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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-14T14:30:14+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>L'intelligence relationnelle comme avantage compétitif. Entretien avec Clément Toulemonde et Thomas Grandmougin</title>
   <updated>2026-06-03T12:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-intelligence-relationnelle-comme-avantage-competitif-Entretien-avec-Clement-Toulemonde-et-Thomas-Grandmougin_a7665.html</id>
   <category term="Intelligence Collective &amp; Management" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96778910-67464712.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-03T12:06:00+02:00</published>
   <author><name>Claudine Bras</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À l’heure où les organisations évoluent dans des environnements instables, l’intelligence relationnelle s’impose comme une compétence clé. Deux experts croisent ici leurs regards : Clément Toulemonde, Directeur associé chez Interactifs, et Thomas Grandmougin, formateur au sein du même cabinet et senior advisor chez Mavence France, spécialisé en influence et en gouvernance. Rencontre     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96778910-67464712.jpg?v=1780140491" alt="L'intelligence relationnelle comme avantage compétitif. Entretien avec Clément Toulemonde et Thomas Grandmougin" title="L'intelligence relationnelle comme avantage compétitif. Entretien avec Clément Toulemonde et Thomas Grandmougin" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  L’intelligence relationnelle peut se définir comme l’art de conduire des échanges efficaces, clairs et respectueux, y compris dans des contextes exigeants ou incertains.</blockquote>  <!--cke_bookmark_784S--><!--cke_bookmark_784E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><span style="color:#FFF0F5;"><strong><span style="background-color:#B22222;">Les compétences du futur : un basculement vers le relationnel ?</span></strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Forum Économique Mondial et l'OCDE placent le leadership et les compétences sociales parmi les priorités à horizon 2030. Les compétences relationnelles vont-elles devenir plus différenciantes que les compétences techniques ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Thomas — </strong>En tant que recruteur : entre deux candidats à niveau technique équivalent, le relationnel est déterminant. D'abord pour la capacité à influencer les parties prenantes externes — décideurs, cibles d'influence — mais aussi en interne, pour embarquer une organisation, qu'on soit en position hiérarchique ou non. Dans le secteur du lobbying en particulier, ceux qui construisent une relation durable — qui écoutent vraiment, qui s'intéressent à leurs interlocuteurs — obtiennent davantage que ceux qui se contentent de pousser un sujet à l'agenda. À compétences égales d'influence, la qualité relationnelle fait la différence. <br />   <br />  <strong>Clément —&nbsp; Les compétences techniques restent indispensables</strong> —personne ne monterait dans un avion piloté par quelqu'un qui ne sait pas faire voler un avion. <strong>Mais elles ne sont que le ticket d'entrée.</strong> Ce qui fait la différence, dans un monde où le client, le collaborateur, le partenaire a le choix, c'est l'envie que vous leur donnez de travailler avec vous. Le distanciel et la concurrence ne pardonnent pas la médiocrité relationnelle.&nbsp;<strong>La compétence relationnelle ne remplace pas la compétence technique : elle la transcende et lui fait produire des résultats</strong>.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><span style="color:#FFFFFF;"><strong><span style="background-color:#B22222;">Un angle mort stratégique ?</span></strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les organisations investissent massivement dans la data, mais très peu dans la qualité des relations. Est-ce un angle mort stratégique ? Pourquoi ce sujet reste-t-il peu prioritaire ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Clément —</strong>La principale raison : ce qui ne se mesure pas se pilote mal. Une entreprise suit son chiffre d'affaires, son taux d'absentéisme, sa marge. <strong>Mais la qualité relationnelle est difficile à quantifier. </strong>Pourtant, si l'on calcule le temps que les gens passent en relation — souvent 70 à 90 % de leur journée — et qu'on y applique un pourcentage de non-qualité, le coût est considérable. Il existe bel et bien dans les chiffres, mais de façon diffuse, avec une corrélation difficile à tracer. Un commercial qui ne donne pas envie d'être écouté, ça se retrouve peut-être dans son taux de closing — mais entre la politique de prix, l'offre et le contexte concurrentiel, impossible de l'isoler. Deuxième raison : on manque d'un langage commun sur le sujet. On parle beaucoup des relations de façon informelle — autour d'un café, d'un repas — mais dès qu'il s'agit de le structurer, de préparer une interaction, d'identifier le bon interlocuteur, le bon sujet, la bonne position, on devient pauvres. Et enfin, certains ont été exposés à des formations trop abstraites ou perçues comme manipulatrices, et ont mis le sujet de côté. <br />   <br />  <strong>Thomas — </strong>Le parallèle avec le lobbying est frappant.