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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-11T11:44:14+01:00</updated>
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   <title>Souveraineté numérique : Berlin rend l'autonomie européenne inévitable, mais à quel prix !</title>
   <updated>2025-12-23T14:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-Berlin-rend-l-autonomie-europeenne-inevitable-mais-a-quel-prix-_a6726.html</id>
   <category term="Enjeux majeurs" />
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   <published>2025-12-23T14:34:00+01:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le sommet franco-allemand du 18 novembre à Berlin ne restera pas dans les annales pour sa chaleur, mais pour sa brutale nécessité. Le président Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz ont scellé une alliance précaire, un point de bascule forgé non par une vision commune, mais par la peur partagée de l'insignifiance. Là où Paris prêchait une souveraineté intransigeante et Berlin un pragmatisme ouvert, il y a désormais un accord pour essayer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      <blockquote>&nbsp;Mais cette unité de façade, née de la pression sino-américaine, peine à masquer des divergences philosophiques profondes qui pourraient encore faire dérailler tout le projet. Car pour sortir de sa vassalisation, l'Europe est contrainte d'adopter un modèle stratégique aussi complexe que périlleux : la "coopétition". L'analyse de cet alignement forcé révèle une tension permanente entre le besoin de coopérer pour bâtir des fondations communes et la volonté de préserver une compétition qui est l'essence même du marché unique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un tournant stratégique : L'axe Paris-Berlin, une alliance de raison</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La convergence affichée à Berlin est un tournant stratégique majeur, non pas parce que les désaccords ont disparu, mais parce qu'ils ont été mis de côté face à l'urgence. L'adhésion du chancelier Merz à la notion de "digitale Souveränität", un concept longtemps perçu comme une obsession française, met fin à un long "dialogue de sourds". Ce qui a changé n'est pas la philosophie, mais le contexte. <br />   <br />  Une série de pannes spectaculaires a brutalement exposé les vulnérabilités du continent : la gigantesque panne de Microsoft à l'été 2024, l'interruption des services d'Amazon Web Services, et plus récemment, la coupure de Cloudflare qui a paralysé des plateformes comme GPT et Spotify. Ces incidents, couplés à une rivalité technologique sino-américaine qui ne laisse aucune place aux spectateurs, ont rendu l'inaction intenable. Pour Emmanuel Macron, il s'agit d'un "refus d'être un vassal". "L'Europe ne veut pas être la cliente des grandes solutions fournies par les États-Unis ou la Chine", a-t-il martelé. <br />  &nbsp; <br />  Pourtant, sous cette nouvelle entente se cache la racine du schisme historique. La France défend une interprétation restrictive de la souveraineté, fondée sur une indépendance juridique et politique stricte, exigeant que les données et les opérations échappent à toute législation extraterritoriale. L'Allemagne, elle, a toujours privilégié une approche plus pragmatique, basée sur des "contrôles techniques, des concepts d'accès stricts et des processus auditables", acceptant de collaborer avec des acteurs non-européens si la maîtrise opérationnelle est garantie. Le sommet de Berlin, concrétisation de l'agenda de Toulon, n'a pas réconcilié ces deux visions ; il a acté qu'elles devaient coexister pour avancer. <br />  Cette trêve fragile contraint désormais l'Europe à un exercice d'équilibriste : la coopétition. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le paradoxe de la simplification : innover en sacrifiant la protection ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93128690-65136399.jpg?v=1765399274" alt="Souveraineté numérique : Berlin rend l'autonomie européenne inévitable, mais à quel prix !" title="Souveraineté numérique : Berlin rend l'autonomie européenne inévitable, mais à quel prix !" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le premier test de cette alliance fragile réside dans le dilemme réglementaire. Comment stimuler l'innovation pour rivaliser avec les géants technologiques tout en préservant le modèle protecteur qui définit l'Europe ? La réponse de Berlin, incarnée par le mantra industriel "product first, regulation after", marque une rupture philosophique. Deux mesures phares ont été annoncées : un moratoire sur les dispositions "à haut risque" de l'AI Act, repoussant leur application à décembre 2027, et une demande de simplification du RGPD via une approche basée sur les risques. <br />  &nbsp; <br />  Cette nouvelle doctrine vise à libérer les entreprises européennes de ce qu'elles considèrent comme un carcan réglementaire. Mais elle ouvre une brèche béante pour le "sovereignty washing", cette pratique où des solutions non-européennes se parent d'un faux label de souveraineté pour capter les marchés