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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-16T20:00:09+02:00</updated>
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   <title>Mercosur : la guerre qui passe par l'assiette. Giuseppe Gagliano</title>
   <updated>2026-01-16T18:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Mercosur-la-guerre-qui-passe-par-l-assiette-Giuseppe-Gagliano_a6880.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-01-16T17:45:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’accord Mercosur révèle une faille structurelle : l’Europe protège ses normes sur le papier mais ouvre ses marchés à des productions qui les contournent. Entre dépendances industrielles, fractures agricoles et pressions géoéconomiques, la sécurité alimentaire devient un risque systémique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93731535-65463111.jpg?v=1768582842" alt="Mercosur : la guerre qui passe par l'assiette. Giuseppe Gagliano" title="Mercosur : la guerre qui passe par l'assiette. Giuseppe Gagliano" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce n'est plus une affaire de souveraineté : c'est une question de survie alimentaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il y a un malentendu qui revient sans cesse dès qu'on parle d'agriculture : on la traite comme un secteur économique parmi d'autres, un poste budgétaire, une activité à rendre compétitive. Or l'agriculture n'est pas seulement un marché. C'est la capacité de nourrir une population sur un territoire. Et lorsque le pouvoir politique répète la formule de l'économie de guerre, il devrait se souvenir d'une évidence brutale : sans système alimentaire résilient, on ne tient pas dans la durée, et souvent on ne prévient pas la crise, on l'aggrave.</div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div style="margin-left: 40px;">L'histoire l'a déjà démontré. L'Allemagne de la Première Guerre mondiale s'est aussi fragilisée parce qu'elle n'avait pas préparé une guerre longue et n'a pas su soutenir sa population : en 1917, la crise alimentaire est devenue un facteur de déstabilisation interne, avec des effets directs sur la tenue du front. Ce n'est pas un rappel d'archives : c'est un avertissement. Si l'Europe se remet à penser en termes de blocs, de ruptures et de conflits prolongés, la vraie question n'est pas seulement combien d'armes produire, mais combien d'autonomie alimentaire garantir.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux agricultures, un pays coupé en deux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>En France, et cette fracture concerne d'autres pays européens, coexistent deux agricultures : une agriculture « riche », insérée dans la grande compétition mondiale, et une agriculture « pauvre », qui survit avec des marges minuscules, écrasée par les coûts, les contraintes et des prix souvent dictés par l'aval. Cette division rend toute stratégie nationale difficile : intérêts divergents, priorités différentes, et surtout une représentation affaiblie. Quand l'organisation majoritaire se contente de gérer l'urgence ou de suivre l'agenda gouvernemental, elle perd l'essentiel : la capacité de construire un soutien durable dans la population, donc un véritable rapport de force politique.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div><strong>Or l'agriculture, ce n'est pas seulement le revenu des agriculteurs. C'est la gestion du territoire, le maintien des zones rurales, la continuité des filières, la stabilité sociale. Quand cela casse, le pays ne se modernise pas : il se disloque.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mercosur, règles et hypocrisie européenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>L'accord Mercosur devient le symbole d'une politique qui proclame la protection et pratique l'ouverture sans filet. <br />   <br />  D'un côté on annonce des interdictions et des standards, de l'autre on accepte l'entrée de productions qui contournent ou contredisent ces standards. Le problème n'est pas de faire un procès caricatural au commerce international. Le problème, c'est la crédibilité : interdire certaines pratiques chez soi puis importer des produits fabriqués grâce à ces pratiques, ce n'est ni protéger l'environnement ni la santé. C'est déplacer le coût et faire payer la facture à ses propres producteurs.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Dans ce cadre, promettre « plus de contrôles » ne suffit pas. Il faut admettre que les règles existantes ne sont déjà pas appliquées et que, sans rupture, les nouvelles règles finiront au même endroit : dans les discours. Quand les gouvernements affichent leur soutien aux agriculteurs mais restent incapables de faire respecter leurs propres normes, on ne peut pas s'étonner que la colère gagne.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Défense et économie : une seule chaîne de vulnérabilités</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Une autre faiblesse est trop souvent occultée : la dépendance extérieure des filières agricoles. <br />   <br />  Si une part importante des pièces détachées des machines agricoles vient d'Asie, une crise géopolitique peut bloquer la maintenance, donc la production. La pandémie l'a montré avec brutalité : dès que les flux se grippent, chacun agit pour soi et la coordination européenne devient un slogan.