<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.veillemag.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.veillemag.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.veillemag.com/</id>
 <updated>2026-10-13T06:58:48+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>https://www.veillemag.com/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Internationalisation par l’intégration des reseaux sociaux. Résumé de thèse Xiaomin Han</title>
   <updated>2026-03-21T10:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Internationalisation-par-l-integration-des-reseaux-sociaux-Resume-de-these-Xiaomin-Han_a7238.html</id>
   <category term="Chroniques de la Recherche" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95464570-66760443.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-19T17:20:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La thèse de Xiaomin Han, récemment mise en lumière dans la Revue internationale d’intelligence économique, explore un phénomène devenu central : la manière dont les réseaux sociaux transforment les trajectoires d’internationalisation. Un travail qui éclaire les coulisses relationnelles de la mondialisation et révèle comment l’information circule, se négocie et s’active dans des espaces numériques désormais incontournables.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95464570-66760443.jpg?v=1773938336" alt="Internationalisation par l’intégration des reseaux sociaux. Résumé de thèse Xiaomin Han" title="Internationalisation par l’intégration des reseaux sociaux. Résumé de thèse Xiaomin Han" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://shs.cairn.info/revue-revue-internationale-dintelligence-economique-2025-1-page-151?lang=fr" target="_blank">Source</a> </div>    <blockquote>  <div style="text-align: center;">"Cette thèse comprend trois essais explorant les aspects clés de la dynamique du courtage, de l’acquisition d’informations privilégiées et du rôle des réseaux sociaux dans l’internationalisation..."</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réseaux sociaux comme infrastructures d’accès au monde</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’étude montre que les réseaux sociaux ne sont plus de simples vitrines de communication. Ils fonctionnent comme des architectures relationnelles où se tissent des liens faibles, se repèrent des opportunités et se construisent des passerelles vers de nouveaux marchés. <br />   <br />  Pour les entreprises, notamment les PME, ces plateformes deviennent des accélérateurs d’internationalisation en réduisant les asymétries d’information et en facilitant l’identification de partenaires étrangers. Loin d’être anecdotiques, ces interactions numériques structurent des trajectoires stratégiques qui, autrefois, exigeaient des années de prospection physique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rôle décisif des intermédiaires numériques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La thèse met en évidence l’importance des acteurs qui naviguent avec aisance dans ces réseaux. Ces intermédiaires, parfois invisibles, jouent un rôle clé dans la circulation de l’information stratégique. Ils connectent des mondes qui ne se rencontreraient pas spontanément, fluidifient les échanges et permettent aux entreprises d’accéder à des données difficiles à obtenir par des canaux formels. <br />   <br />  Leur capacité à interpréter, filtrer et recomposer l’information devient un avantage compétitif dans un environnement global où la vitesse d’accès compte autant que la qualité des données.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une nouvelle grammaire de l’internationalisation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce travail révèle que l’internationalisation n’est plus un processus linéaire, mais un mouvement fait de micro‑interactions, d’opportunités émergentes et de signaux faibles captés en temps réel. Les réseaux sociaux introduisent une forme d’agilité stratégique : ils permettent de tester des marchés, d’observer des concurrents, de comprendre des attentes locales et d’ajuster une offre avant même d’y investir. <br />   <br />  L’entreprise n’avance plus à l’aveugle ; elle évolue dans un écosystème informationnel qui lui offre une lecture plus fine du terrain.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>  <ul class="font-serif font-bold leading-5 leading-6 mb-1">  	<li class="inline-block"><span class="font-normal">Par</span> <a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-xiaomin-han--874625?lang=fr">Xiaomin Han</a>,</li>  	<li class="inline-block"><span class="font-normal">Jury&nbsp;:</span> <a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-annie-bartoli--74663?lang=fr">Annie Bartoli</a>,</li>  	<li class="inline-block"><a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-svetla-trifonova-marinova--897671?lang=fr">Svetla Trifonova Marinova</a>,</li>  	<li class="inline-block"><a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-pierre-xavier-meschi--16548?lang=fr">Pierre-Xavier Meschi</a>,</li>  	<li class="inline-block"><a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-susan-freeman--897672?lang=fr">Susan Freeman</a>,</li>  	<li class="inline-block"><a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-olli-kuivalainen--897673?lang=fr">Olli