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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T18:35:00+02:00</updated>
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   <title>De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social</title>
   <updated>2026-01-23T14:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/De-Dallas-a-Davos-deux-imaginaires-du-capitalisme-et-la-recomposition-du-monde-social_a6918.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-01-23T14:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre l’Amérique spectaculaire de Dallas et le forum feutré de Davos, ce ne sont pas seulement deux lieux qui s’opposent, mais deux régimes symboliques du capitalisme contemporain. L’un repose sur la confrontation, l’affect et la mise en scène de la puissance individuelle. L’autre sur la coopération, la rationalisation et la légitimité institutionnelle. Leur affrontement révèle une mutation profonde des structures sociales et des représentations collectives.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93850836-65523406.jpg?v=1769176424" alt="De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social" title="De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Dallas, scène d’un capitalisme racoleur et agonistique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dallas renvoie à un imaginaire où la réussite se mesure à la capacité d’imposer son récit. Ce capitalisme-là s’inscrit dans une logique agonistique : il valorise la compétition, la visibilité, la conquête. Il s’appuie sur une grammaire émotionnelle où la force, la loyauté et la défiance envers les élites constituent des repères identitaires. Dans cette configuration, l’économie n’est pas seulement un système de production, mais <strong>un théâtre où se jouent des rapports de domination symbolique.</strong></span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce modèle prospère dans des contextes de désaffiliation sociale, où les individus cherchent des récits simples pour donner sens à un monde perçu comme chaotique. Dallas devient alors un mythe moderne, celui d’une Amérique qui se raconte à travers des figures de réussite fulgurante, des trajectoires héroïques et des promesses de restauration. La politique y adopte les codes du divertissement, et le capitalisme se confond avec une dramaturgie permanente.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Davos, espace d’un capitalisme institutionnel et réflexif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">À l’autre extrémité du spectre, Davos incarne un capitalisme qui se veut rationnel, globalisé, fondé sur la coopération entre élites transnationales. Le forum repose sur une logique de légitimation institutionnelle : on y parle de gouvernance, de risques systémiques, de transition écologique, de stabilité financière. Les acteurs qui s’y retrouvent partagent un langage commun, celui de la modération, de la prévisibilité et de la gestion des interdépendances.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Davos fonctionne comme un dispositif de reproduction sociale. Il renforce les réseaux d’influence, consolide les alliances entre États, entreprises et organisations internationales, et produit un discours qui vise à stabiliser l’ordre économique mondial. Ce capitalisme-là se veut réflexif, conscient de ses externalités, soucieux de son image. Il s’inscrit dans une temporalité longue, celle des trajectoires globales plutôt que des ruptures spectaculaires.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux régimes de justification qui ne dialoguent plus ou dialoguent encore ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’opposition entre Dallas et Davos ne relève pas seulement de la géographie ou de l’économie. Elle renvoie à deux régimes de justification, pour reprendre les termes de la sociologie pragmatique. Dallas mobilise un registre héroïque, fondé sur la volonté, la force et la capacité à rompre avec les normes établies. Davos s’appuie sur un registre civique et industriel, où la légitimité découle de l’expertise, de la coordination et de la rationalité.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la rupture du dialogue entre ces deux univers. Pendant des décennies, ils coexistaient dans une forme d’équilibre instable : la mondialisation offrait des opportunités, et le capitalisme entrepreneurial américain en tirait profit. Mais la montée des inégalités, la fragmentation des identités collectives, les coups de boutoires de Donald Trump et la défiance envers les institutions ont fissuré cette articulation. <br />  Les deux imaginaires ne se reconnaissent plus, ne se répondent plus, ne se légitiment plus mutuellement mais font semblant devant les caméras du monde entier d'entretenir un dialogue "diplomatique".</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux régimes de justification qui cherchent à maintenir un équilibre fragile, mais nécessaire !