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>En situation de crise longue, la logistique devient un front. Et la défense ne se limite pas à l'armée : c'est la continuité des approvisionnements, la capacité de réparer, produire, distribuer. <br />   <br />  <strong>Une stratégie militaire qui n'intègre pas la résilience alimentaire et industrielle n'est qu'un décor.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques : prix, médicaments, fracture sociale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le sujet déborde l'agriculture. La même logique vaut pour les médicaments, l'énergie, les données. <br />   <br />  Si les États-Unis poussent à une hausse des prix des médicaments en Europe, le risque n'est pas théorique : c'est la soutenabilité des systèmes de santé et, derrière, la cohésion sociale. Quand l'économie est guidée par la rente et la conquête de marché, la sanction arrive dans la vie quotidienne : soins plus chers, services plus faibles, inégalités plus dures. Et plus la société se fragilise, plus elle devient vulnérable aux crises.</div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div style="margin-left: 40px;">Dans cette architecture, l'agriculture est un pilier : si la capacité de nourrir et de stabiliser un pays se fissure, tout le reste devient plus coûteux, plus conflictuel, plus instable.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géopolitique et géoéconomie : une Europe sans unité stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Le problème de fond est que l'Europe ne se comporte pas comme un acteur stratégique unifié. Chaque État membre défend ses avantages, parfois au détriment des autres, et la rhétorique communautaire recouvre des rivalités très concrètes. Dans ce vide, les accords commerciaux sont aussi des instruments de pression et d'influence, pas seulement des échanges de marchandises. Si l'on ne définit pas ce qu'il faut protéger et pourquoi, on finit par sacrifier l'essentiel.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Et l'essentiel, ici, est simple : garantir qu'un peuple puisse vivre sur son territoire, même quand le monde se ferme, quand les flux ralentissent, quand les tensions montent. Appeler cela souveraineté est presque élégant. En réalité, c'est la survie.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La bataille décisive : informer, choisir, sanctionner</b></div>
     <div>
      <div dir="ltr">  <div style="margin-left: 40px;">Si la politique ne produit pas de vision, la société civile devient le dernier levier : informer, faire pression, exiger l'application des règles, et surtout utiliser le vote comme instrument de sanction. L'émotion devant les tracteurs ne suffit pas. Il faut transformer ce soutien en choix politique durable : récompenser ceux qui défendent la continuité du pays et sanctionner ceux qui échangent l'intérêt collectif contre la promesse abstraite du marché.</div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div style="margin-left: 40px;"><strong>Au bout du compte, la guerre qui nous concerne n'est pas celle qu'on agite dans les discours. C'est celle qui passe par l'assiette, par la santé, par la capacité à tenir quand le monde cesse d'être confortable. Là, il n'y a pas de slogans. Il n'y a qu'une alternative : anticiper, ou payer.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">1. <a class="link" href="https://policy.trade.ec.europa.eu/eu-trade-relationships-country-and-region/countries-and-regions/mercosur/eu-mercosur-agreement_en" target="_blank">https://policy.trade.ec.europa.eu/eu-trade-relationships-country-and-region/countries-and-regions/mercosur/eu-mercosur-agreement_en</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">2. <a class="link" href="https://policy.trade.ec.europa.eu/eu-trade-relationships-country-and-region/countries-and-regions/mercosur/eu-mercosur-agreement/factsheet-eu-mercosur-partnership-agreement_en" target="_blank">https://policy.trade.ec.europa.eu/eu-trade-relationships-country-and-region/countries-and-regions/mercosur/eu-mercosur-agreement/factsheet-eu-mercosur-partnership-agreement_en</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">3. <a class="link" href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/statement_26_66" target="_blank">https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/statement_26_66</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">4. <a class="link" href="https://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document/EPRS_BRI%282025%29769537" target="_blank">https://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document/EPRS_BRI%282025%29769537</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">5. <a class="link" href="https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2025/769537/EPRS_BRI%282025%29769537_EN.pdf" target="_blank">https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2025/769537/EPRS_BRI%282025%29769537_EN.pdf</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">6. <a class="link" href="https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2026/01/09/eu-mercosur-council-greenlights-signature-of-the-comprehensive-partnership-and-trade-agreement/" target="_blank">https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2026/01/09/eu-mercosur-council-greenlights-signature-of-the-comprehensive-partnership-and-trade-agreement/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">7. <a