />  Le Palmarès Vélite 2025 met en lumière plusieurs dynamiques clés, parfois surprenantes :  <ul>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="3371"><strong>Le "grand décrochage industriel français"</strong> : L'étude révèle un recul persistant de la part de l'industrie dans l'emploi total en France&nbsp;et une production industrielle stagnante. Le CAC 40, autrefois dominé par l'industrie, voit de plus en plus de groupes de services remplacer les entreprises industrielles emblématiques comme Alstom. Des groupes comme ArcelorMittal et STMicroelectronics suppriment des emplois en France malgré des aides publiques.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>Le défi technologique mondial </strong>: La France maintient une place respectable au 5e rang mondial des dépôts de brevets à l'OEB, mais cette stabilité n'est pas suffisante face à l'accélération de la concurrence.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="">Le pays manque cruellement de nouveaux champions technologiques dans des secteurs d'avenir comme l'IA ou les semi-conducteurs. Le rapport R&amp;D/chiffre d'affaires des constructeurs automobiles français (Renault, Stellantis) est nettement inférieur à celui de leurs concurrents internationaux, signalant un possible "décrochage stratégique".</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>L'épreuve américaine et la souveraineté numérique</strong> : Les acquisitions françaises aux États-Unis se multiplient, faisant de cette zone le "principal terrain de chasse" pour les entreprises du CAC 40. Cependant, l'étude alerte sur le risque de "déracinement industriel ou stratégique" et la dépendance massive aux géants technologiques américains (GAFAM) en matière de cloud ou d'IA, malgré l'existence d'alternatives européennes crédibles comme OVHcloud ou Mistral AI. La prise de conscience progresse, mais les actes peinent à suivre.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>L'ancrage industriel et l'emploi </strong>: La part des emplois localisés en France au sein des grands groupes cotés continue de se réduire, passant sous les 30% en moyenne pour le CAC 40.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>L'étude identifie cinq trajectoires d'emploi, des "consolidateurs nationaux" </strong>(Kering, Thales, BNP Paribas) aux "globalisés assumés" (Capgemini, Veolia), soulignant que la mondialisation ne doit pas se faire au détriment de l'emploi en France.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="">La transparence sur la localisation des emplois est un "marqueur stratégique" crucial.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>La gouvernance et l'influence</strong> : L'étude révèle des "luttes de pouvoir de moins en moins feutrées" au sein des instances dirigeantes, notamment avec l'Italie (Essilor Luxottica, Stellantis, STMicroelectronics).</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="5406">Elle souligne l'importance de la nationalité des dirigeants pour la "loyauté aux intérêts nationaux". Par ailleurs, certaines entreprises comme LVMH, Hermès, L'Oréal, BNP Paribas, Orange, TotalEnergies ou Renault jouent un rôle essentiel dans le "rayonnement culturel et symbolique" de la France à l'étranger (soft power).</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>Le financement de la souveraineté </strong>: Une simulation d'ETF "Souveraineté" composé de 13 entreprises stratégiques (Thales, Safran, TotalEnergies, Engie, Dassault Systèmes, Orange, Sanofi, Bouygues, Crédit Agricole SA, Michelin, LVMH, Hermès, L'Oréal) démontre une surperformance spectaculaire par rapport aux grands indices boursiers (+1422% entre 2010 et 2025 contre +84% pour le CAC 40). Cela prouve que le "patriotisme économique" peut être rentable et qu'il est urgent de réorienter l'épargne nationale vers l'économie réelle et stratégique.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un appel à une action coordonnée</b></div>
     <div>
      <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="6511" style="margin-left: 40px;"><strong>Le diagnostic est clair</strong> : la France ne manque ni de talents, ni de moyens, mais d'un "cap clair", d'une "coordination" et d'une détermination à "oser sortir du court terme". Le Palmarès Vélite de la souveraineté économique 2025 est un appel vibrant à la vigilance accrue et à l'action. Il souligne que la "souveraineté industrielle reste à construire pleinement, pas à pas, secteur par secteur, projet par projet". <br />  &nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="6925" style="margin-left: 40px;">Ce baromètre s'adresse à tous les cadres dirigeants français&nbsp;et à quiconque s'intéresse à l'avenir économique de la France. Il offre des explications, des détails et des insights qui vont au-delà d'un simple résumé, invitant à une réflexion profonde sur notre avenir stratégique. <br />  &nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7204" style="margin-left: 40px;">Pour comprendre ces dynamiques complexes, identifier les entreprises qui "tiennent la ligne"&nbsp;et celles dont "l'ancrage national semble vaciller", et découvrir comment l'innovation devient un "enjeu géo-économique majeur", l'étude est un outil incontournable.