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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-22T02:42:38+02:00</updated>
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   <title>Macron et Mitsotakis : l'axe franco-hellénique face à la Turquie</title>
   <updated>2026-05-23T17:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Macron-et-Mitsotakis-l-axe-franco-hellenique-face-a-la-Turquie_a7624.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96690011-67400868.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-23T16:53:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À travers la mise en scène d’une coopération militaire renforcée, la rencontre entre Emmanuel Macron et Kyriakos Mitsotakis révèle la reconstitution d’un axe franco‑hellénique conçu comme rempart européen face à la Turquie. Dans une Méditerranée orientale redevenue zone de rivalités, Paris et Athènes cherchent à articuler puissance militaire, légitimité européenne et mémoire historique pour répondre à l’affirmation maritime d’Ankara.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96690011-67400868.jpg?v=1779551130" alt="Macron et Mitsotakis : l'axe franco-hellénique face à la Turquie" title="Macron et Mitsotakis : l'axe franco-hellénique face à la Turquie" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">Emmanuel Macron et Kyriakos Mitsotakis se sont rencontrés en 2026</strong>, et les sources officielles confirment <strong style="white-space: pre-wrap;">une visite d’État en Grèce les 24 et 25 avril 2026</strong>.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Méditerranée orientale comme frontière stratégique de l'Europe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La rencontre entre Emmanuel Macron et Kyriakos Mitsotakis à Athènes n'a pas été une simple séquence diplomatique entre deux gouvernements européens. Elle a donné à voir quelque chose de plus profond : la réactivation d'un axe franco-hellénique qui plonge ses racines dans deux siècles d'histoire méditerranéenne, européenne et politique. Derrière les déclarations officielles, les visites militaires et les images de coopération navale, c'est une idée de l'Europe qui se dessine : une Europe maritime, méridionale, stratégique, inquiète de la montée en puissance turque et consciente de la fragilité de ses propres défenses.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La visite de la frégate Kimon, symbole de la coopération navale entre Paris et Athènes représente le choix stratégique de la Grèce après les années de crise économique et de réduction de ses capacités militaires. Athènes a engagé l'un des plus importants programmes de réarmement de son histoire récente, en s'appuyant principalement sur la France. <br />   <br />  L'achat de vingt-quatre Rafale, de trois frégates Belharra, de missiles Exocet et d'autres systèmes associés ne relève pas seulement du choix technique. Il s'agit d'un choix politique, militaire et géopolitique. La coopération franco-hellénique dépasse désormais les 5,5 milliards d'euros et place la France au cœur du dispositif de sécurité grec.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France veut redevenir une puissance méditerranéenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pour Paris, la relation avec Athènes est aussi un instrument de projection. Dans une Union européenne fragmentée, dépourvue d'une véritable politique étrangère commune et encore dépendante de la garantie américaine, Emmanuel Macron cherche à faire de la France la principale puissance militaire européenne capable d'agir en Méditerranée. <strong>Défendre la Grèce, c'est donc défendre un allié, mais c'est aussi défendre le statut international de la France.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le message est clair : Paris veut apparaître comme le garant stratégique de l'espace méditerranéen oriental. La France possède une marine océanique, une industrie de défense complète, une force nucléaire, une tradition d'intervention extérieure et une ambition diplomatique globale. Mais cette ambition rencontre une question que beaucoup se posent à Athènes : en cas de crise majeure avec Ankara, jusqu'où Paris serait-elle réellement prête à aller ? Soutenir politiquement la Grèce est une chose. Entrer dans une logique de confrontation ouverte avec la Turquie en serait une autre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est précisément cette ambiguïté qui donne toute sa complexité à l'axe franco-hellénique. Il repose sur des intérêts convergents, mais aussi sur des calculs prudents. La Grèce cherche une garantie stratégique européenne. La France cherche un partenaire qui légitime son retour en Méditerranée orientale. Chacun a besoin de l'autre, mais chacun connaît aussi les limites de l'autre.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Turquie, véritable arrière-plan du rapprochement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le dossier turc est au centre de cette architecture. La doctrine de la Mavi Vatan, la « Patrie bleue », a profondément modifié la perception grecque de la menace. Pour Ankara, il s'agit de défendre une vision élargie de ses intérêts maritimes en mer Égée, en Méditerranée orientale et autour de Chypre. Pour Athènes, cette doctrine représente une remise en cause directe de ses droits souverains, de ses zones économiques exclusives et de l'équilibre stratégique régional.