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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-30T03:11:25+02:00</updated>
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   <title>Le soft power américain en crise : une leçon stratégique sur le pouvoir de la confiance pour les dirigeants d’entreprise</title>
   <updated>2026-04-27T14:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Le-soft-power-americain-en-crise-une-lecon-strategique-sur-le-pouvoir-de-la-confiance-pour-les-dirigeants-d-entreprise_a7450.html</id>
   <category term="Communication &amp; Influence" />
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   <published>2026-04-23T12:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jan-Cedric Hansen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jadis incarnation d’un modèle universel et d’une promesse politique attractive, les États-Unis voient aujourd’hui leur « marque-pays » s’éroder sous le poids d’un opportunisme perçu comme systémique. Ce basculement, bien plus qu’une simple affaire de géopolitique, constitue un cas d’école pour les entreprises du XXIe siècle. Dans un monde où la confiance est devenue la ressource la plus rare et la plus précieuse, l’histoire de l’Amérique rappelle que le capital symbolique et réputationnel se gagne lentement et se perd rapidement. Les chefs d’entreprise ont tout intérêt à méditer cette trajectoire : leur propre « soft power » corporate – cette capacité d’attraction et de légitimité – est désormais un actif stratégique aussi vital que le bilan financier ou le portefeuille de brevets.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96214620-67120475.jpg?v=1776939824" alt="Le soft power américain en crise : une leçon stratégique sur le pouvoir de la confiance pour les dirigeants d’entreprise" title="Le soft power américain en crise : une leçon stratégique sur le pouvoir de la confiance pour les dirigeants d’entreprise" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’ère du melting pot : quand l’Amérique incarnait une promesse universelle </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pendant une grande partie du XXe siècle, les États-Unis ont bénéficié d’un statut singulier : ils n’étaient pas seulement une superpuissance, protectrice du monde « libre » mais une promesse politique. Terre d’immigration, société d’innovation, démocratie libérale victorieuse, modèle universitaire, moteur économique mondial, l’Amérique apparaissait comme un espace où chaque peuple pouvait se reconnaître dans un même récit national, puisque nécessairement une partie de sa diaspora y avait fait souche. Ce récit portait un nom : le melting pot.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La promesse brisée : du rêve à la realpolitik économique </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Aujourd’hui, cette promesse vole en éclat. Non parce que la puissance américaine aurait disparu, mais au contraire, parce qu’elle s’exerce avec une implacable logique de la défense des seuls intérêts économiques de ses dirigeants, aux dépens de l’universalité de ses principes fondateurs. Le basculement est lourd de conséquences : lorsqu’une puissance dilapide la confiance que ses alliés et partenaires lui portent, elle perd son autorité naturelle. Pour autant la perception de cette perte – le plus souvent irréparable – ne se perçoit pas immédiatement car la puissance intrinsèque (militaire ou économique) peut perdurer un moment.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’exceptionnalisme américain selon Seymour Martin Lipset </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’historien <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Seymour_Martin_Lipset" target="_blank">Seymour Martin Lipset</a>  rappelait dans <a class="link" href="https://www.amazon.com/American-Exceptionalism-Seymour-Martin-Lipset/dp/0393316149" target="_blank"><em>American Exceptionalism: A Double-Edged Sword</em> </a>  (1996) que les États-Unis se sont construits sur une croyance spécifique : être moins une nation ethnique qu’une nation d’idées. Liberté, mérite, mobilité, initiative individuelle : ces principes formaient une matrice attractive bien au-delà de leurs frontières</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Soft power versus hard power : le concept de Joseph Nye </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le politologue <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Nye" target="_blank">Joseph Nye</a>  a donné un nom à cette capacité d’attraction : le « soft power » qu’il oppose au « hard power » (<em>Bound to Lead</em>, 1990 ; <em>Soft Power</em>, 2004). Dans sa conception, le soft power correspond à la capacité d’un État à obtenir ce qu’il veut par l’attraction, la persuasion ou l’influence culturelle, plutôt que par la coercition à l’aide de la force militaire, les sanctions économiques ou la pression politique. <br />   <br />  <strong>Durant plusieurs décennies, les États-Unis ont cumulé les deux registres du soft power et du hard power dans ce qu’il convient d’appeler un « smart power » d’ordre stratégique pour maximiser l’efficacité de leur influence.