</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7462" style="margin-left: 40px;">Ne manquez pas cette analyse approfondie qui pose des faits sur la table et vous invite à vous poser la vraie question : est-ce que le CAC 40 reflète encore un projet productif pour le pays, ou est-ce qu'il est en train de s'en détacher ?</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7462" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7700" style="margin-left: 40px;">Téléchargez dès maintenant l'édition 2025 du <a class="link" href="https://palmares.cabinet-velite.com/" target="_blank">Palmarès</a>  Vélite de la souveraineté économique et contribuez vous aussi à cette réflexion essentielle pour l'avenir de la France.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Bz4uADeMyXA?si=vIWBFCjEZF3Xx5L3" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Le-Palmares-Velite-de-la-Souverainete-Economique-2025-Un-Miroir-Revelateur-et-un-Appel-a-l-Action_a6101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Palmarès Vélite de la Souveraineté Économique 2025 : Un Miroir Révélateur et un Appel à l'Action</title>
   <updated>2025-06-30T10:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Le-Palmares-Velite-de-la-Souverainete-Economique-2025-Un-Miroir-Revelateur-et-un-Appel-a-l-Action_a6091.html</id>
   <category term="Gouvernance" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/89550871-63303152.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-26T09:00:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour son édition 2025, l'étude a collecté et analysé plus de 2 000 données d'entrée sur cinq mois, réparties en 5 grands indicateurs, 18 indicateurs de second rang et 62 indicateurs de troisième rang. Une évolution notable est la prise en compte des dépôts de brevets à l'Office Européen des Brevets (OEB) en plus de l'INPI, offrant une vision plus large des dynamiques technologiques mondiales.     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="99">Dans un monde où les tensions économiques et géopolitiques s'intensifient, la question de la souveraineté économique n'est plus un concept abstrait, mais une nécessité stratégique. Le <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/cabinet-velite/" target="_blank">Cabinet Vélite</a>, un cabinet français indépendant spécialisé en intelligence économique et fondé en 2009</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="385">, s'est imposé comme une référence en la matière. Depuis 2021, il publie annuellement son </span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="bold ng-star-inserted" data-start-index="475">Palmarès de la souveraineté économique des groupes du CAC 40</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="535">, une étude rigoureuse et indépendante qui évalue la contribution concrète de nos champions nationaux à l'autonomie et à la puissance de la France</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="681">. L'édition 2025, la cinquième du genre</span><span _ngcontent-ng-c3912392341="" class="ng-star-inserted" data-start-index="720">, est plus que jamais un diagnostic crucial pour comprendre les défis et les opportunités de notre économie.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi cette étude est-elle indispensable ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89550871-63303129.jpg?v=1751028316" alt="Le Palmarès Vélite de la Souveraineté Économique 2025 : Un Miroir Révélateur et un Appel à l'Action" title="Le Palmarès Vélite de la Souveraineté Économique 2025 : Un Miroir Révélateur et un Appel à l'Action" />
     </div>
     <div>
      <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="873">L'étude Vélite ne se contente pas de survols théoriques. Elle plonge au cœur des faits, des chiffres et des stratégies d'entreprise pour "décoder les marchés" et aider les décideurs. <br />   <br />  Pierre-Marie de Berny, fondateur et dirigeant du Cabinet Vélite, insiste sur le fait que la souveraineté économique ne se décrète pas mais se construit par des décisions et des actes concrets dans la durée. Le Palmarès 2025 éclaire la réalité d'un pays qui, malgré de solides fondations industrielles, une capacité d'innovation reconnue et un socle de compétences envié, reste en retrait dans la course technologique mondiale, fragilisée par un "désalignement stratégique entre ambitions affichées et leviers effectivement mobilisés". <br />  &nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="1590"><strong>Une méthodologie robuste pour une analyse approfondie</strong></div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="1643">L'ambition d'objectivité de Vélite se reflète dans une méthodologie éprouvée. L'indice de souveraineté économique, codé par le Dr Frédéric Gonand, professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine-PSL, repose sur trois dimensions fondamentales&nbsp;: <br />  &nbsp;</div>    <ul>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>La dimension offensive </strong>: Axée sur la conquête de marchés et le développement de la puissance économique française à l'échelle mondiale. Elle intègre la force d'innovation technologique (R&amp;D, brevets, savoir-faire), la contribution au rayonnement de la France (soft power via réputation, promotion de la langue française, sponsoring) et la contribution à la puissance économique (hard power via conquêtes de marchés, acquisitions étrangères, rang mondial).