<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.veillemag.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.veillemag.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.veillemag.com/</id>
 <updated>2026-06-11T20:55:05+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>https://www.veillemag.com/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Passage de témoin à l'EGE : un changement de doctrine pour réarmer la pensée stratégique française</title>
   <updated>2026-06-07T08:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Passage-de-temoin-a-l-EGE-un-changement-de-doctrine-pour-rearmer-la-pensee-strategique-francaise_a7717.html</id>
   <category term="Intelligence Décisionnelle" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96868406-67522556.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-06T13:55:00+02:00</published>
   <author><name>Giuseppe Gagliano</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La succession entre Christian Harbulot et le général Jean‑Claude Gallet à l’École de guerre économique marque une inflexion doctrinale majeure. Le premier a imposé une lecture structurelle des rapports de force, fondée sur la conflictualité économique et l’analyse des dépendances. Le second prolonge cette matrice en y ajoutant une culture opérationnelle de la décision, héritée du commandement en situation de crise. Cette transition traduit la reconnaissance, par l’État comme par les élites, que la guerre économique ne peut plus être pensée uniquement comme un cadre analytique, mais comme un continuum stratégique exigeant méthode, entraînement et capacité d’anticipation. En d’autres termes, la France passerait d’une prise de conscience à une doctrine d’action.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96868406-67522556.jpg?v=1780746734" alt="Passage de témoin à l'EGE : un changement de doctrine pour réarmer la pensée stratégique française" title="Passage de témoin à l'EGE : un changement de doctrine pour réarmer la pensée stratégique française" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une école pour comprendre le conflit invisible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La France est entrée depuis longtemps dans une guerre qui ne ressemble plus aux guerres d'autrefois. Elle n'a pas de tranchées, pas de déclaration solennelle, pas de masses mobilisées sous l'uniforme. Elle produit pourtant des effets très concrets : industries affaiblies, secteurs stratégiques exposés, entreprises déstabilisées, données captées, opinion publique manipulée, institutions soumises à des pressions extérieures.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est une guerre qui se mène dans l'économie, l'information, le droit, la technologie, la formation des élites. Le dialogue entre Christian Harbulot et Jean-Claude Gallet tourne autour de ce constat : la France, comme beaucoup de puissances européennes, a désappris à se penser comme puissance. Pendant des décennies, une partie de ses élites a cru que la mondialisation était un processus neutre, réglé par le marché, la finance et le droit. En réalité, derrière la façade de la coopération internationale, les grandes puissances ont continué à poursuivre leurs intérêts nationaux, leurs stratégies de conquête, leurs dépendances industrielles et leurs supériorités technologiques.&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la concurrence à la contestation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le point central est le passage d'une simple concurrence économique à une situation de conflit permanent. Il ne s'agit plus seulement de vendre mieux, de produire davantage ou de conquérir des parts de marché. Il s'agit d'empêcher l'autre de croître, de frapper ses secteurs à haute valeur ajoutée, de contrôler ses données, d'orienter ses choix énergétiques, industriels et réglementaires.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Jean-Claude Gallet rappelle une distinction désormais décisive : compétition, contestation, confrontation. La compétition était le temps apparemment pacifique des marchés ouverts. La contestation est la phase où les acteurs remettent ouvertement en cause la position de l'autre. La confrontation est le moment où l'objectif n'est plus seulement de l'emporter, mais de neutraliser la capacité d'action adverse.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans l'économie contemporaine, cela signifie bloquer l'accès aux technologies, imposer des normes juridiques extraterritoriales, influencer les opinions publiques, manipuler les filières, utiliser la dépendance énergétique ou numérique comme levier politique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ici, la guerre économique devient guerre cognitive. Il ne suffit plus de protéger les usines, les brevets ou les contrats. Il faut protéger la capacité même de comprendre ce qui se passe. Une nation peut être vaincue non seulement lorsqu'elle perd ses usines, mais aussi lorsqu'elle perd le vocabulaire nécessaire pour nommer la menace.