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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-17T08:40:56+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>20 janvier 2026. Sommet de la Souveraineté Technologique : la France face au défi de l’autonomie numérique</title>
   <updated>2026-01-04T14:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/20-janvier-2026-Sommet-de-la-Souverainete-Technologique-la-France-face-au-defi-de-l-autonomie-numerique_a6796.html</id>
   <category term="Souveraineté" />
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   <published>2025-12-30T11:17:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 20 janvier à Paris, le Sommet de la Souveraineté Technologique réunit décideurs publics, experts de l’intelligence économique, industriels stratégiques et acteurs du numérique pour dresser un état des lieux de la dépendance technologique française et européenne. À l’heure où l’IA, le cloud, la cybersécurité et les infrastructures critiques redessinent les rapports de force mondiaux, l’événement entend clarifier les priorités, exposer les vulnérabilités et identifier les leviers d’action pour reconquérir une autonomie stratégique durable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93439260-65309017.jpg?v=1767097761" alt="20 janvier 2026. Sommet de la Souveraineté Technologique : la France face au défi de l’autonomie numérique" title="20 janvier 2026. Sommet de la Souveraineté Technologique : la France face au défi de l’autonomie numérique" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://community.ima-dt.org/sommet-souverainete-tech-autonomie-strategique" target="_blank">Source</a> </div>    <blockquote><span style="font-weight: 400;">Le Ministère de l’Économie accueille la <a class="link" href="https://community.ima-dt.org/sommet-souverainete-tech-autonomie-strategique" target="_blank">seconde édition du Sommet de la Souveraineté Technologique</a>  pour faire l’état des lieux de l’autonomie numérique en France et en Europe. Venez découvrir les stratégies des institutions publiques et les solutions de 50 champions technologiques français répondant aux défis actuels de l’IA, du Cloud et de la cybersécurité.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reprendre la main sur les technologies critiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le sommet mettra en lumière les enjeux les plus sensibles : maîtrise des données, infrastructures souveraines, IA de confiance, cybersécurité, chaînes d’approvisionnement technologiques et dépendances structurelles vis‑à‑vis des géants étrangers. <br />  Les intervenants analyseront les risques de fragmentation, les vulnérabilités industrielles et les conditions d’une reconquête stratégique crédible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entre géopolitique, innovation et sécurité nationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au-delà des aspects techniques, l’événement abordera la dimension géopolitique : rivalités technologiques, pressions extraterritoriales, normes internationales, influence des plateformes globales et rôle des États dans la protection des actifs immatériels. <br />  <strong>La souveraineté technologique y sera présentée comme un enjeu de puissance, mais aussi de résilience démocratique et économique.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Parmi les intervenants</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/philippe-latombe-2874a9a2/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Philippe Latombe,</strong></a>  député de Vendée et Secrétaire de la Commission des Lois à l'Assemblée Nationale, et Rapporteur de la mission Souveraineté Numérique de l’Assemblée Nationale</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/catherine-mayenobe-a0522a25a/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Catherine Mayenobe</strong></a>, Directrice générale déléguée et directrice des opérations et du pilotage de la transformation opérationnelle de Caisse des dépôts et consignations, pour présenter le plan Horizon numérique 2030</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/olivierbiton/" target="_blank">Olivier Biton, Group CIO</a>, Directeur de la Transformation technologique, Directeur général de CA-GIP, et Membre du Comité Exécutif de Crédit Agricole S.A., présentera le plan de développement de l'autonomie numérique du groupe Crédit Agricole, avec des ambitions claires en matière d'achat numérique souverain&nbsp;</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thomas-reynaud-5555291a4/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Thomas Reynaud, CEO du Groupe Iliad</a>, nous présentera pourquoi le groupe Iliad figure aujourd’hui parmi les acteurs industriels européens les plus engagés dans la construction d’infrastructures numériques de confiance, à travers Scaleway, OpCore, le consortium AION, ses partenariats récents avec Nvidia ou France Télévisions, l'acquisition de Saagie, ou ses activités dans l’open science avec par