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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-13T11:22:12+02:00</updated>
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   <title>Diplomatie culturelle française en Afrique : entre rejet profond et nécessaire recomposition. Rencontre</title>
   <updated>2026-06-02T16:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Diplomatie-culturelle-francaise-en-Afrique-entre-rejet-profond-et-necessaire-recomposition-Rencontre_a7688.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-06-02T16:22:00+02:00</published>
   <author><name>Master 2 Intelligence Économique, IAE de Poitiers</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Longtemps considérée comme un levier d’influence majeur, la diplomatie culturelle française en Afrique traverse aujourd’hui une crise profonde. Entre défiance politique, rejet sociétal et perte d’influence économique, le modèle français est remis en cause jusque dans ses fondements. Pourtant, certaines dynamiques émergent encore, esquissant les contours d’une relation à réinventer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96817088-67486383.jpg?v=1780409285" alt="Diplomatie culturelle française en Afrique : entre rejet profond et nécessaire recomposition. Rencontre" title="Diplomatie culturelle française en Afrique : entre rejet profond et nécessaire recomposition. Rencontre" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/depaifve/?locale=en" target="_blank">Franck Depaifve</a>  a fait des études de journalisme et de photographie, il a occupé les différents postes dans la communication, l'événementiel et le marketing avant de prendre la direction de plusieurs sociétés, en France, en Belgique et au Luxembourg. <br />  En 2015, il crée l'organisation Meta-Morphosis qui - durant 7 ans - aura développé des projets de diplomatie culturelle et économique dans plus de 25 pays, en partenariat avec l’Unesco et le Google Arts &amp; Culture. Depuis 2022, il a repris ses activités de consultant en stratégie et communication pour différents états et groupes privés. Il collabore régulièrement avec deux cabinets d’intelligence économique. Il est aussi secrétaire général de la fédération professionnelle des cinéastes indépendants (ARPi) et administrateur d’une association qui accueille les artistes porteurs de handicap mental, le CreahmBxl. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/antoine-guimberteau-857377270/" target="_blank">Antoine Guimberteau </a>  et <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/yann-bordron-6466a7270/" target="_blank">Yann Bordron</a>  l'ont rencontré pour recueillir son témoignage sur la "Diplomatie culturelle française en Afrique".</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une défiance désormais structurelle envers la France</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le constat dressé par Franck Depaifve est sans appel : un gouffre s’est creusé entre l’image que la France pense projeter et la perception réelle qu’elle suscite, notamment en Afrique. La critique d’une posture post-coloniale, jugée arrogante, s’est généralisée. <br />   <br />  Ce jugement n’est plus seulement externe. Le rapport du Sénat publié en janvier 2025, Voir l’<a class="link" href="https://www.senat.fr/rap/r24-288/r24-288.html">Afrique dans tous ses États</a>, confirme officiellement cette perception en pointant une image de paternalisme devenue insupportable pour les sociétés civiles africaines. Ce rapport brise une idée répandue : le sentiment anti-français ne relève pas uniquement d’influences extérieures, mais s’enracine dans une colère politique réelle, alimentée par des maladresses diplomatiques et des politiques restrictives, notamment en matière de visas.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une fracture mémorielle qui alimente la rancœur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Selon Franck, cette défiance trouve ses racines dans une asymétrie mémorielle profonde. <br />   <br />  Des événements historiques marquants, comme le saccage du Palais d’Été en Chine ou l’effacement de certaines mémoires coloniales au Cameroun, sont enseignés localement mais largement ignorés en France. Cette ignorance empêche l’établissement d’un dialogue équilibré et nourrit un ressentiment perçu comme légitime par les populations concernées. La mémoire devient alors un facteur structurant du rejet, transformant les relations diplomatiques en terrain de tensions historiques non résolues.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la suspicion à la contestation immédiate</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette rancœur historique se traduit aujourd’hui par une hypersensibilité à toute suspicion d’ingérence. <br />  L’exemple récent de Madagascar l’illustre : des manifestations à Antananarivo ont vu apparaître des pancartes « Dégage la France», à la suite de rumeurs d’exfiltration d’un dirigeant politique par Paris. Qu’elle soit fondée ou non, la rumeur suffit désormais à déclencher une crise. La présence française est systématiquement interprétée à travers le prisme du néocolonialisme, révélant une perte de crédibilité profonde de la parole et de l’action françaises.