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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-21T12:18:39+02:00</updated>
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   <title>19 juin &amp; 20 Juin 2026. Festival de l'Intelligence collective. FESTIC. Aix-en-Provence</title>
   <updated>2026-04-23T08:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/19-juin-20-Juin-2026-Festival-de-l-Intelligence-collective-FESTIC-Aix-en-Provence_a7412.html</id>
   <category term="Intelligence Collective &amp; Management" />
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   <published>2026-04-19T08:51:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les 19 et 20 juin 2026, Aix-en-Provence accueillera le Festival de l’Intelligence collective, le FESTIC. L’évènement réunira chercheurs, professionnels, acteurs publics et citoyens autour d’un objectif commun : mieux comprendre les mécanismes de coopération et leurs applications dans les organisations comme dans la société.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96132528-67070511.jpg?v=1776583660" alt="19 juin &amp; 20 Juin 2026. Festival de l'Intelligence collective. FESTIC. Aix-en-Provence" title="19 juin &amp; 20 Juin 2026. Festival de l'Intelligence collective. FESTIC. Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/le-programme/" target="_blank">Source et programme</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/intervenants/" target="_blank">Présentation des intervenants</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un programme structuré autour des pratiques collaboratives</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le FESTIC proposera un ensemble de conférences, d’ateliers et de temps d’échange permettant d’aborder les différentes approches de l’intelligence collective. Les participants pourront découvrir des méthodes issues du management participatif, du design collaboratif, des sciences humaines ou encore de l’innovation sociale. <br />  L’ambition est de mettre à disposition des outils concrets et de favoriser un dialogue ouvert entre disciplines et expériences.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des intervenants issus de domaines variés</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le festival mettra également en avant plusieurs intervenants engagés dans la diffusion des pratiques collaboratives. <br />   <br />  <strong>Deborah Bacon Dilts</strong>, facilitatrice et formatrice, apportera son expertise sur les dynamiques d’apprentissage et les processus de transformation individuelle et collective. <strong>Philippe Boukobza</strong>, spécialiste du <em>visual mapping</em>, présentera des approches visuelles permettant de structurer la pensée et de soutenir la créativité des groupes. <strong>Rob Hopkins</strong>, cofondateur du mouvement des Villes en Transition, interviendra sur la manière dont l’imaginaire collectif peut devenir un levier d’action face aux défis contemporains. <br />   <br />  <strong>Olivier Zara</strong>, expert en stratégie et en intelligence collective, proposera quant à lui une réflexion opérationnelle sur la prise de décision collaborative et les conditions qui favorisent l’efficacité d’un groupe.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Organisatioin</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://visions-collectives.fr/" target="_blank"><strong>Visions Collectives</strong></a>  est une association dédiée à la promotion de l’intelligence collective et des pratiques collaboratives. Elle conçoit des espaces d’apprentissage, accompagne des organisations publiques et privées et développe des outils favorisant la coopération. Son objectif est de permettre à chacun d’expérimenter des modes d’action plus participatifs et durables.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social</title>
   <updated>2026-01-23T14:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/De-Dallas-a-Davos-deux-imaginaires-du-capitalisme-et-la-recomposition-du-monde-social_a6918.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-01-23T14:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre l’Amérique spectaculaire de Dallas et le forum feutré de Davos, ce ne sont pas seulement deux lieux qui s’opposent, mais deux régimes symboliques du capitalisme contemporain. L’un repose sur la confrontation, l’affect et la mise en scène de la puissance individuelle. L’autre sur la coopération, la rationalisation et la légitimité institutionnelle. Leur affrontement révèle une mutation profonde des structures sociales et des représentations collectives.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93850836-65523406.jpg?v=1769176424" alt="De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social" title="De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Dallas, scène d’un capitalisme racoleur et agonistique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dallas renvoie à un imaginaire où la réussite se mesure à la capacité d’imposer son récit. Ce capitalisme-là s’inscrit dans une logique agonistique : il valorise la compétition, la visibilité, la conquête. Il s’appuie sur une grammaire émotionnelle où la force, la loyauté et la défiance envers les élites constituent des repères identitaires. Dans cette configuration, l’économie n’est pas seulement un système de production, mais <strong>un théâtre où se jouent des rapports de domination symbolique.