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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-14T16:24:24+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Trump au Congrès, le retour du spectacle et la politique comme commandement</title>
   <updated>2026-02-26T13:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Trump-au-Congres-le-retour-du-spectacle-et-la-politique-comme-commandement_a7108.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-02-26T13:48:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sous couvert de discours d’État, Donald Trump a livré une démonstration de discipline électorale : réactiver les peurs, galvaniser les fidèles, éviter les sujets risqués et imposer son récit. Une intervention pensée comme un acte de campagne, davantage que comme un diagnostic sur la situation du pays.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94938775-66539915.jpg?v=1772105493" alt="Trump au Congrès, le retour du spectacle et la politique comme commandement" title="Trump au Congrès, le retour du spectacle et la politique comme commandement" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><!--cke_bookmark_523S--><!--cke_bookmark_523E--><a class="link" href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20260225-retrouvez-le-discours-sur-l-%C3%A9tat-de-l-union-prononc%C3%A9-par-donald-trump?utm_source=copilot.com" target="_blank">Voir la vidéo</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un discours pour verrouiller le consensus, non pour clarifier la trajectoire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le discours de Donald Trump le 24 février 2026 devant le Congrès avait une fonction précise : non pas expliquer une stratégie cohérente de gouvernement, mais consolider un bloc politique à l'approche des élections de mi-mandat. Il s'est agi d'une intervention conçue davantage comme un exercice de mobilisation que comme un exposé de ligne politique. Trump a parlé à l'Amérique qui le suit déjà, en cherchant à ressouder son électorat autour de trois axes classiques de son répertoire : l'économie, l'immigration et la guerre culturelle intérieure.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La forme compte autant que le contenu. Médailles, invités symboliques, patriotisme théâtral, attaques contre les démocrates : tout a été pensé pour transformer le Congrès en scène et la présidence en récit. Trump ne gouverne pas seulement par des décisions et des décrets ; il gouverne aussi par la construction continue d'images simples, émotionnelles et polarisantes. En ce sens, ce discours n'a pas été une mise à jour sur l'état du pays, mais une opération de commandement psychologique sur le front intérieur.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'économie : le cœur du discours, mais aussi son point le plus fragile</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Trump a replacé l'économie au centre, signe que la Maison-Blanche a compris où se situe aujourd'hui la principale vulnérabilité politique de l'administration. Il a parlé du logement, de la santé, des factures, des retraites, du prix des médicaments et a tenté de relancer l'idée selon laquelle sa ligne économique produirait déjà des résultats : inflation en baisse, taux hypothécaires plus faibles, prix de l'énergie sous contrôle, production pétrolière en hausse, investissements et emploi en expansion.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le problème est que ce récit se heurte à une perception publique bien moins favorable. Si les électeurs continuent à ressentir le poids du coût de la vie, chaque revendication présidentielle risque d'apparaître déconnectée de l'expérience concrète des familles. C'est là que se joue la véritable bataille économique : non pas entre les chiffres brandis par la Maison-Blanche et ceux contestés par ses adversaires, mais entre le récit de la reprise et le sentiment diffus d'appauvrissement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Sur le plan géoéconomique, la référence aux droits de douane est tout aussi révélatrice. Trump continue de les considérer non seulement comme un instrument de protection industrielle, mais aussi comme un levier fiscal et politique. En d'autres termes, le commerce n'est plus perçu comme un terrain régi par des équilibres multilatéraux, mais comme une arme de souveraineté économique. Cette vision renforce l'idée d'une Amérique qui revient à l'utilisation du marché mondial comme instrument de pression et de rééquilibrage intérieur.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Politique intérieure : la polarisation comme méthode de gouvernement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le discours a montré avec clarté que la polarisation n'est pas un effet secondaire du trumpisme : c'en est la méthode. Les démocrates ont été décrits comme des ennemis intérieurs, comme une force anti-américaine, comme un acteur qui aurait conduit le pays vers le déclin s'il n'avait pas été arrêté à temps. Dans cette logique, il n'existe plus de dialectique normale entre majorité et opposition. Il existe au contraire une lutte permanente entre ceux qui prétendent incarner la nation et ceux qui sont présentés comme une menace pour sa survie.