<strong> La question du ROI de l'influence est l'une des plus débattues du secteur : comment évaluer ce qu'une action de représentation d'intérêts a rapporté ou évité de perdre ? </strong>C'est exactement la même difficulté. Et dans le recrutement, je rencontre constamment des candidats incapables d'expliquer ce qui fait leur efficacité relationnelle, alors que c'est précisément le cœur de leur métier. Un rendez-vous n'est pas une fin en soi : c'est un moyen d'atteindre un objectif d'influence. C'est la relation construite dans la durée qui permet d'y parvenir plus facilement. Pourtant, à la fin d'un rendez-vous d'affaires publiques — comme d'un entretien de recrutement — on demande rarement à l'autre ce qu'il a pensé de l'échange<strong>.&nbsp;Alors que ce sentiment final est sans doute l'information la plus précieuse qu'on laisse sur la table.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><span style="color:#FFF0F5;"><strong><span style="background-color:#B22222;">La crise du management : un problème relationnel ?</span></strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Est-ce la dimension relationnelle — plus que la complexité métier — qui rend le management si difficile aujourd'hui ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Clément — </strong>Le constat est multifactoriel, mais il y a une constante : <strong>à peu près toutes les entreprises opèrent aujourd'hui dans des sables mouvants permanents</strong>. L'automobile, les banques, le conseil, le secteur public — tous sont bousculés par la concurrence, la digitalisation, l'IA... Ces organisations doivent se réinventer en continu, changer de stratégie ou de métier, dans un contexte d'incertitude maximale. En même temps, les centres de décision sont de plus en plus atomisés : plus personne ne sait vraiment qui décide de quoi, les réunions se multiplient, les interlocuteurs aussi. <strong>Dans ce contexte, le manager est la couche intermédiaire qui crée le lien dans l'organisation.</strong> Il doit naviguer dans des structures matricielles complexes, gérer des collaborateurs en lien direct et en lien fonctionnel, choisir à tout moment la bonne conversation avec le bon interlocuteur sur le bon sujet. Ce qui change tout, c'est de passer de spectateur passif à acteur proactif. Dès l'instant où l'on choisit son interaction plutôt qu'on la subit, où l'on choisit sa position plutôt qu'on la subit, ça va mieux. <strong>C'est cette liberté que l'intelligence relationnelle redonne aux gens.</strong> <br />   <br />  <strong>Thomas — </strong>J'ajouterais que dans la démultiplication des interlocuteurs, c'est tout le sens du passage des « relations institutionnelles » aux « affaires publiques ». On ne s'adresse plus seulement aux décideurs publics, mais à l'ensemble des parties prenantes : alliés potentiels, opposants, adversaires. Cette agilité relationnelle est devenue indispensable pour adapter son message à des interlocuteurs qui n'ont pas le même niveau de connaissance de l'organisation, ni la même sensibilité. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><span style="color:#FFF0F5;"><span style="background-color:#B22222;">Intelligence économique et intelligence relationnelle</span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intelligence économique intègre les stratégies d'influence : quelle est la place de l'intelligence relationnelle dans cette capacité à influencer ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Thomas — </strong>L'intelligence relationnelle devient centrale dès lors qu'il y a un comportement à adopter vis-à-vis d'une cible — dès lors qu'il s'agit de donner envie d'être écouté. Cela ne concerne pas seulement le porte-parole ou le lobbyiste en chef qui dialogue avec un décideur politique. Si une organisation veut être réellement influente, c'est l'ensemble de ses acteurs qui doit partager une grammaire relationnelle commune. Chez un grand industriel, lorsqu'un sujet d'influence se joue sur un territoire, ce n'est pas le PDG ou le lobbyiste qui est en première ligne — c'est le directeur d'usine ou le directeur des achats locaux. <br />   <br />  Ce sont eux qui font face à la préfecture, à l'exécutif local. Il s'agit donc de mettre ces acteurs de terrain en capacité d'agir, pas seulement de leur dicter une réponse. <strong>Les organisations qui forment leurs équipes à adopter ce comportement relationnel sont bien plus influentes que celles qui se contentent de descendre des éléments de langage depuis le siège.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><span style="color:#FFF0F5;"><span style="background-color:#B22222;">Un avantage compétitif relationnel ?