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La Turquie d'Erdogan ne se contente plus d'être une puissance continentale héritière de l'Anatolie. Elle revendique une vocation maritime, énergétique et militaire. Elle agit en Libye, pèse en Syrie, maintient une présence en Méditerranée orientale, développe son industrie de défense et affirme une diplomatie autonome au sein même de l'Alliance atlantique. C'est cette Turquie-là que la Grèce veut contenir. Et c'est cette Turquie-là que la France observe avec méfiance depuis plusieurs années.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le renforcement de la présence navale française dans la zone chypriote, notamment dans un contexte de tensions régionales et d'inquiétudes autour de la base britannique d'Akrotiri, doit donc être lu comme un signal multiple. Il s'adresse aux acteurs du Proche-Orient, mais aussi à Ankara. La France veut montrer qu'elle peut opérer durablement dans cet espace, protéger ses intérêts et soutenir ses partenaires.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Israël, allié efficace mais pas substitut européen</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans ce dispositif, Israël occupe une place particulière. Pour la Grèce et Chypre, l'État hébreu reste l'un des partenaires les plus efficaces sur le plan militaire, technologique et du renseignement. L'axe Athènes-Nicosie-Jérusalem s'est consolidé autour de la sécurité, de l'énergie, des exercices navals, de la surveillance régionale et de la coopération stratégique. Face aux ambitions turques, Israël apporte une capacité opérationnelle que peu d'acteurs européens peuvent égaler.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Mais Israël ne peut pas offrir ce que la France apporte : une légitimation européenne.</strong> Paris permet à Athènes de présenter la défense de la Grèce non comme une rivalité locale avec la Turquie, mais comme la protection d'une frontière européenne. Cette différence est essentielle. Israël est un partenaire de puissance. La France est un partenaire de souveraineté européenne. L'un apporte l'efficacité opérationnelle, l'autre la couverture diplomatique, historique et institutionnelle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est aussi pourquoi la France cherche à renforcer sa voix face à Israël dans la région. La Méditerranée orientale ne peut pas être abandonnée au seul jeu des accords sécuritaires bilatéraux, des rapports de force énergétiques ou des alliances tactiques. Pour Paris, il s'agit de rester dans la partie, de ne pas laisser Israël, la Turquie, les États-Unis ou les puissances du Golfe redessiner seuls l'architecture régionale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un lien historique qui dépasse les armes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le rapport entre la France et la Grèce ne naît évidemment pas avec les Rafale ou les frégates Belharra. Il plonge dans le XIXe siècle, dans le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philhell%C3%A9nisme" target="_blank">filellénisme</a>  &nbsp;(amour pour la Grèce) européen, dans la guerre d'indépendance grecque et dans l'imaginaire politique de l'Europe moderne. L'Illuminisme français, la Révolution française et les guerres napoléoniennes ont contribué à diffuser dans les Balkans et en Méditerranée orientale les idées de nation, d'émancipation et de souveraineté populaire.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour une partie de l'Europe du XIXe siècle, la libération de la Grèce n'était pas seulement une guerre nationale contre l'Empire ottoman. Elle représentait la renaissance symbolique de la civilisation européenne à partir de sa matrice antique. La Grèce était perçue comme la source première de l'Europe, et sa libération comme l'annonce des grandes émancipations nationales du siècle. Cette mémoire reste présente dans l'imaginaire hellénique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Au XXe siècle, ce lien s'est renforcé pendant la dictature des colonels. Paris devint un refuge pour de nombreux opposants grecs. <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Konstant%C3%ADnos_Karamanl%C3%ADs_(1907-1998)" target="_blank">Konstantinos Karamanlis</a> vécut en France pendant son exil. La capitale française fut l'un des lieux politiques et intellectuels de l'opposition démocratique hellénique. Pour une partie des élites grecques, la France n'est donc pas seulement un fournisseur d'armes. <strong>Elle est un espace de mémoire, de culture politique et de légitimité européenne.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La tension entre modernité occidentale et mémoire orthodoxe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Mais ce rapport n'est pas dépourvu d'ambiguïtés. Pour certains milieux orthodoxes conservateurs, la France incarne aussi l'autre visage de l'Occident : celui de l'Illuminisme radical, de la sécularisation, du laïcisme et de la rupture avec les traditions religieuses. C'est ici qu'apparaît la <a class="link" href="https://www.ellopos.com/blog/289/what-is-romiosini/" target="_blank">notion de Romiosini</a>, cette continuité spirituelle et culturelle du monde romain oriental et byzantin dans l'identité grecque.