class="link" href="https://www.reuters.com/sustainability/climate-energy/what-happens-next-eu-mercosur-trade-deal-saga-2026-01-16/" target="_blank">https://www.reuters.com/sustainability/climate-energy/what-happens-next-eu-mercosur-trade-deal-saga-2026-01-16/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">8. <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/greek-rice-growers-fear-mercosur-deal-will-price-them-out-business-2026-01-16/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/greek-rice-growers-fear-mercosur-deal-will-price-them-out-business-2026-01-16/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">9. <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/french-farmers-stage-new-paris-protest-bid-halt-mercosur-deal-2026-01-13/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/french-farmers-stage-new-paris-protest-bid-halt-mercosur-deal-2026-01-13/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">10.<a class="link" href="https://www.lemonde.fr/en/les-decodeurs/article/2026/01/10/eu-mercosur-agreement-five-key-questions-about-where-things-stand_6749274_8.html" target="_blank">https://www.lemonde.fr/en/les-decodeurs/article/2026/01/10/eu-mercosur-agreement-five-key-questions-about-where-things-stand_6749274_8.html</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">11. <a class="link" href="https://www.greenpeace.org/eu-unit/issues/climate-energy/47350/toxic-eu-mercosur-trade-deal-agreed/" target="_blank">https://www.greenpeace.org/eu-unit/issues/climate-energy/47350/toxic-eu-mercosur-trade-deal-agreed/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">12.<a class="link" href="https://www.business-humanrights.org/en/latest-news/mercosur-trade-deal-contradicts-eus-legislation-against-global-deforestation-says-clientearth/" target="_blank">https://www.business-humanrights.org/en/latest-news/mercosur-trade-deal-contradicts-eus-legislation-against-global-deforestation-says-clientearth/</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles.</title>
   <updated>2026-01-02T11:58:00+01:00</updated>
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   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2025-12-19T11:36:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que la Commission européenne espérait conclure l’accord de libre‑échange avec le Mercosur avant la fin de l’année, l’Italie s’est rangée aux côtés de la France pour en bloquer la signature. Une alliance qui crée une minorité de blocage et révèle les fractures profondes de l’Union européenne face aux enjeux agricoles et géopolitiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307726-65251316.jpg?v=1766141699" alt="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." title="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span>La Commission européenne, soutenue par plusieurs États membres favorables à l’accord (notamment l’Allemagne, l’Espagne, les pays nordiques et une partie de l’Europe de l’Est), estime que repousser la signature affaiblit la crédibilité de l’Union. Pour eux, l’accord est le fruit de <strong>25 ans de négociations</strong> et représente une opportunité économique et géopolitique qu’il serait dangereux de laisser s’échapper. Reporter encore une fois, c’est envoyer le signal que l’Europe est incapable de tenir ses engagements et de parler d’une seule voix.</span> <br />   <br />  <span><strong>Cependant, l’accord UE‑Mercosur est contesté principalement pour trois raisons majeures : la concurrence agricole jugée déloyale, les risques environnementaux liés à la déforestation et aux pratiques interdites en Europe, et la faiblesse des garanties sociales et sanitaires.&nbsp;</strong></span><span><strong>Les agriculteurs français ont accueilli le report de l’accord UE‑Mercosur comme une victoire provisoire, mais ils restent farouchement opposés au traité et exigent son abandon pur et simple.</strong></span>  <div>&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un accord attendu depuis 25 ans</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Négocié depuis un quart de siècle, l’accord UE‑Mercosur devait sceller un partenariat stratégique entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Il promettait d’ouvrir les marchés sud‑américains aux exportations européennes tout en offrant aux pays du Mercosur un accès privilégié aux consommateurs européens. <br />  Mais derrière les promesses économiques, les résistances nationales n’ont jamais disparu. <br />   <br />  Pour les éleveurs européens, l’accord ouvre la porte à une concurrence jugée déloyale. Les quotas de viande bovine sud‑américaine, produits selon des normes sanitaires et environnementales moins strictes, menacent directement les filières locales. En France et en Italie, les syndicats agricoles dénoncent une mise en danger de la souveraineté alimentaire et une pression accrue sur des exploitations déjà fragilisées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coalition franco‑italienne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En décembre 2025, Emmanuel Macron a jugé l’accord “prématuré”, invoquant la protection des filières agricoles françaises. Giorgia Meloni a rapidement apporté son soutien, transformant l’opposition française en une coalition capable de bloquer le texte. Avec la Pologne et la Hongrie également réticentes, une minorité de blocage s’est formée, empêchant la Commission de faire avancer le dossier.  <div>  <div id="kStvxohecktkdQ1BmBcWG-content-0"><span>Le ralliement de l’Italie à la France dans le dossier UE‑Mercosur marque un tournant politique majeur. Jusque‑là isolée, la France voit sa position renforcée par une autre grande puissance agricole et fondatrice de l’Union, ce qui confère une légitimité accrue à son opposition. Ensemble, Paris et Rome représentent une part significative de la population européenne et créent une minorité de blocage capable de paralyser la ratification de l’accord. <br />   <br />  Ce rapprochement traduit aussi la colère des filières agricoles des deux pays, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale et des garanties environnementales insuffisantes. Au‑delà des enjeux économiques, cette alliance fragilise la Commission européenne et révèle les fractures internes de l’Union, incapable de parler d’une seule voix face au Mercosur.</span></div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des tensions au cœur de l’Europe</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Pour Bruxelles, l’accord est un instrument de <em>realpolitik</em> : il vise à renforcer la présence européenne en Amérique latine face à la Chine et aux États‑Unis. Mais pour les opposants, il menace la souveraineté agricole et ne garantit pas assez de clauses environnementales. Les manifestations massives d’agriculteurs à Bruxelles, avec des milliers de participants et des centaines de tracteurs, ont donné une dimension sociale et politique à ce bras de fer. <br />   <br />  Les risques existent et ne doivent pas être sous-estimés<strong>. </strong>D'abord, la<strong>&nbsp;Perte d’influence en Amérique du Sud</strong>. Le Brésil et les autres pays du Mercosur pourraient se tourner davantage vers la Chine ou les États‑Unis, qui multiplient les accords bilatéraux et investissent massivement dans la région. L'&nbsp;</span><span><strong>Affaiblissement de l’UE sur la scène internationale </strong>est un argument récurrent : en apparaissant divisée et hésitante, l’Union risque d’être marginalisée dans la compétition mondiale pour l’accès aux marchés et aux ressources stratégiques. <br />  L’accord UE‑Mercosur est vu comme un test de la capacité européenne à conjuguer ses ambitions normatives avec une stratégie de puissance.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entre realpolitik et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le report de la signature à janvier ne résout rien : il illustre au contraire la difficulté de l’Union européenne à concilier ses ambitions globales avec les intérêts nationaux. <br />  L’accord UE‑Mercosur, censé incarner une ouverture stratégique, devient le symbole des fractures internes de l’Europe. <br />   <br />  <strong>Entre <em>realpolitik</em> et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Accord-UE‑Mercosur-l-Italie-rejoint-la-France-et-fragilise-Bruxelles_a6765.html" />
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   <title>Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles.</title>
   <updated>2026-01-02T11:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Accord-UE‑Mercosur-l-Italie-rejoint-la-France-et-fragilise-Bruxelles_a6752.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2025-12-19T11:36:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que la Commission européenne espérait conclure l’accord de libre‑échange avec le Mercosur avant la fin de l’année, l’Italie s’est rangée aux côtés de la France pour en bloquer la signature. Une alliance qui crée une minorité de blocage et révèle les fractures profondes de l’Union européenne face aux enjeux agricoles et géopolitiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93280172-65239669.jpg?v=1766141699" alt="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." title="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span>La Commission européenne, soutenue par plusieurs États membres favorables à l’accord (notamment l’Allemagne, l’Espagne, les pays nordiques et une partie de l’Europe de l’Est), estime que repousser la signature affaiblit la crédibilité de l’Union. Pour eux, l’accord est le fruit de <strong>25 ans de négociations</strong> et représente une opportunité économique et géopolitique qu’il serait dangereux de laisser s’échapper. Reporter encore une fois, c’est envoyer le signal que l’Europe est incapable de tenir ses engagements et de parler d’une seule voix.</span> <br />   <br />  <span><strong>Cependant, l’accord UE‑Mercosur est contesté principalement pour trois raisons majeures : la concurrence agricole jugée déloyale, les risques environnementaux liés à la déforestation et aux pratiques interdites en Europe, et la faiblesse des garanties sociales et sanitaires.&nbsp;</strong></span><span><strong>Les agriculteurs français ont accueilli le report de l’accord UE‑Mercosur comme une victoire provisoire, mais ils restent farouchement opposés au traité et exigent son abandon pur et simple.