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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T13:31:07+02:00</updated>
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   <title>TSMC, le goulet d'étranglement qui tient l'ère de l'intelligence artificielle.</title>
   <updated>2026-01-20T10:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/TSMC-le-goulet-d-etranglement-qui-tient-l-ere-de-l-intelligence-artificielle_a6898.html</id>
   <category term="Intelligence artificielle" />
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   <published>2026-01-19T17:41:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au centre de la ruée mondiale vers l’IA, une vérité brute s’impose : sans TSMC, la puissance de calcul s’arrête. Le géant taïwanais est devenu à la fois l’arme, la faille et le champ de bataille du nouvel ordre technologique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93780249-65485421.jpg?v=1768901741" alt="TSMC, le goulet d'étranglement qui tient l'ère de l'intelligence artificielle." title="TSMC, le goulet d'étranglement qui tient l'ère de l'intelligence artificielle." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La faim de puces et le levier de Taïwan</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La course mondiale à l'intelligence artificielle a une vérité simple: elle n'a rien d'immatériel. Elle dévore de la matière, de l'énergie, des usines, des ingénieurs, des délais. Et, au milieu de cette mécanique, un goulet d'étranglement domine tous les autres: la production de semi-conducteurs avancés. <br />   <br />  Dans ce nœud, un nom écrase la concurrence:<a class="link" href="https://www.tsmc.com/english" target="_blank"> TSMC</a>, la fabrique qui alimente la puissance de calcul de la planète et, en même temps, en règle le rythme. <br />   <br />  Parler de rivalité technologique entre grandes puissances sans parler de TSMC, c'est commenter une bataille sans regarder l'artillerie. Car Taïwan est à la fois une ligne de fracture géopolitique et une plateforme industrielle indispensable. Et l'entreprise qui en est le champion national est contrainte de faire ce que font les États quand ils entrent dans l'âge de la sécurité nationale: transformer l'économie en stratégie.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Des chiffres de puissance: quand l'industrie devient souveraineté</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Trois faits résument la phase. <br />   <br />  D'abord, les comptes. TSMC annonce une hausse de chiffre d'affaires de plus de 30 pour cent entre 2024 et 2025, au-delà de 120 milliards de dollars. Sa capitalisation frôle 1 800 milliards. La donnée clé n'est pas la taille, mais ce qu'elle signifie: celui qui maîtrise les puces de très haute performance maîtrise l'accélérateur de l'économie numérique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Ensuite, les prévisions. L'entreprise parie sur une croissance annuelle moyenne de 55 pour cent des revenus liés aux puces destinées à l'intelligence artificielle entre 2026 et 2029, et sur 25 pour cent de croissance des revenus globaux. Autrement dit: elle considère que la demande n'est pas un feu de paille mais un changement structurel.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Enfin, les investissements. Après 101 milliards de dollars entre 2023 et 2025, TSMC prévoit pour 2026 des dépenses en capital de 52 à 56 milliards. Un seul groupe qui, en un an, mobilise des ressources comparables à celles d'une grande politique publique européenne. Et le contraste avec l'Europe est brutal: ses principaux producteurs de semi-conducteurs investiront ensemble une fraction de ce que TSMC investit seule. C'est la photographie d'une dépendance, pas d'une compétition.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géopolitique: la fabrique qui oblige Washington à traiter avec Taipei</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le poids géopolitique de TSMC est désormais explicite. L'entreprise a dû intégrer, dans ses décisions industrielles, un calcul politique permanent : risque chinois, garanties américaines, chaînes d'approvisionnement sous tension, sécurité des infrastructures, résilience productive. Ce n'est plus seulement une question d'efficacité. C'est une question de survie stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La preuve récente est l'accord commercial entre les États-Unis et Taïwan : des droits de douane de 15 pour cent sur les exportations taïwanaises vers les États-Unis, en échange d'un engagement massif d'investissement sur le sol américain. L'objectif de Washington est de rapatrier une part significative de la production de puces utilisées aux États-Unis. Mais sans TSMC, ce projet n'est pas réaliste. Voilà le paradoxe: les États-Unis veulent réduire leur dépendance à Taïwan, mais, pour y parvenir, ils doivent d'abord dépendre davantage de Taïwan pendant la phase de transition. La géoéconomie adore ce genre de contradiction.