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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T16:27:40+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Le gaz américain comme canot de sauvetage, le Groenland comme signal d'alarme.</title>
   <updated>2026-02-01T14:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Le-gaz-americain-comme-canot-de-sauvetage-le-Groenland-comme-signal-d-alarme_a6976.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-02-02T14:31:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En croyant s’abriter derrière le gaz américain pour tourner la page russe, l’Europe découvre qu’elle a simplement changé de vulnérabilité. La montée des tensions autour du Groenland rappelle brutalement que l’énergie n’est jamais un bien neutre : elle est un levier géopolitique, un risque stratégique et, désormais, un test de maturité pour l’autonomie européenne.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94019186-65608607.jpg?v=1769952628" alt="Le gaz américain comme canot de sauvetage, le Groenland comme signal d'alarme." title="Le gaz américain comme canot de sauvetage, le Groenland comme signal d'alarme." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe découvre que la sécurité énergétique n'est jamais seulement une affaire d'énergie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Depuis trois ans, l'Union européenne s'est raconté une histoire linéaire : on coupe le gaz russe, on le remplace par le gaz naturel liquéfié, on paie un surcoût et l'on se met à l'abri. Puis la géopolitique revient rappeler qu'il n'existe pas d'abris définitifs. Les mots du commissaire européen à l'Énergie, <a class="link" href="https://commission.europa.eu/about/organisation/college-commissioners/dan-jorgensen_en" target="_blank">Dan Jorgensen</a>, disent exactement cela : l'Europe ne peut pas se permettre de remplacer une dépendance par une autre, surtout si l'allié dont elle dépend n'exclut pas, au moins sur le registre rhétorique, le recours à la force au sujet du Groenland.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ici, l'enjeu n'est pas le Groenland en soi, mais le précédent politique : si l'énergie devient une monnaie d'échange dans une relation transatlantique plus dure et plus contractuelle, alors même le gaz « ami » cesse d'être un bien neutre. Et lorsqu'un bien cesse d'être neutre, il devient un levier.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des chiffres qui pèsent plus lourd que les communiqués</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le chiffre cité à Bruxelles est d'une simplicité brutale : les États-Unis fournissent aujourd'hui plus d'un quart du gaz de l'Union européenne, contre environ 5% il y a cinq ans. Et cette part risque d'augmenter avec l'entrée en vigueur de l'interdiction totale du gaz russe. Traduction : l'Europe a choisi une solution d'urgence qui risque maintenant de se transformer en structure.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est pourquoi Dan Jorgensen parle de diversification et cite, sans détour, des fournisseurs alternatifs : le Canada, le Qatar, l'Algérie, ainsi qu'un travail parallèle sur des sources de combustible nucléaire non russes pour les États membres qui dépendent encore de Moscou. C'est une liste qui ressemble à une carte des vulnérabilités : chaque option est possible, mais aucune n'est gratuite.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques : diversifier coûte cher, mais ne pas diversifier coûte plus cher</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Le premier scénario est le scénario ordonné</strong> : davantage de contrats avec des fournisseurs différents, plus de concurrence, des prix moins exposés aux humeurs d'un seul partenaire, une stabilité accrue pour l'industrie européenne. C'est le scénario que Bruxelles voudrait vendre aux citoyens : payer aujourd'hui pour ne pas payer demain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Le deuxième scénario est le scénario sale</strong> : la diversification avance alors que les prix restent volatils, que les capacités de re-gazéification sont inégales selon les pays, et que la concurrence mondiale pour le gaz naturel liquéfié augmente. Dans ce cas, le risque est double : des factures élevées et une perte de compétitivité, surtout pour des secteurs énergivores déjà sous pression.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Le troisième scénario est le scénario politique </strong>: un durcissement des rapports avec Washington ouvre la voie à une guerre commerciale rampante, où l'énergie devient l'un des instruments de pression réciproque. Bruxelles affirme ne pas vouloir de conflit commercial, mais le problème est que ne pas le vouloir ne suffit pas lorsque les chaînes d'approvisionnement deviennent des outils de négociation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique militaire : l'énergie comme logistique de la dissuasion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Il y a un aspect qu'on relègue souvent au second plan, mais qui revient aujourd'hui au centre : la sécurité énergétique fait partie de la posture stratégique. Une Union qui dépend de plus en plus d'un seul fournisseur externe, de surcroît maritime, est une Union qui doit protéger des routes, des terminaux, des assurances, des infrastructures critiques. Cela signifie des coûts, de la planification, et des vulnérabilités.