</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="2344"><strong>La dimension défensive </strong>: Principalement centrée sur l'indépendance de l'entreprise vis-à-vis des puissances étrangères. Elle examine la géographie de la détention du capital, la nationalité du top management, la capacité de résistance aux OPA et la localisation des activités critiques.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="2630"><strong>La dimension contributive </strong>: Mesure la contribution de l'entreprise à la prospérité économique du territoire français, incluant la création d'emplois en France, la solidarité avec les PME françaises et l'action sociale.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Pour son édition 2025, l'étude a collecté et analysé plus de 2 000 données d'entrée sur cinq mois, réparties en 5 grands indicateurs, 18 indicateurs de second rang et 62 indicateurs de troisième rang. Une évolution notable est la prise en compte des dépôts de brevets à l'Office Européen des Brevets (OEB) en plus de l'INPI, offrant une vision plus large des dynamiques technologiques mondiales.<br type="_moz" />   <br />  <strong>&nbsp; <br />  Des constats nuancés, des alertes claires</strong> <br />   <br />  Le Palmarès Vélite 2025 met en lumière plusieurs dynamiques clés, parfois surprenantes :  <ul>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="3371"><strong>Le "grand décrochage industriel français"</strong> : L'étude révèle un recul persistant de la part de l'industrie dans l'emploi total en France&nbsp;et une production industrielle stagnante. Le CAC 40, autrefois dominé par l'industrie, voit de plus en plus de groupes de services remplacer les entreprises industrielles emblématiques comme Alstom. Des groupes comme ArcelorMittal et STMicroelectronics suppriment des emplois en France malgré des aides publiques.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>Le défi technologique mondial </strong>: La France maintient une place respectable au 5e rang mondial des dépôts de brevets à l'OEB, mais cette stabilité n'est pas suffisante face à l'accélération de la concurrence.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="">Le pays manque cruellement de nouveaux champions technologiques dans des secteurs d'avenir comme l'IA ou les semi-conducteurs. Le rapport R&amp;D/chiffre d'affaires des constructeurs automobiles français (Renault, Stellantis) est nettement inférieur à celui de leurs concurrents internationaux, signalant un possible "décrochage stratégique".</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>L'épreuve américaine et la souveraineté numérique</strong> : Les acquisitions françaises aux États-Unis se multiplient, faisant de cette zone le "principal terrain de chasse" pour les entreprises du CAC 40. Cependant, l'étude alerte sur le risque de "déracinement industriel ou stratégique" et la dépendance massive aux géants technologiques américains (GAFAM) en matière de cloud ou d'IA, malgré l'existence d'alternatives européennes crédibles comme OVHcloud ou Mistral AI. La prise de conscience progresse, mais les actes peinent à suivre.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>L'ancrage industriel et l'emploi </strong>: La part des emplois localisés en France au sein des grands groupes cotés continue de se réduire, passant sous les 30% en moyenne pour le CAC 40.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>L'étude identifie cinq trajectoires d'emploi, des "consolidateurs nationaux" </strong>(Kering, Thales, BNP Paribas) aux "globalisés assumés" (Capgemini, Veolia), soulignant que la mondialisation ne doit pas se faire au détriment de l'emploi en France.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="">La transparence sur la localisation des emplois est un "marqueur stratégique" crucial.</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>La gouvernance et l'influence</strong> : L'étude révèle des "luttes de pouvoir de moins en moins feutrées" au sein des instances dirigeantes, notamment avec l'Italie (Essilor Luxottica, Stellantis, STMicroelectronics).</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="5406">Elle souligne l'importance de la nationalité des dirigeants pour la "loyauté aux intérêts nationaux". Par ailleurs, certaines entreprises comme LVMH, Hermès, L'Oréal, BNP Paribas, Orange, TotalEnergies ou Renault jouent un rôle essentiel dans le "rayonnement culturel et symbolique" de la France à l'étranger (soft power).</li>  	<li _ngcontent-ng-c3912392341=""><strong>Le financement de la souveraineté </strong>: Une simulation d'ETF "Souveraineté" composé de 13 entreprises stratégiques (Thales, Safran, TotalEnergies, Engie, Dassault Systèmes, Orange, Sanofi, Bouygues, Crédit Agricole SA, Michelin, LVMH, Hermès, L'Oréal) démontre une surperformance spectaculaire par rapport aux grands indices boursiers (+1422% entre 2010 et 2025 contre +84% pour le CAC 40). Cela prouve que le "patriotisme économique" peut être rentable et qu'il est urgent de réorienter l'épargne nationale vers l'économie réelle et stratégique.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un appel à une action coordonnée</b></div>