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques: croissance immense, marges sous pression</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le défi de TSMC n'est pas seulement de grandir. C'est de grandir sans se retrouver avec des capacités excédentaires et sans comprimer les marges au point de fragiliser le modèle. Si la demande liée à l'intelligence artificielle reste forte, l'entreprise continuera à accumuler profits et pouvoir. Si le cycle ralentit, les usines coûtent, et le temps de retour sur investissement s'allonge.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La diversification hors de Taïwan a aussi un coût : sites plus chers, logistique plus complexe, main-d'œuvre différente, dépendance aux aides publiques. Certaines analyses sectorielles soulignent que le passage aux nœuds technologiques les plus avancés et l'expansion internationale peuvent réduire les marges dans les prochaines années. Une partie sera répercutée sur les clients, pas tout. Et surtout, la rentabilité "idéale" d'une production concentrée à Taïwan n'est plus compatible avec un monde qui exige redondance et sécurité.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et militaire: Taïwan comme dissuasion industrielle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan stratégique, TSMC fait partie de la dissuasion, au sens le plus concret. Une crise dans le détroit de Taïwan aurait un effet immédiat sur la production mondiale de puces avancées. Cette évidence pèse sur les calculs de tous : Pékin, qui considère Taïwan comme une question de souveraineté; Washington, qui ne peut pas se permettre une interruption prolongée; les alliés, qui dépendent des mêmes chaînes.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le résultat est une militarisation indirecte de l'industrie : investissements "de sécurité", usines à l'étranger, accords commerciaux comme instruments de protection, garanties de crédit comme levier politique. C'est une guerre sans déclaration, mais avec des bilans et des usines.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nœud final: une dépendance qui enrichit et fragilise</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Aujourd'hui, la dépendance mondiale envers TSMC nourrit sa prospérité. Demain, elle peut devenir sa vulnérabilité principale, parce que la politique entre dans l'usine et l'usine entre dans la politique. L'intelligence artificielle croît, mais elle croît dans un champ miné de rivalités, où chaque investissement ressemble à un alignement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">TSMC n'est donc pas seulement le pivot d'une révolution technologique. C'est le pivot d'un nouvel ordre industriel, où la souveraineté se mesure en capacité de production et où la liberté économique dépend de la sécurité des chaînes d'approvisionnement. Ceux qui pensent encore que la technologie est neutre regardent le monde avec une carte ancienne.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.eetimes.com/tsmc-will-struggle-to-meet-ai-demand-for-years-analysts-say/" target="_blank">https://www.eetimes.com/tsmc-will-struggle-to-meet-ai-demand-for-years-analysts-say/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20260116_01/#:~:text=TSMC%20said%20on%20Thursday%20that,roughly%2054.4%20billion%20US%20dollars" target="_blank">https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20260116_01/#:~:text=TSMC%20said%20on%20Thursday%20that,roughly%2054.4%20billion%20US%20dollars</a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>TSMC, géant taïwanais des semi‑conducteurs...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>&nbsp;... est le maître incontesté de la fabrication des puces les plus avancées au monde. Fondée en 1987, l’entreprise a bâti un modèle unique : produire pour les autres, mais mieux que tout le monde, en concentrant son expertise sur la gravure de pointe. Cette spécialisation l’a propulsée au cœur de l’économie numérique, au point que la quasi‑totalité des acteurs de l’intelligence artificielle, du cloud et du mobile dépendent de ses usines. Sa puissance industrielle s’est transformée en levier géopolitique, faisant de TSMC non seulement un champion technologique, mais aussi un acteur stratégique dont les décisions influencent l’équilibre entre Washington, Pékin et Taipei.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title> De Pékin aux marchés mondiaux  : l’impact des nouvelles restrictions chinoises sur les terres rares</title>