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le nucléaire comme exemple d'aveuglement stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le cas du nucléaire français est emblématique. Christian Harbulot le présente presque comme une leçon nationale. La France avait construit l'un des systèmes énergétiques les plus solides d'Europe : une énergie relativement bon marché, décarbonée, capable de soutenir l'industrie, la consommation et l'autonomie stratégique. Pourtant, au fil des années, ce patrimoine a été affaibli par des choix politiques, des pressions idéologiques, des campagnes d'influence et des renoncements culturels.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Sans énergie stable et compétitive, il n'y a pas d'industrie lourde, pas d'autonomie technologique, pas de capacité militaire, pas de modèle social durablement financé. L'affaiblissement du nucléaire a donc une signification géopolitique : il réduit la marge de manœuvre de la France et accroît sa dépendance envers d'autres acteurs.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La critique implicite est claire : Paris s'est trop longtemps laissé conditionner par des logiques européennes et par des orientations allemandes hostiles au nucléaire, oubliant que l'Union européenne n'efface pas les intérêts nationaux. Elle les recompose, les masque, parfois les exacerbe. L'Europe n'est pas un espace angélique d'harmonisation : elle est aussi un champ de rapports de force.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'extraterritorialité comme arme silencieuse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>À côté de l'énergie, un autre thème décisif est celui de l'extraterritorialité du droit.</strong> L'affaire Alstom reste, pour la France, une blessure stratégique. Le droit américain a été utilisé comme instrument de pression industrielle, politique et financière. Mais le problème ne concerne plus seulement Washington. L'extraterritorialité chinoise se profile déjà, et demain pourrait émerger celle de l'Inde. Toute grande puissance disposant d'une masse critique économique, technologique, commerciale et normative tend à transformer son droit en arme de projection extérieure.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour les entreprises françaises et européennes, cela signifie vivre sous une double contrainte. D'un côté, elles doivent respecter les règles nationales et européennes. De l'autre, elles doivent se conformer à des normes étrangères qui conditionnent les investissements, les fusions, l'accès aux marchés, l'usage des données et les chaînes d'approvisionnement. La conformité devient ainsi une forme de subordination. Elle ne se présente pas toujours comme une contrainte brutale ; elle arrive souvent sous la forme d'une procédure, d'une clause, d'un contrôle, d'une certification, d'une obligation administrative. Mais le résultat est le même : elle réduit la liberté stratégique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La faiblesse des élites</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le thème le plus dur concerne la formation des élites. Pour Christian Harbulot, la France a subi un affaiblissement cognitif. Trop de générations de décideurs ont été formées à penser que la puissance était une catégorie dépassée. Le mot lui-même a été traité comme suspect, presque moralement embarrassant. On a préféré parler de marché, de gouvernance, de régulation, de coopération, d'innovation, mais non de puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette disparition du vocabulaire stratégique a eu un coût immense. Pendant que d'autres pays continuaient à penser l'économie comme instrument de souveraineté, la France s'habituait à la considérer comme un simple espace d'échange. Pendant que les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et d'autres acteurs construisaient des stratégies de long terme, une partie des classes dirigeantes françaises acceptait une vision financière, courte, fragmentée, incapable de défendre les secteurs stratégiques.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La comparaison avec la génération issue de la Résistance est inévitable. Cette génération voulait une France forte parce qu'elle avait connu le traumatisme de 1940. Elle avait compris que la faiblesse industrielle, militaire et politique n'est jamais neutre : elle prépare la dépendance. Aujourd'hui, cette culture du combat s'est affaiblie. Il ne s'agit pas de souhaiter le militarisme ou l'impérialisme, mais de retrouver la volonté de préserver un modèle social, productif et national.