     <div>
      <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="6511" style="margin-left: 40px;"><strong>Le diagnostic est clair</strong> : la France ne manque ni de talents, ni de moyens, mais d'un "cap clair", d'une "coordination" et d'une détermination à "oser sortir du court terme". Le Palmarès Vélite de la souveraineté économique 2025 est un appel vibrant à la vigilance accrue et à l'action. Il souligne que la "souveraineté industrielle reste à construire pleinement, pas à pas, secteur par secteur, projet par projet". <br />  &nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="6925" style="margin-left: 40px;">Ce baromètre s'adresse à tous les cadres dirigeants français&nbsp;et à quiconque s'intéresse à l'avenir économique de la France. Il offre des explications, des détails et des insights qui vont au-delà d'un simple résumé, invitant à une réflexion profonde sur notre avenir stratégique. <br />  &nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7204" style="margin-left: 40px;">Pour comprendre ces dynamiques complexes, identifier les entreprises qui "tiennent la ligne"&nbsp;et celles dont "l'ancrage national semble vaciller", et découvrir comment l'innovation devient un "enjeu géo-économique majeur", l'étude est un outil incontournable.</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7462" style="margin-left: 40px;">Ne manquez pas cette analyse approfondie qui pose des faits sur la table et vous invite à vous poser la vraie question : est-ce que le CAC 40 reflète encore un projet productif pour le pays, ou est-ce qu'il est en train de s'en détacher ?</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7462" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div _ngcontent-ng-c3912392341="" data-start-index="7700" style="margin-left: 40px;">Téléchargez dès maintenant l'édition 2025 du <a class="link" href="https://palmares.cabinet-velite.com/" target="_blank">Palmarès</a>  Vélite de la souveraineté économique et contribuez vous aussi à cette réflexion essentielle pour l'avenir de la France.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Bz4uADeMyXA?si=vIWBFCjEZF3Xx5L3" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Le-Palmares-Velite-de-la-Souverainete-Economique-2025-Un-Miroir-Revelateur-et-un-Appel-a-l-Action_a6091.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Arnaud Montebourg devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises</title>
   <updated>2025-05-29T15:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Arnaud-Montebourg-devant-la-commission-d-enquete-senatoriale-sur-l-utilisation-des-aides-publiques-aux-grandes_a6022.html</id>
   <category term="Gouvernance" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/88867005-62900084.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-30T09:00:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Arnaud Montebourg, figure de la réindustrialisation et entrepreneur, a été auditionné par la commission d'enquête sénatoriale sur les aides publiques aux grandes entreprises. Il a livré un diagnostic sévère de l'industrie française, parlant d'"hémorragie", et a proposé des "remèdes radicaux". L'audition visait à évaluer le coût des aides, leur contrôle, et les contreparties possibles face à la désindustrialisation.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88867005-62900084.jpg?v=1748526409" alt="Arnaud Montebourg devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises" title="Arnaud Montebourg devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises" />
     </div>
     <div>
      M. Montebourg, fort de son expérience ministérielle et de chef d'entreprise (il dirige 12 entreprises), a dressé un tableau sombre de la situation industrielle française, qu'il qualifie d'"hémorragie". Il note un niveau élevé de défaillances d'entreprises (65-67 000 par an), dépassant la période de 2012 et touchant divers secteurs comme l'automobile, le BTP et la restauration. Selon lui, au-delà du contexte international marqué par la concurrence accrue (notamment avec la Chine) et les tensions géopolitiques, deux politiques publiques récentes ont été particulièrement "destructrices" . <br />  &nbsp; <br />  La première est celle des <strong>Prêts Garantis par l'État (PGE)</strong>. 