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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-14T20:04:57+02:00</updated>
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   <title>Réinventer la défense nationale par le droit.  L’ambition stratégique de l’EGE</title>
   <updated>2026-04-12T13:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Reinventer-la-defense-nationale-par-le-droit-L-ambition-strategique-de-l-EGE_a7352.html</id>
   <category term="Question de Droit" />
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   <published>2026-04-09T17:16:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En publiant un rapport dense et offensif sur les contre-mesures juridiques face aux ingérences économiques, la Promotion Olivier Marleix de l’École de Guerre Économique entend bousculer les habitudes françaises. Son ambition : faire du droit un instrument de puissance, et non plus seulement un cadre de conformité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95942439-66956309.jpg?v=1775749848" alt="Réinventer la défense nationale par le droit.  L’ambition stratégique de l’EGE" title="Réinventer la défense nationale par le droit.  L’ambition stratégique de l’EGE" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Source :&nbsp;Rapport "Contre-mesures juridiques et ingérences économiques" <br />  EGE - Ecole de Guerre Economique -&nbsp;Travail final, <a class="link" href="https://www.ege.fr/sites/ege.fr/files/media_files/20251103_SIJ-MSIJ_rapport-final.pdf" target="_blank">Promotion Olivier Marleix, SIJ-MSIJ 1</a>. <br />  Téléchargez le rapport en fin d'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rapport qui assume la rupture</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le document produit par la première promotion SIJ/MSIJ de l’EGE ne cherche pas la neutralité. <br />   <br />  En choisissant <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Marleix" target="_blank">Olivier Marleix </a>  comme parrain, les étudiants revendiquent une filiation politique et stratégique : celle d’une résistance aux prédations industrielles étrangères. Leur rapport s’affirme comme une réponse opérationnelle à ce qu’ils qualifient de « guerre hybride » économique. L’idée centrale est claire : la souveraineté n’est plus un slogan, mais une architecture juridique à reconstruire. Pour ces futurs experts, l’État doit se réarmer, non pas symboliquement, mais en transformant le droit en levier d’action directe.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’article L562-1, pivot d’une doctrine offensive</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le cœur du rapport repose sur une relecture audacieuse de l’article L562-1 du Code monétaire et financier. Initialement conçu pour encadrer le gel des avoirs, il devient ici un outil de qualification de l’ingérence économique. Selon les auteurs, cette base légale permettrait de requalifier certaines pressions étrangères — sanctions extraterritoriales, opérations de marché suspectes, campagnes informationnelles — en atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation. <br />   <br />  Ce glissement doctrinal ouvre la voie à des mesures de défense et de rétorsion que l’État n’oserait pas activer autrement. Sans ce fondement, affirment-ils, toute riposte resterait fragile face aux recours pour entrave au commerce.  <h3>&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Coercition, captation, dépendance : une cartographie des vulnérabilités</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le rapport distingue trois axes d’ingérence. <br />   <br />  Le premier, la coercition économique, pointe l’usage extraterritorial du droit anglo-saxon comme un instrument de conquête. Les auteurs appellent à passer d’une conformité subie à un Lawfare assumé, mobilisant notamment le règlement de blocage européen. <br />   <br />  Le deuxième axe, la captation informationnelle, rappelle que les actifs immatériels sont devenus des cibles privilégiées. La loi de blocage de 1968 et le secret des affaires de 2018 y sont présentés comme des remparts encore sous-exploités. L’affaire Laguiole illustre, selon eux, les conséquences d’une protection insuffisante. <br />   <br />  Enfin, la dépendance structurelle, qualifiée de « vincibilité », désigne la fragilité créée par l’usage massif de services cloud et forensic étrangers. Pour la promotion, cette dépendance revient à livrer des pans entiers de données sensibles à des acteurs non européens.