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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T03:56:48+02:00</updated>
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   <title>Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington.</title>
   <updated>2026-01-25T16:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Groenland-L-Arctique-sous-tension -l-Europe-face-au-chantage-feutre-de-Washington_a6929.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-01-22T12:04:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Davos révèle un basculement stratégique : Washington transforme un territoire arctique en instrument de pression pour tester la cohésion européenne, redessiner l’équilibre au sein de l’OTAN et affirmer son monopole sécuritaire dans le Nord. Le Groenland devient ainsi le prisme d’une rivalité où ressources, souveraineté et influence se mêlent, et où l’Europe doit enfin décider si elle subit ou si elle pèse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93886465-65536959.jpg?v=1769086700" alt="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." title="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Davos comme scène : quand la menace se déguise en négociation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À Davos, Donald Trump n'a pas simplement parlé du Groenland : il l'a transformé en test de discipline pour l'Europe et pour l'OTAN. Le message, au-delà de la mise en scène, est limpide: ouvrons immédiatement des négociations en vue d'une acquisition, nous n'emploierons pas la force, mais si vous dites non, nous nous en souviendrons. C'est la formule classique de la pression asymétrique : je te propose une issue "amicale", tout en te faisant comprendre que le prix du refus, tu le paieras ailleurs, par des droits de douane, par une coopération réduite, par une protection plus chère, par un isolement politique. <br />  &nbsp; <br />  Dans cette logique, l'Amérique se réserve le rôle de garant global et exige d'être payée d'avance. Le Groenland devient le symbole parfait : un territoire immense, stratégique, potentiellement riche en ressources, et politiquement rattaché à un pays européen. Si le Danemark cède, c'est un morceau de l'idée d'Europe qui cède. Si l'Europe cède, c'est sa prétention à peser sur l'ordre international qui s'effondre. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques: ressources, tarifs et une économie américaine qui veut encaisser</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Trump a lié la question groenlandaise à un récit économique précis : les États-Unis seraient le moteur de la croissance mondiale et auraient le droit de rééquilibrer les comptes à l'aide d'instruments coercitifs "légaux", c'est-à-dire les droits de douane. Dans ce cadre, le Groenland n'est pas seulement une affaire géopolitique, c'est une affaire de chaîne d'approvisionnement, l'accès à des métaux critiques et à des matières premières indispensables à l'industrie, à la transition technologique et à la défense. L'ultimatum déguisé en négociation naît de là : qui contrôle les ressources contrôle les prix, et qui contrôle les prix influence les choix des autres. <br />  &nbsp; <br />  Le passage sur les tarifs est complémentaire:&nbsp; ce n'est pas un sujet séparé, c'est la matraque de la négociation. D'abord on t'angoisse avec une menace tarifaire, ensuite on te propose la suspension comme "récompense" si tu acceptes de t'asseoir à la table. C'est la diplomatie du péage, où la coopération n'est plus une valeur mais un service payant. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et militaire : l'Arctique comme avant-poste. Le parapluie se resserre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La phrase centrale est celle de la sécurité mondiale. Seuls les États-Unis, en contrôlant le Groenland, garantiraient la sécurité. Traduction : la posture militaire dans le Nord Atlantique et dans l'Arctique n'est plus une responsabilité partagée, mais un monopole que Washington entend renforcer. Le Gronland est un point d'observation et de projection, une plateforme qui croise routes, communications, trajectoires potentielles, et surtout la nouvelle géographie de la compétition arctique. <br />  &nbsp; <br />  Dans ce contexte, la demande française d'un exercice de l'OTAN au Groenland ressemble à une réponse de drapeau : montrer sa présence pour ne pas paraître insignifiant. Mais le problème est là : si la mise en scène reste américaine, l'exercice risque de devenir un accessoire de la négociation, pas une démonstration de souveraineté européenne. Et lorsque le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, invite à "ne pas se concentrer sur le Groenland" parce que le vrai sujet serait l'Ukraine, il réaffirme de fait la hiérarchie : l'Europe doit gérer le front qui coûte, tandis que l'Amérique se réserve la partie qui rapporte.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géopolitique: Danemark, OTAN, Ukraine, et la ligne rouge que personne ne veut voir...