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un impact direct sur l’influence économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette dégradation de l’image n’est pas sans conséquence sur le terrain économique. <br />  <a class="link" href="https://www.portail-ie.fr/univers/2024/afrique/" target="_blank">L’analyse du Portail de l’IE</a>  montre que la perte d’influence culturelle et diplomatique entraîne un recul concret des positions françaises. Face à un environnement devenu hostile, de grandes entreprises et institutions financières françaises réduisent leur présence, voire se retirent de certains marchés africains historiques. Cette dynamique pousse à un repositionnement vers des zones anglophones, marquant une rupture stratégique majeure.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rejet sociétal et culturel croissant </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au-delà des dimensions politiques et économiques, une fracture sociétale s’installe. <br />  L’Occident est perçu comme décadent, et l’exportation de certaines normes culturelles est vécue comme un impérialisme moral. En réaction, une partie de la jeunesse africaine développe ses propres outils d’influence culturelle, parfois en opposition directe avec les récits occidentaux. Le rejet devient systémique, au point d’exclure certains experts français de projets stratégiques en Afrique, uniquement en raison de leur nationalité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des limites structurelles profondes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette situation, les limites du modèle français apparaissent clairement. <br />  Le manque d’humilité est identifié comme un frein majeur. Même les initiatives de réparation, comme la restitution d’œuvres culturelles, sont perçues comme ambiguës, car accompagnées d’une volonté de maintenir des normes françaises. À cela s’ajoute une dépendance technologique critique. Sans maîtrise des grandes plateformes numériques et des algorithmes, la France ne dispose pas d’une capacité autonome d’influence. Cette dépendance fragilise profondément sa diplomatie culturelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une incohérence institutionnelle persistante</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’État français fait également face à une contradiction interne. <br />  Alors que l’objectif affiché est de reconquérir les opinions publiques africaines, les moyens alloués à la diplomatie culturelle diminuent. Les réductions budgétaires prévues dans la PLF 2026 — baisse des soutiens aux programmes culturels, suppression de certains événements, diminution des financements — illustrent cette incohérence. Il devient difficile de maintenir une influence sans ressources adaptées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des synergies encore possibles pour se réinventer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mais malgré ce contexte complexe, de réelles dynamiques positives émergent pour esquisser un renouveau. <br />   <br />  Premièrement, sur l’aspect essentiel de la réconciliation mémorielle, l’État français vient tout juste d'acter une avancée historique. Le 7 mai 2026, après des années de blocages administratifs, le Parlement a adopté à l’unanimité une loi-cadre inédite facilitant la restitution des biens culturels étrangers. Ce texte permet enfin de déroger au strict principe d'inaliénabilité des collections publiques pour les objets illicitement acquis entre 1815 et 1972. Il met fin au parcours du combattant imposant le vote d'une loi pour chaque œuvre : la restitution s'appuiera désormais sur un comité scientifique conjoint et un décret du Conseil d’État. Comme le soulignent les acteurs du dossier, il s'agit ici d'une véritable « main tendue » institutionnelle, qui est indispensable pour apaiser les mémoires et relancer la coopération sur des bases saines. <br />   <br />  Ensuite, de nouvelles synergies se dessinent en contournant les canaux diplomatiques officiels, parfois trop lourds. Par exemple, les parlementaires démontrent une agilité précieuse pour maintenir un dialogue ouvert et direct avec les sociétés civiles. Quant au secteur privé, il s'affirme comme un véritable relais d'influence. Des acteurs comme le Groupe Mobilitas, à travers les actions de <a class="link" href="https://www.thememorist.com/" target="_blank">Memorist</a>, prouvent que le rayonnement français peut s’exercer de manière pérenne et respectueuse à la frontière de l'économie et de la culture, en accompagnant les pays africains dans la gestion de leur propre patrimoine plutôt qu'en leur imposant un modèle précis. <br />   <br />  Enfin, la transformation passe par un profond changement de paradigme : l'abandon de la posture verticale. En s'inspirant des logiques de co-construction et en acceptant de devenir un facilitateur discret de la coopération Sud-Sud, la diplomatie d'influence française a l'opportunité de recréer une désirabilité perdue.