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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T13:42:08+02:00</updated>
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   <title>OSINT, IA et biais cognitifs : vers une exigence accrue de rigueur analytique. </title>
   <updated>2026-03-17T08:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/OSINT-IA-et-biais-cognitifs-vers-une-exigence-accrue-de-rigueur-analytique_a6906.html</id>
   <category term="OSINT" />
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   <published>2026-01-21T16:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Parce que l’IA bouleverse l’accès à l’information, l’OSINT fait face à un défi majeur : rester fiable malgré l’inflation de données et les biais cognitifs qui menacent l’analyse. Cette analyse rappelle que la valeur du renseignement ne réside pas dans l’abondance d’informations, mais dans la capacité humaine à raisonner avec rigueur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814981-65505027.jpg?v=1769009597" alt="OSINT, IA et biais cognitifs : vers une exigence accrue de rigueur analytique. " title="OSINT, IA et biais cognitifs : vers une exigence accrue de rigueur analytique. " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/charles-pahlawan-7919571/" target="_blank">Signalé par Charles. Palhavan, EGE</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://osintprotect.fr/les-biais-cognitifs-en-osint" target="_blank">Lire l'article d'Aurélien T. "Les biais cognitifs en OSINT"</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’abondance informationnelle ne garantit pas la fiabilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À mesure que l’intelligence artificielle transforme la production et la circulation de l’information, l’OSINT (<em data-end="73" data-start="47">Open Source Intelligence</em>, ou Renseignement d’Origine Sources Ouvertes)&nbsp;se retrouve confronté à une tension croissante entre profusion de données et fragilité du raisonnement. <br />   <br />  Le document rappelle que la fiabilité du renseignement en sources ouvertes ne dépend pas de la quantité d’informations accessibles, mais de la capacité de l’analyste à exercer un jugement critique, structuré et conscient de ses propres limites cognitives. L’idée selon laquelle l’OSINT serait intrinsèquement plus démocratique ou plus robuste du fait de son caractère public est ainsi déconstruite : <strong>la valeur du renseignement réside dans la transformation de l’information brute en analyse argumentée, non dans l’accès à la donnée elle‑même.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Biais cognitifs, heuristiques et influences : une architecture de vulnérabilités</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’analyse met en lumière le rôle déterminant des biais cognitifs, des heuristiques et des effets de contexte dans la dégradation de la qualité des productions OSINT. <br />   <br />  Stress, surcharge informationnelle, pression temporelle ou environnement opérationnel dégradé peuvent altérer la capacité de discernement et conduire à des interprétations erronées. Le texte insiste sur la nécessité de distinguer clairement les mécanismes en jeu : les heuristiques, utiles mais parfois trompeuses ; les biais cognitifs, qui déforment la perception ; les erreurs, souvent liées aux conditions de travail ; et les manipulations ou influences, qui visent à orienter l’analyse. <br />   <br />  Cette typologie n’est pas qu’un exercice conceptuel : elle conditionne la mise en place de contre‑mesures adaptées, qu’il s’agisse de techniques d’analyse structurée, de protocoles de vérification ou de dispositifs de contrôle qualité. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’intelligence artificielle, entre levier d’augmentation et facteur de dérive</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans ce paysage déjà complexe, l’intelligence artificielle apparaît comme un outil ambivalent. <br />   <br />  Elle peut accélérer la collecte, repérer des signaux faibles ou structurer des masses de données difficilement exploitables manuellement. Mais elle introduit également de nouveaux risques : biais d’automatisation, ancrage sur la sortie machine, défaut de calibration dans l’évaluation de la fiabilité des modèles. <br />   <br />  <strong>L’IA ne supprime pas les biais ; elle peut au contraire les amplifier ou en créer de nouveaux si elle est utilisée sans cadre méthodologique rigoureux. La tentation de déléguer le raisonnement à l’algorithme constitue ainsi une menace directe pour la qualité du renseignement.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une OSINT plus robuste : discipline intellectuelle et traçabilité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’enjeu est de clarifier le terrain conceptuel et opérationnel pour une OSINT — et plus largement une <a class="link" href="https://www.ege.fr/5-types-de-sources-de-renseignement-humain-humint" target="_blank">HUMINT</a>  &nbsp;(Rensignement d'Origine Humaine) — capable de résister à ces dérives. <br />   <br />  La fiabilité ne découle pas mécaniquement de la qualité des données : même exactes, celles‑ci peuvent mener à des conclusions fausses si l’analyste se fixe trop tôt sur une hypothèse ou s’il ne parvient pas à neutraliser ses propres biais. L’OSINT exige ainsi une discipline intellectuelle renforcée, fondée sur la traçabilité des raisonnements, la transparence des méthodes et une vigilance constante face aux effets de contexte. <br />   <br />  <strong>La compétence critique de l’analyste demeure le véritable facteur discriminant entre renseignement et simple accumulation de données.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <p style="white-space: normal;"><a class="link" href="https://osintprotect.fr" target="_blank">OSINT Protect</a>  &nbsp;<span style="white-space: pre-wrap;">est une plateforme française dédiée au renseignement sécurisé et à la veille stratégique. Elle accompagne entreprises et institutions dans la collecte, l’analyse et la protection de l’information issue de sources ouvertes. Entre expertise, méthodologie et cybersécurité, OSINT Protect se positionne comme un acteur clé pour anticiper les risques et renforcer la décision.</span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger l'étude</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814981-65505199.jpg?v=1769008658" alt="OSINT, IA et biais cognitifs : vers une exigence accrue de rigueur analytique. " title="OSINT, IA et biais cognitifs : vers une exigence accrue de rigueur analytique. " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/OSINT-IA-et-biais-cognitifs-vers-une-exigence-accrue-de-rigueur-analytique_a6906.html" />