</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’opposition entre Dallas et Davos ne relève pas seulement de la géographie ou de l’économie. <br />   <br />  Elle renvoie à deux régimes de justification, pour reprendre les termes de la sociologie pragmatique. <br />  Dallas mobilise un registre héroïque, fondé sur la volonté, la force et la capacité à rompre avec les normes établies. <br />  Davos s’appuie sur un registre civique et industriel, où la légitimité découle de l’expertise, de la coordination et de la rationalité.&nbsp; <br />   <br />  Ce qui frappe aujourd’hui, c’est les tentatives désespérées de maintenir un dialogue entre ces deux univers. <br />  Pendant des décennies, ils coexistaient dans une forme d’équilibre instable : la mondialisation offrait des opportunités, et le capitalisme entrepreneurial américain en tirait profit. Mais la montée des inégalités, la fragmentation des identités collectives et la défiance envers les institutions ont fissuré cette articulation. <br />  Les deux imaginaires ne se reconnaissent plus, ne se répondent plus, ne se légitiment plus mutuellement, mais sont obligés au risque de fracture plus grave, de se rencontrer, de se parler... de s'entendre, bref de négocier&nbsp; !</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle</title>
   <updated>2026-01-23T16:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Caracas-Pyongyang-Pekin-le-meme-choc-vu-depuis-le-38e-parallele_a6917.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93848378-65521923.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-23T11:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le coup de force américain à Caracas n’a pas seulement bouleversé l’Amérique latine : il a résonné jusqu’au 38e parallèle. Entre Séoul, Pékin et Pyongyang, l’opération contre Nicolas Maduro ravive une question centrale en Asie du Nord-Est : comment un régime devient-il une cible, et comment échappe-t-il à ce statut dans un monde où la puissance se mesure désormais à la capacité de dissuasion — nucléaire, économique ou stratégique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93848378-65521923.jpg?v=1769179856" alt="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" title="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Séoul se tourne vers la Chine pendant que le monde se durcit</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le coup de force américain à Caracas, avec l'arrestation de Nicolas Maduro, a eu un effet de ricochet jusque sur la péninsule coréenne. <br />   <br />  Non pas parce que la Corée du Nord ou la Corée du Sud auraient un intérêt direct au Venezuela, mais parce que l'opération a remis au centre une question qui obsède l'Asie du Nord-Est : que peut faire Washington lorsqu'il décide qu'un régime est devenu une cible, et que peut faire la cible pour se rendre intouchable.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">C'est dans ce climat que le président sud-coréen Lee Jae Myung s'est rendu en visite d'État en Chine, accompagné de plus de deux cents dirigeants d'entreprises. Au-delà du symbole, la rencontre avait un contenu très concret : une série d'accords, notamment sur la technologie, la propriété intellectuelle et les transports. Pékin pousse sur ces leviers pour resserrer l'interdépendance avec Séoul, attirer des flux touristiques et, surtout, empêcher que la Corée du Sud ne se fonde entièrement dans l'architecture de sécurité américaine.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Il y a aussi un calcul sud-coréen. Séoul a besoin de Pékin comme canal, ou au moins comme levier, face à Pyongyang. En d'autres termes, on achète du dialogue en signant des contrats. C'est une vieille méthode, mais elle revient lorsque les tensions militaires remontent.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pyongyang répond : “Nous ne sommes pas Caracas”</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La réaction nord-coréenne au choc vénézuélien n'a pas été diplomatique. Elle a été balistique. <br />   <br />  Quelques heures après l'attaque américaine, Pyongyang a lancé deux missiles, avec une portée d'environ neuf cents kilomètres, et a laissé entendre que la production d'armes guidées tactiques devait être accélérée, voire doublée. Dans le même temps, <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kim_Jong-un" target="_blank">Kim Jong Un</a>  a multiplié les visites aux usines d'armement et aux chantiers navals engagés sur un sous-marin à propulsion nucléaire, tout en encadrant des essais présentés comme des objectifs politiques en vue du neuvième congrès du Parti des travailleurs.