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La diplomatie culturelle française en Afrique est aujourd’hui à un tournant. <br />   <br />  <strong>Confrontée à une défiance multiforme — historique, politique, économique et sociétale — elle ne peut plus fonctionner selon ses schémas traditionnels. Si des marges de manœuvre existent encore, elles impliquent une remise en question profonde : reconnaître les erreurs passées, adapter les outils d’influence et repenser la relation sur des bases réellement équilibrées. Sans cette transformation, l’érosion de l’influence française semble appelée à se poursuivre durablement.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos des auteurs ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/antoine-guimberteau-857377270/" target="_blank">Antoine Guimberteau,</a>  Chargé d'études à la Région Nouvelle-Aquitaine <br />  &amp; <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/yann-bordron-6466a7270/" target="_blank">Yann Bordron</a>, Chargé de veille et d'études chez Groupama Gan Vie</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dans le cadre du Partenariat M2 Intelligence Économique IAE de Poitiers, Curebot et Veille Magazine</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.veillemag.com/Partenariat-M2-Intelligence-Economique-IAE-de-Poitiers-Curebot-et-Veille-Mag_a6446.html" target="_blank"><strong>Suivez le lien...</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #<strong><span data-url="ca://s?q=French_cultural_diplomacy" role="button" tabindex="0">FrenchCulturalDiplomacy</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Africa_geopolitics" role="button" tabindex="0">AfricaGeopolitics</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Soft_power_strategy" role="button" tabindex="0">SoftPowerStrategy</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=International_influence" role="button" tabindex="0">InternationalInfluence</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Post_colonial_relations" role="button" tabindex="0">PostColonialRelations</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Cultural_heritage_restitution" role="button" tabindex="0">CulturalHeritageRestitution</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Economic_intelligence" role="button" tabindex="0">EconomicIntelligence</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Global_cultural_policy" role="button" tabindex="0">GlobalCulturalPolicy</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Diplomatic_transformation" role="button" tabindex="0">DiplomaticTransformation</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Africa_France_relations" role="button" tabindex="0">AfricaFranceRelations</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Interview : Benoît Maille "La Conférence des Ambassadeurs Africains de Paris, débat sur la diplomatie culturelle"</title>
   <updated>2024-10-21T13:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Interview-Benoit-Maille-La-Conference-des-Ambassadeurs-Africains-de-Paris-debat-sur-la-diplomatie-culturelle_a5326.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/83409755-59723963.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-11T10:00:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Benoit Maille, vous êtes Responsable Intelligence économique à la CCIR Paris Ile-de-France - Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Ile-de-France. Vous avez assitsé à la Conférence des Ambassadeurs de Paris à l'Unesco. Qu'en avez-vous retenu ?     <div><b>Un vecteur d'excellence</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83409755-59723963.jpg?v=1728580823" alt="Interview : Benoît Maille "La Conférence des Ambassadeurs Africains de Paris, débat sur la diplomatie culturelle"" title="Interview : Benoît Maille "La Conférence des Ambassadeurs Africains de Paris, débat sur la diplomatie culturelle"" />
     </div>
     <div>
       <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>  <!--cke_bookmark_367S--><!--cke_bookmark_367E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous avez assisté à la Conférence des Ambassadeurs de Paris à l'Unesco. Pouvez-vous nous faire un retour sur cet événement ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Quand on connaît ses missions, on comprend que l’UNESCO était le lieu idéal pour accueillir une conférence dédiée à la <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Retour-sur-la-conference-des-Ambassadeurs-francophone-du-25-Septembre-2024_a5298.html" target="_blank">diplomatie culturelle</a>. Une centaine de participants s’y étaient réunis pour écouter des intervenants d’origine multiple : Arabie Saoudite, France, Gabon, Maroc, Maurice, République Démocratique du Congo… J’ai apprécié la variété des expériences nationales présentées, les nombreux exemples cités ainsi que le consensus sur le fait que la diplomatie culturelle constitue un vecteur d’excellence de la coopération entre ces différents pays. . En quelque sorte l’alliance du passé, du présent et de l’avenir.