Kuivalainen</a>,</li>  	<li class="inline-block"><a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-francois-goxe--100874?lang=fr">François Goxe</a> </li>  </ul>    <p class="leading-5"><a class="link" href="https://www.veillemag.com/Intelligence-strategique-internationale-une-edition-qui-interroge-les-nouveaux-rapports-de-puissance-R2IE_a7237.html" target="_blank"><span>Pages 151 à 159 de la Revue R2IE février 2026</span></a>  <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/xiaomin-han/">Xiaomin Han</a>  est une chercheuse spécialisée en management international et en dynamique des réseaux sociaux. Docteure de l’Université Paris‑Saclay, elle a mené ses travaux au sein du laboratoire LAREQUOI sous la direction de François Goxe. Ses recherches portent sur le rôle des réseaux sociaux dans l’internationalisation des entreprises, l’accès à l’information stratégique et les mécanismes de courtage entre acteurs. Elle explore comment les interactions numériques transforment les trajectoires de développement à l’échelle mondiale.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #veilleStratégique #intelligenceÉconomique #réseauxSociaux #internationalisation #intelligenceInformationnelle #courtageRelationnel #transformationNumérique #signauxFaibles #stratégieGlobale #écosystèmesNumériques
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Internationalisation-par-l-integration-des-reseaux-sociaux-Resume-de-these-Xiaomin-Han_a7238.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Veille et désinformation : quand l’IA transforme le doute en arme de saturation</title>
   <updated>2026-03-19T15:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Veille-et-desinformation-quand-l-IA-transforme-le-doute-en-arme-de-saturation_a7234.html</id>
   <category term="Solutions &amp; Experts" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95459273-66757464.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-19T14:13:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La désinformation n’est plus un artisanat de l’ombre mais une industrie à grande échelle. Face à cette mutation, la veille doit changer de nature : devenir antifragile, apprendre des attaques et transformer le chaos informationnel en avantage stratégique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95459273-66757464.jpg?v=1773925770" alt="Veille et désinformation : quand l’IA transforme le doute en arme de saturation" title="Veille et désinformation : quand l’IA transforme le doute en arme de saturation" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://fr.sindup.com/blog/a-lire/ebook-veille-desinformation-a-lere-de-lia/" target="_blank">Source</a>  <br />  e-book SindUp</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’industrialisation du doute</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La désinformation n’a jamais été un phénomène marginal, mais l’IA lui donne une ampleur inédite. Là où les campagnes du passé reposaient sur des opérations longues et coûteuses, la génération automatisée de contenus permet aujourd’hui de produire des récits en continu, de les décliner et de les adapter à chaque cible. <br />   <br />  L’exemple historique de l’industrie du tabac illustre la sophistication de ces stratégies : multiplication de recherches destinées à détourner l’attention, création de mouvements citoyens artificiels, publication d’articles signés par des tiers pour donner une apparence de neutralité, ou encore banalisation médiatique pour rendre les révélations invisibles. Ces méthodes ont retardé la prise de conscience sanitaire mondiale pendant des décennies, jusqu’à l’explosion des <em style="white-space: pre-wrap;">Tobacco Papers</em> et l’amende record de 1998.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ce qui change aujourd’hui, c’est la vitesse d’exécution. L’IA permet de saturer tous les canaux simultanément, de diffuser instantanément des variantes d’un même récit et de réduire drastiquement le coût d’entrée pour des acteurs qui n’auraient jamais pu mener de telles opérations auparavant. </span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cerveau comme terrain d’affrontement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La guerre informationnelle s’est déplacée vers la cognition. <br />   <br />  L’objectif n’est plus de convaincre mais de désorganiser, en perturbant la manière dont un individu transforme un signal en décision. Le contrôle réflexif consiste à pousser une cible à adopter d’elle‑même la décision souhaitée, grâce à des signaux biaisés mais crédibles. L’interposition multiplie les relais — bots, comptes anonymes, influenceurs involontaires — pour créer l’illusion d’une dynamique organique. Le piratage de la chaîne cognitive exploite les biais humains, au nombre de plusieurs centaines, pour transformer chacun en amplificateur involontaire.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L’IA renforce ces vulnérabilités : chacun peut désormais produire un avis pseudo‑expert, immédiatement amplifié par les algorithmes.