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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-16T10:15:28+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>La semaine Européenne de la réduction des déchets commence le 22 Novembre.</title>
   <updated>2025-11-12T21:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-semaine-Europeenne-de-la-reduction-des-dechets-commence-le-22-Novembre_a6573.html</id>
   <category term="Agenda" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92514266-64850526.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-14T09:00:00+01:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) 2025, qui se tiendra du 22 au 30 novembre, est un événement clé pour sensibiliser citoyens, entreprises et collectivités à l’urgence de réduire notre production de déchets. Cette année, l’accent est mis sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E), un enjeu majeur tant sur le plan écologique qu’économique et stratégique pour l’Europe.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92514266-64850526.jpg?v=1762979728" alt="La semaine Européenne de la réduction des déchets commence le 22 Novembre." title="La semaine Européenne de la réduction des déchets commence le 22 Novembre." />
     </div>
     <div>
      <strong>Un enjeu écologique pressant</strong>. Chaque année, des millions de tonnes de déchets sont produites en Europe, dont une part croissante de D3E. Ces déchets, souvent mal triés ou jetés à tort avec les ordures ménagères, contiennent des métaux lourds et des substances toxiques qui polluent les sols et les eaux. La SERD rappelle que la meilleure solution reste la prévention : éco-conception, réparation, réemploi et recyclage doivent devenir des réflexes pour limiter l’impact environnemental. En France, l’ADEME souligne que 3,6 millions de tonnes d’emballages ménagers sont collectées chaque année pour le recyclage, mais que la réduction à la source reste insuffisante. <br />  &nbsp; <br />  Réduire les déchets, c’est aussi optimiser les ressources et créer de l’emploi local. Le recyclage des D3E permet de récupérer des <a class="link" href="https://mistralaichatupprodswe.blob.core.windows.net/chat-images/assistant/1f/ec/70/1fec700b-add7-492f-8de3-0a5e4f33a2ab/bfd4fe3e-0208-4bd5-9644-2d0b4c67265e/91be0175-a57c-45fa-8df8-0f79311df770/2a18869c-b803-4a2a-a5a4-b8d2f2a12502.png?sv=2025-01-05&amp;st=2025-11-12T20%3A40%3A55Z&amp;se=2025-11-12T21%3A40%3A55Z&amp;sr=b&amp;sp=rade&amp;sig=0PWow3btCa0sFNkqiYVxObBr4IYeMimoTyktFn0gW5Y%3D" target="_blank">métaux rares</a>, essentiels à l’industrie européenne mais dont l’approvisionnement est souvent dépendant de pays tiers. En favorisant la réparation et le réemploi, la SERD encourage une économie circulaire qui renforce l’autonomie stratégique de l’Europe. Les entreprises engagées dans cette démarche améliorent leur image et réalisent des économies significatives, tout en répondant aux attentes croissantes des consommateurs pour une production responsable. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une mobilisation collective La SERD est un temps fort de mobilisation</strong> : collectivités, écoles, associations et particuliers sont invités à organiser des actions concrètes (ateliers de réparation, collectes de déchets, sensibilisation au tri, etc.). En 2025, l’accent est mis sur les D3E, mais aussi sur l’alimentation durable, la réutilisation et la lutte contre le gaspillage. L’objectif est de montrer que chacun peut agir, à son échelle, pour réduire son empreinte écologique. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un message essentiel </strong>: le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas La <a class="link" href="https://serd.ademe.fr/" target="_blank">SERD</a>  rappelle que la prévention des déchets passe par des gestes simples : acheter moins mais mieux, privilégier les produits durables, réparer plutôt que jeter, composter ses biodéchets. Ces actions, multipliées à grande échelle, ont un impact réel sur la préservation des ressources et la réduction de la pollution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p class="whitespace-break-spaces">En conclusion, la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2025 est une opportunité pour repenser notre rapport aux objets et aux ressources. Elle invite à une prise de conscience collective : la transition écologique ne se décrète pas, elle se vit au quotidien, par des actions concrètes et partagées. <br />  &nbsp; <br />    <hr />  <p class="whitespace-break-spaces"><em>Pour participer ou découvrir les événements près de chez vous, consultez le site officiel de la SERD : <a class="link" href="https://serd.ademe.fr/" target="_blank">serd.ademe.fr</a>  &nbsp; <br />  Il y a certainement une action près de chez vous. Consultez la <a class="link" href="https://serd.ademe.fr/participer/actions-pres-de-chez-moi/" target="_blank">carte</a>, et écoutez les podcasts.</em> <br />    <p class="whitespace-break-spaces"><em>(Article rédigé à partir des ressources de l’ADEME et des initiatives européennes, novembre 2025.)</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le retour au travail des retraités : une bonne réponse à une mauvaise question. Jean-Marie Carrara</title>