exemple Kyutai</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnopons/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Arno Pons, Délégué général de la Digital New Deal Foundation</a>, accompagné de Olivier Vallet, Président de Docaposte, Xavier Piechaczyk, Président du Directoire de RTE, Yann Lechelle, CEO de Probabl et David Djaïz, Associé et dirigeant de Ascend Partners, pour présenter l'initiative IRN : Indice de Résilience Numérique, lancée en juillet aux cotés d'Olivier Sichel (président de la caisse de Dépôts et consignations), l'ancienne Ministre Clara Chappaz, et de plusieurs dirigeants de grandes entreprises, avec l’appui du Cigref et du Medef&nbsp;</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alexandre-bounouh-mba-phd-hdr-6b8a8a61/?originalSubdomain=fr" target="_blank">&nbsp;Alexandre Bounouh, PDG du CEA List</a>, qui est par essence un acteur clef de la souveraineté numérique, présentera ses actions structurantes&nbsp;</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;">Michel Paulin, Président du <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/csf-nouveaux-systemes-energetiques/posts/?feedView=all" target="_blank">Comité Stratégique de Filière "Solutions et Logiciels Numériques de Confiance"</a>  pour présenter les actions menées d'intermédiation entre grands groupes / administrations et startups françaises, pour développer les achats souverains&nbsp;</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mayanoelpro/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Maya Noel, Directrice Générale de France Digitale</a>, pour présenter une cartographie des startups françaises et européennes du numérique et leur développement</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/caroline-chopinaud-1a46867/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Caroline Chopinaud, Directrice Générale du Hub France IA</a>, pour analyser l’importance hautement stratégique de l’IA en matière de souveraineté technologique</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.veillemag.com/Christophe Grosbost, Directeur stratégique de l’IMA" target="_blank">Christophe Grosbost, Directeur stratégique de l’IMA</a> et fondateur de ce sommet, qui présentera la feuille de route IMA 2026 en faveur de l'autonomie technologique</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext"><span style="font-size: 1rem;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/emmanuelleroux/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Emmanuel Le Roux,</a>  Head of Advanced Computing &amp; AI, Eviden, Atos Group, pour présenter l'ambition de cette division d'Eviden / Atos, depuis son rachat par l’Etat en juillet 2025 au Groupe Atos, de bâtir une filière européenne d’excellence dans les domaines du calcul avancé, de l’IA et du quantique</span></span></span></li>  	<li class="list"><span class="fieldval"><span class="fieldtext">Le <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/cesin-club/posts/?feedView=all" target="_blank">CESIN </a>  et <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/hexatrust/?originalSubdomain=fr" target="_blank">HEXATRUST</a>  présenteront le "<a class="link" href="https://www.solutions-numeriques.com/le-cyber-panorama-pour-enfin-cartographier-loffre-souveraine-de-cybersecurite/" target="_blank">Cyber Panorama</a>  ",&nbsp;un outil opérationnel pour guider les organisations vers des solutions souveraines, offrant une vision consolidée du marché favorisant l’adoption de solutions souveraines et éclairant les choix technologiques des organisations.</span></span></li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les enjeux-clés</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93439260-65310124.jpg?v=1767098130" alt="20 janvier 2026. Sommet de la Souveraineté Technologique : la France face au défi de l’autonomie numérique" title="20 janvier 2026. Sommet de la Souveraineté Technologique : la France face au défi de l’autonomie numérique" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La souveraineté technologique s’impose aujourd’hui comme un enjeu central de puissance et de résilience. <br />  Le sommet met en lumière la nécessité pour la France et l’Europe de réduire leurs dépendances dans les domaines critiques — cloud, IA, infrastructures et composants — tout en renforçant la protection des données et des actifs immatériels face aux risques d’ingérence et aux menaces hybrides. <br />  Il souligne aussi l’urgence de développer une IA véritablement souveraine, appuyée sur des standards et des infrastructures maîtrisés, et de structurer des filières technologiques capables de rivaliser avec les plateformes globales. <br />   <br />  Enfin, l’événement rappelle que toute stratégie technologique est désormais indissociable d’une lecture géopolitique : normes internationales, pressions extraterritoriales et rivalités de puissance conditionnent directement les marges de manœuvre des États comme des entreprises.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93439260-65310149.jpg?v=1767098362" alt="20 janvier 2026. Sommet de la Souveraineté Technologique : la France face au défi de l’autonomie numérique" title="20 janvier 2026. Sommet de la Souveraineté Technologique : la France face au défi de l’autonomie numérique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/20-janvier-2026-Sommet-de-la-Souverainete-Technologique-la-France-face-au-defi-de-l-autonomie-numerique_a6796.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les échecs de la coopération franco-allemande Du cloud européen au chasseur de sixième génération : un moteur de l'Europe désormais grippé.</title>