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Construire une veille antifragile</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans cet environnement saturé, la veille doit changer de nature. Il ne s’agit plus seulement de filtrer les signaux, mais de transformer chaque tentative de manipulation en matériau d’apprentissage. Remonter aux sources primaires permet de contourner les récits dérivés. Penser contre soi‑même aide à neutraliser les biais internes. Adopter une logique de méfiance raisonnée évite de sacraliser des sources réputées fiables mais potentiellement ciblées. Ralentir, enfin, redonne de la profondeur d’analyse dans un flux permanent.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><strong>L’IA doit rester une intelligence auxiliaire</strong>. Elle enrichit d’abord les processus existants par le filtrage et le résumé, puis devient un moteur d’innovation en produisant des livrables interactifs, avant de contribuer à repenser la chaîne de valeur de l’information dans une gouvernance maîtrisée.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Diversité cognitive et pensée systémique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La monoculture informationnelle est une faiblesse structurelle. <br />   <br />  La diversité des points de vue, encouragée par des méthodes d’exploration collective, permet de cartographier plus finement la réalité. La pensée systémique rappelle qu’un système produit exactement ce pour quoi il est conçu : si la désinformation prospère, c’est que l’architecture informationnelle la favorise. <br />   <br />  Transformer la veille en fabrique de la connaissance devient alors un enjeu stratégique, en décloisonnant les équipes et en développant des ateliers collaboratifs pour renforcer la maturité collective.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharge l'eBook</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95459273-66757757.jpg?v=1773925458" alt="Veille et désinformation : quand l’IA transforme le doute en arme de saturation" title="Veille et désinformation : quand l’IA transforme le doute en arme de saturation" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Veille-et-desinformation-quand-l-IA-transforme-le-doute-en-arme-de-saturation_a7234.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais</title>
   <updated>2026-02-25T15:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/FORGE-et-les-stocks-strategiques-la-nouvelle-guerre-des-minerais_a7086.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94727952-66229718.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-21T10:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à la montée des rivalités autour des minerais critiques, Washington cherche à recomposer un bloc d’alliés et à imposer ses règles du jeu. Le lancement de FORGE et du Project Vault marque une nouvelle phase : transformer la sécurité économique en discipline d’alliance. Mais entre dépendances persistantes, raffinage insuffisant et intérêts industriels divergents, cette architecture de puissance se heurte à une contradiction majeure.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94727952-66229718.jpg?v=1771669963" alt="FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais" title="FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un sommet pour recoller les morceaux et fixer l'agenda</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Ces dernières semaines, les minerais critiques sont sortis du cercle des spécialistes pour devenir un marqueur central de la rivalité de puissance. </strong> <br />   <br />  La réunion ministérielle organisée à Washington le 4 février a servi de scène politique à une ambition américaine claire : reconstituer un bloc autour des États-Unis tout en imposant une méthode de contrôle des chaînes d'approvisionnement, avec en ligne de mire l'influence chinoise. La présence de nombreuses délégations, dont celle de la Commission européenne, n'a rien d'anecdotique : quand Washington rassemble, c'est rarement pour un simple échange de vues.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une salle pleine... et Pékin dans la pièce</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La composition des participants dit beaucoup. On y retrouve des pays déjà producteurs ou à fort potentiel géologique, des économies industrielles avancées cherchant à réduire les risques, ainsi que des partenaires déjà actifs comme le Canada et l'Australie. <br />   <br />  Mais le détail le plus parlant est celui que beaucoup préfèrent ne pas souligner : une part importante de ces pays maintient des accords ou des mémorandums en vigueur avec la Chine dans le cadre des Nouvelles Routes de la Soie. C'est le vrai test de la démarche américaine. Non pas parce que ces États seraient irréversiblement arrimés à Pékin, mais parce qu'ils ont appris à survivre en gardant plusieurs options ouvertes.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le marché « défaillant » et l'arme des prix</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La thèse portée par Washington est brutale : le marché des minerais critiques « ne fonctionne pas ». Non pas au sens théorique, mais au sens stratégique. Les prix sont jugés trop volatils, souvent trop bas, et donc incapables de rendre finançables des investissements lourds dans des zones considérées comme politiquement sûres. <br />   <br />  Derrière cette critique se lit l'accusation implicite : la Chine aurait la capacité de maintenir les prix sous un seuil de rentabilité pour décourager l'émergence de chaînes alternatives, grâce à son avance dans l'extraction, mais surtout dans le raffinage.