</strong></span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce modèle prospère dans des contextes de désaffiliation sociale, où les individus cherchent des récits simples pour donner sens à un monde perçu comme chaotique. Dallas devient alors un mythe moderne, celui d’une Amérique qui se raconte à travers des figures de réussite fulgurante, des trajectoires héroïques et des promesses de restauration. La politique y adopte les codes du divertissement, et le capitalisme se confond avec une dramaturgie permanente.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Davos, espace d’un capitalisme institutionnel et réflexif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">À l’autre extrémité du spectre, Davos incarne un capitalisme qui se veut rationnel, globalisé, fondé sur la coopération entre élites transnationales. Le forum repose sur une logique de légitimation institutionnelle : on y parle de gouvernance, de risques systémiques, de transition écologique, de stabilité financière. Les acteurs qui s’y retrouvent partagent un langage commun, celui de la modération, de la prévisibilité et de la gestion des interdépendances.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Davos fonctionne comme un dispositif de reproduction sociale. Il renforce les réseaux d’influence, consolide les alliances entre États, entreprises et organisations internationales, et produit un discours qui vise à stabiliser l’ordre économique mondial. Ce capitalisme-là se veut réflexif, conscient de ses externalités, soucieux de son image. Il s’inscrit dans une temporalité longue, celle des trajectoires globales plutôt que des ruptures spectaculaires.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux régimes de justification qui ne dialoguent plus ou dialoguent encore ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’opposition entre Dallas et Davos ne relève pas seulement de la géographie ou de l’économie. Elle renvoie à deux régimes de justification, pour reprendre les termes de la sociologie pragmatique. Dallas mobilise un registre héroïque, fondé sur la volonté, la force et la capacité à rompre avec les normes établies. Davos s’appuie sur un registre civique et industriel, où la légitimité découle de l’expertise, de la coordination et de la rationalité.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la rupture du dialogue entre ces deux univers. Pendant des décennies, ils coexistaient dans une forme d’équilibre instable : la mondialisation offrait des opportunités, et le capitalisme entrepreneurial américain en tirait profit. Mais la montée des inégalités, la fragmentation des identités collectives, les coups de boutoires de Donald Trump et la défiance envers les institutions ont fissuré cette articulation. <br />  Les deux imaginaires ne se reconnaissent plus, ne se répondent plus, ne se légitiment plus mutuellement mais font semblant devant les caméras du monde entier d'entretenir un dialogue "diplomatique".</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux régimes de justification qui cherchent à maintenir un équilibre fragile, mais nécessaire !</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’opposition entre Dallas et Davos ne relève pas seulement de la géographie ou de l’économie. <br />   <br />  Elle renvoie à deux régimes de justification, pour reprendre les termes de la sociologie pragmatique. <br />  Dallas mobilise un registre héroïque, fondé sur la volonté, la force et la capacité à rompre avec les normes établies. <br />  Davos s’appuie sur un registre civique et industriel, où la légitimité découle de l’expertise, de la coordination et de la rationalité.&nbsp; <br />   <br />  Ce qui frappe aujourd’hui, c’est les tentatives désespérées de maintenir un dialogue entre ces deux univers. <br />  Pendant des décennies, ils coexistaient dans une forme d’équilibre instable : la mondialisation offrait des opportunités, et le capitalisme entrepreneurial américain en tirait profit. Mais la montée des inégalités, la fragmentation des identités collectives et la défiance envers les institutions ont fissuré cette articulation. <br />  Les deux imaginaires ne se reconnaissent plus, ne se répondent plus, ne se légitiment plus mutuellement, mais sont obligés au risque de fracture plus grave, de se rencontrer, de se parler... de s'entendre, bref de négocier&nbsp; !</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté.</title>
   <updated>2026-01-22T09:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Regardez--Mark-Carney-au-World-Economic-Forum-une-voix-lucide-dans-un-monde-fragmente_a6905.html</id>
   <category term="VIDEOS &amp; PODCASTS" />
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   <published>2026-01-21T15:23:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au World Economic Forum, Mark Carney s’impose comme l’un des observateurs les plus écoutés de la transformation du système international. Son intervention s’inscrit dans un moment où le WEF cherche à comprendre un monde qui ne répond plus aux logiques de coopération qui l’ont façonné pendant des décennies.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814236-65504431.jpg?v=1769006869" alt="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." title="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’illusion d’un ordre fondé sur des règles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le <a class="link" href="https://www.weforum.org/" target="_blank">WEF</a>, longtemps symbole de la mondialisation fluide et de l’intégration économique, se retrouve confronté à une réalité plus sombre. Les dirigeants qui s’y réunissent ne débattent plus d’expansion commerciale ou d’ouverture des marchés, mais de fragmentation géopolitique, de tensions systémiques et de l’érosion des institutions multilatérales. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=btqHDhO4h10" target="_blank">C’est dans ce climat d’incertitude que Mark Carney intervient</a>, non comme un technicien de la finance, mais comme un analyste stratégique qui voit les fondations de l’ordre mondial se fissurer. <br />   <br />  La réflexion de Mark Carney résonne particulièrement en France, où le débat sur la souveraineté économique et la résilience stratégique occupe une place centrale. Comme le Canada, la France se trouve à la croisée des chemins, confrontée à la fragilisation du multilatéralisme et à la nécessité de repenser son autonomie dans un monde plus dur, plus fragmenté et moins prévisible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une voix qui porte au-delà de la finance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mark Carney occupe une place singulière dans ce paysage. <br />   <br />  Son expérience à la tête de deux banques centrales majeures lui confère une crédibilité rare, renforcée par son rôle auprès de l’ONU sur la finance durable et par son engagement dans plusieurs initiatives internationales. Lorsqu’il prend la parole au <a class="link" href="https://www.weforum.org/" target="_blank">WEF</a>, il ne se contente pas de commenter les fluctuations économiques : il relie les dynamiques financières aux réalités politiques, aux tensions géopolitiques et aux risques systémiques qui redéfinissent les rapports de force mondiaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un discours en résonance avec l’époque</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Son analyse de la fin de l’ordre international fondé sur des règles trouve un écho particulier dans un forum qui a longtemps défendu l’idée d’un monde interdépendant et coopératif. <br />   <br />  Mark&nbsp;Carney décrit un système où les grandes puissances n’hésitent plus à instrumentaliser l’économie, où les chaînes d’approvisionnement deviennent des leviers de pression et où les institutions censées garantir la stabilité peinent à remplir leur rôle. Son propos s’adresse à un public qui voit chaque jour les effets de cette bascule et qui cherche à comprendre comment naviguer dans un environnement où les certitudes d’hier ne tiennent plus.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un message destiné aux puissances moyennes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En tant que Canadien, il parle aussi au nom des puissances moyennes, celles qui ne disposent ni de la force brute des hégémons ni de la liberté des acteurs marginaux. Il les invite à reconnaître la fin des illusions multilatérales et à repenser leur souveraineté dans un monde où les règles ne protègent plus comme avant. <br />   <br />  <strong>Son intervention au WEF devient alors un appel à la lucidité : il ne s’agit plus de défendre un ordre ancien, mais d’imaginer de nouvelles formes de coopération capables de résister à la fragmentation.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Regardez !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814236-65504735.jpg?v=1769006687" alt="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." title="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Regardez--Mark-Carney-au-World-Economic-Forum-une-voix-lucide-dans-un-monde-fragmente_a6905.html" />
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  <entry>
   <title>Coopérer pour durer : repenser l’intelligence économique au XXIᵉ siècle.</title>
   <updated>2025-11-21T14:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Cooperer-pour-durer-repenser-l-intelligence-economique-au-XXIᵉ-siecle_a6611.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
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   <published>2025-11-20T17:14:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre arme de compétition et outil de coopération, l’intelligence économique n’a cessé d’hésiter entre deux visions depuis les années 1990. Longtemps perçue comme un instrument de guerre économique, elle s’affirme aujourd’hui comme un levier collectif, capable de renforcer la résilience des territoires et d’inscrire les entreprises dans une logique de responsabilité partagée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92705981-64936852.jpg?v=1763655531" alt="Coopérer pour durer : repenser l’intelligence économique au XXIᵉ siècle." title="Coopérer pour durer : repenser l’intelligence économique au XXIᵉ siècle." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://theconversation.com/intelligence-economique-de-la-competition-a-la-cooperation-266925" target="_blank">Retrouvez l'intégralité de l'article "The Conversation"</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’incertitude, les crises systémiques et la montée des interdépendances&nbsp; obligent l’intelligence économique à ne peut plus se limiter à une logique de confrontation. Longtemps perçue comme une arme de guerre économique, elle tend aujourd’hui à se réinventer en outil de coopération et de résilience collective. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Julien Poisson, chercheur et spécialiste de l’intelligence économique</a>, propose dans son article publié sur <em>The Conversation</em> une réflexion stimulante : et si la véritable force des entreprises et des territoires résidait désormais dans leur capacité à partager l’information, à construire des alliances et à développer une intelligence collective ? <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La compétition n’a pas disparu, mais elle ne peut plus être l’unique horizon.