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Donald Trump alterne déférence de façade et chantage explicite : respect pour le Danemark et le Groenland, mais si vous refusez, nous nous en souviendrons. C'est une pression directe sur un allié, rendue possible par des années de dépendance politique et militaire. Le passage sur l'Ukraine complète le tableau. La guerre doit être "clôturée", Moscou et Kiev "veulent un accord", et pourtant l'essentiel de la charge revient à l'Europe et à l'OTAN. Le message est double : vous assumerez la gestion de la crise qui épuise les ressources, pendant que nous fixons les paramètres d'une négociation qui renforce notre avantage stratégique. <br />  &nbsp; <br />  La référence à des rencontres bilatérales avec des dirigeants européens s'inscrit dans une méthode éprouvée : diviser pour négocier. Une Europe qui répond en ordre dispersé perd même quand elle croit avoir sauvé la face. Parce que chaque concession "nationale" devient un précédent contre l'intérêt commun.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géoéconomie: l'Europe comme marché et comme terrain de compensation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Derrière la rhétorique du "moteur économique" se cache une idée très concrète. L'Amérique entend rentabiliser son rôle global en transformant alliés et partenaires en clients. Le problème n'est pas seulement le Groenland. C'est la méthode. Si l'on accepte qu'une question de souveraineté européenne soit mise sur la table au langage de la gratitude ou de la représaille, alors tout devient négociable : énergie, défense, technologies, règles commerciales. <br />  &nbsp; <br />  Le Groenland est, en outre, le prototype d'un dossier du futur : ressources rares, position stratégique, investissements à forte intensité de capital, et concurrence où le civil et le militaire s'entremêlent. Dans un tel scénario, celui qui n'a ni politique industrielle propre ni capacité de dissuasion finit par céder des morceaux de son espace économique en échange d'une "protection".</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le point politique : soit l'Europe devient adulte, soit elle devient une note en bas de page</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La vraie question n'est pas de savoir si Trump bluffe ou s'il utiliserait réellement la force. La question est qu'il dit ouvertement ce qui, pendant des années, est resté implicite : la fidélité atlantique n'est pas un pacte entre égaux, c'est une relation où le plus fort décide du calendrier, des thèmes et du prix. Aujourd'hui le thème est le Groenland, demain ce peut être n'importe quel autre intérêt européen. <br />  &nbsp; <br />  Si l'Europe répond par une indignation par à-coups puis retourne à la routine, elle aura confirmé la pire image : un continent riche mais hésitant, qui confond tranquillité et stratégie, dépendance et stabilité. <br />   <br />  <strong>Le Groenland, paradoxalement, n'est pas un morceau de glace : c'est un miroir. Et dans ce miroir on voit si l'Europe a encore une âme politique, ou seulement un marché à défendre avec des mots.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
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   <title>Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington.</title>
   <updated>2026-01-22T14:00:00+01:00</updated>
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   <published>2026-01-22T12:04:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
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Davos révèle un basculement stratégique : Washington transforme un territoire arctique en instrument de pression pour tester la cohésion européenne, redessiner l’équilibre au sein de l’OTAN et affirmer son monopole sécuritaire dans le Nord. Le Groenland devient ainsi le prisme d’une rivalité où ressources, souveraineté et influence se mêlent, et où l’Europe doit enfin décider si elle subit ou si elle pèse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93829876-65511877.jpg?v=1769086700" alt="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." title="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." />
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     <div><b>Davos comme scène : quand la menace se déguise en négociation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À Davos, Donald Trump n'a pas simplement parlé du Groenland : il l'a transformé en test de discipline pour l'Europe et pour l'OTAN. Le message, au-delà de la mise en scène, est limpide: ouvrons immédiatement des négociations en vue d'une acquisition, nous n'emploierons pas la force, mais si vous dites non, nous nous en souviendrons. C'est la formule classique de la pression asymétrique : je te propose une issue "amicale", tout en te faisant comprendre que le prix du refus, tu le paieras ailleurs, par des droits de douane, par une coopération réduite, par une protection plus chère, par un isolement politique. <br />  &nbsp; <br />  Dans cette logique, l'Amérique se réserve le rôle de garant global et exige d'être payée d'avance. Le Groenland devient le symbole parfait : un territoire immense, stratégique, potentiellement riche en ressources, et politiquement rattaché à un pays européen. Si le Danemark cède, c'est un morceau de l'idée d'Europe qui cède. Si l'Europe cède, c'est sa prétention à peser sur l'ordre international qui s'effondre. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>Scénarios économiques: ressources, tarifs et une économie américaine qui veut encaisser</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Trump a lié la question groenlandaise à un récit économique précis : les États-Unis seraient le moteur de la croissance mondiale et auraient le droit de rééquilibrer les comptes à l'aide d'instruments coercitifs "légaux", c'est-à-dire les droits de douane. Dans ce cadre, le Groenland n'est pas seulement une affaire géopolitique, c'est une affaire de chaîne d'approvisionnement, l'accès à des métaux critiques et à des matières premières indispensables à l'industrie, à la transition technologique et à la défense. L'ultimatum déguisé en négociation naît de là : qui contrôle les ressources contrôle les prix, et qui contrôle les prix influence les choix des autres. <br />  &nbsp; <br />  Le passage sur les tarifs est complémentaire:&nbsp; ce n'est pas un sujet séparé, c'est la matraque de la négociation. D'abord on t'angoisse avec une menace tarifaire, ensuite on te propose la suspension comme "récompense" si tu acceptes de t'asseoir à la table. C'est la diplomatie du péage, où la coopération n'est plus une valeur mais un service payant. <br />  &nbsp;</div>  
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     <div><b>Évaluation stratégique et militaire : l'Arctique comme avant-poste. Le parapluie se resserre</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">La phrase centrale est celle de la sécurité mondiale. Seuls les États-Unis, en contrôlant le Groenland, garantiraient la sécurité. Traduction : la posture militaire dans le Nord Atlantique et dans l'Arctique n'est plus une responsabilité partagée, mais un monopole que Washington entend renforcer. Le Gronland est un point d'observation et de projection, une plateforme qui croise routes, communications, trajectoires potentielles, et surtout la nouvelle géographie de la compétition arctique. <br />  &nbsp; <br />  Dans ce contexte, la demande française d'un exercice de l'OTAN au Groenland ressemble à une réponse de drapeau : montrer sa présence pour ne pas paraître insignifiant. Mais le problème est là : si la mise en scène reste américaine, l'exercice risque de devenir un accessoire de la négociation, pas une démonstration de souveraineté européenne. Et lorsque le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, invite à "ne pas se concentrer sur le Groenland" parce que le vrai sujet serait l'Ukraine, il réaffirme de fait la hiérarchie : l'Europe doit gérer le front qui coûte, tandis que l'Amérique se réserve la partie qui rapporte.</div>  
     </div>
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     <div><b>Géopolitique: Danemark, OTAN, Ukraine, et la ligne rouge que personne ne veut voir...</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Donald Trump alterne déférence de façade et chantage explicite : respect pour le Danemark et le Groenland, mais si vous refusez, nous nous en souviendrons. C'est une pression directe sur un allié, rendue possible par des années de dépendance politique et militaire. Le passage sur l'Ukraine complète le tableau. La guerre doit être "clôturée", Moscou et Kiev "veulent un accord", et pourtant l'essentiel de la charge revient à l'Europe et à l'OTAN. Le message est double : vous assumerez la gestion de la crise qui épuise les ressources, pendant que nous fixons les paramètres d'une négociation qui renforce notre avantage stratégique. <br />  &nbsp; <br />  La référence à des rencontres bilatérales avec des dirigeants européens s'inscrit dans une méthode éprouvée : diviser pour négocier. Une Europe qui répond en ordre dispersé perd même quand elle croit avoir sauvé la face. Parce que chaque concession "nationale" devient un précédent contre l'intérêt commun.</div>  
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     <div><b>Géoéconomie: l'Europe comme marché et comme terrain de compensation</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Derrière la rhétorique du "moteur économique" se cache une idée très concrète. L'Amérique entend rentabiliser son rôle global en transformant alliés et partenaires en clients. Le problème n'est pas seulement le Groenland. C'est la méthode. Si l'on accepte qu'une question de souveraineté européenne soit mise sur la table au langage de la gratitude ou de la représaille, alors tout devient négociable : énergie, défense, technologies, règles commerciales. <br />  &nbsp; <br />  Le Groenland est, en outre, le prototype d'un dossier du futur : ressources rares, position stratégique, investissements à forte intensité de capital, et concurrence où le civil et le militaire s'entremêlent. Dans un tel scénario, celui qui n'a ni politique industrielle propre ni capacité de dissuasion finit par céder des morceaux de son espace économique en échange d'une "protection".</div>  