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   <title>La mobilité comme levier géo‑économique : le pari sino‑russe. Giuseppe Gagliano</title>
   <updated>2026-01-02T12:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-mobilite-comme-levier-geo‑economique-le-pari-sino‑russe-Giuseppe-Gagliano_a6688.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93009078-65079940.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-04T17:46:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’ouverture sans visa entre la Chine et la Russie, annoncée le 1er décembre 2025, dépasse largement le registre touristique. En créant un espace de circulation fluide entre deux géants eurasiatiques, Moscou et Pékin redessinent les flux humains, économiques et logistiques, tout en consolidant une architecture d’influence alternative à l’ordre euro‑atlantique. Une dynamique qui pourrait durablement déplacer le centre de gravité du tourisme mondial — et fragiliser encore davantage l’attractivité européenne.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93009078-65079940.jpg?v=1764867915" alt="La mobilité comme levier géo‑économique : le pari sino‑russe. Giuseppe Gagliano" title="La mobilité comme levier géo‑économique : le pari sino‑russe. Giuseppe Gagliano" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong>L'annonce faite par Moscou le 1er décembre 2025 marque un tournant majeur: les citoyens de la République populaire de Chine peuvent désormais entrer en Fédération de Russie sans visa pour des séjours allant jusqu'à trente jours. Le décret, valable jusqu'au 14 septembre 2026, couvre tourisme, affaires, visites familiales, ainsi que participation à des événements culturels, scientifiques, sportifs ou économiques. Il ne concerne pas les séjours professionnels ou académiques de longue durée, qui continuent d'exiger les procédures habituelles.</strong></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Effet mmédiat</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur les plateformes chinoises, les recherches de vols vers la Russie ont bondi de <strong>800% en quelques heures</strong>, tandis que les réservations hôtelières pour décembre ont augmenté de 50%. Moscou, Vladivostok et d'autres centres urbains observent déjà un afflux de voyageurs. <br />  Cette dynamique dépasse largement la simple reprise touristique: elle révèle une recomposition des flux humains et une redéfinition des alliances.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Visa‑free sino‑russe : un signal faible devenu basculement stratégique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Depuis 2022, les sanctions occidentales ont sévèrement réduit l'arrivée de touristes européens et nord-américains en Russie. En ouvrant complètement la porte à 1,4 milliard de ressortissants chinois, Moscou compense non seulement cette chute, mais réoriente délibérément sa stratégie d'attractivité vers l'Est. Pékin avait d'ailleurs adopté la même mesure en septembre 2025 pour les citoyens russes, scellant une réciprocité qui marque la consolidation d'un axe de mobilité sino-russe.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Sur le plan géopolitique, cette mesure est très loin d'être neutre. Elle crée un espace intégré de circulation entre les deux géants du bloc eurasiatique, facilitant investissements, échanges commerciaux, projets immobiliers et développement de corridors logistiques. Les régions de l'Extrême-Orient russe pourraient en devenir les premières bénéficiaires, avec un renforcement de leur rôle stratégique dans les plans conjoints sino-russes liés à la Route de la soie, aux infrastructures portuaires et aux zones économiques spéciales.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mais les effets se feront sentir bien au-delà de l'Eurasie</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'Europe, et en particulier l'Italie, risque de subir une perte progressive mais structurelle de parts de marché touristique. Avant la pandémie, le tourisme chinois représentait plus de sept millions de présences en Italie chaque année, pour une dépense supérieure à 1,7 milliard d'euros. Ce flux, déjà ralenti par des politiques migratoires européennes plus restrictives et des tensions diplomatiques, pourrait se détourner davantage vers des destinations considérées plus ouvertes et plus accueillantes.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'initiative russe apparaît ainsi comme un geste politique visant à renforcer une architecture alternative à l'ordre euro-atlantique, en mettant en avant un modèle d'ouverture Est-Est. Dans un monde marqué par le retour des frontières, Moscou se présente ici comme bâtisseur de ponts. <br />   <br />  Pékin y voit l'opportunité d'élargir son rayonnement culturel et économique dans un espace en recomposition. Ensemble, les deux pays montrent qu'un autre paradigme de mobilité et d'influence est possible, reposant non pas sur l'alignement, mais sur la complémentarité stratégique.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La mobilité comme levier géo‑économique : le pari sino‑russe</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Si la mesure devait être prolongée au-delà de septembre 2026, elle pourrait consacrer durablement ce nouvel axe de circulation, modifiant la carte globale des flux touristiques, économiques et géopolitiques. Pour l'Italie et l'Europe, le message est clair: dans un contexte où le tourisme est devenu un instrument de puissance, chaque barrière maintenue équivaut à un avantage cédé.