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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-13T18:26:55+02:00</updated>
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   <title>La réorganisation de la DGSI : entre impératifs opérationnels et manque de vision stratégique. Par Guiseppe Gagliano</title>
   <updated>2025-03-22T08:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-reorganisation-de-la-DGSI-entre-imperatifs-operationnels-et-manque-de-vision-strategique-Par-Guiseppe-Gagliano_a5804.html</id>
   <category term="Renseignement" />
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   <published>2025-03-21T10:10:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Etat des lieux. Les défis sont immenses : pressions migratoires et fractures sociales à l’intérieur, hésitations d’une Union européenne en quête d’unité sur la défense, rivalités internationales avec la Chine, la Russie et les États-Unis. L’intelligence française pourrait être un atout maître pour éclairer ces choix, à condition qu’une direction politique lui donne un cap. Sans cela, même les infrastructures les plus modernes resteront lettre morte.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/87343507-61976474.jpg?v=1742550025" alt="La réorganisation de la DGSI : entre impératifs opérationnels et manque de vision stratégique. Par Guiseppe Gagliano" title="La réorganisation de la DGSI : entre impératifs opérationnels et manque de vision stratégique. Par Guiseppe Gagliano" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le déménagement de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Saint-Ouen n’est pas un simple changement d’adresse : c’est un événement qui résonne à plusieurs niveaux. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan opérationnel, il répond à un besoin criant de moderniser les infrastructures de l’intelligence française pour faire face aux défis sécuritaires d’aujourd’hui. <br />  Mais lorsqu’on élargit la focale au prisme géopolitique et stratégique, cette transition révèle des failles plus profondes dans la manière dont la France envisage l’avenir de son appareil de renseignement, à l’heure où le paysage sécuritaire européen et mondial se redessine.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une modernisation logistique bienvenue, mais insuffisante    </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le transfert de la DGSI s’imposait presque comme une évidence. <br />  Ces dernières années, face à l’intensification des menaces terroristes et à la sophistication croissante de la criminalité organisée, le recrutement d’agents s’est accéléré, mettant sous pression des locaux devenus inadaptés. <br />  La nouvelle implantation à Saint-Ouen offre des espaces plus vastes, des technologies de pointe et une organisation repensée pour une communauté du renseignement en expansion. Sur le papier, tout cela promet une efficacité accrue dans la gestion des opérations quotidiennes.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  <strong>Mais cette mue logistique ne raconte qu’une partie de l’histoire.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp; <br />  Car au-delà des murs et des équipements, une question essentielle demeure : cette réorganisation s’accompagne-t-elle d’une refonte de la doctrine sécuritaire nationale ? Sans une stratégie claire, adaptée aux réalités géopolitiques actuelles, ce déménagement risque de n’être qu’un lifting immobilier, incapable&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; d’améliorer véritablement la capacité de la France à anticiper et à prévenir les crises.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une intelligence confrontée à des menaces multiples </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le terrain sur lequel opère la DGSI a radicalement changé. Si le terrorisme islamiste reste une préoccupation majeure, il n’est plus le seul horizon. <br />  Les menaces hybrides, mêlant désinformation, cyberattaques et tentatives de déstabilisation orchestrées par des acteurs étatiques ou non, occupent désormais le devant de la scène.&nbsp; <br />   <br />  La France a déjà été la cible d’opérations d’influence venues de Russie ou de Chine, sans parler des campagnes de propagande alimentées par des groupes extrémistes. À cela s’ajoute la&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; montée en puissance des réseaux criminels transnationaux, notamment dans le narcotrafic, qui exigent une coordination renforcée entre renseignement et forces de l’ordre – le grand banditisme des banlieues en est un symptôme criant.