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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-10T07:14:09+02:00</updated>
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   <title>Birane Diop : l'interview. La communauté de l'IE accueille un nouveau membre.</title>
   <updated>2025-01-02T22:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Birane-Diop-l-interview-La-communaute-de-l-IE-accueille-un-nouveau-membre_a4104.html</id>
   <category term="Personnalités" />
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   <published>2020-10-12T15:56:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/50529498-38979041.jpg?v=1735847450" alt="Birane Diop : l'interview. La communauté de l'IE accueille un nouveau membre." title="Birane Diop : l'interview. La communauté de l'IE accueille un nouveau membre." />
     </div>
     <div>
      Je m’appelle Birane DIOP. Je suis Sénégalais et je vis en France depuis plusieurs années, à Lyon pendant mes études et aujourd’hui à Paris. Diplômé d’un master, je suis un spécialiste de l’information numérique. Je suis passionné par la politique, l’économie et la géopolitique, avec un faible pour la littérature. <br />  &nbsp; <br />  Après mon bac, j’ai été reçu comme vice-major au concours d’entrée à l’EBAD, une école qui forme des professionnels de l’information. J’ai passé trois années là-bas. Après l’obtention de ma licence, j’ai décidé d’intégrer l’Université Jean Moulin Lyon III. Dans cette université, j’ai su saisir l’opportunité de refaire une licence « Métiers de l’information et du document numérique ». J’ai pris cette décision parce que ma licence obtenue à Dakar n’était pas très intensive en termes de gestion de contenus numériques. Suite à cette nouvelle licence, j’ai souhaité continuer mon cursus à Lyon III, car j’étais tombé sous le charme de cette ville, et j’ai poursuivi avec le master « Stratégies informationnelles et documents numériques ». <br />  &nbsp; <br />  À l’issue de mon master, j’ai occupé un poste de Chargé de veille et intelligence économique à la Direction des Études économiques et financières de BNP Paribas, à Paris, dans le 9ᵉ arrondissement.  <p style="line-height: 150%; margin-bottom: 0cm">  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: justify; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #007a7c; text-decoration: underline }a.western:link { font-style: italic }a.cjk:link { font-style: italic }  </style>   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sur quoi a porté votre mémoire de recherche</b></div>
     <div>
      Mon sujet de mémoire était le suivant : « Comment la maîtrise de l’information, à travers la mise en place de cellules de veille stratégique, peut-elle aider les PME sénégalaises dans leur quête de compétitivité et de sécurité de l’information ? » <br />  &nbsp; <br />  Les entreprises sénégalaises ne sont pas épargnées par l’abondance d’informations, comme les entreprises européennes. Tout comme elles, elles peuvent se sentir désarmées, envahies et décontenancées par ce raz-de-marée informationnel. C’est pourquoi cette thématique m’a intéressé. J’ai senti que je pouvais contribuer à diffuser les bonnes pratiques de veille et d’intelligence économique auprès des acteurs économiques et des entreprises sénégalaises. <br />  &nbsp; <br />  Il n’est pas rare aujourd’hui qu’une entreprise chinoise implantée à Beijing se mette à concurrencer une PME sénégalaise, non seulement à l’exportation, mais aussi sur son marché de proximité. <br />  &nbsp; <br />  Le Sénégal est la 165ᵉ économie mondiale. Les PME sénégalaises constituent la base du tissu économique du pays. Elles concentrent plus de 30 % des emplois, 25 % du chiffre d’affaires et 20 % de la valeur ajoutée nationale. L’intelligence économique peut être un levier pour accroître la compétitivité des PME, protéger leur patrimoine immatériel et, par là même, préserver un savoir-faire très précieux pour le Sénégal. <br />  &nbsp; <br />  Par ailleurs, face à l’essor fulgurant des TIC, la maîtrise de l’information est devenue un enjeu stratégique pour les PME sénégalaises. Comme leurs homologues européennes, cette démarche leur permet de surveiller leur environnement, mais aussi de transformer les informations brutes au sein des cellules de veille en véritables informations stratégiques. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: justify; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #007a7c; text-decoration: underline }a.western:link { font-style: italic }a.cjk:link { font-style: italic }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ma vision sur cette problématique</b></div>
     <div>
