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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-25T04:19:42+02:00</updated>
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   <title>La myopie institutionnelle qui a miné la réindustrialisation française</title>
   <updated>2026-08-11T17:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-myopie-institutionnelle-qui-a-mine-la-reindustrialisation-francaise_a8147.html</id>
   <category term="Intelligence des Territoires, PME, ETI" />
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   <published>2026-08-11T15:16:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pendant trente ans, la France a regardé sa base productive s’effriter comme si le phénomène relevait d’une fatalité économique. Or ce que révèle l’analyse, c’est tout autre chose : un choix collectif, une mécanique institutionnelle, une manière de penser qui a rendu l’État incapable de piloter son propre destin industriel. À l’heure où s’ouvre un nouveau cycle, il faut comprendre comment nous en sommes arrivés là pour espérer en sortir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97655178-67995599.jpg?v=1786456923" alt="La myopie institutionnelle qui a miné la réindustrialisation française" title="La myopie institutionnelle qui a miné la réindustrialisation française" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Source :&nbsp;"Réindustrialiser : l’obstacle est d’abord institutionnel" <br />  <a class="link" href="https://refondationpublique.fr/" target="_blank">INSTITUT POUR LA REFONDATION PUBLIQUE&nbsp;</a>  <br />   <br />  Consultez l'étude en fin d'article</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et si la désindustrialisation n’était pas un accident, mais le résultat de décisions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui étonne en lisant ce rapport c’est de découvrir que la désindustrialisation française n’a rien d’un glissement involontaire. Elle fut un acte assumé, presque contractualisé, entre les grandes entreprises mondialisées et un État convaincu que l’ouverture totale des marchés serait synonyme de prospérité. <br />   <br />  L’entrée de la Chine dans l’OMC, l’<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_libre-%C3%A9change_nord-am%C3%A9ricain" target="_blank">ALENA</a>, les délocalisations en cascade : tout cela n’a pas été subi, mais validé. <strong>Et on le doit en partie à la sociologie du capital français : un pays dominé par des géants dont les actionnaires sont ailleurs. Quand les centres de décision se détachent des territoires, les usines suivent.</strong> Là où l’Allemagne a protégé son Mittelstand, la France a laissé filer ses chaînes de valeur. Et l’État, lui, s’est réfugié dans l’expertise. À force de multiplier les sigles, les agences, les AMI, il a remplacé la stratégie par la procédure, le projet par le dossier.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un État fragmenté, incapable de produire une réponse cohérente</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le paysage institutionnel ressemble à une carte routière où chaque route mène à une impasse. <br />   <br />  DGE, DGEC, SGPI, ADEME, BPI, ANCT, DREAL… La liste est interminable et dit tout de l’émiettement de l’action publique. Dans les Zones Industrialo‑Portuaires, ce désordre devient presque caricatural : les directions se neutralisent, les responsabilités se diluent, et la planification industrielle disparaît dans un brouillard administratif. Cette fragmentation empêche l’État de répondre à la compétition mondiale. Elle explique pourquoi seuls quatre secteurs — luxe, agroalimentaire, aéronautique, pétrochimie — ont résisté. <br />   <br />   <br />  Là où l’État a décidé de protéger, l’industrie est restée. Preuve que la désindustrialisation n’était pas une fatalité, mais un choix.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand le langage révèle la bataille à mener</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les mots comptent. Ceux de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/passerieux/" target="_blank">Régis Passerieux</a>, figure de l’administration de mission, sonnent comme une mise en garde. Dire que « la désindustrialisation n’a pas été une négligence : un choix » revient à réintroduire la responsabilité politique dans un système qui s’était habitué à l’anonymat. Dire que « l’expertise l’emporte sur la décision stratégique » pointe la dérive d’un État qui a transformé le technicien en censeur. Et affirmer qu’« une guerre économique de mouvement s’ouvre » oblige à changer de logiciel : passer d’une administration lente, horizontale, procédurale, à une administration de projet, verticale, rapide, capable de trancher.