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le Groenland intervient ici comme symbole : l'Arctique est un théâtre de compétition, et l'idée même qu'un dossier territorial puisse être évoqué sur un ton musclé par Washington agit comme un choc psychologique à Bruxelles. Non pas parce qu'une crise éclaterait demain, mais parce que le calcul change : si votre parapluie de sécurité est aussi votre robinet énergétique, toute tension politique devient un risque systémique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géopolitique et géoéconomique : autonomie, mais sans illusions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Aujourd'hui, l'Union européenne tente de construire une autonomie énergétique dans un monde où l'autonomie totale est un mythe. La diversification vers le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord est logique, mais elle implique des choix de long terme : investissements, contrats, infrastructures, diplomatie stable avec des régions aux équilibres fragiles.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Et il y a un thème de géoéconomie interne : une énergie plus chère et plus incertaine signifie une industrie plus faible, une inflation plus difficile à maîtriser, une transition énergétique plus lente et davantage contestée. <br />  <strong>Si l'Europe veut « prendre soin d'elle-même », comme le dit Dan Jorgensen, elle doit tenir ensemble trois plans : la sécurité des approvisionnements, la compétitivité industrielle, la crédibilité politique. S'il en manque un, les deux autres s'effondrent.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La vraie question : combien de gaz américain est « trop » ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Bruxelles reconnaît ne pas avoir de seuil formel au-delà duquel l'importation de gaz naturel liquéfié américain serait jugée excessive. C'est un aveu important : l'Europe navigue encore à vue, avec un gaz américain qui demeure « essentiel » à court terme, mais qui est perçu à long terme comme une dépendance potentielle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le paradoxe européen est entièrement là : elle a besoin des États-Unis pour remplacer la Russie, mais cette nécessité rend plus coûteuse toute dissidence avec Washington. C'est pourquoi la diversification n'est pas un geste anti-américain : c'est une assurance. Et aujourd'hui, dans un monde turbulent, l'assurance est devenue la véritable politique énergétique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>L’UE compte réduire sa dépendance au gaz américain après les menaces de Trump sur le Groenland&nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.politico.eu/article/lue-compte-reduire-sa-dependance-au-gaz-americain-apres-les-menaces-de-trump-sur-le-groenland/" target="_blank">https://www.politico.eu/article/lue-compte-reduire-sa-dependance-au-gaz-americain-apres-les-menaces-de-trump-sur-le-groenland/</a>  <br />   <br />  Les craintes augmentent face à la dépendance croissante de l’Europe à l’égard des importations de gaz américain</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.politico.eu/article/europe-soaring-dependence-us-gas-imports/" target="_blank">https://www.politico.eu/article/europe-soaring-dependence-us-gas-imports/</a>  &nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Gouvernance en panne, tensions en hausse : l’université face à ses angles morts. Témoignage Samuel Mayol</title>
   <updated>2026-01-18T16:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Gouvernance-en-panne-tensions-en-hausse-l-universite-face-a-ses-angles-morts-Temoignage-Samuel-Mayol_a6865.html</id>
   <category term="Campus &amp; Métiers" />
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   <published>2026-01-13T16:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’université française traverse une zone de turbulences que beaucoup préfèrent encore minimiser. Samuel Mayol, ancien directeur d’IUT et témoin direct de plusieurs affaires de déstabilisation, en a fait un livre coup de poing : Universités en crise. Derrière les discours officiels sur l’autonomie, la liberté académique ou la démocratisation de l’enseignement supérieur, il décrit un système fragilisé par les pressions idéologiques, les conflits internes, les renoncements politiques et une gouvernance parfois incapable de protéger ses propres agents. À l’heure où les campus deviennent des terrains d’influence, où les réseaux sociaux amplifient les tensions et où les institutions peinent à réagir, Samuel Mayol propose un diagnostic sans fard. Encore faut il l’interroger là où son