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une souveraineté juridique assumée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En articulant droit, renseignement et stratégie, la Promotion Olivier Marleix propose une doctrine qui dépasse la simple analyse académique. Elle dessine une feuille de route pour un contre-renseignement économique modernisé, fondé sur la maîtrise des flux d’information et la capacité de riposte normative. <br />   <br />  Le message final est sans ambiguïté : la souveraineté juridique ne se proclame pas, elle se pratique. Et dans un monde où les normes deviennent des armes, le droit serait désormais le premier champ de bataille.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Téléchargez le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95942439-66956435.jpg?v=1775748589" alt="Réinventer la défense nationale par le droit.  L’ambition stratégique de l’EGE" title="Réinventer la défense nationale par le droit.  L’ambition stratégique de l’EGE" />
     </div>
     <div>
       <br />  <!--cke_bookmark_332S--><!--cke_bookmark_332E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Intelligence juridique. Comprendre le lawfare : une grille de lecture pour les analystes stratégiques</title>
   <updated>2026-03-09T09:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Intelligence-juridique-Comprendre-le-lawfare-une-grille-de-lecture-pour-les-analystes-strategiques_a7171.html</id>
   <category term="Question de Droit" />
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   <published>2026-03-09T09:14:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La première livraison de la Revue Lawfare de la Sorbonne éclaire une transformation décisive : reconnaissance du droit dans une logique de puissance. Pour les professionnels de la veille stratégique, cette mutation impose de repenser les signaux faibles, les rapports de force normatifs et les zones de friction où s’inventent les nouvelles conflictualités économiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95170545-66633012.jpg?v=1772978829" alt="Intelligence juridique. Comprendre le lawfare : une grille de lecture pour les analystes stratégiques" title="Intelligence juridique. Comprendre le lawfare : une grille de lecture pour les analystes stratégiques" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.norma-project.com/review-revue-lawfare-de-la-sorbonne-n1/" target="_blank">Source</a>  <br />   <br />  Télécharger le Numéro en fin d'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le droit comme arme d’influence</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Loin d’être cantonné aux opérations militaires, le "lawfare" s’étend au secteur privé, où la règle de droit devient un instrument offensif. Les cabinets comme les directions juridiques adoptent un vocabulaire emprunté à la stratégie, intégrant la notion d’« effet final recherché » ou celle de « brouillard de guerre » dans la rédaction contractuelle. <br />   <br />  Le choix du siège d’arbitrage, la sophistication des clauses de hardship (*) ou la gestion des sanctions internationales relèvent désormais d’une véritable ingénierie de puissance. Cette acculturation militaire traduit une prise de conscience : la norme est devenue un levier de domination dans un environnement géoéconomique instable.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><em>(*)&nbsp;Le <strong>hardship</strong> désigne, en droit des contrats internationaux, la situation dans laquelle un événement imprévisible et extérieur aux parties bouleverse l’équilibre économique initial du contrat au point de rendre son exécution excessivement onéreuse pour l’une d’elles, sans toutefois la rendre impossible. C’est un mécanisme de gestion des crises contractuelles, distinct de la force majeure.