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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T17:21:12+02:00</updated>
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   <title>Les entreprises face au retour de la géopolitique. Thomas Gomart. IFRI</title>
   <updated>2025-12-01T16:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Les-entreprises-face-au-retour-de-la-geopolitique-Thomas-Gomart-IFRI_a6671.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2025-12-01T15:42:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans Le Collimateur, Thomas Gomart, directeur de l’IFRI, revient sur la manière dont les grandes entreprises multinationales appréhendent le retour du risque géopolitique. Entre illusions de la « mondialisation heureuse » et confrontation aux réalités des rapports de puissance, il décrit la lente prise de conscience du monde corporate face aux bouleversements internationaux.     <div><b>Novembre 2025</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92940592-65042838.jpg?v=1764601792" alt="Les entreprises face au retour de la géopolitique. Thomas Gomart. IFRI" title="Les entreprises face au retour de la géopolitique. Thomas Gomart. IFRI" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans cet entretien, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thomas-gomart-ba6421/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Thomas Gomart</a>, directeur de l<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thomas-gomart-ba6421/?originalSubdomain=fr" target="_blank">’IFRI</a>, met en évidence la manière dont les grandes entreprises multinationales cherchent à intégrer dans leurs stratégies le retour brutal des tensions internationales. L’analyse souligne aussi le rôle des cabinets de conseil et d’audit, dont les grilles de lecture, souvent linéaires et désincarnées, imposent une vision du futur au monde corporate. <br />   <br />  <strong>Cette réflexion interroge les biais méthodologiques de cette industrie et met en lumière la complexité des relations entre recherche stratégique et acteurs économiques, dans un contexte où l’incertitude géopolitique redéfinit les équilibres globaux.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand les entreprises financent la recherche stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Depuis son arrivée à l’IFRI, Thomas Gomart souligne l’importance croissante des entreprises dans le financement et l’orientation des travaux de recherche. Ce lien étroit, né dès les années 2000 avec la Russie, a façonné une interaction durable : les multinationales cherchent à comprendre les dynamiques internationales, mais aussi à en tirer des bénéfices concrets pour leurs choix stratégiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La genèse d’une réflexion sur le risque géopolitique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Tout commence en 2014, lorsqu’un grand groupe européen demande à l'IFRI, d’évaluer les relations sino-américaines pour guider ses investissements. De là naît une réflexion sur le « risque géopolitique », encore peu pris en compte par les entreprises. En 2016, une première note explore ce triangle Russie–Chine–États-Unis, mais l’accueil reste poli : la plupart des sociétés préfèrent ignorer la dimension géopolitique, sauf celles directement exposées comme Total.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin de la mondialisation heureuse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La succession d’événements – Brexit, élection de Trump, pandémie, guerre en Ukraine – bouleverse la donne. Les dirigeants d’entreprise placent désormais le risque géopolitique au même niveau que la cybersécurité ou le climat. La croyance dans une mondialisation linéaire et rationnelle s’effrite : les comportements jugés « irrationnels » par les économistes, comme l’invasion de l’Ukraine, rappellent que les rapports de puissance ne se mesurent pas en chiffres. <span>Thomas Gomart critique la « doxa » économiste qui a longtemps dominé les business schools et les cabinets de conseil. Fondée sur des indicateurs quantitatifs et une vision linéaire, elle a occulté la complexité des rivalités de puissance. Aujourd’hui, même des économistes de renom admettent que la géopolitique dépasse largement le cadre de l’économie.</span>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un nouvel état d’esprit corporate</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>La mondialisation heureuse a produit ses héros : les dirigeants d’entreprise, incarnations de l’ouverture des marchés. Mais la sélection des élites évolue. Les parcours ne passent plus systématiquement par la haute fonction publique ; les nouveaux dirigeants sont formés directement dans la mondialisation, testés sur des marchés étrangers et façonnés par une culture globale. Cette mutation interroge la capacité des entreprises à conserver une base nationale et à intégrer la dimension stratégique dans leurs décisions.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><strong><span>Le message est clair : l’intelligence économique ne peut plus ignorer la géopolitique. Les dirigeants d’aujourd’hui ne sont plus seulement les héros des marchés globaux ; ils doivent redevenir des stratèges capables d’intégrer l’incertitude et les rapports de force dans leurs décisions.</span></strong> <br />    <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Téléchargez l'étude : La fabrique du risque : les entreprises face à la doxa géopolitique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92940592-65043115.jpg?v=1764601629" alt="Les entreprises face au retour de la géopolitique. Thomas Gomart. IFRI" title="Les entreprises face au retour de la géopolitique. Thomas Gomart. IFRI" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Thomas Gomart et Siméo Pont, « La fabrique du risque. Les entreprises face à la <br />  doxa géopolitique », Études de l’Ifri, Ifri, avril 2025. <br />   <br />  « Pendant un quart de siècle, les entreprises ont cru à la mondialisation heureuse, portée par l’illusion d’un monde linéaire et rationnel. Mais Brexit, pandémie et guerre en Ukraine ont brisé ce récit. Désormais, le risque géopolitique s’impose comme une évidence : les dirigeants ne sont plus seulement les héros des marchés globaux, ils doivent redevenir des stratèges face aux rapports de puissance. »</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de Thomas Gomart</b></div>
     <div>
      <div>  <div id="5omccFCUdQSpHCLTycLvL-content-0">  <blockquote><span>Docteur en histoire des relations internationales formé à Paris 1 Panthéon‑Sorbonne, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thomas-gomart-ba6421/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Thomas Gomart</a>  s’est distingué par une thèse consacrée aux relations franco‑soviétiques, récompensée par le prestigieux prix Jean‑Baptiste Duroselle. Ce parcours académique souligne à la fois son expertise sur les dynamiques Est‑Ouest et la reconnaissance de ses travaux par la communauté scientifique. <br />  Directeur de l'IFRI</span></blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Covid-19. Management et démocratie dans les organisations de santé.</title>
   <updated>2025-02-04T08:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Covid-19-Management-et-democratie-dans-les-organisations-de-sante_a5670.html</id>