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales.&nbsp; <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/putin-grants-many-categories-chinese-citizens-visa-free-access-russia-up-30-days-2025-12-01/" target="_blank">- </a>  Poutine accorde à de nombreuses catégories de citoyens chinois un accès sans visa à la Russie jusqu'à 30 jours&nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/putin-grants-many-categories-chinese-citizens-visa-free-access-russia-up-30-days-2025-12-01/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/putin-grants-many-categories-chinese-citizens-visa-free-access-russia-up-30-days-2025-12-01/</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/La-mobilite-comme-levier-geo‑economique-le-pari-sino‑russe-Giuseppe-Gagliano_a6688.html" />
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   <title>Souveraineté numérique #3. Reprendre le contrôle : vers une souveraineté numérique européenne </title>
   <updated>2025-11-30T18:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-3-Reprendre-le-controle-vers-une-souverainete-numerique-europeenne_a6667.html</id>
   <category term="Data Management" />
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   <published>2025-11-30T18:10:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec le Cloud Act, Washington a étendu son pouvoir juridique bien au-delà de ses frontières, imposant aux géants du numérique américains de livrer les données, même hébergées en Europe. Une ingérence qui révèle la vulnérabilité du Vieux Continent et accélère sa prise de conscience : sans infrastructures souveraines, l’Europe reste dépendante des GAFAM et exposée aux lois extra-territoriales. Face à cette offensive, des initiatives comme Gaia-X ou les « clouds de confiance » nationaux incarnent la riposte européenne, entre volonté d’autonomie et risque d’ingérence des mêmes acteurs qu’elle cherche à contenir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92919437-65033189.jpg?v=1764517911" alt="Souveraineté numérique #3. Reprendre le contrôle : vers une souveraineté numérique européenne " title="Souveraineté numérique #3. Reprendre le contrôle : vers une souveraineté numérique européenne " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Cloud Act : un cas emblématique d’ingérence et de dépendance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un cas spécifique analysé par l’École de Guerre Économique est le Cloud Act américain, considéré comme emblématique de l<span dir="RTL">’</span>ingérence juridique des États-Unis sur la souveraineté numérique d<span dir="RTL">’</span>autrui. Adopté en mars 2018, le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/CLOUD_Act" target="_blank">Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act</a>  (Cloud Act) a de facto étendu la portée mondiale des lois américaines en matière de données. Cette législation oblige les fournisseurs de services numériques américains (cloud, courriels, réseaux sociaux, etc.) à remettre aux autorités américaines les données des utilisateurs sur demande, même si elles sont stockées sur des serveurs situés à l’étranger, y compris en Europe. <br />  De plus, le Cloud Act autorise ces accès sans obligation d<span dir="RTL">’</span>informer les utilisateurs ni de passer par les tribunaux locaux. En pratique, comme le note Leila Ackerman, Microsoft, Google, Facebook et consorts ne sont plus en mesure de garantir la confidentialité des données, même si celles-ci sont hébergées en Europe . <br />  &nbsp; <br />  Du point de vue européen, le Cloud Act constitue une ingérence juridique sans précédent dans ses prérogatives souveraines. Il entre en conflit avec les réglementations européennes sur la protection des données (comme le RGPD), qui imposent des restrictions au transfert de données personnelles hors de l<span dir="RTL">’</span>Union. Ce n<span dir="RTL">’</span>est pas un hasard si son adoption a suscité « de vives préoccupations concernant la souveraineté numérique européenne ». <br />   <br />  L<span dir="RTL">’</span>EGE interprète le Cloud Act comme un véritable « coup de force » américain qui contourne les nouvelles règles européennes et remet en question le contrôle de l<span dir="RTL">’</span>UE sur ses propres données. En France, l<span dir="RTL">’</span>entrée en vigueur du Cloud Act a provoqué des réactions immédiates : par exemple, le gouvernement français a révisé l<span dir="RTL">’</span>organisation du cloud de l’État pour protéger les informations sensibles des regards étrangers. La Commission Nationale de l<span dir="RTL">’</span>Informatique et des Libertés (CNIL), autorité française de protection des données, a également mis en garde contre l<span dir="RTL">’</span>utilisation de plateformes cloud américaines comme Google Docs ou Dropbox, recommandant des alternatives européennes pour sécuriser les données. <br />  &nbsp; <br />  Pour l’École de Guerre Économique, le Cloud Act représente une offensive dans la guerre économique numérique : en légalisant l<span dir="RTL">’</span>accès aux données étrangères par les États-Unis, il renforce l<span dir="RTL">’</span>hégémonie informative américaine au détriment de l<span dir="RTL">’</span>Europe. Ce cas a également servi de catalyseur politique : il a poussé les décideurs européens à prendre conscience de la nécessité d<span dir="RTL">’</span>infrastructures autonomes. En d<span dir="RTL">’</span>autres termes, il a sonné l<span dir="RTL">’</span>alarme sur la « souveraineté juridique des informations numériques » menacée par les lois américaines. De là est née l<span dir="RTL">’</span>urgence, soutenue par les analystes de l<span dir="RTL">’</span>EGE, de développer des solutions européennes dans le cloud et le secteur des données, pour s<span dir="RTL">’</span>affranchir de la dépendance envers des fournisseurs soumis à des juridictions extra-européennes. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Gaia-X et la réponse européenne pour l’autonomie dans le cloud</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Parmi les contre-mesures européennes les plus citées par l’École de Guerre Économique figure <a class="link" href="https://www.gaia-x-hub.fr/" target="_blank">Gaia-X</a>, le projet de cloud fédéré européen. Lancé officiellement en juin 2020 à l<span dir="RTL">’</span>initiative de la France et de l<span dir="RTL">’</span>Allemagne, Gaia-X vise à créer un écosystème de données et de services cloud conforme aux valeurs et normes européennes, offrant aux pays de l<span dir="RTL">’</span>UE une alternative aux géants américains et chinois. Ce n<span dir="RTL">’</span>est pas un hasard si les ministres Bruno Le Maire et Peter Altmaier ont présenté Gaia-X explicitement comme une « réponse au Cloud Act » de Trump. <br />   <br />  L<span dir="RTL">’</span>idée centrale est de ramener sous contrôle européen les données stratégiques, en construisant des infrastructures et des normes communes qui garantissent souveraineté, transparence, interopérabilité et sécurité. Comme l<span dir="RTL">’</span>a souligné la Commission européenne, Gaia-X constitue un premier pas concret vers cette « souveraineté numérique » appelée de ses vœux par la stratégie européenne des données de février 2020. Concrètement, le projet prévoit une fédération de fournisseurs de cloud et d<span dir="RTL">’</span>utilisateurs adhérant à des règles communes (le « rulebook » européen) et à des certifications (« labels » Gaia-X) visant à garantir que les services cloud respectent des exigences de localisation des données, de portabilité et de conformité au RGPD. En somme, Gaia-X cherche à établir un « canal de confiance » européen entre utilisateurs et fournisseurs de cloud, réduisant le recours à des plateformes extra-européennes pour les données les plus sensibles. <br />  &nbsp; <br />  L’École de Guerre Économique juge Gaia-X comme un projet stratégiquement important, mais en observe également les limites et les contradictions émergentes. D<span dir="RTL">’</span>un côté, l<span dir="RTL">’</span>EGE reconnaît Gaia-X comme une tentative de souveraineté dans la gouvernance des données, née précisément pour contrer l<span dir="RTL">’</span>hégémonie américaine. D<span dir="RTL">’</span>un autre côté, elle critique son ouverture excessive aux acteurs étrangers : avec le temps, Gaia-X a intégré plus de 180 entreprises, y compris des géants comme Microsoft, Google, Amazon, mais aussi Alibaba et Huawei. <br />  Cela a suscité des craintes d<span dir="RTL">’</span>un « affaiblissement » de sa mission initiale. Bien que le conseil d<span dir="RTL">’</span>administration de Gaia-X soit réservé à des groupes ayant leur siège en Europe, la présence de grandes entreprises technologiques extra-européennes en tant que partenaires a semé le doute sur la réelle autonomie du cloud européen. La vice-ministre allemande Dorothee Bär a elle-même déclaré que Gaia-X resterait ouvert aux opérateurs mondiaux à condition qu<span dir="RTL">’</span>ils respectent les règles européennes. L<span dir="RTL">’</span>EGE y voit un risque d’« ingérence interne » : des partenariats trop étroits avec les GAFAM pourraient compromettre l<span dir="RTL">’</span>objectif d’émancipation, introduisant « le loup dans la bergerie » (c<span dir="RTL">’</span>est-à-dire les géants étrangers au sein de l<span dir="RTL">’</span>infrastructure censée les remplacer). <br />   <br />  Un cas emblématique est celui de Scaleway, un important fournisseur de cloud français, qui a quitté Gaia-X en 2021 en dénonçant le poids excessif acquis par les membres non européens dans le projet. En résumé, l<span dir="RTL">’</span>analyse de l’École de Guerre Économique sur Gaia-X est ambivalente : elle en loue la portée géopolitique – l<span dir="RTL">’</span>Europe qui « part à la conquête de sa souveraineté numérique » – mais prévient que, pour réussir, l<span dir="RTL">’</span>initiative devra rester fermement ancrée dans un contrôle européen, évitant de dépendre des technologies et des capitaux d<span dir="RTL">’</span>outre-mer. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Stratégies européennes vers l’autonomie technologique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Outre Gaia-X, ces dernières années, l<span dir="RTL">’</span>Europe a mis en œuvre diverses stratégies pour la souveraineté numérique – souvent en ligne avec les thèses défendues par l’École de Guerre Économique. Sur le plan réglementaire, l<span dir="RTL">’</span>UE a été pionnière avec des règlements comme le RGPD (2016), qui agit comme un « premier bouclier » législatif sur les données, et plus récemment avec le Digital Services Act et le Digital Markets Act, visant à imposer des règles aux géants du web. Cependant, l<span dir="RTL">’</span>EGE fait remarquer que la réglementation seule ne suffit pas à résoudre la dépendance technologique : « nous sommes encore loin d<span dir="RTL">’</span>un arsenal de gouvernance des données pleinement européen », notamment parce qu<span dir="RTL">’</span>il manque des plateformes et des infrastructures propres. C<span dir="RTL">’</span>est pourquoi, parallèlement aux lois, des initiatives industrielles sont promues. Par exemple, plusieurs gouvernements de l<span dir="RTL">’</span>UE ont lancé des programmes de cloud souverain national : en France, le label « Cloud de Confiance » et la qualification SecNumCloud (sous l’égide de l<span dir="RTL">’</span>ANSSI) certifient les fournisseurs de cloud garantissant une pleine souveraineté et sécurité, une exigence désormais obligatoire pour le cloud dans l<span dir="RTL">’</span>administration publique française. En Italie, le Polo Strategico Nazionale, une infrastructure cloud pour les entités publiques gérée par un consortium