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La culture du combat</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans ce dialogue apparaît une notion forte : la culture du combat. Elle ne signifie pas le culte de la violence. Elle signifie lucidité, discipline, capacité de nommer l'adversaire, compréhension de ses intentions, acceptation du risque, refus de la passivité. C'est une culture qui appartient autant au monde militaire qu'au monde civil.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Jean-Claude Gallet apporte l'expérience de l'officier, de l'homme des crises, du responsable appelé à décider lorsque le temps se contracte et que l'erreur coûte des vies humaines. Christian Harbulot apporte une histoire plus irrégulière, marquée par les cultures d'opposition, par la réflexion sur la subversion, par la conscience que le faible, pour survivre face au fort, doit être plus créatif, plus mobile, capable de surprendre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Deux parcours différents, presque opposés, convergent sur un point : la guerre économique exige l'intelligence de l'autre. Comprendre l'adversaire ne signifie ni l'imiter ni le justifier. Cela signifie étudier ses logiques, ses failles, ses objectifs, ses modes d'action. La surprise ne peut pas être éliminée, mais on peut éviter la paralysie. Une société surprise peut encore réagir. Une société sidérée est déjà à moitié vaincue.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le 13 novembre et la leçon de la crise</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'expérience des attentats du 13 novembre 2015 à Paris apparaît comme un exemple dramatique de préparation et d'adaptation. Jean-Claude Gallet rappelle que le matin même des attentats avait été organisé un exercice fondé sur un scénario proche de ce qui allait ensuite se produire. Cela ne signifie pas que la tragédie était prévisible dans ses détails, mais cela montre l'importance de penser l'impensable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le terrorisme, comme la guerre économique, cherche à briser la cohérence de la réponse étatique. Il frappe non seulement pour tuer, mais aussi pour démontrer que l'État n'est pas capable de protéger. Le dommage stratégique dépasse le dommage matériel. Dans la guerre économique, il se passe quelque chose d'analogue : la déstabilisation d'un secteur industriel, d'une filière sanitaire, d'un système énergétique ou d'une réputation nationale sert à fissurer la confiance collective.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est pourquoi la formation doit habituer les cadres à ne pas rester prisonniers des procédures. Les règles sont nécessaires, mais dans les moments de crise il faut du discernement. La méthode guide quatre-vingt-dix pour cent des actions ; les dix pour cent restants exigent audace, imagination, capacité à sortir des schémas sans tomber dans l'arbitraire.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La résistance informationnelle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'un des concepts les plus importants est celui de résistance informationnelle. Il ne concerne pas seulement les appareils de l'État, les services, les militaires ou les experts. Il concerne les citoyens. Dans une société traversée par les réseaux sociaux, les campagnes d'influence, les manipulations émotionnelles et les opérations cognitives, chaque citoyen peut devenir, sans le savoir, le vecteur d'une stratégie extérieure.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La résistance informationnelle signifie apprendre à reconnaître les ingérences. Ne pas se contenter de regarder passer les trains. Ne pas accepter que la propagande de puissances étrangères soit confondue avec une simple opinion alternative. Ne pas considérer comme inoffensives les campagnes qui touchent le sport, l'agriculture, la santé, l'énergie, l'école, la cohésion sociale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans le texte, la référence à la Russie est directe. Non seulement pour l'Afrique ou pour les opérations les plus visibles, mais pour les formes plus subtiles d'influence à l'intérieur de la société française. Le problème n'est pas d'avoir des opinions différentes sur la politique internationale. Le problème commence lorsqu'une partie de l'opinion publique, sans en comprendre les conséquences, finit par normaliser les actions hostiles d'une puissance étrangère contre son propre pays.