   <category term="Santé" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/86164485-61329322.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-03T16:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce livre explore les réponses organisationnelles et managériales à la crise sanitaire de Covid-19. Il est dirigé par Emmanuelle Cargnello-Charles, Jordan Besson, Oùmaïma Omari, Andréa Mestre et Jérôme Méric.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86164485-61329322.jpg?v=1738597580" alt="Covid-19. Management et démocratie dans les organisations de santé." title="Covid-19. Management et démocratie dans les organisations de santé." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">"Covid-19. Management et démocratie dans les organisations de santé" est un ouvrage collectif publié par les Éditions Garnier. Il est dirigé par Emmanuelle Cargnello-Charles, Jordan Besson, Oùmaïma Omari, Andréa Mestre et Jérôme Méric. <br />   <br />  Il examine comment la pandémie a désorganisé les systèmes de santé, provoquant des pénuries, des problèmes de communication et une souffrance accrue parmi les acteurs de terrain. L'ouvrage analyse également les raisons de ce chaos et propose des réflexions sur les formes de coopération et de gestion dans les organisations de santé. <br />   <br />  L'objectif est de nous permettre de comprendre les défis et les leçons tirées de la crise sanitaire. <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commentaire de Nicolas Moinet</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86164485-61329888.jpg?v=1738598239" alt="Covid-19. Management et démocratie dans les organisations de santé." title="Covid-19. Management et démocratie dans les organisations de santé." />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="margin-left: 80px;"><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Qu’a-t-on appris (ou non) de la crise Covid-19 ? À la sidération suscitée par la crise ont succédé des réponses managériales et organisationnelles. Cet ouvrage qui vient de paraître les étudie sur le terrain et en fait sens pour interroger en particulier leur caractère démocratique. Il est issu du travail de deux années d’une équipe de recherche pluridisciplinaire en gestion, psychologie et santé publique. L’étude a été réalisée grâce à un financement de la<span class="white-space-pre"> </span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/conseil-r-gional-nouvelle-aquitaine/"><span><span>Région Nouvelle-Aquitaine</span></span></a>. <br />  Lien vers le post : </span></span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7291349574307205120/" target="_blank">https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7291349574307205120/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>26 nov. Exploiter la technologie de pointe pour une santé globale. Da Vinci Labs &amp; La Fabrique du Futur</title>
   <updated>2024-10-18T08:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/26-nov-Exploiter-la-technologie-de-pointe-pour-une-sante-globale-Da-Vinci-Labs-La-Fabrique-du-Futur_a5349.html</id>
   <category term="Santé" />
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   <published>2024-10-18T08:03:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La recherche sur le thème "One Health" est cruciale pour prévenir les pandémies émergentes entre humains et animaux, résoudre la résistance aux antibiotiques, évaluer les impacts environnementaux, améliorer la santé alimentaire et adopter une approche holistique     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83574907-59808641.jpg?v=1729233453" alt="26 nov. Exploiter la technologie de pointe pour une santé globale. Da Vinci Labs &amp; La Fabrique du Futur" title="26 nov. Exploiter la technologie de pointe pour une santé globale. Da Vinci Labs &amp; La Fabrique du Futur" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://lnkd.in/dAVxJs7D" target="_blank"><span class="result-text" data-v-9ab503e3="">Pour plus d'informations et pré-inscriptions, veuillez consulter https://lnkd.in/dAVxJs7D.</span></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;"><span class="result-text" data-v-9ab503e3="">Le concept "One Health" reconnaît l'interconnexion entre la santé des humains, des animaux et de l'environnement pour améliorer la santé globale en intégrant les disciplines de la santé humaine, animale et environnementale. Les problèmes de santé émergent souvent à l'interface entre humains et animaux à cause de la dégradation de l'environnement. <br />  Cette approche collaborative permet aux professionnels de la santé, vétérinaires et écologistes de mieux comprendre et gérer ces défis. En réponse aux enjeux globaux comme les pandémies, la résistance aux antibiotiques et les impacts du changement climatique, "One Health" encourage une vision holistique des liens complexes entre les êtres vivants et leur environnement.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cette recherche permet d'identifier et de prévenir les épidémies, de développer des stratégies pour réduire l'utilisation d'antibiotiques, de concevoir des solutions durables pour les écosystèmes, d'améliorer les pratiques agricoles et de résoudre des problèmes complexes. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;"><span class="result-text" data-v-9ab503e3="">En somme, la recherche "One Health" est essentielle pour améliorer la santé globale, prévenir les crises sanitaires et promouvoir un avenir durable pour tous les êtres vivants sur notre planète. <br />  Un événement sur ce thème est organisé par La Fabrique du Futur et le Da Vinci Labs le 26 novembre après-midi.</span> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83574907-59808663.jpg?v=1729233198" alt="26 nov. Exploiter la technologie de pointe pour une santé globale. Da Vinci Labs &amp; La Fabrique du Futur" title="26 nov. Exploiter la technologie de pointe pour une santé globale. Da Vinci Labs &amp; La Fabrique du Futur" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83574907-59808678.jpg?v=1729233321" alt="26 nov. Exploiter la technologie de pointe pour une santé globale. Da Vinci Labs &amp; La Fabrique du Futur" title="26 nov. Exploiter la technologie de pointe pour une santé globale. Da Vinci Labs &amp; La Fabrique du Futur" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/26-nov-Exploiter-la-technologie-de-pointe-pour-une-sante-globale-Da-Vinci-Labs-La-Fabrique-du-Futur_a5349.html" />
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   <title>Les promesses de la Télémédecine, un boulevard s’ouvre à elle …</title>
   <updated>2022-04-19T15:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Les-promesses-de-la-Telemedecine-un-boulevard-s-ouvre-a-elle_a4426.html</id>
   <category term="Data Management" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/63623731-45829234.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-18T19:00:00+02:00</published>
   <author><name>Auteure Dominique LAULHE-DESAUW,</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Portée par la pandémie, boostée durant les confinements, la télémédecine a démontré son utilité ces derniers mois. Les professionnels de santé comme les patients se sont habitués à cette nouvelle façon de consulter ou d’effectuer des suivis de santé. En 2020, 5,4 % des consultations médicales en France ont été réalisées à distance. Il s’agit d’une véritable explosion de la pratique, qui était de seulement 0,1% des actes en 2019.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/63623731-45829184.jpg?v=1649492264" alt="Les promesses de la Télémédecine, un boulevard s’ouvre à elle …" title="Les promesses de la Télémédecine, un boulevard s’ouvre à elle …" />
     </div>
     <div>
