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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-26T00:09:00+02:00</updated>
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   <title>Veille, IA générative et désinformation : au VeilleLab, Arnaud Marquant alerte sur les limites de la détection et le retour nécessaire de l’humain</title>
   <updated>2026-04-10T14:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Veille-IA-generative-et-desinformation-au-VeilleLab-Arnaud-Marquant-alerte-sur-les-limites-de-la-detection-et-le_a7347.html</id>
   <category term="Solutions &amp; Experts" />
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   <published>2026-04-09T11:07:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À mesure que l’intelligence artificielle générative s’impose dans les pratiques informationnelles, une illusion persiste : celle d’une automatisation possible du vrai. Pour cette troisième et dernière édition du VeilleLab 2026, le master Veille et communication de l’information stratégique (VeCIS) de l’Université de Lille accueillait Arnaud Marquant, directeur des opérations de KB Crawl. Son intervention, consacrée à « la désinformation à l’heure de l’IA générative », a permis de déconstruire certaines attentes technologiques, tout en recentrant le débat sur un point essentiel : la place irremplaçable de l’humain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95935552-66951737.jpg?v=1775725800" alt="Veille, IA générative et désinformation : au VeilleLab, Arnaud Marquant alerte sur les limites de la détection et le retour nécessaire de l’humain" title="Veille, IA générative et désinformation : au VeilleLab, Arnaud Marquant alerte sur les limites de la détection et le retour nécessaire de l’humain" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Détecter la fausse information : une capacité technique, mais pas une vérité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La question de la détection automatisée de la désinformation a ouvert les échanges. Peut-on, à partir d’un corpus, identifier une information volontairement fausse&nbsp;? La réponse d’Arnaud Marquant est nuancée. Les systèmes actuels sont capables de repérer des anomalies, de faire émerger des éléments qui se démarquent dans un ensemble d’informations. Mais cette capacité reste limitée. <br />   <br />  Dans les outils professionnels de veille, le choix n’est d’ailleurs pas de «&nbsp;scruter tout le web&nbsp;», mais de s’appuyer sur des sources sélectionnées, reconnues, validées en amont. Une stratégie qui réduit le bruit, sans pour autant éliminer totalement le risque d’erreur. Car même une source fiable peut relayer une information incorrecte. Ce qui permet alors de la détecter, ce n’est pas uniquement l’algorithme, mais la comparaison : une information isolée, minoritaire dans un corpus, devient un signal faible. La machine peut le faire remonter. Mais c’est à l’humain d’en juger la portée. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fact-checking : une temporalité dépassée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un autre point a suscité une attention particulière&nbsp;: l’efficacité du <em>fact-checking</em> face à la viralité des contenus. <br />   <br />  Une étude évoquée pendant la séance montre qu’un contenu démenti ne voit sa diffusion diminuer que marginalement. Pour Arnaud Marquant, cette réalité tient à une évidence&nbsp;: la vitesse. Une information circule aujourd’hui à une échelle et une rapidité telles que toute correction arrive, par définition, trop tard. Traduites, relayées, diffusées à l’international, les données deviennent incontrôlables. <br />  L’image est simple : comme un email envoyé par erreur, une information ne peut pas être «&nbsp;rappelée&nbsp;» une fois qu’elle a été lue. Dans ce contexte, le <em>fact-checking</em> apparaît moins comme un outil de correction que comme un outil de documentation a posteriori.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entre vigilance et défiance : un équilibre à trouver</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mais la lutte contre la désinformation soulève un paradoxe plus profond&nbsp;: à force d’alerter sur les manipulations, ne risque-t-on pas de créer une défiance généralisée ? Arnaud Marquant met en garde contre une dérive possible : celle d’un doute systématique, qui glisserait vers des logiques complotistes. <br />  La solution ne réside pas dans une suspicion permanente, mais dans l’apprentissage de l’analyse. Savoir interroger une <br />   <br />  information sans la rejeter systématiquement. Comprendre sans surinterpréter. Dans un contexte d’infobésité, cette compétence devient centrale, mais aussi particulièrement difficile à développer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Communication des marques : la transparence comme levier de crédibilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour les organisations, l’enjeu est immédiat : comment rester crédible dans un environnement saturé de contenus, dont une partie est désormais générée par IA&nbsp;?