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     <div><b>Le point politique : soit l'Europe devient adulte, soit elle devient une note en bas de page</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">La vraie question n'est pas de savoir si Trump bluffe ou s'il utiliserait réellement la force. La question est qu'il dit ouvertement ce qui, pendant des années, est resté implicite : la fidélité atlantique n'est pas un pacte entre égaux, c'est une relation où le plus fort décide du calendrier, des thèmes et du prix. Aujourd'hui le thème est le Groenland, demain ce peut être n'importe quel autre intérêt européen. <br />  &nbsp; <br />  Si l'Europe répond par une indignation par à-coups puis retourne à la routine, elle aura confirmé la pire image : un continent riche mais hésitant, qui confond tranquillité et stratégie, dépendance et stabilité. <br />   <br />  <strong>Le Groenland, paradoxalement, n'est pas un morceau de glace : c'est un miroir. Et dans ce miroir on voit si l'Europe a encore une âme politique, ou seulement un marché à défendre avec des mots.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
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   <title>Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté.</title>
   <updated>2026-01-22T09:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Regardez--Mark-Carney-au-World-Economic-Forum-une-voix-lucide-dans-un-monde-fragmente_a6905.html</id>
   <category term="VIDEOS &amp; PODCASTS" />
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   <published>2026-01-21T15:23:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au World Economic Forum, Mark Carney s’impose comme l’un des observateurs les plus écoutés de la transformation du système international. Son intervention s’inscrit dans un moment où le WEF cherche à comprendre un monde qui ne répond plus aux logiques de coopération qui l’ont façonné pendant des décennies.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814236-65504431.jpg?v=1769006869" alt="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." title="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’illusion d’un ordre fondé sur des règles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le <a class="link" href="https://www.weforum.org/" target="_blank">WEF</a>, longtemps symbole de la mondialisation fluide et de l’intégration économique, se retrouve confronté à une réalité plus sombre. Les dirigeants qui s’y réunissent ne débattent plus d’expansion commerciale ou d’ouverture des marchés, mais de fragmentation géopolitique, de tensions systémiques et de l’érosion des institutions multilatérales. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=btqHDhO4h10" target="_blank">C’est dans ce climat d’incertitude que Mark Carney intervient</a>, non comme un technicien de la finance, mais comme un analyste stratégique qui voit les fondations de l’ordre mondial se fissurer. <br />   <br />  La réflexion de Mark Carney résonne particulièrement en France, où le débat sur la souveraineté économique et la résilience stratégique occupe une place centrale. Comme le Canada, la France se trouve à la croisée des chemins, confrontée à la fragilisation du multilatéralisme et à la nécessité de repenser son autonomie dans un monde plus dur, plus fragmenté et moins prévisible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une voix qui porte au-delà de la finance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mark Carney occupe une place singulière dans ce paysage. <br />   <br />  Son expérience à la tête de deux banques centrales majeures lui confère une crédibilité rare, renforcée par son rôle auprès de l’ONU sur la finance durable et par son engagement dans plusieurs initiatives internationales. Lorsqu’il prend la parole au <a class="link" href="https://www.weforum.org/" target="_blank">WEF</a>, il ne se contente pas de commenter les fluctuations économiques : il relie les dynamiques financières aux réalités politiques, aux tensions géopolitiques et aux risques systémiques qui redéfinissent les rapports de force mondiaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un discours en résonance avec l’époque</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Son analyse de la fin de l’ordre international fondé sur des règles trouve un écho particulier dans un forum qui a longtemps défendu l’idée d’un monde interdépendant et coopératif. <br />   <br />  Mark&nbsp;Carney décrit un système où les grandes puissances n’hésitent plus à instrumentaliser l’économie, où les chaînes d’approvisionnement deviennent des leviers de pression et où les institutions censées garantir la stabilité peinent à remplir leur rôle. Son propos s’adresse à un public qui voit chaque jour les effets de cette bascule et qui cherche à comprendre comment naviguer dans un environnement où les certitudes d’hier ne tiennent plus.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un message destiné aux puissances moyennes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En tant que Canadien, il parle aussi au nom des puissances moyennes, celles qui ne disposent ni de la force brute des hégémons ni de la liberté des acteurs marginaux. Il les invite à reconnaître la fin des illusions multilatérales et à repenser leur souveraineté dans un monde où les règles ne protègent plus comme avant. <br />   <br />  <strong>Son intervention au WEF devient alors un appel à la lucidité : il ne s’agit plus de défendre un ordre ancien, mais d’imaginer de nouvelles formes de coopération capables de résister à la fragmentation.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Regardez !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814236-65504735.jpg?v=1769006687" alt="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." title="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Regardez--Mark-Carney-au-World-Economic-Forum-une-voix-lucide-dans-un-monde-fragmente_a6905.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Sanctuariser sans déposséder : l’avenir du Groenland appartient aux Groenlandais. Réaction de Giuseppe Gagliano à l'article d'Alexandre Marciel</title>