</span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Peut-on parler aujourd'hui d'un véritable avantage compétitif relationnel ? Quelles organisations sont en avance sur ce sujet ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Clément — </strong>La maturité est différente en fonction des secteurs. Les métiers du conseil et des services aux entreprises l'ont compris depuis longtemps : un senior manager qui passe les trois quarts de son temps face à un client sans avoir la capacité de donner envie d'être écouté, de bien écouter lui-même — c'est rédhibitoire. Les métiers très orientés commerce aussi. En revanche, les métiers plus techniques ou industriels — ces secteurs sont en train de réaliser l'importance du sujet. Donc il y a des niveaux de maturité différents d'un secteur à l'autre. <br />   <br />  Il faut nuancer toutefois : à une extrémité du spectre, il y a des organisations en position dominante que tout le monde écoute de toute façon — pour elles, l'enjeu est moins pressant. À l'autre extrémité, des entreprises en mode survie qui n'ont plus les moyens d'investir. Mais pour l'immense majorité, celles qui ont tout intérêt à donner envie d'être écoutées, c'est là que la compétence relationnelle devient un levier décisif. Ce que nous apportons avec Interactif, c'est précisément cette capacité : former les personnes qui sauront créer cet impact.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LES INTERVENANTS</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>  <div>  <ul>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/clement-toulemonde-30bb171/?locale=fr" target="_blank"><strong>Clément Toulemonde </strong></a>  est directeur associé chez Interactifs*, cabinet qu'il a rejoint il y a 17 ans. <br />  	Il pilote le développement international de l'entreprise, qui intervient aujourd'hui en dix langues, et accompagne des clients dans le développement de leur intelligence relationnelle. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thomas-grandmougin-20156531/" target="_blank">Thomas Grandmougin</a>  </strong>est à la fois formateur chez Interactifs* et senior advisor chez <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/mavence-france/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Mavence France</a>. <br />  	Expert en affaires publiques pendant une quinzaine d'années, il applique aujourd'hui les principes de l'intelligence relationnelle dans le recrutement et le lobbying.</li>  </ul>  </div>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>*<a class="link" href="https://www.interactifs.fr/a_propos" target="_blank">Interactifs</a>  est un cabinet de formation et de coaching dédié à l’intelligence relationnelle. Il accompagne dirigeants et managers dans le renforcement de leur impact et de leur efficacité relationnelle. À travers une méthode propriétaire, le cabinet positionne la qualité des relations comme un levier majeur de performance durable.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Propos recueillis par Claudine , fondatrice d’EtiNova</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/96487271-67273153.jpg?v=1778405937&amp;ibox" title="Où positionner des compétences en intelligence économique ? Claudine Bras"><img alt="Où positionner des compétences en intelligence économique ? Claudine Bras" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96487271-67273153.jpg?v=1778405937" title="Où positionner des compétences en intelligence économique ? Claudine Bras" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/claudine-bras-9b994468/" target="_blank">Claudine Bras</a>  est consultante en intelligence stratégique, avec plus de quinze ans d’expérience en veille, prospective et analyse stratégique. Elle accompagne entreprises et territoires dans la compréhension des mutations économiques, technologiques et sociétales, et dans l’identification de leviers d’innovation. <br />   <br />  Après avoir piloté des dispositifs de veille collaborative, des études stratégiques et des programmes prospectifs, elle met aujourd’hui son expertise au service des organisations pour transformer l’information en décisions éclairées et renforcer leur capacité d’anticipation. <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/claudine-bras-9b994468/" target="_blank">Etinova Insights.</a> </div>  </blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #<strong><span data-url="ca://s?q=Relational_Intelligence" role="button" tabindex="0">RelationalIntelligence</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Leadership_Skills" role="button" tabindex="0">LeadershipSkills</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Influence_Strategy" role="button" tabindex="0">InfluenceStrategy</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Future_of_work" role="button" tabindex="0">FutureOfWork</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=People_skills" role="button" tabindex="0">PeopleSkills</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Stakeholder_engagement" role="button" tabindex="0">StakeholderEngagement</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Public_affairs" role="button" tabindex="0">PublicAffairs</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Emotional_intelligence" role="button" tabindex="0">EmotionalIntelligence</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Management_excellence" role="button" tabindex="0">ManagementExcellence</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Professional_development" role="button" tabindex="0">ProfessionalDevelopment</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>#5. La communication de crise : le levier stratégique qui transforme l’incertitude en avantage compétitif</title>