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> FORGE : quand le vocabulaire devient un instrument de pouvoir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La disparition annoncée de l'ancien dispositif au profit de FORGE, le Forum pour l'engagement géostratégique sur les ressources, n'est pas une nuance de langage. « Partenariat » suggérait une relation relativement horizontale ; « forum » évoque un club plus sélectif, plus hiérarchisé, où l'accès se fait à certaines conditions. « Géostratégique » annonce une confrontation assumée sur le temps long. « Engagement » indique une diplomatie de résultats : des permis, des projets, des participations, des flux commerciaux pilotés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'objectif affiché est d'aller au-delà des déclarations : coopération sur des projets précis, prises de participation, accélération des autorisations. Autrement dit, transformer une coalition politique en infrastructure industrielle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe face à une équation impossible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l'Union européenne, l'enjeu est immédiat. Des signaux laissent entendre qu'un mémorandum transatlantique sur les chaînes d'approvisionnement pourrait être finalisé rapidement, avec une feuille de route d'ici l'été. Mais cette dynamique se superpose à la stratégie européenne déjà en cours, et à ses retards. Surtout, elle ravive une question de fond : comment parler d'autonomie stratégique si la sécurité des minerais se construit sur une architecture pensée, financée et gouvernée depuis Washington, alors même que les tensions commerciales et énergétiques persistent ?</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Scénarios économiques : le plancher de prix, et le risque de fracture industrielle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le cœur du dispositif américain, c'est l'idée d'un plancher de prix, d'une zone commerciale préférentielle, et de protections coordonnées. Sur le papier, c'est logique : si les prix trop bas empêchent l'investissement, il faut stabiliser et relever les perspectives de rentabilité. Mais cette solution ouvre une faille majeure : relever les prix des intrants pénalise l'industrie en aval.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Et là, les intérêts divergent. L'industrie automobile européenne, comprimée par les marges, est très sensible au coût des matières. Certains segments technologiques japonais, plus riches en valeur ajoutée, peuvent absorber davantage. Si l'on protège l'amont en renchérissant les intrants, on fragilise l'aval, et l'alliance se fissure précisément sur ce qu'elle veut protéger : la base manufacturière.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le stockage stratégique : une réserve n'est pas une souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le troisième pilier, le stockage stratégique via le « Project Vault », est la mesure la plus politique. L'idée est de mobiliser des financements publics à long terme et une gestion privée pour constituer des stocks de matériaux clés, puis les rendre disponibles en cas de choc d'approvisionnement, avec obligation de reconstitution. C'est une logique de résilience : une réserve n'est pas un entrepôt, c'est un outil de continuité, donc un outil de puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais le stockage a ses limites structurelles. Couvrir environ soixante jours de demande, c'est acheter du temps, pas reconstruire une filière. Si l'achat des matériaux dépend de logiques de marge portées par des intermédiaires, les critères stratégiques peuvent s'effacer. Et si les prix chutent sous l'effet d'une surabondance organisée par les acteurs dominants, la valeur du stock baisse, exposant l'État à des risques financiers et politiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Raffinage : le vrai goulot d'étranglement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Toute la stratégie bute sur un point : le raffinage. Même si l'extraction se diversifie, la transformation reste concentrée. Sans capacités nouvelles sur ce segment, les stocks et les planchers de prix deviennent des instruments défensifs, utiles, mais insuffisants. La diversification réelle demande du capital patient, une politique industrielle cohérente et une intégration verticale plus forte entre mines, raffineries et industrie manufacturière.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : une architecture de puissance, avec une contradiction centrale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><a class="link" href="https://fgsglobal.com/insights/project-vault-price-floors-and-forge-the-u-s-minerals-framework-explained" target="_blank">FORGE et le Project Vault</a>  marquent un changement de phase : les États-Unis veulent transformer la sécurité économique en discipline d'alliance, et la discipline d'alliance en résultats industriels. C'est une logique de puissance, assumée, structurée.