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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-15T15:50:58+02:00</updated>
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   <title>Fin 2025 : l’apaisement introuvable sur la scène internationale</title>
   <updated>2026-01-03T17:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Fin-2025-l-apaisement-introuvable-sur-la-scene-internationale_a6813.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-01-03T15:50:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le dernier mois de 2025 a offert un panorama contrasté d’un monde en recomposition. Entre élections décisives, diplomatie américaine offensive, instabilités persistantes au Proche‑Orient et crispations en Afrique, la scène internationale a révélé un équilibre fragile où les gestes d’apaisement masquent souvent des rapports de force exacerbés. La synthèse d’Axelle Degans pour Diploweb éclaire ces dynamiques qui redessinent les lignes de fracture de la géopolitique contemporaine     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93507546-65342670.jpg?v=1767457744" alt="Fin 2025 : l’apaisement introuvable sur la scène internationale" title="Fin 2025 : l’apaisement introuvable sur la scène internationale" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Élections et recompositions politiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Décembre 2025 a été marqué par une série d’élections qui, sans provoquer de basculements spectaculaires, ont confirmé l’ancrage d’un monde fragmenté. <br />   <br />  Les scrutins, parfois tendus, ont illustré la montée d’un vote de défiance dans plusieurs régions, tandis que d’autres pays ont cherché à consolider leur stabilité institutionnelle. Ces consultations électorales, loin d’être de simples exercices démocratiques, ont révélé des sociétés traversées par des inquiétudes économiques, sécuritaires et identitaires. Elles ont aussi rappelé que la politique intérieure demeure un levier essentiel dans les rapports de force internationaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Washington entre apaisement affiché et stratégie de puissance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Aux États‑Unis, la doctrine « America First » continue de structurer l’action extérieure. <br />   <br />  En décembre, Washington a multiplié les signaux d’ouverture, notamment au Proche‑Orient, où l’administration américaine a tenté de se poser en acteur stabilisateur. Mais derrière cette façade diplomatique, la stratégie reste celle d’une puissance cherchant à préserver ses intérêts dans un environnement de plus en plus concurrentiel. <br />  L’apaisement proclamé masque mal une volonté de réaffirmer l’influence américaine, que ce soit dans les négociations régionales ou dans la gestion des crises sécuritaires.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Proche‑Orient : l’illusion de la détente</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Malgré les efforts américains pour afficher une posture de médiation, la situation au Proche‑Orient demeure loin d’être stabilisée. <br />   <br />  La Syrie reste un foyer d’instabilité chronique, où les recompositions territoriales et les rivalités entre puissances régionales empêchent toute perspective de normalisation durable. Les tensions persistent également autour des questions humanitaires et sécuritaires, rappelant que les équilibres locaux restent précaires. L’idée d’un apaisement régional relève davantage de la communication diplomatique que d’une réalité observable sur le terrain.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Afrique : activisme américain et fragilités politiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le continent africain a été le théâtre d’une présence américaine renforcée, signe d’un intérêt stratégique renouvelé. <br />   <br />  Washington y multiplie les initiatives, cherchant à contrer l’influence croissante d’autres puissances, notamment la Chine et la Russie. Mais cette dynamique se heurte à des contextes nationaux instables. Au Bénin, un coup d’État avorté a rappelé la fragilité de certains régimes et la persistance de tensions politiques profondes. L’Afrique apparaît ainsi comme un espace où s’entremêlent ambitions extérieures et vulnérabilités internes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Europe : une relation transatlantique sous pression</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La fin de l’année 2025 a également été marquée par des interrogations croissantes en Europe face à ce qui est perçu comme une offensive américaine. <br />   <br />  Les tensions commerciales, les divergences stratégiques et les pressions politiques alimentent un climat de méfiance. L’Union européenne, déjà confrontée à ses propres défis internes, doit composer avec un partenaire américain plus imprévisible, dont les priorités ne coïncident plus toujours avec celles du Vieux Continent. <br />   <br />  <strong>Cette relation, longtemps considérée comme un pilier de stabilité, semble désormais entrer dans une phase de redéfinition.