italien, est en cours de développement, et des labels Gaia-X sont envisagés pour en classer les services. <br />  &nbsp; <br />  À l’échelle européenne, au-delà de Gaia-X, des investissements conjoints et une coopération sont privilégiés : l<span dir="RTL">’</span>UE a défini un « Projet Important d<span dir="RTL">’</span>Intérêt Européen Commun » (IPCEI) sur le cloud, et des programmes de financement comme Europe Numérique et Horizon Europe allouent des fonds au développement de technologies stratégiques. En 2022, la Commission a proposé un Fonds pour la Souveraineté Européenne afin de soutenir les startups high-tech et les champions numériques continentaux. En matière de cybersécurité, plusieurs pays (dont l<span dir="RTL">’</span>Italie) ont établi un Périmètre de sécurité numérique pour protéger les réseaux critiques et les technologies sensibles. On assiste également à un changement de mentalité : des institutions comme le Garante italien pour la protection des données et la CNIL française collaborent pour s<span dir="RTL">’</span>assurer que les services utilisés en Europe respectent des normes de sécurité et de confidentialité alignées sur les valeurs de l<span dir="RTL">’</span>UE. <br />  &nbsp; <br />  Malgré ces avancées, l’École de Guerre Économique avertit que la route vers l<span dir="RTL">’</span>autonomie technologique reste longue. Les investissements colossaux dont disposent les géants américains leur permettent de s<span dir="RTL">’</span>adapter et de maintenir leur emprise sur le marché européen : par exemple, les GAFAM ouvrent des centres de données en Europe et concluent des partenariats locaux (comme Microsoft avec Orange en France pour localiser les données) afin de rassurer les clients européens et de se conformer aux normes de l<span dir="RTL">’</span>UE. <br />  Ces alliances, si elles améliorent la conformité, limitent toutefois l<span dir="RTL">’</span>espace de croissance pour des solutions européennes autonomes, consolidant la présence des acteurs extra-européens. L<span dir="RTL">’</span>EGE souligne également le retard accumulé dans des secteurs clés : la chaîne d<span dir="RTL">’</span>approvisionnement des microprocesseurs est presque entièrement extra-européenne, l’écosystème des startups numériques européennes peine à retenir les talents (de nombreux « cerveaux » formés en Europe émigrent vers la Silicon Valley, alimentant la recherche américaine). Même lorsque des produits européens innovants émergent, ils ont souvent besoin du soutien de partenaires étrangers pour se développer : le cas du moteur de recherche français Qwant est révélateur, qui, pour supporter la charge des utilisateurs, a dû s<span dir="RTL">’</span>appuyer sur le cloud Azure de Microsoft en raison des limites de l<span dir="RTL">’</span>infrastructure locale – un compromis qui met en évidence les difficultés à atteindre une pleine souveraineté numérique européenne . <br />  &nbsp; <br />  En résumé, les stratégies européennes en cours (réglementation, investissements, projets cloud, etc.) sont considérées comme des pas dans la bonne direction, mais l’École de Guerre Économique les juge encore insuffisantes pour inverser les rapports de force. Un effort plus coordonné et massif serait nécessaire pour réduire véritablement les dépendances technologiques accumulées au fil des décennies. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Patriotisme économique et autonomie : l’approche de l’École de Guerre Économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’École de Guerre Économique de Paris propose d<span dir="RTL">’</span>aborder ces défis avec une approche fondée sur le patriotisme économique et une stratégie de défense économique européenne. Dans de nombreuses publications et interventions, ses représentants (Harbulot et ses collègues) ont mis en avant la nécessité pour l<span dir="RTL">’</span>Europe d<span dir="RTL">’</span>atteindre au plus vite la souveraineté et l<span dir="RTL">’</span>autodétermination numérique, comme seule voie pour s’émanciper de l<span dir="RTL">’</span>hégémonie technologique étrangère. Cela implique de promouvoir des politiques économiques favorisant les champions nationaux et européens du secteur technologique, de protéger ses filières stratégiques et de développer des compétences locales – même si cela signifie rompre avec un certain libéralisme naïf du passé. L<span dir="RTL">’</span>EGE insiste sur le fait que l<span dir="RTL">’</span>Europe doit prendre conscience qu<span dir="RTL">’</span>elle est en guerre économique, bien que sous des formes non militaires, et qu<span dir="RTL">’</span>elle doit donc se doter d<span dir="RTL">’</span>une doctrine claire de défense économique. Bruxelles, en d<span dir="RTL">’</span>autres termes, devrait élaborer une stratégie géoéconomique unifiée pour affronter les États-Unis et la Chine sur le terrain technologique. <br />  &nbsp; <br />  Parmi les concepts clés promus par l’École figure la « souveraineté comme choix » : l<span dir="RTL">’</span>autonomie numérique ne s<span dir="RTL">’</span>obtient pas en se fermant au monde, mais en choisissant avec lucidité où et comment dépendre. Par exemple, on peut coopérer avec des partenaires étrangers dans des secteurs non stratégiques, mais sur des actifs critiques (données des citoyens, infrastructures cloud gouvernementales, télécommunications), il faut un contrôle local total. L<span dir="RTL">’</span>EGE appelle également à investir beaucoup plus dans la recherche et l<span dir="RTL">’</span>innovation internes pour combler le fossé technologique : c<span dir="RTL">’</span>est par une politique industrielle ciblée et des investissements (publics et privés) que des alternatives européennes compétitives pourront émerger. Cela implique aussi de créer un environnement favorable aux startups et aux grands projets technologiques, pour éviter la « fuite » de talents et d<span dir="RTL">’</span>entreprises prometteuses vers les États-Unis. <br />   <br />  