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La leçon historique évoquée est celle des années trente : l'incapacité à mesurer à temps la menace, l'illusion que les événements lointains n'auraient pas de conséquences intérieures, la sous-estimation de la dimension idéologique et stratégique de l'adversaire. La résistance informationnelle est donc une forme moderne de vigilance civique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Économie, société et géopolitique : trois champs inséparables</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La réflexion arrive à un point décisif : il n'est plus possible de séparer économie, géopolitique et société. Le marché ne vit pas dans une bulle. La finance n'est pas neutre. La technologie n'est pas seulement innovation. Chaque choix industriel produit des effets géopolitiques ; chaque dépendance extérieure produit des conséquences sociales ; chaque fracture sociale peut être exploitée par des acteurs hostiles.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La transition écologique en est un exemple évident.</strong> <strong>Elle peut être nécessaire, mais elle peut aussi devenir un champ de guerre économique. Celui qui contrôle les technologies vertes, les matières premières, les normes environnementales et les chaînes de valeur contrôle une partie de l'avenir industriel. Il en va de même pour la sécurité alimentaire. La France possède un secteur agricole et agroalimentaire d'une immense qualité, mais il peut être affaibli par des réglementations déséquilibrées, une concurrence extérieure, des campagnes réputationnelles, une perte d'autonomie productive.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La santé est un autre secteur stratégique. La pandémie a révélé des dépendances que beaucoup avaient ignorées : masques, instruments de diagnostic, médicaments, vaccins. Une nation qui ne contrôle pas au moins une partie essentielle de sa capacité sanitaire n'est pas pleinement souveraine. Il ne suffit pas d'avoir des hôpitaux ; il faut des filières, de la recherche, de la production, des stocks, des compétences.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Intelligence artificielle et dépendance cognitive</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'intelligence artificielle apparaît comme une nouvelle frontière de la dépendance. Elle n'est pas seulement un outil technique. Elle est une infrastructure cognitive. Celui qui contrôle les systèmes d'intelligence artificielle peut orienter l'accès à la connaissance, l'analyse des données, les décisions industrielles, les modèles administratifs, la défense, l'information et même la perception de la réalité.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour cette raison, la France et l'Europe doivent éviter de transformer l'intelligence artificielle en mécanisme supplémentaire de subordination. L'utiliser ne suffit pas. Il faut la comprendre, la maîtriser, la produire, la réglementer sans l'étouffer, l'intégrer dans une stratégie nationale et européenne. Sinon, l'innovation devient une dépendance déguisée en modernisation.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique militaire</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Du point de vue militaire, la valeur de ce dialogue tient à sa capacité de rompre la séparation artificielle entre guerre armée et guerre économique. Les opérations contemporaines ne se déroulent plus dans des compartiments étanches. Le militaire, le cybernétique, l'informationnel, le financier, l'industriel et le normatif s'entrecroisent.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Un pays peut être affaibli avant même le déclenchement d'une guerre conventionnelle : par la perte de capacités productives, l'infiltration des données, la dépendance énergétique, la délégitimation des institutions, la paralysie décisionnelle. La défense nationale ne peut donc plus être confiée aux seules forces armées. Elle doit impliquer les entreprises, les universités, les centres de recherche, les administrations, les médias, les citoyens.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La guerre économique impose une mobilisation sélective mais permanente de l'intelligence nationale. L'objectif n'est pas de militariser la société, mais de la rendre moins vulnérable.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géopolitique et géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan géopolitique, la France se trouve devant un choix. Elle peut continuer à croire que l'Europe suffit à la protéger, ou elle peut comprendre que l'Europe ne devient utile que si, en son sein, la France sait défendre ses propres intérêts. Il n'y a pas de contradiction entre intérêt national et construction européenne, à condition de ne pas confondre l'une avec la dissolution de l'autre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Sur le plan géoéconomique, la question est encore plus nette. L'avenir de la puissance française dépendra de sa capacité à reconstruire des secteurs souverains : énergie, données, santé, agroalimentaire, industrie, défense, intelligence artificielle, formation. Une nation qui renonce à ces domaines peut rester riche quelque temps, mais elle devient progressivement administrée par d'autres.