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>ONG : l’humanitaire sous pression géopolitique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L<a class="link" href="https://fr.news.yahoo.com/37-ong-interdites-dacc%C3%A8s-%C3%A0-074616711.html?utm_source=copilot.com" target="_blank">’</a>  <a class="link" href="https://fr.news.yahoo.com/37-ong-interdites-dacc%C3%A8s-%C3%A0-074616711.html" target="_blank">annonce d’Israël</a>  de fermer l’accès à Gaza à <strong style="white-space: normal;">37 organisations humanitaires internationales</strong>, reprochant à ces ONG de ne pas avoir transmis la liste complète de leurs employés, a rappelé avec force à quel point l’action humanitaire est désormais prise dans des logiques politiques et sécuritaires qui la dépassent.&nbsp; <br />   <br />  Cette décision, vivement critiquée par l’<a class="link" href="https://arras.maville.com/actu/actudet_-gaza-l-onu-appelle-israel-a-annuler-l-interdiction-visant-37-ong-humanitaires-_54135-7130757_actu.Htm" target="_blank">ONU et l’Union européenne</a>, menace directement l’acheminement de l’aide dans un territoire ravagé par deux ans de guerre et dépendant presque entièrement de l’assistance extérieure.  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce contexte, les ONG se retrouvent au cœur d’un champ de tensions où leur neutralité est régulièrement mise à l’épreuve. Longtemps perçues comme des acteurs indépendants, elles doivent désormais composer avec des États qui cherchent à encadrer, contrôler ou instrumentaliser leur présence. Sur de nombreux terrains, l’accès humanitaire devient un enjeu stratégique, soumis à des autorisations fluctuantes, à des pressions administratives ou à des accusations politiques.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette politisation croissante fragilise leur capacité d’intervention et met en péril les principes fondateurs de l’humanitaire. Les ONG tentent de préserver leur espace d’action, conscientes que leur légitimité repose autant sur leur efficacité que sur leur capacité à rester en dehors des jeux d’influence. Mais dans un monde où l’aide elle-même devient un outil de pouvoir, cet équilibre est plus difficile que jamais à maintenir.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>France : une année 2026 sous le signe des ajustements stratégiques</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les perspectives actuelles laissent entrevoir une année 2026 où la France devra naviguer dans un environnement international plus heurté, marqué par la pression américaine, les recompositions africaines et les incertitudes européennes. Paris aborde cette nouvelle année avec un impératif : préserver sa marge de manœuvre dans un monde où les rapports de force se durcissent.</span> <br />   <br />  Les tensions transatlantiques renforcent l’importance d’une Europe plus cohérente. La France devrait poursuivre en 2026 son plaidoyer pour une autonomie stratégique européenne, même si les divisions internes persistent. Les débats sur la défense, l’énergie ou la politique industrielle seront centraux. Dans un environnement mondial fragmenté, Paris voit dans l’Union européenne un levier essentiel pour peser face aux grandes puissances. <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Entre instabilités au Proche‑Orient, rivalités de puissance en Afrique et tensions commerciales globales, la France entre dans 2026 avec la conscience que son influence dépendra de sa capacité à anticiper, à s’adapter et à coopérer. La diplomatie française devra conjuguer fermeté et flexibilité, tout en cherchant à préserver un rôle de médiateur dans un monde où les espaces de dialogue se réduisent. Les défis seront difficiles à surmonter</span> <br />    <div style="white-space: normal;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une influence extérieure fragilisée par les tensions intérieures</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La capacité de la France à peser sur la scène internationale en 2026 dépendra aussi de sa solidité intérieure, et c’est précisément là que les fragilités s’accumulent. <br />   <br />  La situation politique nationale, marquée par des tensions persistantes et une fragmentation du paysage partisan, réduit la lisibilité de la parole française à l’étranger. À cela s’ajoute une dette publique très élevée, qui limite les marges de manœuvre budgétaires et affaiblit la crédibilité du pays lorsqu’il plaide pour des choix économiques ou stratégiques ambitieux au niveau européen.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’année sera également rythmée par les élections municipales, un rendez-vous qui mobilise fortement l’attention politique et administrative. Dans ce contexte, la France risque d’apparaître davantage tournée vers ses enjeux internes que pleinement disponible pour les grands dossiers internationaux. <br />   <br />  Cette combinaison de contraintes pourrait compliquer la capacité de Paris à défendre ses positions, à entraîner ses partenaires et à maintenir son influence dans un environnement mondial déjà très compétitif.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93507546-65343048.jpg?v=1767456947" alt="Fin 2025 : l’apaisement introuvable sur la scène internationale" title="Fin 2025 : l’apaisement introuvable sur la scène internationale" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/axelle-degans-b6008b91/" target="_blank">Axelle Degans</a>  est docteure en géopolitique, agrégée d’histoire et professeure en classes préparatoires au lycée Faidherbe de Lille. <br />   <br />  Membre du Conseil scientifique de Diploweb, elle publie chaque mois une synthèse de l’actualité internationale devenue une référence. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/axelle-degans-b6008b91/" target="_blank">Gardez le contact</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-de-decembre-2025.html" target="_blank">Source</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Fin-2025-l-apaisement-introuvable-sur-la-scene-internationale_a6813.html" />