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Et puis, il y a les tensions internes : une société française sous pression, où l’instabilité sociale peut être exploitée par des forces extérieures. La radicalisation dans les prisons ou le spectre d’émeutes urbaines ne sont pas des hypothèses lointaines, mais des réalités qui interpellent directement la DGSI. Dans ce contexte, isoler la sécurité intérieure des dynamiques géopolitiques serait une erreur. <br />  Or, si le nouveau siège doit symboliser une ambition, il ne suffira pas sans une refonte des priorités stratégiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France à la croisée des chemins géopolitiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce déménagement intervient à un moment charnière pour l’Europe.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Avec une administration américaine qui pousse ses alliés à prendre leurs responsabilités, la France doit choisir sa voie. Va-t-elle renforcer son autonomie stratégique, en faisant de son renseignement un levier pour une sécurité européenne indépendante ? Ou restera-t-elle dans l’orbite de l’OTAN et de Washington, au prix d’une influence amoindrie ? <br />   <br />  Jusqu’ici, Paris navigue entre ces deux eaux : d’un côté, Emmanuel Macron défend l’idée d’une défense européenne autonome ; de l’autre, la France reste un pilier de l’Alliance atlantique. Mais cet entre-deux, sans choix tranché, pourrait devenir un handicap dans un monde où les blocs se durcissent.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Emmanuel Macron et l’absence d’un cap clair </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">C’est là que le bât blesse : dans les discours d’Emmanuel Macron, on cherche en vain une vision stratégique cohérente. Lors de l’inauguration du nouveau siège, le président a égrené les&nbsp; avancées réalisées, mais sans dessiner une ambition plus large pour la France dans ce nouvel échiquier global. <br />   <br />  Pourtant, les défis sont immenses : pressions migratoires et fractures sociales à l’intérieur, hésitations d’une Union européenne en quête d’unité sur la défense, rivalités internationales avec la Chine, la Russie et les États-Unis. L’intelligence française pourrait être un atout maître pour éclairer ces choix, à condition qu’une direction politique lui donne un cap. Sans cela, même les&nbsp; infrastructures les plus modernes resteront lettre morte.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une occasion à moitié saisie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le transfert de la DGSI à Saint-Ouen est un progrès indéniable pour le renseignement français, mais il reste inachevé. Dans un monde où sécurité intérieure et géopolitique sont indissociables, l’intelligence ne peut se limiter à protéger les frontières : elle doit anticiper, décrypter, dissuader. <br />   <br />  Emmanuel Macron avait là une tribune pour réaffirmer une ambition, pousser ses partenaires européens vers plus de cohésion et poser les jalons d’une stratégie adaptée aux menaces émergentes. Il ne l’a pas fait.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Faute de cette impulsion, le risque est clair : ce déménagement ne sera qu’un ajustement technique, sans effet réel sur la capacité de la France à affronter les tempêtes du XXIe siècle. Si elle veut peser dans la sécurité européenne et mondiale, la France devra voir plus loin que Saint-Ouen et doter son renseignement d’une vision à la hauteur des enjeux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de Guiseppe Gagliano</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international Cestudec (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE) <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a> </div>  </blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Tribune par Geneviève Bouché</title>
   <updated>2024-10-09T10:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Les-limites-de-l-intelligence-artificielle-Le-vivant-ne-se-met-pas-en-equation-Tribune-par-Genevieve-Bouche_a5306.html</id>
   <category term="Intelligence artificielle" />