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Inventer une nouvelle architecture industrielle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La prospective esquisse plusieurs chemins. D'abord, celui de la planification circulaire, imagine des territoires où les flux industriels s’imbriquent, où le déchet devient ressource, où l’usine cesse d’être solitaire. Le second, celui des rustines réglementaires, décrit un État qui tente de compenser ses propres blocages par des dérogations en série : une fuite en avant vouée à l’échec. Enfin, le projet le plus ambitieux, propose une subsidiarité de mission : l’État fixe les grands verrous, les territoires pilotent l’action. C’est peut‑être la seule manière de sortir du cycle de la délocalisation, dont l’analyse fixe symboliquement la clôture au <strong style="white-space: pre-wrap;">9 août 2026</strong>, date‑pivot d’un changement institutionnel attendu depuis trop longtemps.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ce qui se joue désormais n’est plus une levée de freins, mais une refondation. Une manière de repenser l’État pour qu’il redevienne capable de produire une industrie nouvelle : intégrée, territoriale, agile, et surtout, décidée.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97655178-67995604.jpg?v=1786456096" alt="La myopie institutionnelle qui a miné la réindustrialisation française" title="La myopie institutionnelle qui a miné la réindustrialisation française" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #reindustrialisation_France, #institutional_myopia, #industrial_policy, #economic_sovereignty, #state_fragmentation, #industrial_strategy, #offshoring, #circular_planning, #mission_administration, #territorial_competitiveness
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La Chine ne changera pas de modèle : la véritable guerre commerciale ne fait que commencer</title>
   <updated>2026-08-06T13:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/La-Chine-ne-changera-pas-de-modele-la-veritable-guerre-commerciale-ne-fait-que-commencer_a8105.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97599385-67962686.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-08-06T11:29:00+02:00</published>
   <author><name>Giuseppe Gagliano, Cestudec</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pékin ne cédera pas sur l’essentiel : son industrie, ses technologies et sa souveraineté économique. Tandis que Washington et Bruxelles réclament un rééquilibrage fondé sur davantage de consommation et moins d’exportations, la Chine trace ses lignes rouges et transforme le différend commercial en test de puissance. L’Occident découvre que l’« usine du monde » n’a jamais eu l’intention de devenir un marché captif : elle entend défendre son modèle productif, même si cela signifie l’ouverture d’une confrontation géoéconomique durable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97599385-67962686.jpg?v=1786016423" alt="La Chine ne changera pas de modèle : la véritable guerre commerciale ne fait que commencer" title="La Chine ne changera pas de modèle : la véritable guerre commerciale ne fait que commencer" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pékin défend son industrie, sa technologie et sa souveraineté économique tandis que les États-Unis et l'Europe réclament davantage de consommation et moins d'exportations</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La Chine a décidé de tracer une ligne que les États-Unis et l'Europe ne pourront franchir sans transformer le différend commercial en affrontement stratégique ouvert. Pékin peut corriger certains déséquilibres, ralentir les investissements les moins productifs, contenir les guerres de prix et soutenir progressivement la consommation intérieure. Mais elle n'entend pas renoncer au cœur de son modèle : l'industrie, la technologie, les exportations et la direction politique du développement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Tel est le sens des déclarations provenant du Parti communiste, du ministère du Commerce et des organes théoriques du pouvoir chinois. La Chine reconnaît qu'un écart croissant existe entre la production et la demande intérieure, mais elle rejette l'idée occidentale selon laquelle la solution devrait consister à démanteler les politiques industrielles et à transformer le pays en une vaste économie de consommation modelée sur les États-Unis.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pékin ne considère pas sa capacité productive comme une anomalie. Elle la présente comme le résultat de plusieurs décennies d'investissements, de planification, de formation technique, d'infrastructures et de maîtrise des chaînes d'approvisionnement. Autrement dit, elle refuse que l'avantage construit grâce à une stratégie de long terme soit aujourd'hui qualifié de « surcapacité » simplement parce que les industries occidentales ne parviennent plus à rivaliser sur les prix, les volumes et, de plus en plus souvent, la qualité.