      Ce canal d’échange reste cependant très en deçà de ce qui est pratiqué en Europe. <br />   <br />  La télémédecine française prend donc ses marques et devrait croître de manière importante dans les mois et années à venir. <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, du côté des patients, l’usage a été multiplié par 3,33 (+14 points). Les médecins quant à eux sont 69% à avoir effectué une téléconsultation, 16% avant mars 2020 et 53%pendant ou après le premier confinement. Avec +70 points en un an, la pratique de la télémédecine par les médecins généralistes a été multiplié par 6,8 en un an. Sources&nbsp;: Enquêtes Odoxa pour le compte de l’Agence du Numérique de la Santé (ANS). <br />  &nbsp; <br />  Enfin, la télémédecine est un moyen de relever le défi de la distance pour accèder aux soins et celui de la désertification médicale <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Calibri", serif; font-size: 11pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Calibri"; font-size: 11pt; so-language: en-US }p.ctl { font-family: ; font-size: 11pt; so-language: ar-SA }a:link { color: #0000ff; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Cadre réglementaire</b></div>
     <div>
      La France est l’un des premiers pays à s’être doté d’un fondement légal à la pratique de la télémédecine à travers la loi du 29 juillet 2009 dite loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoire) et son décret du 19 octobre 2010 mis à jour en 2018. <br />  &nbsp; <br />  La télémédecine en France est considérée comme un acte médical réalisé par un professionnel de santé dont l’efficacité est reconnue et qui garantit la meilleure sécurité sanitaire aux regards des connaissances médicales avérées. <br />   <br />  <strong>Le décret de 2010 donne une liste des actes relevant de la télémédecine&nbsp;:</strong>  <ul>  	<li class="list">La téléconsultation&nbsp;:&nbsp;qui permet à un professionnel médical de donner une consultation à distance à un patient ;</li>  	<li class="list">La télé expertise : qui permet au professionnel médical de solliciter à distance l’avis d’un ou plusieurs professionnels médicaux (…) sur la base des informations médicales liées à la prise en charge d’un patient ;</li>  	<li class="list">La télé surveillance médicale : qui permet au professionnel médical d’interpréter à distance les données nécessaires au suivi médical d’un patient et, le cas échéant, de prendre des décisions relatives à la prise en charge de ce patient ;</li>  	<li class="list">La télé assistance médicale : qui permet au professionnel médical d’assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d’un acte ,</li>  	<li class="list">La régulation médicale : qui est la réponse du médecin apportée dans le cadre de la régulation médicale (SAMU).</li>  </ul>  &nbsp; <br />  La télémédecine a été pensée par le législateur comme un « outil» devant satisfaire notamment à des objectifs d’organisation, de continuité, de permanence et de sécurité des soins, mais aussi fondamentalement comme un acte médical, en cela les conditions d’exercice de la médecine doivent être prévues et respectées. <br />  &nbsp; <br />  A ce titre, le décret de 2010 impose aux porteurs de projet de respecter les droits fondamentaux du patient et l’obligation pour les professionnels de santé de satisfaire aux exigences légales relatives à la pratique de la médecine prévue par le code de la santé publique et le code de déontologie médicale. <br />  L’ensemble étant apprécié et vérifié par des autorités, le cas échéant des responsabilités peuvent en découler. <br />   <br />  Jusqu’en 2018, les actes de télémédecine n’étaient pas pris en charge par l’assurance maladie, ce qui d’ailleurs a largement impacté le déploiement de la télémédecine sur le territoire français. <br />  &nbsp; <br />  Depuis les arrêtés de 2018, seuls deux actes sont pris en charge (la téléconsultation et la télé expertise) <br />  Les conditions du remboursement par l’assurance maladie s’ajoutent à celles prévues par le décret de 2010. <br />  &nbsp; <br />  Ces conditions marquent encore plus la différence entre la pratique de la télémédecine et les pratiques relevant de la e-santé. <br />  &nbsp; <br />  Les conditions à respecter pour une téléconsultation conforme aux exigences légales pour une prise en charge par l’Assurance Maladie. <br />  &nbsp; <br />  Cette prise en charge est soumise à des conditions définies par les arrêtés du 1er et 16 août 2018. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Calibri", serif; font-size: 11pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Calibri"; font-size: 11pt; so-language: en-US }p.ctl { font-family: ; font-size: 11pt; so-language: ar-SA }a:link { color: #0000ff; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ainsi :</b></div>
     <div>
      <strong>1-La télémédecine met en rapport entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé, parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient.</strong> On note dès lors que la télémédecine suppose nécessairement la présence d’un professionnel médical qui est : le médecin, le chirurgien-dentiste, la sage-femme. <br />   <br />  <strong>2-Les actes de télémédecine doivent être réalisés avec le consentement libre et éclairé du patient. <br />  &nbsp;</strong>Ce consentement suppose une information préalable portant sur ce qu’implique la prise en charge par voie de télémédecine du patient par rapport à une prise en charge classique. En cela, le patient doit être informé sur le procédé de télémédecine mis en place (organisation de la prise en charge médicale), <br />  &nbsp; <br />  <strong>3- L’acte doit être proposé dans le respect du parcours de soins coordonné.&nbsp; </strong>Cette condition s’explique par le fait que la télé médecine n’a pas pour vocation à « remplacer » le médecin traditionnel, ou à ne « proposer » qu’une prise en charge médicale dématérialisée. La télé médecine a été pensée pour pallier les déserts médicaux, aider les professionnels de santé à améliorer la prise en charge de leur patient, et l’accès aux soins. <br />  &nbsp; <br />  En cela, elle ne peut avoir pour effet d’être une solution visant à désorganiser le système de santé. <br />  Pour s’en garantir, les arrêtés d’août 2018 font du médecin traitant : le maître du jeu. Ainsi, seul lui peut décider de recourir à la télé consultation d’un patient qu’il suit habituellement (depuis au moins 12 mois) et qu’il a déjà eu l’occasion de rencontrer ou d’orienter vers un médecin télé consultant quand la télé consultation n’est pas réalisée avec lui. <br />  &nbsp; <br />  <strong>4- Le recours à la télé consultation doit s’effectuer en alternance avec des consultations dites en présentiel.&nbsp; </strong>Cette volonté de favoriser le maintien du contact physique ou visuel, bien que dématérialisé, se retrouve également dans la condition de vidéo transmission. <br />  &nbsp; <br />  En effet, seules les télé consultations réalisées par visioconférence sont reconnues par l’assurance maladie comme ouvrant droit au remboursement par l’assurance maladie, en sont donc exclues les téléconsultations par voie téléphonique et avec elles, les plateformes de télé conseil médical phonique. <br />  &nbsp; <br />  <strong>5- Le télé médecin devra veiller à ce que cet outil lui permette de garantir ses obligations professionnelles parmi lesquelles le secret professionnel. </strong>Dès lors, il devra être attentif à ce que cet outil permette une connexion sécurisée et fiable, qu’il propose une messagerie sécurisée pour communiquer par écrit avec le patient ou des confrères et qu’il garantit la traçabilité de la facturation des actes réalisés. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Calibri", serif; font-size: 11pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Calibri"; font-size: 11pt; so-language: en-US }p.ctl { font-family: ; font-size: 11pt; so-language: ar-SA }a:link { color: #0000ff; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les données générées par la télé consultation devront être traitées conformément à la loi informatique et liberté récemment modifiée par la loi du 20 juin 2018 et stockées de manière sécurisée. <br />  Enfin, l’ensemble doit être proposé dans les conditions respectueuses des référentiels de sécurité et d’interopérabilité concernant la transmission et les échanges de données. <br />  &nbsp; <br />  Ces obligations s’imposent au télé consultant qui s’y engage envers son patient. <br />  &nbsp; <br />  Sur ce point, il appartient également au télé médecin de veiller à ce que le patient dispose du matériel nécessaire pour procéder à la visioconférence et qu’il soit situé sur un ressort géographique permettant une connexion internet de bonne qualité. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, une fois réalisé, l’acte de téléconsultation doit faire l’objet d’un compte rendu établi par le médecin télé consultant qu’il doit archiver dans son dossier patient.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A Signaler :</b></div>
