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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T12:20:52+02:00</updated>
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   <title>Mot de l'année 2025 : "Rage bait". Quand la colère devient un produit et un piège</title>
   <updated>2026-01-04T15:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Mot-de-l-annee-2025-Rage-bait-Quand-la-colere-devient-un-produit-et-un-piege_a6802.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2025-12-31T11:15:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les travaux de Christel Bertrand sur le « rage bait » éclairent la manière dont la colère est devenue un véritable produit algorithmique, utilisé pour manipuler l’attention et déclencher des crises artificielles. Elle montre comment ces contenus exploitent la réaction impulsive pour amplifier les polémiques et détourner les débats publics. Son analyse propose une méthodologie rigoureuse pour reprendre le contrôle du narratif, fondée sur la maîtrise émotionnelle, la vérification des faits et l’usage de canaux de communication stabilisés.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93456411-65319629.jpg?v=1767178552" alt="Mot de l'année 2025 : "Rage bait". Quand la colère devient un produit et un piège" title="Mot de l'année 2025 : "Rage bait". Quand la colère devient un produit et un piège" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong style="white-space: normal;">« Rage bait »</strong>&nbsp;a été consacré mot de l’année 2025 choisi par le&nbsp;<a class="link" href="https://corp.oup.com/word-of-the-year/?utm_source=copilot.com" target="_blank">Oxford University Press</a>.&nbsp; <br />  Devenu un ressort central des interactions numériques, le « rage bait » transforme l’indignation en moteur d’audience et expose organisations et individus à de véritables crises de communication. En analysant ce phénomène, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christel-bertrand-consultantecommunicationdecrise/" target="_blank">Christel Bertrand</a>  montre comment la colère est désormais instrumentalisée comme un levier marketing et pourquoi il devient urgent d’apprendre à ne plus nourrir ces provocations.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand l’émotion devient un outil de performance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le rage bait s’impose aujourd’hui comme l’un des mécanismes les plus toxiques de l’écosystème numérique. <br />   <br />  Derrière ce terme, <a class="link" href="https://corp.oup.com/word-of-the-year/?utm_source=copilot.com" target="_blank">élu mot de l’année 2025 par l’Université d’Oxford</a>, se cache une stratégie de contenu pensée pour déclencher colère et indignation, non pas pour nourrir un débat, mais pour maximiser artificiellement le trafic et l’engagement. <br />  Christel Bertrand rappelle que l’émotion forte n’est plus un simple effet collatéral : elle est devenue un produit, calibré pour piéger les utilisateurs dans des cycles de réactions impulsives qui alimentent la visibilité des publications. <br />  Sur des plateformes numériques, ces interactions reposent souvent sur des informations non vérifiées ou sur un cadrage volontairement toxique, capable de détourner la conversation publique au profit d’agendas opaques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un piège en trois temps qui exploite la réaction à chaud</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le fonctionnement du rage bait repose sur une mécanique simple mais redoutablement efficace. <br />   <br />  Tout commence par une provocation initiale, souvent formulée sous forme d’accusation ou d’humiliation, destinée à déstabiliser la cible. Vient ensuite la réaction impulsive, cette réponse à chaud qui surgit avant toute analyse et qui, parce qu’elle est émotionnelle, devient immédiatement exploitable. La dernière étape consiste à instrumentaliser cette réaction : captures d’écran, commentaires, détournements et partages transforment la réponse de la cible en carburant de la polémique. <br />  <strong>Ce renversement est au cœur du piège : celui qui réagit croit se défendre, mais offre en réalité la matière première de la crise.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment une crise réelle peut être détournée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le document illustre ce mécanisme à travers un scénario sanitaire lié à la dermatose nodulaire. <br />   <br />  Une crise réelle, des décisions contestées et une forte charge émotionnelle suffisent à créer un terrain fertile pour le rage bait. Dans un tel contexte, les réseaux sociaux deviennent une caisse de résonance où la colère est amplifiée, instrumentalisée et parfois totalement dissociée du sujet initial. La conversation peut alors être détournée, "hijackée", parasitée, au profit d’acteurs qui exploitent l’émotion collective plutôt que la réalité des faits.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reprendre le contrôle : cadrer plutôt que nourrir</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Face à ce piège, la réponse ne peut être improvisée. <br />   <br />  Christel Bertrand insiste sur la nécessité d’un protocole stratégique fondé sur la maîtrise et la rationalité. Avant toute réaction, il faut évaluer la nature de l’attaque, vérifier les informations et identifier qui, au sein de l’organisation, détient le pouvoir d’arrêter une escalade. <br />  Si une réponse s’avère indispensable, elle doit être unique, factuelle et diffusée sur un canal maîtrisé, loin du fil de commentaires où prospère la polémique. <br />  La règle d’or tient en une formule : on ne nourrit pas, on cadre. L’objectif n’est pas de gagner un débat en ligne, mais de rétablir les faits et de reprendre la main sur le narratif. <br />   <br />  <strong>Dans un environnement où la colère est devenue un produit, la lucidité et la retenue sont désormais des compétences stratégiques.</strong></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div>
      -&nbsp;<a class="link" href="https://www.bestonlinetherapyservices.com/" target="_blank">Best Online Therapy Services for December 2025 Speak with an online therapist today</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://arxiv.org/abs/2305.16941?" target="_blank">- Engagement, User Satisfaction, and the Amplification of Divisive Content on Social Media </a>  <br />  Smitha Milli, Micah Carroll, Yike Wang, Sashrika Pandey, Sebastian Zhao, Anca D. Dragan