   <updated>2025-11-18T15:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Les-echecs-de-la-cooperation-franco-allemande-Du-cloud-europeen-au-chasseur-de-sixieme-generation-un-moteur-de-l-Europe_a6602.html</id>
   <category term="STRATEGIES" />
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   <published>2025-11-18T15:17:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du cloud souverain Gaia‑X au chasseur de sixième génération, les projets phares de la coopération franco‑allemande s’enlisent. Rivalités industrielles, divergences stratégiques et dépendance persistante vis‑à‑vis de Washington révèlent l’incapacité de Paris et Berlin à incarner une vision commune de l’autonomie européenne. Le moteur censé porter l’intégration du continent apparaît aujourd’hui grippé, fragilisant la crédibilité de l’Union dans les domaines les plus sensibles.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92646797-64907261.jpg?v=1763475228" alt="Les échecs de la coopération franco-allemande Du cloud européen au chasseur de sixième génération : un moteur de l'Europe désormais grippé." title="Les échecs de la coopération franco-allemande Du cloud européen au chasseur de sixième génération : un moteur de l'Europe désormais grippé." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une ambition européenne qui se délite</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La coopération franco-allemande a longtemps été présentée comme le cœur battant de l'intégration européenne, un moteur politique et industriel destiné à garantir la puissance stratégique du continent. Pourtant, les dernières années ont révélé une série de revers retentissants qui fragilisent cette image. Les deux dossiers les plus emblématiques, le cloud souverain Gaia-X et le projet de chasseur de sixième génération, montrent non seulement des divergences techniques, mais aussi l'incapacité croissante de Paris et Berlin à définir une vision commune de l'autonomie stratégique européenne.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Gaia-X : la souveraineté numérique qui s'évapore</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Conçu en 2019 par Emmanuel Macron et Angela Merkel, <a class="link" href="https://gaia-x.eu/" target="_blank">Gaia-X </a>  devait être la réponse européenne à la domination américaine dans le cloud et un pilier de la souveraineté numérique. L'objectif était clair : créer une infrastructure de données protégée, indépendante et capable de soutenir la compétitivité industrielle du continent. Cependant, le projet s'est enlisé dans une série de compromis qui ont vidé sa raison d'être. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Sous la pression de l'industrie allemande, dépendante des géants numériques américains, les entreprises étrangères – Amazon, Microsoft, Google, mais aussi Huawei et Alibaba – ont été intégrées dans la structure de gouvernance de Gaia-X. Cette décision a brisé l'idée même d'un cloud souverain et confirmé la profonde asymétrie des priorités entre Paris, porté vers l'autonomie, et Berlin, préoccupé par la continuité de ses chaînes de valeur industrielles. Même les rares réussites initiales, comme Agdatahub, ont échoué, révélant l'absence de cohérence stratégique et l'incapacité à transformer une idée européenne ambitieuse en un instrument opérationnel.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le chasseur de sixième génération : un symbole d'impuissance</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le second grand chantier, le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_combat_a%C3%A9rien_du_futur" target="_blank">SCAF</a>, devait être le fleuron de la défense européenne. Imaginé comme le futur système de combat aérien, intégrant avion de combat, drones, capteurs et un cloud militaire, il devait inscrire l'Europe dans la course mondiale aux nouvelles technologies de défense. Mais, là encore, rivalités industrielles, suspicions politiques et visions divergentes ont paralysé le projet. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Berlin accuse Paris de monopoliser les contrats et de vouloir imposer son leadership technologique. La France reproche à l'Allemagne son manque d'engagement financier et stratégique. Le résultat est un affaiblissement structurel du programme, désormais réduit à la recherche d'un compromis minimal : poursuivre seulement la partie « cloud de combat » du projet pour maintenir un lien institutionnel, tout en laissant ouvertes des alternatives nationales ou bilatérales pour le développement du futur chasseur. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'Allemagne envisage même une coopération avec la Suède, signe que l'axe franco-allemand n'incarne plus une confiance automatique, mais une relation traversée par le doute.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Autonomie stratégique : un concept perdu en chemin</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Ces deux échecs ne sont pas des accidents techniques. Ils révèlent une divergence profonde entre Paris et Berlin sur la nature de la sécurité européenne et l'avenir des relations transatlantiques. La France voit dans l'autonomie stratégique une nécessité vitale pour compenser l'imprévisibilité américaine. L'Allemagne, encore ancrée dans la logique de protection sous parapluie américain, reste dépendante de Washington sur les infrastructures numériques, la technologie militaire et même les orientations stratégiques. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Cette dissymétrie rend presque impossible l'accord sur une direction commune pour la défense européenne. Elle fragilise également la crédibilité de l'Union européenne, incapable d'agir de manière cohérente dans les secteurs les plus sensibles : défense, numérique, technologies critiques, intelligence artificielle</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Un moteur européen en panne profonde</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'axe franco-allemand, présenté comme la colonne vertébrale de l'Union, apparaît aujourd'hui affaibli, hésitant, fragmenté. Chaque fois que l'enjeu touche à la souveraineté réelle – données, armement, industrie stratégique – les divergences entre Paris et Berlin ressurgissent, paralysant l'ambition européenne. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Dans un contexte marqué par la militarisation des relations internationales, la pression américaine sur les technologies sensibles, la montée des acteurs asiatiques et le besoin urgent de réarmer l'Europe, cette incapacité à trouver une voie commune devient un handicap structurel. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><strong>Ce blocage reflète l'incertitude géopolitique d'une Europe qui peine à définir son rôle dans un ordre mondial en mutation. L'illusion d'un moteur franco-allemand homogène cède la place à la réalité : deux puissances qui doutent, se concurrencent et avancent sans coordination, laissant l'Union européenne en suspens.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une Europe en quête d'orientation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les échecs successifs de Gaia-X et du SCAF symbolisent une crise plus large : l'incapacité de l'Europe à se projeter comme acteur souverain. Tant que Paris et Berlin ne surmonteront pas leurs contradictions, l'autonomie stratégique restera un slogan, non un projet. Et l'Europe continuera d'être tiraillée entre ambitions affichées et dépendances non assumées, incapable de choisir la route qui définira sa place dans le monde.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>#2 - Protectionnisme « Made in China » : stratégies pour l'autosuffisance .</title>
   <updated>2025-04-19T11:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/2-Protectionnisme-Made-in-China-strategies-pour-l-autosuffisance_a5870.html</id>
   <category term="STRATEGIES" />
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   <published>2025-04-18T15:04:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un pilier du nationalisme économique chinois réside dans l'adoption de stratégies protectionnistes visant à favoriser la production intérieure et à réduire la dépendance aux importations étrangères.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/87994761-62344151.jpg?v=1744982520" alt="#2 - Protectionnisme « Made in China » : stratégies pour l'autosuffisance ." title="#2 - Protectionnisme « Made in China » : stratégies pour l'autosuffisance ." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Made in China"</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Bien que la Chine soit membre de l'OMC depuis 2001 et ait largement profité de l'accès aux marchés mondiaux, Pékin a parallèlement mis en place des politiques industrielles et commerciales qui privilégient le « Made in China » et désavantagent souvent les concurrents étrangers. Ces mesures vont bien au-delà des droits de douane traditionnels et incluent des outils réglementaires, des exigences techniques, des conditions sur les investissements et des subventions ciblées.