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La contradiction, elle, est stratégique : construire des chaînes alternatives sans casser la compétitivité des industries alliées. Si un plancher de prix sauve l'amont mais affaiblit l'aval, l'alliance se fragilise. Si le stockage achète du temps mais que le raffinage ne suit pas, la dépendance demeure. Et si le « club » impose des obligations sans équilibrer les bénéfices, beaucoup de pays continueront à pratiquer l'art du double jeu, parce que dans une guerre géoéconomique, l'ambiguïté est souvent la première forme de survie.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/02/2026-critical-minerals-ministerial" target="_blank">https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/02/2026-critical-minerals-ministerial</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://china.usembassy-china.org.cn/opening-remarks-of-the-critical-minerals-ministerial/" target="_blank">https://china.usembassy-china.org.cn/opening-remarks-of-the-critical-minerals-ministerial/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.exim.gov/news/week-review-project-vault-and-strategic-critical-mineral-reserve" target="_blank">https://www.exim.gov/news/week-review-project-vault-and-strategic-critical-mineral-reserve</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/trump-launches-12-billion-minerals-stockpile-counter-china-bloomberg-news-2026-02-02/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/trump-launches-12-billion-minerals-stockpile-counter-china-bloomberg-news-2026-02-02/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme" target="_blank">https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/news/iea-ministers-elevate-agency-s-critical-minerals-security-programme-as-key-international-platform-for-mineral-security" target="_blank">https://www.iea.org/news/iea-ministers-elevate-agency-s-critical-minerals-security-programme-as-key-international-platform-for-mineral-security</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/news/2026-iea-ministerial-declaration-supporting-the-iea-s-work-on-critical-minerals-security" target="_blank">https://www.iea.org/news/2026-iea-ministerial-declaration-supporting-the-iea-s-work-on-critical-minerals-security</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme#designing-an-effective-strategic-stockpiling-system-for-critical-minerals" target="_blank">https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme#designing-an-effective-strategic-stockpiling-system-for-critical-minerals</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.atlanticcouncil.org/dispatches/us-critical-minerals-policy-goes-collaborative-with-forge/" target="_blank">https://www.atlanticcouncil.org/dispatches/us-critical-minerals-policy-goes-collaborative-with-forge/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://bipartisanpolicy.org/article/project-vault-and-forge-the-administrations-latest-moves-to-secure-critical-minerals/" target="_blank">https://bipartisanpolicy.org/article/project-vault-and-forge-the-administrations-latest-moves-to-secure-critical-minerals/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://resourcegovernance.org/articles/us-critical-minerals-ministerial-raises-new-prospects-and-questions-developing-producers" target="_blank">https://resourcegovernance.org/articles/us-critical-minerals-ministerial-raises-new-prospects-and-questions-developing-producers</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/FORGE-et-les-stocks-strategiques-la-nouvelle-guerre-des-minerais_a7086.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pentagone 2026 : une stratégie de défense recentrée qui rebat les cartes géopolitiques</title>
   <updated>2026-01-24T15:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Pentagone-2026-une-strategie-de-defense-recentree-qui-rebat-les-cartes-geopolitiques_a6922.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93869264-65530570.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-24T14:54:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La publication de la National Defense Strategy (NDS) 2026 marque un tournant majeur dans la posture sécuritaire américaine. En réorientant ses priorités vers la défense du territoire et en redéfinissant la hiérarchie des menaces, Washington envoie un signal fort à ses alliés comme à ses compétiteurs.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93869264-65530570.jpg?v=1769264337" alt="Pentagone 2026 : une stratégie de défense recentrée qui rebat les cartes géopolitiques" title="Pentagone 2026 : une stratégie de défense recentrée qui rebat les cartes géopolitiques" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un recentrage assumé sur la sécurité intérieure</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La <a class="link" href="https://www.war.gov/News/Publications/" target="_blank">NDS 2026</a>  rompt avec la logique des précédentes stratégies. Le Pentagone y affirme que la <strong style="white-space: pre-wrap;">priorité absolue</strong> n’est plus la compétition stratégique avec la Chine, mais la <strong style="white-space: pre-wrap;">protection du territoire américain et du continent américain</strong>. Cette inflexion est confirmée par plusieurs analyses de presse, qui soulignent que la Chine n’est plus présentée comme la menace centrale, contrairement aux versions antérieures .