   <updated>2026-01-14T10:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Sanctuariser-sans-deposseder-l-avenir-du-Groenland-appartient-aux-Groenlandais-Reaction-de-Giuseppe-Gagliano-a-l-article_a6862.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93662270-65421938.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-12T17:35:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93662270-65421938.jpg?v=1768381855" alt="Sanctuariser sans déposséder : l’avenir du Groenland appartient aux Groenlandais. Réaction de Giuseppe Gagliano à l'article d'Alexandre Marciel" title="Sanctuariser sans déposséder : l’avenir du Groenland appartient aux Groenlandais. Réaction de Giuseppe Gagliano à l'article d'Alexandre Marciel" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <p style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7416437551303057408/" target="_blank">Source</a>  <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>Votre proposition tombe juste, et surtout elle remet l’ordre des priorités à l’endroit. Le Groenland n’est pas une île « à prendre » parce que la glace recule, c’est un point de bascule planétaire. Le traiter comme un gisement ou comme un avant-poste militaire, c’est confondre opportunité tactique et risque stratégique. Vous avez le mérite de rappeler une évidence que beaucoup n’osent plus formuler : la question climatique n’est pas un sujet parmi d’autres, c’est la matrice qui recompose toutes les autres rivalités, de la sécurité aux routes maritimes, des métaux stratégiques aux équilibres sociaux. <br />   <br />  L’idée de sanctuarisation n’est pas une posture morale, c’est un outil de désescalade. En donnant au Groenland un statut international clair, fondé sur la neutralité, la recherche et la protection environnementale, on réduit mécaniquement l’espace des malentendus, des coups de force et des surenchères. Ce n’est pas une utopie juridique : le droit international évolue précisément quand une réalité nouvelle impose des garde-fous. Les précédents existent, qu’il s’agisse de régimes de neutralité, de protections patrimoniales ou de grands cadres de coopération scientifique. L’enjeu est d’adapter ces logiques à un territoire qui concentre à la fois vulnérabilité climatique et appétits géopolitiques. <br />   <br />  Votre texte est aussi précieux parce qu’il appelle la communauté scientifique à sortir de la réserve médiatique. Le Groenland est un laboratoire à ciel ouvert : fonte des glaces, niveau des mers, circulation océanique, biodiversité, rétroactions climatiques. Laisser ce laboratoire être redéfini par une logique extractive ou par une logique de puissance, c’est accepter que la connaissance devienne un sous-produit de la compétition. <br />   <br />  Enfin, le fait d’intégrer explicitement les droits et l’autonomie des populations groenlandaises est essentiel : sanctuariser ne peut pas signifier déposséder. Au contraire, cela doit renforcer leur capacité à choisir, à contrôler, à bénéficier de la recherche et à préserver leur territoire. En somme, votre appel n’est pas contre quelqu’un, il est pour un intérêt supérieur : éviter que l’Arctique devienne le prochain accélérateur d’une crise mondiale déjà hors norme.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank">Auteur : @Giuseppe Gagliano</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Sanctuariser-sans-deposseder-l-avenir-du-Groenland-appartient-aux-Groenlandais-Reaction-de-Giuseppe-Gagliano-a-l-article_a6862.html" />
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   <title>Quand la guerre moderne enterre l’humanitaire. Revue Défense IHEDN</title>
   <updated>2026-01-04T15:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Quand-la-guerre-moderne-enterre-l-humanitaire-Revue-Defense-IHEDN_a6812.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93503218-65341232.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-03T10:04:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans ce texte publié par Défense, revue de réflexion stratégique de l’Union‑IHEDN, le journaliste suisse Richard Werly analyse l’effondrement du droit international humanitaire face aux conflits contemporains. Entre brutalité géopolitique, innovations militaires incontrôlables et paralysie du multilatéralisme, il décrit un système à bout de souffle.     <div><b>Comment la guerre moderne a tué l'humanitaire Ou le Droit international bafoué, les agences onusiennes fauchées Par Richard Werly</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93503218-65341232.jpg?v=1767432784" alt="Quand la guerre moderne enterre l’humanitaire. Revue Défense IHEDN" title="Quand la guerre moderne enterre l’humanitaire. Revue Défense IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://revue-defense.fr/wp-content/uploads/2025/12/DEFENSE-226-decembre-2025-Richard-Werly.pdf" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La neutralité humanitaire mise en accusation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En Ukraine, le <a class="link" href="https://www.icrc.org/fr" target="_blank">CICR </a>  est devenu la cible d’une colère croissante. Sa neutralité, principe fondateur depuis Solférino, est perçue comme une faiblesse face à l’agression russe. Sa présidente rappelle pourtant que le droit humanitaire s’applique à tous, sans distinction entre agresseur et agressé. <br />   <br />  Mais cette position de principe se heurte à une réalité brutale : un membre permanent du Conseil de sécurité viole quotidiennement les règles qu’il est censé défendre, rendant l’action humanitaire presque impossible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un édifice juridique en ruine</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Depuis 2022, les conflits en Ukraine et à Gaza ont révélé l’effondrement accéléré du droit international humanitaire. Les rapporteurs spéciaux de l’ONU dénoncent les violations répétées des cessez-le-feu, l’entrave à l’aide médicale et l’impuissance de la communauté internationale. Les principes patiemment construits depuis la Seconde Guerre mondiale semblent balayés par la realpolitik et la brutalité des combats.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’asphyxie financière des organisations internationales</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À cette crise normative s’ajoute une crise budgétaire sans précédent. <br />  Le CICR doit réduire son budget de 17 %, le <a class="link" href="https://www.unhcr.org/fr" target="_blank">HCR</a>  fait face à un déficit de plusieurs centaines de millions de dollars et l’ONU elle-même s’enfonce dans une spirale d’impayés. <br />  Les États-Unis, la Chine et la Russie figurent parmi les principaux débiteurs, fragilisant une organisation déjà affaiblie. À 80 ans, l’ONU voit ses missions essentielles menacées par un manque de liquidités qui pourrait la rendre marginale sur les terrains de crise.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La révolution technologique bouleverse les règles de la guerre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Drones autonomes, intelligence artificielle, frappes anonymisées : les nouvelles technologies transforment les conflits et rendent l’application du droit humanitaire plus incertaine que jamais. <br />   <br />  Le CICR alerte sur la perte de contrôle humain dans l’usage de la force, mais ses mises en garde peinent à freiner la course à l’innovation militaire. Même la Chine, pourtant engagée dans une stratégie de puissance, se dit préoccupée par les risques éthiques et juridiques de ces armes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Europe en retrait, le droit en recul</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce paysage bouleversé, l’Europe apparaît affaiblie, incapable d’imposer ses valeurs ou de peser sur les plans de paix. <br />  Les pays du Sud dénoncent son double discours, rappelant les interventions sans mandat ou les silences du passé. <br />  Les États-Unis se détournent des cadres juridiques multilatéraux, tandis que la Russie impose sa loi par la force. <br />  Le droit international, qui semblait triompher lors de la création de la CPI en 1998, se retrouve marginalisé, contesté, parfois méprisé.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Werly" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Richard Werly</strong> </a>  est un journaliste et essayiste suisse, spécialiste des relations internationales. Éditorialiste au quotidien <em style="white-space: normal;">Blick</em>, il a longtemps été correspondant pour <em style="white-space: normal;">Le Temps</em> et couvert de nombreuses crises géopolitiques. Auteur de plusieurs ouvrages sur les fractures du monde contemporain, il publie en 2025 <em style="white-space: normal;">Cette Amérique qui nous déteste</em> (Nevicata).</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de la Revue. Défense (IHEDN)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93503218-65341292.jpg?v=1767432562" alt="Quand la guerre moderne enterre l’humanitaire. Revue Défense IHEDN" title="Quand la guerre moderne enterre l’humanitaire. Revue Défense IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://revue-defense.fr/" target="_blank">Revue trimestrielle de l’Union des associations d’auditeurs de l’IHEDN</a>, <em style="white-space: pre-wrap;">Défense</em> propose depuis plus de 70 ans des analyses approfondies sur les enjeux stratégiques, militaires, géopolitiques et internationaux. <br />   <br />  Elle accueille des contributions de chercheurs, diplomates, militaires, journalistes et experts reconnus, avec l’ambition d’éclairer les grands débats de défense et de sécurité. <br />   <br />  <a class="link" href="https://revue-defense.fr/" target="_blank">Pour aller plus loin...</a>  </span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Quand-la-guerre-moderne-enterre-l-humanitaire-Revue-Defense-IHEDN_a6812.html" />
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