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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-14T12:43:30+02:00</updated>
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   <title>L’industrie énergétique iranienne, nouveau front d’une confrontation régionale. Club Industrie &amp; Souveraineté. AEGE</title>
   <updated>2026-03-18T09:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-industrie-energetique-iranienne-nouveau-front-d-une-confrontation-regionale-Club-Industrie-Souverainete-AEGE_a7226.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-03-18T09:34:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis l’élimination de l’ayatollah Khamenei en février 2026, le conflit entre l’Iran et Israël a basculé dans une logique où l’énergie n’est plus seulement un enjeu économique, mais un instrument stratégique. Au cœur de cette lutte d’influence, les infrastructures pétrolières et gazières iraniennes deviennent un levier de pression majeur, tandis que les États-Unis tentent d’en limiter les répercussions sur les marchés mondiaux.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95427528-66740501.jpg?v=1773822749" alt="L’industrie énergétique iranienne, nouveau front d’une confrontation régionale. Club Industrie &amp; Souveraineté. AEGE" title="L’industrie énergétique iranienne, nouveau front d’une confrontation régionale. Club Industrie &amp; Souveraineté. AEGE" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://media.licdn.com/dms/document/media/v2/D4E1FAQEk4AKt6eu5Tw/feedshare-document-url-metadata-scrapper-pdf/B4EZzmUmlqKkA4-/0/1773390687863?e=1774422000&amp;v=beta&amp;t=jAdCo-y6GXlMEuyHaKljneeu2eX_pnVThIO_nDzglsU" target="_blank">Source</a> <br />   <br />  Télécharger le rapport en fin d'article <br />  <a class="link" href="https://www.aege.fr/groupe/club-industrie-et-souverainete-662/page/actualites" target="_blank">Club Industrie et Souveraineté</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un acteur énergétique central mais fragilisé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’Iran occupe une place singulière dans l’architecture énergétique mondiale. Ses réserves de pétrole et de gaz, parmi les plus importantes de la planète, lui confèrent un poids structurel que même des décennies de sanctions n’ont pas totalement effacé. Cette puissance repose autant sur une dotation géologique exceptionnelle que sur une position géographique stratégique, au débouché du détroit d’Ormuz. Par ce corridor transite un quart du commerce maritime pétrolier mondial, faisant de cette zone un point de bascule permanent pour la stabilité énergétique globale.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Pourtant, derrière cette façade de puissance, l’appareil productif iranien porte les stigmates d’un siècle de tensions politiques et d’ingérences étrangères. Depuis les premières concessions pétrolières accordées à l’Empire britannique au début du XXᵉ siècle jusqu’aux sanctions américaines post‑1979, l’industrie énergétique iranienne n’a cessé d’être un terrain de rivalités. Les guerres, les ruptures diplomatiques et l’isolement technologique ont progressivement érodé sa capacité de production, empêchant le pays de retrouver les niveaux atteints sous le règne du shah dans les années 1970.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une industrie affaiblie par l’histoire et les sanctions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les décennies de pressions extérieures ont laissé une empreinte durable sur les infrastructures iraniennes. La guerre Iran‑Irak a provoqué un effondrement brutal des revenus pétroliers, tandis que les sanctions successives ont entravé l’accès aux technologies nécessaires à la modernisation des installations. La production, qui dépassait encore quatre millions de barils par jour au milieu des années 2000, a progressivement décliné, tout comme les exportations de gaz, pénalisées par l’impossibilité d’importer des pièces essentielles.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cette fragilité structurelle explique en partie pourquoi l’industrie énergétique est devenue une cible privilégiée dans le conflit actuel. En frappant des installations proches de Téhéran ou en visant des sites stratégiques comme South Pars, Israël cherche à réduire les capacités financières d’un régime dont l’économie dépend largement des hydrocarbures. L’île de Kharg, par laquelle transite l’immense majorité du pétrole exporté, apparaît désormais comme un point de vulnérabilité critique.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’énergie, levier de guerre et source de tensions internationales</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie israélienne repose sur l’idée qu’un affaiblissement durable du secteur énergétique pourrait accélérer un changement politique à Téhéran. Mais cette approche se heurte à la prudence américaine. Washington redoute qu’une déstabilisation trop brutale du marché pétrolier ne provoque une flambée des prix, avec des répercussions directes sur les économies occidentales. Cette divergence crée une tension diplomatique notable entre deux alliés pourtant alignés sur le plan militaire.