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le message est limpide : il existe des régimes que l'on peut saisir, déplacer, exposer. Et il existe des régimes qui, parce qu'ils ont la bombe, appartiennent à une catégorie différente. Un universitaire sud-coréen l'a formulé sans détour : Pyongyang veut souligner qu'elle n'est pas le Venezuela, qu'elle est une puissance nucléaire et militaire prête à répondre par une dissuasion agressive. On peut discuter de la formule, mais la logique est exacte : la bombe n'est pas seulement une arme, c'est une assurance politique.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La posture alliée : calmer sans baisser la garde</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La réaction nord-coréenne au choc vénézuélien n'a pas été diplomatique. Elle a été balistique. Quelques heures après l'attaque américaine, Pyongyang a lancé deux missiles, avec une portée d'environ neuf cents kilomètres, et a laissé entendre que la production d'armes guidées tactiques devait être accélérée, voire doublée. Dans le même temps, Kim Jong Un a multiplié les visites aux usines d'armement et aux chantiers navals engagés sur un sous-marin à propulsion nucléaire, tout en encadrant des essais présentés comme des objectifs politiques en vue du neuvième congrès du Parti des travailleurs.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Le message est limpide : il existe des régimes que l'on peut saisir, déplacer, exposer. Et il existe des régimes qui, parce qu'ils ont la bombe, appartiennent à une catégorie différente</strong>.<strong> Un universitaire sud-coréen l'a formulé sans détour : Pyongyang veut souligner qu'elle n'est pas le Venezuela, qu'elle est une puissance nucléaire et militaire prête à répondre par une dissuasion agressive. On peut discuter de la formule, mais la logique est exacte : la bombe n'est pas seulement une arme, c'est une assurance politique.</strong></span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La posture alliée : calmer sans baisser la garde</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>À Séoul, la réaction officielle a été celle d'un allié sous pression</strong> : réunion d'urgence et appel à mettre fin aux provocations qui violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Tokyo, par la voix de son ministre de la Défense, a dénoncé une menace pour la paix régionale. Le commandement américain pour l'Indo-Pacifique a, lui, choisi le registre du contrôle : pas de menace immédiate pour le personnel ou le territoire américains et consultations étroites avec les alliés.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce trio de réactions dit quelque chose de la situation réelle. Les États-Unis veulent éviter l'escalade automatique, le Japon veut rappeler la gravité, la Corée du Sud veut se montrer ferme sans fermer les portes. Car Séoul sait qu'une spirale militaire dans la péninsule ruinerait l'économie avant même de menacer les frontières.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’ombre d’un scénario impossible : capturer Kim</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Mais le choc de Caracas a aussi ouvert, en Corée du Sud, une discussion politique brutale : si l'on peut arrêter Maduro, pourquoi pas Kim Jong Un. Un député d'opposition a posé la question en soulignant que la même logique pourrait s'appliquer au dirigeant nord-coréen, et en rappelant que Washington a déjà mis en cause des pirates informatiques nord-coréens accusés de raids financiers.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sauf que la comparaison s'arrête très vite. Des spécialistes de sécurité sud-coréens jugent qu'une opération comparable contre Kim est hautement improbable. La raison n'est pas morale, elle est stratégique. Pyongyang a construit une architecture de survie centrée sur l'arme nucléaire et sur la certitude qu'une agression produirait une réponse catastrophique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">On parle depuis longtemps d'un plan de décapitation, c'est-à-dire d'une option visant à éliminer ou capturer la direction nord-coréenne. Mais entre l'existence d'un plan et sa mise en œuvre, il y a un abîme : renseignement perfectible, territoire saturé de défenses, risques d'erreur, et surtout incertitude sur la chaîne de commandement nucléaire. Un scénario évoqué par un analyste sud-coréen illustre la contrainte : en cas de capture de Kim, un dirigeant militaire comme Pak Jong Chon pourrait prendre le contrôle des armes nucléaires et menacer de frapper les États-Unis ou la Corée du Sud si Kim n'est pas libéré. Dans une telle configuration, l'opération se retourne contre son auteur : l'objectif devient un otage stratégique.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le facteur nucléaire : chiffres, perception, dissuasion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>La discussion la plus lourde concerne le volume réel de l'arsenal nord-coréen</strong>. <br />   <br />  Un institut sud-coréen avance une estimation très élevée, entre cent vingt-sept et cent cinquante têtes nucléaires, bien au-delà des évaluations plus prudentes qui tournent autour d'une cinquantaine. Quelles que soient les statistiques exactes, l'effet politique est le même : plus l'arsenal paraît vaste, plus l'option militaire paraît irréaliste.