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Savoir, pouvoir, vouloir : trois verbes qui résument une doctrine. Savoir pour comprendre la menace. Pouvoir pour agir. Vouloir pour ne pas céder à la résignation.</div>    <div dir="auto">  <div dir="auto">La France n'a pas besoin de réinventer une vocation impériale. Elle doit retrouver une discipline de la souveraineté. La guerre économique ne se gagne pas avec des slogans, mais avec une culture stratégique, de l'analyse, de la formation, une cohérence industrielle, une volonté politique et une responsabilité collective.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le message final est simple et sévère : celui qui ne pense pas la puissance sera pensé par la puissance des autres. Celui qui ne défend pas ses données, ses industries, son énergie, son information et sa formation finira par dépendre de ceux qui le font à sa place. Et dans l'histoire, les dépendances restent rarement techniques. Tôt ou tard, elles deviennent politiques.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #EconomicWarfare #StrategicSovereignty #NationalPowerShift #LeadershipTransition #GeoeconomicStrategy #SecurityDoctrine #CognitiveWarfare #IndustrialResilience #StrategicIntelligence #PowerReassessment
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Passage-de-temoin-a-l-EGE-un-changement-de-doctrine-pour-rearmer-la-pensee-strategique-francaise_a7717.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Harbulot–Gallet : l’alliance inattendue qui redéfinit la guerre économique française</title>
   <updated>2026-06-07T09:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Harbulot-Gallet-l-alliance-inattendue-qui-redefinit-la-guerre-economique-francaise_a7716.html</id>
   <category term="Acteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96866708-67521718.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-06T09:42:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que la France fait face aux offensives économiques qui la visent, deux figures que tout oppose en apparence incarnent aujourd’hui une nouvelle manière de penser la souveraineté. Christian Harbulot, théoricien subversif de la puissance, et le général Jean‑Claude Gallet, homme de crise et de commandement, portent ensemble une lecture du monde qui bouscule les certitudes et réarme les consciences.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96866708-67521718.jpg?v=1780736390" alt="Harbulot–Gallet : l’alliance inattendue qui redéfinit la guerre économique française" title="Harbulot–Gallet : l’alliance inattendue qui redéfinit la guerre économique française" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=mD82sTLKiwY" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une guerre longtemps niée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La France a longtemps hésité à nommer ce qui se jouait sous ses yeux. <br />   <br />  Derrière les débats du quotidien, une conflictualité plus profonde s’est installée, faite d’extraterritorialité juridique, d’influence informationnelle et de déstabilisation ciblée. Les entreprises stratégiques sont fragilisées, les institutions infiltrées, l’espace public saturé de narratifs étrangers. Pendant que d’autres puissances assumaient une logique de conquête, la France s’est contentée d’illusions réglementaires.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Harbulot et Gallet, deux trajectoires pour un même combat ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">C’est dans ce contexte que se rencontre un duo improbable. Christian Harbulot, passé par la mouvance maoïste avant de devenir l’un des penseurs majeurs de la guerre économique, a forgé son éthique dans le refus de toute instrumentalisation étrangère. Sa subversion n’a jamais été un reniement de la nation, mais une manière de la défendre autrement. Face à lui, ou plutôt à ses côtés, le général<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-claude-gallet-16476b11b/" target="_blank"> Jean‑Claude Gallet</a>, </span><span class="fbf9de3d ae7bc081" data-testid="expandable-text-box" tabindex="-1">qui&nbsp; prendra la direction de l'EGE le 1ᵉʳ juillet 202</span><span style="white-space: pre-wrap;">6, figure de la Brigade des sapeurs‑pompiers de Paris, rompu aux crises majeures et aux décisions sous pression. Son parcours militaire, nourri d’une réflexion précoce sur les stratégies indirectes, l’a conduit à considérer l’économie comme un champ de bataille à part entière.