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   <published>2024-10-05T15:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le vivant ne se met pas en équation parce qu’il évolue sans cesse. Mais, pour aller vers une civilisation plus respectueuse du vivant, il faut bien que nous nous dotions de moyens pour faire face aux actions complexes. L’IA semble faire cette promesse … mais seulement une promesse !     <div><b>Le constat désormais reconnu</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83290238-59657322.jpg?v=1728138010" alt="Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Tribune par Geneviève Bouché" title="Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Tribune par Geneviève Bouché" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La machine n’a pas d’avis sur la qualité des données et encore moins sur la pertinence de celles qui lui sont soumises.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">L’IA fonctionne avec des données, qui retracent des évènements échus, et des algorithmes, qui ont été conçus par des Hommes à partir de leur perception d’une certaine réalité. <br />  Mais, leur perception est marquée par leur vécu, c’est ce que l’on appelle les biais cognitifs. Par ailleurs, en construisant les algorithmes, ils peuvent se tromper. <br />  Quant aux données, elles ne donnent que ce qu’elles savent du passé. <strong>La machine n’a pas d’avis sur la qualité des données et encore moins sur la pertinence de celles qui lui sont soumises.</strong> Elle incapable de signaler des manques de données … ce que savent faire les chercheurs. <br />   <br />  Enfin, pour faire fonctionner une IA, il faut lui soumettre un prompt. Si cette tâche devient un nouveau métier, c’est qu’il est assez difficile de poser correctement une question à une IA au regard de l’usage qui va être fait de la réponse. <br />  Ces critiques sont désormais connues. Elles contribuent d’ailleurs à engager l’effet de «&nbsp;desengouement&nbsp;» qui a suivi la montée en puissance rapide qu’a connu CHAT GPT, puis ses concurrents. <br />   <br />  <em>Cette dynamique avait été créée par les éditeurs qui avaient besoin de tests massifs. Mais lorsque les européens ont commencé à comprendre qu’ils contribuaient à mettre au point les IA made in USA, ils ont commencé&nbsp;à regarder de plus près les résultats.</em> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réels besoins et bons usages</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Un autre grief, et pas des moindres, est que l’IA est incapable de prendre en compte <strong>les capacités d’adaptation du vivant</strong>. Or, elles sont immenses. <br />   <br />  De ce fait, le bon usage de l’IA se restreint à des champs d’application précis. <br />  <em>Elle peut aborder le moyen et le long terme, sur des sujets qui s’inscrivent eux-mêmes dans le très long terme comme tout ce qui touche au minéral. Ou, au contraire, pour des sujets limités pour lesquels de nombreuses données sont disponibles. Par exemple dans l’interprétation de scanners médicaux.</em> <br />  Cela peut sembler décevant au regard des besoins que nous avons pour rendre nos relations avec la nature plus efficace ou pour disposer d’institutions plus démocratiques et justes. <br />  &nbsp; <br />  À chaque grande étape de son évolution, l’Homme a été confronté à des problèmes nouveaux et a fini par y trouver des réponses. Mais ces réponses n’ont qu’un temps. Il faut donc les revoir périodiquement. Le déploiement de l’IA nous permet de franchir une étape dans la rationalisation de certains de nos besoins. <br />   <br />  Mais d’autres approches de la complexité vont devoir être explorées dès à présent … Par exemple, en explorant la manière de traiter les environnements flous puisque nos modes de pensés résultent de processus flous <em>(c’est ce qui nous rend créatifs&nbsp;!).</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Homme doit demeurer responsable de ses gestes et de ses décisions.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Le numérique a envahi nos vies. Nous l’avons accepté avec l’espoir d’avoir un modèle de société plus confortable tout en étant plus loyal. En réalité, le numérique ne fait que décupler le potentiel des Hommes en matière de brassages des données utilisées comme aide à la décision. Les malveillances deviennent terribles et inversement.</div>    <div style="margin-left: 80px;">L’Homme doit demeurer responsable de ses gestes et de ses décisions. Qu’il ait utilisé ou pas du numérique pour agir.</div>  &nbsp;    <div style="margin-left: 80px;">La confiance n’exclut pas le contrôle.<strong> Le recours à l’IA &nbsp;nécessite tout de même des vérifications et des raisonnements éthiques.</strong> <br />  &nbsp;  <blockquote>  <h2><span style="background-color:#D3D3D3;">Vers de « nouveaux terrils » ... de corps humains ?</span></h2>  Open IA vient de lever 6,6 milliards de $ et se valorise à 157 milliards de $ (PIB de la France : 3 000 milliards de $ et celui de l'Union Européenne 18 500 milliards de $) ... Le désir de prédation n'a pas de limite ! <br />  Il semblerait tout de même que le « goinfre numérique » amalgamé dans les GAFAM ait actuellement le vertige à propos du modèle de société qui découle de ces « innovations ». Que devient l'Homme ? Une victime bedonnante assujettie à son téléphone et en lutte permanente contre son corps ? <br />  <i>C'est ainsi que l'on voit ressortir les études sur le revenu universel comme cela avait été fait avec l'émergence du Trans-humanisme ...