     <div>
      <strong>&nbsp;La loi a cependant prévu des hypothèses d’accès à la télé consultation hors parcours de soins. <br />  Sont concernés&nbsp;:</strong>  <ul>  	<li class="list">les patients mineurs de moins de 16 ans</li>  	<li class="list">les spécialités médicales accessibles directement (gynécologie, ophtalmologie, stomatologie, chirurgie orale ou chirurgie maxi faciale, psychiatrie, neuropsychiatrie et pédiatrie).</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <ol start="2">  	<li class="list">L’exigence du respect de parcours de soins coordonné ne s’applique pas aux patients qui ne disposent pas de médecin traitant désigné ou dont le médecin traitant n’est pas disponible dans le délai compatible avec leur état de santé.</li>  </ol>  &nbsp; <br />  Il appartient au patient de justifier l’indisponibilité de son médecin traitant par tous moyens. Dans cette hypothèse, le recours à la télé consultation est assuré dans le cadre de l’organisation territoriale. Il peut s’agir des Communautés Professionnelles de Santé (CPTS), des Equipes de Soins Primaires (ESP), des Maisons de Soins Pluri professionnelles (MSP), des Centres de Santé (CDS) ou tout autre organisation territoriale qui propose une réponse en télémédecine coordonnée et ouverte à tous les professionnels de santé du territoire. <br />   <br />  Ainsi, 2018 est considéré comme l’année où la Télémédecine française se dote assurément de la possibilité de rattraper son retard vis-à-vis des autres pays, notamment les USA ou les pays scandinaves, précurseurs en la matière. <br />   <br />  <strong>Une sécurisation indispensable des données de santé</strong>    <ul>  	<li class="list"><strong>Qu’est-ce qu’une donnée de santé ?</strong></li>  </ul>  Les données de santé étant des données à caractère personnel particulières, elles sont considérées comme sensibles et font, à ce titre, l’objet d’une protection particulière par les textes réglementaires et législatifs afin de garantir le respect de la vie privée des personnes. Ainsi, une donnée personnelle peut se définir comme "toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable". <br />  &nbsp; <br />  Dans le cadre médical, il s’agit plus spécifiquement de données relatives à la santé physique ou mentale, passée, présente ou future, d’une personne physique qui révèlent des informations sur l’état de santé de cette personne. Ces données comprennent ainsi les informations liées à la personne elle-même, celles obtenues lors de tests ou d’examens d’une partie du corps ou substance corporelle ou encore les informations concernant une maladie, un handicap, les antécédents médicaux, un traitement clinique ou l’état physiologique ou biomédical de la personne concernée.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement ou un réseau de santé a, de fait, droit au respect de sa vie privée et au secret des informations la concernant. Ce secret couvre l'ensemble des informations la concernant et s'impose à tous les professionnels intervenant dans le système de santé.  <ul>  	<li class="list"><strong>Quels moyens de sécurisation de l’information et du traitement de ces données&nbsp;?</strong></li>  </ul>  De manière générale, la sécurité de l'information repose sur trois piliers : la disponibilité (possibilité d'accéder à l'information), l'intégrité (absence de modification de l'information) et la confidentialité (seuls les destinataires de l'information en ont connaissance). <br />   <br />  Le professionnel de santé doit donc s'assurer de protéger les données qu'il traite contre les atteintes à ces trois piliers. Pour cela, il doit mettre en œuvre des mesures techniques (ex : un antivirus de qualité) et organisationnelles (ex : une gestion des accès différentiés au système d'information). <br />   <br />  Une atteinte à l'une de ces trois composantes de la sécurité informatique peut empêcher le professionnel de santé de poursuivre son activité (s'il ne peut plus accéder aux dossiers de ses patients par exemple), ou encore porter atteinte à la vie privée de ses patients (c'est le cas lorsque des données personnelles les concernant sont divulguées) <br />  &nbsp; <br />  Par ailleurs, les traitements de données à caractère personnel utilisés pour la mise en œuvre des actes de télémédecine ne font l’objet d’aucune formalité particulière auprès de la CNIL.&nbsp;En effet, selon les situations, ils peuvent faire partie des traitements nécessaires à la médecine préventive, à l’établissement de diagnostics médicaux, à la prise en charge sanitaire, ou encore à la gestion des systèmes et des services de soins de santé. Il incombe alors au responsable de traitement d’être en mesure de démontrer, à tout moment, la conformité du traitement des données aux exigences de la Réglementation Générale sur la Protection des Données (RGPD) notamment la réalisation d’une analyse d’impact, la tenue du registre des activités de traitement, etc. <br />  &nbsp; <br />  Pour autant, afin d’éviter une violation de données personnelles de santé, les mesures de sécurité doivent être adaptées et conformes aux dispositions des articles R.1110-1 et suivants du code de santé publique issu du&nbsp;décret de confidentialité&nbsp;du 17 mai 2007 et des&nbsp;référentiels sur la politique de sécurité et de sécurisation des accès. Ainsi, il est indispensable de mettre en place les mesures suivantes.  <ul>  	<li class="list"><strong>Un dispositif d’authentification forte</strong> pour reconnaître les utilisateurs et leur donner les accès nécessaires. Il existe différents dispositifs d’authentification (mot de passe, carte à puces…) et la CNIL considère qu’un dispositif d’authentification peut être qualifié de «&nbsp;fort&nbsp;» dès lors qu’il contient au moins deux dispositifs d’authentification. Par ailleurs, chaque utilisateur du dispositif de télémédecine doit recevoir un identifiant unique.</li>  	<li class="list"><strong>Un dispositif de gestion des habilitations </strong>des utilisateurs du dispositif de télémédecine pour limiter les accès aux seules données qui sont strictement nécessaires aux utilisateurs. Des niveaux d’habilitations différents et un dispositif de gestion des traces et des incidents doivent, par ailleurs, être créé en fonction des besoins des utilisateurs.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Enfin, en tant que responsable du traitement,&nbsp;le professionnel de santé doit veiller à ce que le patient ait été informé de façon claire et transparente&nbsp;sur les motifs de la collecte des données, les finalités du traitement et les modalités d’exercice de ses droits (droit d’accès, de rectification, possibilité d’effectuer une réclamation auprès de la CNIL…). <br />  &nbsp; <br />  <strong>En conclusion</strong>, un recours plus fréquent, une meilleure connaissance de celle-ci et une utilité perçue, la télémédecine dispose désormais d’un boulevard pour se développer. Cependant, il reste entendu, que les pouvoirs publics doivent prendre leur part de responsabilité dans son développement en communiquant, en rassurant et en expliquant ses bonnes pratiques et ses avantages aux professionnels comme aux patients. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Calibri", serif; font-size: 11pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Calibri"; font-size: 11pt; so-language: en-US }p.ctl { font-family: ; font-size: 11pt; so-language: ar-SA }a:link { color: #0000ff; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/63623731-45829234.jpg?v=1649347675" alt="Les promesses de la Télémédecine, un boulevard s’ouvre à elle …" title="Les promesses de la Télémédecine, un boulevard s’ouvre à elle …" />