publics. En privilégiant la compétitivité à court terme, l'Europe risque de créer des failles juridiques qui affaibliraient les garanties sur les données. La tension est palpable, illustrée par la suggestion jugée "complètement aberrante" par des experts comme Stéphane Fermigier, co-président du CNLL, qu'un ministre a pu évoquer : voir les hyperscalers américains comme Google ou Microsoft devenir un jour labellisés SecNumCloud. Ce paradoxe soulève une question fondamentale : au-delà du défi réglementaire, l'Europe a-t-elle seulement les moyens financiers de ses ambitions ? <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le coût de l'indépendance : 12 Milliards d'euros face à des géants intouchables</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'annonce d'investissements privés de plus de 12 milliards d'euros entre entreprises françaises et allemandes a été présentée comme une victoire, le chancelier Merz y voyant la preuve que "l'Europe sera à la hauteur". Mais cette somme, aussi symbolique soit-elle, représente à peine une erreur d'arrondi face à la facture de la dépendance numérique européenne. <strong><a class="link" href="https://www.cigref.fr/la-dependance-technologique-aux-softwares-cloud-services-americains-une-estimation-des-consequences-economiques-en-europe?utm_source=copilot.com" target="_blank">Une étude d'Asterès, citée par le Cigref</a>, chiffre cette dépendance à 264 milliards d'euros dès 2025, un montant qui pourrait grimper à 500 milliards d'euros d'ici 2032 si rien ne change.</strong> <br />  &nbsp; <br />  L'écart est abyssal et expose la dure réalité : l'Europe peine à sortir de son statut de "cliente". Sur le plan purement financier, concurrencer les mastodontes américains et chinois, qui investissent des dizaines de milliards chaque année, est une illusion. Face à ce mur d'argent, l'Europe est contrainte de dégainer son arme non financière la plus puissante, longtemps restée taboue par crainte du protectionnisme : la préférence européenne. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La "Préférence Européenne" : La Clé pour Transformer l'Essai</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le concept de "Buy European" n'est plus un gros mot à Berlin. Il est désormais assumé comme un levier stratégique indispensable pour garantir des débouchés à l'écosystème local et réduire les dépendances critiques. Emmanuel Macron a résumé le problème avec une franchise cinglante : <i>"Nous sommes le seul endroit où il n'y a jamais de préférence européenne, pour ne pas dire une fascination pour les solutions non européennes parfois." <br />  &nbsp;</i> <br />  Pour passer des mots aux actes, le sommet a accouché d'une avancée concrète : le lancement d'un <b>groupe de travail franco-allemand chargé de définir ce qu'est un "service numérique européen"</b>. Cette définition est la clé de voûte de toute la stratégie. C'est elle qui permettra d'appliquer la préférence dans la commande publique et, surtout, de démasquer le "sovereignty washing". <br />   <br />  Cette nouvelle doctrine s'est déjà incarnée dans un projet emblématique, qualifié de "game changer" par le président français : la signature d'une lettre d'intention entre les gouvernements et le partenariat <b>SAP-Mistral</b>. Cette alliance, visant à fournir une solution d'intelligence artificielle souveraine aux administrations publiques, est un test critique. Dans un domaine où la France a connu les échecs cuisants de projets comme Cloudwatt et Numergy, ce partenariat n'est pas seulement un succès à célébrer, mais une crédibilité à regagner. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Autonomie par la "Coopétition", un Socle Commun pour une Compétition Ouverte</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le sommet de Berlin a rendu l'autonomie stratégique européenne "<strong>inévitable</strong>", mais son succès est loin d'être garanti. L'alignement politique historique reste une trêve fragile face à un paradoxe réglementaire, un déficit d'investissement colossal et le souvenir de cuisants échecs passés. Pour naviguer sur cette route semée d'embûches, une vision stratégique émerge, fondée sur le modèle complexe de la "coopétition". <br />   <br />  <strong>Cette stratégie est un exercice de haute voltige. </strong>D'un côté, l'Europe doit coopérer comme une seule entité pour bâtir ses autoroutes numériques : un socle commun d'infrastructures, de standards de sécurité et de règles de données, à l'image du projet Gaia-X. C'est le prix à payer pour garantir l'interopérabilité et la résilience de l'écosystème. De l'autre, sur ces mêmes autoroutes, les entreprises européennes doivent pouvoir se livrer une compétition féroce, créant un marché vibrant d'applications et de services innovants. Une seule règle du jeu pour la route, mais de nombreux modèles de voitures pour la parcourir. <br />   <br />  <strong>La réussite de l'Europe ne dépendra pas de la sincérité de l'entente franco-allemande, mais de sa capacité à maîtriser cet équilibre précaire. Il lui faudra prouver qu'elle peut allier la force de la coopération à la créativité de la compétition pour enfin s'affirmer comme une véritable puissance sur la scène numérique mondiale.</strong> <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne</title>