   <updated>2025-10-31T12:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Le-retour-au-travail-des-retraites-une-bonne-reponse-a-une-mauvaise-question-Jean-Marie-Carrara_a6528.html</id>
   <category term="Management" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92189142-64706718.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-30T10:51:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un contexte de vieillissement de la population et de difficultés à financer les retraites, les gouvernements sont enclins à inciter les retraités à reprendre le chemin du travail. Est-ce un choix judicieux quand le taux de chômage des moins de 25 ans touche près d’un jeune sur 5 (18,8% pour être précis).     <div>
      <blockquote>Souvent idéalisée comme un moment de liberté et de jouissance des plaisirs de la vie, la retraite se révèle, pour les retraités recevant de faibles pensions, être un terrain miné d'anxiété et d'isolement d’autant que la santé de cette population est souvent plus dégradée que la moyenne pour avoir généralement exercé des métiers plus physiques durant leurs parcours professionnels. <br />   <br />  Aussi, après le bref "effet lune de miel" des premiers mois où la baisse des contraintes liées au travail leur apporte une amélioration temporaire de leur bien-être, le retour à la réalité de la vie quotidienne est source de niveaux élevés de dépression et d’angoisse</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une opportunité pour les chefs d'entreprise ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92189142-64706718.jpg?v=1761819889" alt="Le retour au travail des retraités : une bonne réponse à une mauvaise question. Jean-Marie Carrara" title="Le retour au travail des retraités : une bonne réponse à une mauvaise question. Jean-Marie Carrara" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En réintégrant des seniors, les entreprises profitent de la longue expérience acquise par ces personnels avec comme résultat, le plus souvent, une augmentation de la productivité de leurs entreprises. <br />   <br />  De surcroît, cette réinsertion est bénéfique à l’ensemble de la population car, en atténuant les vulnérabilités de cette population et en baissant les risques psychologiques liés à l'inactivité post-professionnelle elle induit une réduction des coûts de santé.. <br />   <br />  Vu sous cet angle, le retour de seniors motivés dans le monde du travail représente un levier de croissance pour les entreprises</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intérêt économique de la réinsertion senior : Booster la compétitivité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Intégrer des retraités volontaires n'est pas seulement une mesure humanitaire ; c'est aussi une stratégie d'intelligence économique.</strong> <br />   <br />  Les seniors apportent un savoir-faire irremplaçable perdu au fil des réformes successives sur la réduction de l’âge de la retraite. Combien de fois n’ai-je été confronté à la perte des connaissances sur le fonctionnement d’une machine car tous les techniciens étaient désormais en retraite ! <br />   <br />  L’obsolescence technique est parfois très longue et des métiers à tisser plus que centenaires sont encore utilisés aujourd’hui et fonctionnent toujours parfaitement bien. <br />  Le retour des retraités au travail réduit aussi les besoins en formation et accélère les transferts de compétences. <br />  Dans un marché du travail tendu, où les entreprises peinent à recruter, ce réservoir de talents permet de combler les gaps sans inflation salariale excessive car le besoin se limite le plus généralement à la recherche d’un complément de retraite et à la volonté, ou de besoin, d’une activité à temps partiel pouvant souvent être exercée de manière flexible <br />   <br />  Au niveau sociétal, cette réinsertion renforce l’image des entreprises en en faisant des entreprises responsables, attirant investisseurs et clients sensibles aux enjeux ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Équilibrer la réinsertion mais sans pénaliser les jeunes : Le modèle du mentorat intergénérationnel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Le défi majeur reste d'éviter un déséquilibre du marché du travail au détriment des jeunes entrants.