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du discours universaliste aux doubles standards </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Aujourd’hui, le discours universaliste est contredit par les faits auxquels l’actualité nous confronte. Interventions sélectives, unilatéralisme, extraterritorialité juridique, pression sur les alliés, guerres commerciales, usage asymétrique des normes : autant d’éléments qui nourrissent l’idée d’un double standard. Le sociologue <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bourdieu" target="_blank">Pierre Bourdieu</a>  montrait que tout pouvoir durable repose aussi sur un capital symbolique (<a class="link" href="https://www.fnac.com/a7409976/Pierre-Bourdieu-Langage-et-pouvoir-symbolique-reedition" target="_blank"><em>Langage et pouvoir symbolique</em></a>, 2001). Ce capital tient à la reconnaissance accordée par autrui. Il ne se décrète pas. Il se gagne lentement et peut se dissiper rapidement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’érosion du capital symbolique de la « marque-pays » États-Unis </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">C’est précisément ce qui menace une « marque-pays » comme celle des États-Unis : non la disparition de la force, mais l’érosion de la légitimité et de la crédibilité. Des baromètres récents sur la réputation internationale montrent un net recul de l’image de marque américaine dans plusieurs zones du monde, y compris chez des partenaires historiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La trahison de confiance : une blessure morale profonde</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Psychologiquement, cette réaction internationale ne relève pas seulement d’un désaccord purement politique ou idéologique. Elle touche à ce que les chercheurs nomment la trahison de confiance. On pardonne parfois la dureté d’un adversaire déclaré ; on supporte moins le comportement d’un protecteur qui se révèle subitement opportuniste. <br />   <br />  Le psychologue<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Haidt" target="_blank"> Jonathan Haidt</a>  a montré dans <a class="link" href="https://www.amazon.fr/Righteous-Mind-Divided-Politics-Religion/dp/0141039167/ref=sr_1_1?adgrpid=1349103473485313&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.4iQlkskQC6wHMdFK4v6TOQ_6-Cvl0oegPnLNCandISC6kMJ06C0eDLz-iQKzCDwnMKkjZ9xsTENvxNI0XCiPctb9ff3bp-1JMOESCk8zB_GiuCIlw2MqJe_mocmCyaGCBOUCrA6N2cEYlSIzhGyoOULLDk6Nv6OSkrQqAjrPTLQB6MWzvRwT3b7X-VTmTJNl8f7EJTloXm3GrDe9u6lss6nZMcqWtFwrPHglY1azCmLw7dcje2QLPAAW2_ZNmnIpJioBPT6cv5Fu-1qquX2oeq0FCEqZOxGOIwR_sYY6LAU.mIRqj5RqJMH7CGzHSZBWDh-SY3Nlwv4yfuMAQ0sA0h0&amp;dib_tag=se&amp;hvadid=84319391943288&amp;hvbmt=be&amp;hvdev=c&amp;hvlocphy=126853&amp;hvnetw=o&amp;hvqmt=e&amp;hvtargid=kwd-84320204330489%3Aloc-66&amp;hydadcr=9975_2387924&amp;keywords=the+righteous+mind&amp;mcid=55dfc51573263deeb9620d6eb228172c&amp;msclkid=9b93b17ba6bd151d27e7d893494b68cf&amp;qid=1776873467&amp;sr=8-1" target="_blank"><em>The Righteous Mind</em> </a>(2012) que les sociétés réagissent intensément aux violations de loyauté, d’équité ou de réciprocité, perçues comme telles. Lorsqu’un partenaire présenté comme garant des règles semble s’en affranchir, la blessure morale dépasse le ressentiment rationnel qui s’installe, accompagné d’une volonté accrue d’autonomie et d’une recherche d’un modèle alternatif. On observe également une montée du scepticisme envers les discours émanant de l’appareil de l’État et la défiance devient un facteur géopolitique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Interdépendances et montée des puissances régionales </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le politiste <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Keohane" target="_blank">Robert Keohane</a>  expliquait avec Joseph Nye dans <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Power_and_Interdependence" target="_blank"><em>Power and Interdependence</em></a>  (1977) qu’aucune puissance moderne n’agit seule durablement. Les interdépendances économiques, technologiques et institutionnelles limitent la domination pure. <br />   <br />  Paradoxalement, le monde actuel illustre cette transition par la montée des puissances régionales, qui