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À travers ses analyses, Julien Poisson nous invite à repenser l’intelligence économique non plus seulement comme une arme de confrontation, mais aussi comme un outil de coopération et de résilience. <br />  Les crises se succèdent et&nbsp; l’incertitude devient la norme, l’avenir semble appartenir à ceux qui sauront transformer l’information en un bien partagé, au service des entreprises comme des territoires.&nbsp; <br />   <br />  La compétition n’a pas disparu, mais elle ne peut plus être l’unique horizon. En ouvrant la voie à une intelligence collective, Julien Poisson esquisse un modèle où la force des acteurs économiques se mesure à leur capacité à bâtir des alliances durables. Une perspective qui, au-delà des stratégies, interroge notre manière de concevoir le progrès et la solidarité dans l’économie de demain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Création de réseaux d’acteurs apprenants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La recherche doctorale récente, notamment celle de <a class="link" href="https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-de-gestion-2025-1-2-page-81" target="_blank">Poisson et coll. en 2025</a>, montre que l’intelligence économique est appropriée de manière variée selon le profil des dirigeants. <br />   <br />  Elle est souvent mobilisée pour construire des relations et se doter de la force collective nécessaire face aux risques. informationnels, militaires, ou géopolitiques. Ainsi comprise, elle s’incarne dans des réseaux d’acteurs apprenants, dans la capacité à créer de la confiance et à partager les ressources d’un territoire. <br />   <br />  <strong>Elle propose une autre voie que celle de la compétition : celle de la coopération, de l’éthique et de la conscience d’un destin commun.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82637145-59258134.jpg?v=1725709486" title="Gardez le contact" /></a>   <div class="legende legende_59258134"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span class="result-text" data-v-4c7a99ff="">Julien Poisson est doctorant en sciences de gestion à la fois à l'Université de Caen Normandie et à l'EM Normandie Business School. <br />  Il est impliqué dans un projet de recherche financé par la Région Normandie, en partenariat avec le NIMEC (Normandie Innovation Marché Entreprise Consommation)2. <br />  Il se spécialise dans l'étude de l'intelligence économique et de la géopolitique appliquée aux entreprises. Il souligne l'importance pour les dirigeants d'entreprises de comprendre les enjeux géopolitiques pour une meilleure gestion des risques et des dépendances stratégiques. </span></blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Article co-écrit avec</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ludovic-jeanne-g%C3%A9opo/?originalSubdomain=fr" target="_blank">&nbsp;Ludovic Jeanne</a>  Géographe, Laboratoire Métis, EM Normandie&nbsp; <br />  &amp; <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fanny-simon-5950a331/" target="_blank">Fanny Simon Lee&nbsp;</a>  Professeur des Universités en gestion, Université de Caen Normandie
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Les échecs de la coopération franco-allemande Du cloud européen au chasseur de sixième génération : un moteur de l'Europe désormais grippé.</title>
   <updated>2025-11-18T15:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Les-echecs-de-la-cooperation-franco-allemande-Du-cloud-europeen-au-chasseur-de-sixieme-generation-un-moteur-de-l-Europe_a6602.html</id>
   <category term="STRATEGIES" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92646797-64907261.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-18T15:17:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du cloud souverain Gaia‑X au chasseur de sixième génération, les projets phares de la coopération franco‑allemande s’enlisent. Rivalités industrielles, divergences stratégiques et dépendance persistante vis‑à‑vis de Washington révèlent l’incapacité de Paris et Berlin à incarner une vision commune de l’autonomie européenne. Le moteur censé porter l’intégration du continent apparaît aujourd’hui grippé, fragilisant la crédibilité de l’Union dans les domaines les plus sensibles.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92646797-64907261.jpg?v=1763475228" alt="Les échecs de la coopération franco-allemande Du cloud européen au chasseur de sixième génération : un moteur de l'Europe désormais grippé." title="Les échecs de la coopération franco-allemande Du cloud européen au chasseur de sixième génération : un moteur de l'Europe désormais grippé." />
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     <div><b>Une ambition européenne qui se délite</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">La coopération franco-allemande a longtemps été présentée comme le cœur battant de l'intégration européenne, un moteur politique et industriel destiné à garantir la puissance stratégique du continent. Pourtant, les dernières années ont révélé une série de revers retentissants qui fragilisent cette image. Les deux dossiers les plus emblématiques, le cloud souverain Gaia-X et le projet de chasseur de sixième génération, montrent non seulement des divergences techniques, mais aussi l'incapacité croissante de Paris et Berlin à définir une vision commune de l'autonomie stratégique européenne.</div>  
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     <div><b> Gaia-X : la souveraineté numérique qui s'évapore</b></div>