&nbsp; La réponse avancée est claire&nbsp;: la transparence. <br />   <br />  Face à des images publicitaires toujours plus spectaculaires, parfois entièrement générées, le public n’est pas dupe. Il sait que ces représentations sont construites, scénarisées, artificialisées. Assumer l’usage de l’IA, expliciter les processus, réintroduire de l’humain dans les dispositifs de communication devient alors un facteur de différenciation. Plus largement, l’intervention met en lumière une tendance de fond : un retour au réel. À l’heure où tout peut être simulé, l’authenticité devient une valeur rare. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>IA générative : un outil puissant, mais dépendant de ses données</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan technologique, Arnaud Marquant a également tenu à clarifier le fonctionnement des intelligences artificielles génératives. Contrairement à certaines idées reçues, ces systèmes ne “savent” pas. Ils produisent à partir de données existantes, souvent issues de corpus fermés ou partiellement actualisés. <br />   <br />  La fraîcheur de l’information constitue ainsi une limite majeure. Si certains outils intègrent aujourd’hui des capacités d’interrogation du web en temps réel, il s’agit davantage d’un couplage entre moteur de recherche et génération de texte que d’une connaissance autonome. L’IA agit alors comme un moteur de rédaction, capable de structurer une réponse, mais dépendant des données qu’elle mobilise. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une opacité persistante des corpus</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Autre point soulevé : la question des données d’entraînement. <br />   <br />  Les grandes plateformes restent très discrètes sur les corpus utilisés. Entre secrets industriels, enjeux juridiques et controverses liées aux droits d’auteur, la transparence reste limitée. Des contentieux en cours, notamment dans le secteur de la presse, témoignent de ces tensions. Derrière la performance des modèles se cachent des questions encore largement irrésolues.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La curiosité, socle du métier de veilleur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Interrogé sur les compétences clés à recruter, Arnaud Marquant ne cite ni une technologie ni une expertise spécifique, mais une qualité&nbsp;: la curiosité. <br />   <br />  Curiosité dans les parcours, dans les méthodes, dans la capacité à explorer, tester, chercher autrement. Dans un environnement en constante évolution, où les outils se transforment rapidement, cette aptitude devient essentielle. Elle permet d’adapter les pratiques, de détecter des signaux, mais aussi de remettre en question les évidences. Le veilleur n’est plus seulement un technicien de l’information. Il est un enquêteur. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’IA, entre révolution réelle et discours marketing</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Enfin, l’intervention s’est conclue sur une mise en perspective plus large. L’intelligence artificielle transforme indéniablement les usages. Mais son omniprésence dans les discours masque parfois une réalité plus nuancée. Le terme «&nbsp;IA&nbsp;» est aujourd’hui utilisé pour désigner des technologies très différentes, y compris de simples algorithmes. Cette confusion alimente autant l’enthousiasme que les malentendus. <br />   <br />  Pour Arnaud Marquant, une chose est certaine : la transformation en cours est profonde, rapide, et s'inscrit durablement dans l’histoire. Mais elle nécessite d’être comprise, et non simplement subie. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote><em>Compte rendu rédigé par <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/imane-tiboucha-42770627b/" target="_blank">Imane Tiboucha</a>, étudiante en master Vecis, à l’issue du Veillelab du 26 Mars 2026.</em> <br />  Diplômée en Intelligence Économique de l’université Mohammed 5 de Rabat et actuellement en master 2 Veille Stratégique à l’Université de Lille, Imane Tiboucha ne se contente pas de surveiller les flux : elle les décrypte. Alliant la précision technique de la Data Analyse à une vision prospective, elle donne du sens au chaos pour transformer l'information en véritable pouvoir d'agir. Son ambition ? Faire de l'information stratégique une arme de précision au service de la performance.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Veille stratégique : à l’ère de l’IA, la question n’est plus de voir plus, mais de voir juste</title>
   <updated>2026-04-10T10:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Veille-strategique-a-l-ere-de-l-IA-la-question-n-est-plus-de-voir-plus-mais-de-voir-juste_a7350.html</id>