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pyongyang le sait et le dit. Kim Jong Un présente l'élévation progressive de la dissuasion nucléaire comme une nécessité imposée par la crise géopolitique et par la complexité des événements internationaux. Traduit en langage simple : le monde devient plus dur, donc nous devenons plus dangereux.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lecture géopolitique : l’Asie apprend la leçon du Venezuela</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93848378-65523631.jpg?v=1769177370" alt="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" title="Caracas, Pyongyang, Pékin : le même choc vu depuis le 38e parallèle" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L'opération américaine à Caracas agit comme un projecteur. <br />   <br />  Pour les alliés, elle démontre la capacité d'action rapide de Washington, mais elle rappelle aussi que les États-Unis peuvent agir de manière unilatérale, au risque de bousculer des équilibres. Pour les adversaires, elle confirme une règle que l'histoire répète : la vulnérabilité maximale appartient aux régimes qui ne disposent ni de parapluie nucléaire ni de garanties solides.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce contexte, Séoul tente une navigation à double fond. D'un côté, elle renforce la coordination avec les États-Unis et le Japon. De l'autre, elle consolide l'interdépendance économique avec la Chine, en espérant que Pékin puisse, au minimum, limiter les aventures de Pyongyang. Mais cette stratégie a un prix : plus la rivalité sino-américaine se durcit, plus chaque accord technologique, chaque dossier de propriété intellectuelle, chaque flux touristique devient une pièce sur l'échiquier.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lecture géoéconomique : la sécurité dicte l’économie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les quinze accords signés à Pékin ne sont pas des détails. La technologie et la propriété intellectuelle, c'est le nerf industriel de la Corée du Sud. Les transports, ce sont les chaînes logistiques. Le tourisme, ce sont des recettes et une influence sociale. Dans une région où la menace balistique peut faire vaciller la confiance en quelques heures, l'économie cherche des amortisseurs. Pékin en propose, à sa manière, pour attirer Séoul dans une zone de compromis.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Mais l'alerte de Pyongyang rappelle la réalité : tant que la Corée du Nord joue la carte de la dissuasion agressive, la péninsule restera un endroit où la géopolitique impose sa prime de risque. Caracas a peut-être été un événement latino-américain. En Asie, il a surtout servi de rappel : dans le monde d'aujourd'hui, la puissance ne se discute pas, elle se démontre. Et chacun, à Séoul comme à Pyongyang, ajuste son calcul en conséquence.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Regardez ! L’Europe renforce son arsenal de gestion de crise face à la multiplication des risques</title>
   <updated>2026-01-22T16:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Regardez--L-Europe-renforce-son-arsenal-de-gestion-de-crise-face-a-la-multiplication-des-risques_a6914.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2026-01-22T16:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre l’activation croissante du mécanisme européen de protection civile, la montée en puissance des formations communes des sapeurs-pompiers et l’évolution du cadre juridique sur la sécurité des produits, l’Union européenne ajuste ses outils pour répondre à un environnement de risques en expansion. Le dernier baromètre Allianz confirme cette tendance, plaçant les menaces cyber, l’IA et l’interruption d’activité au cœur des préoccupations mondiales des entreprises.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93834883-65516332.jpg?v=1769097404" alt="Regardez ! L’Europe renforce son arsenal de gestion de crise face à la multiplication des risques" title="Regardez ! L’Europe renforce son arsenal de gestion de crise face à la multiplication des risques" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Voir la Vidéo&nbsp;<a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=YiRVpqr620Y" target="_blank">Source :&nbsp;&nbsp;La Minute info #154 Risques majeurs : comment l’Europe vient-elle en appui ?&nbsp;</a>  <br />   <br />  Signalé par <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/idreuilhe/" target="_blank">Isablelle Dreuilhe-Leiterer, IESAS</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un mécanisme européen de protection civile de plus en plus sollicité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Créé en 2001, le <strong style="white-space: pre-wrap;">mécanisme de protection civile de l’Union européenne</strong> s’impose comme l’un des piliers de la réponse collective aux catastrophes majeures. En vingt-cinq ans, il a été mobilisé <strong style="white-space: pre-wrap;">plus de 800 fois</strong>, témoignant de son rôle central dans la coordination des secours entre États membres.