   <updated>2025-10-14T17:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/ De-Pekin-aux-marches-mondiaux -l-impact-des-nouvelles-restrictions-chinoises-sur-les-terres-rares_a6470.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2025-10-14T15:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 9 octobre, Pékin a frappé fort : le ministère de l’Économie a annoncé des restrictions inédites sur l’exportation de terres rares et de matériaux clés pour les batteries. Qui est visé, quelles conséquences, quelles parades ? Comment comprendre une annonce aux répercussions mondiales.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91757896-64418103.jpg?v=1760454481" alt=" De Pékin aux marchés mondiaux  : l’impact des nouvelles restrictions chinoises sur les terres rares" title=" De Pékin aux marchés mondiaux  : l’impact des nouvelles restrictions chinoises sur les terres rares" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Maîtrise de l'ensemble de la chaîne : de l'extration à la de transformation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les terres rares sont devenues incontournables : elles alimentent aussi bien les technologies vertes, comme les véhicules électriques et les éoliennes, que les innovations de pointe, des semi-conducteurs aux micropuces, sans oublier les systèmes d’armement avancés. Autrement dit, notre monde moderne ne peut fonctionner sans elles. <br />   <br />  En 2023, la Chine assurait près de 70 % de la production mondiale de minerais de terres rares, loin devant les États-Unis, la Birmanie et l’Australie. <br />  Mais c’est surtout dans les étapes de transformation que Pékin impose sa suprématie : alors que l’extraction ne suffit pas et qu’<strong>il faut séparer, purifier puis raffiner chaque élément, la Chine demeure le seul pays à maîtriser l’ensemble de la chaîne.&nbsp;</strong><br type="_moz" />   <br />  Les États-Unis comme l’Australie, incapables de finaliser seuls ce processus, expédient d’ailleurs une partie de leurs minerais semi-transformés vers la Chine pour y être raffinés. <br />  Résultat : Pékin fournit aujourd’hui l’immense majorité des terres rares légères purifiées utilisées dans le monde, et conserve un monopole absolu sur les terres rares lourdes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Produits à haute valeur ajoutée</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>En trois décennies, la Chine a pris le contrôle de toute la chaîne de valeur des terres rares, de l’extraction au raffinage, jusqu’à la fabrication des aimants.&nbsp;Selon <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Huang_Xiaowei_(engineer)" target="_blank">Huang Xiaowei</a>, académicien à l’Académie chinoise d’ingénierie, la Chine a su tirer parti des spécificités de ses ressources en terres rares pour mettre au point des technologies d’extraction et de séparation de pointe, aujourd’hui largement déployées dans toute l’industrie. <br />   <br />  Dans les années 1990, ce savoir-faire appartenait encore aux États-Unis et au Japon. Mais le rachat de Magnequench, filiale de General Motors, par des groupes chinois en 1997, puis la dépendance des industriels japonais aux approvisionnements venus de Pékin, ont permis à la Chine de capter les technologies manquantes. <br />   <br />  Depuis, elle ne se contente plus d’exporter des minerais : elle les transforme en produits à haute valeur ajoutée, des aimants aux moteurs électriques. En 2019, elle assurait déjà 92 % de la production mondiale d’aimants permanents aux terres rares et s’impose désormais sur le marché des véhicules électriques, y compris en Europe.</span> <br />    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Equilibrer les marchés</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Face au monopole chinois sur les terres rares, deux pistes se dessinent. La première, immédiate, consiste à réduire la consommation, notamment grâce à l’écoconception, quitte à accepter une baisse de performance pour certains usages. La seconde repose sur le développement d’acteurs industriels à différents maillons de la chaîne de valeur, afin de créer une concurrence capable de limiter l’emprise de Pékin. C’est précisément l’ambition du <a class="link" href="https://commission.europa.eu/strategy-and-policy/priorities-2019-2024/european-green-deal/green-deal-industrial-plan/european-critical-raw-materials-act_en" target="_blank"><em>Critical Raw Material Act</em>,</a>  adopté par l’Union européenne en 2024, qui vise à rééquilibrer les marchés en diversifiant les sources et en renforçant l’autonomie stratégique. <br />   <br />  Mais ces objectifs sont loin d'être atteints.</span> <br />    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entrée en vigueur le 8 novembre.</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Le 9 octobre, Pékin a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de contrôle des matériaux critiques. Le ministère chinois de l’Économie a instauré un principe d’extraterritorialité : désormais, tout bien intégrant des terres rares ou des aimants d’origine chinoise, même fabriqué à l’étranger, sera soumis à autorisation avant exportation. Cette décision</span>&nbsp;marque un pas supplémentaire dans l’emprise de Pékin sur toute la chaîne de valeur, des terres rares aux batteries <span>, et entrera en vigueur le 8 novembre.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>La liste des produits visés est large : équipements nécessaires au raffinage et au recyclage des terres rares, pièces de rechange, solvants chimiques, mais aussi transferts de savoir-faire technique, de l’assemblage à la maintenance des lignes de production. Cinq nouveaux éléments – holmium, erbium, thulium, europium et ytterbium – rejoignent par ailleurs les matières premières déjà soumises à restrictions.