   <updated>2025-11-14T13:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Interview-Croisee-suite-a-l-etude-Gafanomics-2025-Cyrille-Vart-Maureen-Coisne_a6539.html</id>
   <category term="Data Management" />
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   <published>2025-11-05T09:17:00+01:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à l’hégémonie des GAFAM et à la fragilité des modèles européens, sanctuariser la R&D, mutualiser l’innovation et réinventer la négociation deviennent des impératifs stratégiques. Entre alliances industrielles, culture du test et pression sociétale, l’Europe dispose encore de leviers pour rééquilibrer le rapport de force et bâtir une souveraineté numérique durable.     <div><b>DC : Comment les entreprises traditionnelles européennes, dont les budgets R&D sont souvent limités à 2 ou 3 %, peuvent-elles développer l'agilité et la résilience nécessaires pour suivre la vitesse d'innovation imposée par les géants du numérique, notamment dans le domaine de l'IA ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92272817-64741391.jpg?v=1762353464" alt="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" title="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong>C.V </strong>: (Cyrille Vart)&nbsp; C'est une question complexe, car passer du jour au lendemain à 14 ou 15 % de R&amp;D est difficile voire impossible, surtout lorsque l'on doit maintenir des marges. Un premier élément de réponse réside dans la «&nbsp;<strong>sanctuarisation</strong> de la R&amp;D&nbsp;». Il faut que l'allocation à l'innovation soit considérée comme une «&nbsp;<strong>dépense permanente</strong>&nbsp;», non ajustable en fonction du climat des affaires. On observe malheureusement encore trop souvent dans les entreprises un caractère de variable d’ajustement, ce que j'appelle l'effet d'accordéon. <br />  &nbsp; <br />  Un deuxième élément essentiel est ou serait la «&nbsp;<strong>mutualisation de la R&amp;D&nbsp;</strong>» entre plusieurs entreprises, notamment au sein de consortiums, cette mutualisation étant trop rare. Il est crucial d'&nbsp;«&nbsp;<strong>envisager des alliances&nbsp;</strong>» et des systèmes d'innovation plus ouverts, où les fruits communs sont partagés. Si, sur la partie commerciale, le partage est difficile à cause de l'avantage compétitif, il y a d'autres aspects, comme l'infrastructure, où collaborer et partager les frais communs pourrait être bénéfique, évitant que trois ou quatre entreprises fassent la même recherche. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, je soulignerais le besoin de l’utilisation de «&nbsp;portfolio management de l'innovation&nbsp;» plus fréquent. Il faut être capable de décider plus rapidement ce qu'on commence et surtout ce qu'on arrête. De plus, en Europe, il y a souvent une séparation entre l'innovation et le business. Nous devons adopter une culture du feedback permanent avec les métiers et les clients, quitte à prévenir ces derniers que l'essai pourrait ne pas aboutir. Nous voyons aussi moins de beta testing en Europe qu'aux États-Unis, où les champions du numérique associent leurs utilisateurs et exposent très tôt leurs projets, apprenant ainsi plus rapidement de leur base de fidèles. <br />  &nbsp; <br />  <strong>M.C</strong>. : (Maureen Coisne) Sur les coalitions, il est important que les grands groupes développent et s’<strong>investissent</strong> dans des <strong>stratégies</strong> d'<strong>Open Innovation</strong> très structurée. Il faut éviter de gérer ces sujets en silos. Les équipes Open Innovation qui travaillent avec des start-ups ne doivent pas être décorrélées des métiers ; il faut qu'elles soient connectées ou que le sujet de la collaboration soit décentralisé au niveau de chaque métier. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, concernant la culture du test, il faut reconnaître que les équipes R&amp;D gèrent souvent un legacy IT, c’est-à-dire une infrastructure informatique en place depuis longtemps, contraignante car pas très modulaire et uniquement focalisée sur des projets de maintenance ou d'amélioration incrémentale. Pour les sujets très exploratoires, il serait intéressant d'avoir de petites équipes qui travaillent sur une plateforme informatique parallèle pour expérimenter et itérer rapidement sans se voir imposer ces contraintes. C'est un peu comme adopter une culture start-up pour des projets de pointe très précis, mais au sein de l’entreprise, en interne.<br type="_moz" />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari", "Calibri"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>   <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Au vu de l'utilité des GAFAM qui nous obligent à composer avec eux et non à nous battre contre eux, quelles stratégies de négociation concrète doivent adopter les entreprises européennes pour éviter le piège de la dépendance et des coûts imprévus ?</b></div>