</span> <br />   <br />  <strong><span style="white-space: pre-wrap;">Les marchés, eux, ont déjà réagi. En quelques jours, le prix du Brent a bondi, tandis que les cours du gaz européen ont connu une hausse spectaculaire. Les opérateurs maritimes, inquiets des risques dans le détroit d’Ormuz, réduisent leurs flux, accentuant encore la volatilité. La crise énergétique, longtemps latente, s’invite désormais au cœur des calculs stratégiques mondiaux.</span></strong>  <div>&nbsp;</div>    <h2>&nbsp;</h2>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une bataille énergétique aux conséquences globales</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’industrie énergétique iranienne, jadis moteur de modernisation, se retrouve aujourd’hui au centre d’un affrontement où se mêlent enjeux militaires, économiques et géopolitiques. La question n’est plus seulement de savoir si l’Iran pourra préserver ses infrastructures, mais si la communauté internationale parviendra à contenir les effets systémiques d’un conflit qui menace l’équilibre énergétique mondial. <br />   <br />  <strong>Dans cette confrontation où chaque frappe peut provoquer une onde de choc planétaire, la stabilité du marché dépend autant des décisions militaires que des arbitrages diplomatiques.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Le <a class="link" href="https://www.aege.fr/groupe/club-industrie-et-souverainete-662/page/actualites">Club Industrie et Souveraineté de l’AEGE </a>  décrypte les mutations des filières stratégiques, analyse les chaînes de valeur et éclaire les enjeux de souveraineté économique. À travers conférences, notes de veille et rencontres avec des experts, le club offre un espace d’échange privilégié pour comprendre les transformations industrielles et leurs impacts sur l’intelligence économique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Chevron, Grèce et Méditerranée orientale: l'énergie comme architecture de puissance</title>
   <updated>2026-02-20T17:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Chevron-Grece-et-Mediterranee-orientale-l-energie-comme-architecture-de-puissance_a7078.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-02-20T17:19:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que le projet de gazoduc EastMed s’est évaporé, la bataille énergétique en Méditerranée orientale se recompose autour des gisements offshore et du gaz naturel liquéfié. L’arrivée de Chevron dans les eaux grecques redessine un triangle énergétique avec Israël et Chypre, où se mêlent diversification européenne, rivalités régionales et projection de puissance américaine. Dans cette zone redevenue centrale, chaque plateforme devient un acte géopolitique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94700795-66188400.jpg?v=1771605461" alt="Chevron, Grèce et Méditerranée orientale: l'énergie comme architecture de puissance" title="Chevron, Grèce et Méditerranée orientale: l'énergie comme architecture de puissance" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Après le gazoduc avorté, la stratégie des gisements</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le grand gazoduc sous-marin censé relier la Méditerranée orientale au cœur de l'Europe s'est dissous entre coûts, incertitudes politiques et changements de marché. Mais les stratégies ne disparaissent pas: elles changent de forme. L'entrée de Chevron dans l'offshore grec indique que la partie s'est déplacée des tuyaux vers les plateformes, des grands ouvrages linéaires vers une constellation de gisements, de terminaux et de routes de gaz naturel liquéfié.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La major américaine obtient une position dominante dans de nouveaux blocs d'exploration au sud du Péloponnèse et autour de la Crète, avec un partenaire énergétique grec. Le message est net: la Méditerranée orientale reste l'un des rares espaces proches de l'Europe où chercher de nouvelles ressources gazières, dans une transition énergétique inachevée où le gaz demeure un carburant de passage.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du Levant à l'Égée: continuité d'une carte énergétique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;Le renforcement du grand gisement israélien Leviathan, qui a fait d'Israël un exportateur, n'est pas un chapitre séparé: il s'inscrit dans le même dessin. À cela s'ajoute Aphrodite, au large de Chypre. Israël, Chypre et la Grèce composent ainsi un triangle énergétique qui, même sans le vieux gazoduc, vise à alimenter l'Europe méridionale et les marchés du GNL.  <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ici, Chevron n'est pas qu'un investisseur: c'est un organisateur industriel. Elle coordonne capitaux, technologies, calendriers. Là où une compagnie de ce poids s'installe, arrivent standards techniques, dispositifs de sécurité, assurances, diplomatie énergétique. Autrement dit, une part de présence américaine s'ancre dans le théâtre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques: diversification, oui, mais au prix fort</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pour l'Europe, l'avantage est la diversification face aux approvisionnements russes. Mais l'exploitation en mer, les infrastructures de liquéfaction, la logistique et la volatilité des prix rendent ce gaz rarement « bon marché ». C'est davantage une police d'assurance stratégique qu'une solution économique simple.