s’affirment sur la scène internationale et développent des stratégies visant à contrebalancer l’influence des grands acteurs mondiaux y compris par le recours au conflit asymétrique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pas de déclin inéluctable : distinguer crise d’image et effondrement </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il serait pourtant erroné d’annoncer un déclin inéluctable. Les États-Unis ne se réduisent ni à une administration ni à une séquence politique. C’est ce qui distingue une crise d’image de marque d’un effondrement systémique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La véritable mesure de la puissance au XXIe siècle : le capital confiance </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La leçon à tirer sur le plan stratégique est nette : la puissance d’un État au XXIe siècle ne se réduit pas au PIB, au nombre de porte-avions ou de brevets. Elle se mesure en termes de capital de confiance accordée par les alliés et partenaires.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des leçons pour les entreprises : la réputation comme actif stratégique irremplaçable </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette réflexion sur l’érosion du soft power américain offre aux chefs d’entreprise une grille de lecture particulièrement opérante. Dans un univers hyper-connecté où clients, talents, investisseurs et régulateurs scrutent en permanence la cohérence entre discours et pratiques, la valorisation de l’image n’est plus un poste marketing parmi d’autres mais le socle même de la compétitivité durable. <br />   <br />  L’entreprise qui dilapide son capital symbolique – par des promesses non tenues, des doubles standards ou un opportunisme de court terme – voit sa « marque » perdre son pouvoir d’attraction aussi sûrement que la superpuissance américaine. <br />   <br />  À l’inverse, celle qui cultive activement la confiance (transparence, éthique constante, réciprocité avec ses parties prenantes, responsabilité sociétale authentique) construit un avantage concurrentiel résilient : attractivité des meilleurs talents, fidélité client, partenariats solides, résilience face aux crises et prime de valorisation sur les marchés. <br />   <br />  Au XXIe siècle, la puissance d’une entreprise se mesure aussi, et parfois surtout, à la confiance qu’elle inspire. Ignorer cette leçon, c’est risquer de transformer une crise d’image en déclin stratégique irréversible. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Dr Jan-Cédric Hansen</strong></a>  Praticien Hospitalier, membre des instances de gouvernance du GHT ESPO, <em>Administrateur de StratAdviser Ltd | Enseignant en pilotage stratégique et Communication de Crise (IAE Lille, Mines Nancy, Université Senghor, UPEC, …)</em> <em>contributeur aux ouvrages suivants : Risques majeurs : incertitudes et décisions : approche pluridisciplinaire et multisectorielle, Manuel de Médecine de Catastrophe, Piloter et décider en SSE, Innovations &amp; management des structures de santé en France, Engagement et leadership en santé : point de vue d’acteurs inspirants</em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En collaboration avec ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.</a>  <br />  Pour aller plus loin : <a class="link" href="https://sicafi.eu/" target="_blank">www.sicafi.eu</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">#SoftPower #CorporateReputation #BrandTrust #LeadershipStrategy #StakeholderEngagement #EthicalBusiness #CorporateResponsibility #SustainableCompetitiveness #EmployerBranding #BusinessResilience</strong></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le soft power américain en crise : une leçon stratégique sur le pouvoir de la confiance pour les dirigeants d’entreprise</title>
   <updated>2026-04-23T15:55:00+02:00</updated>
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   <published>2026-04-23T12:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jan-Cedric Hansen</name></author>
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    <![CDATA[