</strong></span>  <div>&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un accord attendu depuis 25 ans</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Négocié depuis un quart de siècle, l’accord UE‑Mercosur devait sceller un partenariat stratégique entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Il promettait d’ouvrir les marchés sud‑américains aux exportations européennes tout en offrant aux pays du Mercosur un accès privilégié aux consommateurs européens. <br />  Mais derrière les promesses économiques, les résistances nationales n’ont jamais disparu. <br />   <br />  Pour les éleveurs européens, l’accord ouvre la porte à une concurrence jugée déloyale. Les quotas de viande bovine sud‑américaine, produits selon des normes sanitaires et environnementales moins strictes, menacent directement les filières locales. En France et en Italie, les syndicats agricoles dénoncent une mise en danger de la souveraineté alimentaire et une pression accrue sur des exploitations déjà fragilisées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coalition franco‑italienne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En décembre 2025, Emmanuel Macron a jugé l’accord “prématuré”, invoquant la protection des filières agricoles françaises. Giorgia Meloni a rapidement apporté son soutien, transformant l’opposition française en une coalition capable de bloquer le texte. Avec la Pologne et la Hongrie également réticentes, une minorité de blocage s’est formée, empêchant la Commission de faire avancer le dossier.  <div>  <div id="kStvxohecktkdQ1BmBcWG-content-0"><span>Le ralliement de l’Italie à la France dans le dossier UE‑Mercosur marque un tournant politique majeur. Jusque‑là isolée, la France voit sa position renforcée par une autre grande puissance agricole et fondatrice de l’Union, ce qui confère une légitimité accrue à son opposition. Ensemble, Paris et Rome représentent une part significative de la population européenne et créent une minorité de blocage capable de paralyser la ratification de l’accord. <br />   <br />  Ce rapprochement traduit aussi la colère des filières agricoles des deux pays, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale et des garanties environnementales insuffisantes. Au‑delà des enjeux économiques, cette alliance fragilise la Commission européenne et révèle les fractures internes de l’Union, incapable de parler d’une seule voix face au Mercosur.</span></div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des tensions au cœur de l’Europe</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Pour Bruxelles, l’accord est un instrument de <em>realpolitik</em> : il vise à renforcer la présence européenne en Amérique latine face à la Chine et aux États‑Unis. Mais pour les opposants, il menace la souveraineté agricole et ne garantit pas assez de clauses environnementales. Les manifestations massives d’agriculteurs à Bruxelles, avec des milliers de participants et des centaines de tracteurs, ont donné une dimension sociale et politique à ce bras de fer. <br />   <br />  Les risques existent et ne doivent pas être sous-estimés<strong>. </strong>D'abord, la<strong>&nbsp;Perte d’influence en Amérique du Sud</strong>. Le Brésil et les autres pays du Mercosur pourraient se tourner davantage vers la Chine ou les États‑Unis, qui multiplient les accords bilatéraux et investissent massivement dans la région. L'&nbsp;</span><span><strong>Affaiblissement de l’UE sur la scène internationale </strong>est un argument récurrent : en apparaissant divisée et hésitante, l’Union risque d’être marginalisée dans la compétition mondiale pour l’accès aux marchés et aux ressources stratégiques. <br />  L’accord UE‑Mercosur est vu comme un test de la capacité européenne à conjuguer ses ambitions normatives avec une stratégie de puissance.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entre realpolitik et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le report de la signature à janvier ne résout rien : il illustre au contraire la difficulté de l’Union européenne à concilier ses ambitions globales avec les intérêts nationaux. <br />  L’accord UE‑Mercosur, censé incarner une ouverture stratégique, devient le symbole des fractures internes de l’Europe. <br />   <br />  <strong>Entre <em>realpolitik</em> et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Accord-UE‑Mercosur-l-Italie-rejoint-la-France-et-fragilise-Bruxelles_a6752.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>24 juin. "L'agriculture en guerre économique"</title>
   <updated>2025-06-16T09:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/24-juin-L-agriculture-en-guerre-economique_a6065.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/89293621-63155027.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-14T13:27:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cet événement se veut être non seulement un lieu de réflexion approfondie sur les défis imposés par la mondialisation mais aussi un espace de dialogue ouvert pour repenser les stratégies agricoles face à une concurrence économique exacerbée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89293621-63155027.jpg?v=1749901109" alt="24 juin. "L'agriculture en guerre économique"" title="24 juin. "L'agriculture en guerre économique"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Le 24 juin, chez <a class="link" href="https://www.agridees.com/evenement/lagriculture-en-guerre-economique-projection-discussion/" target="_blank">Agridées</a>, se tiendra une conférence qui se propose de comprendre les mutations actuelles du secteur agricole. Intitulée <a class="link" href="https://www.agridees.com/evenement/lagriculture-en-guerre-economique-projection-discussion/" target="_blank">"L'agriculture en guerre économique"</a>, cette rencontre est conçue comme un terrain d’échanges et d’analyses sur les enjeux géopolitiques et économiques qui redéfinissent les règles du jeu dans un monde globalisé où