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Conçu en 2019 par Emmanuel Macron et Angela Merkel, <a class="link" href="https://gaia-x.eu/" target="_blank">Gaia-X </a>  devait être la réponse européenne à la domination américaine dans le cloud et un pilier de la souveraineté numérique. L'objectif était clair : créer une infrastructure de données protégée, indépendante et capable de soutenir la compétitivité industrielle du continent. Cependant, le projet s'est enlisé dans une série de compromis qui ont vidé sa raison d'être. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Sous la pression de l'industrie allemande, dépendante des géants numériques américains, les entreprises étrangères – Amazon, Microsoft, Google, mais aussi Huawei et Alibaba – ont été intégrées dans la structure de gouvernance de Gaia-X. Cette décision a brisé l'idée même d'un cloud souverain et confirmé la profonde asymétrie des priorités entre Paris, porté vers l'autonomie, et Berlin, préoccupé par la continuité de ses chaînes de valeur industrielles. Même les rares réussites initiales, comme Agdatahub, ont échoué, révélant l'absence de cohérence stratégique et l'incapacité à transformer une idée européenne ambitieuse en un instrument opérationnel.</div>  
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     <div><b>Le chasseur de sixième génération : un symbole d'impuissance</b></div>
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le second grand chantier, le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_combat_a%C3%A9rien_du_futur" target="_blank">SCAF</a>, devait être le fleuron de la défense européenne. Imaginé comme le futur système de combat aérien, intégrant avion de combat, drones, capteurs et un cloud militaire, il devait inscrire l'Europe dans la course mondiale aux nouvelles technologies de défense. Mais, là encore, rivalités industrielles, suspicions politiques et visions divergentes ont paralysé le projet. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Berlin accuse Paris de monopoliser les contrats et de vouloir imposer son leadership technologique. La France reproche à l'Allemagne son manque d'engagement financier et stratégique. Le résultat est un affaiblissement structurel du programme, désormais réduit à la recherche d'un compromis minimal : poursuivre seulement la partie « cloud de combat » du projet pour maintenir un lien institutionnel, tout en laissant ouvertes des alternatives nationales ou bilatérales pour le développement du futur chasseur. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'Allemagne envisage même une coopération avec la Suède, signe que l'axe franco-allemand n'incarne plus une confiance automatique, mais une relation traversée par le doute.</div>  
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     <div><b>Autonomie stratégique : un concept perdu en chemin</b></div>
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Ces deux échecs ne sont pas des accidents techniques. Ils révèlent une divergence profonde entre Paris et Berlin sur la nature de la sécurité européenne et l'avenir des relations transatlantiques. La France voit dans l'autonomie stratégique une nécessité vitale pour compenser l'imprévisibilité américaine. L'Allemagne, encore ancrée dans la logique de protection sous parapluie américain, reste dépendante de Washington sur les infrastructures numériques, la technologie militaire et même les orientations stratégiques. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Cette dissymétrie rend presque impossible l'accord sur une direction commune pour la défense européenne. Elle fragilise également la crédibilité de l'Union européenne, incapable d'agir de manière cohérente dans les secteurs les plus sensibles : défense, numérique, technologies critiques, intelligence artificielle</div>  
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     <div><b> Un moteur européen en panne profonde</b></div>
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'axe franco-allemand, présenté comme la colonne vertébrale de l'Union, apparaît aujourd'hui affaibli, hésitant, fragmenté. Chaque fois que l'enjeu touche à la souveraineté réelle – données, armement, industrie stratégique – les divergences entre Paris et Berlin ressurgissent, paralysant l'ambition européenne. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Dans un contexte marqué par la militarisation des relations internationales, la pression américaine sur les technologies sensibles, la montée des acteurs asiatiques et le besoin urgent de réarmer l'Europe, cette incapacité à trouver une voie commune devient un handicap structurel. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><strong>Ce blocage reflète l'incertitude géopolitique d'une Europe qui peine à définir son rôle dans un ordre mondial en mutation. L'illusion d'un moteur franco-allemand homogène cède la place à la réalité : deux puissances qui doutent, se concurrencent et avancent sans coordination, laissant l'Union européenne en suspens.</strong></div>  
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     <div><b>Une Europe en quête d'orientation</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Les échecs successifs de Gaia-X et du SCAF symbolisent une crise plus large : l'incapacité de l'Europe à se projeter comme acteur souverain. Tant que Paris et Berlin ne surmonteront pas leurs contradictions, l'autonomie stratégique restera un slogan, non un projet. Et l'Europe continuera d'être tiraillée entre ambitions affichées et dépendances non assumées, incapable de choisir la route qui définira sa place dans le monde.</div>  
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     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
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      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
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