Jadis incarnation d’un modèle universel et d’une promesse politique attractive, les États-Unis voient aujourd’hui leur « marque-pays » s’éroder sous le poids d’un opportunisme perçu comme systémique. Ce basculement, bien plus qu’une simple affaire de géopolitique, constitue un cas d’école pour les entreprises du XXIe siècle. Dans un monde où la confiance est devenue la ressource la plus rare et la plus précieuse, l’histoire de l’Amérique rappelle que le capital symbolique et réputationnel se gagne lentement et se perd rapidement. Les chefs d’entreprise ont tout intérêt à méditer cette trajectoire : leur propre « soft power » corporate – cette capacité d’attraction et de légitimité – est désormais un actif stratégique aussi vital que le bilan financier ou le portefeuille de brevets.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96198818-67111342.jpg?v=1776939824" alt="Le soft power américain en crise : une leçon stratégique sur le pouvoir de la confiance pour les dirigeants d’entreprise" title="Le soft power américain en crise : une leçon stratégique sur le pouvoir de la confiance pour les dirigeants d’entreprise" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’ère du melting pot : quand l’Amérique incarnait une promesse universelle </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pendant une grande partie du XXe siècle, les États-Unis ont bénéficié d’un statut singulier : ils n’étaient pas seulement une superpuissance, protectrice du monde « libre » mais une promesse politique. Terre d’immigration, société d’innovation, démocratie libérale victorieuse, modèle universitaire, moteur économique mondial, l’Amérique apparaissait comme un espace où chaque peuple pouvait se reconnaître dans un même récit national, puisque nécessairement une partie de sa diaspora y avait fait souche. Ce récit portait un nom : le melting pot.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La promesse brisée : du rêve à la realpolitik économique </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Aujourd’hui, cette promesse vole en éclat. Non parce que la puissance américaine aurait disparu, mais au contraire, parce qu’elle s’exerce avec une implacable logique de la défense des seuls intérêts économiques de ses dirigeants, aux dépens de l’universalité de ses principes fondateurs. Le basculement est lourd de conséquences : lorsqu’une puissance dilapide la confiance que ses alliés et partenaires lui portent, elle perd son autorité naturelle. Pour autant la perception de cette perte – le plus souvent irréparable – ne se perçoit pas immédiatement car la puissance intrinsèque (militaire ou économique) peut perdurer un moment.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’exceptionnalisme américain selon Seymour Martin Lipset </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’historien <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Seymour_Martin_Lipset" target="_blank">Seymour Martin Lipset</a>  rappelait dans <a class="link" href="https://www.amazon.com/American-Exceptionalism-Seymour-Martin-Lipset/dp/0393316149" target="_blank"><em>American Exceptionalism: A Double-Edged Sword</em> </a>  (1996) que les États-Unis se sont construits sur une croyance spécifique : être moins une nation ethnique qu’une nation d’idées. Liberté, mérite, mobilité, initiative individuelle : ces principes formaient une matrice attractive bien au-delà de leurs frontières</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Soft power versus hard power : le concept de Joseph Nye </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le politologue <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Nye" target="_blank">Joseph Nye</a>  a donné un nom à cette capacité d’attraction : le « soft power » qu’il oppose au « hard power » (<em>Bound to Lead</em>, 1990 ; <em>Soft Power</em>, 2004). Dans sa conception, le soft power correspond à la capacité d’un État à obtenir ce qu’il veut par l’attraction, la persuasion ou l’influence culturelle, plutôt que par la coercition à l’aide de la force militaire, les sanctions économiques ou la pression politique. <br />   <br />  <strong>Durant plusieurs décennies, les États-Unis ont cumulé les deux registres du soft power et du hard power dans ce qu’il convient d’appeler un « smart power » d’ordre stratégique pour maximiser l’efficacité de leur influence.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du discours universaliste aux doubles standards </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Aujourd’hui, le discours universaliste est contredit par les faits auxquels l’actualité nous confronte. Interventions sélectives, unilatéralisme, extraterritorialité juridique, pression sur les alliés, guerres commerciales, usage asymétrique des normes : autant d’éléments qui nourrissent l’idée d’un double standard. Le sociologue <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bourdieu" target="_blank">Pierre Bourdieu</a>  montrait que tout pouvoir durable repose aussi sur un capital symbolique (<a class="link" href="https://www.fnac.com/a7409976/Pierre-Bourdieu-Langage-et-pouvoir-symbolique-reedition" target="_blank"><em>Langage et pouvoir symbolique</em></a>, 2001). Ce capital tient à la reconnaissance accordée par autrui. Il ne se décrète pas. Il se gagne lentement et peut se dissiper