</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce repositionnement traduit une volonté de réduire la dispersion des moyens militaires et de concentrer les ressources sur les vulnérabilités internes : cyberattaques, ingérences, infrastructures critiques, criminalité transnationale. Il s’inscrit également dans une logique politique plus large, cohérente avec l’approche « America First » mise en avant par l’administration actuelle.</span> <br />    <div style="white-space: normal;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une hiérarchie des menaces profondément remaniée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie 2026 recompose en profondeur l’ordre des priorités géopolitiques. Elle présente toujours la Chine comme un compétiteur systémique, tout en cessant de la qualifier de menace principale. La Russie, affaiblie mais toujours capable d’initiatives déstabilisatrices, y apparaît comme un facteur persistant de perturbation stratégique. L’Iran, enfin, ainsi que divers acteurs non étatiques, sont décrits comme des sources continues d’instabilité dans un environnement déjà fragmenté.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette hiérarchisation renouvelée transparaît clairement dans la structure du document, qui consacre des analyses distinctes à chaque acteur et à l’évolution générale du contexte sécuritaire. Pour les analystes, cette reconfiguration signale non seulement une redistribution des ressources, mais aussi une inflexion doctrinale : la rivalité entre grandes puissances ne constitue plus l’unique grille de lecture. Les menaces hybrides, plus diffuses et transfrontalières, s’imposent désormais comme un élément central de la réflexion stratégique.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des attentes renforcées envers les alliés</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La NDS 2026 insiste sur un point : les alliés doivent <strong style="white-space: pre-wrap;">assumer davantage de responsabilités régionales</strong>. Les États-Unis entendent maintenir leur rôle de garant de la stabilité internationale, mais avec un engagement plus sélectif. Les partenaires européens, en particulier, sont invités à renforcer leurs capacités militaires et à accroître leur autonomie stratégique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette évolution s’inscrit dans une tendance déjà perceptible depuis plusieurs années, mais elle est désormais explicitement formulée. Pour les décideurs européens, cela signifie une nécessité d’adaptation rapide : montée en puissance capacitaire, consolidation industrielle, renforcement de la résilience informationnelle.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un document pivot pour comprendre les rapports de force de 2026</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La <strong style="white-space: pre-wrap;">National Defense Strategy 2026</strong> n’est pas un simple exercice bureaucratique : c’est un révélateur des transformations profondes de la puissance américaine. En recentrant sa posture sur la sécurité intérieure, en redéfinissant ses priorités géopolitiques et en exigeant davantage de ses alliés, Washington redessine les contours de l’ordre stratégique mondial.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pour les décideurs et les spécialistes de l’intelligence économique, ce rapport constitue un outil indispensable pour anticiper les recompositions à venir, ajuster les stratégies de résilience et identifier les zones de vulnérabilité comme les nouvelles opportunités.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>- <a class="link" href="https://www.newsweek.com/pentagon-reveals-2026-defense-strategy-4-key-takeaways-11411386" target="_blank">https://www.newsweek.com/pentagon-reveals-2026-defense-strategy-4-key-takeaways-11411386</a>  <br />   <br />  - <a class="link" href="https://www.nbcnews.com/politics/national-security/pentagon-shifts-focus-away-china-new-defense-strategy-rcna255701" target="_blank">https://www.nbcnews.com/politics/national-security/pentagon-shifts-focus-away-china-new-defense-strategy-rcna255701</a>  <br />   <br />  - <a class="link" href="https://www.war.gov/News/Publications/?utm_source=copilot.com" target="_blank">https://www.war.gov/News/Publications</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Pentagone-2026-une-strategie-de-defense-recentree-qui-rebat-les-cartes-geopolitiques_a6922.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle</title>
   <updated>2026-01-23T16:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Caracas-Pyongyang-Pekin-le-meme-choc-vu-depuis-le-38e-parallele_a6917.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93848378-65521923.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-23T11:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le coup de force américain à Caracas n’a pas seulement bouleversé l’Amérique latine : il a résonné jusqu’au 38e parallèle. Entre Séoul, Pékin et Pyongyang, l’opération contre Nicolas Maduro ravive une question centrale en Asie du Nord-Est : comment un régime devient-il une cible, et comment échappe-t-il à ce statut dans un monde où la puissance se mesure désormais à la capacité de dissuasion — nucléaire, économique ou stratégique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93848378-65521923.jpg?v=1769179856" alt="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" title="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Séoul se tourne vers la Chine pendant que le monde se durcit</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le coup de force américain à Caracas, avec l'arrestation de Nicolas Maduro, a eu un effet de ricochet jusque sur la péninsule coréenne. <br />   <br />  Non pas parce que la Corée du Nord ou la Corée du Sud auraient un intérêt direct au Venezuela, mais parce que l'opération a remis au centre une question qui obsède l'Asie du Nord-Est : que peut faire Washington lorsqu'il décide qu'un régime est devenu une cible, et que peut faire la cible pour se rendre intouchable.