chaque action compte. <br />   <br />  Organisée par le réseau <a class="link" href="https://syrpa.com/" target="_blank">SYRPA</a>, spécialisé dans la communication agricole, l’événement adopte un format hybride mêlant projection d’un documentaire à un débat interactif. Le documentaire, fruit du travail de Tek5 et du Centre de recherche appliquée de l’École de guerre économique (<a class="link" href="https://cr451.fr/" target="_blank">CR451</a>), offre une immersion dans les stratégies et défis auxquels sont confrontés les acteurs du secteur. <br />   <br />  Parmi les personnalités attendues, plusieurs intervenants de renom apporteront leur expertise : <br />  - Christian Harbulot, directeur de l’École de guerre économique, dont la vision stratégique éclairera les grandes tendances géopolitiques et économiques. <br />  - Quentin Mathieu, responsable entreprises et consommation chez Agridées, qui détaillera les spécificités des enjeux économiques actuels dans le secteur. <br />  - Bruno Cardot, agriculteur engagé et membre du Syrpa, qui donnera la parole au vécu concret du terrain. <br />   <br />  L’animation sera assurée par Marie-Laure Hustache et Sandrine Doppler. <br />   <br />  Cet événement se veut être non seulement un lieu de réflexion approfondie sur les défis imposés par la mondialisation mais aussi un espace de dialogue ouvert pour repenser les stratégies agricoles face à une concurrence économique exacerbée.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les stratégies économiques actuelles redéfinissent en profondeur le quotidien des agriculteurs.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Autrefois soumis aux rythmes des cycles naturels, ils évoluent aujourd’hui dans un environnement complexe, modelé par une intervention étatique accrue, des fluctuations imprévisibles sur les marchés internationaux et l’émergence de technologies de pointe. <br />   <br />  La volatilité des prix – qu’il s’agisse de l’énergie, des matières premières ou des produits agricoles – impose une pression constante. Face à l’inflation et à l’évolution erratique de la demande mondiale, les exploitants se voient contraints de repenser leur modèle économique. Pour maintenir leur compétitivité, nombreux sont ceux qui investissent dans l’agriculture de précision et dans des outils numériques destinés à optimiser leurs rendements malgré des coûts initiaux souvent élevés. <br />   <br />  Les directives émanant des pouvoirs publics redessinent le cadre de vie des exploitations. À travers des dispositifs de soutien et des régulations renforcées – notamment autour des normes environnementales – les politiques visent à accroître la durabilité et la compétitivité du secteur. Toutefois, ces mesures impliquent souvent des ajustements difficiles : les agriculteurs doivent assimiler de nouvelles normes, gérer la réduction de certaines aides et trouver des marges de manœuvre pour compenser ces contraintes dans un contexte mondialisé. <br />   <br />  <strong>En définitive, les stratégies économiques d’aujourd’hui obligent les exploitants à faire preuve d’innovation et de résilience.</strong> Ils doivent constamment réévaluer leurs coûts de production, adopter des technologies émergentes et revoir leur gestion des risques, sachant qu’une décision mal calibrée peut remettre en cause la survie entière de leur exploitation. <br />   <br />  Au-delà de ces défis immédiats, il convient d’observer comment la taille de l’exploitation, le type d’agriculture pratiquée – qu’elle soit conventionnelle, biologique ou mixte – ainsi que les spécificités régionales, influencent la mise en œuvre concrète de ces stratégies. Par ailleurs, l’évolution vers un marché toujours plus axé sur la durabilité et la qualité ouvre de nouvelles perspectives, notamment en favorisant les circuits courts et la valorisation des terroirs.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89293621-63155125.jpg?v=1749901741" alt="24 juin. "L'agriculture en guerre économique"" title="24 juin. "L'agriculture en guerre économique"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/24-juin-L-agriculture-en-guerre-economique_a6065.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title> L'Utilisation des drones dans la recherche en agronomie: une confrontation science / droit ? à l'ULB</title>
   <updated>2019-05-28T11:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-Utilisation-des-drones-dans-la-recherche-en-agronomie-une-confrontation-science-droit-a-l-ULB_a3707.html</id>
   <category term="Santé" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/33988213-31193380.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-22T11:04:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 09 AVRIL 2019 dans les locaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie en France situés aux 274 Boulevard Saint-Germain dans le 7e Arrondissement de Paris s’est tenu une conférence sur le thème « L'Utilisation des drones dans la recherche en agronomie: une confrontation science / droit ? ». Cette conférence est organisée en partenariat avec l'Union des anciens étudiants de l'ULB.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/33988213-31193380.jpg?v=1559037323" alt=" L'Utilisation des drones dans la recherche en agronomie: une confrontation science / droit ? à l'ULB" title=" L'Utilisation des drones dans la recherche en agronomie: une confrontation science / droit ? à l'ULB" />