rapidement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’érosion du capital symbolique de la « marque-pays » États-Unis </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">C’est précisément ce qui menace une « marque-pays » comme celle des États-Unis : non la disparition de la force, mais l’érosion de la légitimité et de la crédibilité. Des baromètres récents sur la réputation internationale montrent un net recul de l’image de marque américaine dans plusieurs zones du monde, y compris chez des partenaires historiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La trahison de confiance : une blessure morale profonde</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Psychologiquement, cette réaction internationale ne relève pas seulement d’un désaccord purement politique ou idéologique. Elle touche à ce que les chercheurs nomment la trahison de confiance. On pardonne parfois la dureté d’un adversaire déclaré ; on supporte moins le comportement d’un protecteur qui se révèle subitement opportuniste. <br />   <br />  Le psychologue<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Haidt" target="_blank"> Jonathan Haidt</a>  a montré dans <a class="link" href="https://www.amazon.fr/Righteous-Mind-Divided-Politics-Religion/dp/0141039167/ref=sr_1_1?adgrpid=1349103473485313&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.4iQlkskQC6wHMdFK4v6TOQ_6-Cvl0oegPnLNCandISC6kMJ06C0eDLz-iQKzCDwnMKkjZ9xsTENvxNI0XCiPctb9ff3bp-1JMOESCk8zB_GiuCIlw2MqJe_mocmCyaGCBOUCrA6N2cEYlSIzhGyoOULLDk6Nv6OSkrQqAjrPTLQB6MWzvRwT3b7X-VTmTJNl8f7EJTloXm3GrDe9u6lss6nZMcqWtFwrPHglY1azCmLw7dcje2QLPAAW2_ZNmnIpJioBPT6cv5Fu-1qquX2oeq0FCEqZOxGOIwR_sYY6LAU.mIRqj5RqJMH7CGzHSZBWDh-SY3Nlwv4yfuMAQ0sA0h0&amp;dib_tag=se&amp;hvadid=84319391943288&amp;hvbmt=be&amp;hvdev=c&amp;hvlocphy=126853&amp;hvnetw=o&amp;hvqmt=e&amp;hvtargid=kwd-84320204330489%3Aloc-66&amp;hydadcr=9975_2387924&amp;keywords=the+righteous+mind&amp;mcid=55dfc51573263deeb9620d6eb228172c&amp;msclkid=9b93b17ba6bd151d27e7d893494b68cf&amp;qid=1776873467&amp;sr=8-1" target="_blank"><em>The Righteous Mind</em> </a>(2012) que les sociétés réagissent intensément aux violations de loyauté, d’équité ou de réciprocité, perçues comme telles. Lorsqu’un partenaire présenté comme garant des règles semble s’en affranchir, la blessure morale dépasse le ressentiment rationnel qui s’installe, accompagné d’une volonté accrue d’autonomie et d’une recherche d’un modèle alternatif. On observe également une montée du scepticisme envers les discours émanant de l’appareil de l’État et la défiance devient un facteur géopolitique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Interdépendances et montée des puissances régionales </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le politiste <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Keohane" target="_blank">Robert Keohane</a>  expliquait avec Joseph Nye dans <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Power_and_Interdependence" target="_blank"><em>Power and Interdependence</em></a>  (1977) qu’aucune puissance moderne n’agit seule durablement. Les interdépendances économiques, technologiques et institutionnelles limitent la domination pure. <br />   <br />  Paradoxalement, le monde actuel illustre cette transition par la montée des puissances régionales, qui s’affirment sur la scène internationale et développent des stratégies visant à contrebalancer l’influence des grands acteurs mondiaux y compris par le recours au conflit asymétrique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pas de déclin inéluctable : distinguer crise d’image et effondrement </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il serait pourtant erroné d’annoncer un déclin inéluctable. Les États-Unis ne se réduisent ni à une administration ni à une séquence politique. C’est ce qui distingue une crise d’image de marque d’un effondrement systémique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La véritable mesure de la puissance au XXIe siècle : le capital confiance </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La leçon à tirer sur le plan stratégique est nette : la puissance d’un État au XXIe siècle ne se réduit pas au PIB, au nombre de porte-avions ou de brevets. Elle se mesure en termes de capital de confiance accordée par les alliés et partenaires.