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour la Grèce, Israël et Chypre, c'est une promesse de croissance: recettes, investissements, filières, emplois qualifiés. Le risque, lui, est double: dépendre de rentes exposées aux cycles du marché et politiser chaque découverte, chaque concession, chaque cargaison.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et militaire: protéger les infrastructures</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Quand les gisements deviennent vitaux, ils deviennent vulnérables. Plateformes, navires de forage, terminaux côtiers sont des cibles sensibles. Il n'est donc pas étonnant que les trois pays aient intensifié des exercices conjoints, officiellement pour protéger les infrastructures critiques.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La défense énergétique fabrique mécaniquement de la coopération militaire: surveillance navale, contrôle aérien, partage de renseignement. L'énergie devient un motif permanent de structuration sécuritaire dans une zone déjà chargée de tensions.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Géopolitique: le message implicite à Ankara</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La consolidation de l'axe Athènes–Tel-Aviv–Nicosie a un destinataire évident: la Turquie. Ankara conteste des délimitations maritimes, des zones économiques exclusives et des projets qui la marginalisent. Chaque nouvelle concession au large de la Grèce ou de Chypre est lue comme un fait stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les États-Unis jouent sur deux tableaux: garder la Turquie dans l'orbite occidentale tout en renforçant des partenaires alternatifs. Dans cet équilibre, les compagnies énergétiques deviennent des instruments silencieux de politique extérieure. Un investissement crée des faits accomplis souvent plus solides que des déclarations diplomatiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géoéconomie: l'entreprise comme avant-poste</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94700795-66190266.jpg?v=1771605552" alt="Chevron, Grèce et Méditerranée orientale: l'énergie comme architecture de puissance" title="Chevron, Grèce et Méditerranée orientale: l'énergie comme architecture de puissance" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Chevron n'est pas seulement une entreprise privée en quête de profit. Elle agit aussi comme avant-poste de la projection économique américaine. Là où elle investit, des relations se consolident, des marchés se structurent, des espaces se réduisent pour les concurrents, y compris la Russie sur le futur marché gazier.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">On a déjà vu ce schéma ailleurs: l'énergie et la politique extérieure avancent ensemble, sans besoin de proclamations. Il suffit d'observer les flux de capitaux et les alliances qu'ils dessinent.</div>  </div>  <!--cke_bookmark_523S--><!--cke_bookmark_523E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une Méditerranée redevenue centrale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La Méditerranée orientale, longtemps traitée comme périphérique face au Golfe ou à la mer du Nord, redevient un centre de gravité. Non pas parce qu'elle résout à elle seule le besoin européen, mais parce qu'elle concentre routes, alliances et rivalités. Dans cette grille, chaque gisement est une case de pouvoir.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La conclusion tient en peu de mots: le gaz n'est pas seulement de l'énergie. C'est un levier diplomatique, une assurance stratégique, un moteur de coopération et une source de frictions. Tant que l'Europe aura besoin de molécules en plus des électrons, la Méditerranée orientale restera une frontière géopolitique autant qu'énergétique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>&nbsp;</div>    <div>&nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;<a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/chevron-led-consortium-signs-contracts-for-gas-exploration-off-greece-2026-02-16/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/chevron-led-consortium-signs-contracts-for-gas-exploration-off-greece-2026-02-16/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto"> <br />  <a