     <div>
      <blockquote><strong>C.V</strong> : La négociation est compliquée car l'attitude par défaut des GAFAM est de présenter des conditions générales de vente (CGV) non négociables. La première chose à se rappeler, c'est que l'Europe est un marché significatif pour ces acteurs, pesant par exemple plus de 25 % du chiffre d'affaires de Google ou de Meta. Ils ne peuvent pas ignorer 132 millions de consommateurs et des centaines de milliards d'investissements. <br />  &nbsp; <br />  Il est impératif revisiter les stratégies de groupements d'achat. Bien que compliquée par la réglementation européenne sur la concurrence, cette capacité à se regrouper pour négocier des conditions spécifiques est perdue et doit être réinventée. «&nbsp;L'idée est de faire masse et de reprendre l'habitude de négocier&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Les entreprises européennes devraient adopter une stratégie de fournisseur majeure, challenger et joker. «&nbsp;Aucun acteur majeur ne doit avoir plus de 40&nbsp;% des données, du CA et offrir à une startup la possibilité d’obtenir 20&nbsp;% du reste.&nbsp;» Il faut se poser la question de ce que l'on veut obtenir. La négociation ne doit pas porter uniquement sur les coûts, mais surtout sur des points cruciaux comme la propriété intellectuelle, la propriété des clients et la propriété du chiffre généré par l'alliance. Il faut s'assurer d'avoir un "petit portfolio" d'alternatives pour pouvoir négocier. <br />  &nbsp; <br />  <strong>M.C. </strong>: Sur le plan de la négociation, il faut considérer deux aspects : technique et légal. <br />  D'un point de vue technique, il faut impérativement éviter les effets de locking (verrouillage) et permettre la mise en concurrence. Il faut aussi maximiser la transparence et éviter l'effet "boîte noire" sur le fonctionnement de la collaboration. <br />  D'un point de vue légal, on retrouve des sujets plus classiques : droit de réversibilité et être prévenu en cas d'augmentation tarifaire. <br />  <strong>&nbsp; <br />  C.V</strong> : Je voudrais insister sur l'importance de casser l'asymétrie de l'information technologique. Les GAFAM aiment dire que leur technologie est trop compliquée pour être comprise. Il est essentiel de mettre des profils technologiques dans les équipes de négociation. Cela permet d'éviter les revendications mensongères comme "technologiquement, ce n'est pas possible" lorsqu'on demande la décomposition des services. Sans compréhension technique, il est d'une difficulté extrême de négocier. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Concrètement : comment la pression de la transparence sur l'énergie consommée par les IA oblige-t-elle les GAFAM à s'adapter, développant des produits spécifiques alors que cela coûte plus cher ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92272817-64741423.jpg?v=1762353742" alt="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" title="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>C.V</strong> : C'est un excellent exemple de l'efficacité de la pression. Au début de l'IA générative, le sujet de la consommation d'énergie n'était même pas évoqué. Suite à la pression médiatique, des consommateurs et des entreprises, les <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Le-lancement-de-l-etude-Gafanomics-2025-par-le-Cabinet-Fabernovel_a6476.html" target="_blank">GAFAM</a>  ont été obligés d'avoir un discours, de présenter des schémas, et d'ouvrir un peu les données. L'Europe est un marché majeur, et les GAFAM ont senti un frein à l'adoption lié à la mauvaise image environnementale. <br />  &nbsp; <br />  Même si le discours n'est pas celui d'une transparence absolue, au moins le dialogue existe. Cela a été vertueux, car cela a forcé les GAFAM à se pencher sur le sujet, à publier des plans d'optimisation et à intégrer des solutions spécifiques, même si l'optimisation est un sujet mouvant. C'est une bonne démonstration : lorsque la pression est unifiée de la part de tout un continent, ils s'adaptent. <br />  &nbsp; <br />  <strong>M.C.</strong> : J'ai aussi l'impression que la pression vient avant tout de la société civile. On voit des associations et des médias écologistes publier des études approfondies sur l'IA. Par exemple, une association travaille à cartographier les data centers pour que les journalistes et la société civile puissent mieux comprendre et questionner ces sujets de manière plus granulaire. <br />  &nbsp; <br />  À long terme, la pression pourrait également provenir de l'émergence de solutions alternatives plus frugales. L'expérimentation de solutions souveraines, telles que des micro centres de données qui consomment moins d'eau, crée un débat public sur les alternatives, même si elles ne sont pas encore assez importantes pour forcer les GAFAM à une remise en question complète. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }strong { font-weight: bold }  </style>  </div>  </blockquote>  <!--cke_bookmark_163S--><!--cke_bookmark_163E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lien vers l'<a class="link" href="https://www.veillemag.com/Le-lancement-de-l-etude-Gafanomics-2025-par-le-Cabinet-Fabernovel_a6476.html" target="_blank">article</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs</title>