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette approche a une valeur électorale immédiate, car ressouder son camp par le conflit demeure l'une des armes les plus efficaces de Trump. Mais elle a aussi un coût institutionnel élevé : chaque fois que la compétition démocratique est transformée en affrontement moral entre patriotes et traîtres, le système politique se rigidifie et la possibilité de compromis se réduit encore davantage.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Immigration : moins d'appareil, plus de peur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le front de l'immigration, Trump a choisi une ligne intéressante : il a évité de trop mettre en avant l'appareil répressif en tant que tel, mais il a continué à insister sur les effets criminels et les risques sociaux liés à l'immigration clandestine. Il s'agit d'un ajustement tactique, non d'un changement de cap. La répression demeure, mais le message est affiné : moins d'accent sur les mécanismes les plus controversés, davantage sur les récits capables de frapper émotionnellement l'électorat.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Là encore, on voit un ajustement des priorités. L'immigration reste l'un des piliers du consensus trumpien, mais elle n'a plus la même force linéaire qu'autrefois. Les contradictions de la campagne de déportations et les réactions de l'opinion publique obligent la Maison-Blanche à moduler sa rhétorique sans renoncer au noyau dur du message.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Iran, Ukraine et le vide stratégique de la politique étrangère</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le passage le plus significatif réside peut-être justement dans ce que Trump n'a pas dit. Malgré les tensions avec l'Iran et le renforcement militaire massif au Moyen-Orient, le président n'a pas offert de véritable justification stratégique à une possible escalade. Il a répété des arguments déjà connus sur Téhéran, sur les groupes alliés dans la région et sur le risque nucléaire, mais sans clarifier si, ni comment, il entend recourir à la force.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce silence est politiquement révélateur. Il signifie que la Maison-Blanche veut garder toutes les marges ouvertes : poursuivre la pression, maintenir l'ambiguïté, mais sans assumer pour l'instant le coût politique d'une explication détaillée devant le Congrès et l'opinion publique. Il en va de même pour d'autres dossiers : Russie, Ukraine, Groenland, Chine. Des thèmes qui occupaient encore récemment le centre du discours trumpien ont été relégués au second plan ou temporairement gelés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Sur le plan géopolitique, cela indique une présidence qui ne renonce pas à l'activisme, mais qui sélectionne soigneusement ce qu'elle met en avant et ce qu'elle laisse dans l'ombre. Ce n'est pas un retrait, c'est une suspension calculée. Trump semble vouloir éviter que la politique étrangère ne vienne obscurcir la priorité absolue du moment : la bataille intérieure pour conserver le contrôle du Congrès.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le changement de priorités : moins de visions impériales, plus de discipline électorale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'absence de certains thèmes utilisés avec force par le passé frappe également : le Groenland, le canal de Panama, la Chine, et même Elon Musk et son appareil d'"efficacité gouvernementale". Ce n'est pas un détail. Cela signifie que l'administration entre dans une phase plus disciplinée, dans laquelle les grandes provocations géopolitiques ou les projets les plus tapageurs sont temporairement mis de côté pour laisser la place aux dossiers ayant un impact plus direct sur le vote.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette sélection raconte une présidence qui, tout en restant imprévisible dans la forme, est bien plus rationnelle qu'on ne le dit souvent dans la définition de ses priorités. Lorsque Trump retire un sujet du centre, il ne l'abandonne pas nécessairement : il le met en réserve. Et, dans le même temps, il concentre l'attention sur ce qui peut renforcer son front électoral.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un discours de campagne déguisé en discours d'État</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Plus qu'un véritable discours sur l'état de l'Union, celui de Trump a été un discours sur l'état de son pouvoir. L'économie a été utilisée pour défendre la crédibilité de sa gestion. L'immigration pour réactiver les peurs et les fidélités. Les démocrates pour cimenter le conflit. La politique étrangère, elle, est restée en arrière-plan, signe qu'aujourd'hui la priorité n'est pas d'expliquer au monde ce que fera Washington, mais de convaincre l'Amérique républicaine que le trumpisme demeure la seule formule possible d'ordre, de sécurité et de relance nationale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est là le point essentiel : Trump n'a pas parlé pour clarifier. Il a parlé pour occuper l'espace, imposer le rythme et rappeler que, pour lui, la politique n'est jamais une simple administration. Elle est toujours une bataille pour le contrôle de la scène.