class="link" href="https://www.businesswire.com/news/home/20260215868343/en/Chevron-Awarded-Four-Offshore-Leases-for-Greece-Exploration-Blocks" target="_blank">https://www.businesswire.com/news/home/20260215868343/en/Chevron-Awarded-Four-Offshore-Leases-for-Greece-Exploration-Blocks</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.nasdaq.com/press-release/chevron-awarded-four-offshore-leases-greece-exploration-blocks-2026-02-16" target="_blank">https://www.nasdaq.com/press-release/chevron-awarded-four-offshore-leases-greece-exploration-blocks-2026-02-16</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.offshore-energy.biz/chevron-helleniq-energy-win-leases-to-explore-four-blocks-offshore-greece/" target="_blank">https://www.offshore-energy.biz/chevron-helleniq-energy-win-leases-to-explore-four-blocks-offshore-greece/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;<a class="link" href="https://www.ekathimerini.com/economy/energy/1295396/greece-becomes-a-strategic-us-partner-for-energy/" target="_blank">https://www.ekathimerini.com/economy/energy/1295396/greece-becomes-a-strategic-us-partner-for-energy/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;<a class="link" href="https://greekreporter.com/2026/02/16/greece-signs-hydrocarbon-exploration-agreements-chevron-helleniq-energy/" target="_blank">https://greekreporter.com/2026/02/16/greece-signs-hydrocarbon-exploration-agreements-chevron-helleniq-energy/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;<a class="link" href="https://www.nasdaq.com/articles/chevron-secures-leases-explore-four-blocks-offshore-greece" target="_blank">https://www.nasdaq.com/articles/chevron-secures-leases-explore-four-blocks-offshore-greece</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://oilprice.com/Company-News/Chevron-Secures-Offshore-Greece-Leases-in-Med-Expansion-Push.html" target="_blank">https://oilprice.com/Company-News/Chevron-Secures-Offshore-Greece-Leases-in-Med-Expansion-Push.html</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Chevron-Grece-et-Mediterranee-orientale-l-energie-comme-architecture-de-puissance_a7078.html" />
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   <title>Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition.</title>
   <updated>2026-02-14T10:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Retours-d-experience-L-Espagne-dans-le-noir-energie-pouvoir-et-vulnerabilites-d-un-systeme-en-transition_a7043.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2026-02-13T17:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Début février 2026, les tempêtes Nils, Leonardo et Marta ont de nouveau mis à l’épreuve les réseaux européens, ravivant le souvenir du black-out massif qui avait plongé l’Espagne dans le noir les 28 et 29 avril 2025. Entre crues, vents violents et infrastructures fragilisées, la péninsule ibérique affronte une vulnérabilité énergétique désormais impossible à ignorer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94337317-65794936.jpg?v=1771062317" alt="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." title="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Synthèse à partir de&nbsp;<span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">l'étude réalisée par les étudiants de la 8ᵉ promotion Risques et Intelligence Économique (M1 RIE) <br />  dans le cadre de l’exercice SaturnIE 2025 de l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/ege/"><span><span>Ecole de Guerre Economique – EGE</span></span></a>. <br />  Télécharger l'intégralité de l'étude :&nbsp;<a class="link" href="https://lnkd.in/eDuRYkKk">https://lnkd.in/eDuRYkKk</a>  </span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le choc qui a révélé les fissures</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Entre le 28 et le 29 avril 2025, la péninsule Ibérique a subi une panne électrique de très grande ampleur, touchant l'Espagne et le Portugal, plongeant dans l'obscurité des dizaines de millions de personnes et paralysant transports, communications, santé et industrie. En quelques heures, une crise technique s'est muée en crise systémique, puis en crise politique et informationnelle. <br />  <strong>La rupture d'un service vital a rappelé une évidence trop souvent abstraite : l'énergie est une infrastructure de pouvoir. </strong> <br />   <br />  Quand le réseau s'effondre, l'économie, la sécurité et la confiance publique vacillent ensemble. Les premières estimations évoquent un coût direct autour de 1,6 milliard d'euros et une perte de production pouvant atteindre 2,25 milliards, avec un impact sur la croissance compris entre 0,1 et 0,2 point.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Un modèle électrique poussé vers le renouvelable</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Ces dernières années, Madrid a accéléré la transition : forte progression du solaire et de l'éolien, baisse des émissions et réduction graduelle du rôle du nucléaire. Le résultat est un mix plus propre, mais aussi plus dépendant de sources non pilotables. Les capacités de stockage et les interconnexions avec le reste de l'Europe restent des goulets d'étranglement. La promesse était double : décarboner et convertir l'excédent renouvelable en levier industriel et exportateur. <br />   <br />  Le revers, lui, tient à la sensibilité accrue aux aléas météorologiques et aux oscillations de fréquence, dès lors que l'inertie du système se réduit. <br />   <br />  L'électricité circule sur des réseaux de haute et très haute tension, qui doivent maintenir la fréquence autour de 50 hertz. Si la production et la consommation se déséquilibrent, la fréquence dérive et des protections automatiques se déclenchent. Les grandes machines tournantes des centrales thermiques, hydroélectriques et nucléaires fournissent une inertie mécanique qui amortit les chocs. <br />   <br />  À l'inverse, de nombreux parcs solaires et éoliens injectent l'électricité via des convertisseurs électroniques : rapides, mais offrant peu d'inertie et une capacité de réglage dynamique limitée. Dans un système dominé par ces sources, la stabilité exige davantage de réserves, de stockage et de services système.