</em></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’IA, le droit d’auteur et la fragmentation normative</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le numérique constitue l’un des terrains les plus vifs de cette conflictualité. L’entraînement des modèles d’IA via le <em>text and data mining</em> révèle une fragmentation juridique mondiale qui favorise le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_shopping" target="_blank"><em>forum shopping</em></a>. Entre une Union européenne attachée à l’<a class="link" href="https://www.cnil.fr/fr/cnil-direct/question/opt-opt-out-ca-veut-dire-quoi" target="_blank">opt-out</a>, un Japon très permissif, un Royaume-Uni protecteur et des États-Unis dominés par le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fair_use" target="_blank"><em>fair use</em></a>, les stratégies d’acteurs se recomposent. <br />   <br />  Parallèlement, les Big Tech mènent une véritable course à l’armement contre le RGPD. Le <a class="link" href="https://www.cnil.fr/fr/definition/fingerprinting" target="_blank">fingerprinting</a>  ou les cohortes <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Federated_Learning_of_Cohorts?utm_source=copilot.com" target="_blank">FLoC</a>  illustrent cette volonté de maintenir la publicité ciblée tout en échappant à la qualification de données personnelles. Pour les veilleurs, ces contournements techniques constituent des signaux critiques : ils annoncent les futures lignes de front entre innovation et régulation.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La géoéconomie des garanties publiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’assurance-crédit à l’exportation apparaît comme un autre théâtre du lawfare. <br />   <br />  Le modèle chinois, incarné par <a class="link" href="https://www.sinosure.com.cn/en/" target="_blank">Sinosure</a>, rompt avec les standards de l’OCDE en assumant une logique de puissance : maturités longues, couvertures élevées, soutien explicite à la <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Belt_and_Road_Initiative" target="_blank">Belt and Road Initiative</a>. Cette approche permet de sécuriser des approvisionnements stratégiques, notamment énergétiques, tout en contournant certaines sanctions internationales. <br />   <br />  À l’inverse, les modèles occidentaux demeurent centrés sur la discipline financière. Cette asymétrie crée un déséquilibre structurel dans la compétition internationale, que les entreprises doivent intégrer dans leurs analyses de risque pays et de financement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Big Tech : l’épreuve du droit français et européen</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à la puissance contractuelle des plateformes, le droit français mobilise ses propres outils de résistance. L’action autonome du ministre de l’Économie, la qualification de lois de police ou encore le <a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/eclairage/284907-dma-le-reglement-sur-les-marches-numeriques-ou-digital-markets-act" target="_blank">Digital Markets Act</a>  constituent autant de contre-mesures visant à empêcher l’imposition de lois étrangères ou de juridictions lointaines. <br />   <br />  Ces mécanismes rappellent que la souveraineté normative reste un enjeu central, y compris dans les relations commerciales privées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le risque pénal, nouveau terrain de tension</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Enfin, la responsabilité pénale des entreprises évolue sous l’effet des CJIP (*). <br />   <br />  L’<a class="link" href="https://www.agence-francaise-anticorruption.gouv.fr/fr/cjip/affaire-klubb-france-sas" target="_blank">affaire KLUBB FRANCE </a>  montre que l’amende peut être calculée sur le chiffre d’affaires du groupe, même lorsque seule la filiale est poursuivie. Cette logique d’indissociabilité renforce l’exposition globale des organisations. Parallèlement, la Cour de cassation rappelle que le délit de blanchiment exige une participation active et une mauvaise foi démontrée, refusant d’assimiler la simple défaillance de vigilance à une infraction pénale. Cette distinction, essentielle pour les établissements financiers, redéfinit la frontière entre faute de conformité et responsabilité pénale.</span> <br />  &nbsp;  <blockquote><span style="white-space: pre-wrap;">(*) </span><span>Une </span><strong><span>CJIP</span></strong><span>, </span><span>ou </span><strong><span>Convention </span><span>Judiciaire </span><span>d’Intérêt </span><span>Public</span></strong><span>, </span><span>est </span><span>un </span><span>mécanisme </span><span>juridique </span><span>français </span><span>permettant </span><span>à </span><span>une </span><span>entreprise </span><span>mise </span><span>en </span><span>cause </span><span>pour </span><span>certaines </span><span>infractions </span><span>économiques </span><span>ou </span><span>financières </span><span>de </span><span>conclure </span><span>un </span><span>accord </span><span>avec </span><span>le </span><span>parquet </span><span>afin </span><span>d’éviter </span><span>un </span><span>procès </span><span>pénal, </span><span>moyennant </span><span>des </span><span>engagements </span><span>lourds </span><span>et </span><span>contrôlés.</span></blockquote>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’ensemble de ces dynamiques confirme que le droit n’est plus seulement un cadre : il est devenu un instrument de compétition.</b></div>