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christel-bertrand-consultantecommunicationdecrise/" target="_blank">Christel Bertrand</a>  est spécialiste de la communication de crise et des dynamiques numériques, où elle analyse les mécanismes de manipulation émotionnelle et les stratégies de réponse adaptées. Ses travaux éclairent la manière dont les plateformes amplifient l’indignation et proposent des méthodes rigoureuses pour reprendre le contrôle du narratif face aux provocations en ligne.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger l'étude</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93456411-65320480.jpg?v=1767180546" alt="Mot de l'année 2025 : "Rage bait". Quand la colère devient un produit et un piège" title="Mot de l'année 2025 : "Rage bait". Quand la colère devient un produit et un piège" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qu’est‑ce que le “mot de l’année” ?</b></div>
     <div>
      <blockquote>Le <em style="white-space: normal;">mot de l’année</em> est une tradition linguistique menée par plusieurs institutions — dont l’Oxford University Press — qui consiste à sélectionner le terme ayant marqué l’année écoulée par son usage, son évolution ou son impact culturel. L’objectif est de saisir un phénomène social, technologique ou culturel à travers un mot qui cristallise l’esprit du temps.  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pour Oxford, le processus repose sur deux piliers :</span> <br />    <ul style="white-space: normal;">  	<li style="white-space: normal;">  	<p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">L’analyse des données linguistiques</strong> : fréquence d’usage, progression dans les corpus, présence dans les médias et les réseaux sociaux.</span>   	</li>  	<li style="white-space: normal;">  	<p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">Un vote public</strong> : plus de 30 000 personnes ont participé en 2025.</span> <br />  	 <br />  	Entre 2023 et 2025, les mots de l’année d’Oxford tracent une évolution nette de notre rapport au numérique. En 2023 « Rizz » incarne d’abord l’ère de la performance sociale et du charme codifié par les plateformes. En 2024 « Brain rot » révèle ensuite l’inquiétude face à la saturation cognitive provoquée par la consommation compulsive de contenus. Avec « rage bait », l’année 2025 met en lumière un web où l’indignation devient un levier stratégique, signe d’un environnement désormais structuré par la manipulation émotionnelle.   	</li>  </ul>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A savoir. Shortlist</b></div>
     <div>
      Sont apparus dans la shortist 2025, après le Rage Bait&nbsp; <br />  &nbsp;  <div style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.india.com/viral/after-2024s-brain-rot-rage-bait-gen-z-word-becomes-oxford-word-of-year-2025-with-over-30000-votes-shortlisted-words-were-aura-farming-and-biohack-8245223/?utm_source=copilot.com" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">aura farming</strong> — construction d’une image charismatique ou mystérieuse pour renforcer son attractivité en ligne</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.india.com/viral/after-2024s-brain-rot-rage-bait-gen-z-word-becomes-oxford-word-of-year-2025-with-over-30000-votes-shortlisted-words-were-aura-farming-and-biohack-8245223/?utm_source=copilot.com" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">biohack</strong></a>  — pratiques visant à optimiser ses performances physiques ou mentales via des ajustements de mode de vie ou des technologies</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Mot-de-l-annee-2025-Rage-bait-Quand-la-colere-devient-un-produit-et-un-piege_a6802.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. </title>
   <updated>2025-11-29T11:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/4-dec-OTAN-2030-se-preparer-a-la-guerre-Interoperabilite-capacites-militaires-et-defis-securitaires_a6652.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92895254-65025866.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-29T10:19:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quels sont défis qui attendent l’Alliance à l’horizon 2030. Interopérabilité des forces, montée en puissance des capacités militaires et nouveaux enjeux sécuritaires seront au cœur des échanges, dans un contexte où la résilience face aux menaces hybrides et numériques devient un impératif stratégique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92895254-65025866.jpg?v=1764411871" alt="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " title="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le 4 décembre, l’Institut IEGA organise à l’Assemblée nationale une conférence de haut niveau placée sous le titre évocateur <a class="link" href="https://www.institut-ega.org/otan-2030-preparer-la-guerre-qui-vient/" target="_blank">« OTAN 2030 : se préparer à la guerre »</a>. L’événement entend interroger la manière dont l’Alliance peut renforcer sa posture stratégique face aux menaces contemporaines. Les discussions porteront sur l’interopérabilité entre alliés, l’amélioration des capacités militaires et les défis sécuritaires qui redéfinissent les équilibres de défense. <br />   <br />  Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où la résilience et l’adaptation des forces deviennent des impératifs pour anticiper les formes nouvelles du conflit.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conférence organisée par l’Institut EGA à l’Assemblée nationale, consacrée à la planification militaire future de l’Alliance.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92895254-65025940.jpg?v=1764410034" alt="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " title="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Placé sous le titre explicite « OTAN 2030 : se préparer à la guerre », l’événement interroge les moyens par lesquels l’organisation entend renforcer sa posture stratégique. Les débats portent sur l’amélioration des capacités militaires et de l’interopérabilité entre alliés, tout en soulevant la question sensible de la souveraineté européenne dans la production d’armements. <br />   <br />  Ils s’ouvrent également sur les formes contemporaines du conflit, en mettant l’accent sur la résilience face aux menaces de la cyberguerre et aux luttes cognitives qui redéfinissent les champs de bataille du XXIᵉ siècle. <br />   <br />  <span>La rencontre s’ouvrira sur les <strong>défis d’interopérabilité et les priorités stratégiques émergentes</strong> pour les équipements militaires, avant de se concentrer sur la <strong>souveraineté européenne dans la production d’armements</strong>, présentée comme une condition de paix durable. <br />  Enfin, les débats se tourneront vers les <strong>enjeux contemporains de la guerre cognitive et de la cyberguerre</strong>, en mettant l’accent sur la résilience stratégique de l’Alliance.