Concrètement, le patriotisme économique dans le numérique se traduit par des mesures d<span dir="RTL">’</span>intelligence économique (protection du savoir-faire, lutte contre l<span dir="RTL">’</span>espionnage industriel), un soutien aux champions nationaux (y compris via des marchés publics orientés vers des solutions européennes) et, si nécessaire, une résistance aux pressions étrangères – par exemple, en limitant l<span dir="RTL">’</span>acquisition d<span dir="RTL">’</span>entreprises technologiques européennes par des entités extra-européennes ou en refusant des accords désavantageux sur le contrôle des données. <br />  &nbsp; <br />  Christian Harbulot et son école mettent enfin l<span dir="RTL">’</span>accent sur l<span dir="RTL">’</span>importance d<span dir="RTL">’</span>une vision géopolitique unifiée de l<span dir="RTL">’</span>Europe. Selon eux, seule une mise en commun des ressources des États membres permettra à l<span dir="RTL">’</span>UE de rivaliser avec des superpuissances de taille continentale. Dans cette optique, des initiatives comme Gaia-X ou la coordination en matière de cybersécurité sont encourageantes, mais doivent s<span dir="RTL">’</span>inscrire dans un cadre stratégique plus large. « L<span dir="RTL">’</span>Europe n<span dir="RTL">’</span>a pas le choix : si elle veut protéger ses citoyens, elle doit changer sa stratégie géoéconomique », avertit Giuseppe Gagliano en résumant la pensée de l<span dir="RTL">’</span>EGE. En définitive, l’École de Guerre Économique appelle à un réveil stratégique de l<span dir="RTL">’</span>Europe dans le numérique : traiter la technologie non pas comme un simple facteur de marché, mais comme un pilier de la sécurité nationale et économique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusions et perspectives</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La position de l’École de Guerre Économique de Paris sur la souveraineté numérique est limpide : l<span dir="RTL">’</span>Europe doit considérer la domination technologique comme un front de conflit économique et agir en conséquence pour garantir son autonomie. Cette approche globale combine l<span dir="RTL">’</span>analyse des menaces (Cloud Act et autres formes d<span dir="RTL">’</span>ingérence américaine, pénétration des technologies chinoises) avec la promotion d<span dir="RTL">’</span>un patriotisme économique numérique visant à construire des alternatives européennes et à réduire les dépendances. Dans les cas spécifiques examinés – du Cloud Act à Gaia-X – émerge un fil conducteur : la prise de conscience que celui qui contrôle les données et les plateformes détient le pouvoir, et que l<span dir="RTL">’</span>Europe doit réagir pour ne pas être écrasée entre les superpuissances. <br />   <br />  Les évaluations de l<span dir="RTL">’</span>EGE sur ces sujets offrent un tableau lucide mais aussi alarmant : sans un changement de cap, l<span dir="RTL">’</span>UE risque de voir sa souveraineté s’éroder dans le cyberespace, avec des conséquences économiques et politiques considérables. En même temps, l’École entrevoit des stratégies possibles de redressement – coopération intra-européenne, investissements ciblés, réglementation intelligente – qui, si elles sont mises en œuvre avec détermination, pourraient rééquilibrer les rapports de force technologiques. <br />   <br />  Les implications pour l<span dir="RTL">’</span>avenir de la souveraineté numérique européenne dépendront donc des choix actuels : selon la pensée de l’École de Guerre Économique, c<span dir="RTL">’</span>est uniquement par un engagement cohérent et une vision stratégique que l<span dir="RTL">’</span>Europe pourra conquérir cette « autodétermination numérique » indispensable pour prospérer dans un monde de plus en plus compétitif et interconnecté. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales.&nbsp; <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lire les articles</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-1-quand-les-donnees-deviennent-un-terrain-d-affrontement-mondial_a6665.html" target="_blank">-&nbsp;Souveraineté numérique #1 : quand les données deviennent un terrain d’affrontement mondial <br />   <br />  -&nbsp;</a>  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-2-Enjeu-vital-dans-la-guerre-economique-du-futur_a6666.html" target="_blank">Souverainete numérique #2. Enjeu vital dans la guerre économique du futur&nbsp;</a>  <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-3-Reprendre-le-controle-vers-une-souverainete-numerique-europeenne_a6667.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hommage de Philippe Clerc à Rémy Pautrat, décédé le 6 avril 2O25</title>
   <updated>2025-04-18T08:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Hommage-de-Philippe-Clerc-a-Remy-Pautrat-decede-le-6-avril-2O25_a5868.html</id>
   <category term="Personnalités" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/87988703-62340012.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-18T07:54:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le préfet Rémy Pautrat n’est plus. il s’est éteint le 6 avril dernier. Je veux dire ici ma profonde tristesse. Le temps est au recueillement pour penser à lui et à ses proches, à sa chère épouse Jacqueline. Penseur de la sécurité économique au temps où nous parlions de défense économique, dès les années 90 , il appelait à la nécessité de construire une doctrine de sécurité nationale donc offensive.     <div>