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour une partie de la pensée orthodoxe traditionnelle, la modernité occidentale née de la Révolution française aurait éloigné l'hellénisme moderne de sa matrice romano-byzantine. L'Occident latin, dans cette lecture, aurait accéléré la déchristianisation de l'Europe. Cette vision reste minoritaire dans la Grèce contemporaine, mais elle continue d'exister dans certains milieux religieux, monastiques et intellectuels.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est cette tension qui rend le rapport franco-hellénique si singulier. La France est à la fois protectrice européenne, puissance militaire, modèle politique moderne et symbole d'une sécularisation que certains Grecs considèrent avec méfiance. Elle incarne simultanément la sécurité occidentale et la rupture culturelle avec l'Orient chrétien. L'alliance militaire repose donc sur une histoire plus profonde, faite d'admiration, de gratitude, de distance et parfois de suspicion.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les limites économiques de l'ambition française</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'autre question décisive est économique. La France veut agir comme puissance de premier rang, mais ses finances publiques imposent des limites. La loi de programmation militaire prévoit plus de 430 milliards d'euros de dépenses entre 2024 et 2030, avec une hausse importante des moyens alloués aux forces armées. Sur le papier, l'effort est considérable. Il confirme la volonté française de moderniser ses capacités, de renforcer ses stocks, de soutenir son industrie de défense et de préparer les armées à des conflits plus durs.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais cette ambition se heurte à une réalité budgétaire difficile. L'endettement français, les contraintes industrielles, les retards capacitaires, les besoins simultanés de l'armée de terre, de la marine, de l'aviation, du nucléaire, du spatial et du cyberespace posent une question simple : la France peut-elle financer durablement toutes ses ambitions ?</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Paris veut être présente en Europe orientale, en Méditerranée, en Afrique, au Moyen-Orient, dans l'Indo-Pacifique et dans les institutions européennes. Elle veut moderniser sa dissuasion, soutenir l'Ukraine, renforcer sa marine, protéger ses territoires ultramarins, maintenir une industrie souveraine et peser dans l'Union européenne. Mais la couverture financière et industrielle risque d'être trop courte. L'ambition stratégique française est grande ; sa base budgétaire est plus fragile.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une alliance stratégique, mais non sans risques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pour la Grèce, l'alliance avec la France est une assurance indispensable. Elle permet de renforcer la dissuasion face à la Turquie, de moderniser les forces armées, de s'ancrer plus solidement dans l'Europe de la défense et de réduire la dépendance exclusive envers les États-Unis. Pour la France, la Grèce est un point d'appui essentiel en Méditerranée orientale, un client majeur de son industrie militaire et un partenaire politique dans la construction d'une souveraineté européenne.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais cette alliance n'est pas sans risques. Elle peut être perçue par Ankara comme une stratégie d'encerclement. Elle peut renforcer la militarisation de l'Egée et de la Méditerranée orientale. Elle peut aussi conduire la France à promettre plus qu'elle ne pourra concrètement garantir en cas de crise aiguë.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le véritable enjeu est donc la crédibilité. La dissuasion ne repose pas seulement sur les armes vendues, mais sur la certitude que l'allié sera présent lorsque la tension montera. Si Paris veut être le garant européen du flanc méditerranéen, elle devra démontrer que sa parole stratégique a une consistance opérationnelle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le retour de l'histoire en Méditerranée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La rencontre entre Macron e Mitsotakis montre que la Méditerranée orientale est redevenue l'un des centres de gravité de la politique européenne. L'énergie, les routes maritimes, la Turquie, Chypre, Israël, Gaza, la Syrie, la Libye et les rivalités navales s'y croisent dans un espace de plus en plus instable. Ce qui se joue entre Paris et Athènes dépasse donc la coopération bilatérale. Il s'agit de savoir si l'Europe peut encore produire une stratégie dans son propre voisinage.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France veut se présenter comme la puissance européenne capable de penser et d'agir dans cet espace. La Grèce veut transformer sa vulnérabilité géographique en avantage stratégique. Ensemble, elles construisent un axe qui mêle histoire, défense, identité, industrie et diplomatie.