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Intervenants</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>La diversité des profils reflète la volonté de croiser les regards militaires, industriels, politiques et académiques :</span> <br />    <ul>  	<li style="margin-left: 40px;"><span><strong>Jean‑Luc Jaboulay, Arnaud Valli, Frédéric Pesme</strong> interviendront sur les équipements et l’interopérabilité.</span></li>  	<li style="margin-left: 40px;"><span><strong>Olivier Sueur, Natalia Pouzyreff, Thierry Poignant</strong> aborderont la question de la production d’armements et de la souveraineté industrielle.</span></li>  	<li style="margin-left: 40px;"><span><strong>Camille Denis, Karine Rousseaux, Pierre‑Marie Meunier</strong> traiteront des enjeux de résilience stratégique, en particulier face aux menaces cognitives et numériques.</span></li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger la présentation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92895254-65025997.jpg?v=1764409934" alt="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " title="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>Commentaire de &nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alexandre-negrus-037329164/" target="_blank">Alexandre Negrus</a>  <br />  Président de l’Institut d’études de géopolitique appliquée (Iega) <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7399365470019141632/" target="_blank">Dans un contexte international </a>  marqué par l’accélération des tensions et la guerre en Ukraine, l’Institut d’études de géopolitique appliquée organise le 4 décembre à l’Assemblée nationale son colloque annuel consacré à l’Alliance atlantique. <br />  Soutenu par la division Diplomatie publique de l’OTAN, l’événement entend analyser les nouveaux horizons stratégiques d’une organisation confrontée à la fois aux pressions géopolitiques, aux rivalités dans l’Indo‑Pacifique et aux ruptures technologiques. <br />  Les débats porteront sur l’interopérabilité des équipements, la souveraineté de la production d’armements et la résilience face aux menaces cognitives et numériques, autant de défis qui redéfinissent la sécurité collective et imposent de penser dès aujourd’hui la préparation à la guerre de demain.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Inscription</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92895254-65026060.jpg?v=1764411045" alt="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " title="4 déc. OTAN 2030 : se préparer à la guerre. Interopérabilité, capacités militaires et défis sécuritaires. " />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_trait%C3%A9_de_l%27Atlantique_nord" target="_blank">OTAN</a>  assure la sécurité collective de ses membres en fondant son action sur le principe de défense mutuelle. Elle contribue à préserver la paix et la stabilité en dissuadant les agressions, en gérant les crises et en favorisant la coopération politique et militaire. <br />  Face aux menaces émergentes, qu’elles soient conventionnelles, hybrides ou numériques, l’Alliance s’impose comme un acteur central de la résilience et de la sécurité internationale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/4-dec-OTAN-2030-se-preparer-a-la-guerre-Interoperabilite-capacites-militaires-et-defis-securitaires_a6652.html" />
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   <title>Entre idées et influences : les coulisses des think tanks français. Entretien avec Marc Patard</title>
   <updated>2025-11-21T09:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Entre-idees-et-influences-les-coulisses-des-think-tanks-francais-Entretien-avec-Marc-Patard_a6607.html</id>
   <category term="Communication &amp; Influence" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92698820-64931575.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-20T11:34:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les think tanks, ces laboratoires d’idées souvent méconnus du grand public, jouent pourtant un rôle majeur dans la production et la diffusion des savoirs, influençant les politiques publiques et les débats contemporains. Dans son ouvrage Think-Tanks publié chez Que sais-je ?, Marc Patard décrypte leur histoire, leur fonctionnement et leur impact, offrant une clé de lecture indispensable pour comprendre les coulisses de l’influence intellectuelle et politique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92698820-64931575.jpg?v=1763637172" alt="Entre idées et influences : les coulisses des think tanks français. Entretien avec Marc Patard" title="Entre idées et influences : les coulisses des think tanks français. Entretien avec Marc Patard" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">Bonjour Marc Patard, merci d’être avec nous. Vous publiez dans la collection <em>Que sais-je ?</em> un ouvrage intitulé <a class="link" href="https://www.quesaisje.com/les-think-tanks" target="_blank"><em>Think Tanks</em></a>. Ces laboratoires d’idées influencent nos débats publics et nos politiques. Ensemble, nous allons découvrir leur rôle, leur histoire et leur impact. <br />  Entretien pour Veille Magazine avec <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/anicet-delporte/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Anicet Delporte</a>  <br />  &nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Terra Nova, la Fondapol, L’IFRAP, ou encore Res Publica sont des think tanks : quelle traduction proposez-vous pour le terme « think tank » ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Pour ma part, et suite à mes travaux de recherche, je traduis «&nbsp;think tanks&nbsp;» par Instituts d’ingénierie politique. Clairement, les think tanks font de l’ingénierie politique au sens où ils conçoivent des réponses économiques et politiques aux questions que pose le contexte social et politique, alors que les partis politiques traditionnels peinent parfois à trouver des solutions. <br />   <br />  Habituellement, les think tanks sont désignés comme des «&nbsp;laboratoires d’idées&nbsp;» ou des «&nbsp;groupes de réflexion&nbsp;». Je souligne dans le livre que les think tanks inscrivent davantage leurs investigations dans la recherche de solutions pragmatiques à des questions socio-économiques que dans la recherche d’idées en général. <br />   <br />  De la même manière, ils ne répondent pas – et ce n’est pas leur sujet – aux process académiques stricts d’une recherche de type universitaire qui s’étale sur des années et qui s’exprime en langage scientifique. Inversement, traduire les «&nbsp;think tanks&nbsp;» par «&nbsp;groupe de réflexion&nbsp;» est très réducteur car les think tanks produisent des études le plus souvent publiées et des recommandations concrètes, ce que ne font pas les groupes de réflexion qui relèvent souvent de l’entre-soi.