      <blockquote>  <div><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Mais bien vite revient la sincère image de l’homme et de l’ami au sourire éclairé par la bonté. <br />  Profondément altruiste Rémy Pautrat avait la simplicité des&nbsp;grands&nbsp;cœurs. C’est avec ces valeurs que ce grand serviteur de l’Etat, ce grand préfet, &nbsp;a bâti sa carrière et contribué, novateur, à l’intérêt général de notre pays et de nos territoires.&nbsp;Je veux ici lui rendre un premier hommage et écrire&nbsp;ma reconnaissance au préfet, à l’homme devenu un véritable ami.<span class="white-space-pre"> </span> <br />   <br />  Visionnaire, habité par l’urgence, il avait une foi inébranlable et obstinée dans le rôle majeur de la&nbsp;connaissance et du savoir dans toute pensée stratégique.&nbsp;Grande figure de la réforme du renseignement, il a contribué activement à penser et assembler les toutes premières pierre de&nbsp;de la démarche d’intelligence économique&nbsp;comme politique publique novatrice. Penseur de la sécurité économique au temps où nous parlions de défense économique, dès les années 90&nbsp;,&nbsp;il appelait&nbsp;à la nécessité de construire une doctrine de sécurité nationale donc offensive.<span class="white-space-pre"> </span></span></span></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Philippe Clerc pour ce témoignage. Nous le connaissions et nous savons à quel point votre hommage est juste et sincère. Reste le chagrin.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/87988703-62340012.jpg?v=1744957736" alt="Hommage de Philippe Clerc à Rémy Pautrat, décédé le 6 avril 2O25" title="Hommage de Philippe Clerc à Rémy Pautrat, décédé le 6 avril 2O25" />
     </div>
     <div>
       <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.portail-ie.fr/univers/2025/remy-pautrat/" target="_blank">Crédit photo</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Hommage-de-Philippe-Clerc-a-Remy-Pautrat-decede-le-6-avril-2O25_a5868.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM</title>
   <updated>2024-12-31T10:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-veille-a-l-heure-de-l-IA-Synthese-du-Forum-IES-2024-par-3AF-Bertrand-Bello-et-Laurent-Couve-CETIM_a5595.html</id>
   <category term="Intelligence artificielle" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/85231314-60777516.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-31T10:30:00+01:00</published>
   <author><name>David Commarmond et Mathieu Andro</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Intelligence Artificielle (IA) a occupé une place centrale dans de nombreuses présentations. Ces dernières ont mis en lumière des retours d'expérience variés et ont soulevé de nombreuses questions quant à l'impact de l'IA sur les métiers de la veille, de l'analyse, de l'intelligence économique et de la prospective.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85231314-60777516.jpg?v=1735563770" alt="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" title="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Organisé tous les deux ans par la 3AF, ce forum constitue une plateforme d'échange entre les praticiens de la veille et de l'intelligence économique. <br />   <br />  IES 2024, qui s'est tenu sur deux jours au Conseil Régional de la Région Grand-Est à Strasbourg, a rassemblé environ 180 participants, incluant des entreprises industrielles, des prestataires, des fournisseurs de solutions, des étudiants et des institutionnels. <br />   <br />  Le Forum IES 2024, en collaboration avec le Centre Technique des Industries Mécaniques (CETIM), a mis en lumière l'impact grandissant de l'intelligence artificielle (IA) sur la veille stratégique et technologique. Bertrand Bello et Laurent Couve ont partagé leur analyse détaillée de cet événement incontournable. <br />   <br />  L'Intelligence Artificielle (IA) a occupé une place centrale dans de nombreuses présentations. Ces dernières ont mis en lumière des retours d'expérience variés et ont soulevé de nombreuses questions quant à l'impact de l'IA sur les métiers de la veille, de l'analyse, de l'intelligence économique et de la prospective. <br />   <br />  Par ailleurs, de nouvelles pratiques ont été exposées, couvrant la plupart des étapes du cycle de la veille, telles que l'organisation, les axes de veille, les sources d'informations, l'analyse et la diffusion. <br />   <br />  Ce dossier de veille présente des éléments jugés particulièrement pertinents à partager avec les entreprises du secteur mécanique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'IA : Un Outil Essentiel pour la Veille Stratégique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85231314-60777584.jpg?v=1735564129" alt="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" title="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">La première session du forum a souligné l'importance de l'IA dans l'amélioration des processus de veille. Les intervenants ont démontré comment les technologies de machine learning et de traitement du langage naturel (NLP) permettent de trier et analyser des volumes massifs de données en temps réel. <br />  Cette capacité à extraire des informations pertinentes et à identifier des tendances émergentes transforme la veille en un outil stratégique incontournable pour les entreprises.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des Applications Concrètes de l'IA</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Plusieurs exemples concrets ont été présentés pour illustrer l'application de l'IA dans différents secteurs industriels. Parmi ceux-ci, la détection précoce des innovations technologiques et l'identification des menaces concurrentielles ont particulièrement retenu l'attention des participants. <br />  Ces cas d'usage montrent comment l'IA peut faciliter la prise de décision en offrant des insights précis et exploitables.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Défis de l'IA dans la Veille</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Malgré ses avantages indéniables, l'utilisation de l'IA dans la veille présente également des défis. Les discussions ont porté sur les questions de fiabilité des algorithmes, de biais potentiels dans les données et de protection de la vie privée. Les experts ont souligné la nécessité de mettre en place des cadres éthiques robustes pour guider l'utilisation de l'IA et garantir la transparence des processus</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85231314-60777657.jpg?v=1735567247" alt="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" title="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Focus. Importance du réseau humain dans le contexte de développement des IA génératives.  