&nbsp; <br />   <br />  <strong>L'une des stratégies phares a été le plan Made in China 2025, lancé en 2015</strong>, qui ambitionne de faire de la Chine un leader mondial dans dix secteurs industriels stratégiques (de la robotique à l'aérospatiale, des véhicules à nouvelles énergies à la biotechnologie). Le plan fixait des objectifs quantitatifs ambitieux, notamment porter à 70 % d'ici 2025 la part des composants et matériaux de base produits localement dans les secteurs de haute technologie. En pratique, cela impliquait un fort élan pour l'innovation indigène et la substitution des importations, remplaçant progressivement les technologies avancées importées par des équivalents fabriqués en Chine. <br />   <br />  Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement chinois a mobilisé des outils tels que des fonds spéciaux pour la recherche et le développement, des incitations fiscales pour les entreprises high-tech, des financements avantageux via les banques publiques et une protection accrue du marché intérieur dans ces secteurs. <br />  Par exemple, dans le domaine des véhicules électriques, pendant plusieurs années, les constructeurs automobiles souhaitant accéder aux subventions gouvernementales devaient utiliser des batteries fournies par des producteurs locaux sélectionnés (excluant de facto de nombreux fournisseurs étrangers). Cette exigence, en vigueur de 2015 à 2019, garantissait qu'une grande partie de la chaîne de valeur reste entre des mains chinoises et constitue un exemple emblématique de protection non tarifaire mise en œuvre par des normes techniques.&nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>D'autres mesures protectionnistes concernent les conditions imposées aux investisseurs étrangers. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Historiquement, la Chine a conditionné l'accès à son marché à des coentreprises obligatoires avec des partenaires locaux dans des secteurs comme l'automobile, exigeant souvent un transfert de technologie. Cette pratique, perçue par les États-Unis et l'UE comme un transfert forcé de savoir-faire, a été une source majeure de tensions commerciales. Bien que Pékin ait récemment assoupli certaines de ces contraintes (depuis 2022, par exemple, les constructeurs automobiles étrangers peuvent opérer sans partenaire local), cette libéralisation est intervenue seulement après que les entreprises chinoises ont comblé leur retard technologique et acquis des positions avantageuses dans des secteurs comme les voitures électriques. De plus, de nombreux secteurs restent interdits ou fortement réglementés pour les entreprises étrangères via la « Liste négative » sur les investissements étrangers, qui restreint ou prohibe la participation étrangère dans des domaines sensibles (énergie, télécommunications, médias, etc.).&nbsp; <br />   <br />  <strong>La Chine utilise également des barrières réglementaires et des normes techniques comme outils de protectionnisme déguisé</strong>. Le contrôle étatique d'Internet – le célèbre Great Firewall – n'est pas seulement une mesure politique, mais a eu pour effet collatéral de protéger l'émergence de géants technologiques nationaux (Alibaba, Tencent, Baidu, etc.) face à l'entrée de concurrents occidentaux, créant un écosystème numérique entièrement chinois. De même, les exigences en matière de cybersécurité et de localisation des données obligent des entreprises comme les banques ou les opérateurs technologiques à adopter des solutions TIC domestiques considérées comme « sûres et contrôlables », marginalisant les fournisseurs étrangers. <br />   <br />  Cette tendance s'est accélérée récemment : face aux restrictions américaines sur l'exportation de technologies avancées, Pékin a lancé des programmes de remplacement à grande échelle des technologies occidentales par des alternatives chinoises. Entre septembre 2022 et septembre 2023, le nombre d'appels d'offres publics chinois visant à « nationaliser » les équipements technologiques (dans les ministères, les entités publiques et les grandes SOE) a plus que doublé (de 119 à 235), et la valeur des contrats correspondants a triplé. En 2022 seulement, la Chine a dépensé 1,4 trillion de yuans (environ 191 milliards de dollars) pour remplacer les matériels et logiciels étrangers par des produits domestiques, soit une hausse de 16 % par rapport à l'année précédente. Cet effort massif concerne des domaines critiques comme les systèmes informatiques dans l'administration publique, les infrastructures réseau (5G, cloud) et, prochainement, les secteurs bancaire et des télécommunications, avec l'objectif déclaré de réduire les vulnérabilités géopolitiques et les risques d'espionnage informatique.&nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un autre aspect du protectionnisme « Made in China » est le recours à des subventions distorsives à l'exportation et au dumping commercial</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/87994761-62344213.jpg?v=1744982758" alt="#2 - Protectionnisme « Made in China » : stratégies pour l'autosuffisance ." title="#2 - Protectionnisme « Made in China » : stratégies pour l'autosuffisance ." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Les excédents de production intérieure dans des industries comme l'acier, l'aluminium, les panneaux solaires ou, plus récemment, les batteries et les véhicules électriques, sont souvent absorbés par les marchés étrangers à des prix très compétitifs grâce au soutien public. Cela a suscité des réactions de la part des partenaires commerciaux : l'Union européenne, par exemple, a lancé en 2023 une enquête sur les subventions chinoises aux voitures électriques importées, prévoyant d'éventuels droits compensatoires pour protéger les producteurs européens. <br />  Les États-Unis, dès 2018, avaient imposé des droits sur l'acier et l'aluminium (touchant également la Chine) ainsi qu'une série de tarifs punitifs sur des centaines de milliards de dollars de biens chinois, accusant Pékin de pratiques déloyales et protectionnistes. La Chine, en retour, a riposté avec des droits équivalents sur des produits américains et a continué à soutenir vigoureusement ses entreprises exportatrices, illustrant une approche mercantiliste de « rivalité économique ».&nbsp; <br />   <br />  Voici quelques-unes des principales initiatives et politiques chinoises visant à renforcer l'industrie nationale et l'autosuffisance ces dernières années. <br />  Comme on peut le constater, la Chine combine réformes internes, plans industriels et outils juridiques pour poursuivre une forme de protectionnisme moderne, axée sur l'innovation nationale et la résilience économique. Bien que différente du protectionnisme tarifaire classique, cette approche a des effets tout aussi significatifs sur les équilibres commerciaux mondiaux et est perçue par de nombreuses économies avancées comme un défi au principe de réciprocité sur les marchés.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impact sur les relations internationales : entre conflits commerciaux et concurrence technologique </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">L'assertivité économique de Pékin et ses politiques nationalistes ont eu un impact profond sur les relations avec les autres grandes puissances, en premier lieu les États-Unis et l'Union européenne. Les frictions commerciales et technologiques sont devenues des éléments centraux de leurs agendas diplomatiques respectifs, générant des tensions mais aussi redéfinissant les alliances et les stratégies.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Relations Chine-États-Unis.</strong> La relation économique entre la Chine et les États-Unis est passée, au cours de la dernière décennie, d'un paradigme d'intégration symbiotique à une compétition stratégique ouverte. Les États-Unis reprochent à la Chine d'avoir profité de l'ordre commercial libéral (OMC) sans en respecter pleinement les règles, à travers des pratiques telles que des subventions massives, des transferts forcés de technologie et des restrictions à l'accès des entreprises américaines en Chine. <br />   <br />  De son côté, Pékin perçoit les initiatives de Washington – notamment sous l'administration Trump et partiellement poursuivies sous Biden – comme une tentative de containment de son ascension économique et technologique. La guerre commerciale déclenchée en 2018 a marqué un tournant : les États-Unis ont imposé des droits de douane sur des centaines de milliards de dollars d'importations chinoises (jusqu'à 25 % sur de nombreux produits), et la Chine a répondu par des tarifs symétriques sur des biens américains. <br />   <br />  En 2023, malgré quelques signes d'apaisement partiel, le déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine restait colossal (plus de 279 milliards de dollars), et la Chine demeurait l'un des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, avec des échanges totaux oscillant entre 575 et 580 milliards de dollars. Cet échange, bien que réduit par rapport au pic d'avant la guerre commerciale, met en lumière la profonde interdépendance persistant entre les deux économies, rendant un découplage complet complexe.&nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international Cestudec (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE) <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>PROCHAIN ARTICLE : Nationalisme économique chinois et affrontement technologique.</b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/2-Protectionnisme-Made-in-China-strategies-pour-l-autosuffisance_a5870.html" />
  </entry>
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   <title>Anaïs Voy-Gillis et Maroun Eddé : Un Diagnostic Croisé de la Désindustrialisation Française</title>
   <updated>2025-02-25T14:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Anais-Voy-Gillis-et-Maroun-Edde-Un-Diagnostic-Croise-de-la-Desindustrialisation-Francaise_a5732.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
