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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-30T06:31:35+02:00</updated>
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   <title>Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny</title>
   <updated>2026-04-13T12:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-passer-de-l-impuissance-relative-a-l-accroissement-de-puissance-par-l-economie-Arnaud-de-Morgny_a7360.html</id>
   <category term="Souveraineté" />
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   <published>2026-04-13T12:30:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un sondage Verian–École de guerre économique, réalisé fin mars 2026, révèle un basculement profond dans la perception collective du numérique. Longtemps considéré comme un simple moteur d’innovation, il est désormais appréhendé comme un enjeu de puissance, de souveraineté et de rapport de force. Les Français expriment une attente claire : dépasser l’impuissance relative pour construire une stratégie d’accroissement de puissance par l’économie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95978670-66969111.jpg?v=1775895434" alt="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" title="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Source : télécharger l'étude en fin d'article <br />  <span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Présentée 8 avril, à l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/alliance-fran-aise-de-paris-ile-de-france/"><span><span>Alliance Française de Paris</span></span></a>, <br />  Rencontre organisée par L’Hémicycle, en partenariat avec l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/ege/"><span><span>Ecole de Guerre Economique – EGE <br />  "</span></span></a>  <span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/laure-salvaing-965a6437/">Laure Salvaing</a>  </span>, directrice générale de<span class="white-space-pre"> </span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/veriangroup/"><span><span>Verian Group</span></span></a>  <span class="white-space-pre"> </span>et<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/">Arnaud de Morgny</a>  </span>, directeur adjoint du Centre de Recherche Appliquée de l'École de Guerre Économique ont partagé les résultats d’une étude exclusive sur les Français et la souveraineté numérique."&nbsp;&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/l-h%C3%A9micycle/posts/?feedView=all">Lien</a>  </span></span></div>    <div style="text-align: center;"><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">, </span></span></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le sondage réalisé du 29 au 31 mars 2026 par l’institut Verian et l’Ecole de guerre économique auprès d’un échantillon représentatif de 1003 répondants marque un changement de paradigme collectif. Le numérique n’est plus perçu comme un secteur classique d’innovation ou de modernisation. Il est entré dans le champ des rapports de force. Il est devenu, dans l’esprit public, une question de souveraineté, de dépendance, de classement et de capacité d’action. Au total des citations, les répondants le rattachent d’abord à la souveraineté et à la puissance de la France et de l’Europe (36%), puis à la croissance et aux opportunités économiques (34%), à la dépendance et à la vulnérabilité face à d’autres États (32%), enfin à la compétition et à la confrontation entre grandes puissances (29%). L’idée d’un sujet surexposé demeure, quant à elle, très minoritaire (10%). <br />   <br />  Le point mérite d’être souligné. Pendant des années, le débat français a oscillé entre deux lectures incomplètes : d’un côté, le numérique comme source de croissance sans limite ; de l’autre, le numérique comme objet de régulation et donc de limitation. Le sondage indique que cette ligne de partage apparaît désormais moins tranchée. En premier réflexe, les répondants associent le numérique à la croissance et à la compétitivité (24%), devant la dépendance (22%), la souveraineté et la puissance (19%), puis la confrontation entre puissances (17%). Mais cette hiérarchisation est plus apparente que réelle : les écarts sont faibles, et demeurent globalement contenus dans une zone proche de la marge d’erreur, située entre environ ±2,3 et ±2,6 points. Il serait donc excessif d’y voir des priorités nettement dissociées. Ces résultats traduisent plutôt un resserrement des représentations. En d’autres termes, un problème de plateformes, de données, de cloud ou d’intelligence artificielle n’est plus compris comme une seule question de marché. Il est désormais perçu, dans des proportions voisines, comme une question de dépendance, de souveraineté, de compétitivité