     </div>
     <div>
      Les Intervenants étaient&nbsp;Renaud Vanbergen, Avocat au barreau de Bruxelles, diplômé de l’Université libre de Bruxelles et Simon Lhoest, bio-ingénieur, diplômé d’Agro-Bio Tech Gembloux. <br />  &nbsp; <br />  Après quelques mots d’introduction de Stéphane Mortier, Renaud Vanbergen pris la parole afin de présenter une étude comparée des droits français et belges sur l’utilisation des drones civiles dans l’espace aérien national. En effet, de nombreuses différences entre les législations nous amène a voir la complexité du sujet dans la mesure où la législation européenne est encore presque absente sur le sujet. <br />  &nbsp; <br />  Après avoir fait un petit rappel historique de l’aventure de «&nbsp;l’Aéronef circulant sans personne à bord et opéré par un télépilote&nbsp;», ou plus communément appelé drone<a class="link" href="#sdfootnote1sym">1</a>  en anglais «&nbsp;Unmanned Aerial Vehicle&nbsp;»&nbsp;(UAV), ou Remotely Piloted Aircraft en droit belge (qui a la particularité d’être bilingue Français / Flamand) et un état de l’art technologique et les usages, Renaud Vanbergen présenta les avantages et inconvénients de l’aéronef et ses applications civiles (agriculture, services d’urgence, inspection, transport). <br />  &nbsp; <br />  Si pendant un temps, l’arrivée de drone de livraison était envisagée comme l’innovation de rupture qui propulserait à court terme les drones au firmament des succès commerciaux... elle ne s’est pas produite. Les tests et les expérimentations n’ayant pas été concluants en termes de sécurité en milieu urbain, ce type de projets a pour le moment été abandonné (sauf dans le domaine médical avec une utilisation concluante dans la ville belge d’Anvers). Des progrès devant encore être faits dans la détection des obstacles dans les espaces urbains. De nombreux progrès ayant déjà accomplis dans le domaine de l’autonomie / batterie, de la data, communication, GPS... <br />  &nbsp; <br />  Toutefois, les perspectives économiques chiffrées par les plus grands cabinets américains comme PWC demeurent très optimistes. Le chiffre avancé en 2016 fut celui de 8,7 milliards de dollars pour trois grands régi<font face="Arial, serif"><font size="2" style="font-size: 11pt">ons du monde, les USA, l’Europe – Moyen-Orient – Afrique et les pays d’Asie et du Pacifique à l’horizon 2021.</font></font>    <p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <div id="sdfootnote1">  <ul>  	<li class="list">  	<p style="margin-bottom: 0.26cm; background: #f8f7fd; page-break-before: always"><a class="link" href="#sdfootnote1anc">1</a>  <font color="#444a4d"><font face="FiraSans Regular, serif"><font size="3" style="font-size: 11pt"> Définition Larousse «&nbsp;Petit avion télécommandé utilisé pour des tâches diverses (missions de reconnaissance tactique à haute altitude, surveillance du champ de bataille et guerre électronique&nbsp;; →&nbsp;</font></font></font><font color="#000080"><span lang="uz-Cyrl-UZ"><a class="link" href="https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/armement/5286"><font color="#566bb3"><font face="FiraSans Regular, serif"><font size="3" style="font-size: 11pt"><span style="text-decoration: none">armement</span></font></font></font></a>  </span></font><font color="#444a4d"><font face="FiraSans Regular, serif"><font size="3" style="font-size: 11pt">). Les drones sont aussi utilisés dans le secteur civil pour des missions de surveillance (manifestations, pollution maritime, incendies de forêt, etc.), des prises de vue et divers loisirs.</font></font></font>   	</li>  </ul>    <p class="sdfootnote">&nbsp; <br />  </div>  <!--cke_bookmark_159S--><!--cke_bookmark_159E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Selon le rapport annuel de l’EASE (Agence européenne de la sécurité aérienne) les données pour l’année 2017 démontrent une explosion des accidents. <br />  &nbsp; <br />  Pour mieux comprendre ces enjeux, il faut s’intéresser au droit des drones et à la réglementation internationale et européenne. Les drones sont au niveau international régis par la Convention de Chicago, de 7 Dec 1944 (mais qui a bien sûr été actualisée depuis), cette convention internationale laisse à chaque Etat la pleine souveraineté du cadre légal. <br />  &nbsp; <br />  En Europe deux règlements européens datés de 2008 et 2018 en fixe le cadre général. Le premier fixe la distinction entre drone civil et militaire, et détermine que le droit européen régira les drones civils de plus de 150kg. Cette législation est actuellement aussi inexistence que les drones civils de plus de 150kg. <br />  &nbsp; <br />  Le second règlement fixe le cadre de la conception des drones. En effet la France est le deuxième plus gros constructeur de drone du monde après les Etats-Unis. Il est donc important que les entreprises françaises qui se lancent sur ce segment ne sous-estiment pas leur responsabilité en cas d’incident ou d’accident. <br />  &nbsp; <br />  Le second élément qui ajoute de la complexité provient des frontières et des différences de législation entre les deux pays. Dans la mesure ou les deux législations laissent de nombreux points de divergences <br />  &nbsp;  <table border="2" cellpadding="4" cellspacing="0">  	<colgroup>  		<col />  		<col />  		<col />  		<col />  	</colgroup>  	<tbody>  		<tr>  			<td style="text-align: center;"><strong>Texte belge</strong></td>  			<td style="text-align: center;"><strong>Contenu</strong></td>  			<td style="text-align: center;"><strong>Texte français</strong></td>  			<td style="text-align: center;"><strong>Contenu</strong></td>  		</tr>  		<tr>  			<td>Loi du 27 juin 1937</td>  			<td>Liberté de survol (conditions) et sanctions pénales</td>  			<td>&nbsp;</td>  			<td>&nbsp;</td>  		</tr>  		<tr>  			<td>AR<a class="link" href="#sdfootnote1sym">1</a>  10 avril 2016</td>  			<td>Drones civils &lt; 150 kg</td>  			<td>Code des transports (modif. par Loi du 24 Oct 2016)</td>  			<td>Télépilote, signalement <br />  			Arrêté « Conception »</td>  		</tr>  		<tr>  			<td>CIR/GDF-01 1er juin 2005</td>  			<td>Drones récréatifs &lt; 25kg (aéromodèles)</td>  			<td>Arrêté « Conception » <br />  			17 Dec 2015</td>  			<td>Conception, utilisation et formation télépilote</td>  		</tr>  		<tr>  			<td>Circuliare du 7 décembre 2017</td>  			<td>Drones de police et <br />  			des services de secours</td>  			<td>Arrêté « Espace aérien » 17 Dec 2015</td>  			<td>Insertion dans l’espace aérien</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  &nbsp; <br />  Ainsi le texte AR 10 avril 2016 est un texte contraignant en droit belge qui ne s’applique cependant pas à l’usage récréatif des particuliers si le poids de l’engin est inférieur à 1kg et à une altitude inférieure à 10m et cela hors de l’espace public et à moins de 3km des aéroports. Ajoutant encore l’interdiction du survol de complexes industriels, prisons, des installations nucléaires, des personnes, etc. Et le respect de la vie privée. <br />  &nbsp; <br />  Le second élément clé est «&nbsp;qui peut-être télépilote&nbsp;?&nbsp;». Si les deux législations s’accordent sur l’âge de 16 ans pour commencer à «&nbsp;jouer&nbsp;» avec un drone. Les modalités et le regard que l’on porte sur le télépilote et sa responsabilité diffère d’un pays à un autre. <br />   <br />  &nbsp;  <div id="sdfootnote1"><a class="link" href="#sdfootnote1anc">1</a>  Arrêté royal, soit un acte d’exécution émanant de l’exécutif</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &nbsp;  <table border="2" cellpadding="4" cellspacing="0">  	<colgroup>  		<col />  		<col />  	</colgroup>  	<tbody>  		<tr>  			<td style="text-align: center;">France</td>  			<td style="text-align: center;">Belgique</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="text-align: center;">Arrêté du 18 mai 2018</td>  			<td style="text-align: center;">AR 10 avril 2016</td>  		</tr>  		<tr>  			<td>&gt; 16 ans <br />  			+ certificat d’aptitude théorique <br />  			+ attestation de suivi de formation</td>  			<td>Classe 2 =&gt; attestation <br />  			&lt; 5 kg <br />  			risque faible <br />  			Max : 45 m <br />  			dès 16 ans</td>  		</tr>  		<tr>  			<td>&nbsp;</td>  			<td>Classe 1 =&gt; licence <br />  			&gt; 5 kg <br />  			risque important <br />  			Max : 90 m <br />  			Analyse de risque <br />  			Licence de télépilote (dès 18 ans)</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les deux législations s’accordent cependant sur plusieurs points&nbsp;: </strong>    <ul>  	<li class="list">L’interdiction de pulvériser.</li>  	<li class="list">L’interdiction des drones autonomes (sauf s’ils sont «&nbsp;captifs&nbsp;» en France)</li>  	<li class="list">L’obligation de conformité par la présence d’un manuel ou d’une notice d’information</li>  	<li class="list">L’obligation de déclaration de vol pour les vols hors de vue et les zones peuplées en France, en Belgique pour les vols de classe 1, c’est-à-dire supérieur à 5kg.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  <strong>Elles peuvent varier sur&nbsp;:</strong>    <ul>  	<li class="list">Les interdictions de zones de survols</li>  	<li class="list">La responsabilité du télépilote, de l’exploitant</li>  	<li class="list">L’obligation d’une assurance.</li>  </ul>  <a name="_GoBack"></a> Et par voie de conséquence de la responsabilité pénale. Les peines prévues par les deux législations sont par ailleurs différentes. <br />  &nbsp; <br />  Conclusion&nbsp;: Tous ces éléments et questionnements peuvent être rayés d’un trait de plume, avec l’arrivée d’une législation européenne unique.  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <div style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;"><strong><font face="Arial, serif"><font size="2" style="font-size: 11pt">Quelques liens&nbsp;: </font></font></strong></div>    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <ul>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.federation-drone.org/nos-adherents/les-constructeurs-de-drones/">https://www.federation-drone.org/nos-adherents/les-constructeurs-de-drones/</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/164000015.pdf">https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/164000015.pdf</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.nae.fr/wp-content/uploads/2018/09/Drone_Marche_Acteurs_2018.pdf">https://www.nae.fr/wp-content/uploads/2018/09/Drone_Marche_Acteurs_2018.pdf</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://ecomnews.fr/article/7335/Zoom-drones-marche-economique-plein-essor">https://ecomnews.fr/article/7335/Zoom-drones-marche-economique-plein-essor</a> </li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/L-Utilisation-des-drones-dans-la-recherche-en-agronomie-une-confrontation-science-droit-a-l-ULB_a3707.html" />
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