     </div>
     <div>
      Dominique LAULHE-DESAUW, Coordinatrice de la Cellule d’appui aux territoires à la Direction Générale Adjointe des Solidarités - Département des Yvelines <br />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;">Après des études de droit public, Dominique LAULHE-DESAUW entre dans la fonction publique territoriale à la Ville de Sèvres, en tant qu’adjointe au responsable des Affaires Scolaires. Elle intègre ensuite les services du Département des Yvelines&nbsp;; travaillant tour à tour auprès du Directeur général des services, du Directeur des mobilités et depuis plus d’un an auprès du Directeur général adjoint des Solidarités.</div>  &nbsp;    <div>Mobilisée dès le 16 mars 2020 pour assurer la continuité du service public départemental, Dominique a coordonné la mise en place d’une réserve départementale d’agents volontaires. Au sortir du confinement, elle a par ailleurs pris la responsabilité de la coordination du pôle médico-social de la cellule départementale d’appui à l’isolement – cellule créée afin d’assurer une surveillance médicale à distance des patients et de garantir des conditions d’isolement satisfaisantes pour les personnes vulnérables ou en situation de précarité et a géré la campagne de vaccination auprès des publics les plus vulnérables. <br />   <br />  Présente à la dernière <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Agenda-17-Mars-2022-Nouveaux-enjeux-de-guerre-economique-les-defis-industriels-economiques-sociaux-et-culturels-de-la_a4400.html" target="_blank">conférence</a>  à Science Po organisée par Christophe Dubois-Damien le 17 Mars dernier, Dominique a souhaité apporter sa contribution sur cette question souvent citée en exemple.</div>  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Calibri", serif; font-size: 11pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Calibri"; font-size: 11pt; so-language: en-US }p.ctl { font-family: ; font-size: 11pt; so-language: ar-SA }a:link { color: #0000ff; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Les-promesses-de-la-Telemedecine-un-boulevard-s-ouvre-a-elle_a4426.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Analyse et retour expérience : Fake news le grand enjeu pour 2022</title>
   <updated>2024-03-21T12:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Analyse-et-retour-experience-Fake-news le-grand-enjeu-pour-2022_a4295.html</id>
   <category term="Santé" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/59369243-43646105.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-10-06T16:37:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après de longs mois d’absence pour cause de pandémie, I-expo est l’un des premiers salons professionnels à enfin siffler le retour à la vie normale. Certes, le masque est toujours de rigueur, les injonctions à garder ses distances résonnent dans les haut-parleurs, mais la crainte a disparu des yeux pour être remplacée par des esquisses de sourires. Les conversations derrière le masque sont un petit brouhaha, mais dans l’ensemble, la crise sanitaire commence à devenir un souvenir.     <div>
      <div style="text-align: justify;">Très attendue, la table ronde annuelle animée par Thibault Renard pour le Cybercercle, «&nbsp;Comment sélectionner des sources fiables et mieux détecter les infox et fake news ? Comment assurer la fiabilité de l’ensemble de vos sources d’informations ?&nbsp;»<a class="link" href="https://documation.tv/emission/comment-selectionner-des-sources-fiables-et-mieux-detecter-les-infox-et-fake-news-comment-assurer-la-fiabilite-de-l-ensemble-de-vos-sources-d-informations-52847.htm">1</a>, avec cette année Chine Labbé de NewsGuard, Aude Favre de la chaîne Aude WTFake et l’association Fake off, Julien Mardas de Buster.Ai et François Bernard Huyghes de l’IRIS. Table ronde divisée en deux temps, elle tente de définir le phénomène, comprendre pourquoi cela fonctionne, et enfin réfléchir aux solutions apportées. <br />  &nbsp; <br />  Thibault Renard passe la parole à Chine Labbé de <a class="link" href="https://www.newsguardtech.com/fr/">NewsGuard</a>  Europe. Lancée en en 2018, l’idée de base de la start-up américaine est de noter les sources d’informations et non plus que les articles. Les métriques choisies pour sélectionner les sites évalués sont les commentaires, les likes et les partages, car cela définit la viralité du contenu. L’humain est au cœur de la démarche, car les motivations des créateurs d’infox sont multiples, idéologiques, financières, étatiques, elles peuvent être protéiformes et les stratégies plus ou moins subtiles. Et bien souvent, la mésinformation est faite pour ressembler a du contenu d’actualité classique, et donc impossible a repérer pour des outils d’intelligence artificielle. Notre démarche ne vise pas à contrôler, censurer l’information, mais prévenir le lecteur du contenu qu’il va voir par un petit supplément d’information. À ce jour, nous avons produit une extension de navigateur disponible pour les internautes sur les principaux navigateurs (Chrome Firefox, Edge, etc.), nous avons aussi créé une base de données de la fiabilité de plus de 6.500 sources d’informations, que nous avons analysées en fonction de neuf critères apolitiques qui renvoient a leur crédibilité et leur transparence. <br />  &nbsp; <br />  Nous fournissons notamment ces données à des marques et des annonceurs soucieux de ne pas financer des sites de désinformation, nous travaillons aussi avec des chercheurs sur des projets de recherche universitaire. Ce qui nous tient à cœur, c’est de remettre l’humain au centre de ce travail de classification des sources d’information. Pour vous donner une image, nous sommes l’équivalent de bibliothécaires qui, sur internet, aidons le lecteur à mettre en perspective le contenu auquel il va accéder, et a s’y retrouver dans cette jungle informationnelle.</div>  <style type="text/css">p { font-variant: normal; color: #000000; letter-spacing: normal; background: transparent; line-height: 115%; text-align: left; page-break-inside: auto; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; border: none; padding: 0cm; direction: ltr; background: transparent; text-decoration: none; page-break-before: auto; page-break-after: auto }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR; font-style: normal; font-weight: normal }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN; font-style: normal; font-weight: normal }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN; font-style: normal; font-weight: normal }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://documation.tv/emission/itv-focus-archimag-julien-mardas-busterai-52919.html " target="_blank"><strong>Julien Mardas</strong></a>, créateur de Buster.Ai, une start-up française qui propose un ensemble de solutions soutenues par le deep learning pour accompagner les professionnels du fact-checking dans la vérification de l’information, et participer plus largement à la lutte contre la désinformation. Buster.Ai vient de créer le premier moteur intelligent permettant d’extraire, de vérifier, de qualifier et de synthétiser l’information parmi des millions de sources. Aujourd’hui, l’information est souvent présente sous la forme de flux, et donc bien plus éphémère.