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’année 2024 illustre cette intensification : <strong style="white-space: pre-wrap;">58 activations</strong> ont été recensées, couvrant un spectre très large de crises. Le dispositif a été engagé aussi bien pour répondre aux <strong style="white-space: pre-wrap;">conflits en Ukraine et au Moyen-Orient</strong> que pour soutenir les pays touchés par des <strong style="white-space: pre-wrap;">inondations</strong>, des <strong style="white-space: pre-wrap;">incendies</strong> ou encore le <strong style="white-space: pre-wrap;">cyclone Shido à Mayotte</strong>. Sa force réside dans sa <strong style="white-space: pre-wrap;">souplesse d’intervention</strong>, puisqu’il peut être déclenché <strong style="white-space: pre-wrap;">à l’intérieur comme à l’extérieur</strong> de l’Union, permettant à tout État de solliciter une assistance rapide en cas de crise majeure.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’exemple récent de l’<strong style="white-space: pre-wrap;">incendie de CRM Montanal</strong>, survenu le 1er janvier 2026, rappelle l’importance de cette solidarité opérationnelle, devenue un réflexe institutionnel face à la multiplication des événements extrêmes.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des entraînements européens pour renforcer l’interopérabilité des secours</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au-delà des interventions, l’Union européenne mise sur la <strong style="white-space: pre-wrap;">montée en compétence collective</strong>. L’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) intensifie ainsi sa participation aux <strong style="white-space: pre-wrap;">Modex</strong>, ces exercices grandeur nature organisés à l’échelle européenne.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ces entraînements permettent aux équipes françaises et européennes de tester leurs capacités conjointes de déploiement, de coordination et de gestion de crise. Ils traduisent une volonté politique claire : <strong style="white-space: pre-wrap;">renforcer la solidarité opérationnelle</strong> entre États membres pour garantir une réponse plus efficace aux catastrophes futures.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un cadre juridique renforcé pour la sécurité des produits</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sur le terrain réglementaire, le <strong style="white-space: pre-wrap;">décret du 7 janvier</strong> marque une évolution notable. Il précise que certaines dispositions du règlement européen sur la commercialisation des produits de construction constituent désormais des <strong style="white-space: pre-wrap;">mesures d’exécution</strong> de l’article L412‑1 du Code de la consommation, relatif à la conformité et à la sécurité des produits.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette clarification entraîne une adaptation du Code de la consommation : les infractions à ces obligations pourront désormais être <strong style="white-space: pre-wrap;">recherchées, constatées et sanctionnées</strong> par des <strong style="white-space: pre-wrap;">contraventions de 5ᵉ classe</strong>, conformément à l’article R451‑1. L’objectif est clair : <strong style="white-space: pre-wrap;">mieux encadrer la sécurité des produits mis sur le marché</strong>, dans un contexte où les risques liés aux matériaux et aux infrastructures sont scrutés avec une attention croissante.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le baromètre Allianz 2026 confirme la montée des risques cyber et technologiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Avec l’avis de <strong style="white-space: pre-wrap;">3 338 experts en gestion des crises</strong> issus de <strong style="white-space: pre-wrap;">97 pays</strong>, la 15ᵉ édition du <strong style="white-space: pre-wrap;">baromètre Allianz</strong> offre un panorama mondial des risques auxquels les entreprises doivent faire face.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sans surprise, les <strong style="white-space: pre-wrap;">incidents cyber</strong> dominent le classement, cités par <strong style="white-space: pre-wrap;">42 %</strong> des répondants. Rançongiciels, vols de données, paralysie des systèmes : la menace est désormais structurelle et touche toutes les tailles d’organisation.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">En deuxième position, l’<strong style="white-space: pre-wrap;">intelligence artificielle</strong> (32 %) s’impose comme un risque émergent majeur. Les inquiétudes portent autant sur les dérives potentielles que sur les vulnérabilités nouvelles qu’elle introduit dans les chaînes de décision et de production.