   <updated>2024-06-28T11:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/9-juillet-Visio-VERS-UNE-ECONOMIE-DE-L-ALLIANCE-Philippe-Lukacs_a4969.html</id>
   <category term="Enjeux majeurs" />
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   <published>2024-06-28T09:51:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En sortant du cadre étroit de l’économie au sens habituel, en s’appuyant sur le socle d’une ethnologie moderne, l’auteur dégage une autre logique que celle qui nous emporte dans une exponentielle mortifère. Immédiatement compréhensible par chacun, elle donne une vision désirable, gratifiante, à la transition à réaliser d’urgence.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/81246280-58555390.jpg?v=1719562569" alt="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" title="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Philippe Lukacs présentera son récent livre "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Sa présentation sera suivie d'un débat.</b></div>
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      <span class="lt-line-clamp__raw-line"><strong>Il s’agit aujourd’hui non seulement d’éviter un dérèglement climatique mais aussi un dérèglement civilisationnel :&nbsp; une transformation du monde et de l’humanité en « choses », en marchandises échangeables. </strong> <br />   <br />  En sortant du cadre étroit de l’économie au sens habituel, en s’appuyant sur le socle d’une ethnologie moderne, l’auteur dégage une autre logique que celle qui nous emporte dans une exponentielle mortifère. Immédiatement compréhensible par chacun, elle donne une vision désirable, gratifiante, à la transition à réaliser d’urgence. <br />  Elle permet d’éclairer non seulement les nécessaires réformes collectives à conduire mais aussi l’action que chacun d’entre nous peut mener.</span>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/81246280-58555446.jpg?v=1719562732" alt="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" title="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" />
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     <div><b>Proposé par la Fabrique du Futur</b></div>
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      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/81246280-58555485.jpg?v=1719563057" alt="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" title="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" />
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      La Fabrique du Futur est une ONG ayant pour mission d'inviter tout un chacun (entreprises, collectivités territoriales, institutions, usagers, citoyens,...) à imaginer et co-créer des futurs désirables. Labellisée living lab européen La Fabrique du Futur joue ainsi le rôle de "think-and-do tank".
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/81246280-58555511.jpg?v=1719564092" alt="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" title="9 juillet. Visio. "VERS UNE ECONOMIE DE L'ALLIANCE". Philippe Lukacs" />
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      <div class="V5AUxf" data-testid="columns">  <div class="comp-kmj2f6k4 YzqVVZ wixui-column-strip__column" id="comp-kmj2f6k4">  <div class="MW5IWV" data-hook="bgLayers" data-motion-part="BG_LAYER" id="bgLayers_comp-kmj2f6k4">  <div class="LWbAav Kv1aVt" data-testid="colorUnderlay">  <div data-mesh-id="comp-kmj2f6k4inlineContent-gridContainer" data-testid="mesh-container-content">  <div class="HcOXKn SxM0TO QxJLC3 comp-kmj2f6k41 wixui-rich-text" data-testid="richTextElement" id="comp-kmj2f6k41">  <h2 class="font_9 wixui-rich-text__text" style="text-align: left; line-height: 1.875em; font-size: 15px; margin-left: 40px;"><em><span class="color_15 wixui-rich-text__text">Diplômé d’HEC, Philippe Lukacs a étudié l’ethnologie avec Robert Jaulin, puis la sociologie de la science avec Serge Moscovici. Après avoir été l’adjoint du DRH du groupe Thomson, il a créé le Laboratoire du Futur où il a eu l’occasion de travailler, notamment, avec l’équipe de Muhammad Yunus, avec le créateur de Max Havelaar, avec les initiateurs mondiaux de monnaies complémentaires. Professeur de management de l’innovation à Centrale Paris, il a créé un incubateur pour des start-ups à potentiel mondial, et il est l’un des fondateurs d’ENGAGE, association qui a pour mission d’aider les citoyens et les entreprises à se saisir des grands défis du XXIème siècle.</span></em></h2>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
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     <div><b>Voyagez dans l'univers de Philippe Lukacs</b></div>
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      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.philippelukacs.com/" target="_blank">C'est ici !</a> </div>  
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    ]]>
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