et de position dans la hiérarchie des puissances. <br />   <br />  Autre analyse importante&nbsp;: la sévérité du diagnostic collectif est sans appel. La France n’est pas regardée comme une puissance numérique de premier rang : seule une minorité la considère comme capable de rivaliser avec les grands pôles du secteur (31%). Elle apparaît plutôt comme un pays disposant de certains atouts, mais demeurant dépendant des grandes puissances technologiques (86%), davantage actif sur les normes et les standards que sur l’innovation technologique (64%), et partiellement exposé au déclassement (54%). Cette représentation est essentielle. Elle ne renvoie ni à l’effacement pur et simple, ni à la maîtrise et à la supériorité. Elle décrit une position intermédiaire, presque un Janus bifrons : un acteur identifié, mais sous contrainte ; producteur de règles, mais insuffisamment en capacité de faire ou d’agir. <br />   <br />  C’est ici qu’il convient de réarticuler deux notions trop souvent dissociées : souveraineté et compétitivité. L’erreur serait de les opposer par principe, car la véritable question est celle de l’accroissement de puissance par l’économie. Il s’agit moins de choisir entre autonomie stratégique et performance économique que de comprendre comment la seconde peut nourrir la première, et réciproquement. Dès lors qu’une politique de compétitivité permet de consolider des filières, de maîtriser des infrastructures critiques, de capter de la valeur, de structurer des standards, de renforcer une base industrielle et technologique, elle cesse d’être un simple objectif de marché ; elle devient un instrument de puissance. Il est d’ailleurs significatif que les répondants estiment d’abord que la France est menacée par des enjeux de compétitivité économique plutôt que par les seuls risques tenant à sa souveraineté et à sa dépendance (79%). Inversement, une souveraineté qui ne s’appuierait ni sur des capacités productives, ni sur des positions dans les chaînes de valeur, ni sur des moyens d’exécution, demeurerait un discours vain et incantatoire. Si les répondants n’articulent pas encore ces deux aspects, ils y sont de plus en plus sensibles. <br />   <br />  Le sondage va précisément dans ce sens. La dépendance à l’égard des plateformes et acteurs étrangers y apparaît massive (86%). Le doute quant aux moyens réels de faire respecter la réglementation, d’encadrer les plateformes et de contenir les risques d’ingérence démocratique, informationnelle et culturelle y est tout aussi marqué (78%). À l’inverse, la proportion de ceux qui estiment la France plutôt protégée grâce à la réglementation européenne et à ses outils de contrôle demeure minoritaire (38%), tout comme celle de ceux qui considèrent qu’elle dispose d’assez d’outils pour encadrer les plateformes et les systèmes d’intelligence artificielle (35%). Le message implicite est clair : la norme ne se suffit pas à elle-même pour être appliquée. Cette réalité est ancienne. L’Antiquité savait déjà qu’une règle dépourvue de force, de contrainte et de moyens d’exécution demeure politiquement incomplète. Elle ne produit d’effet stratégique que si elle s’adosse à des capacités. C’est pourquoi la régulation ne devient un multiplicateur de puissance qu’à la condition d’être articulée à l’investissement, aux infrastructures, à l’industrie, à la commande publique et à une politique cohérente de diminution des dépendances critiques. <br />   <br />  Ce qui remonte alors du sondage n’est ni une tentation du laisser-faire ou du laisser-aller, ni une adhésion à une fuite en avant technologique sans pensée. C’est une attente plus exigeante : celle d’une ligne stratégique structurée. Sur le terrain doctrinal, les répondants privilégient une doctrine de puissance assumée (26%), devant une alliance européenne renforcée (24%), la souveraineté défensive (18%), la régulation offensive (17%) et l’accélération technologique fondée sur l’innovation, l’intelligence artificielle et les champions nationaux (15%). Pour autant, ces résultats ne dessinent pas encore une doctrine socialement cristallisée. Au regard de la marge d’erreur, ils indiquent plutôt que les Français convergent sur l’exigence de réarmement, tout en demeurant partagés sur les moyens d’y parvenir. Sur le terrain des choix concrets, ils font remonter en priorité une stratégie nationale claire, comparable à une doctrine de défense (35%), puis une alliance européenne coordonnée et l’émergence de champions européens (32%), les alliances internationales (27%) et l’investissement massif dans les technologies stratégiques (25%). Ici encore, il faut voir moins une hiérarchie rigide des instruments qu’un éventail de préférences encore en compétition. La