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La chaîne des événements techniques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Au moment critique, les renouvelables représentaient environ 70 % de la production ; le photovoltaïque avait fortement augmenté dans la matinée. Entre 12 h 03 et 12 h 19, des oscillations de fréquence ont été détectées. L'opérateur a réduit les importations en provenance de France. Puis, à 12 h 32, la perte brutale d'environ 2 200 mégawatts, dont 500 mégawatts attribués à une grande centrale solaire, a fait chuter la fréquence sous 48 hertz. Les protections ont déclenché des décrochages en cascade et le système s'est effondré en moins d'une demi-minute. <br />   <br />  Il ne s'agit pas seulement d'un incident de fréquence, mais d'une fragilité structurelle au pire moment : inertie insuffisante, moyens synchrones trop limités, protections mal configurées sur une part des installations.&nbsp;&nbsp;</div>    <div dir="auto"> <br />  Les analyses officielles ont mis en évidence des divergences. Le ministère a retenu une lecture multifactorielle, évoquant notamment un nombre insuffisant de générateurs synchrones. Le gestionnaire de réseau a, de son côté, signalé à la fois des manques de moyens et des non-conformités d'installations, allant jusqu'à estimer qu'au moins 1 200 mégawatts avaient été coupés à cause de protections mal paramétrées dans certaines zones. L'association des entreprises électriques a contesté cette interprétation. <br />   <br />  En l'absence d'un récit unanimement admis, le tableau général reste celui d'un enchaînement de facteurs techniques sur un système devenu plus complexe.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Guerre de récits et hypothèse d'une attaque informatique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans les premières heures, l'idée d'une attaque informatique coordonnée s'est imposée dans l'espace public. <br />  De faux communiqués ont circulé, des revendications de groupes se disant proches de la Russie ont été relayées, et des médias étrangers ont alimenté le doute. Cette surchauffe informationnelle a amplifié l'incertitude. Le 17 juin, le comité d'analyse a écarté la piste d'une attaque informatique : la dynamique apparaît technique et opérationnelle. <br />  La leçon n'en est pas moins politique : dans une crise énergétique, la dimension informationnelle peut agir comme un accélérateur de désordre, orienter les perceptions et pousser des agendas.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des effets immédiats sur la société et l'économie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le trafic ferroviaire et aérien a été fortement perturbé, la signalisation routière a dysfonctionné, les réseaux mobiles et l'internet ont chuté, les hôpitaux ont basculé sur des groupes électrogènes avec des capacités dégradées. Des centaines d'interventions ont été nécessaires pour secourir des personnes bloquées dans des ascenseurs, et des décès ont été recensés chez des personnes dépendantes d'appareils médicaux à domicile. Le tissu productif, composé très majoritairement de petites et moyennes entreprises, a vu une partie massive de l'activité s'arrêter pendant plusieurs heures. <br />   <br />  Les centres de données et les infrastructures numériques ont subi des dommages importants ; la logistique a connu des retards en chaîne ; les paiements électroniques ont cessé de fonctionner dans de nombreux cas, imposant un retour temporaire au cash.&nbsp;&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Gestion de crise et appui européen</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Les communautés autonomes ont activé leurs plans régionaux d'urgence ; ensuite, la coordination est remontée au niveau de l'État. Réunions de sécurité nationale, communication centralisée, demande d'assistance européenne et mobilisation de moyens depuis la France, l'Allemagne et l'Italie. <br />  Dans les jours suivants, des réformes ont été annoncées : tests périodiques des dispositifs de redémarrage autonome, mise en place de systèmes de secours modulaires en haute tension, audits des systèmes de contrôle industriel, création d'un protocole national de crise énergétique articulé localement, régionalement et nationalement. La résilience est devenue un objectif politique explicite.