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   <published>2026-04-02T16:29:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À mesure que l’intelligence artificielle générative s’impose dans les organisations, l’accès à l’information semble avoir été largement facilité. Plus rapide, plus abondante, plus structurée, elle paraît désormais maîtrisable. Pourtant, derrière cette apparente évidence se cache un enjeu plus profond : dans un environnement informationnel en mutation, la difficulté ne réside plus tant dans la capacité à voir davantage que dans celle à produire une lecture juste du réel.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95940644-66955387.jpg?v=1775808926" alt="Veille stratégique : à l’ère de l’IA, la question n’est plus de voir plus, mais de voir juste" title="Veille stratégique : à l’ère de l’IA, la question n’est plus de voir plus, mais de voir juste" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>KB Crawl a présenté t à Documation ses solutions de veille automatisée, capables de collecter, structurer et analyser des données web à grande échelle. L’entreprise a présenté ses avancées en IA générative pour transformer l’information brute en insights exploitables, ainsi que ses outils dédiés à la conformité et à la surveillance stratégique. Une présence marquée par l’innovation et la maîtrise de la donnée.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une capacité de traitement sans précédent</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’un des principaux apports de l’IA réside dans sa capacité à absorber l’infobésité. Les organisations peuvent désormais explorer rapidement des volumes importants de données, détecter des tendances et faire émerger des signaux faibles. L’accès à l’information n’est plus un frein ; il devient presque immédiat. Mais cette accélération ne garantit pas la qualité de la compréhension.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le risque d’une vision trompeuse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En donnant le sentiment d’une vision globale et structurée, l’IA peut créer une illusion de maîtrise. Les résultats produits dépendent pourtant des sources mobilisées, des corpus analysés et des requêtes formulées. Une information absente ne sera pas visible, une source biaisée pourra orienter l’analyse, et certaines corrélations pourront être interprétées à tort. <br />   <br />  Ainsi, la multiplication des données ne supprime pas les angles morts ; elle peut, au contraire, les rendre moins perceptibles.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Replacer le regard au cœur de la veille</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans ce contexte, la valeur de la veille stratégique repose moins sur l’accès à l’information que sur la capacité à la structurer. Croiser les sources, contextualiser les signaux et hiérarchiser les informations demeurent des opérations essentielles, qui nécessitent une compréhension fine de l’environnement et des enjeux de l’organisation. <br />   <br />  C’est dans cette construction du regard que se joue la pertinence de l’analyse. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’IA comme levier, non comme substitut</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’intelligence artificielle constitue un outil puissant, à condition d’être utilisée avec discernement. <br />   <br />  Elle permet d’accélérer le traitement de l’information et d’élargir le champ d’analyse, mais ne remplace pas le travail d’interprétation. Celui-ci suppose une intervention humaine capable de définir les périmètres, de qualifier les sources et de questionner les résultats. Il ne s’agit pas de déléguer la veille à la machine, mais de l’orchestrer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une exigence accrue de discernement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’IA ne simplifie pas la prise de décision ; elle en élève le niveau d’exigence. Disposer de plus d’informations implique de mieux les comprendre et de renforcer les capacités de vérification. La performance ne réside plus dans le volume traité, mais dans la capacité à produire une lecture fiable et utile à la décision.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>n rôle renforcé pour le veilleur stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans ce nouveau cadre, le rôle du veilleur évolue vers une fonction d’arbitrage et de sécurisation de l’information. Il devient garant de la cohérence des analyses et du bon usage des outils. La veille apparaît ainsi comme une discipline profondément humaine, dans laquelle la technologie agit comme un amplificateur.&nbsp; <br />   <br />  Dans un environnement où l’information est abondante mais incertaine, la capacité à voir juste constitue plus que jamais un avantage stratégique décisif.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/95252681-66666770.jpg?v=1773247847&amp;ibox" title="Veille stratégique : comment l’humain reprend la main sur l’IA. Point de vue"><img alt="Veille stratégique : comment l’humain reprend la main sur l’IA. Point de vue" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95252681-66666770.jpg?v=1773247847" title="Veille stratégique : comment l’humain reprend la main sur l’IA. Point de vue" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote> <br />  <a class="link" href="https://www.kbcrawl.com/fr/blog-veille/un-jour-un-metier-arnaud/?utm_source=copilot.com" target="_blank">Arnaud Marquant </a>  est <strong>Directeur des opérations chez <a class="link" href="https://www.kbcrawl.com/fr/" target="_blank">KB Crawl SAS</a>  </strong>, qu’il a rejoint en 2018. Ingénieur de formation, il s’est spécialisé dans la <strong>veille stratégique</strong>, l’optimisation des processus d’analyse et l’intégration de l’IA dans les organisations. <br />   <br />  Il intervient régulièrement sur les enjeux de <strong>souveraineté des données</strong> et la transformation du métier de veilleur.</blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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