   <updated>2026-04-10T15:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/5-La-communication-de-crise-le-levier-strategique-qui-transforme-l-incertitude-en-avantage-competitif_a7357.html</id>
   <category term="Gestion et Communication de crise" />
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   <published>2026-04-10T15:02:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans les 4 articles précédents sur la communication de crise nous avons eu un exposé des fondamentaux trop souvent négligés et en déduire qu’en période de turbulences, la communication de crise n’est plus une simple opération de communication d’urgence. Elle devient un véritable outil de pilotage et de gouvernance. Anticiper la bascule entre crise et catastrophe, stabiliser les attentes, recréer des repères et transformer l’information en action collective : voilà le nouveau cahier des charges des dirigeants. Cet article est le cinquième et dernier volet d’une série qui montre comment les entreprises qui maîtrisent cet art sortent renforcées, tandis que celles qui le négligent en paient le prix fort.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95963419-66964014.jpg?v=1775826987" alt="#5. La communication de crise : le levier stratégique qui transforme l’incertitude en avantage compétitif" title="#5. La communication de crise : le levier stratégique qui transforme l’incertitude en avantage compétitif" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’anticipation : la clé pour distinguer crise et catastrophe </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La communication de crise s’appuie sur une anticipation rigoureuse de la transition entre crise (situation gérable) et catastrophe (effondrement des cadres de référence). <br />  Elle repose sur le métamodèle « Alerter – Clarifier – Informer » et s’articule autour de trois phases successives : émotionnelle, de distanciation et rationnelle. <br />  Loin d’être une réaction à chaud, elle mobilise collectivement les parties prenantes face à l’incertitude. <br />  Le Groupe de Gestion de l’Information (GGI) joue ici un rôle central en soutenant la cellule de crise stratégique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre fonctions stratégiques qui font la différence </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La communication n’est plus un accessoire médiatique : elle constitue un levier opérationnel au service de trois objectifs majeurs. Les exemples récents le démontrent avec une clarté implacable.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Stabiliser les attentes des parties prenantes dès les premières heures </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Lors de la panne mondiale de juillet 2024 provoquée par une mise à jour défectueuse de CrowdStrike, le PDG George Kurtz a réagi en quelques heures sur X et via des vidéos explicatives. <br />  Reconnaissance immédiate du problème, calendrier précis des correctifs et annonce d’un soutien technique prioritaire ont suffi à calmer les clients (Delta Airlines, hôpitaux, banques, aéroports). <br />  Résultat : une crise technique n’a pas dégénéré en catastrophe réputationnelle durable, malgré les poursuites judiciaires ultérieures.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Recréer des repères clairs en clarifiant rôles et étapes </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>BMW, confrontée en 2024-2025 à plusieurs rappels massifs (freins défectueux sur plus de 1,5 million de véhicules, puis problèmes électroniques sur X5, X7 et i5), a publié des communiqués précis et accessibles.</div>  Procédure de rappel gratuite, prise de rendez-vous via application, rôle exact des concessionnaires et chronologie de réparation : cette clarification du « qui fait quoi, quand</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Transformer l’information brute en action collective pour accélérer la sortie de crise </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Nestlé Waters (rappels Perrier et San Pellegrino pour contamination) et Coca-Cola (excès de chlorate) ont immédiatement partagé des plans d’action concrets : rappels facilités par QR codes, renforcement des contrôles fournisseurs et webinaires d’experts. <br />  En convertissant l’information en mobilisation (retours produits, vigilance accrue des distributeurs et consommateurs), ces entreprises ont