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Mais la Méditerranée ne pardonne pas les illusions. Elle exige des moyens, de la constance, de la clarté politique et une capacité réelle à tenir dans la durée. L'axe franco-hellénique peut devenir l'un des piliers de la sécurité européenne au sud-est du continent. Il peut aussi révéler les contradictions d'une Europe qui parle de souveraineté mais peine encore à en payer le prix.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/04/25/deplacement-en-grece-deuxieme-journee" target="_blank">https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/04/25/deplacement-en-grece-deuxieme-journee</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/a-athenes-macron-assure-que-la-france-sera-aux-cotes-de-la-grece-quoi-qu-il-arrive-e4ee3d93b4cd282f62103c208bc40592" target="_blank">https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/a-athenes-macron-assure-que-la-france-sera-aux-cotes-de-la-grece-quoi-qu-il-arrive-e4ee3d93b4cd282f62103c208bc40592</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/defense-la-france-livre-a-la-grece-la-premiere-des-quatre-fregates-belharra-commandees-ae936bdf35fdc2f50e765ed104851efa" 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target="_blank">https://www.defense.gouv.fr/ministere/loi-programmation-militaire-2024-2030</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl22-712.html" target="_blank">https://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl22-712.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/05/19/l-assemblee-nationale-approuve-36-milliards-d-euros-supplementaires-pour-la-loi-de-programmation-militaire-2024-2030_6691479_823449.html" target="_blank">https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/05/19/l-assemblee-nationale-approuve-36-milliards-d-euros-supplementaires-pour-la-loi-de-programmation-militaire-2024-2030_6691479_823449.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/17/la-france-en-marche-vers-l-economie-de-guerre-blindes-missiles-munitions_6397922_3234.html" target="_blank">https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/17/la-france-en-marche-vers-l-economie-de-guerre-blindes-missiles-munitions_6397922_3234.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://fmes-france.org/la-nouvelle-strategie-regionale-de-la-grece-aris-marghelis/" target="_blank">https://fmes-france.org/la-nouvelle-strategie-regionale-de-la-grece-aris-marghelis/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.diploweb.com/La-Mavi-Vatan-ou-Patrie-bleue-le-nouveau-concept-geopolitique-turc.html" target="_blank">https://www.diploweb.com/La-Mavi-Vatan-ou-Patrie-bleue-le-nouveau-concept-geopolitique-turc.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.ifri.org/fr/presse-contenus-repris-sur-le-site/la-patrie-bleue-mavi-vatan-la-politique-mediterraneenne-de-la-turquie" target="_blank">https://www.ifri.org/fr/presse-contenus-repris-sur-le-site/la-patrie-bleue-mavi-vatan-la-politique-mediterraneenne-de-la-turquie</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iris-france.org/167227-la-turquie-en-mediterranee-orientale-une-politique-de-puissance-assumee/" target="_blank">https://www.iris-france.org/167227-la-turquie-en-mediterranee-orientale-une-politique-de-puissance-assumee/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.revueconflits.com/la-france-et-la-grece-une-alliance-strategique-face-a-la-turquie/" target="_blank">https://www.revueconflits.com/la-france-et-la-grece-une-alliance-strategique-face-a-la-turquie/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.france24.com/fr/europe/20210928-la-france-et-la-gr%C3%A8ce-signent-un-accord-de-d%C3%A9fense-historique" target="_blank">https://www.france24.com/fr/europe/20210928-la-france-et-la-gr%C3%A8ce-signent-un-accord-de-d%C3%A9fense-historique</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20210928-la-france-et-la-gr%C3%A8ce-signent-un-partenariat-strat%C3%A9gique-de-d%C3%A9fense" target="_blank">https://www.rfi.fr/fr/europe/20210928-la-france-et-la-gr%C3%A8ce-signent-un-partenariat-strat%C3%A9gique-de-d%C3%A9fense</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.opex360.com/2024/06/20/la-marine-grecque-devrait-finalement-commander-une-quatrieme-fregate-de-defense-et-dintervention-a-la-france/" target="_blank">https://www.opex360.com/2024/06/20/la-marine-grecque-devrait-finalement-commander-une-quatrieme-fregate-de-defense-et-dintervention-a-la-france/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-grece-veut-acheter-une-quatrieme-fregate-de-defense-et-d-intervention-a-la-france-1000783.html" target="_blank">https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-grece-veut-acheter-une-quatrieme-fregate-de-defense-et-d-intervention-a-la-france-1000783.html</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels</strong></span>.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Geopolitics #MediterraneanSecurity #FranceGreeceRelations #EasternMediterranean #DefenseStrategy #TurkeyEURelations #NavalCooperation #EuropeanSecurity #StrategicPartnership #ForeignPolicyAnalysis