     <div>
      <blockquote>A suivre les travaux du premier numéro de la Revue Lawfare de la Sorbonne, publiée par la <a class="link" href="https://cliniquejuridiquesorbonne.com/" target="_blank">Clinique Juridique Lawfare de la Sorbonne (CJLS)</a>. Le concept central, le « lawfare », désigne l'usage du droit comme arme de guerre ou outil stratégique agressif dans un contexte de rivalités globales.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le numéro 1</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95170545-66633643.jpg?v=1772978269" alt="Intelligence juridique. Comprendre le lawfare : une grille de lecture pour les analystes stratégiques" title="Intelligence juridique. Comprendre le lawfare : une grille de lecture pour les analystes stratégiques" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Intelligence-juridique-Comprendre-le-lawfare-une-grille-de-lecture-pour-les-analystes-strategiques_a7171.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'affaire Telegram. Tribune libre de Bertrand Leblanc-Barbedienne.</title>
   <updated>2024-09-02T04:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-affaire-Telegram-Tribune-libre-de-Bertrand-Leblanc-Barbedienne_a5179.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2024-09-01T17:19:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Telegram, comme toutes les plateformes chiffrées, représente évidemment une menace potentielle en ce qu'elles déploient des moyens considérables exploitables par des entreprises criminelles transfrontalières. C'est l'effet de levier qui est ici en cause. Voilà, Internet a aussi rendu le crime "scalable". Mais il est une menace tout aussi redoutable qui pèse sur nos démocraties, et qui tient à la perspective d'une mort pure et simple de l'idée même de stricte confidentialité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82531799-59187369.jpg?v=1725212179" alt="L'affaire Telegram. Tribune libre de Bertrand Leblanc-Barbedienne." title="L'affaire Telegram. Tribune libre de Bertrand Leblanc-Barbedienne." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>&nbsp;Bertrand Leblanc-Barbedienne</strong> est <a class="link" href="https://souveraine.tech/" target="_blank">Fondateur de Souveraine Tech</a>  &nbsp; &amp; Conseiller du président <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/whaller/" target="_blank">@Whaller</a>  <br />  <a class="link" href="https://souveraine.tech/colloque2024-2/" target="_blank">Le 20 septembre 2024 aura lieu le 2ème COLLOQUE NATIONAL DE SOUVERAINE TECH.</a>  "Marchés et Souveraineté" <br />  à SAINT-MALO<span class="result-text" data-v-4c7a99ff=""> avec la participation d'Arnaud Montebourg.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ne vendons pas trop tôt la peau de l'ours, qu'il vienne de Russie ou d'ailleurs. </b></div>
     <div>
      <blockquote>J'observe avec embarras que beaucoup de commentateurs semblent d'ores et déjà au fait des tenants et parfois même des aboutissants de cette affaire qui appelle pourtant la dernière prudence. Ne vendons pas trop tôt la peau de l'ours, qu'il vienne de Russie ou d'ailleurs. <br />  Les charges pénales qui pèsent sur Paul Durov (ou du Rove comme le rappelle <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Mise-en-examen-du-fondateur-de-Telegram-une-arrestation-et-beaucoup-de-questions-en-suspens-Tribune-de-Yasmine-Douadi_a5175.html" target="_blank">Yasmine Douadi dans sa tribune</a>) tiennent à deux motifs. Le patron de Telegram ne coopérerait pas suffisamment avec les autorités judiciaires françaises. Il n'aurait pas déclaré en France les clefs de chiffrement utilisées par sa plateforme. Nul ne parle dès lors de la licéité des propos échangés sur Telegram. Et c'est bien la raison pour laquelle la Commission européenne a déclaré qu'il n'y avait pas lieu en l'espèce d'invoquer le <a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/eclairage/285115-dsa-le-reglement-sur-les-services-numeriques-ou-digital-services-act" target="_blank">DSA</a>. C'est donc de police tout court qu'il est ici question.