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des leçons pour les entreprises : la réputation comme actif stratégique irremplaçable </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette réflexion sur l’érosion du soft power américain offre aux chefs d’entreprise une grille de lecture particulièrement opérante. Dans un univers hyper-connecté où clients, talents, investisseurs et régulateurs scrutent en permanence la cohérence entre discours et pratiques, la valorisation de l’image n’est plus un poste marketing parmi d’autres mais le socle même de la compétitivité durable. <br />   <br />  L’entreprise qui dilapide son capital symbolique – par des promesses non tenues, des doubles standards ou un opportunisme de court terme – voit sa « marque » perdre son pouvoir d’attraction aussi sûrement que la superpuissance américaine. <br />   <br />  À l’inverse, celle qui cultive activement la confiance (transparence, éthique constante, réciprocité avec ses parties prenantes, responsabilité sociétale authentique) construit un avantage concurrentiel résilient : attractivité des meilleurs talents, fidélité client, partenariats solides, résilience face aux crises et prime de valorisation sur les marchés. <br />   <br />  Au XXIe siècle, la puissance d’une entreprise se mesure aussi, et parfois surtout, à la confiance qu’elle inspire. Ignorer cette leçon, c’est risquer de transformer une crise d’image en déclin stratégique irréversible. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Dr Jan-Cédric Hansen</strong></a>  Praticien Hospitalier, membre des instances de gouvernance du GHT ESPO, <em>Administrateur de StratAdviser Ltd | Enseignant en pilotage stratégique et Communication de Crise (IAE Lille, Mines Nancy, Université Senghor, UPEC, …)</em> <em>contributeur aux ouvrages suivants : Risques majeurs : incertitudes et décisions : approche pluridisciplinaire et multisectorielle, Manuel de Médecine de Catastrophe, Piloter et décider en SSE, Innovations &amp; management des structures de santé en France, Engagement et leadership en santé : point de vue d’acteurs inspirants</em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En collaboration avec ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.</a>  <br />  Pour aller plus loin : <a class="link" href="https://sicafi.eu/" target="_blank">www.sicafi.eu</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">#SoftPower #CorporateReputation #BrandTrust #LeadershipStrategy #StakeholderEngagement #EthicalBusiness #CorporateResponsibility #SustainableCompetitiveness #EmployerBranding #BusinessResilience</strong></span> <br />    &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Le-soft-power-americain-en-crise-une-lecon-strategique-sur-le-pouvoir-de-la-confiance-pour-les-dirigeants-d-entreprise_a7443.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lisez ! Management durable : un horizon qui s’éclaire. Un ouvrage collectif qui redonne de l’élan à la pensée managériale</title>
   <updated>2026-04-18T11:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Lisez--Management-durable-un-horizon-qui-s-eclaire-Un-ouvrage-collectif-qui-redonne-de-l-elan-a-la-pensee-manageriale_a7409.html</id>
   <category term="Kiosque" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96110295-67048087.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-18T10:49:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bonne nouvelle : un livre qui choisit résolument l’espérance sans céder à la naïveté. Management durable : des raisons d’espérer, publié aux éditions EMS et signé par un large collectif de chercheurs de l’Université Paris‑Saclay, appartient à cette catégorie précieuse. L’ouvrage ne promet pas des solutions miracles, mais il montre, preuves et analyses à l’appui, que les organisations disposent de leviers puissants pour transformer leurs pratiques et contribuer à un avenir plus soutenable.     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://editions-ems.fr/boutique/management-durable-des-raisons-desperer/" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand la recherche éclaire les chemins de la transition</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96110295-67048087.jpg?v=1776503357" alt="Lisez ! Management durable : un horizon qui s’éclaire. Un ouvrage collectif qui redonne de l’élan à la pensée managériale" title="Lisez ! Management durable : un horizon qui s’éclaire. Un ouvrage collectif qui redonne de l’élan à la pensée managériale" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’ouvrage s’ouvre sur une introduction qui pose le cadre : celui d’un monde traversé par des crises systémiques, où le management doit se réinventer pour contribuer à un avenir durable. Les coordinateurs y expliquent la démarche collective, l’ambition scientifique et la volonté d’offrir des perspectives d’action.