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’<strong style="white-space: pre-wrap;">interruption d’activité</strong> complète le podium (29 %), rappelant que les entreprises restent fragiles face aux ruptures logistiques, aux crises géopolitiques ou aux événements climatiques extrêmes.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce baromètre constitue une <strong style="white-space: pre-wrap;">trace écrite des nouveaux enjeux</strong> auxquels les organisations doivent se préparer, dans un monde où les crises se superposent et s’accélèrent.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le Baromètre</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93834883-65516430.jpg?v=1769097184" alt="Regardez ! L’Europe renforce son arsenal de gestion de crise face à la multiplication des risques" title="Regardez ! L’Europe renforce son arsenal de gestion de crise face à la multiplication des risques" />
     </div>
     <div>
      <div><a class="link" href="https://commercial.allianz.com/content/dam/onemarketing/commercial/commercial/reports/allianz-risk-barometer-2026.pdf?utm_source=copilot.com" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Baromètre Allianz des risques 2026</strong></a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Regardez--L-Europe-renforce-son-arsenal-de-gestion-de-crise-face-a-la-multiplication-des-risques_a6914.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté.</title>
   <updated>2026-01-22T09:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Regardez--Mark-Carney-au-World-Economic-Forum-une-voix-lucide-dans-un-monde-fragmente_a6905.html</id>
   <category term="VIDEOS &amp; PODCASTS" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93814236-65504431.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-21T15:23:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au World Economic Forum, Mark Carney s’impose comme l’un des observateurs les plus écoutés de la transformation du système international. Son intervention s’inscrit dans un moment où le WEF cherche à comprendre un monde qui ne répond plus aux logiques de coopération qui l’ont façonné pendant des décennies.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814236-65504431.jpg?v=1769006869" alt="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." title="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’illusion d’un ordre fondé sur des règles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le <a class="link" href="https://www.weforum.org/" target="_blank">WEF</a>, longtemps symbole de la mondialisation fluide et de l’intégration économique, se retrouve confronté à une réalité plus sombre. Les dirigeants qui s’y réunissent ne débattent plus d’expansion commerciale ou d’ouverture des marchés, mais de fragmentation géopolitique, de tensions systémiques et de l’érosion des institutions multilatérales. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=btqHDhO4h10" target="_blank">C’est dans ce climat d’incertitude que Mark Carney intervient</a>, non comme un technicien de la finance, mais comme un analyste stratégique qui voit les fondations de l’ordre mondial se fissurer. <br />   <br />  La réflexion de Mark Carney résonne particulièrement en France, où le débat sur la souveraineté économique et la résilience stratégique occupe une place centrale. Comme le Canada, la France se trouve à la croisée des chemins, confrontée à la fragilisation du multilatéralisme et à la nécessité de repenser son autonomie dans un monde plus dur, plus fragmenté et moins prévisible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une voix qui porte au-delà de la finance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mark Carney occupe une place singulière dans ce paysage. <br />   <br />  Son expérience à la tête de deux banques centrales majeures lui confère une crédibilité rare, renforcée par son rôle auprès de l’ONU sur la finance durable et par son engagement dans plusieurs initiatives internationales. Lorsqu’il prend la parole au <a class="link" href="https://www.weforum.org/" target="_blank">WEF</a>, il ne se contente pas de commenter les fluctuations économiques : il relie les dynamiques financières aux réalités politiques, aux tensions géopolitiques et aux risques systémiques qui redéfinissent les rapports de force mondiaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un discours en résonance avec l’époque</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Son analyse de la fin de l’ordre international fondé sur des règles trouve un écho particulier dans un forum qui a longtemps défendu l’idée d’un monde interdépendant et coopératif. <br />   <br />  Mark&nbsp;Carney décrit un système où les grandes puissances n’hésitent plus à instrumentaliser l’économie, où les chaînes d’approvisionnement deviennent des leviers de pression et où les institutions censées garantir la stabilité peinent à remplir leur rôle. Son propos s’adresse à un public qui voit chaque jour les effets de cette bascule et qui cherche à comprendre comment naviguer dans un environnement où les certitudes d’hier ne tiennent plus.