&nbsp;Il devient de plus en plus dur dur pour l’humain de discerner d’un coup d’œil une fausse information d’une vraie. De plus, des informations fausses ou erronées se mélangent parfois à des informations fiables, permettant de tromper facilement notre vigilance. C’est pour cette raison que Buster.Ai a développé des solutions s’appuyant sur le machine learning et notamment le deep learning pour seconder l’humain. “Nous avons développé des algorithmes d’indexation et de catégorisation de hauts niveaux. Et pour y parvenir, nos chercheurs en intelligence artificielle ont concouru et remporté des compétitions mondiales d’IA appliquées au fact-checking.” &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Nous nous adressons aux entreprises soucieuses de protéger leurs marques et leur image, en externe comme en interne. Pour nous, il existe deux grandes catégories d’informations : l’information officielle et l’information experte. Ces informations peuvent être perçues différemment en fonction de leur degré de viralité, et être transformées/perçues en fonction du canal utilisé. À ce niveau ce n’est plus l’information originale, mais l’émetteur, le canal et ici surtout les réseaux sociaux, qui influent sur la réception de l’information. L’analogie de l’information et du virus prend ici tout son sens. Sa diffusion hors de contrôle dégrade l’information. L’apport de l’intelligence artificielle permet d’établir une cartographie, un panorama de ses différents canaux d’informations, primaires, secondaires, officiels, ou ceux qui relèvent plus de la conversation. <br />  &nbsp; <br />  L’outil va permettre comme un correcteur orthographique de proposer une aide rédactionnelle, afin d’inscrire l’article dans un corpus établi cohérent avec l’image de la marque. Ce processus est permanent, car nous réalisons en temps réel une mise à jour de nos bases de connaissances, en plusieurs langues, en langage naturel (NLP), mais aussi en langages multimodaux, c’est-à-dire même dans les images, dont le contenu textuel est caché aux yeux de l’internaute, mais qui est compris par le moteur de recherche. <br />  <style type="text/css">p { font-variant: normal; color: #000000; letter-spacing: normal; background: transparent; line-height: 115%; text-align: left; page-break-inside: auto; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; border: none; padding: 0cm; direction: ltr; background: transparent; text-decoration: none; page-break-before: auto; page-break-after: auto }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR; font-style: normal; font-weight: normal }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN; font-style: normal; font-weight: normal }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN; font-style: normal; font-weight: normal }a:link { color: #000080; text-decoration: underline  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://documation.tv/emission/itv-focus-archimag-aude-favre-journaliste-52918.html" target="_blank"><strong>Aude Favre</strong></a>  journaliste, créatrice de <a class="link" href="https://www.youtube.com/channel/UC8Ux-LOyEXeioYQ4LFzpBXw">la chaîne YouTube </a>  <a class="link" href="https://www.youtube.com/channel/UC8Ux-LOyEXeioYQ4LFzpBXw">Aude</a>  <a class="link" href="https://www.youtube.com/channel/UC8Ux-LOyEXeioYQ4LFzpBXw"> WTFake</a>, et co-fondatrice de l’association Fake off. Elle a travaillé avec le journaliste Sylvain Louvet sur le documentaire <a class="link" href="https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-fake-news-la-machine-a-fric_4736283.html">“</a>  <a class="link" href="https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-fake-news-la-machine-a-fric_4736283.html">Fake news, la machine à fric” </a>  diffusé récemment dans l’émission Complément d’Enquête (France 2), explorant les financements cachés de la désinformation. En effet, les marques financent les sites de désinformation à hauteur de plus de 2 milliards d’euros par an via la publicité programmatique, selon la société NewsGuard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/59369243-43646105.jpg?v=1633948179" alt="Analyse et retour expérience : Fake news le grand enjeu pour 2022" title="Analyse et retour expérience : Fake news le grand enjeu pour 2022" />
     </div>
     <div>
      François-Benard Huyghe de l’Iris pour comprendre le fonctionnement de ce nouvel revient sur la terminologie . Il est le créateur de l’<a class="link" href="https://observatoire-strategique-information.fr/#_blank">observatoire de l’information</a>. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Fake news</strong>&nbsp;: terme popularisé depuis 2016 avec l’élection de Trump. Les fake news ne sont pas de fausses informations au sens strict du terme (rapporter une réalité qui a ou n’a pas existé) mais elles revêtent plusieurs formes, et la notion d’infox, l’équivalent proposé<strong> </strong>dans la loi de 2018 contre la manipulation de l’information n’en rend pas bien compte. Des caractéristiques communes peuvent être dégagées. Tout d’abord les fakes concernent toujours un événement passé et terminé Pas un jugement, une idée ou anticipation. Si je dis que je n’ai pas volé les confitures de ma grand-mère quand j’avais 4 ans, que ce soit réel ou non pour parler de fake, il faudra démontrer cette affirmation, que cela ait eu lieu il y a 10 ans, 20 ans ou 60 ans… Ici, c’est la véracité des faits qui est en question. À l’inverse, en s’attaquant à des vérités de raison, comme à l’occasion de la pandémie, la fake news remettra en cause l’intention de l’auteur voire l’autorité de la science. Je ne peux pas prouver qu’une sorcière puisse voler sur un balai, mais les lois de la physique vont contre et m’en font douter . C’est une vérité de raison. <br />  &nbsp; <br />  Pour qu’il y ait une fake news, il faut que l’on modifie les traces, qu’on manipule une photo, une vidéo, une fausse légende, que l’on bidouille un témoignage humain, «&nbsp;machin à dit que&nbsp;», «&nbsp;les témoins&nbsp;ont vu que ». Et qu’après une phase de «&nbsp;production&nbsp;» il faut qu’il y ait distribution notamment sur les réseaux sociaux, captation de l’attention, reprise et embellissement du fake dans des logiques de biais de confirmation. Voire développement de théories plus générales. <br />  &nbsp; <br />  Les fake news ont toujours existé, ce qui change, c’est la facilité de production, la large diffusion, et surtout de réception qui s’est massivement développée, souvent dans un intérêt financier, mais ce n’est pas le seu. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Deuxième notion</strong>, la désinformation. La désinformation entre dans les dictionnaires soviétiques en 1953. C’est un processus politique par lequel une puissance ayant un intérêt stratégique introduit des informations de faux événements – généralement des crimes ou complots attribués à l’autre camp comme en son temps le fait que le virus du sida ait été issu d’un laboratoire secret US.- On a aussi suggéré que les russes soutiennent aux USA tant les Black lives Matters que l’autre camp, les suprématistes blancs&nbsp;: le but serait ici moins d’imposer la croyance d’un clan que de créer contradictions, tensions et subversion. Bref saboter les codes (politiques, moraux) de l’autre. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Troisième notion</strong>, le complotisme, notion philosophique, c’est-à-dire les mécanismes par lesquels nous interprétons les éléments vrais ou faux, et par lesquels nous les expliquons en les ramenant à une volonté unique et cachée. Ces mécanismes sont englobants, secret, un discours organisé, le hasard n’a pas sa place pour le partisan du complot&nbsp;: il y a toujours des coupables et de puissants complices dont les médias.. Ces trois notions se recoupent souvent partiellement, rarement complètement. <br />  &nbsp; <br />  Pour esquisser un début de lutte contre les fake news et leurs producteurs, diverses stratégies sont possibles, mais ne remportent pas toutes l’adhésion de François-Bernard Huyghe. Lutter contre les fake news en leur opposant une force d’indignation ou en faisant pression sur les annonceurs et plus généralement sur les acteurs de la chaîne, ce n’est pas du fact-checking, de même que tenir un vague discours d’indignation contre le mensonge et les haines, peut nourrir la méfiance vis-à-vis de la parole officielle. Cela rejoint des tendances idéologiques qui se réclament de la déconstruction ou de la «&nbsp;révélation&nbsp;» des stéréotypes&nbsp;: d’où des situations comme celles qui ont été vécues au Canada&nbsp;: on finit par brûler des BD comme Astérix ou Tintin au nom des préjugés qu’ils encageraient et en s’attribuant ainsi le monopole de l’inquisition et de la censure (Ministère de la Vérité). <br />  <style type="text/css">p { font-variant: normal; color: #000000; letter-spacing: normal; background: transparent; line-height: 115%; text-align: left; page-break-inside: auto; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; border: none; padding: 0cm; direction: ltr; background: transparent; text-decoration: none; page-break-before: auto; page-break-after: auto }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR; font-style: normal; font-weight: normal }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN; font-style: normal; font-weight: normal }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN; font-style: normal; font-weight: normal }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  
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      <strong>Aude Favre, </strong>la publicité en ligne dirigée vers les fake news représente 2,6 milliards de dollars. Ces milliards sont souvent acheminés par les sites de désinformation de manière involontaire, c’est une rente pour cet écosystème. La seconde source de financement est le financement participatif, via des sites comme Tipeee, Ulule, HelloAsso. Derrière certaines cagnottes, il y a encore un juteux business des goodies, où vous pouvez acheter toute une panoplie de casquettes, vêtements, accessoires estampillés de vos opinions. Si en France, 4 ou 5 acteurs trustent le marché, aux Etats-Unis ce sont des milliers d’acteurs qui maillent le territoire du financement participatif. Il y aussi des conférences, des livres, des abonnements qui ponctuent régulièrement l’année de rendez-vous. <br />  &nbsp; <br />  En France Ulule et Tipeee, sont les deux acteurs les plus emblématiques du financement participatif, qui se sont diversement illustrés dans le financement de Hold-up. Documentaire qui a défrayé la chronique. Et qui en termes de financement a recueilli plus de 300.000 euros en tout. Ces deux plateformes ont eu des approches différentes, deux argumentations différentes. Tipeee a été pris dans la controverse sur son rôle et sa responsabilité, en se positionnant sur son rôle unique de plateforme de financement et sur sa neutralité dans les propos tenus par les porteurs de projets. Au vu des contenus, des conséquences potentielles, se pose la question de l’éthique et des moyens économiques et humains devraient peut-être être mis en place pour contrôler, responsabiliser les porteurs de projets dans leur parole. Attendre le passage de la justice comme argument est insuffisant pour prendre une sanction et bannir un porteur de projet. <br />  <style type="text/css">p { font-variant: normal; color: #000000; letter-spacing: normal; background: transparent; line-height: 115%; text-align: left; page-break-inside: auto; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; border: none; padding: 0cm; direction: ltr; background: transparent; text-decoration: none; page-break-before: auto; page-break-after: auto }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR; font-style: normal; font-weight: normal }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN; font-style: normal; font-weight: normal }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN; font-style: normal; font-weight: normal }a:link { color: #000080; text-decoration: underl  </style>   <br />  <style type="text/css">p { font-variant: normal; color: #000000; letter-spacing: normal; background: transparent; line-height: 115%; text-align: left; page-break-inside: auto; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; border: none; padding: 0cm; direction: ltr; background: transparent; text-decoration: none; page-break-before: auto; page-break-after: auto }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR; font-style: normal; font-weight: normal }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN; font-style: normal; font-weight: normal }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN; font-style: normal; font-weight: normal }a:link { color: #000080; text-decoration: underline  </style>  
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      <strong>Chine labbé</strong> rappelle qu’en Janvier dernier ces mêmes délires conspirationnistes ont aux Etats-Unis provoqué l’assaut du Capitole, tandis que quelques mois plus tôt, c’était le Reichstag de Berlin d’être aussi envahi. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Cinq cent sites publient quotidiennement des fausses informations sur le covid. Pourquoi&nbsp;?</strong> Parce que c’est très lucratif. Bien sûr, des services propres ou des objets de protection qu’ils vendent sur leur site. La publicité programmatique qui a beaucoup de trou dans la raquette, et qui est une véritable rente des grandes marques, même Pfizer affichant ses publicités dans des sites contre ses propres produits. Sur près de 1000 milliards de recette publicitaire cela représente 1,7&nbsp;% environ, ce qui est peu au regard des sommes totales, mais pour nombre d’acteurs, c’est une rente. Sans ce financement, nombre de sites disparaîtraient. <br />  &nbsp; <br />  Comment vérifier les informations&nbsp;: les producteurs de fake news aiment s’adresser à nos émotions et pour cela tous les ressorts sont bons. La surprise, par exemple pour déclencher notre intérêt et la crédibilité de la source. Le ton de l’indignation ou de l’exaltation, notamment s’ils agissent par passion ou s’ils sont motivés par un canular. L’autorité, se poser la question «&nbsp;de quelle autorité se réclame-t-elle&nbsp;? », la séduction de l’information, son côté flatteur, qui vous incite à croire que vous êtes différents des autres. Se méfier de soi-même est aussi pas mal. Voir aussi qui reprend cette information et qui fait circuler l’information. Le côté péremptoire de l’information est aussi un signal.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/59369243-43705841.jpg?v=1634049514" alt="Analyse et retour expérience : Fake news le grand enjeu pour 2022" title="Analyse et retour expérience : Fake news le grand enjeu pour 2022" />