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div id="message-objects">  <div class="notice" id="remote-objects-message" style="display: block;"><a class="link" href="https://www.reuters.com/legal/government/takeaways-trumps-state-union-address-congress-2026-02-25/" target="_blank">https://www.reuters.com/legal/government/takeaways-trumps-state-union-address-congress-2026-02-25/</a> </div>  </div>    <div id="messagebody">  <div class="message-htmlpart" id="message-htmlpart1">  <div class="rcmBody">  <div dir="auto">  <div dir="auto"> <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/legal/government/year-upheaval-sets-stage-trumps-state-union-address-2026-02-24/" target="_blank">https://www.reuters.com/legal/government/year-upheaval-sets-stage-trumps-state-union-address-2026-02-24/</a> </div>    <div dir="auto"> <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/us/trumps-state-union-supreme-court-justices-will-be-spotlight-2026-02-24/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/us/trumps-state-union-supreme-court-justices-will-be-spotlight-2026-02-24/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/pictures/trump-delivers-state-union-2026-02-25/RJBYLFC5TFILNCCIMBMTNSVKGY/" target="_blank">https://www.reuters.com/pictures/trump-delivers-state-union-2026-02-25/RJBYLFC5TFILNCCIMBMTNSVKGY/</a> </div>    <div dir="auto"> <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/pictures/trump-delivers-state-union-2026-02-25/U756EXUN55IDTGIP3NGRKETSR4/" target="_blank">https://www.reuters.com/pictures/trump-delivers-state-union-2026-02-25/U756EXUN55IDTGIP3NGRKETSR4/</a> </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>L'engrenage iranien. Comment une démonstration de force peut se transformer en crise incontrôlable</title>
   <updated>2026-01-31T14:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-engrenage-iranien-Comment-une-demonstration-de-force-peut-se-transformer-en-crise-incontrolable_a6968.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-01-31T14:45:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis plusieurs semaines, l'administration américaine examine des scénarios de frappe contre l'Iran. Le vrai sujet n'est pas l'existence d'une option « propre » : c'est le risque qu'une action, même limitée, déclenche une séquence que personne ne maîtrise. Les moyens américains sont aujourd'hui plus dispersés qu'il y a quelques mois, et plusieurs partenaires régionaux ont déjà signalé qu'ils ne souhaitaient pas prêter leur territoire ni leur espace aérien à une opération contre Téhéran. Moins de marges, donc davantage de pression pour obtenir un résultat visible, rapidement. Or, quand la politique impose un calendrier, l'erreur de calcul devient plus probable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94004928-65605177.jpg?v=1769867056" alt="L'engrenage iranien. Comment une démonstration de force peut se transformer en crise incontrôlable" title="L'engrenage iranien. Comment une démonstration de force peut se transformer en crise incontrôlable" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fenêtre tactique étroite, pression politique forte. Cyber, frappes ciblées et illusion du « coup décisif »</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans la palette envisagée, on retrouve des opérations informatiques coordonnées et des frappes sur des sites sensibles, y compris liés au nucléaire. <br />   <br />  <strong>Mais frapper n'est pas négocier.</strong> Une action limitée peut prouver une capacité, sans produire l'effet politique recherché. Le danger, ici, est celui de la surenchère : si l'Iran ne concède rien de tangible à court terme, Washington peut se retrouver prisonnier de son propre récit de fermeté. Et lorsque la crédibilité est évaluée à l'échelle de quelques jours, l'escalade devient un raccourci tentant.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Riposte iranienne : l'asymétrie plutôt que l'affrontement frontal. Cibles indirectes, zones grises et pression sur les axes stratégiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Iran a l'habitude de conjuguer paroles dures et actions calculées. Non par manque de volonté, mais parce qu'un duel direct et prolongé avec les États-Unis serait coûteux et risqué. La réaction la plus vraisemblable à une frappe « limitée » n'est donc pas une confrontation totale, mais une réponse graduée : attaques via des intermédiaires, opérations difficiles à attribuer, intensification des actions cyber, et pression sur les routes maritimes et énergétiques. L'objectif serait double : restaurer l'image de force sans franchir un seuil qui obligerait Washington à élargir la guerre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le piège, c'est que chacun peut croire piloter une crise « contenue » alors qu'une succession de ripostes, d'incidents et de malentendus peut faire basculer le scénario. Les signaux coercitifs sont souvent mal décodés, surtout quand la tension est déjà élevée.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vulnérabilité américaine : la durée, pas le premier jour. La question des stocks et de la défense face aux missiles et drones</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un facteur technique devient rapidement stratégique : la défense aérienne et antimissile dans une confrontation prolongée. Si les échanges se multiplient, la capacité d'interception et le rythme de reconstitution des stocks pèsent plus que les annonces politiques. Une escalade durable tend à révéler les limites matérielles : disponibilité des systèmes, munitions, maintenance, chaîne industrielle. La guerre moderne récompense la profondeur logistique, pas seulement la puissance du premier coup.