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Entre les deux hommes, la convergence est moins paradoxale qu’il n’y paraît. Ils partagent une même culture de la résistance, héritée de 1940, où la ruse, l’anticipation et la capacité à « savoir s’empêcher » sont les conditions de la survie collective. <br />   <br />  <strong>Leur alliance à l’École de Guerre Économique n’est pas un simple passage de témoin : c’est la rencontre de deux traditions du combat, l’une subversive, l’autre opérationnelle, qui redonnent sens à la notion de puissance. </strong></span>La nomination du général Jean‑Claude Gallet semble avoir été décidée au sein du cercle dirigeant de l’EGE, avec un rôle déterminant de Christian Harbulot et du conseil de gouvernance, comme c’est l’usage dans les écoles privées stratégiques.  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les nouveaux fronts de la souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La guerre économique, nous le savons en particulier dans Veille Magazine, ne se limite plus aux industries stratégiques. Elle touche désormais aux fondements mêmes de la vie collective : les données, la santé, l’alimentation, l’énergie. L’extraterritorialité du droit américain, imitée par la Chine et bientôt par l’Inde, agit comme un instrument de canalisation de nos intérêts. La dépendance sanitaire révélée par la pandémie, les attaques informationnelles contre le nucléaire ou les tentatives d’affaiblissement de notre autonomie agricole montrent que la souveraineté n’est plus un slogan, mais une condition organique de stabilité.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Pour Christian Harbulot comme pour Jean-Claude Gallet, est le socle qui permet de financer un modèle social, de protéger un territoire et de maintenir une cohésion nationale. Sans elle, la France devient vulnérable à des acteurs qui n'auraient aucune raison de pas d’exploiter ses failles.</span> <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/charles-pahlawan-7919571/" target="_blank">Charles Palhawan</a>, Directeur adjoint et responsable des formations à l’EGE&nbsp;<span style="white-space: pre-wrap;">formé à <strong style="white-space: pre-wrap;">Saint‑Cyr</strong>, ancien militaire lui aussi, occupe un rôle structurant : <strong style="white-space: pre-wrap;">directeur adjoint</strong>, animateur du réseau AEGE, directeur du Portail de l’IE. Il incarne la continuité du <strong style="white-space: pre-wrap;">réseau</strong>, de la <strong style="white-space: pre-wrap;">communauté IE</strong>, et de la diffusion de la doctrine.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une résistance informationnelle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette offensive diffuse, l’EGE et son centre de recherche défendent une idée simple : la résistance n’est plus seulement militaire ou industrielle, elle est cognitive. <br />   <br />  L’opinion publique ne peut plus être une armée de réserve passive pour des puissances étrangères. Comprendre les intentions adverses, déjouer les narratifs toxiques, refuser l’intoxication sont devenus des compétences civiques. <br />  La souveraineté se joue désormais autant dans les esprits que dans les usines.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Harbulot–Gallet : une transition qui redessine l’EGE</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">À l’École de Guerre Économique, la transition entre Christian Harbulot et le général Jean‑Claude Gallet ne signe pas un départ, mais une recomposition. Christian Harbulot quitte la direction de l’école, sans s’en éloigner : il conserve la tête du CR451 et demeure la référence doctrinale de l’institution. Son rôle évolue, mais son influence resterait déterminante.</span> <br />   <br />  <strong>Cette transition révèle aussi une tension plus large : l’EGE cherche à se rapprocher des institutions, au risque de perdre ce qui faisait sa force — sa capacité à penser contre, à décaler les angles, à déranger les certitudes. En confiant les clés à un général, l’école semble vouloir rassurer l’écosystème politico‑administratif. Espérons que cette transmission ne signera pas le renoncement à ce qui faisait l'ADN de l'EGE : son insoumission, sa liberté, sa dissidence stratégique.</strong>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-claude-gallet-16476b11b/" target="_blank">Jean‑Claude Gallet </a>  (né en 1967) est un général de corps d’armée français, formé à l’École spéciale militaire de Saint‑Cyr (1985‑1989). Il rejoint la Brigade des sapeurs‑pompiers de Paris en 1989, avant d’intégrer le renseignement extérieur (1996‑2002) puis la diplomatie comme premier secrétaire à l’ambassade de France en Ouganda (2002). <br />   <br />  De retour à la <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Brigade_de_sapeurs-pompiers_de_Paris" target="_blank">BSPP,</a>  il commande des unités engagées en Afghanistan et prend la tête de la brigade en 2017. <br />  Il dirige les opérations lors de l’incendie de Notre‑Dame en 2019. La même année, il rejoint <strong>Michelin</strong> comme directeur de la sûreté et de l’intelligence économique (2019‑2026). <br />   <br />  En 2026, il est choisi pour diriger l’École de Guerre Économique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #EconomicWarfare #StrategicIntelligence #NationalSovereignty #ChristianHarbulot #JeanClaudeGallet #GeoeconomicSecurity #InformationResilience #HybridThreats #EconomicSecurity #StrategicLeadership