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      <strong>Julien Mardas</strong> revient sur la détection des informations. Deux informations presque similaires sont très difficiles à distinguer pour un algorithme et plus encore pour un humain, cela peut prendre des heures ou des jours. Or le temps est un facteur clé qui favorise la viralité. Une fois passé un certain temps et un taux de viralité, il est trop tard, le mal est déjà fait et la fausse information circule partout. Comprendre le potentiel viral d’une information et comprendre comment elle va évoluer est un enjeu majeur. Il y a un temps de bascule entre le moment où l’information reste en dessous du radar ne peut encore être définie comme vraie. De nombreux éléments sont à prendre en compte. Par exemple dans Wikileaks, parmi les millions de mails, il fallait s’assurer que les signatures des serveurs contenus dans les emails ne soient pas contrefaites, car derrière tous les mails portant les mêmes signatures pouvaient être suspectes et déclarées fausses. Ce qui aurait été une erreur. Ceci est d’autant plus délicat, que par nature les auteurs sont anonymes et que seuls les différents relais suivis par le parcours du mail peuvent servir d’éléments de signature. L’information officielle, (étatique, statistique, académique, encyclopédique), est toujours en retard par rapport aux réseaux sociaux. Pour les marques, l’enjeu réputationnel peut être à double tranchant. Une erreur de Bloomberg sur le départ d’un dirigeant de Vinci a pendant quelques heures déclencher une baisse de 30&nbsp;% de l’action, nombre de membres du CA ont acheté massivement des actions, qui ont été revendues juste après le démenti. Ce qui aurait dû être un délit d’initié, n’a pu être sanctionné comme tel. Bloomberg a été sanctionné par la haute autorité des marchés de 5 millions d’euros, une goutte d’eau pour cette entreprise. Les dirigeants, eux n’ont pas été inquiétés. Pour Vinci cette histoire tourne bien. Mais l’issue aurait pu être tout autre. Le dommage réputationnel touche toutes les marques. <br />  &nbsp; <br />  La publicité programmatique manque de transparence, les Gafam n’ont aucun intérêt à baisser le trafic des visiteurs, car cela influe sur le taux de conversion et sur le nombre de milliers de vues, car elles baisseraient leurs revenus. Quelques voix et un cadre légal commencent à émerger qui pour condamner ces comportements. Aujourd’hui il est donc très difficile pour dire si une information est vraie ou fausse. C’est pourquoi la certification des sources est très importante. «&nbsp;De notre point de vue, il n’y a pas de vérité tout est faux, ce n’est qu’une question de temps ». Il faut donc analyser. <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est le sens de la recherche</strong>&nbsp;: L’information est supportée par ses sources, réfutée par ses sources, ou nous n’avons pas assez d’informations. Et tous les acteurs peuvent comprendre quelles sont les sources qui sont supportées, celles réfutées. Les nouvelles sources sans notoriété, qui sont expertes, peuvent très rapidement apporter des choses nouvelles. La source officielle peut se tromper, les discours dans le cadre de la Covid en sont le parfait exemple, l’algorithmie permet d’assister l’humain, pour arriver au résultat que l’on souhaite. <br />  <style type="text/css">p { font-variant: normal; color: #000000; letter-spacing: normal; background: transparent; line-height: 115%; text-align: left; page-break-inside: auto; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; border: none; padding: 0cm; direction: ltr; background: transparent; text-decoration: none; page-break-before: auto; page-break-after: auto }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR; font-style: normal; font-weight: normal }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN; font-style: normal; font-weight: normal }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN; font-style: normal; font-weight: normal }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  
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     <div><b>Résume </b></div>
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      <div>  <div aria-description="" tabindex="0">  <div>  <div>The highly anticipated annual roundtable discussion, hosted by Thibault Renard for Cybercercle, titled “How to select reliable sources and better detect misinformation and fake news? How to ensure the reliability of all your information sources?” featured Chine Labbé from NewsGuard, Aude Favre from the YouTube channel Aude WTFake and the association Fake off, Julien Mardas from Buster.Ai, and François Bernard Huyghes from IRIS this year. The roundtable was divided into two parts, aiming to define the phenomenon, understand why it works, and finally reflect on the solutions provided. <br />  &nbsp; <br />  Thibault Renard handed over to Chine Labbé from NewsGuard Europe. Launched in 2018, the basic idea of the American start-up is to rate information sources rather than just articles. The metrics chosen to select the evaluated sites are comments, likes, and shares, as these define the virality of the content. The human is at the heart of the approach, as the motivations of misinformation creators are multiple, ideological, financial, state, they can be protean and the strategies more or less subtle. Misinformation is often made to resemble classic news content, making it impossible to spot for artificial intelligence tools. Their approach does not aim to control, censor information, but to warn the reader of the content they will see with a little extra information. To date, they have produced a browser extension available to Internet users on the main browsers (Chrome Firefox, Edge, etc.), they have also created a database of the reliability of more than 6,500 information sources, which they have analyzed based on nine apolitical criteria that refer to their credibility and transparency. <br />  &nbsp; <br />  They provide these data to brands and advertisers who are concerned about not financing misinformation sites, they also work with researchers on academic research projects. What is important to them is to put the human back at the center of this work of classifying information sources. To give you an image, they are the equivalent of librarians who, on the internet, help the reader to put the content they are going to access into perspective, and to find their way in this informational jungle. <br />  &nbsp;</div>  </div>  </div>  <style type="text/css">table {              border: 1px solid #c4c7c5;              border-radius: 4px;              font-size: 16px;            }th {              padding: 18px 16px;              text-align: left;            }td {              padding: 16px;              border-top: 1px solid #c4c7c5;            }button.js-code-copy {              display: none;            }.katex-mathml{              display: block;              text-align: center;            }.katex-html {              display: none;            }  </style>  </div>    <ul>  	<li class="western" style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm;"><font color="#000080"><u>Le projet SearchAtlas : <a class="link" href="https://searchatlas.org/" target="_blank">https://searchatlas.org/</a>  </u></font></li>  	<li class="western" style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm;"><font color="#000080"><u><a class="link" href="https://www.demain.ai/nos_publications/lia-les-medias-et-le-fact-checking-julien-mardas-de-buster-ai/" target="_blank">https://www.demain.ai/nos_publications/lia-les-medias-et-le-fact-checking-julien-mardas-de-buster-ai/</a>  </u></font></li>  </ul>    <p class="western" style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm">&nbsp; <br />  <style type="text/css">p { font-variant: normal; color: #000000; letter-spacing: normal; background: transparent; line-height: 115%; text-align: left; page-break-inside: auto; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; border: none; padding: 0cm; direction: ltr; background: transparent; text-decoration: none; page-break-before: auto; page-break-after: auto }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR; font-style: normal; font-weight: normal }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN; font-style: normal; font-weight: normal }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN; font-style: normal; font-weight: normal }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>   <br />  
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