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La première partie rassemble des chapitres qui interrogent les <strong style="white-space: pre-wrap;">fondements du management durable</strong>. Les auteurs y revisitent les grands concepts — responsabilité, performance, valeur, gouvernance — pour montrer comment ils se transforment à l’ère de l’Anthropocène. Cette section met en lumière les tensions entre impératifs économiques et exigences écologiques, tout en soulignant les marges de manœuvre réelles des organisations.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La deuxième partie se concentre sur les <strong style="white-space: pre-wrap;">pratiques managériales</strong>. Elle explore des terrains variés : ressources humaines, marketing, finance, systèmes d’information, supply chain. Chaque chapitre montre comment les outils et méthodes de gestion peuvent être repensés pour intégrer la durabilité, qu’il s’agisse de nouvelles formes de coopération, de modèles économiques alternatifs, de sobriété numérique ou de stratégies d’innovation responsable.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un récit collectif, exigeant et optimiste</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La troisième partie élargit la focale en examinant les <strong style="white-space: pre-wrap;">dynamiques collectives et sociétales</strong>. On y trouve des analyses sur les parties prenantes, les territoires, les communs, les politiques publiques ou encore les enjeux démocratiques. Cette section insiste sur l’interdépendance entre organisations et société, et sur la nécessité d’une transition qui dépasse les frontières de l’entreprise.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L’ouvrage se clôt par une conclusion qui revient sur les apports du collectif, souligne les pistes d’espoir identifiées et appelle à poursuivre la recherche comme levier de transformation. Elle rappelle que le management durable n’est pas un slogan, mais un chantier intellectuel et pratique en pleine construction.</span> <br />   <br />  Ce qui frappe à la lecture, c’est la diversité des voix et des approches. Loin d’un discours uniforme, l’ouvrage propose une mosaïque de perspectives qui se répondent et s’enrichissent. On y découvre des travaux sur les nouvelles formes de coopération, sur la responsabilité élargie des entreprises, sur les tensions entre performance et éthique, mais aussi sur les initiatives qui, déjà, montrent que d’autres manières de faire sont possibles. <br />   <br />  L’ensemble compose un récit exigeant, mais traversé par une conviction forte : la transition ne se fera pas sans un renouvellement profond du management, et ce renouvellement est déjà en marche.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un livre pour celles et ceux qui veulent agir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dirigé par Philippe Jacquinot, Anne Janand et Karim Saïd, cet ouvrage s’adresse autant aux chercheurs qu’aux praticiens, étudiants, dirigeants ou consultants. <br />   <br />  Il offre des clés pour comprendre les mutations actuelles et, surtout, pour y prendre part. En refermant ces pages, on retient l’idée que le management durable n’est pas une utopie lointaine, mais une dynamique concrète, nourrie par la recherche et portée par des acteurs qui refusent de renoncer. Une invitation à penser autrement, et à agir avec lucidité et détermination.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ont contribué à cet ouvrage</b></div>
     <div>
      <blockquote>Ouvrage coordonné par Philippe JACQUINOT, Anne JANAND et Karim SAÏD, avec les contributions de Khalil AÏT SAÏD, Christophe ASSENS, Mourad ATTARÇA, Christine BALAGUÉ, Hervé CHOMIENNE, Thierry CÔME, Ivo DE LOO, Philippe GILLET, Cédric GOSSART, Nathalie GUICHARD, Ahmad HAIDAR, Valérie HÉMAR-NICOLAS, Philippe JACQUINOT, Anne JANAND, Eric JULIENNE, Phénicia KOUAMÉ FALCO, Hugo LETICHE, Guillaume MARTIN, Jean-Luc MORICEAU, Nicolas PRAQUIN, Stela RAYTCHEVA, Gilles ROUET, Karim SAÏD et Olivier URRUTIA.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Lisez--Management-durable-un-horizon-qui-s-eclaire-Un-ouvrage-collectif-qui-redonne-de-l-elan-a-la-pensee-manageriale_a7409.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>16 septembre. Salon de la Data 2025. Nantes</title>
   <updated>2025-07-29T15:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/16-septembre-Salon-de-la-Data-2025-Nantes_a6206.html</id>