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un message destiné aux puissances moyennes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En tant que Canadien, il parle aussi au nom des puissances moyennes, celles qui ne disposent ni de la force brute des hégémons ni de la liberté des acteurs marginaux. Il les invite à reconnaître la fin des illusions multilatérales et à repenser leur souveraineté dans un monde où les règles ne protègent plus comme avant. <br />   <br />  <strong>Son intervention au WEF devient alors un appel à la lucidité : il ne s’agit plus de défendre un ordre ancien, mais d’imaginer de nouvelles formes de coopération capables de résister à la fragmentation.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Regardez !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93814236-65504735.jpg?v=1769006687" alt="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." title="Regardez ! Mark Carney au World Economic Forum : une voix lucide dans un monde fragmenté." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Regardez--Mark-Carney-au-World-Economic-Forum-une-voix-lucide-dans-un-monde-fragmente_a6905.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pax Silica* : la nouvelle architecture de la guerre économique à l'ère de l'IA.</title>
   <updated>2026-01-12T15:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Pax-Silica-la-nouvelle-architecture-de-la-guerre-economique-a-l-ere-de-l-IA_a6857.html</id>
   <category term="Intelligence artificielle" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93658911-65419212.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-11T17:43:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sous couvert de sécuriser les chaînes de l’intelligence artificielle, Washington construit avec Pax Silica une architecture de puissance qui transforme les semi‑conducteurs, les métaux critiques et le cloud en instruments de contrôle géopolitique. Une mondialisation compartimentée émerge, où la confiance devient un outil d’exclusion et où l’économie se militarise à nouveau.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93658911-65419212.jpg?v=1768211770" alt="Pax Silica* : la nouvelle architecture de la guerre économique à l'ère de l'IA." title="Pax Silica* : la nouvelle architecture de la guerre économique à l'ère de l'IA." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong style="white-space: normal;">* « Pax Silica »</strong>&nbsp;désigne une <em style="white-space: normal;">paix imposée ou structurée par le silicium</em>, c’est‑à‑dire par les technologies qui reposent sur les semi‑conducteurs et l’intelligence artificielle.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du pétrole aux puces, le basculement stratégique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">« Si le XXᵉ siècle reposait sur le pétrole et l'acier, le XXIᵉ siècle repose sur l'informatique et les minerais qui l'alimentent ». <br />   <br />  Cette formule, attribuée à un haut responsable américain, résume la logique de Pax Silica : l'initiative par laquelle les États-Unis entendent réorganiser les chaînes d'approvisionnement de l'intelligence artificielle et les transformer en instruments de puissance. Il ne s'agit ni d'un traité ni d'une alliance classique, mais d'un cadre politique destiné à redessiner en profondeur l'économie mondiale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La "paix" armée de la technologie</b></div>
     <div>
      &nbsp;  <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Derrière le latin rassurant – pax pour la stabilité, silica pour l'univers des semi-conducteurs – se profile l'ossature d'une nouvelle Guerre froide. L'enjeu n'est plus seulement de concurrencer, mais de sélectionner : définir qui est « fiable », quelles technologies sont « sensibles », quels flux peuvent circuler et lesquels doivent être bloqués. La sécurité économique cesse ainsi d'être synonyme de marché pour devenir une question d'alignement stratégique.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La composition du groupe n'est pas fortuite. Aux partenaires atlantiques traditionnels s'ajoutent des acteurs clés de l'Indo-Pacifique et du Moyen-Orient, avec Israël promu au rang de nœud stratégique de la nouvelle économie de l'IA. L'absence la plus éloquente reste celle de la Chine.