propos dérange le plus : sur les angles morts, les responsabilités et les solutions qu’il propose. Rencontre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93677938-65431180.jpg?v=1768319319" alt="Gouvernance en panne, tensions en hausse : l’université face à ses angles morts. Témoignage Samuel Mayol" title="Gouvernance en panne, tensions en hausse : l’université face à ses angles morts. Témoignage Samuel Mayol" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/universites-en-crises/78970" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous décrivez un système universitaire miné par des influences idéologiques et communautaires. Mais où placez vous la responsabilité des dirigeants d’université : dans la naïveté, la peur du conflit ou une forme de complicité passive ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les responsables d’université ne sont ni de simples naïfs ni des comploteurs cyniques, mais ils évoluent dans un cadre institutionnel qui fabrique de la faiblesse et de l’ambiguïté. <br />   <br />  Une partie de la responsabilité tient à la gouvernance issue de la <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_aux_libert%C3%A9s_et_responsabilit%C3%A9s_des_universit%C3%A9s" target="_blank">LRU</a>, qui concentre beaucoup de pouvoir sur les présidences sans leur donner les moyens financiers et politiques d’assumer pleinement la protection des personnels et des valeurs académiques. Cette situation favorise la tentation du compromis permanent&nbsp;: on évite les sujets qui fâchent, on minimise les dérives idéologiques, on espère que «&nbsp;ça passera&nbsp;» pour ne pas exposer l’établissement à un conflit ou à un scandale médiatique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous avez-vous-même été victime de menaces. Pouvez-vous nous en parler ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Lorsque j’ai pris la direction de l’IUT de Saint‑Denis, j’ai découvert des dérives très concrètes&nbsp;: une association étudiante qui vendait de la nourriture halal sans autorisation, des tapis de prière installés dans un local, des pressions pour contourner les règles de laïcité et d’égalité de traitement. Le simple fait de rappeler le droit – neutralité des locaux, respect des procédures, contrôle des heures d’enseignement et des financements – a déclenché une réaction d’une violence que je n’imaginais pas. <br />   <br />  J’ai reçu des dizaines de menaces de mort au point que ma famille et moi avons été placés sous surveillance policière. J’ai été physiquement agressé, publiquement mis en cause, suspendu à tort avant d’être totalement blanchi par la justice et par les instances disciplinaires. Cette inversion accusatoire est au cœur de ce que je décris&nbsp;: celui qui fait respecter la laïcité et le cadre républicain se retrouve parfois traité en «&nbsp;problème&nbsp;», pendant que ceux qui instrumentalisent la religion ou intimident restent en position de force. <br />   <br />  Dans <em>Universités en crises</em>, ce que je raconte de mon propre parcours n’est pas un épisode anecdotique, c’est un révélateur structurel. Avoir dirigé un IUT, avoir été confronté à des pressions, des campagnes de déstabilisation, des procédures instrumentalisées et des menaces, m’a fait toucher du doigt un paradoxe&nbsp;: au moment où vous devriez être le mieux protégé par l’institution, vous découvrez qu’elle est souvent tétanisée. <br />   <br />  Ce qui m’a le plus frappé, ce n’est pas seulement la violence des attaques, mais le réflexe de retrait de certains niveaux de responsabilité&nbsp;: peur d’apparaître, peur d’être accusés de stigmatiser tel groupe ou tel courant, peur aussi d’un emballement médiatique ou sur les réseaux sociaux. Mon cas personnel rejoint ce que vivent d’autres enseignants, directeurs de composantes ou personnels&nbsp;: quand un individu devient une cible, l’établissement hésite trop souvent entre le silence, la neutralité de façade et, parfois, la mise à distance de la victime elle‑même. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous affirmez que certains groupes organisés exploitent les faiblesses de l’université. Avez vous identifié des stratégies d’influence structurées — financements, relais militants, réseaux d’enseignants — ou reste t on dans le registre de l’impression et du témoignage ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Oui, il existe des stratégies d’influence structurées, et elles ne se limitent pas à un vague climat idéologique. <br />   <br />  Ce que je montre dans <em>Universités en crises</em> et dans d’autres travaux, c’est l’articulation entre plusieurs phénomènes&nbsp;: le wokisme et le décolonialisme qui imposent une grille de lecture victimaire, l’entrisme islamiste qui profite des failles de la laïcité universitaire, et un antisémitisme qui se banalise sur certains campus. <br />   <br />  Concrètement, cela passe par des associations étudiantes ou culturelles, des réseaux militants, parfois des syndicats, qui utilisent les