</strong> <br />   <br />  Une réinsertion massive de seniors pourrait saturer les postes, réduire le niveau de rémunération des temps pleins et freiner l'ascension des millennials et de la génération Z. <br />   <br />  <strong>Pour contourner cela, les entreprises peuvent adopter des approches hybrides, comme des binômes mentor-apprenti où les aînés transmettent leur expertise sans occuper indéfiniment des rôles clés. <br />  Cela favorise l'innovation en croisant expériences passées et visions fraîches, tout en préservant des opportunités pour les juniors.</strong> <br />   <br />  Économiquement, ce système réduit le turnover des jeunes – souvent élevé en raison d'un sentiment d'impasse et de carence de nouvelles connaissances – et optimise les ressources humaines, avec un retour sur investissement rapide via une productivité intergénérationnelle accrue. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'impact sur la santé mentale : Prévenir l'anxiété par l'activité professionnelle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">De nombreuses études mettent en lumière une courbe en dents de scie pour la santé mentale post-retraite : une amélioration initiale suivie d'un déclin, particulièrement chez les femmes et les non-mariés aux revenus modestes. <br />  Physiquement, les métiers éprouvants laissent des séquelles durables, amplifiant les risques psychologiques. <br />   <br />  Pour les entreprises, promouvoir une réinsertion adaptée – via des postes aménagés et un suivi médical – protège cette santé mentale, transformant un risque sociétal en atout. <br />  Des programmes de bien-être au travail, incluant coaching psychologique, non seulement boostent la motivation des seniors mais réduisent aussi les absences liées à la dépression, impactant positivement les bilans financiers des entreprises accueillantes. <br />   <br />  D’un point de vue sociétal, cela allège la charge sur les systèmes de santé publics, libérant des ressources pour d'autres priorités. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les enjeux physiques et la pénibilité : Adapter les postes pour une durabilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au-delà de la sphère mentale, la retraite expose à des fragilités physiques héritées de carrières usantes. <br />  Les retraités de classes moyennes, souvent marqués par des emplois physiques, rapportent un bien-être moindre sur la durée. <br />   <br />  Les entreprises ont ici un rôle stratégique : en réaménageant les postes – ergonomie améliorée, horaires flexibles – elles prolongent la contribution des seniors sans aggraver leur santé. <br />  Cela s'inscrit dans une logique de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), où l'investissement en santé au travail se traduit par une réduction des coûts indirects, comme les indemnités maladie. <br />   <br />  <strong>Économiquement, cela renforce la résilience des chaînes de production, surtout dans des secteurs comme l'industrie ou les services, où l'expérience senior compense les lacunes physiques par une efficacité accrue.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers des politiques d'accompagnement : Un levier pour l'intelligence stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'étude appelle à des réformes ciblées, comme des aides financières pour les bas revenus ou des reconversions pour atténuer la pénibilité. <br />   <br />  Pour les chefs d'entreprise, collaborer avec les pouvoirs publics – via des incitations fiscales pour l'embauche de seniors – optimise ces transitions. <br />  Cela évite que la retraite tardive, souvent subie chez les hauts revenus, ne devienne un frein psychique. <br />  Au niveau sociétal, une telle approche favorise l'équité, intégrant genre, statut conjugal et revenu dans les stratégies RH. <br />   <br />  <strong>En fin de compte, les entreprises qui intègrent les seniors de manière équilibrée non seulement sécurisent leur avantage concurrentiel mais contribuent à une société plus cohésive, où le travail reste un vecteur de santé et d'inclusion pour tous les âges.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une vision prospective pour les entreprises</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En somme, réinsérer les seniors n'est pas une charge mais un investissement multifacette. <br />   <br />  Économiquement, cela pallie les pénuries de compétences ; socialement, cela équilibre générations ; sociétalement, cela protège la santé mentale collective. <br />  Les dirigeants avisés sauront transformer ces insights en actions concrètes, forgeant des organisations résilientes face au vieillissement démographique qui se poursuit toujours. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left">  <div class="legende legende_64315663"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>Né en 1958 à Rabat (Maroc), <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN)</blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En collaboration avec ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Dr Jan-Cédric Hansen</strong></a>  <br />  Praticien hospitalier, expert en pilotage stratégique de crise, vice-président de GloHSA et de WADEM Europe, Administrateur de StratAdviser Ltd -&nbsp;http://www.stratadviser.com</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>L'indice de risque de désindustrialisation : un outil d’anticipation stratégique</title>