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'excédent chinois est devenu un problème politique occidental</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'excédent commercial chinois, supérieur à mille milliards de dollars, est perçu à Washington et à Bruxelles comme une menace pour la stabilité industrielle. Cette inquiétude est compréhensible : les automobiles électriques, les batteries, les panneaux solaires, les machines, les produits électroniques et les technologies vertes chinoises peuvent rapidement conquérir des parts de marché et mettre en difficulté les entreprises européennes et américaines, pénalisées par des coûts énergétiques, salariaux et financiers plus élevés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais le problème ne naît pas seulement de l'agressivité commerciale de la Chine. Il provient aussi de la faiblesse structurelle de l'Occident. Pendant des décennies, les États-Unis et l'Europe ont délocalisé leurs productions, réduit leurs investissements industriels, privilégié la finance et les services, et confié à la mondialisation la fourniture de biens à bas prix. Ils découvrent aujourd'hui que l'usine du monde n'est pas restée une simple plateforme d'assemblage : elle est devenue une puissance technologique, financière et politique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La Chine n'exporte plus seulement des marchandises bon marché. Elle exporte des infrastructures, des réseaux numériques, des véhicules, des turbines, des installations énergétiques et des normes industrielles. Le prétendu deuxième choc chinois ne consiste donc pas uniquement en l'arrivée de produits moins chers. Il réside dans la possibilité que Pékin domine les secteurs que l'Europe considère comme indispensables à sa transition énergétique et que les États-Unis jugent décisifs pour leur sécurité nationale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les droits de douane américains ont montré les limites de la coercition</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Washington a tenté de faire plier la Chine à l'aide de droits de douane extrêmement élevés. Jusqu'à présent, le résultat n'a pas été celui qui était espéré. Pékin a répondu en utilisant sa position dominante dans les terres rares et dans d'autres matériaux essentiels à l'industrie technologique et militaire.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Une vérité que l'Occident avait préféré ignorer est ainsi apparue : l'interdépendance ne garantit pas nécessairement la modération. Elle peut devenir un instrument de pression. Les États-Unis contrôlent le dollar, la finance et certaines technologies de pointe ; la Chine contrôle des segments fondamentaux de la production manufacturière et du traitement des matières premières.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La guerre commerciale est donc devenue géoéconomique. Elle ne concerne plus seulement les droits de douane et les prix, mais le contrôle des goulots d'étranglement industriels : semi-conducteurs, métaux critiques, batteries, réseaux énergétiques, logistique, construction navale et technologies de défense.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pékin a compris que l'Occident ne dispose pas encore de solutions de remplacement rapides. Construire des mines, des raffineries, des usines et des chaînes industrielles exige des années. La Chine peut donc négocier en position de force, en accordant des ouvertures limitées sans modifier son architecture stratégique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'Europe entre dépendance et protectionnisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Union européenne se trouve dans la position la plus difficile. Son déficit commercial avec la Chine est immense, mais de nombreuses entreprises européennes dépendent du marché chinois, de ses composants et de ses chaînes de production.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Bruxelles tente de réagir par des politiques industrielles, des contrôles sur les investissements, une diversification des approvisionnements et des mesures contre les subventions chinoises. Cependant, l'Europe avance sans véritable unité politique. L'Allemagne craint pour ses exportations, la France réclame davantage de protection, les pays d'Europe orientale recherchent les investissements, tandis que d'autres gouvernements préfèrent éviter un affrontement avec Pékin.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La faiblesse européenne est également monétaire et énergétique. Une monnaie relativement forte, des coûts de l'énergie plus élevés et des règles environnementales contraignantes réduisent la compétitivité de l'industrie continentale. Accuser la Chine de maintenir sa monnaie sous-évaluée peut être politiquement utile, mais ne résout pas les fragilités internes.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'Europe risque ainsi de protéger son marché sans disposer de la capacité productive nécessaire pour remplacer rapidement les importations chinoises. <strong>Le protectionnisme, s'il n'est pas accompagné d'investissements, d'une énergie accessible et de politiques industrielles cohérentes, peut se traduire par davantage d'inflation et une nouvelle perte de compétitivité.