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   <published>2025-02-25T12:51:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Désindustrialisation en France : Une responsabilité collective et des choix économiques controversés. Un débat qui met en évidence la complexité des enjeux et appelle à une prise de conscience collective pour inverser cette tendance.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86778315-61673140.jpg?v=1740489402" alt="Anaïs Voy-Gillis et Maroun Eddé : Un Diagnostic Croisé de la Désindustrialisation Française" title="Anaïs Voy-Gillis et Maroun Eddé : Un Diagnostic Croisé de la Désindustrialisation Française" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Analyse croisée de la désindustrialisation en France : une responsabilité partagée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Lors d'un débat, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ana%C3%AFs-voy-gillis/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Anaïs Voy-Gillis</a>, géographe spécialisée dans les questions industrielles, et <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/maroun-edd%C3%A9-5b9a54198/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Maroun Eddé</a>, philosophe politique expert en réforme de l'État, ont conjugué leurs savoirs pour analyser les origines et les répercussions de la désindustrialisation en France. <br />  Leur échange souligne une responsabilité collective, pointant du doigt les erreurs des élites et les choix économiques qui ont mené à la situation actuelle. <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Responsabilité collective et choix économiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Anaïs Voy-Gillis, pointe du doigt une responsabilité collective dans la désindustrialisation française, impliquant hauts fonctionnaires, politiques, chefs d'entreprise et passivité intellectuelle. <br />  Elle souligne que la France a délocalisé une partie de sa production en Chine, privilégiant les tâches à plus forte valeur ajoutée. <br />  Maroun Eddé,&nbsp; partage cette analyse, évoquant une mouvance idéologique et le rôle controversé des grands corps d'État dans cette transformation. Il accuse certains de ces corps d'avoir conduit à la faillite ou à la revente des grandes entreprises publiques, voire d'avoir pris des décisions technologiques douteuses.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'entreprise sans usine : un symbole de la désindustrialisation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Maroun Eddé cite l'exemple de Serge Tchuruk, ancien PDG d'Alcatel, qui a initié la transformation de l'entreprise en une "entreprise sans usine". Applaudie par l'élite politico-financière parisienne, cette décision visait à améliorer les marges, mais a entraîné la perte de 120 000 emplois et la revente des brevets d'Alcatel à Nokia en 2015. Il critique l'idéologie à l'origine de cette décision et rappelle que même Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, s'était opposé à bloquer la fusion, invoquant une vision "romantique" de l'entreprise française. <br />   <br />  Anaïs Voy-Gillis met en lumière l'influence des doctrines économiques anglo-saxonnes sur les élites françaises, notamment celle de l'école de Chicago. Elle s'interroge sur la perte de l'esprit entrepreneurial et de la résilience française. <br />   <br />  Maroun Eddé, quant à lui, se questionne sur l'échec du système éducatif à former des patriotes capables de défendre les intérêts nationaux. Il retrace l'histoire de l'ENA, soulignant comment cette institution, initialement conçue pour former des hauts fonctionnaires compétents, est devenue un "goulot d'étranglement" uniformisant les parcours et les modes de pensée. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Situation actuelle et perspectives d'avenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Anaïs Voy-Gillis dresse un constat alarmant de la situation industrielle française, affirmant que la France est le pays le plus désindustrialisé de la zone euro. <br />  Toutefois, elle note une progression de la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière française. Elle s'inquiète de la guerre des prix et du risque de voir l'industrie européenne perdre sa capacité à décider de son propre destin. <br />  Maroun Eddé insiste sur l'importance de mobiliser l'épargne des Français au service de l'économie nationale et met en garde contre la vassalisation de la France au profit des États-Unis et d'autres puissances.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour conclure</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;"><strong>Anaïs Voy-Gillis et Maroun Eddé offrent une analyse approfondie et nuancée de la désindustrialisation française. Leur débat met en évidence la complexité des enjeux et appelle à une prise de conscience collective pour inverser cette tendance.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Anais-Voy-Gillis-et-Maroun-Edde-Un-Diagnostic-Croise-de-la-Desindustrialisation-Francaise_a5732.html" />
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   <title>Top 10. Technologies émergentes. #1 L’IA au service de la découverte scientifique. Ouvrir de nouvelles frontières en matière de connaissances.</title>