      À l’aune de la Covid-19 et de ses effets pervers sur l’économie mondiale, cette problématique prend une autre dimension. Aujourd’hui, le Sénégal est en récession, car il est fortement ébranlé dans ses piliers économiques. L’économie est à genoux : le tourisme est au point mort, et les exportations sont entravées par la fermeture des aéroports. Les PME, qui sont le moteur de la création d’emplois et in fine de la croissance inclusive, sont terriblement touchées par l’épidémie dans toutes ses manifestations et conséquences. <br />  &nbsp; <br />  Pour ce faire, l’intelligence économique, par ses canaux comme la maîtrise de l’information, peut donner un nouveau souffle à l’économie sénégalaise en ces temps sombres. Les PME peuvent s’y appuyer pour prospecter leur environnement concurrentiel, établir des stratégies pour protéger davantage leur savoir-faire, transformer les pratiques les plus énergivores ou consommatrices de ressources, trouver de nouveaux gisements de croissance et d’économies, et travailler sur des synergies. De nombreuses voies restent encore inexplorées, et beaucoup de possibilités s’offrent aux PME sénégalaises pour envisager de nouvelles perspectives. <br />  &nbsp; <br />  Je pense aussi que les entreprises européennes, et particulièrement françaises, pourraient tirer avantage des expériences sénégalaises. En effet, les fortes contraintes financières qui pèsent sur les secteurs d’activité sénégalais demandent de développer beaucoup d’ingéniosité et d’inventivité pour compenser d’autres faiblesses. Des partenariats, des partages d’expériences et des coopérations transnationales au niveau des PME pourraient renforcer nos tissus économiques respectifs. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: justify; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #007a7c; text-decoration: underline }a.western:link { font-style: italic }a.cjk:link { font-style: italic }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Birane Diop : Les routes de la soie du point de vue sénégalais</title>
   <updated>2025-02-14T13:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Birane-Diop-Les-routes-de-la-soie-du-point-de-vue-senegalais_a4103.html</id>
   <category term="Personnalités" />
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   <published>2020-10-12T15:17:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mises en place par le Président Xi Jinping depuis 2013, les nouvelles routes de la soie sont un projet ambitieux et hautement stratégique, d'envergure internationale, à bien des égards. Son crédo principal est d'aider la Chine à redéployer ses investissements à l'étranger, particulièrement en Afrique, à travers des projets d'infrastructures et de mobilité.     <div><b>Entre menace et opportunité, le Sénégal est-il conscient des enjeux ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/50528880-38978655.jpg?v=1735847481" alt="Birane Diop : Les routes de la soie du point de vue sénégalais" title="Birane Diop : Les routes de la soie du point de vue sénégalais" />
     </div>
     <div>
      La stratégie chinoise est claire et réfléchie. Car, les nouvelles routes de la soie rendent les pays comme le Sénégal, qui ont des économies assez modestes, dépendants vis-à-vis de l'Empire du milieu. Du coup, je peux dire sans réserve que la finalité de ce projet chinois - «&nbsp;Belt Road Initiative&nbsp;» est éminemment géopolitique mais aussi économique. Les deux vont de pair. Il ne faut pas perdre de vue que le président chinois Xi Jinping a bien retenu les propos&nbsp; du petit timonier - Deng Xiaoping. Ce stratège disait à son peuple que "le monde doit s'inspirer de la Chine". <br />   <br />  Pour ce faire, le moyen le plus efficace est de s'ouvrir aux vents de la mondialisation. Inscrites dans des visions géopolitiques et économiques propres à la Chine, les nouvelles routes de la soie sont dans la même veine au Sénégal. <br />   <br />  <strong>Ceci nous amène à se poser la question suivante&nbsp;: Pourquoi dans sa politique de conquête internationale, la Chine se penche sur le Sénégal&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Selon moi, la réponse à cette question est simple. La position géographique du Sénégal est&nbsp;<a class="link" href="http://www.economie.gouv.sn/fr/investir-au-senegal/le-senegal-en-bref?language_content_entity=fr" target="_blank">stratégique</a>, à bien des points. Ce pays, que beaucoup d'observateurs qualifient comme un vrai modèle de démocratie en Afrique, possède un accès direct à l'Atlantique. Situé sur la côte ouest africaine, il joue un rôle de plaque tournante des échanges entre l'Afrique et le reste du monde. D'ailleurs, le<a class="link" href="https://www.portdakar.sn/" target="_blank"> port de Dakar </a>  est l'un des ports maritimes les plus grands en Afrique subsaharienne. Et tout le monde connaît l'importance des ports dans la vie économique d'un pays. Ce qui fait que le Sénégal se place à la frontière des opportunités d'investissements et de commerce. Ceci est une aubaine pour l'usine du monde. <br />   <br />  Car au-delà d'être le deuxième partenaire commercial du Sénégal, derrière la France avec un volume d'échanges de 1.580 milliards de francs CFA en 2018, la Chine voit le Sénégal comme un levier lui permettant de conquérir les pays de la sous-région ouest africaine afin d'écouler ses produits industriels. <br />  &nbsp; <br />  De plus, Pékin voit le Sénégal comme un réservoir de matières premières, <span style="font-family:arial,sans-serif;font-size:15px;color:rgb(36,35,35)">à l’aune de la production des hydrocarbures, notamment le pétrole et le gaz.</span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion :</b></div>
     <div>
      Le Sénégal a été le premier pays de l'Afrique subsaharienne a signé avec la Chine un document de coopération sur ce projet ambitieux. Je pense que le Sénégal peut être gagnant de ce partenariat. Il faut simplement que les élites politiques, c'est-à-dire, celles qui sont chargées de conduire les politiques publiques et les relations internationales soient à la hauteur des enjeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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