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Historiquement, peut-on dire de ces instituts d’ingénierie politique qu’ils viennent des Etats-Unis ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: vous avez raison pour une part. En effet, après la Seconde Guerre mondiale, le concept de <em>soft power</em> s’est installé et les think tanks en sont l’illustration. Pour autant, je souligne dans mes ouvrages l’importance de la filiation française des sociétés savantes du XVIIIè siècle, des «&nbsp;Bureaux de l’esprit&nbsp;» comme l’on disait à cette époque et des Clubs des années 1960. <br />   <br />  Il y a en France cette tradition d’une recherche parapolitique qui donne la possibilité aux intellectuels et à la société civile de prendre part au débat. Je crois que cette précieuse tradition ne doit pas être passée sous silence sous prétexte que le vocable de «&nbsp;think tank&nbsp;» est anglo-saxon. Autrement dit, la filiation des think tanks est double&nbsp;: française et anglosaxonne</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A combien peut-on estimer le nombre de think tanks dans le monde ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le chercheur américain <a class="link" href="https://www.institutmontaigne.org/en/experts/james-g-mcgann" target="_blank">James G. McGann</a>  estime à 12.000 le nombre de think tanks sur les cinq continents dans les années 2020. Pour autant, il est difficile de les compter avec exactitude puisqu’il n’existe pas de définition officielle du think tank, et qu’il n’est pas exagéré de dire que cet univers est très malléable. <br />   <br />  Malgré l’observation minutieuse de ces organisations à travers le prisme de nombreux indicateurs, les contours d’un think tank ne sont pas toujours nets au sens où certaines organisations prétendent relever d’un think tank alors qu’elles s’en approchent seulement. Les contrastes entre think tanks sont saisissants. Ainsi, certains instituts d’ingénierie politique nord-américains comptabilisent plusieurs centaines de salariés, quand d’autres structures en France n’en n’auront qu’un par exemple. <br />   <br />  L’ecosystème politique local compte beaucoup également dans la cartographie des think tanks. Ainsi, quelques pays où la liberté d’expression est plutôt régulée par le Parti officiel comptabilisent des think tanks&nbsp;: mais quelle est leur réelle marge de manœuvre&nbsp;? Nous le voyons, l’univers des think tanks n’est ni homogène ni uniforme, bien au contraire. Cela dit, on peut, sans trop se tromper, comptabiliser une centaine de think tanks en France, le double pour l’Allemagne et plus de 400 pour le Royaume-Uni, alors que l’on en compte plus de 2000 aux USA. <br />   <br />  De la même manière, les budgets varient considérablement&nbsp;: autour du million d’euros en France pour les cinq Fondations politiques (Jean Jaurès, Fondapol, ResPublica, Robert Schuman et Gabriel Péri) et plusieurs dizaines de millions de dollars aux USA (Rand, Heritage, Brookings). Mise à part l’IFRI notamment avec son équipe interne de chercheurs, l’IRIS, l’IDDRI, Montaigne et la FRS, la France reste l’un des parents pauvres en matière de nombre de think tanks, de périmètre, de budget et de considération par l’exécutif. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au-delà de leur origine, y a-t-il des missions spécifiques aux think tanks ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Disons que les think tanks croisent des missions qui, traditionnellement, sont séparées. <br />  L’expertise est le cœur de leur métier assorti de recommandations. L’intermédiation et les Relations publiques sont essentielles aussi à leurs missions. L’influence de la décision les occupe bien et la constitution d’un vivier d’un nouveau personnel politique les caractérise aussi. <br />  Dans ce foisonnement d’activités, plusieurs univers professionnels peuvent y trouver leur compte&nbsp;: des experts bien sûr, des universitaires, des politiques, les milieux d’affaires mais aussi des journalistes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Puisque vous mentionnez les journalistes, quel rapport, selon vous, entretiennent-ils avec les think tanks ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Quelques think tanks connus, notamment dans le domaine des relations internationales, livrent des études très poussées avec des analyses consolidées. C’est une économie de temps substantielle désormais pour bon nombre de journalistes qui sont pris par le flux incessant de l’actualité. Dès lors, les think tanks deviennent des fournisseurs d’analyses aux journalistes, ce qui explique aussi l’omniprésence désormais des think tankers sur les plateaux de télévision ou radio&nbsp;: les uns gagnent en sources et contenus et les autres en visibilité&nbsp;: c’est du gagnant-gagnant&nbsp;! <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et quel rapport les partis politiques entretiennent-ils aujourd’hui avec ces instituts d’ingénierie politique ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Aujourd’hui, les partis politiques sont pour beaucoup asséchés&nbsp;: privés de Bureaux d’Etudes par souci d’économie, les partis se recentrent sur leur activité militante. Un responsable dans les organes décisionnels d’un parti me confiait qu’il se servait des analyses d’un think tank proche de sa famille politique pour les transformer en éléments de langage. On le voit, les think tanks ont réussi à se rendre indispensables au point d’avoir récupéré cette place autrefois occupée par les partis politiques qui vise à émettre des recommandations. <br />   <br />  Dans mes ouvrages, j’arrive à cette idée que l’on assiste à une nouvelle division du travail politique&nbsp;: aux think tanks, les analyses et les recommandations, aux partis politiques, l’organisation de l’activité militante et électorale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Situés