   <updated>2025-07-16T11:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-indice-de-risque-de-desindustrialisation-un-outil-d-anticipation-strategique_a6163.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
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   <published>2025-07-16T09:52:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à l'insuffisance des instruments d'analyse classiques, souvent a posteriori et descriptifs, le Centre de recherche appliquée de l'École de Guerre Économique (CR451) a conçu un outil inédit : l'indice de risque de désindustrialisation. Ce dernier repose sur une grille d'évaluation multicritère permettant de détecter précocement les fragilités des entreprises industrielles majeures et de proposer une lecture stratégique de leurs vulnérabilités. Davantage que d’attendre l’autopsie, diagnostiquons le malade tant qu’il est vivant !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89934449-63514507.jpg?v=1752657245" alt="L'indice de risque de désindustrialisation : un outil d’anticipation stratégique" title="L'indice de risque de désindustrialisation : un outil d’anticipation stratégique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'indice combine neuf critères principaux </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Voici les 9 critère retenus :&nbsp; le positionnement stratégique, la vulnérabilité technologique, l'environnement politique et réglementaire, la situation financière, la fiscalité et les aides publiques, la gouvernance et l'actionnariat, l'emploi et les compétences, l'ancrage territorial, ainsi que l'image et la notoriété. Ces dimensions sont croisées afin d'établir un profil de risque global pour chaque entreprise analysée mais aussi d’identifier les vulnérabilités critiques. <br />   <br />  Pour sa première version, l'indice a été appliqué à un panel de dix groupes industriels emblématiques du tissu productif français : Alstom, Arkema, ArcelorMittal, Danone, Renault, Michelin, Sanofi, Seb, Schneider Electric et Valeo. Ces entreprises, bien connues du public, présentent une importance stratégique forte pour l'économie nationale, sont bien connues du grand public et sont représentatives de secteurs clefs. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Les résultats sont alarmants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;selon les premiers diagnostics, la moitié du panel présente un niveau de risque élevé, indiquant des signaux faibles de décrochage potentiels. Ces alertes concernent aussi bien les délocalisations progressives, la fermeture de sites que la baisse des investissements en R&amp;D. Là où l’information existe, elle reste trop souvent cloisonnée ou inexploitée stratégiquement. <br />  Dans un contexte de guerre économique permanente, cette lecture systémique de l'information devient un impératif. <br />   <br />  L’indice vise ainsi à constituer un outil de pilotage pour les pouvoirs publics (ministères de l’Économie, de l’Industrie, de la Transition écologique, de la Recherche), mais aussi pour les collectivités locales, les syndicats, les investisseurs ou les journalistes engagés dans la veille économique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers un Observatoire national du risque de désindustrialisation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce dispositif préfigure la création d’un Observatoire national du risque de désindustrialisation annoncé pour 2026, si le centre en trouve les ressources, dans le but de fournir une veille continue, territorialisée et contextualisée. À terme, cet outil pourrait s’imposer comme un référent stratégique, au même titre que les baromètres ESG ou les classements technologiques. <br />   <br />  L’enjeu est d’autant plus crucial que la confrontation économique se déplace sur le terrain de la normalisation, du droit, des infrastructures critiques, de la mise sous dépendance (en matériaux, en technologies) et des technologies de rupture. La souveraineté productive n’est plus un luxe, mais une condition de survie économique et nationale. L'indice de risque de désindustrialisation s'inscrit dans cette exigence d'anticipation et grille de lecture pour favoriser l’action</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En somme, la création de cet indice s’affirme comme un acte fondateur pour une stratégie d’intelligence économique renouvelée, ancrée dans la prévention et l'action concertée. Elle participe à la reconfiguration des politiques publiques industrielles en leur fournissant des instruments concrets de pilotage et de décision.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source : CR451</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>Pour lire la présentation de l’indice et la méthodologie&nbsp;: <br />  <a class="link" href="https://cr451.fr/category/champs-de-recherche/observatoire-des-risques-de-desindustrialisation/">https://cr451.fr/category/champs-de-recherche/observatoire-des-risques-de-desindustrialisation/</a>  </strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div>