</i> <br />  Le vrai débat en Europe doit être celui de la souveraineté numérique : données, machines, réseaux, et savoir-faire. L'Europe doit demeurer un espace de progrès en qualité de vivre ensemble est non un laboratoire de machines intrusives ni de systèmes autoritaires. <br />  <i>L'Europe doit avoir sa propre vision de l'IA et la maîtriser. Fini le sauve qui peut numérique au niveau national.</i></blockquote>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83290238-59657420.jpg?v=1728137227" alt="Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Tribune par Geneviève Bouché" title="Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Tribune par Geneviève Bouché" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><em><a class="link" href="http://s298243136.onlinehome.fr/dotclear/index.php?pages/A-propos-de-l-auteur">Geneviève Bouché</a>, chef d’entreprise, enseignante, chercheuse, auteure et conférencière, est docteur en sciences des organisations (Dauphine 77). Formation&nbsp;: informatique - télécoms, économie, finance, sociologie et <a class="link" href="http://s298243136.onlinehome.fr/dotclear/index.php?pages/La-futurologie">futurologie cybernétique</a>  (préparation aux fonctions de commissaire au plan).</em> <br />  <em>Consultante spécialisée sur les questions de management de l’innovation.</em> <br />  <em>Chercheuse indépendante spécialisée dans l’évolution du pacte social et de son incidence sur la monnaie face à la bascule sociétale en cours. </em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Geneviève Bouché</title>
   <updated>2024-10-09T10:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Les-limites-de-l-intelligence-artificielle-Le-vivant-ne-se-met-pas-en-equation-Genevieve-Bouche_a5312.html</id>
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   <published>2024-10-05T15:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
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    <![CDATA[
Le vivant ne se met pas en équation parce qu’il évolue sans cesse. Mais, pour aller vers une civilisation plus respectueuse du vivant, il faut bien que nous nous dotions de moyens pour faire face aux actions complexes. L’IA semble faire cette promesse … mais seulement une promesse !     <div><b>Le constat désormais reconnu</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83309198-59665735.jpg?v=1728138010" alt="Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Geneviève Bouché" title="Les limites de l'intelligence artificielle. "Le vivant ne se met pas en équation" Geneviève Bouché" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La machine n’a pas d’avis sur la qualité des données et encore moins sur la pertinence de celles qui lui sont soumises.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">L’IA fonctionne avec des données, qui retracent des évènements échus, et des algorithmes, qui ont été conçus par des Hommes à partir de leur perception d’une certaine réalité. <br />  Mais, leur perception est marquée par leur vécu, c’est ce que l’on appelle les biais cognitifs. Par ailleurs, en construisant les algorithmes, ils peuvent se tromper. <br />  Quant aux données, elles ne donnent que ce qu’elles savent du passé. <strong>La machine n’a pas d’avis sur la qualité des données et encore moins sur la pertinence de celles qui lui sont soumises.</strong> Elle incapable de signaler des manques de données … ce que savent faire les chercheurs. <br />   <br />  Enfin, pour faire fonctionner une IA, il faut lui soumettre un prompt. Si cette tâche devient un nouveau métier, c’est qu’il est assez difficile de poser correctement une question à une IA au regard de l’usage qui va être fait de la réponse. <br />  Ces critiques sont désormais connues. Elles contribuent d’ailleurs à engager l’effet de «&nbsp;desengouement&nbsp;» qui a suivi la montée en puissance rapide qu’a connu CHAT GPT, puis ses concurrents. <br />   <br />  <em>Cette dynamique avait été créée par les éditeurs qui avaient besoin de tests massifs. Mais lorsque les européens ont commencé à comprendre qu’ils contribuaient à mettre au point les IA made in USA, ils ont commencé&nbsp;à regarder de plus près les résultats.