</span> <br />    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une décision lourde de conséquences économiques, technologiques et géopolitiques</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>La décision de Pékin a des répercussions qui dépassent largement ses frontières et pèsent à la fois sur l’économie mondiale et sur la France. <br />   <br />  En restreignant l’accès aux terres rares et aux technologies qui en dépendent, la Chine fragilise les chaînes d’approvisionnement et impose aux industriels de nouvelles contraintes administratives, sources de coûts supplémentaires et d’incertitudes. Ce durcissement s’inscrit dans une logique de rapport de force géopolitique : Pékin utilise son quasi-monopole comme levier diplomatique, alimentant la rivalité avec Washington et incitant les grandes puissances à chercher des alternatives, qu’il s’agisse de substitution, de recyclage ou de relocalisation industrielle.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Pour la France, les enjeux sont tout aussi sensibles. Les secteurs stratégiques – automobile, aéronautique, défense, énergies renouvelables – dépendent directement de ces matériaux critiques. La transition écologique, qui repose sur les batteries et les éoliennes, pourrait être ralentie par une hausse des prix ou des difficultés d’approvisionnement. Mais cette contrainte ouvre aussi une fenêtre d’opportunité : grâce au <em>Critical Raw Materials Act</em> adopté par l’Union européenne en 2024, Paris peut espérer stimuler des filières locales d’extraction, de recyclage et de transformation, notamment dans le domaine des aimants et des batteries. Reste que la dépendance ne se limite pas aux matières premières : la Chine verrouille également le savoir-faire industriel, de la maintenance aux procédés chimiques, ce qui réduit la marge de manœuvre française.</span> <br />   <br />  Mais nous sommes loin d'être les seuls. Les Pays-Bas occupe une position stratégique dans la chaîne des semi-conducteurs — notamment via ASML — ce qui les place en première ligne. L’obligation de licence pourrait affecter les exportations européennes intégrant des composants chinois, même fabriqués localement. Une onde de choc qui n'est plus silencieuse, mais potentiellement décisive pour la souveraineté.technologique européenne. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote><span>En définitive, cette annonce agit comme un coup de semonce : elle rappelle la vulnérabilité immédiate des économies occidentales face à Pékin, tout en accélérant la nécessité pour la France, l’Europe et les Etats-Unis de bâtir une véritable autonomie industrielle et énergétique.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      - Restrictions à l’exportation des terres rares et droits de douane : comprendre l’escalade entre la Chine et les États-Unis. Lien <a class="link" href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/10/12/restrictions-a-lexportation-des-terres-rares-et-droits-de-douane-comprendre-lescalade-entre-la-chine-et-les-etats-unis/" target="_blank">Le Grand Continent</a>  <br />   <br />  -&nbsp;Tout comprendre aux annonces de la Chine sur les terres rares. Lien <a class="link" href="https://www.lexpress.fr/monde/asie/tout-comprendre-aux-annonces-de-la-chine-sur-les-terres-rares-3FX6YJ6WBNG5VIKBMEIP4IZC3U/" target="_blank">L'Express</a>  <br />   <br />  -&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/ De-Pekin-aux-marches-mondiaux -l-impact-des-nouvelles-restrictions-chinoises-sur-les-terres-rares_a6470.html" />
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   <title>L'Empire souterrain. Comment les États-Unis ont fait des réseaux mondiaux une arme de guerre. Par Henry Farrell et Abraham Newman</title>
   <updated>2024-12-30T10:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/L-Empire-souterrain-Comment-les-Etats-Unis-ont-fait-des-reseaux-mondiaux-une-arme-de-guerre-Par-Henry-Farrell-et-Abraham_a5585.html</id>
   <category term="Intelligence des risques" />
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   <published>2024-12-27T15:40:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce livre, devenu une référence dès sa sortie aux États-Unis, explore comment ces réseaux ouverts ont soutenu la mondialisation et permis des avancées significatives. Après l'attaque du 11 Septembre, l'administration américaine a découvert le potentiel de ces réseaux pour renforcer la sécurité et la collaboration internationale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85183544-60758601.jpg?v=1735313181" alt="L'Empire souterrain. Comment les États-Unis ont fait des réseaux mondiaux une arme de guerre. Par Henry Farrell et Abraham Newman" title="L'Empire souterrain. Comment les États-Unis ont fait des réseaux mondiaux une arme de guerre. Par Henry Farrell et Abraham Newman" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réseaux de l'économie mondiale, tels que la fibre optique, les systèmes financiers et les chaînes d'approvisionnement en semi-conducteurs, convergent vers les États-Unis, offrant des opportunités uniques pour exercer une influence positive au-delà des frontières.