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le nucléaire revient par la porte du pragmatisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Espagne avait programmé une sortie du nucléaire à l'horizon 2035. Après la panne, le débat a glissé : moins d'idéologie, davantage de pragmatisme. La question n'est plus tant un retour massif que la possibilité de prolongations ciblées pour éviter des tensions d'approvisionnement. <br />  Les enquêtes d'opinion montrent un soutien solide aux renouvelables, mais aussi une ouverture à des aménagements du calendrier, à condition qu'ils servent de filet de sécurité et restent strictement encadrés. L'exécutif réaffirme la trajectoire verte, tout en reconnaissant la nécessité de moyens de secours plus robustes. Autrement dit, il s'agit de sécurité du système et de coûts globaux, plus que de drapeaux.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La transition crée des filières, attire des investissements et soutient l'emploi, mais elle exige des dépenses lourdes : stockage, renforcement des réseaux, services de flexibilité, interconnexions. Sans ces briques, la variabilité se transforme en coût récurrent, payé sous forme de volatilité des prix, de subventions, et parfois de risques de délestage. <br />   <br />  L'afflux de capitaux étrangers dans les renouvelables augmente la capacité, mais soulève des questions de contrôle stratégique, de gouvernance et de dépendance à des chaînes d'approvisionnement extérieures. La souveraineté énergétique ne se résume pas à produire vert : elle implique aussi de maîtriser composants, maintenance, données et décisions d'investissement.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique militaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Un réseau électrique stable est un prérequis de défense. Bases, radars, communications, logistique, commandement : tout dépend de l'énergie. Une interruption à grande échelle dégrade la disponibilité opérationnelle et élargit la surface de vulnérabilité. D'où la nécessité de redondances, de micro-réseaux pour les sites critiques, de stocks de carburant pour l'urgence, d'exercices conjoints entre opérateurs et protection civile, ainsi que d'une protection physique et numérique des nœuds du système. La sécurité énergétique est une composante de la sécurité nationale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Évaluation géopolitique et géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Madrid vise un rôle de leader des énergies vertes en Europe et ambitionne d'exporter une électricité bas-carbone. Mais le pays reste exposé à des approvisionnements extérieurs en gaz, à des équipements clés importés pour le solaire et l'éolien, et à des arbitrages dictés par des capitaux mondialisés. Les interconnexions avec la France et le Portugal sont décisives : elles atténuent les risques locaux, mais exigent coordination réglementaire et investissements communs. <br />   <br />  Dans une Europe qui décarbonise, la compétition se joue sur les réseaux, le stockage, les matières premières critiques et les standards technologiques. Celui qui contrôle ces leviers influence prix et dépendances.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La leçon de fond</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Scénario de consolidation : accélération des investissements dans le stockage, les services système et les interconnexions, prolongations nucléaires ciblées comme police d'assurance, renforcement des protocoles d'urgence.</div>    <div dir="auto">Scénario de friction : retards d'infrastructures, volatilité des prix, nouvelle polarisation politique autour du calendrier de fermeture des centrales.</div>    <div dir="auto">Scénario de leadership : relocalisation de segments industriels, innovation dans le stockage et la gestion de la demande, exportation de solutions réseau.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La panne ne contredit pas la transition ; elle en expose les conditions de réussite : équilibre entre propreté et stabilité, entre marché et souveraineté, entre vitesse politique et physique des systèmes. L'énergie n'est pas seulement une affaire d'environnement : c'est une architecture de puissance. Quand la lumière s'éteint, on voit mieux où sont les fondations.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le stockage, la véritable frontière de la stabilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La crise a mis en évidence une confusion fréquente : puissance installée ne signifie pas puissance disponible au moment critique. Le critère décisif est la capacité à moduler, emmagasiner et restituer l'énergie quand le système en a besoin. Batteries à l'échelle du réseau, stations de pompage, stockage thermique et chimique, hydrogène produit en période d'excédent puis reconverti : ce sont ces infrastructures qui transforment l'abondance intermittente en puissance gouvernable. Sans stockage, le renouvelable reste une promesse conditionnelle ; avec le stockage, il devient une capacité pilotable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais cette frontière est aussi géoéconomique. La course mondiale aux batteries ouvre un dossier sensible : dépendance au lithium, au nickel, au cobalt, au graphite et à d'autres matériaux critiques, sans oublier les étapes de raffinage et de fabrication des cellules. Qui contrôle mines, transformation et production contrôle une part de la sécurité énergétique d'autrui. Pour l'Espagne et, plus largement, pour l'Europe, l'enjeu dépasse le climat : il est industriel. Développer des chaînes de valeur locales, investir dans le recyclage, soutenir la recherche sur des chimies alternatives, c'est réduire des vulnérabilités stratégiques qui ne se voient pas dans les bilans d'émissions, mais se paient en cas de crise. <br />   <br />  <strong>Un second pilier est la gestion de la demande.