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">C'est dans ce climat que le président sud-coréen Lee Jae Myung s'est rendu en visite d'État en Chine, accompagné de plus de deux cents dirigeants d'entreprises. Au-delà du symbole, la rencontre avait un contenu très concret : une série d'accords, notamment sur la technologie, la propriété intellectuelle et les transports. Pékin pousse sur ces leviers pour resserrer l'interdépendance avec Séoul, attirer des flux touristiques et, surtout, empêcher que la Corée du Sud ne se fonde entièrement dans l'architecture de sécurité américaine.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Il y a aussi un calcul sud-coréen. Séoul a besoin de Pékin comme canal, ou au moins comme levier, face à Pyongyang. En d'autres termes, on achète du dialogue en signant des contrats. C'est une vieille méthode, mais elle revient lorsque les tensions militaires remontent.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pyongyang répond : “Nous ne sommes pas Caracas”</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La réaction nord-coréenne au choc vénézuélien n'a pas été diplomatique. Elle a été balistique. <br />   <br />  Quelques heures après l'attaque américaine, Pyongyang a lancé deux missiles, avec une portée d'environ neuf cents kilomètres, et a laissé entendre que la production d'armes guidées tactiques devait être accélérée, voire doublée. Dans le même temps, <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kim_Jong-un" target="_blank">Kim Jong Un</a>  a multiplié les visites aux usines d'armement et aux chantiers navals engagés sur un sous-marin à propulsion nucléaire, tout en encadrant des essais présentés comme des objectifs politiques en vue du neuvième congrès du Parti des travailleurs.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le message est limpide : il existe des régimes que l'on peut saisir, déplacer, exposer. Et il existe des régimes qui, parce qu'ils ont la bombe, appartiennent à une catégorie différente. Un universitaire sud-coréen l'a formulé sans détour : Pyongyang veut souligner qu'elle n'est pas le Venezuela, qu'elle est une puissance nucléaire et militaire prête à répondre par une dissuasion agressive. On peut discuter de la formule, mais la logique est exacte : la bombe n'est pas seulement une arme, c'est une assurance politique.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La posture alliée : calmer sans baisser la garde</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La réaction nord-coréenne au choc vénézuélien n'a pas été diplomatique. Elle a été balistique. Quelques heures après l'attaque américaine, Pyongyang a lancé deux missiles, avec une portée d'environ neuf cents kilomètres, et a laissé entendre que la production d'armes guidées tactiques devait être accélérée, voire doublée. Dans le même temps, Kim Jong Un a multiplié les visites aux usines d'armement et aux chantiers navals engagés sur un sous-marin à propulsion nucléaire, tout en encadrant des essais présentés comme des objectifs politiques en vue du neuvième congrès du Parti des travailleurs.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Le message est limpide : il existe des régimes que l'on peut saisir, déplacer, exposer. Et il existe des régimes qui, parce qu'ils ont la bombe, appartiennent à une catégorie différente</strong>.<strong> Un universitaire sud-coréen l'a formulé sans détour : Pyongyang veut souligner qu'elle n'est pas le Venezuela, qu'elle est une puissance nucléaire et militaire prête à répondre par une dissuasion agressive. On peut discuter de la formule, mais la logique est exacte : la bombe n'est pas seulement une arme, c'est une assurance politique.</strong></span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La posture alliée : calmer sans baisser la garde</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>À Séoul, la réaction officielle a été celle d'un allié sous pression</strong> : réunion d'urgence et appel à mettre fin aux provocations qui violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Tokyo, par la voix de son ministre de la Défense, a dénoncé une menace pour la paix régionale. Le commandement américain pour l'Indo-Pacifique a, lui, choisi le registre du contrôle : pas de menace immédiate pour le personnel ou le territoire américains et consultations étroites avec les alliés.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce trio de réactions dit quelque chose de la situation réelle. Les États-Unis veulent éviter l'escalade automatique, le Japon veut rappeler la gravité, la Corée du Sud veut se montrer ferme sans fermer les portes. Car Séoul sait qu'une spirale militaire dans la péninsule ruinerait l'économie avant même de menacer les frontières.