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Ces réseaux, initialement créés par les entreprises dans un esprit de profit, ont évolué pour devenir des outils puissants de coopération et de développement global. <br />   <br />  Ce livre, devenu une référence dès sa sortie aux États-Unis, explore comment ces réseaux ouverts ont soutenu la mondialisation et permis des avancées significatives. Après l'attaque du 11 Septembre, l'administration américaine a découvert le potentiel de ces réseaux pour renforcer la sécurité et la collaboration internationale. <br />   <br />  Écrit comme un thriller, ce livre nous plonge dans les coulisses de cette histoire fascinante, en suivant des figures clés telles que le président de la Citibank, le directeur de la NSA, et Edward Snowden. Il nous invite à réfléchir sur l'avenir de ces réseaux et leur rôle dans la construction d'un monde plus connecté et résilient. <br />   <br />  Lien : https://www.odilejacob.fr/catalogue/histoire-et-geopolitique/geopolitique-et-strategie/empire-souterrain_9782415009922.php</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les auteurs</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Henry Farrell, professeur à l'Institut Agora de l'Université Johns Hopkins, <br />  et <br />  Abraham L. Newman, professeur à l'Université de Georgetown, sont les auteurs de ce livre. Ils sont reconnus pour leurs travaux sur l'interdépendance armée, un concept central à leurs recherches.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/L-Empire-souterrain-Comment-les-Etats-Unis-ont-fait-des-reseaux-mondiaux-une-arme-de-guerre-Par-Henry-Farrell-et-Abraham_a5585.html" />
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   <title>Souveraineté Numérique : intervention d'Alain Juillet à Efutura</title>
   <updated>2024-10-21T13:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Souverainete-Numerique-intervention-d-Alain-Juillet-a-Efutura_a5360.html</id>
   <category term="Personnalités" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/83625058-59830537.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-21T06:00:00+02:00</published>
   <author><name>David Commarmond</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Paris, Hôtel Bedford, le 17 octobre. La journée de la transition numérique organisée par Efutura a débuté par une intervention d'Alain Juillet, une figure reconnue dans le domaine de l'intelligence économique et de la cybersécurité. Ancien directeur du renseignement de la DGSE et président d'honneur de l'Académie de l'intelligence économique, Alain Juillet est un expert des enjeux stratégiques liés au numérique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83625058-59830537.jpg?v=1729442627" alt="Souveraineté Numérique : intervention d'Alain Juillet à Efutura" title="Souveraineté Numérique : intervention d'Alain Juillet à Efutura" />
     </div>
     <div>
      Dans son intervention, Alain Juillet explore la notion de souveraineté numérique, un concept crucial à l'ère du numérique. Il met en lumière les défis et les opportunités pour la France et l'Europe face à la domination des géants technologiques américains (GAFAM) et à l'émergence de nouveaux acteurs comme la Chine. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>La Souveraineté des Données : un enjeu fondamental</strong></li>  </ul>  La souveraineté numérique repose en grande partie sur la souveraineté des données. Alain Juillet souligne que la capacité d'un État à exercer son autorité dans le cyberespace dépend de son contrôle sur la collecte, le stockage et l'utilisation des données. Il met en garde contre la dépendance aux infrastructures et services des GAFAM, qui peuvent aspirer les données des utilisateurs européens et les exploiter sans restriction, notamment via des lois extraterritoriales américaines. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>Cadre Juridique : un effort européen nécessaire</strong></li>  </ul>  Alain Juillet reconnaît les efforts de l'Europe pour instaurer un cadre juridique protégeant la souveraineté numérique, notamment avec le RGPD et le Digital Act. Cependant, il souligne les limites de ces textes face à la puissance des GAFAM et à la difficulté de mettre en place des sanctions réellement dissuasives. Il pointe des divergences entre les pays européens, certains privilégiant une approche plus libérale, proche de la vision américaine. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>Vision Américaine : le "free flow of data" remis en question</strong></li>  </ul>  Juillet critique la vision américaine du "free flow of data", qui conduit à une exploitation massive des données, y compris les plus sensibles comme les données de santé. Il dénonce l'incompatibilité de cette approche avec la philosophie européenne de protection des données, incarnée par le RGPD. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>L'IA : opportunité et menace pour la souveraineté</strong></li>  </ul>  L'arrivée de l'IA représente à la fois une opportunité et une menace pour la souveraineté numérique. Alain Juillet reconnaît le potentiel de l'IA pour le développement économique et social, tout en soulignant les risques éthiques liés à son utilisation. Il appelle à un dosage intelligent entre régulation et innovation pour éviter de brider le développement de l'IA tout en se protégeant de ses dérives potentielles. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>L'Architecture Réseau : un enjeu géopolitique majeur</strong></li>  </ul>  L'architecture réseau, dans sa dimension matérielle (câbles, processeurs) est un enjeu géopolitique crucial pour la souveraineté numérique. Juillet met en évidence la dépendance de l'Europe à des acteurs étrangers, notamment pour la fabrication des <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Trois-questions-a-Estelle-Prin-Consultante-en-Intelligence-economique-CEO-de-l-Observatoire-des-Semi-conducteurs_a4540.html" target="_blank">semi-conducteurs</a>. Il cite l'exemple de TSMC, entreprise taiwanaise qui domine la production des puces les plus avancées. La concentration de cette production en Asie pose un risque majeur pour la sécurité économique des Occidentaux. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>Limites de la Souveraineté Économique</strong></li>  </ul>  Alain Juillet souligne les limites de la souveraineté économique, notamment face à la puissance financière des GAFAM et des BATX chinois. Il appelle à une collaboration européenne pour investir dans des infrastructures numériques souveraines et concurrencer les géants technologiques. Cependant, il reconnaît les difficultés et les divergences au sein de l'Europe, comme l'illustre l'échec du soutien à Nokia pour le développement de la 5G. <span _ngcontent-ng-c89648642="" class="ng-star-inserted" data-start-index="1641">"<em><strong>Donc si on veut préserver et si on veut préserver notre souveraineté numérique, il est indispensable qu'on mette en place et qu'on développe des capacités de défense.</strong></em>" <br />  &nbsp;</span>    <div _ngcontent-ng-c89648642="" class="paragraph normal ng-star-inserted" data-start-index="1641" style="padding-left: 0rem;">&nbsp;</div>  &nbsp; <br />  En conclusion, l'intervention d'Alain Juillet dresse un tableau nuancé de la souveraineté numérique, soulignant à la fois les opportunités et les défis pour la France et l'Europe. Il plaide pour une prise de conscience collective de l'importance de cet enjeu et appelle à une action concertée pour garantir un avenir numérique plus souverain et plus respectueux des valeurs européennes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Résumé en anglais</b></div>
     <div>
      <span style="background-color:#A9A9A9;">Alain Juillet's speech emphasizes the challenges of digital sovereignty for France and Europe. He insists on the dependence on American GAFAM and the difficulties in regulating data control and usage. He highlights the European legal framework's limitations and advocates for a balance between regulation and fostering innovation, particularly in the field of AI. He points out the geopolitical importance of network architecture and Europe's dependence on foreign actors for hardware, posing risks to economic security.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mini-biographie d'Alain Juillet</b></div>
     <div>
      Alain Juillet est un expert reconnu dans les domaines de l'intelligence économique et de la cybersécurité. Il est surtout connu pour son rôle en tant qu'ancien directeur du renseignement de la DGSE. Fort de son expérience au sein des services de renseignement français, il est devenu un commentateur régulier sur les questions de sécurité nationale et de souveraineté, notamment dans le contexte du numérique. <br />  &nbsp; <br />  Outre son passage à la DGSE, Alain Juillet est président d'honneur de l'Académie de l'intelligence économique, ce qui témoigne de son expertise dans ce domaine stratégique. Il est également professeur au CPA (Centre de Perfectionnement aux Affaires), où il transmet ses connaissances aux futurs dirigeants d'entreprise. Son engagement dans la formation se poursuit à travers des interventions à l'ENA et à l'École nationale de la magistrature. <br />  &nbsp; <br />  Alain Juillet est un intervenant fréquent lors de conférences et de tables rondes sur la souveraineté numérique, comme en témoigne sa participation à la journée de la transition numérique organisée par Efutura. Son expertise est régulièrement sollicitée pour éclairer les débats sur les enjeux liés à la protection des données, à l'influence des GAFAM, au développement de l'IA et à la sécurité des infrastructures numériques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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