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Harbulot-Gallet-l-alliance-inattendue-qui-redefinit-la-guerre-economique-francaise_a7716.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>De Harbulot à Gallet : l’alliance inattendue qui redéfinit la guerre économique française</title>
   <updated>2026-06-07T09:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/De-Harbulot-a-Gallet-l-alliance-inattendue-qui-redefinit-la-guerre-economique-francaise_a7723.html</id>
   <category term="Acteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96877211-67526256.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-06T09:42:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que la France fait face aux offensives économiques qui la visent, deux figures que tout oppose en apparence incarnent aujourd’hui une nouvelle manière de penser la souveraineté. Christian Harbulot, théoricien subversif de la puissance, et le général Jean‑Claude Gallet, homme de crise et de commandement, portent ensemble une lecture du monde qui bouscule les certitudes et réarme les consciences.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96877211-67526256.jpg?v=1780736390" alt="De Harbulot à Gallet : l’alliance inattendue qui redéfinit la guerre économique française" title="De Harbulot à Gallet : l’alliance inattendue qui redéfinit la guerre économique française" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=mD82sTLKiwY" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une guerre longtemps niée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La France a longtemps hésité à nommer ce qui se jouait sous ses yeux. <br />   <br />  Derrière les débats du quotidien, une conflictualité plus profonde s’est installée, faite d’extraterritorialité juridique, d’influence informationnelle et de déstabilisation ciblée. Les entreprises stratégiques sont fragilisées, les institutions infiltrées, l’espace public saturé de narratifs étrangers. Pendant que d’autres puissances assumaient une logique de conquête, la France s’est contentée d’illusions réglementaires.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Harbulot et Gallet, deux trajectoires pour un même combat ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">C’est dans ce contexte que se rencontre un duo improbable. Christian Harbulot, passé par la mouvance maoïste avant de devenir l’un des penseurs majeurs de la guerre économique, a forgé son éthique dans le refus de toute instrumentalisation étrangère. Sa subversion n’a jamais été un reniement de la nation, mais une manière de la défendre autrement. Face à lui, ou plutôt à ses côtés, le général<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-claude-gallet-16476b11b/" target="_blank"> Jean‑Claude Gallet</a>, </span><span class="fbf9de3d ae7bc081" data-testid="expandable-text-box" tabindex="-1">qui&nbsp; prendra la direction de l'EGE le 1ᵉʳ juillet 202</span><span style="white-space: pre-wrap;">6, figure de la Brigade des sapeurs‑pompiers de Paris, rompu aux crises majeures et aux décisions sous pression. Son parcours militaire, nourri d’une réflexion précoce sur les stratégies indirectes, l’a conduit à considérer l’économie comme un champ de bataille à part entière.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Entre les deux hommes, la convergence est moins paradoxale qu’il n’y paraît. Ils partagent une même culture de la résistance, héritée de 1940, où la ruse, l’anticipation et la capacité à « savoir s’empêcher » sont les conditions de la survie collective. <br />   <br />  <strong>Leur alliance à l’École de Guerre Économique n’est pas un simple passage de témoin : c’est la rencontre de deux traditions du combat, l’une subversive, l’autre opérationnelle, qui redonnent sens à la notion de puissance. </strong></span>La nomination du général Jean‑Claude Gallet semble avoir été décidée au sein du cercle dirigeant de l’EGE, avec un rôle déterminant de Christian Harbulot et du conseil de gouvernance, comme c’est l’usage dans les écoles privées stratégiques.  