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   <title>Terres rares : la bataille mondiale pour la souveraineté technologique. FMES</title>
   <updated>2025-12-08T15:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Terres-rares-la-bataille-mondiale-pour-la-souverainete-technologique-FMES_a6712.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2025-12-08T15:24:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au cœur des tensions sino-américaines, les terres rares révèlent l’ampleur de la dépendance mondiale à la Chine et la manière dont diplomatie, technologie et puissance industrielle s’entremêlent désormais. Alors que Pékin renforce son contrôle sur l’extraction et le raffinage, les grandes puissances tentent de bâtir des stratégies de diversification pour réduire leur vulnérabilité. Une recomposition silencieuse mais décisive des rapports de force.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93080505-65108970.jpg?v=1765205155" alt="Terres rares : la bataille mondiale pour la souveraineté technologique. FMES" title="Terres rares : la bataille mondiale pour la souveraineté technologique. FMES" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://fmes-france.org/terres-rares-vers-la-fin-de-la-suprematie-chinoise/" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Révélateur des tensions géoéconomiques contemporaines</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les terres rares sont devenues un révélateur des tensions géoéconomiques contemporaines, tant elles incarnent l’imbrication croissante entre technologie, souveraineté et diplomatie. <br />   <br />  Depuis les années 1970, la Chine a bâti une position quasi monopolistique dans leur extraction et surtout leur raffinage, profitant d’une réglementation environnementale souple, d’investissements massifs et d’une stratégie méthodique de montée en puissance. À mesure que Pékin resserrait son contrôle sur le secteur et utilisait les restrictions d’exportation comme levier diplomatique, les États-Unis et leurs partenaires ont pris conscience de leur dépendance stratégique. <br />   <br />  L’épisode de 2025, marqué par l’instauration de nouvelles licences d’exportation chinoises et par les menaces tarifaires de Donald Trump, a illustré la manière dont ces métaux sont devenus un instrument de pression dans la rivalité sino-américaine.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les grandes puissances dans  la course</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette vulnérabilité, les grandes puissances ont engagé une course à la diversification. <br />   <br />  En Asie, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde multiplient les partenariats miniers, renforcent leurs stocks et investissent dans des projets à l’étranger. Aux États-Unis, les politiques industrielles successives ont cherché à reconstruire une filière complète, de la mine à l’aimant permanent, tout en développant une diplomatie minérale active avec l’Australie, l’Arabie Saoudite ou encore l’Ukraine. <br />   <br />  L’Europe, longtemps en retrait, tente désormais de rattraper son retard en lançant des projets stratégiques, en soutenant le recyclage et en nouant des alliances internationales, même si l’ouverture de nouvelles mines reste lointaine et que les financements demeurent modestes face aux ambitions chinoises et américaines.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le  chemin sera long...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans ce paysage mouvant, la Chine continue d’adapter sa stratégie, investissant massivement en Asie centrale et consolidant ses positions dans les pays miniers, tandis que l’Union européenne mise sur une approche fondée sur la durabilité et la création de valeur locale. <br />   <br />  Si l’émergence de nouveaux pôles d’extraction et de raffinage laisse entrevoir un rééquilibrage progressif, la dépendance mondiale à l’égard de Pékin reste forte et la transition vers une véritable autonomie stratégique s’annonce longue et incertaine.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Spécialiste des enjeux géoéconomiques et des chaînes d’approvisionnement stratégiques, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/gilles-lepesant-2284119a/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gilles Lepesant</a>, directeur de recherche au CNRS (CEFRES – Centre français de recherche en sciences sociales, Prague)&nbsp;analyse depuis plusieurs années les rapports de force liés aux métaux critiques, aux politiques industrielles et aux rivalités technologiques. Ses travaux portent particulièrement sur les interactions entre souveraineté, diplomatie économique et sécurité des approvisionnements.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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