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intérieur iranien : la tentation du renversement. Une stratégie incertaine qui peut produire l'effet inverse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La crise économique iranienne et les vagues de protestation nourrissent, côté américain, une idée récurrente : frapper de façon à amplifier les fractures internes. Mais c'est un pari ambigu. Une attaque extérieure peut, au contraire, resserrer des segments de la société autour du pouvoir, ou casser un mouvement déjà éprouvé par la répression. Sans basculement massif des forces de sécurité et sans alternative crédible disposant d'un ancrage intérieur, espérer une transition rapide relève davantage du souhait que du plan.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Autrement dit : il est plus facile de frapper un objectif que de remodeler un régime. Et le coût politique et humain d'une stratégie de renversement est, par nature, imprévisible.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rapport de forces régional transformé. Influence iranienne en retrait, mais capacité de nuisance intacte</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ces derniers temps, l'influence régionale de Téhéran s'est contractée, certains relais ayant été affaiblis. <br />   <br />  La recomposition syrienne a modifié des équilibres importants et réduit des marges iraniennes dans l'arc levantin. Cela peut donner l'impression d'un Iran durablement diminué. Mais l'affaiblissement conventionnel pousse souvent à privilégier les leviers indirects : réseaux, actions de déstabilisation, moyens « discrets » qui rendent toute victoire adverse plus coûteuse. Un acteur moins dominant n'est pas forcément moins dangereux : il devient parfois plus imprévisible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Onde de choc économique : l'énergie comme accélérateu. Une opération militaire limitée peut suffire à secouer les marchés</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Toute crise autour de l'Iran possède un effet multiplicateur : l'énergie. <br />   <br />  Même sans rupture formelle des flux, une hausse du risque sur les routes maritimes et les infrastructures suffit à renchérir assurances, transport, financement. Résultat : volatilité du pétrole, tensions sur le gaz, et répercussions rapides sur l'inflation importée et les chaînes d'approvisionnement, avec une sensibilité particulière des économies européennes. Les marchés réagissent à la probabilité du pire, pas à la promesse d'une crise « maîtrisée ».</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour Téhéran, le levier énergétique ne se limite pas à l'export : il inclut la capacité de perturber la circulation et d'augmenter le coût de la normalité. Pour Washington, cela signifie mener une opération tout en gérant, en parallèle, l'impact global sur les prix et la confiance.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dernier point : le calendrier peut devenir l'ennemi. Quand l'exigence d'un « résultat immédiat » augmente le risque de dérapage</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La recherche d'un succès rapide pousse souvent à privilégier le geste sur l'architecture de sortie. Si la pression est conçue pour ouvrir une issue négociée, elle doit rester soutenable et réversible. Si elle se transforme en ultimatum impossible à retirer sans perdre la face, alors la frappe punitive cesse d'être un choix et devient une obligation politique interne. C'est là que la logique de prestige peut prendre le pas sur la logique de sécurité.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans ce contexte, la question centrale n'est pas de savoir si une frappe est possible, mais qui contrôle réellement la séquence qui suit. Parce qu'une attaque se décide ; une guerre, le plus souvent, naît de l'accumulation des réactions, des accidents et des interprétations erronées. Et lorsque la coercition devient le langage dominant, la frontière entre dissuasion et incendie se réduit dangereusement.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/trump-iran-us-strikes-war-regime-change-nuclear-b2909957.html" target="_blank">https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/trump-iran-us-strikes-war-regime-change-nuclear-b2909957.html</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.theguardian.com/us-news/2025/jul/08/us-pentagon-military-plans-patriot-missile-interceptor" target="_blank">https://www.theguardian.com/us-news/2025/jul/08/us-pentagon-military-plans-patriot-missile-interceptor</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.politico.com/news/2026/01/13/trump-iron-military-option-00725872" target="_blank">https://www.politico.com/news/2026/01/13/trump-iron-military-option-00725872</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/L-engrenage-iranien-Comment-une-demonstration-de-force-peut-se-transformer-en-crise-incontrolable_a6968.html" />
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