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les nouveaux fronts de la souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La guerre économique, nous le savons en particulier dans Veille Magazine, ne se limite plus aux industries stratégiques. Elle touche désormais aux fondements mêmes de la vie collective : les données, la santé, l’alimentation, l’énergie. L’extraterritorialité du droit américain, imitée par la Chine et bientôt par l’Inde, agit comme un instrument de canalisation de nos intérêts. La dépendance sanitaire révélée par la pandémie, les attaques informationnelles contre le nucléaire ou les tentatives d’affaiblissement de notre autonomie agricole montrent que la souveraineté n’est plus un slogan, mais une condition organique de stabilité.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Pour Christian Harbulot comme pour Jean-Claude Gallet, est le socle qui permet de financer un modèle social, de protéger un territoire et de maintenir une cohésion nationale. Sans elle, la France devient vulnérable à des acteurs qui n'auraient aucune raison de pas d’exploiter ses failles.</span> <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/charles-pahlawan-7919571/" target="_blank">Charles Palhawan</a>, Directeur adjoint et responsable des formations à l’EGE&nbsp;<span style="white-space: pre-wrap;">formé à <strong style="white-space: pre-wrap;">Saint‑Cyr</strong>, ancien militaire lui aussi, occupe un rôle structurant : <strong style="white-space: pre-wrap;">directeur adjoint</strong>, animateur du réseau AEGE, directeur du Portail de l’IE. Il incarne la continuité du <strong style="white-space: pre-wrap;">réseau</strong>, de la <strong style="white-space: pre-wrap;">communauté IE</strong>, et de la diffusion de la doctrine.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une résistance informationnelle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette offensive diffuse, l’EGE et son centre de recherche défendent une idée simple : la résistance n’est plus seulement militaire ou industrielle, elle est cognitive. <br />   <br />  L’opinion publique ne peut plus être une armée de réserve passive pour des puissances étrangères. Comprendre les intentions adverses, déjouer les narratifs toxiques, refuser l’intoxication sont devenus des compétences civiques. <br />  La souveraineté se joue désormais autant dans les esprits que dans les usines.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Harbulot–Gallet : une transition qui redessine l’EGE</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">À l’École de Guerre Économique, la transition entre Christian Harbulot et le général Jean‑Claude Gallet ne signe pas un départ, mais une recomposition. Christian Harbulot quitte la direction de l’école, sans s’en éloigner : il conserve la tête du CR451 et demeure la référence doctrinale de l’institution. Son rôle évolue, mais son influence resterait déterminante.</span> <br />   <br />  <strong>Cette transition révèle aussi une tension plus large : l’EGE cherche à se rapprocher des institutions, au risque de perdre ce qui faisait sa force — sa capacité à penser contre, à décaler les angles, à déranger les certitudes. En confiant les clés à un général, l’école semble vouloir rassurer l’écosystème politico‑administratif. Espérons que cette transmission ne signera pas le renoncement à ce qui faisait l'ADN de l'EGE : son insoumission, sa liberté, sa dissidence stratégique.</strong>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-claude-gallet-16476b11b/" target="_blank">Jean‑Claude Gallet </a>  (né en 1967) est un général de corps d’armée français, formé à l’École spéciale militaire de Saint‑Cyr (1985‑1989). Il rejoint la Brigade des sapeurs‑pompiers de Paris en 1989, avant d’intégrer le renseignement extérieur (1996‑2002) puis la diplomatie comme premier secrétaire à l’ambassade de France en Ouganda (2002). <br />   <br />  De retour à la <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Brigade_de_sapeurs-pompiers_de_Paris" target="_blank">BSPP,</a>  il commande des unités engagées en Afghanistan et prend la tête de la brigade en 2017. <br />  Il dirige les opérations lors de l’incendie de Notre‑Dame en 2019. La même année, il rejoint <strong>Michelin</strong> comme directeur de la sûreté et de l’intelligence économique (2019‑2026). <br />   <br />  En 2026, il est choisi pour diriger l’École de Guerre Économique.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #EconomicWarfare #StrategicIntelligence #NationalSovereignty #ChristianHarbulot #JeanClaudeGallet #GeoeconomicSecurity #InformationResilience #HybridThreats #EconomicSecurity #StrategicLeadership
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/De-Harbulot-a-Gallet-l-alliance-inattendue-qui-redefinit-la-guerre-economique-francaise_a7723.html" />
  </entry>
</feed>