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous avez dit "Liberté d'expression" ? Pas sûr...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Bien évidemment, nous sommes là au coeur de ce qu'<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Asma_Mhalla" target="_blank">Asma Mhalla</a>  appelle la "technopolitique". <br />  Des Etats souverains soucieux de demeurer maîtres de leur avenir voient fleurir sur leur sol l'usage de plateformes accessibles partout dans le monde ou presque et sujettes à des législations différentes de celles qu'ils font appliquer au plan domestique. On pourrait donc croire qu'il s'agit d'abord d'une question de souveraineté numérique ou technologique. <br />  Mais à y regarder de plus près, les choses exhalent un autre parfum. L'opinion publique s'est emparée de cette actualité, peu après celle qui concerne Elon Musk et X en parlant de liberté d'expression. Mon opinion, qui court le beau risque de l'impopularité, est que le vrai sujet, c'est l'exaspération des peuples devant l'étouffante NORMALISATION orwellienne du discours sur à peu près tous les sujets. <br />  Nous avons atteint un tel stade d'hypocrisie pharisaïque dans les doxas surtout imposées en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord, que les gens comme vous et moi cherchent désespérément des lieux où la parole demeure toute à fait libre. Et depuis peu, immune à la criminalisation dont elle fait étonnamment l'objet, comme au Royaume-Uni. <br />   <br />  Là où c'est un sujet de souveraineté, c'est que les Etats dits traditionnels sont de plus en plus perçus avec méfiance comme des censeurs de toute forme d'opinion de nature à remettre en cause leur "narratif", c'est-à-dire leur légitimité politique. Et que les plateformes, quel que soit par ailleurs leur propre agenda, offrent dans le même temps une possibilité technique à la liberté de conviction qui semble de moins en moins garantie dans l'espace dit public. <br />   <br />  <strong>Ce que nous craignons donc, c'est qu'au nom de vertueux motifs d'ordre public, de sécurité ou de lutte contre la criminalité, l'étau de l'Etat se resserre petit à petit sur l'hygiène démocratique.</strong></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le vrai risque : l'entre soi numérique.</b></div>
     <div>
      <blockquote>La souveraineté technologique, en rigueur de termes, ça n'est rien d'autre que la liberté dont jouit le peuple et par suite, ses représentants, de déterminer le meilleur usage des moyens, outils et techniques au service de son meilleur devenir. Il est donc illusoire de vouloir réglementer localement Internet, X ou Facebook ou comment sont gouvernés les eaux territoriales ou l'espace aérien. Et il n'est évidemment pas souhaitable non plus que chaque pays ou groupe de pays se coupe des autres pour profiter d'un entre-soi numérique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le "lawfare" américain : un joyau de l'intelligence économique des USA.</b></div>
     <div>
      <blockquote>Mais n'oublions pas que la quasi totalité des outils logiciels étasuniens utilisés par le grand public et les entreprises du CAC40 sont sous juridiction américaine en vertu de l'arsenal juridique des Etats-Unis, que désigne le "lawfare", ce joyau de leur "intelligence économique". <br />  Nous en sommes-nous émus plus que ça jusqu'à aujourd'hui ? Et que penser du fait que les dernières publications postées sur Telegram par le ministre de l'Economie (certes démissionnaire - sic - mais enfin...) et le Premier ministre (idem) datent respectivement du 30 août et du 1er septembre ? Le président de la République utilise quant à lui Telegram depuis le début de sa première campagne a t-on pu lire récemment. Voudrait-on les en priver ?</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Perspective d'une mort pure et simple de l'idée même de stricte confidentialité : la fin du secret.</b></div>
     <div>