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La confiance comme instrument d'exclusion</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le cœur de Pax Silica est conceptuel avant d'être industriel. Harmoniser le langage du « risque » revient à intégrer l'exclusion au cœur même des politiques publiques. Métaux critiques, semi-conducteurs avancés, infrastructures cloud et câbles sous-marins sont requalifiés en actifs stratégiques, soustraits à la neutralité du commerce pour être intégrés à la logique de la sécurité nationale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La résilience ne se mesure plus à la capacité d'un système à s'adapter au marché, mais à sa loyauté envers un ordre stratégique donné. C'est le passage d'une mondialisation ouverte à un monde de réseaux compartimentés, protégés et disciplinés.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'entreprise privée, nouvel acteur géopolitique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Dans ce schéma, l'État n'agit pas seul. Les grandes entreprises technologiques deviennent les opérateurs concrets de la stratégie : en décidant où investir, quels fournisseurs écarter et quels marchés servir, elles redessinent la géographie du pouvoir. L'imbrication entre autorité publique et capital privé engendre une forme inédite de coercition : des embargos qui ne portent pas leur nom, mais qui en ont tous les effets.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Se dessine ainsi une sorte d'OTAN économique de l'IA, où l'innovation avance au rythme de la doctrine sécuritaire et où la concurrence de marché se mue en affrontement politique structuré.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La cible implicite : Pékin</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Même lorsqu'elle n'est pas explicitement mentionnée, la Chine est omniprésente en toile de fond. <br />   <br />  Washington estime que Pékin contrôle des maillons critiques – notamment dans les métaux et certaines capacités industrielles liées aux puces – susceptibles de devenir des goulots d'étranglement géopolitiques. Pax Silica vise à refermer ces espaces, à freiner l'expansion des infrastructures chinoises et à empêcher que les Nouvelles Routes de la soie ne se transforment en hégémonie technologique.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><strong>La réponse officielle chinoise reste mesurée, mais le message est clair : la fragmentation des chaînes mondiales accroîtra les coûts et l'instabilité. C'est le prix de la politisation totale de l'économie.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Israël et l'ancrage dans l'ordre américain</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le rôle de Tel-Aviv éclaire la nature de l'opération. Israël échange un alignement stratégique renforcé contre un accès sécurisé aux centres de décision de l'IA mondiale. Dans un environnement régional instable et marqué par un isolement politique croissant, l'intégration à Pax Silica devient une assurance économique, une protection sous le parapluie américain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers des blocs technologiques antagonistes</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Pax Silica marque un tournant : l'intelligence artificielle n'est plus seulement une technologie, mais le pivot d'une nouvelle architecture de puissance. Les chaînes d'approvisionnement deviennent des frontières, les données des corridors stratégiques, l'accès une concession politique. Pour le Sud global, l'espace de manœuvre se rétrécit : participer implique de choisir un camp, rester à l'écart signifie accepter la marginalisation.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><strong>Ce n'est pas la fin de la mondialisation, mais sa mutation en un système de blocs.</strong> Une paix armée de la technologie, où l'avenir ne se joue plus dans la diffusion de l'innovation, mais dans son contrôle sélectif. <br />  Et où la guerre économique, une fois encore, précède la confrontation politique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.state.gov/pax-silica/" target="_blank">https://www.state.gov/pax-silica/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2025/12/pax-silica-initiative/" target="_blank">https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2025/12/pax-silica-initiative/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/qatar-uae-join-us-led-effort-bolster-technology-supply-chain-2026-01-11/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/qatar-uae-join-us-led-effort-bolster-technology-supply-chain-2026-01-11/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://restofworld.org/2026/pax-silica-qatar-uae/" target="_blank">https://restofworld.org/2026/pax-silica-qatar-uae/</a> </div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://thediplomat.com/2025/12/what-pax-silica-reveals-about-indias-vulnerability-in-global-tech-supply-chains/" target="_blank">https://thediplomat.com/2025/12/what-pax-silica-reveals-about-indias-vulnerability-in-global-tech-supply-chains/</a> </div>    <div>  <div dir="ltr" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Pax-Silica-la-nouvelle-architecture-de-la-guerre-economique-a-l-ere-de-l-IA_a6857.html" />
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