dispositifs universitaires (subventions, locaux, événements, réseaux sociaux) pour imposer des normes religieuses ou communautaires, contester la neutralité des espaces et faire pression sur les enseignements jugés «&nbsp;islamophobes&nbsp;», «&nbsp;colonialistes&nbsp;» ou «&nbsp;sionistes&nbsp;». L’antisémitisme, souvent maquillé en «&nbsp;antisionisme radical&nbsp;», touche des étudiants et des enseignants juifs et contribue à installer un climat où certains se sentent moins légitimes ou moins protégés que d’autres. <br />   <br />  L’islamisme politique, lui, exploite la massification, la précarité, la crise d’autorité et le manque de moyens&nbsp;: là où l’université n’assume plus clairement la laïcité, il vient offrir un cadre de sens, de solidarité, mais aussi de contrôle idéologique. Ce sont ces dynamiques combinées – wokisme, islamisme, relativisme, failles de la gouvernance – qui, ensemble, fragilisent la laïcité, la liberté académique et l’égalité de tous au sein de l’université. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’université se veut un espace de débat. Pourtant, vous décrivez un climat où la parole se verrouille. Selon vous, qui contrôle réellement la fabrique du silence : les étudiants radicaux, les syndicats, les présidences, ou les réseaux sociaux qui dictent la peur du “bad buzz” ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le silence ne vient pas d’un acteur unique, il résulte d’une combinaison. <br />   <br />  Il y a d’abord des minorités étudiantes très organisées, qui savent utiliser les catégories morales (racisme, phobies, colonialité, etc.) pour délégitimer toute contradiction, et qui peuvent rapidement déclencher des campagnes sur les réseaux sociaux. Il y a ensuite des segments du corps enseignant et de la recherche qui, au nom de combats parfois légitimes, ont basculé vers un militantisme où la contradiction est vécue comme une agression. <br />   <br />  Mais la fabrique du silence, ce sont aussi les présidences et les instances, obsédées par le risque de «&nbsp;bad buzz&nbsp;»&nbsp;: on renonce à une conférence, on modifie un intitulé de cours, on évite tel intervenant, non pas pour des raisons scientifiques mais pour réduire le risque d’attaque symbolique. Enfin, il faut mentionner l’autocensure&nbsp;: des enseignants renoncent à certains sujets, à certains auteurs, à certaines analyses, de peur des accusations ou des procédures. <br />   <br />  Au final, la liberté académique devient conditionnelle&nbsp;: elle tient tant que l’on reste dans le périmètre de ce que les groupes les plus bruyants jugent acceptable. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>- Vous proposez des réformes. Lesquelles ? Comment éviter que la lutte contre les dérives ne devienne elle même un instrument de contrôle politique sur la recherche et les campus ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le livre ne se contente pas de décrire la crise, il propose une refondation de la gouvernance et du sens même de l’autonomie. <br />   <br />  Première réforme&nbsp;: clarifier le rôle de l’État et des rectorats. Il ne s’agit pas de recentraliser tout, mais de rappeler que l’université est un service public national et que l’État a le devoir de garantir la laïcité, la liberté académique, la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de communautarisme. Cela passe, par exemple, par un contrôle plus effectif des dérives, par des Observatoires indépendants (sur le wokisme, le décolonialisme ou l’antisémitisme) et par la possibilité de soutenir réellement les établissements et les personnels quand ils résistent aux pressions. <br />   <br />  Deuxième axe&nbsp;: rééquilibrer la gouvernance interne. La LRU a créé des présidences très puissantes mais parfois isolées, avec des conseils sous‑mobilisés. Il faut redonner de la collégialité, de la transparence, des contre‑pouvoirs, tout en définissant des critères objectifs de pilotage&nbsp;: réussite étudiante, qualité de la recherche, respect des principes républicains et non alignement idéologique. <br />   <br />  Troisième axe&nbsp;: reconstruire un cadre intellectuel commun. L’université doit rester un lieu de pluralisme réel, où l’on peut étudier toutes les théories y compris décoloniales ou intersectionnelles, mais dans un cadre scientifique rigoureux, contradictoire, et non sous la forme d’un catéchisme militant. D’où des propositions sur la place de l’épistémologie, la valorisation des fondamentaux de chaque discipline, la lutte contre le relativisme intégral et la politisation du savoir. <br />   <br />  Le risque d’un contrôle politique direct existe, et il est explicitement écarté dans le livre&nbsp;: l’idée n’est pas de mettre les campus sous tutelle partisane, mais de restaurer un cadre de neutralité de l’institution qui protège aussi bien le chercheur iconoclaste que l’étudiant minoritaire, contre toutes les formes d pression. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Peut-être une remarque plus personnelle, un conseil de lecture, un rendez-vous…</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce livre est un cri d’alarme, mais aussi un acte de confiance dans la capacité de l’université française à se réinventer. <br />   <br />  Malgré la montée des communautarismes, du wokisme, du décolonialisme radical ou de l’antisémitisme, le texte insiste sur le rôle irremplaçable de l’université dans la formation de citoyens éclairés et la cohésion de la nation. <br />   <br />  Sur un plan plus personnel, les lectures qui ont compté sont celles qui rappellent que la connaissance ne se réduit ni au pouvoir ni aux identités&nbsp;: Durkheim pour le lien social, Weber pour la neutralité axiologique, Bachelard pour l’esprit scientifique, mais aussi tous ceux qui défendent encore une vision universaliste et exigeante du savoir. <br />   <br />  Si rendez‑vous il doit y avoir, c’est avec l’ensemble de la communauté universitaire – enseignants, étudiants, personnels, élus – car la crise que décrit <em>Universités en crises</em> n’est pas une affaire de spécialistes&nbsp;: c’est une question de survie républicaine. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>En pointant les renoncements, les pressions et les angles morts, Samuel Mayol rappelle que l’institution n’est plus seulement un lieu de savoir : elle est devenue un champ de bataille où se joue sa propre survie. La question n’est plus de savoir si l’université est en crise, mais combien de temps elle pourra encore l’ignorer.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://samuelmayol.fr/" target="_blank">Samuel Mayol,</a>  maître de conférences en sciences de gestion et spécialiste du marketing, dirige le laboratoire LaRa de l’ICD. <br />  Ancien directeur de l’IUT de Saint-Denis, il <a class="link" href="https://normadoc.numilog.com/Samuel-Mayol/81331.Auteur" target="_blank">concentre ses recherches</a>  sur les comportements du consommateur et les enjeux républicains, thèmes qu’il explore aussi dans plusieurs ouvrages engagés. <br />  Figure reconnue du débat public, il conjugue expertise académique et sens aigu des dynamiques sociétales.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Gouvernance-en-panne-tensions-en-hausse-l-universite-face-a-ses-angles-morts-Temoignage-Samuel-Mayol_a6865.html" />
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  <entry>
   <title>3 février 2026. Souverainetés critiques : sommes-nous prêts ?</title>
   <updated>2026-01-09T17:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/3-fevrier-2026-Souverainetes-critiques-sommes-nous-prets_a6843.html</id>
   <category term="Souveraineté" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93611934-65399893.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-09T16:20:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les tensions géopolitiques, les dépendances technologiques et les vulnérabilités informationnelles redessinent les rapports de force. Devant ce constat, la Gendarmerie nationale organise un colloque consacré aux « souverainetés critiques ». Une journée pour interroger la capacité de la France à protéger ses actifs stratégiques et à anticiper les ruptures qui menacent son autonomie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93611934-65399893.jpg?v=1767974546" alt="3 février 2026. Souverainetés critiques : sommes-nous prêts ?" title="3 février 2026. Souverainetés critiques : sommes-nous prêts ?" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/idreuilhe/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Signalé par Isabelle Dreuilhe, IESAS</a>  <br />  <br type="_moz" />  &nbsp; &nbsp; <a class="link" href="https://www.paris-ecole-militaire.fr/fr/forms/colloque2026souverainetecritiques" target="_blank">"Colloque 2026 -Souverainetés critiques : du cloud à l'espace, sécuriser nos interdépendances"</a>  &nbsp; &nbsp; &nbsp;À L'ÉCOLE MILITAIRE&nbsp; LE 03 FÉVRIER 2026&nbsp; <br />  DE 14H00 À 18H00 - Lieu : AMPHITHÉÂTRE FOCH&nbsp; &nbsp; &nbsp; <br />  MODALITÉS D’ACCÈS&nbsp; &nbsp; &nbsp;Accueil et filtrage de 13H15 à 14H00&nbsp; &nbsp; &nbsp; <br />  Accès au 17, place Joffre - 75007 Paris (piéton uniquement)&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rendez-vous pour mesurer nos fragilités</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le 3 février 2026, la Gendarmerie nationale réunira experts, décideurs publics, industriels et chercheurs autour d’une question simple en apparence, mais vertigineuse dans ses implications : <em style="white-space: pre-wrap;">sommes-nous prêts ?</em> <br />   <br />  Prêts à affronter la fragmentation des chaînes d’approvisionnement. Prêts à résister aux offensives informationnelles. Prêts à sécuriser nos infrastructures critiques face à des acteurs étatiques et non étatiques toujours plus agressifs.