</em> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réels besoins et bons usages</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Un autre grief, et pas des moindres, est que l’IA est incapable de prendre en compte <strong>les capacités d’adaptation du vivant</strong>. Or, elles sont immenses. <br />   <br />  De ce fait, le bon usage de l’IA se restreint à des champs d’application précis. <br />  <em>Elle peut aborder le moyen et le long terme, sur des sujets qui s’inscrivent eux-mêmes dans le très long terme comme tout ce qui touche au minéral. Ou, au contraire, pour des sujets limités pour lesquels de nombreuses données sont disponibles. Par exemple dans l’interprétation de scanners médicaux.</em> <br />  Cela peut sembler décevant au regard des besoins que nous avons pour rendre nos relations avec la nature plus efficace ou pour disposer d’institutions plus démocratiques et justes. <br />  &nbsp; <br />  À chaque grande étape de son évolution, l’Homme a été confronté à des problèmes nouveaux et a fini par y trouver des réponses. Mais ces réponses n’ont qu’un temps. Il faut donc les revoir périodiquement. Le déploiement de l’IA nous permet de franchir une étape dans la rationalisation de certains de nos besoins. <br />   <br />  Mais d’autres approches de la complexité vont devoir être explorées dès à présent … Par exemple, en explorant la manière de traiter les environnements flous puisque nos modes de pensés résultent de processus flous <em>(c’est ce qui nous rend créatifs&nbsp;!).</em></div>  
     </div>
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     <div><b>L’Homme doit demeurer responsable de ses gestes et de ses décisions.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Le numérique a envahi nos vies. Nous l’avons accepté avec l’espoir d’avoir un modèle de société plus confortable tout en étant plus loyal. En réalité, le numérique ne fait que décupler le potentiel des Hommes en matière de brassages des données utilisées comme aide à la décision. Les malveillances deviennent terribles et inversement.</div>    <div style="margin-left: 80px;">L’Homme doit demeurer responsable de ses gestes et de ses décisions. Qu’il ait utilisé ou pas du numérique pour agir.</div>  &nbsp;    <div style="margin-left: 80px;">La confiance n’exclut pas le contrôle.<strong> Le recours à l’IA &nbsp;nécessite tout de même des vérifications et des raisonnements éthiques.</strong> <br />  &nbsp;  <blockquote>  <h2><span style="background-color:#D3D3D3;">Vers de « nouveaux terrils » ... de corps humains ?</span></h2>    Open IA vient de lever 6,6 milliards de $ et se valorise à 157 milliards de $ (PIB de la France : 3 000 milliards de $ et celui de l'Union Européenne 18 500 milliards de $) ... Le désir de prédation n'a pas de limite ! <br />    Il semblerait tout de même que le « goinfre numérique » amalgamé dans les GAFAM ait actuellement le vertige à propos du modèle de société qui découle de ces « innovations ». Que devient l'Homme ? Une victime bedonnante assujettie à son téléphone et en lutte permanente contre son corps ? <br />  <i>C'est ainsi que l'on voit ressortir les études sur le revenu universel comme cela avait été fait avec l'émergence du Trans-humanisme ...</i> <br />    Le vrai débat en Europe doit être celui de la souveraineté numérique : données, machines, réseaux, et savoir-faire. L'Europe doit demeurer un espace de progrès en qualité de vivre ensemble est non un laboratoire de machines intrusives ni de systèmes autoritaires. <br />  <i>L'Europe doit avoir sa propre vision de l'IA et la maîtriser. Fini le sauve qui peut numérique au niveau national.</i> <br />  </blockquote>  </div>  
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      <blockquote><em><a class="link" href="http://s298243136.onlinehome.fr/dotclear/index.php?pages/A-propos-de-l-auteur">Geneviève Bouché</a>, chef d’entreprise, enseignante, chercheuse, auteure et conférencière, est docteur en sciences des organisations (Dauphine 77). Formation&nbsp;: informatique - télécoms, économie, finance, sociologie et <a class="link" href="http://s298243136.onlinehome.fr/dotclear/index.php?pages/La-futurologie">futurologie cybernétique</a>  (préparation aux fonctions de commissaire au plan).</em> <br />  <em>Consultante spécialisée sur les questions de management de l’innovation.</em> <br />  <em>Chercheuse indépendante spécialisée dans l’évolution du pacte social et de son incidence sur la monnaie face à la bascule sociétale en cours. </em></blockquote>  
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   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Les-limites-de-l-intelligence-artificielle-Le-vivant-ne-se-met-pas-en-equation-Genevieve-Bouche_a5312.html" />
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