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’ombre d’un scénario impossible : capturer Kim</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Mais le choc de Caracas a aussi ouvert, en Corée du Sud, une discussion politique brutale : si l'on peut arrêter Maduro, pourquoi pas Kim Jong Un. Un député d'opposition a posé la question en soulignant que la même logique pourrait s'appliquer au dirigeant nord-coréen, et en rappelant que Washington a déjà mis en cause des pirates informatiques nord-coréens accusés de raids financiers.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sauf que la comparaison s'arrête très vite. Des spécialistes de sécurité sud-coréens jugent qu'une opération comparable contre Kim est hautement improbable. La raison n'est pas morale, elle est stratégique. Pyongyang a construit une architecture de survie centrée sur l'arme nucléaire et sur la certitude qu'une agression produirait une réponse catastrophique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">On parle depuis longtemps d'un plan de décapitation, c'est-à-dire d'une option visant à éliminer ou capturer la direction nord-coréenne. Mais entre l'existence d'un plan et sa mise en œuvre, il y a un abîme : renseignement perfectible, territoire saturé de défenses, risques d'erreur, et surtout incertitude sur la chaîne de commandement nucléaire. Un scénario évoqué par un analyste sud-coréen illustre la contrainte : en cas de capture de Kim, un dirigeant militaire comme Pak Jong Chon pourrait prendre le contrôle des armes nucléaires et menacer de frapper les États-Unis ou la Corée du Sud si Kim n'est pas libéré. Dans une telle configuration, l'opération se retourne contre son auteur : l'objectif devient un otage stratégique.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le facteur nucléaire : chiffres, perception, dissuasion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>La discussion la plus lourde concerne le volume réel de l'arsenal nord-coréen</strong>. <br />   <br />  Un institut sud-coréen avance une estimation très élevée, entre cent vingt-sept et cent cinquante têtes nucléaires, bien au-delà des évaluations plus prudentes qui tournent autour d'une cinquantaine. Quelles que soient les statistiques exactes, l'effet politique est le même : plus l'arsenal paraît vaste, plus l'option militaire paraît irréaliste.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pyongyang le sait et le dit. Kim Jong Un présente l'élévation progressive de la dissuasion nucléaire comme une nécessité imposée par la crise géopolitique et par la complexité des événements internationaux. Traduit en langage simple : le monde devient plus dur, donc nous devenons plus dangereux.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lecture géopolitique : l’Asie apprend la leçon du Venezuela</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93848378-65523631.jpg?v=1769177370" alt="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" title="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L'opération américaine à Caracas agit comme un projecteur. <br />   <br />  Pour les alliés, elle démontre la capacité d'action rapide de Washington, mais elle rappelle aussi que les États-Unis peuvent agir de manière unilatérale, au risque de bousculer des équilibres. Pour les adversaires, elle confirme une règle que l'histoire répète : la vulnérabilité maximale appartient aux régimes qui ne disposent ni de parapluie nucléaire ni de garanties solides.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce contexte, Séoul tente une navigation à double fond. D'un côté, elle renforce la coordination avec les États-Unis et le Japon. De l'autre, elle consolide l'interdépendance économique avec la Chine, en espérant que Pékin puisse, au minimum, limiter les aventures de Pyongyang. Mais cette stratégie a un prix : plus la rivalité sino-américaine se durcit, plus chaque accord technologique, chaque dossier de propriété intellectuelle, chaque flux touristique devient une pièce sur l'échiquier.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lecture géoéconomique : la sécurité dicte l’économie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les quinze accords signés à Pékin ne sont pas des détails. La technologie et la propriété intellectuelle, c'est le nerf industriel de la Corée du Sud. Les transports, ce sont les chaînes logistiques. Le tourisme, ce sont des recettes et une influence sociale. Dans une région où la menace balistique peut faire vaciller la confiance en quelques heures, l'économie cherche des amortisseurs. Pékin en propose, à sa manière, pour attirer Séoul dans une zone de compromis.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Mais l'alerte de Pyongyang rappelle la réalité : tant que la Corée du Nord joue la carte de la dissuasion agressive, la péninsule restera un endroit où la géopolitique impose sa prime de risque. Caracas a peut-être été un événement latino-américain. En Asie, il a surtout servi de rappel : dans le monde d'aujourd'hui, la puissance ne se discute pas, elle se démontre. Et chacun, à Séoul comme à Pyongyang, ajuste son calcul en conséquence.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Caracas-Pyongyang-Pekin-le-meme-choc-vu-depuis-le-38e-parallele_a6917.html" />
  </entry>
</feed>