      <div class="intertitre before_left resize" id="intertitre_7" style="margin-bottom:10px">  <h2 class="access">&nbsp;</h2>  </div>    <div class="para_62802449 resize" id="para_7" style="">  <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88723744-62802449.jpg?v=1747922416&amp;ibox" title="Contact"> <img alt="Contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88723744-62802449.jpg?v=1747922417" title="Contact" /></a>    <div class="legende legende_62802449">Contact</div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>Le <a class="link" href="https://www.ege.fr/la-recherche-en-intelligence-economique" target="_blank">CR451</a>  est le Centre de Recherche Appliquée de l’École de Guerre Économique (EGE), fondé en janvier 2022. <br />  Dirigé par Christian Harbulot, expert en intelligence économique, le CR451 se concentre sur l’étude des conflits informationnels, de la guerre économique et des rapports de force géopolitiques. Il vise à développer des grilles de lecture innovantes pour comprendre les dynamiques de puissance modernes, notamment face à l’influence des GAFAM et aux nouvelles formes de confrontation économique. <br />  Le centre mène des recherches appliquées, organise des séminaires, produit des podcasts et publie des études de cas.</blockquote>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/L-indice-de-risque-de-desindustrialisation-un-outil-d-anticipation-strategique_a6163.html" />
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  <entry>
   <title>L'indice de risque de désindustrialisation : un outil d’anticipation stratégique</title>
   <updated>2025-07-21T09:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-indice-de-risque-de-desindustrialisation-un-outil-d-anticipation-strategique_a6180.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/90031597-63558139.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-16T09:52:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à l'insuffisance des instruments d'analyse classiques, souvent a posteriori et descriptifs, le Centre de recherche appliquée de l'École de Guerre Économique (CR451) a conçu un outil inédit : l'indice de risque de désindustrialisation. Ce dernier repose sur une grille d'évaluation multicritère permettant de détecter précocement les fragilités des entreprises industrielles majeures et de proposer une lecture stratégique de leurs vulnérabilités. Davantage que d’attendre l’autopsie, diagnostiquons le malade tant qu’il est vivant !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/90031597-63558139.jpg?v=1752657245" alt="L'indice de risque de désindustrialisation : un outil d’anticipation stratégique" title="L'indice de risque de désindustrialisation : un outil d’anticipation stratégique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'indice combine neuf critères principaux </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Voici les 9 critère retenus :&nbsp; le positionnement stratégique, la vulnérabilité technologique, l'environnement politique et réglementaire, la situation financière, la fiscalité et les aides publiques, la gouvernance et l'actionnariat, l'emploi et les compétences, l'ancrage territorial, ainsi que l'image et la notoriété. Ces dimensions sont croisées afin d'établir un profil de risque global pour chaque entreprise analysée mais aussi d’identifier les vulnérabilités critiques. <br />   <br />  Pour sa première version, l'indice a été appliqué à un panel de dix groupes industriels emblématiques du tissu productif français : Alstom, Arkema, ArcelorMittal, Danone, Renault, Michelin, Sanofi, Seb, Schneider Electric et Valeo. Ces entreprises, bien connues du public, présentent une importance stratégique forte pour l'économie nationale, sont bien connues du grand public et sont représentatives de secteurs clefs. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Les résultats sont alarmants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;selon les premiers diagnostics, la moitié du panel présente un niveau de risque élevé, indiquant des signaux faibles de décrochage potentiels. Ces alertes concernent aussi bien les délocalisations progressives, la fermeture de sites que la baisse des investissements en R&amp;D. Là où l’information existe, elle reste trop souvent cloisonnée ou inexploitée stratégiquement. <br />  Dans un contexte de guerre économique permanente, cette lecture systémique de l'information devient un impératif. <br />   <br />  L’indice vise ainsi à constituer un outil de pilotage pour les pouvoirs publics (ministères de l’Économie, de l’Industrie, de la Transition écologique, de la Recherche), mais aussi pour les collectivités locales, les syndicats, les investisseurs ou les journalistes engagés dans la veille économique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers un Observatoire national du risque de désindustrialisation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce dispositif préfigure la création d’un Observatoire national du risque de désindustrialisation annoncé pour 2026, si le centre en trouve les ressources, dans le but de fournir une veille continue, territorialisée et contextualisée. À terme, cet outil pourrait s’imposer comme un référent stratégique, au même titre que les baromètres ESG ou les classements technologiques. <br />   <br />  L’enjeu est d’autant plus crucial que la confrontation économique se déplace sur le terrain de la normalisation, du droit, des infrastructures critiques, de la mise sous dépendance (en matériaux, en technologies) et des technologies de rupture. La souveraineté productive n’est plus un luxe, mais une condition de survie économique et nationale. L'indice de risque de désindustrialisation s'inscrit dans cette exigence d'anticipation et grille de lecture pour favoriser l’action</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En somme, la création de cet indice s’affirme comme un acte fondateur pour une stratégie d’intelligence économique renouvelée, ancrée dans la prévention et l'action concertée. Elle participe à la reconfiguration des politiques publiques industrielles en leur fournissant des instruments concrets de pilotage et de décision.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source : CR451</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>Pour lire la présentation de l’indice et la méthodologie&nbsp;: <br />  <a class="link" href="https://cr451.fr/category/champs-de-recherche/observatoire-des-risques-de-desindustrialisation/">https://cr451.fr/category/champs-de-recherche/observatoire-des-risques-de-desindustrialisation/</a>  </strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div>
      <div class="intertitre before_left resize" id="intertitre_7" style="margin-bottom:10px">  <h2 class="access">&nbsp;</h2>  </div>    <div class="para_62802449 resize" id="para_7" style="">  <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88723744-62802449.jpg?v=1747922416&amp;ibox" title="Contact"> <img alt="Contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88723744-62802449.jpg?v=1747922417" title="Contact" /></a>    <div class="legende legende_62802449">Contact</div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>Le <a class="link" href="https://www.ege.fr/la-recherche-en-intelligence-economique" target="_blank">CR451</a>  est le Centre de Recherche Appliquée de l’École de Guerre Économique (EGE), fondé en janvier 2022. <br />  Dirigé par Christian Harbulot, expert en intelligence économique, le CR451 se concentre sur l’étude des conflits informationnels, de la guerre économique et des rapports de force géopolitiques. Il vise à développer des grilles de lecture innovantes pour comprendre les dynamiques de puissance modernes, notamment face à l’influence des GAFAM et aux nouvelles formes de confrontation économique. <br />  Le centre mène des recherches appliquées, organise des séminaires, produit des podcasts et publie des études de cas.</blockquote>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/L-indice-de-risque-de-desindustrialisation-un-outil-d-anticipation-strategique_a6180.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Faut-il une loi de séparation du numérique et de l’humain pour lutter contre le réchauffement sémantique?</title>
   <updated>2024-08-19T18:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Faut-il-une-loi-de-separation-du-numerique-et-de-l-humain-pour-lutter-contre-le-rechauffement-semantique_a5140.html</id>
   <category term="Le numérique, accélérateur de croisssance" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/82261582-59053711.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-08-19T08:34:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Et si les grands modèles de langage n’étaient pas des perroquets mais des coucous ? On sent bien que, plus l’IA sera imposante ou imposée, plus il faudra mettre en place des limites. L’hypothèse d’une Loi de Séparation du Numérique et de l’Humain (LSNH) mérite l’attention.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82261582-59053711.jpg?v=1714559787" alt="Faut-il une loi de séparation du numérique et de l’humain pour lutter contre le réchauffement sémantique?" title="Faut-il une loi de séparation du numérique et de l’humain pour lutter contre le réchauffement sémantique?" />