dérégulation pure demeure, en revanche, marginale (11%). Il convient d’ajouter qu’une fraction non négligeable estime déjà que la France a perdu trop de terrain pour revenir dans la course (16%). Voilà l’un des signes avant-coureurs qu’il serait imprudent de négliger. <br />   <br />  Ainsi, la dépendance numérique n’est pas seulement une vulnérabilité technique. Elle engage la liberté d’action, la maîtrise des chaînes de valeur, la faculté de fixer des règles et de tenir son rang. Dès lors, la souveraineté numérique n’a de sens que si elle est pensée comme une politique d’accroissement de puissance par l’économie. C’est à cette condition que la compétitivité cesse d’être un discours d’impuissance publique, et que la souveraineté cesse d’être une invocation. L’une et l’autre relèvent d’une même bataille : celle de la puissance par la maîtrise des capacités réelles.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/91564176-64336164.jpg?v=1759760834&amp;ibox" title="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451"> <img alt="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91564176-64336164.jpg?v=1759760835" title="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Arnaud de Morgny</a>  est chercheur-praticien et stratégiste en intelligence économique à l’École de Guerre Économique, où il est directeur-adjoint du Centre de recherche appliquée CR451. Spécialiste des stratégies cognitives, de la guerre économique et des déstabilisation informationnelles, il est l’inventeur de l’Indice de risque de désindustrialisation, premier outil français d’évaluation multicritère des vulnérabilités industrielles. Présenté au Sénat en 2025, cet indice vise à anticiper les signaux avant-coureurs d’affaiblissement industriel. Ses travaux portent sur les logiques d’accroissement de puissance par l’économie et l’usage stratégique de l’information dans l’économie.</blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95978670-66969134.jpg?v=1775894909" alt="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" title="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.veriangroup.com/hubfs/Avril2026%20-%20verian_lhemicycle.pdf" target="_blank">Suivez le lien...</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      souveraineténumérique #puissanceéconomique #dépendancetechnologique #compétitivitéFrance #plateformesnumériques #régulationeuropéenne #intelligenceartificielle #stratégienumérique #autonomiestratégique #économienumérique #EGE
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan</title>
   <updated>2026-03-11T10:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Europe-Etats-Unis-Chine-la-nouvelle-geopolitique-du-Droit-La-guerre-par-la-norme-Erwan-Le-Noan_a7183.html</id>
   <category term="Question de Droit" />
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   <published>2026-03-11T09:41:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que les grandes puissances transforment la régulation en arme économique, l’Union européenne persiste à croire que la production de règles suffit à compenser son affaiblissement industriel. Cette conviction, longtemps présentée comme une force, apparaît désormais comme une vulnérabilité stratégique majeure.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95245235-66662817.jpg?v=1773218329" alt="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" title="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.fondapol.org/etude/la-guerre-par-la-norme-la-regulation-arme-economique-strategique/" target="_blank">Source. Rapport à télécharger en fin d'article.</a> </div>    <blockquote>  <div>Analyse critique de la « guerre par la norme » : comment l’Europe, enfermée dans son excès de régulation, perd du terrain face aux stratégies juridiques offensives des États-Unis et de la Chine, et pourquoi un sursaut économique devient indispensable. Fondapol</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un monde où la règle sert d’abord les intérêts nationaux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La fragmentation géoéconomique ne résulte pas d’un accident politique mais d’une recomposition profonde des rapports de force. <br />   <br />  Le multilatéralisme s’effrite, l’OMC est paralysée et les échanges se réorganisent autour de blocs idéologiques. Dans ce contexte, le droit n’est plus un langage commun mais un instrument de domination. Les États-Unis renforcent leur arsenal extraterritorial, la Chine avance ses standards techniques pour verrouiller les chaînes de valeur, et chacun utilise la régulation pour protéger ses marchés, soutenir ses industries et imposer ses priorités au reste du monde.