limité les dommages long terme et accéléré le retour à la normale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Endiguer les effets dominos d’une défaillance en maîtrisant l’asymétrie de communication </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>L’affaire Takata, qui a débuté en 2008 et s’est soldée par le plus grand rappel automobile de l’histoire (plus de 100 millions de véhicules, 17 constructeurs impliqués), illustre parfaitement l’enjeu. <br />  Le propulseur à nitrate d’ammonium des airbags se dégradait avec l’humidité et la chaleur, causant au moins 19 décès et plus de 400 blessés aux États-Unis. <br />  Takata, fournisseur, a nié les problèmes, falsifié des tests et dissimulé les défauts pendant des années. <br />  Condamnée à 1 milliard de dollars d’amendes (dont 125 millions pour les victimes), l’entreprise a fait faillite en 2017. <br />   <br />  À l’inverse, les constructeurs automobiles (Honda, Toyota, BMW, General Motors…), pourtant responsables de leur chaîne d’approvisionnement, ont limité les dégâts grâce à une communication proactive : annonces claires de rappels gratuits, chronologie précise et soutien aux clients. <br />   <br />  Leur réputation a été égratignée, mais ils ont poursuivi leurs activités et récupéré une partie des pertes via des actions en justice contre Takata.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’asymétrie fondamentale : celui qui communique mal paie le prix le plus lourd </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Cet exemple révèle une loi implacable : les retombées négatives frappent bien plus durement celui qui maîtrise mal les règles de la communication de crise (ici le fournisseur Takata) que celui qui y consacre les ressources et la rigueur nécessaires (les constructeurs clients), même lorsque ces derniers portent une part de responsabilité dans le contrôle de leurs fournisseurs.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À retenir : crise versus catastrophe </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>En régime de crise, la communication accompagne la régulation technique (exemple CrowdStrike : mises à jour coordonnées et information fiable).&nbsp; <br />  En régime de catastrophe, elle propose un cadre narratif de substitution pour reconstruire la confiance (exemple BMW : causes racines et mesures correctives détaillées). <br />  Dans les deux cas, elle reste un outil de pilotage stratégique, bien au-delà de la simple restauration d’image.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : une méthodologie pour agir et non pas seulement pour réagir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>L’approche cindynique, enrichie par la capacité de la tragédie grecque à clarifier la complexité, offre aux dirigeants les outils nécessaires pour anticiper les ruptures, piloter la communication comme un levier opérationnel et transformer l’incertitude en action collective coordonnée. <br />   <br />  La communication de crise ne doit plus être subie : elle doit être conçue, entraînée et maîtrisée comme une compétence de gouvernance de haut niveau. <br />  Stabiliser les attentes, recréer des repères (« Qui fait quoi ? Quand ? ») et transformer l’information en mobilisation collective deviennent alors un avantage compétitif durable.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En résumé </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La communication de crise est un levier stratégique à part entière qui dépasse la simple gestion d’image. <br />  Elle stabilise les attentes, crée des repères clairs et transforme l’information en action collective. <br />  Maîtrisée via l’anticipation, le triptyque&nbsp; « Alerter-Clarifier-Informer » et le GGI, elle permet non seulement de sortir de crise, mais surtout de renforcer leadership et légitimité.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Dr Jan-Cédric Hansen</strong></a>  Praticien Hospitalier, membre des instances de gouvernance du GHT ESPO, <em>Administrateur de StratAdviser Ltd | Enseignant en pilotage stratégique et Communication de Crise (IAE Lille, Mines Nancy, Université Senghor, UPEC, …)</em> <em>contributeur aux ouvrages suivants : Risques majeurs : incertitudes et décisions : approche pluridisciplinaire et multisectorielle, Manuel de Médecine de Catastrophe, Piloter et décider en SSE, Innovations &amp; management des structures de santé en France, Engagement et leadership en santé : point de vue d’acteurs inspirants</em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En collaboration avec ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.</a>  <br />  Pour aller plus loin : <a class="link" href="https://sicafi.eu/" target="_blank">www.sicafi.eu</a> </blockquote>  
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   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/5-La-communication-de-crise-le-levier-strategique-qui-transforme-l-incertitude-en-avantage-competitif_a7357.html" />
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