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le point faible de la Chine reste la demande intérieure</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">  <div dir="auto">Pékin n'est toutefois pas invulnérable. La faiblesse de la consommation intérieure, la crise immobilière, l'endettement des collectivités locales et la baisse des rendements du capital montrent que le modèle chinois rencontre de véritables limites.</div>  </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La production augmente plus rapidement que la capacité du marché intérieur à l'absorber. Les entreprises se livrent concurrence en réduisant les prix et en comprimant leurs marges. Les investissements, en particulier ceux dirigés par les administrations locales, peuvent créer des capacités redondantes et des dettes difficiles à supporter.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les autorités chinoises connaissent ces problèmes. C'est pourquoi elles parlent de soutien à la demande, de contrôle de la concurrence destructrice et de réduction des investissements inefficaces. Mais elles entendent avancer lentement, car une redistribution plus importante des revenus en faveur des ménages pourrait réduire les ressources disponibles pour l'industrie, affaiblir le contrôle politique sur le crédit et déstabiliser certains secteurs protégés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La Chine veut rééquilibrer son modèle sans l'abandonner. Elle veut accroître la consommation sans sacrifier la production, réduire les surcapacités sans renoncer à sa domination industrielle et atténuer les tensions commerciales sans accepter des conditions jugées discriminatoires.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un choix stratégique, et pas seulement économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Derrière la défense du modèle chinois se trouve une conception de la sécurité nationale. Pékin considère que la capacité industrielle constitue la base de l'autonomie politique et militaire. Un pays qui dépend de l'étranger pour son énergie, ses technologies, ses composants et ses moyens de production reste vulnérable au chantage.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La direction chinoise a observé les sanctions imposées à la Russie et à l'Iran et en a tiré une leçon : dans un monde fragmenté, la puissance économique ne se mesure pas seulement au revenu des ménages, mais aussi à la capacité de produire ce qui est nécessaire en période de crise.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les usines, les chantiers navals, les réseaux ferroviaires, les ports et les matières premières constituent une réserve stratégique. Du point de vue occidental, les surcapacités peuvent paraître inefficaces. Du point de vue chinois, elles peuvent représenter une forme d'assurance géopolitique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le compromis possible restera limité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pékin peut proposer une augmentation de certains achats, une ouverture sélective de quelques marchés, un contrôle accru des investissements locaux et une modération des exportations dans les secteurs les plus contestés. Mais elle acceptera difficilement une réforme susceptible d'affaiblir son industrie de pointe.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les États-Unis et l'Europe devront donc choisir. Ils peuvent continuer à demander à la Chine de changer de modèle, tout en sachant que cette exigence sera repoussée. Ou bien ils peuvent reconstruire leurs propres capacités industrielles, en acceptant que la concurrence exige des investissements publics, une protection sélective et une nouvelle politique des matières premières.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le différend ne porte plus seulement sur la question de savoir qui vendra le plus d'automobiles ou de panneaux solaires. Il concerne le système économique qui sera le mieux capable de soutenir une longue compétition géopolitique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La Chine a tracé ses lignes rouges. <strong>Elle ne renoncera pas à l'usine pour devenir un gigantesque supermarché</strong>. L'Occident devra décider s'il veut se contenter de protester contre le modèle chinois ou construire un modèle réellement capable de rivaliser avec lui.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div>
      <blockquote>https://www.reuters.com/world/china/china-draws-red-lines-around-its-economic-model-ahead-eu-us-trade-talks-2026-08-02/</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <blockquote>Giuseppe Gagliano&nbsp;a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div data-testid="ai-message-body">  <div>  <div id="BFeetrHGTzcUtcw82iZgh-content-0"><span style="white-space: pre-wrap;">#China_industrial_model, #geoeconomic_competition, #US_China_trade, #EU_China_relations, #global_supply_chains, #Chinese_overcapacity, #strategic_industries, #energy_transition_tech, #manufacturing_powerhouse, #trade_tensions</span></div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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