     </div>
     <div>
       <br />  <span style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: -webkit-standard; font-size: medium; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; display: inline !important; float: none;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/rohmer/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Jean Rohmer</a>  est Ingénieur <a class="link" href="https://ensimag.grenoble-inp.fr/" target="_blank">ENSIMAG</a>  et Docteur ès Sciences. Il est président de l'<a class="link" href="https://institutbull.fr/">Institut&nbsp;Fredrik Bull</a>, et chercheur associé au <a class="link" href="https://www.devinci.fr/research-center/" target="_blank">De Vinci Research Center</a>  </span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les travailleurs du vide.</b></div>
     <div>
      &nbsp;"On nous somme d’utiliser l’intelligence artificielle pour, selon la formule rabâchée&nbsp; « nous libérer des tâches routinières pour nous concentrer sur des activités à haute valeur ajoutée ». <br />  Cependant philosophes et essayistes sont divisés, entre ceux annonçant &nbsp;la plus grande révolution de l’humanité, ceux disant «&nbsp;même pas peur&nbsp;», &nbsp;jusqu’à ceux redoutant la disparition prochaine de la civilisation. Toutes &nbsp;choses pas forcément contradictoires. <br />   <br />  Discussion entre un directeur général et son responsable de veille sur une note stratégique que ce dernier vient de lui envoyer. Le DG est un peu gêné, car son &nbsp;IA vient de lui dire «je l’ai lue, &nbsp;rien d’urgent, je vous alerterai le cas échéant en fonction de l’actualité&nbsp;», et donc il n’est pas très disert. <br />  Le &nbsp;veilleur est soulagé, car de son côté c’est son IA à lui qui a rédigé la note qu’ il n’a pas pris le temps de relire. Tous les deux sont devenus <strong>des travailleurs du vide.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et si les premiers à utiliser l’IA étaient les premiers à être remplacés par l’IA ?</b></div>
     <div>
      &nbsp;Et si les grands modèles de langage n’étaient pas &nbsp;des perroquets mais des coucous&nbsp;? <br />   <br />  On sent bien que, plus l’IA sera imposante ou imposée, plus il faudra mettre en place des limites. L’hypothèse d’une &nbsp;Loi de Séparation du Numérique et de l’Humain (LSNH) mérite &nbsp;l’attention. <br />   <br />  <strong>L’IA générative accélère le réchauffement sémantique</strong> car elle «&nbsp;produit les mots suivants&nbsp;». <br />  Sa capacité exponentielle à amplifier&nbsp; l’information nous pousse à en rajouter, via des prompts, ou en publiant notre grain de sel et nos vidéos à tout propos, en espérant des milliers de clics flattant notre vanité. Réaction en chaine, qui à la fin peut tous nous griller. <br />  Ce n’est plus juste une bulle financière qui risque d’exploser. La jeune Mila déclarait récemment&nbsp;: «&nbsp;Nous n’aurions jamais dû avoir les réseaux sociaux&nbsp;». <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dire ce que l’humain doit rester en capacité de faire, voire élargir ce périmètre.</b></div>
     <div>
      Une <strong>L</strong>oi de <strong>S</strong>éparation du <strong>N</strong>umérique et de l'<strong>H</strong>umain&nbsp;- LSNH - doit se différentier des actuelles réglementations: ne pas simplement limiter ce que l’IA peut faire, mais dire ce que l’humain doit rester en capacité de faire, voire élargir ce périmètre. <br />   <br />  <strong>Revenons sur ces «&nbsp;tâches répétitives&nbsp;» que l’IA doit nous épargner.</strong> Un pianiste virtuose ne passe pas son temps à donner des récitals, il le passe à faire des gammes. Un champion de marathon ne court que deux ou trois marathons par an, le reste du temps, il s’entraine, il se soigne, il se repose.&nbsp; Imaginons le cauchemar d’un brillant décideur si, «&nbsp;libéré&nbsp;» du temps perdu à tourner les pages, à lire jusqu’au bout&nbsp; des articles difficiles, il avait non plus dix décisions à prendre par jour, mais cent. Pour courir le 100 mètres en 10 secondes, il faut 10 ans. <br />   <br />  <strong>Si les machines nous dispensent de ces temps essentiels d’étude, d’effort, d’exercice, elles nous privent en fait de notre temps de construction intellectuelle, elles nous enlèvent cet apprentissage que nous sommes diaboliquement tentés de leur déléguer.</strong> <br />  Wittgenstein disait que les grandes théories naissent dans les halls de gare. Qui n’a jamais eu en voyage des idées inattendues&nbsp; qui ne se seraient jamais présentées en Zoom&nbsp;ou à la lecture du résultat d’un prompt&nbsp;? <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Résister  à la  facilité d’une collaboration toujours plus profonde et continue avec une IA venue d’ailleurs.</b></div>