120 milliards d'euros ont été octroyés sur 4-5 ans. M. Montebourg affirme que leur modèle de remboursement sur 5 ans, représentant 5% du chiffre d'affaires annuel, excède la marge moyenne des entreprises saines, les mettant en difficulté et les conduisant aux tribunaux de commerce. Il a alerté le ministre de l'économie et proposé d'allonger la durée de remboursement à 10 ans pour les 18 milliards restants, car cette politique "mène à la destruction de l'économie" . <br />  &nbsp; <br />  La seconde cause pointée du doigt est le <strong>prix de l'électricité</strong>, autrefois un atout, devenu un "boulet" et un prix "anticompétitif" qui "détruit des entreprises". La combinaison des PGE et du prix de l'électricité constitue une "alerte rouge" pour l'entrepreneur. <br />  &nbsp; <br />  Concernant l'efficacité des aides publiques actuelles, M. Montebourg se dit incapable de donner un bilan précis global. Cependant, il analyse des dispositifs spécifiques. Le <strong>Crédit d'Impôt Recherche (CIR)</strong> est jugé bénéfique car il aide au maintien de laboratoires et d'emplois d'ingénieurs en France. Le contrôle de sa contrepartie (R&amp;D) est effectué quotidiennement par l'administration fiscale pour les PME, mais plus complexe pour les grandes entreprises, comme le montre l'exemple de STMicroelectronics. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #0563c1; text-decoration: underline }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Sur la <strong>transparence</strong> des aides, M. Montebourg estime que la non-publication des bénéficiaires est une "décision politique" du ministre et non une incapacité de l'administration. Il suggère que les entreprises pourraient publier elles-mêmes les aides reçues, car elles en sont souvent "fières", ce qui permettrait des débats internes. Il dénonce également le rôle des cabinets de conseil qui "capturent de l'argent public" en prélevant des commissions importantes (20-30%) et propose de "caper" leur rémunération. <br />  &nbsp; <br />  M. Montebourg est favorable à la fixation de <strong>contreparties juridiquement contraignantes</strong>, objectif partagé par la commission d'enquête. Face aux cas où le CIR finance la R&amp;D en France mais l'industrialisation se fait à l'étranger, il suggère de "conditionner" le CIR à un lien avec la production nationale. Pour les entreprises stratégiques en difficulté bénéficiant d'aides, il cite l'exemple d'ArcelorMittal qui délocalise des postes malgré des aides annuelles. Sa proposition est radicale : <strong>"si c'est oui" (si les emplois clés sont supprimés), "on arrête les 295 millions d'aide publique chaque année" et "on nationalise"</strong>. Interrogé sur la restitution des aides par les entreprises redevenues profitables, il évoque l'idée qu'en échange des PGE, l'État aurait pu rester au capital et imposer un partage de la richesse avec les salariés. Plus généralement, il préfère que le "pouvoir" soit donné aux "partenaires de l'entreprise", comme les salariés (via une part du capital) et les collectivités locales. Il est également favorable au renforcement de la "<font color="#0563c1"><u><a class="link" href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000028811102">loi Florange</a>  </u></font>". <br />  &nbsp; <br />  Pour <strong>mobiliser les financements nécessaires à la réindustrialisation</strong>, M. Montebourg distingue l'amorçage (financé par l'argent public, où la BPI a fait un "très gros travail") et le développement industriel, qui demande de "gros tickets d'investissement" (5 à 10 millions pour une usine) et ne peut être financé uniquement par l'État. Il souligne la défaillance des banques pour financer les PME non cotées en croissance et le fait que l'épargne française ("exceptionnelle") finance majoritairement l'étranger ou l'immobilier. Il propose de créer un <strong>"fond souverain pour l'industrie et l'agriculture dans les territoires"</strong>, géré par des spécialistes, alimenté par une fraction de l'épargne privée (par exemple "5 % des encours de l'assurance vie", soit environ 30 milliards par an sur 10 ans). L'objectif serait de relever le PIB industriel et créer "un million d'emplois". Si les banques refusent de financer, il suggère de <strong>"nationaliser une banque et la mettre avec la BPI"</strong>, citant la Société Générale comme cible potentielle. <br />  &nbsp; <br />  Face à la concurrence internationale, le "Fabriquer en France" est un "combat politique" urgent. M. Montebourg préconise d'<strong>"établir des barrières protectionnistes"</strong> en "taxant les autres plutôt que taxer nous-mêmes", suggérant des taxes à l'importation potentiellement très élevées (100-120%). Il appelle à une "mobilisation nationale" , organisée autour du "producteur" plutôt que du consommateur , nécessitant des "choix" difficiles et l'acceptation de la "confrontation". <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #0563c1; text-decoration: underline }strong { font-weight: bold }<br />  </style>   <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #0563c1; text-decoration: underline }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vidéo source</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/2ZhWmzrepE0?si=N7ZmIUvqOQpoxpAJ" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour en savoir plus :</b></div>
     <div>
      Site :&nbsp;<a class="link" href="https://lemif.fr/">https://lemif.fr/</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Arnaud-Montebourg-devant-la-commission-d-enquete-senatoriale-sur-l-utilisation-des-aides-publiques-aux-grandes_a6022.html" />
  </entry>
</feed>