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L’Europe, elle, continue de traiter la norme comme un bien public universel, alors que ses concurrents l’emploient comme un outil de puissance. Cette asymétrie nourrit un déséquilibre croissant : l’UE multiplie les obligations, les contrôles et les exigences, tandis que les autres blocs adaptent leurs règles à leurs intérêts stratégiques.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le numérique et la finance, révélateurs d’un décalage croissant</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans le numérique, l’écart est flagrant. L’UE encadre l’intelligence artificielle avant même d’avoir fait émerger des acteurs capables de rivaliser avec les géants américains ou chinois. Les entreprises outre-Atlantique dénoncent une régulation punitive qui compense le retard technologique européen plutôt qu’elle ne protège réellement les consommateurs. Le risque est clair : en voulant moraliser le numérique, l’Europe pourrait surtout s’en exclure.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La finance illustre la même logique. L’UE impose des cadres ESG ambitieux, mais elle le fait dans un environnement où son marché du capital-risque reste dix fois plus petit que celui des États-Unis. Les règles prudentielles, appliquées avec un zèle que ne partagent ni Washington ni Londres, affaiblissent encore les banques européennes. <br />   <br />  <strong>L’Europe se retrouve ainsi dans la position paradoxale d’un continent qui régule davantage que ses concurrents tout en investissant moins qu’eux.</strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mythe du « Brussels effect » face à la réalité économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’idée selon laquelle l’UE pourrait façonner le monde par la seule force de ses normes repose sur une illusion : celle d’une puissance économique qui n’existe plus au même niveau qu’au début des années 2000. Le « <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Bruxelles" target="_blank">Brussels effect </a>  » supposait que les entreprises internationales adopteraient spontanément les standards européens pour accéder à son marché. Mais lorsque la croissance européenne stagne et que ses industries déclinent, cette capacité d’entraînement s’érode.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le « Brussels defect » apparaît alors : l’Europe régule des technologies qu’elle n’a pas inventées, encadre des marchés qu’elle ne domine plus et produit des normes qui pèsent davantage sur ses propres entreprises que sur celles de ses concurrents. <br />   <br />  <strong>La surproduction législative, particulièrement marquée en France, accentue cette dynamique. En ajoutant systématiquement des contraintes nationales aux directives européennes, Paris transforme la régulation en handicap compétitif.</strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Europe au pied du mur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le sursaut ne pourra venir que d’un renversement de logique. Un marché intérieur réellement unifié, une simplification radicale des règles et une consolidation industrielle ambitieuse sont devenus des impératifs, non des options. Tant que l’Europe continuera de croire que la norme peut remplacer la puissance économique, elle restera prisonnière d’un modèle qui la fragilise.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La France, en particulier, doit cesser de se réfugier derrière Bruxelles pour masquer ses propres défaillances. La bataille mondiale de la norme ne se gagnera pas par l’inflation réglementaire mais par la capacité à produire, investir et innover. La question n’est plus de savoir si l’Europe doit changer de stratégie, mais si elle en a encore le temps...</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95245235-66662936.jpg?v=1773217350" alt="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" title="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><strong><a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-erwan-le-noan--108370?lang=fr&amp;utm_source=copilot.com">Erwan Le Noan </a>est partner du cabinet Altermind, chroniqueur à </strong><em><strong>L’Opinion</strong></em><strong> et spécialiste des politiques publiques. Membre du conseil scientifique de la <a class="link" href="https://www.fondapol.org/la-fondation/" target="_blank">Fondapol</a>, il contribue aux travaux du think tank libéral et européen par ses analyses sur la régulation, la concurrence et les enjeux économiques contemporains. <br />  Il est notamment l’auteur de </strong><em><strong>L’Obsession égalitaire</strong></em><strong> (2023).</strong></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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