Le développement et l’usage d’un réseau humain d’experts restent un pilier de l’analyse stratégique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85231314-60777972.jpg?v=1735568125" alt="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" title="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;"><strong>❑ Quelques constats sur le numérique selon le <a class="link" href="https://iae.univ-poitiers.fr/christian-marcon/" target="_blank">Professeur Christian Marcon</a>  de l’IAE de Poitiers </strong></div>    <div style="margin-left: 120px;">❑ Illusion des réseaux sociaux : les gens pensent avoir élargi leurs réseaux humains avec des plateformes comme LinkedIn, mais en réalité, ces réseaux sont rarement sollicités. <br />  ❑ Manipulation de l’information via les influenceurs : la massification de la diffusion des informations peut être intéressante si elle est ciblée. Or, il est aujourd’hui plus facile de désinformer que d’informer. <br />  ❑ Fantasme de l’IA : l’IA donne l’illusion d’optimiser la veille, mais elle ne trace que l’information blanche numérique. <br />  &nbsp;</div>    <div style="margin-left: 80px;"><strong>❑ Dans ce contexte, l’information grise de terrain non accessible à l’IA reste indispensable et rend les stratégies de réseaux humains incontournables.</strong></div>    <div style="margin-left: 120px;">❑ Les échanges formels et informels avec des pairs ou des experts auront toujours une valeur informationnelle riche, même dans un contexte d’usage croissant des IA génératives.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Avenir de la Veille à l'Heure de l'IA</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">La dernière partie du forum a été consacrée aux perspectives futures de la veille à l'ère de l'IA. Les intervenants ont évoqué l'évolution rapide des technologies d'IA et leur intégration croissante dans les systèmes de veille. Ils ont également discuté des compétences nécessaires pour tirer pleinement parti de ces outils, mettant l'accent sur l'importance de la formation continue et de l'adaptation des pratiques professionnelles.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En conclusion...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">...le Forum IES 2024 a mis en évidence le rôle crucial de l'IA dans la transformation de la veille stratégique et technologique. <br />   <br />  Si les défis sont nombreux, les opportunités offertes par ces nouvelles technologies sont tout aussi prometteuses. Les entreprises qui sauront intégrer l'IA dans leurs processus de veille auront un avantage compétitif significatif dans un monde en constante évolution.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dinootoo : Un Usage Sécurisé des LLM</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85231314-60785354.jpg?v=1735638535" alt="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" title="La veille à l'heure de l'IA - Synthèse du Forum IES 2024 par 3AF. Bertrand Bello et Laurent Couvé - CETIM" />
     </div>
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      <p style="margin-left: 80px;"><span>En septembre 2023, Orange a lancé <a class="link" href="https://hellofuture.orange.com/fr/orange-developpe-pour-ses-salaries-un-usage-securise-et-optimise-des-ia-generatives/" target="_blank"><strong>Dinootoo</strong></a>, un portail interne permettant aux employés de découvrir et d'utiliser les LLM de manière sécurisée et efficace. Voici les principales caractéristiques de Dinootoo :</span> <br />    <h4 class="gmail-text-base-strong" style="margin-left: 80px;"><strong>Sécurité et Multi-modèles</strong> <br />   <br />  <span>Dinootoo offre un cadre sécurisé pour l'utilisation des LLM, permettant aux employés de travailler avec des modèles de différentes sources, y compris OpenAI, Google, Anthropic et Mistral. Cela garantit que les données sensibles de l'entreprise restent protégées</span></h4>    <h4 style="margin-left: 80px;"><strong>Fonctionnalités Clés <br />   <br />  1.</strong><span><strong>Dinootoo Chat</strong> : Un chatbot similaire à ChatGPT, capable de traiter des documents textuels et des images pour générer des réponses textuelles. <br />   <br />  2. </span><span><strong>Dinootoo Images</strong> : Utilise DALL·E 3 d'OpenAI pour générer des images à partir de descriptions textuelles. <br />   <br />  3. </span><span><strong>Dinootoo Search</strong> : Un moteur de recherche interne qui permet aux utilisateurs de trouver et structurer des réponses à partir de documents fournis.</span></h4>    <h4 class="gmail-text-base-strong" style="margin-left: 80px;"><strong>Objectifs et Avantages</strong></h4>    <p style="margin-left: 80px;"><span>L'objectif principal de Dinootoo est de faciliter l'adoption des technologies de l'IA par les employés tout en assurant un environnement de travail sécurisé. Cela permet aux équipes d'Orange de tirer pleinement parti du potentiel des LLM sans compromettre la confidentialité des données</span> <br />    <div dir="ltr">  <div>  <h4 style="margin-left: 80px;"><strong>Adoption et Impact</strong></h4>    <p style="margin-left: 80px;"><span>Depuis son lancement, Dinootoo a été adopté à un rythme sans précédent, transformant les pratiques de veille et de prise de décision au sein de l'entreprise. Les employés peuvent désormais accéder à des outils puissants et sécurisés pour améliorer leur productivité et leur efficacité.</span> <br />    <p style="margin-left: 80px;"><span>En résumé, Dinootoo représente une avancée significative dans l'utilisation des technologies de l'IA au sein des entreprises, offrant un cadre sécurisé et optimisé pour les employés d'Orange.</span> <br />    <div style="margin-left: 80px;"> <br />  -</div>  </div>  </div>  
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