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>La Russie et l'Europe : l'illusion d'un ennemi permanent</title>
   <updated>2026-03-14T09:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-Russie-et-l-Europe-l-illusion-d-un-ennemi-permanent_a7188.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-03-12T18:14:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En transformant la Russie en menace existentielle, l’Europe s’expose à un paradoxe stratégique : dépendre davantage des États-Unis tout en perdant sa capacité à définir seule son avenir. Une impasse qui interroge la cohérence de son ambition d’autonomie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95278452-66677615.jpg?v=1773335663" alt="La Russie et l'Europe : l'illusion d'un ennemi permanent" title="La Russie et l'Europe : l'illusion d'un ennemi permanent" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>L’Europe a fait de la Russie un ennemi permanent, au risque d’affaiblir sa propre autonomie stratégique. Entre dépendance envers les États-Unis, rupture énergétique et recomposition des équilibres mondiaux, le continent doit repenser sa sécurité et son rôle géopolitique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fabrication d'un adversaire stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans le débat européen contemporain, la Russie est devenue l'ennemi central. Depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, une grande partie des élites politiques européennes considère Moscou comme la principale menace pour la sécurité du continent. Cette représentation, largement diffusée dans le discours public, sert à justifier le réarmement européen et le renforcement de l'architecture militaire de l'OTAN.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pourtant, cette lecture stratégique mérite d'être interrogée. L'Europe se trouve aujourd'hui dans une situation paradoxale : elle entretient simultanément des tensions avec la Russie, dépend militairement des États-Unis et affronte la concurrence économique et technologique croissante de la Chine. Dans ce contexte, la transformation de la Russie en adversaire structurel risque de placer l'Europe dans une position géopolitique extrêmement fragile.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Car si l'on observe l'équilibre global des puissances, la Russie apparaît comme la plus faible des grandes puissances mondiales. Les États-Unis et la Chine disposent d'un poids économique, technologique et militaire bien supérieur à celui de l'Union européenne. Dans ces conditions, l'idée d'une autonomie stratégique européenne devient difficile à concrétiser si l'Europe reste isolée entre deux superpuissances.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une complémentarité économique oubliée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pendant plusieurs décennies, les relations entre l'Europe et la Russie reposaient sur une logique de complémentarité économique relativement stable. L'Europe possédait une base industrielle avancée mais manquait de ressources énergétiques et de matières premières. La Russie, au contraire, disposait d'immenses ressources naturelles mais d'un appareil industriel moins diversifié.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette complémentarité avait permis la construction d'un système énergétique relativement efficace : l'Europe bénéficiait d'un approvisionnement en gaz et en pétrole à bas coût, tandis que Moscou trouvait dans le marché européen un partenaire économique stable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La rupture provoquée par la guerre en Ukraine et par les sanctions occidentales a profondément transformé cet équilibre. La disparition de l'énergie russe bon marché a entraîné une augmentation significative des coûts énergétiques européens et accentué les risques de désindustrialisation dans plusieurs pays.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans le même temps, les États-Unis sont devenus l'un des principaux fournisseurs d'énergie de l'Europe, notamment grâce au gaz naturel liquéfié. Cette évolution renforce la dépendance économique européenne à l'égard de Washington.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La question de la menace militaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le discours dominant en Europe repose sur l'idée que la Russie constituerait une menace directe pour l'ensemble du continent. Pourtant, du point de vue strictement militaire, une invasion de l'Europe par la Russie apparaît extrêmement improbable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'OTAN regroupe aujourd'hui plus de trente États disposant de capacités militaires considérables. À cela s'ajoute la dissuasion nucléaire des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni. Dans ces conditions, une confrontation militaire directe entre la Russie et l'Alliance atlantique représenterait un risque existentiel pour Moscou.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La stratégie russe vise plutôt à maintenir une zone d'influence dans son voisinage immédiat, notamment dans l'espace post-soviétique. L'Ukraine occupe dans cette perspective une place particulière, en raison de son importance historique, culturelle et stratégique pour la Russie.