   <updated>2024-07-21T18:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Top-10-Technologies-emergentes-1-L-IA-au-service-de-la-decouverte-scientifique-Ouvrir-de-nouvelles-frontieres-en-matiere_a5027.html</id>
   <category term="Technologies du futur" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/81531919-58715045.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-21T18:51:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les percées dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) – telles que l’apprentissage profond, l’IA générative et d’autres modèles fondamentaux – permettent aux scientifiques de faire des découvertes qui auraient été quasiment impossibles autrement et d’accélérer plus largement le rythme des découvertes scientifiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/81531919-58715045.jpg?v=1720869803" alt="Top 10. Technologies émergentes. #1 L’IA au service de la découverte scientifique. Ouvrir de nouvelles frontières en matière de connaissances." title="Top 10. Technologies émergentes. #1 L’IA au service de la découverte scientifique. Ouvrir de nouvelles frontières en matière de connaissances." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au cours des dernières années, la manière dont l’IA est utilisée dans les découvertes scientifiques a changé. <br />  Depuis <a class="link" href="https://deepmind.google/discover/blog/alphafold-using-ai-for-scientific-discovery/" target="_blank">AlphaFold de Deep Mind</a>  – un système d'IA qui prédit avec précision les modèles 3D des structures protéiques – jusqu'à la découverte d'une nouvelle famille d'antibiotiques et de matériaux pour des batteries plus efficaces, le monde est à l'aube d'une révolution pilotée par l'IA dans la façon dont de nouvelles connaissances sont découvertes et mises en oeuvre. <br />  Selon un récent rapport, des conseillers en science et technologie du président des États-Unis, «&nbsp;l'IA a le potentiel de transformer chaque discipline scientifique et de nombreux aspects de la manière dont nous menons la science ». <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les scientifiques prédisent que l’IA à usage général transformera chaque étape du processus de découverte scientifique au cours des prochaines années</b></div>
     <div>
      Les chercheurs peuvent s’appuyer sur des découvertes antérieures pour envisager de nouvelles possibilités. Par exemple, l’IA permet d’établir des liens et de tirer des conclusions qui dépassent les capacités des chercheurs. <br />  Des considérations et des défis éthiques demeurent : l’ampleur du risque pour la vie privée, l’autonomie et l’identité individuelles ainsi que la possibilité de perturbations sociétales provoquées par ces technologies puissantes ne sont pas encore pleinement connues. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Garantir une utilisation éthique des données et la protection de la vie privée</b></div>
     <div>
      En outre, les impacts environnementaux résultant de la consommation d’énergie et de l’extraction des ressources nécessaires pour soutenir la croissance de l’IA doit également être pris en compte. <br />   <br />  De même, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour gérer efficacement l’impact de la technologie. Par exemple, la lutte contre les biais inhérents aux ensembles de données et l’amélioration de la fiabilité du contenu généré par les modèles sont essentielles à l’intégrité scientifique. <br />  Garantir une utilisation éthique des données et la protection de la vie privée des sujets de recherche nécessitent des mesures de sécurité strictes. La navigation dans les droits de propriété intellectuelle, en particulier la propriété et les droits d'auteur du contenu généré par les modèles, est essentielle à un environnement collaboratif et doit être abordée. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Auteurs </b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list">Olga Finck Professeur adjoint, Maintenance intelligente et systèmes d'exploitation, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne</li>  	<li class="list">Thomas Hartung Professeur, École de santé publique Bloomberg, Université Johns Hopkins</li>  	<li class="list">Sang Yup Lee, Vice-président principal, Recherche, Professeur émérite, Institut supérieur coréen des sciences et technologies</li>  	<li class="list">Andrew Maynard Professeur, École pour l'avenir de l'innovation dans la société, Arizona State University</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/81531919-58715124.jpg?v=1720861904" alt="Top 10. Technologies émergentes. #1 L’IA au service de la découverte scientifique. Ouvrir de nouvelles frontières en matière de connaissances." title="Top 10. Technologies émergentes. #1 L’IA au service de la découverte scientifique. Ouvrir de nouvelles frontières en matière de connaissances." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Top-10-Technologies-emergentes-1-L-IA-au-service-de-la-decouverte-scientifique-Ouvrir-de-nouvelles-frontieres-en-matiere_a5027.html" />
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