   <category term="Intelligence artificielle" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/90199779-63651066.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-29T09:27:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le mardi 16 septembre 2025, la Cité des Congrès de Nantes ouvrira ses portes à une nouvelle édition du Salon de la Data, accessible en présentiel comme à distance. Au programme : plus de 80 conférences, 12 ateliers interactifs et de multiples démonstrations dédiées aux derniers usages stratégiques de la donnée, innovations data et IA.     <div><b>Ouverture</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/90199779-63651066.jpg?v=1753794501" alt="16 septembre. Salon de la Data 2025. Nantes" title="16 septembre. Salon de la Data 2025. Nantes" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le Salon de la Data a vu le jour en 2016 sous le nom de Salon de l’Open Data, créé par Thomas Fournaise avec le soutien de l’IGN, représenté à l’époque par Thierry Blouin. Dès 2017, l’événement prend le nom de Salon de la Data et vise à rassembler passionnés et professionnels autour des enjeux de la donnée et de la transparence des données publiques</div>    <div style="margin-left: 40px;"> <br />  Cette année, la journée débutera par une keynote d’ouverture, « L’IA au service de la performance », confiée à <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/catherine-le-goff-48362899/" target="_blank">Marie Le Goff</a>, Chief Data Officer de SNCF Réseau. Elle partagera sa vision sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus métier et l’optimisation des opérations ferroviaires.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Temps forts</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Parmi les temps forts, on retrouvera :</div>    <ul>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><strong>DataOps : orchestrer et automatiser vos pipelines <br />  	Animé par Julien Bernard, Head of Data Engineering chez Dataiku</strong> <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><strong>Table ronde – Smart City et data intelligence <br />  	Avec Claire Dubois, professeure à l’Université de Nantes, et Olivier Nguyen, directeur innovation chez Nantes Métropole</strong> <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><strong>Green AI et responsabilité sociétale <br />  	Intervention de Dr. Jean-Paul Leroy (INRIA) et Sophie Tremblay (GreenTech Solutions)</strong> <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><strong>Atelier pratique – Data Quality &amp; Observabilité <br />  	Mené par Léa Martinez, consultante senior en Data Management</strong></li>  </ul>    <div style="margin-left: 40px;">En parallèle, des démonstrations de solutions émergentes permettront de tester en live des outils de Machine Learning, de sécurité des données et de DataOps, tandis qu’un espace de networking regroupera plus de 50 partenaires et exposants.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Parmi les intervenants </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les conférences réuniront des experts français et internationaux, issus de secteurs variés :</div>    <ul>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Marie Le Goff (SNCF Réseau)</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Julien Bernard (Dataiku)</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Claire Dubois (Université de Nantes)</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Dr. Jean-Paul Leroy (INRIA)</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Sophie Tremblay (GreenTech Solutions)</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Olivier Nguyen (Nantes Métropole)</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Léa Martinez (Data Management Consulting)</li>  </ul>    <div style="margin-left: 40px;">Leurs retours d’expérience porteront sur le marketing data-driven, la logistique intelligente, la cybersécurité et la transformation digitale des administrations publiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>S’inscrire et consulter le programme</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/90199779-63654465.jpg?v=1753794970" alt="16 septembre. Salon de la Data 2025. Nantes" title="16 septembre. Salon de la Data 2025. Nantes" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour découvrir le planning détaillé et réserver votre place, rendez-vous sur le site officiel : <br />  <a class="link" href="https://salon2025.salondata.fr/" target="_blank">https://salon2025.salondata.fr/</a>  <br />  Que vous soyez décideur, analyste, chercheur ou développeur, cette journée a pour objectif de vous offrir des clés pour maîtriser les enjeux et les opportunités de la Data Intelligence et de l’IA appliquée. <br />   <br />  Les dernières éditions ont misé sur un format hybride : depuis 2024, tous les contenus sont accessibles en présentiel à la Cité des Congrès de Nantes et en distanciel, permettant à un public plus large de suivre conférences et ateliers, quelle que soit sa localisation géographique</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/16-septembre-Salon-de-la-Data-2025-Nantes_a6206.html" />
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