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De votre point de vue et en fonction de votre expérience au sein de la CCI, pouvez-vous nous expliquer comment la diplomatie culturelle peut renforcer les relations commerciales entre la France et les pays africains ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Le commerce étant fondé sur la confiance et la connaissance réciproques, la diplomatie culturelle apporte de réels atouts aux relations commerciales. Elle génère de multiples occasions de rencontre entre acteurs économiques, occasions qui débouchent parfois sur des échanges commerciaux. Les affaires qui se font alors entre les peuples sont facilitées par un cadre culturel partagé : au travers de la langue bien sûr - la francophonie représente un avantage certain - mais aussi par des repères historiques et culturels communs, parfois même jusque dans une même organisation administrative et des fondements du droit comparables. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quels sont les principaux défis auxquels la coopération culturelle entre la France, l’Afrique et les pays du Golfe doit faire face ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Il s’agit de trouver le juste équilibre entre la promotion de notre conception de la culture et le dialogue avec les autres cultures. Il ne faut pas s’imposer aux cultures locales mais collaborer avec elles et leur donner des moyens de prospérer. Les actions possibles relèvent de différents champs : programmes communs de recherche, restitution d’œuvres, travail historique et archéologique, soutien aux scènes artistiques nationales… Mais la concurrence qui s’exerce dans ce domaine entre grandes puissances auprès des mêmes cibles ne facilite pas l’atteinte de cet équilibre. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment les entreprises françaises peuvent-elles tirer parti de la diplomatie culturelle pour améliorer leurs relations commerciales en Afrique ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">En profitant de la proximité mentale qu’elle induit avec les Africains et en recourant à un réseau culturel extrêmement développé : instituts français, lycées français, services de coopération et d’action culturelle au sein des ambassades de France… Elles peuvent également s’appuyer sur les décideurs africains formés en France et sur tous les expatriés français installés en Afrique. De nombreux produits français ont des débouchés privilégiés dans les pays africains francophones mais ils sont aussi attendus dans le reste du Continent. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quels sont, selon vous, les secteurs économiques les plus prometteurs pour une coopération renforcée grâce à la diplomatie culturelle ?</b></div>
     <div>
      <p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; margin-left: 80px;"><font color="#242424"><font size="3" style="font-size: 12pt">On pense, bien sûr, d’abord aux industries culturelles : architecture, audiovisuel, édition, ingénierie muséographique, jeux vidéo, mode, musique, spectacles vivants… Toutefois d’autres secteurs peuvent bénéficier des actions de diplomatie culturelle, particulièrement ceux qui reposent sur une forte médiation humaine : l’action sociale, la formation, le tourisme. Ainsi que toutes les infrastructures par lesquelles transitent les biens culturels.</font></font> <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; margin-left: 80px;">  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Benoît Maille, Merci de cet entretien</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83409755-59724050.jpg?v=1728653697" alt="Interview : Benoît Maille "La Conférence des Ambassadeurs Africains de Paris, débat sur la diplomatie culturelle"" title="Interview : Benoît Maille "La Conférence des Ambassadeurs Africains de Paris, débat sur la diplomatie culturelle"" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Diplômé en intelligence économique (IEP de Paris, ESIEE), <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/benoitmaille/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Benoît MAILLE</a>  est chef de projet IE à la CCI de région Paris Ile-de-France. Fort de plus de 25 ans d’expérience dans le domaine, il a été en charge des prestations d’information commerciale et technologique de l’ARIST et de la coordination des actions d’intelligence économique de la CCIP. Aujourd’hui, il mène des actions d’IE en faveur du développement international des entreprises, en particulier en matière d’ingénierie de veille, de formation à l’IE et de sensibilisation à l’information professionnelle. Son approche de l’IE se veut pragmatique et adaptée aux PME. Elle s’appuie sur les outils du web 2.0 (bases de données professionnelles, dispositifs de veille, réseaux sociaux…) qu’elle utilise de manière défensive et offensive. <br />   <br />  <i>Il anime la formation IE en ligne du Centre du commerce international (ITC) et intervient régulièrement en France et à l’international. Il a mené de nombreuses missions en Afrique ainsi que dans la zone des Caraïbes et dans l’océan Indien.</i></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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