au carrefour des stratégies électorales et des intérêts possibles de leurs financeurs, les activités des think tanks sont-elles encadrées ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Sur le plan juridique, leurs activités ne sont pas encadrées dans la mesure où le «&nbsp;think tank&nbsp;» n’est pas l’objet d’une définition législative ou jurisprudentielle. Le terme apparaît juridiquement en octobre 2024 dans une décision du Conseil d’Etat qui vient préciser que «&nbsp;les organismes de réflexion dits «&nbsp;think tanks&nbsp;» ne peuvent pas être considérés, par principe et en l’absence d’intérêt identifié, comme des représentants d’intérêts&nbsp;». Pour éviter justement d’être pris au piège des «&nbsp;intérêts identifiés&nbsp;», un certain nombre de think tanks mettent en place des codes déontologiques et des chartes éthiques, notamment pour limiter le poids relatif de chacun des contributeurs financiers dans le poids global du budget. En réalité, on observe que certains think tanks introduisent dans leurs pratiques des outils de régulation d’ordre déontologique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous concluez votre livre sur la question de la séparation entre lobbying et think tank avec les mots du cardinal de Retz, “on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment” … </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Oui, je crois qu’il est important de poser les deux questions qui restent au cœur de l’activité des think tanks&nbsp;: celle de leur neutralité politique et celle de leur indépendance financière. Plus les think tanks seront précis et transparents sur cette question, plus il sera aisé d’établir une distinction nette entre think tank et lobbying. <br />   <br />  Le lobbying travaille pour un intérêt identifié et il est rémunéré pour des prestations de portage d’intérêts. Inversement, le think tank met à disposition des décideurs publics des travaux d’analyse et des recommandations qui visent l’intérêt général. Reste à savoir si la notion «&nbsp;d’intérêt général&nbsp;» n’est pas une fiction créatrice…comme cela m’a d’ailleurs été confié par le responsable d’un think tank… <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au chapitre “La place des think-tanks dans la démocratie”, vous mentionnez un calembour qui circula longtemps aux États-Unis : “Les décideurs se servent des résultats de la recherche appliquée comme les ivrognes des réverbères : pour l’appui qu’ils procurent plus que pour la lumière qu’ils apportent.” </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: ce mot d’esprit permet de poser la question de l’usage que les décideurs font des travaux du personnel des think tanks que je nomme les «&nbsp;think tankers&nbsp;»&nbsp;: qu’en font-ils&nbsp;dans la réalité&nbsp;? Utilisent-ils ces recommandations pour réinterroger leurs certitudes ou, au contraire, s’en servent-ils pour renforcer leurs convictions. C’est tout l’enjeu du sort réservé aux productions des think tanks dans le débat public&nbsp;: sont-elles des opportunités pour conduire à une réflexion ouverte et partagée ou constituent-elles des munitions pour réarmer un camp politique&nbsp;? En tant que chercheur, je pose la question. L’observation montre que la seconde option est plutôt confirmée, et c’est ce qui est à l’origine de ce calembour. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous avez été professeur de philosophie durant le début de votre carrière, quel regard portez-vous sur l’existence des think tanks dans nos démocraties ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Clairement, on assiste au niveau national à une forme de professionnalisation de la recherche de solutions politiques&nbsp;: c’est le sens même de la démocratie qui est donc en voie de mutation. Au-delà de cette professionnalisation de la pensée politique, c’est à une privatisation de cette activité au cœur de la démocratie délibérative à laquelle on assiste. <br />   <br />  Lorsque les Grecs de l’Antiquité ont inventé la démocratie, ils partaient du principe que la décision appartenait au peuple…enfin n’oublions pas que le «&nbsp;peuple&nbsp;» n’intégrait ni les femmes, ni les étrangers, ni les esclaves… Aujourd’hui, force est de constater qu’en dehors de l’exécutif et du Parlement, la décision est aussi préparée par des instances de droit privé, et ce, pour une part de plus en plus importante. Les fondamentaux de la décision publique à l’échelle nationale ont donc évolué mais sans que cela ne soit posé sur la table. Nous avons tous à l’esprit la Loi Le Chapelier de 1791 qui, dans l’esprit de la Révolution Française, interdisait les corporations car, justement, elles risquaient - pensait-on - de perturber la construction de la décision. <br />   <br />  Aujourd’hui, les think tanks – en se tenant à distance des groupes d’intérêts - enrichissent le débat national par des argumentaires consolidés rationnellement la plupart du temps et contribuent à la reconstruction de l’agora. Dans le même temps, il convient d’interroger la légitimité démocratique des think tankers, ni élus, ni nommés par le pouvoir, et qui peuvent, pour certains, se loger dans une forme de lobbying intellectuel susceptible d’orienter la décision politique. <br />   <br />  A la fois, les think tanks permettent de réinventer la politique et de faire de la politique autrement, et en même temps, ils constituent des instances privées et professionnalisées parallèles au circuit officiel. C’est cette ambiguïté qui fait leur richesse et leur fragilité, à l’image de la démocratie qui est à la fois bien installée et qui reste éminemment fragile… <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Marc Patard d'avoir partagé avec nous vos analyses. </b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marc-patard-phd-29814232/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Marc Patard</a>  est un politologue issu de Sciences Po, qui s’est imposé comme une voix éclairante sur le rôle des think tanks dans la vie politique française et internationale. <br />  Son ouvrage de 2025 constitue une synthèse incontournable pour comprendre ces acteurs de l’influence et de l’expertise. Spécialiste des think tanks et des dynamiques d’influence dans la vie politique contemporaine. Il est l’auteur de l’ouvrage <em>Les Think Tanks.</em> <br />  &nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Entre-idees-et-influences-les-coulisses-des-think-tanks-francais-Entretien-avec-Marc-Patard_a6607.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Entre idées et influences : les coulisses des think tanks français. Entretien avec Marc Patard</title>