</strong> Tarification dynamique, compteurs communicants, programmes d'effacement pour les grands consommateurs, pilotage de la recharge des véhicules électriques, agrégation de millions de petites flexibilités : dans un système très renouvelable, la consommation devient une variable d'équilibrage. La demande cesse d'être un bloc rigide et se transforme en levier de stabilité. Cela suppose une confiance sociale minimale, de la transparence et des règles claires : le pacte énergétique ne tient pas seulement par la technologie, mais par l'acceptation du mécanisme.    <div dir="auto"> <br />  À ce niveau, la politique entre dans la technique. Si les ménages et les entreprises ont le sentiment de payer l'adaptation du système sans en percevoir les bénéfices, l'adhésion se délite. À l'inverse, si la flexibilité est rémunérée, si les règles sont lisibles, si la protection des consommateurs vulnérables est assurée, la transition gagne une base solide. L'électricité devient alors non seulement un produit, mais un contrat social.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le facteur territorial</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La géographie pèse lourd. Des parcs solaires concentrés au sud, des champs éoliens importants au nord-ouest, des centres de consommation autour de grandes métropoles : tout cela implique des axes de transport d'électricité longs, coûteux et politiquement sensibles. Chaque kilomètre de ligne nouvelle est un investissement, mais aussi un point de fragilité potentielle. Les congestions ne sont pas qu'un problème d'ingénieurs : elles deviennent un problème public quand elles ralentissent les raccordements, renchérissent les coûts locaux ou alimentent l'impression que certains territoires supportent les contraintes tandis que d'autres captent les bénéfices.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">À cela s'ajoute une dimension de perception. Quand une région accueille une forte densité d'infrastructures sans voir de retombées suffisantes, la transition est vécue comme une colonisation intérieure. À l'inverse, des territoires bénéficiant de revenus, d'emplois et d'un tissu industriel associé au secteur énergétique se montrent plus enclins à accepter les choix. La planification énergétique devient donc aussi planification territoriale, avec des compensations, des arbitrages et des conflits d'usage du sol. <br />   <br />  Le dessin du marché conditionne la stabilité. Les investissements nécessaires au stockage et aux capacités de réserve répondent à des signaux économiques : si les prix ne rémunèrent pas la flexibilité, personne n'investit dans des ressources qui ne produisent pas en continu, mais sauvent le système quand il vacille. À l'inverse, une volatilité excessive fragilise l'acceptabilité sociale et peut provoquer des réactions politiques qui, à leur tour, brouillent les signaux aux investisseurs.  <div dir="auto"> <br />  Toute la difficulté est là : protéger les consommateurs tout en envoyant des signaux crédibles à ceux qui financent la flexibilité. Cela suppose des mécanismes fins, pas des slogans. Dans le cas ibérique, la panne a agi comme un rappel brutal : la stabilité a un coût et, si elle n'est pas explicitement financée, elle finit par être payée sous forme de crise.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Redémarrage autonome et culture de la résilience</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">des chaînes de commandement efficaces et des exercices, y compris en coordination avec la protection civile et les forces armées. La résilience ne se décrète pas ; elle se pratique. Chaque retard, chaque confusion, chaque défaillance de procédure se paie en heures d'interruption supplémentaires, donc en pertes économiques, en risques sanitaires et en vulnérabilité politique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La crise ibérique a montré qu'une préparation insuffisante peut transformer un incident grave en catastrophe nationale. Elle a aussi montré l'inverse : là où des micro-réseaux, des batteries ou des solutions locales de continuité existent, la population souffre moins, l'économie encaisse mieux et la confiance se maintient plus longtemps.