     <div>
      Face au réchauffement sémantique, les professionnels des systèmes d’information &nbsp;sont au cœur du réacteur. Une <strong>L</strong>oi de <strong>S</strong>éparation du <strong>N</strong>umérique et de l'<strong>H</strong>umain - LSNH - les légitimerait à mettre en place les principes suivants&nbsp;qu’au fond d’eux-mêmes ils ressentent comme du bon sens&nbsp;: <br />   <br />  <strong>1) cloisonner –avec les bonnes passerelles- des zones d’information distincte</strong>s selon le contrôle que l’on y exerce&nbsp;en tant qu’humains: &nbsp;de l’incontrôlé &nbsp;global des ChatGPT et autres, aux grands modèles de langage locaux avec des sources choisies, aux bases de connaissances métier structurées et validées, jusqu’à des espaces de mémoire personnels . <br />   <br />  <strong>2)&nbsp; dans les processus de traitement, définir de même des zones de souveraineté humaine </strong>diversifiées&nbsp;: réflexion purement individuelle, confrontation en tête à tête, travail en groupe rapproché, travail en réseau, usage critique de ce raffinage de connaissances collectives que sont les moteurs de recherche et les grands modèles de langage, évidemment incontournables et par bien des côtés prodigieux. <br />   <br />  Adopter ces deux principes supposera des efforts considérables&nbsp; pour résister &nbsp;à la&nbsp; facilité d’une collaboration toujours plus profonde et continue avec une IA venue d’ailleurs. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>Charles Aznavour a dit un jour «&nbsp;mon travail est plus intelligent que moi&nbsp;». <br />  Alors soyons fermes sur notre droit à travailler et à être intelligent.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jean Rohmer, merci pour cette analyse.</b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Biographe de l'auteur</b></div>
     <div>
      &nbsp;  <div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">Jean Rohmer a effectué ses études d’ingénieur à l’Institut Polytechnique de Grenoble, section Mathématiques Appliquées et Informatique. Il est Docteur Ingénieur et Docteur ès Sciences en Informatique de l’Université de Grenoble.  <ul>  	<li class="list">Il a d’abord été chercheur à l’Université de Grenoble puis à l’Inria Rocquencourt, jusqu’en 1980.</li>  	<li class="list">Ensuite, il a créé et dirigé les activités de recherche, développement et commercialisation en Intelligence Artificielle du Groupe Bull, jusqu’en 1994. Cette équipe -le CEDIAG- a joué un rôle important dans la diffusion des techniques de l’Intelligence Artificielle dans l’industrie européenne (systèmes experts, programmation par contraintes).</li>  	<li class="list">Ses travaux de recherche ont porté sur les machines parallèles, la gestion des bases de données et la programmation logique.</li>  	<li class="list">De 1994 à 2002, Jean Rohmer a créé et dirigé une start-up, qui a développé le logiciel de gestion des connaissances IDELIANCE, un précurseur du Web Sémantique.</li>  	<li class="list">De 2002 à 2010, Jean Rohmer a été expert en traitement de l’information au sein du groupe Thales. Il a travaillé en particulier sur des systèmes de représentation et d’analyse de l’information, utilisés dans le Renseignement Militaire et l’Intelligence Economique.</li>  	<li class="list"><span style="color: rgb(0, 0, 0); font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: justify; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 15px; background-color: rgb(204, 204, 204);">De 2010 à 2022,&nbsp;</span><span style="color: rgb(0, 0, 0); font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: justify; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 15px; background-color: rgb(204, 204, 204);">au sein de l’école d’ingénieurs&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.devinci.fr/research-center/" target="_blank">ESILV du pôle universitaire Léonard de Vinci</a>  <span style="color: rgb(0, 0, 0); font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: justify; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 15px; background-color: rgb(204, 204, 204);">, il a dirigé le département Informatique et Sciences du Numérique, et fut directeur de la recherche et des partenariats de l'ensemble du Pôle Léonard de Vinci</span></li>  	<li class="list"><font face="Trebuchet MS,sans-serif"><span style="font-size: 15px;">Il est président de l'<a class="link" href="https://institutbull.fr/" target="_blank">Institut Fredrik Bull</a>, et poursuit des recherches en intelligence artificielle.</span></font></li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Faut-il-une-loi-de-separation-du-numerique-et-de-l-humain-pour-lutter-contre-le-rechauffement-semantique_a5140.html" />
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