   <updated>2025-11-24T08:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Entre-idees-et-influences-les-coulisses-des-think-tanks-francais-Entretien-avec-Marc-Patard_a6621.html</id>
   <category term="Communication &amp; Influence" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92760736-64956205.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-20T11:34:00+01:00</published>
   <author><name>Anicet Delporte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les think tanks, ces laboratoires d’idées souvent méconnus du grand public, jouent pourtant un rôle majeur dans la production et la diffusion des savoirs, influençant les politiques publiques et les débats contemporains. Dans son ouvrage Think-Tanks publié chez Que sais-je ?, Marc Patard décrypte leur histoire, leur fonctionnement et leur impact, offrant une clé de lecture indispensable pour comprendre les coulisses de l’influence intellectuelle et politique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92760736-64956205.jpg?v=1763637172" alt="Entre idées et influences : les coulisses des think tanks français. Entretien avec Marc Patard" title="Entre idées et influences : les coulisses des think tanks français. Entretien avec Marc Patard" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;">Bonjour Marc Patard, merci d’être avec nous. Vous publiez dans la collection <em>Que sais-je ?</em> un ouvrage intitulé <a class="link" href="https://www.quesaisje.com/les-think-tanks" target="_blank"><em>Think Tanks</em></a>. Ces laboratoires d’idées influencent nos débats publics et nos politiques. Ensemble, nous allons découvrir leur rôle, leur histoire et leur impact. <br />  Entretien pour Veille Magazine avec <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/anicet-delporte/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Anicet Delporte</a>  <br />  &nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Terra Nova, la Fondapol, L’IFRAP, ou encore Res Publica sont des think tanks : quelle traduction proposez-vous pour le terme « think tank » ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Pour ma part, et suite à mes travaux de recherche, je traduis «&nbsp;think tanks&nbsp;» par Instituts d’ingénierie politique. Clairement, les think tanks font de l’ingénierie politique au sens où ils conçoivent des réponses économiques et politiques aux questions que pose le contexte social et politique, alors que les partis politiques traditionnels peinent parfois à trouver des solutions. <br />   <br />  Habituellement, les think tanks sont désignés comme des «&nbsp;laboratoires d’idées&nbsp;» ou des «&nbsp;groupes de réflexion&nbsp;». Je souligne dans le livre que les think tanks inscrivent davantage leurs investigations dans la recherche de solutions pragmatiques à des questions socio-économiques que dans la recherche d’idées en général. <br />   <br />  De la même manière, ils ne répondent pas – et ce n’est pas leur sujet – aux process académiques stricts d’une recherche de type universitaire qui s’étale sur des années et qui s’exprime en langage scientifique. Inversement, traduire les «&nbsp;think tanks&nbsp;» par «&nbsp;groupe de réflexion&nbsp;» est très réducteur car les think tanks produisent des études le plus souvent publiées et des recommandations concrètes, ce que ne font pas les groupes de réflexion qui relèvent souvent de l’entre-soi.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Historiquement, peut-on dire de ces instituts d’ingénierie politique qu’ils viennent des Etats-Unis ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: vous avez raison pour une part. En effet, après la Seconde Guerre mondiale, le concept de <em>soft power</em> s’est installé et les think tanks en sont l’illustration. Pour autant, je souligne dans mes ouvrages l’importance de la filiation française des sociétés savantes du XVIIIè siècle, des «&nbsp;Bureaux de l’esprit&nbsp;» comme l’on disait à cette époque et des Clubs des années 1960. <br />   <br />  Il y a en France cette tradition d’une recherche parapolitique qui donne la possibilité aux intellectuels et à la société civile de prendre part au débat. Je crois que cette précieuse tradition ne doit pas être passée sous silence sous prétexte que le vocable de «&nbsp;think tank&nbsp;» est anglo-saxon. Autrement dit, la filiation des think tanks est double&nbsp;: française et anglosaxonne</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A combien peut-on estimer le nombre de think tanks dans le monde ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le chercheur américain <a class="link" href="https://www.institutmontaigne.org/en/experts/james-g-mcgann" target="_blank">James G. McGann</a>  estime à 12.000 le nombre de think tanks sur les cinq continents dans les années 2020. Pour autant, il est difficile de les compter avec exactitude puisqu’il n’existe pas de définition officielle du think tank, et qu’il n’est pas exagéré de dire que cet univers est très malléable. <br />   <br />  Malgré l’observation minutieuse de ces organisations à travers le prisme de nombreux indicateurs, les contours d’un think tank ne sont pas toujours nets au sens où certaines organisations prétendent relever d’un think tank alors qu’elles s’en approchent seulement. Les contrastes entre think tanks sont saisissants. Ainsi, certains instituts d’ingénierie politique nord-américains comptabilisent plusieurs centaines de salariés, quand d’autres structures en France n’en n’auront qu’un par exemple. <br />   <br />  L’ecosystème politique local compte beaucoup également dans la cartographie des think tanks. Ainsi, quelques pays où la liberté d’expression est plutôt régulée par le Parti officiel comptabilisent des think tanks&nbsp;: mais quelle est leur réelle marge de manœuvre&nbsp;? Nous le voyons, l’univers des think tanks n’est ni homogène ni uniforme, bien au contraire. Cela dit, on peut, sans trop se tromper, comptabiliser une centaine de think tanks en France, le double pour l’Allemagne et plus de 400 pour le Royaume-Uni, alors que l’on en compte plus de 2000 aux USA. <br />   <br />  De la même manière, les budgets varient considérablement&nbsp;: autour du million d’euros en France pour les cinq Fondations politiques (Jean Jaurès, Fondapol, ResPublica, Robert Schuman et Gabriel Péri) et plusieurs dizaines de millions de dollars aux USA (Rand, Heritage, Brookings). Mise à part l’IFRI notamment avec son équipe interne de chercheurs, l’IRIS, l’IDDRI, Montaigne et la FRS, la France reste l’un des parents pauvres en matière de nombre de think tanks, de périmètre, de budget et de considération par l’exécutif. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au-delà de leur origine, y a-t-il des missions spécifiques aux think tanks ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Disons que les think tanks croisent des missions qui, traditionnellement, sont séparées. <br />  L’expertise est le cœur de leur métier assorti de recommandations. L’intermédiation et les Relations publiques sont essentielles aussi à leurs missions. L’influence de la décision les occupe bien et la constitution d’un vivier d’un nouveau personnel politique les caractérise aussi. <br />  Dans ce foisonnement d’activités, plusieurs univers professionnels peuvent y trouver leur compte&nbsp;: des experts bien sûr, des universitaires, des politiques, les milieux d’affaires mais aussi des journalistes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Puisque vous mentionnez les journalistes, quel rapport, selon vous, entretiennent-ils avec les think tanks ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Quelques think tanks connus, notamment dans le domaine des relations internationales, livrent des études très poussées avec des analyses consolidées. C’est une économie de temps substantielle désormais pour bon nombre de journalistes qui sont pris par le flux incessant de l’actualité. Dès lors, les think tanks deviennent des fournisseurs d’analyses aux journalistes, ce qui explique aussi l’omniprésence désormais des think tankers sur les plateaux de télévision ou radio&nbsp;: les uns gagnent en sources et contenus et les autres en visibilité&nbsp;: c’est du gagnant-gagnant&nbsp;! <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>Et quel rapport les partis politiques entretiennent-ils aujourd’hui avec ces instituts d’ingénierie politique ?</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Aujourd’hui, les partis politiques sont pour beaucoup asséchés&nbsp;: privés de Bureaux d’Etudes par souci d’économie, les partis se recentrent sur leur activité militante. Un responsable dans les organes décisionnels d’un parti me confiait qu’il se servait des analyses d’un think tank proche de sa famille politique pour les transformer en éléments de langage. On le voit, les think tanks ont réussi à se rendre indispensables au point d’avoir récupéré cette place autrefois occupée par les partis politiques qui vise à émettre des recommandations. <br />   <br />  Dans mes ouvrages, j’arrive à cette idée que l’on assiste à une nouvelle division du travail politique&nbsp;: aux think tanks, les analyses et les recommandations, aux partis politiques, l’organisation de l’activité militante et électorale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Situés au carrefour des stratégies électorales et des intérêts possibles de leurs financeurs, les activités des think tanks sont-elles encadrées ?</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Sur le plan juridique, leurs activités ne sont pas encadrées dans la mesure où le «&nbsp;think tank&nbsp;» n’est pas l’objet d’une définition législative ou jurisprudentielle. Le terme apparaît juridiquement en octobre 2024 dans une décision du Conseil d’Etat qui vient préciser que «&nbsp;les organismes de réflexion dits «&nbsp;think tanks&nbsp;» ne peuvent pas être considérés, par principe et en l’absence d’intérêt identifié, comme des représentants d’intérêts&nbsp;». Pour éviter justement d’être pris au piège des «&nbsp;intérêts identifiés&nbsp;», un certain nombre de think tanks mettent en place des codes déontologiques et des chartes éthiques, notamment pour limiter le poids relatif de chacun des contributeurs financiers dans le poids global du budget. En réalité, on observe que certains think tanks introduisent dans leurs pratiques des outils de régulation d’ordre déontologique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous concluez votre livre sur la question de la séparation entre lobbying et think tank avec les mots du cardinal de Retz, “on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment” … </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Oui, je crois qu’il est important de poser les deux questions qui restent au cœur de l’activité des think tanks&nbsp;: celle de leur neutralité politique et celle de leur indépendance financière. Plus les think tanks seront précis et transparents sur cette question, plus il sera aisé d’établir une distinction nette entre think tank et lobbying. <br />   <br />  Le lobbying travaille pour un intérêt identifié et il est rémunéré pour des prestations de portage d’intérêts. Inversement, le think tank met à disposition des décideurs publics des travaux d’analyse et des recommandations qui visent l’intérêt général. Reste à savoir si la notion «&nbsp;d’intérêt général&nbsp;» n’est pas une fiction créatrice…comme cela m’a d’ailleurs été confié par le responsable d’un think tank… <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>Au chapitre “La place des think-tanks dans la démocratie”, vous mentionnez un calembour qui circula longtemps aux États-Unis : “Les décideurs se servent des résultats de la recherche appliquée comme les ivrognes des réverbères : pour l’appui qu’ils procurent plus que pour la lumière qu’ils apportent.” </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: ce mot d’esprit permet de poser la question de l’usage que les décideurs font des travaux du personnel des think tanks que je nomme les «&nbsp;think tankers&nbsp;»&nbsp;: qu’en font-ils&nbsp;dans la réalité&nbsp;? Utilisent-ils ces recommandations pour réinterroger leurs certitudes ou, au contraire, s’en servent-ils pour renforcer leurs convictions. C’est tout l’enjeu du sort réservé aux productions des think tanks dans le débat public&nbsp;: sont-elles des opportunités pour conduire à une réflexion ouverte et partagée ou constituent-elles des munitions pour réarmer un camp politique&nbsp;? En tant que chercheur, je pose la question. L’observation montre que la seconde option est plutôt confirmée, et c’est ce qui est à l’origine de ce calembour. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>Vous avez été professeur de philosophie durant le début de votre carrière, quel regard portez-vous sur l’existence des think tanks dans nos démocraties ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">MP&nbsp;: Clairement, on assiste au niveau national à une forme de professionnalisation de la recherche de solutions politiques&nbsp;: c’est le sens même de la démocratie qui est donc en voie de mutation. Au-delà de cette professionnalisation de la pensée politique, c’est à une privatisation de cette activité au cœur de la démocratie délibérative à laquelle on assiste. <br />   <br />  Lorsque les Grecs de l’Antiquité ont inventé la démocratie, ils partaient du principe que la décision appartenait au peuple…enfin n’oublions pas que le «&nbsp;peuple&nbsp;» n’intégrait ni les femmes, ni les étrangers, ni les esclaves… Aujourd’hui, force est de constater qu’en dehors de l’exécutif et du Parlement, la décision est aussi préparée par des instances de droit privé, et ce, pour une part de plus en plus importante. Les fondamentaux de la décision publique à l’échelle nationale ont donc évolué mais sans que cela ne soit posé sur la table. Nous avons tous à l’esprit la Loi Le Chapelier de 1791 qui, dans l’esprit de la Révolution Française, interdisait les corporations car, justement, elles risquaient - pensait-on - de perturber la construction de la décision. <br />   <br />  Aujourd’hui, les think tanks – en se tenant à distance des groupes d’intérêts - enrichissent le débat national par des argumentaires consolidés rationnellement la plupart du temps et contribuent à la reconstruction de l’agora. Dans le même temps, il convient d’interroger la légitimité démocratique des think tankers, ni élus, ni nommés par le pouvoir, et qui peuvent, pour certains, se loger dans une forme de lobbying intellectuel susceptible d’orienter la décision politique. <br />   <br />  A la fois, les think tanks permettent de réinventer la politique et de faire de la politique autrement, et en même temps, ils constituent des instances privées et professionnalisées parallèles au circuit officiel. C’est cette ambiguïté qui fait leur richesse et leur fragilité, à l’image de la démocratie qui est à la fois bien installée et qui reste éminemment fragile… <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Marc Patard d'avoir partagé avec nous vos analyses. </b></div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marc-patard-phd-29814232/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Marc Patard</a>  est un politologue issu de Sciences Po, qui s’est imposé comme une voix éclairante sur le rôle des think tanks dans la vie politique française et internationale. <br />  Son ouvrage de 2025 constitue une synthèse incontournable pour comprendre ces acteurs de l’influence et de l’expertise. Spécialiste des think tanks et des dynamiques d’influence dans la vie politique contemporaine. Il est l’auteur de l’ouvrage <em>Les Think Tanks.</em> <br />  &nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>18 au 21 nov. Salon Milipol. Rendez-vous de la sécurité intérieure mondiale</title>
   <updated>2025-11-16T15:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/18-au-21-nov-Salon-Milipol-Rendez-vous-de-la-securite-interieure-mondiale_a6594.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2025-11-15T17:52:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
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Organisé sous l’égide du ministère français de l’Intérieur, Milipol est depuis plus de quarante ans la vitrine internationale des technologies et des savoir-faire liés à la sûreté. Cette 24ᵉ édition se déroule dans un contexte géopolitique tendu, mais aussi dans un moment de forte croissance du secteur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92578883-64878325.jpg?v=1763226417" alt="18 au 21 nov. Salon Milipol. Rendez-vous de la sécurité intérieure mondiale" title="18 au 21 nov. Salon Milipol. Rendez-vous de la sécurité intérieure mondiale" />
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      <blockquote>Plus de 1 200 exposants venus de 160 pays sont attendus, ainsi que près de 32 000 visiteurs et 175 délégations officielles, confirmant l’attractivité d’un salon qui se veut à la fois lieu de démonstration, de débat et de prospective <br />  <a class="link" href="https://www.milipol.com/fr-FR" target="_blank">Vers le salon !</a> </blockquote>  
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     <div><b>Tendances et innovations</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Cette année, l’accent sera mis sur l’impact des technologies émergentes, en particulier l’intelligence artificielle, sur les pratiques de sécurité. <br />  Les organisateurs veulent montrer comment ces innovations redessinent les normes et ouvrent de nouvelles perspectives dans la lutte contre les menaces contemporaines, qu’il s’agisse du terrorisme, de la cybercriminalité ou de la protection des espaces publics. <br />  Les conférences prévues devraient offrir un panorama des enjeux stratégiques, allant de la sécurité urbaine à la gestion des données sensibles, en passant par la coopération internationale. <br />   <br />  Milipol reflète une tendance lourde : <strong>la militarisation croissante des fonctions régaliennes</strong>. Les technologies présentées – surveillance par IA, biométrie, drones, cybersécurité – sont autant d’outils destinés à la gestion des frontières, au maintien de l’ordre et à la lutte contre le terrorisme.</div>  
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     <div><b>Le salon n’échappe pas aux débats politiques.</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">La décision d’Emmanuel Macron d’autoriser la participation des entreprises israéliennes, après une période de restrictions liées au conflit à Gaza, a suscité des réactions contrastées. L’Élysée justifie ce choix par la volonté de maintenir un dialogue constructif avec les autorités israéliennes, tout en affirmant que la doctrine française en matière de sécurité reste inchangée <br />   <br />  Cette ouverture illustre la dimension diplomatique que peut prendre un événement de ce type, au-delà de sa vocation commerciale et technologique.</div>  
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      <div style="margin-left: 40px;">Milipol Paris 2025 se présente donc comme un rendez-vous important pour l’avenir de la sécurité intérieure. À travers ses démonstrations, ses échanges et ses innovations, il ambitionne de tracer les contours d’un monde où la sûreté des États et des citoyens repose de plus en plus sur l’interconnexion des savoirs, des technologies et des coopérations internationales.</div>  
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     <br style="clear:both;"/>
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