      <blockquote>Un mot pour finir. On lit parfois qu'Internet a offert au monde une sorte de double, de miroir numérique de toutes nos activités. Sur Internet aujourd'hui, où pouvons-nous donc expérimenter réellement ce que nous appelons dans notre quotidien "la vie privée" ? <br />  Telegram, comme toutes les plateformes chiffrées, représente évidemment une menace potentielle en ce qu'elles déploient des moyens considérables exploitables par des entreprises criminelles transfrontalières. Mais ces dernières ont-elles vraiment attendu Internet pour perpétrer leurs crimes ? <br />  C'est donc essentiellement l'effet de levier qui est ici en cause. Voilà, Internet a aussi rendu le crime <a class="link" href="https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/scalable" target="_blank">"scalable"</a>  . Mais il est une menace tout aussi redoutable qui pèse sur nos démocraties, et qui tient à la perspective d'une mort pure et simple de l'idée même de stricte confidentialité.&nbsp; <br />   <br />  La fin du secret, le règne de la "publicité" universelle, de la nudité, signeraient la fin de la relation, la fin de la personne. Et sans grandiloquence aucune, celle-même de l'Humanité. C'est peut-être le moment de relire 1984.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Bertrand Leblanc-Barbedienne pour cette liberté de pensée ! </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82531799-59187623.jpg?v=1725208964" alt="L'affaire Telegram. Tribune libre de Bertrand Leblanc-Barbedienne." title="L'affaire Telegram. Tribune libre de Bertrand Leblanc-Barbedienne." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong>&nbsp;Bertrand Leblanc-Barbedienne</strong> est <a class="link" href="https://souveraine.tech/" target="_blank">Fondateur de Souveraine Tech</a>  &nbsp; &amp; Conseiller du président <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/whaller/" target="_blank">@Whaller</a>  <br />  <span class="result-text" data-v-4c7a99ff="">Bertrand Leblanc-Barbedienne a créé Souveraine Tech afin de soutenir la souveraineté technologique de la France et s'opposer à la croyance selon laquelle l'innovation provient d'ailleurs comme par exemple des États-Unis ou de la Chine. <br />  L'association indépendante organise des conférences et informe le public sur les défis technologiques. </span> <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/20-SEPTEMBRE-2024-2eme-COLLOQUE-NATIONAL-DE-SOUVERAINE-TECH-Marches-et-Souverainte-SAINT-MALO_a5013.html" target="_blank">Le 20 septembre 2024 aura lieu le 2ème COLLOQUE NATIONAL DE SOUVERAINE TECH</a>. "Marchés et Souveraineté" à SAINT-MALO<span class="result-text" data-v-4c7a99ff=""> avec la participation d'Arnaud Montebourg. <br />  Bertrand Leblanc-Barbedienne insiste sur l'importance de protéger les données françaises et encourage le rapatriement des données de santé vers des serveurs en France, mettant en avant le potentiel technologique et d'innovation du pays. </span></blockquote>  
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     <div><b>20 SEPTEMBRE 2024. 2ème COLLOQUE NATIONAL DE SOUVERAINE TECH. "Marchés et Souverainté". SAINT-MALO </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82531799-59187782.jpg?v=1725209135" alt="L'affaire Telegram. Tribune libre de Bertrand Leblanc-Barbedienne." title="L'affaire Telegram. Tribune libre de Bertrand Leblanc-Barbedienne." />
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      <span class="result-text" data-v-4c7a99ff="">Durant cette journée, des discussions en groupe et des débats dynamiques de 30 minutes seront organisés avec une vingtaine d'intervenants,&nbsp; à l'exception d'Arnaud Montebourg, notre invité spécial, dont l'intervention durera une heure. <br />   <br />  Ce colloque sera caractérisé par une vision globale, une sincérité et une convivialité. <br />  Nous continuerons à défendre les intérêts de notre nation. <br />  Le programme inclura des pauses et sera ponctué d'un déjeuner "Iode &amp; Sarrasin". <br />  Pendant les interruptions, les boissons et la dernière coupe de la journée, trois heures seront consacrées aux moments de discussion, de rencontre et de convivialité. <br />  Environ 200 personnes sont attendues dans l'amphithéâtre Maupertuis aujourd'hui.</span> <br />  <a class="link" href="https://souveraine.tech/colloque2024-2/" target="_blank">PALAIS DU GRAND LARGE DE SAINT-MALO</a> 
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/L-affaire-Telegram-Tribune-libre-de-Bertrand-Leblanc-Barbedienne_a5179.html" />
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