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Toute politique énergétique fabrique des gagnants et des perdants. Certaines régions accueillent les infrastructures, d'autres captent les bénéfices. Certains secteurs sont favorisés par des coûts bas, d'autres sont exposés à des hausses et à des incertitudes. La stabilité du réseau dépend donc, indirectement, de la stabilité du consensus. Si la transition est perçue comme juste, elle tient ; si elle apparaît comme une contrainte imposée, elle se fragilise.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La panne a aggravé cette mécanique : elle a ouvert un espace à l'opposition, aux récits d'accusation, aux campagnes d'influence et aux demandes de rupture. Dans ce cadre, l'État a deux obligations simultanées, souvent contradictoires : tenir le cap de la décarbonation et offrir des garanties immédiates de sécurité d'approvisionnement. La politique se mesure ici à sa capacité à faire coexister le long terme et l'urgence, sans basculer dans la panique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'Europe comme multiplicateur de sécurité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’intégration européenne des réseaux fonctionne comme une assurance mutuelle : plus les interconnexions se multiplient, plus les échanges et les secours deviennent possibles lors des moments critiques. Mais cette solidarité technique suppose une confiance réglementaire, des investissements partagés et une coordination opérationnelle. Longtemps pénalisée par un isolement électrique relatif, la péninsule Ibérique a souffert de capacités d’interconnexion limitées ; renforcer ses liaisons avec le reste du continent revient à réduire le risque d’une crise confinée à elle-même. <br />   <br />  Dans une Europe où la transition énergétique avance à des rythmes inégaux, ces interconnexions deviennent aussi des instruments d’influence, car elles structurent la dépendance, la solidarité et la capacité de négociation. L’électricité n’est pas seulement un flux technique, c’est un lien politique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pour les économies industrielles, le prix et la fiabilité de l’électricité conditionnent la compétitivité. Les secteurs énergivores, qui planifient sur le long terme, redoutent davantage l’incertitude structurelle que les variations ponctuelles. Un système perçu comme stable attire les investissements, tandis qu’un système jugé fragile les décourage ou les renchérit. La politique énergétique devient ainsi une politique industrielle : la décarbonation ne consiste pas seulement à changer de sources, mais à garantir une énergie fiable et compétitive, faute de quoi l’industrie se déplace, la base fiscale s’érode et la transition perd ses moyens.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La sécurité énergétique repose sur un ensemble de piliers complémentaires : renouvelables abondantes, stockage massif, réseaux renforcés, gestion active de la demande, capacités programmables de réserve, interconnexions, protection numérique et physique. Retirer un pilier sans renforcer les autres augmente mécaniquement le risque de défaillance. Le débat espagnol sur le nucléaire illustre cette logique : il ne porte pas uniquement sur une technologie, mais sur la manière de combler temporairement un déficit de flexibilité et d’inertie, le temps que le stockage et les réseaux atteignent leur pleine maturité. C’est un débat de calendrier, de gestion du risque et de coûts globaux.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que l'on peut retenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La panne ibérique a fonctionné comme un test de résistance grandeur nature. Elle a révélé progrès et limites, ambitions et fragilités. Elle a montré que la transition énergétique n'est pas une trajectoire linéaire, mais un équilibre dynamique entre technologie, économie et politique. La direction reste celle de la décarbonation, mais la vitesse et le chemin dépendent d'une condition non négociable : rendre le système fiable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La souveraineté énergétique ne consiste pas à choisir un symbole. Elle consiste à garantir la continuité du service, l'accessibilité des prix et le contrôle stratégique des infrastructures. En ce sens, la lumière éteinte a éclairé la tâche restante : construire une transition qui ne soit pas seulement verte, mais robuste.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94337317-65799942.jpg?v=1771060433" alt="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." title="Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">L' étude a été réalisée par les étudiants de la 8ᵉ promotion Risques et Intelligence Économique (M1 RIE) dans le cadre de l’exercice SaturnIE 2025 de l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/ege/"><span><span>Ecole de Guerre Economique – EGE</span></span></a>. <br />   <br />  Télécharger l'intégralité de l'étude : <br />  <a class="link" href="https://lnkd.in/eDuRYkKk">https://lnkd.in/eDuRYkKk</a>  </span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Retours-d-experience-L-Espagne-dans-le-noir-energie-pouvoir-et-vulnerabilites-d-un-systeme-en-transition_a7043.html" />
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