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'expansion de l'OTAN et la crise ukrainienne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Une partie des analystes considère que la crise ukrainienne trouve son origine dans l'expansion progressive de l'OTAN vers l'est depuis les années 1990. Pour Moscou, l'éventuelle intégration de l'Ukraine dans l'Alliance atlantique représentait une menace stratégique directe.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette perception de la sécurité a joué un rôle important dans la décision russe d'intervenir militairement en Ukraine. L'objectif initial de Moscou semble avoir été d'empêcher l'intégration de Kiev dans les structures militaires occidentales et de contraindre les États-Unis à négocier une nouvelle architecture de sécurité en Europe.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette interprétation ne justifie évidemment pas l'invasion russe du territoire ukrainien. Mais elle rappelle que les conflits internationaux résultent souvent de dynamiques stratégiques complexes plutôt que d'une simple opposition entre démocratie et autoritarisme.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Les contradictions de la stratégie européenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Union européenne affirme aujourd'hui vouloir atteindre une autonomie stratégique. Pourtant, la politique actuelle semble produire l'effet inverse.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">D'un côté, l'Europe renforce sa dépendance militaire vis-à-vis de l'OTAN et donc des États-Unis. De l'autre, elle s'engage dans une confrontation durable avec la Russie tout en subissant la concurrence économique de la Chine.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette configuration réduit considérablement la marge de manœuvre stratégique européenne. Une Europe isolée entre Washington, Moscou et Pékin risque de se retrouver dans une position de dépendance structurelle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une nouvelle architecture de sécurité européenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">À long terme, la stabilité du continent européen dépendra probablement de la reconstruction d'un système de sécurité incluant la Russie. L'histoire européenne montre que les périodes de stabilité durable reposent généralement sur un équilibre entre les grandes puissances du continent.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans cette perspective, la fin de la guerre en Ukraine pourrait ouvrir la voie à une redéfinition de l'architecture de sécurité européenne. Les traités de limitation des armements nucléaires, comme l'INF ou le New START, ont longtemps constitué des instruments essentiels de stabilité stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La participation européenne à ce type de négociations pourrait devenir une étape importante vers une plus grande autonomie stratégique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le dilemme européen</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Europe se trouve aujourd'hui confrontée à un dilemme stratégique majeur. Continuer la confrontation avec la Russie signifie accepter une dépendance durable vis-à-vis des États-Unis en matière de sécurité et d'énergie. Chercher un rapprochement avec Moscou, au contraire, supposerait de repenser profondément les équilibres géopolitiques du continent.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Quelle que soit l'option choisie, une chose apparaît certaine : l'avenir stratégique de l'Europe ne pourra pas être défini uniquement à Washington, à Moscou ou à Pékin. Il dépendra avant tout de la capacité des Européens à élaborer une vision géopolitique autonome et cohérente.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.foreignaffairs.com/articles/russia-fsu/2014-08-18/why-ukraine-crisis-west-s-fault" target="_blank">https://www.foreignaffairs.com/articles/russia-fsu/2014-08-18/why-ukraine-crisis-west-s-fault</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.mearsheimer.com/wp-content/uploads/2019/06/Why-the-Ukraine-Crisis-Is.pdf" target="_blank">https://www.mearsheimer.com/wp-content/uploads/2019/06/Why-the-Ukraine-Crisis-Is.pdf</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/en/united-states/article/2025/02/26/trump-says-no-security-promises-or-nato-for-ukraine_6738609_133.html" target="_blank">https://www.lemonde.fr/en/united-states/article/2025/02/26/trump-says-no-security-promises-or-nato-for-ukraine_6738609_133.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/trump-not-practical-ukraine-join-nato-get-back-all-land-2025-02-12/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/trump-not-practical-ukraine-join-nato-get-back-all-land-2025-02-12/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/europe/russia-praises-trump-saying-nato-was-major-cause-war-ukraine-2025-02-19/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/europe/russia-praises-trump-saying-nato-was-major-cause-war-ukraine-2025-02-19/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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