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce colloque s’inscrit dans une dynamique où la souveraineté n’est plus un concept théorique, mais un impératif opérationnel. Défense, numérique, énergie, données, mobilité : chaque secteur devient un champ de bataille potentiel. La Gendarmerie, en première ligne sur le terrain comme dans le cyberespace, entend ainsi contribuer à une réflexion nationale structurée.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Souveraineté numérique, économique et territoriale : un triptyque sous pression</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les interventions prévues mettront en lumière trois fronts majeurs. <br />   <br />  D’abord, la <strong style="white-space: pre-wrap;">souveraineté numérique</strong>, fragilisée par la dépendance aux technologies étrangères, la montée des cybermenaces et la compétition pour le contrôle des données. <br />   <br />  Ensuite, la <strong style="white-space: pre-wrap;">souveraineté économique</strong>, confrontée à la guerre des normes, aux stratégies d’influence et aux risques de prédation sur les entreprises stratégiques. <br />   <br />  Enfin, la <strong style="white-space: pre-wrap;">souveraineté territoriale</strong>, où la résilience des infrastructures, la continuité des services essentiels et la protection des populations deviennent des enjeux centraux.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">L’objectif est clair : identifier les angles morts, partager les retours d’expérience et proposer des pistes d’action concrètes pour renforcer la robustesse nationale.</span></strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une culture commune de la résilience</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au-delà des diagnostics, ce colloque ambitionne de favoriser une culture partagée de la résilience. Car la souveraineté ne se décrète pas : elle se construit, se coordonne et s’entretient. En réunissant des acteurs issus de sphères souvent cloisonnées, la Gendarmerie nationale veut encourager une approche systémique, où sécurité, innovation et intelligence économique convergent.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette rencontre du 3 février 2026 pourrait bien devenir un jalon intéressant pour repenser nos défenses et affirmer, collectivement, notre capacité à rester maîtres de nos choix.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Temps forts</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dès l’ouverture, le général d’armée Hubert Bonneau donnera le cap : celui d’un pays qui doit regarder en face l’ampleur de ses dépendances technologiques, numériques et spatiales. Son intervention ne se contentera pas de dresser un état des lieux ; elle devrait rappeler que la souveraineté n’est plus un horizon théorique, mais une ligne de front où chaque retard se paie cash.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’après-midi sera scandée par trois tables rondes où se croiseront industriels, chercheurs et responsables publics. Leurs échanges promettent d’être sans détour. Derrière les mots — cloud, données, infrastructures critiques, espace — se joue une question simple : jusqu’où la France peut-elle encore décider seule ? Les intervenants aborderont les angles morts, les vulnérabilités que l’on préfère parfois taire, et les zones de dépendance qui fragilisent la puissance publique comme les entreprises stratégiques. L’objectif est clair : sortir du déni et poser les bases d’une stratégie de protection réellement opérationnelle.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La journée se conclura par une intervention que nous ne connaissons pas encore ! <br />  Dans un contexte où les rapports de force se durcissent et où les crises s’enchaînent, cette prise de parole finale pourrait bien donner le ton des mois à venir.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93611934-65400072.jpg?v=1767973283" alt="3 février 2026. Souverainetés critiques : sommes-nous prêts ?" title="3 février 2026. Souverainetés critiques : sommes-nous prêts ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Programme et intervenants</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <h3 align="center">Le colloque sera ouvert par <strong>le Général d'armée <a class="link" href="https://www.linkedin.com/showcase/compte-officiel-du-directeur-g%C3%A9n%C3%A9ral-de-la-gendarmerie-nationale/posts/?feedView=all" target="_blank"> Hubert BONNEAU</a>  </strong>, directeur général de la Gendarmerie nationale.</h3>  Les échanges s'articuleront ensuite autour de <strong>trois tables rondes</strong>, réunissant des experts de haut niveau :    <h4 align="center"><strong>1</strong><strong>ʳᵉ</strong><strong> table ronde – Souverainetés numériques</strong></h4>  Animée par <strong>le Professeur <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/david-naccache-4a1350/" target="_blank">David NACCACHE</a>  </strong>, directeur de la chaire « Cyber » du MBA. <br />  <strong>Intervenants :</strong>    <ul>  	<li class="list">Général de corps d'armée <strong> <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marc-boget-3346bb8/" target="_blank">Marc BOGET</a>  </strong>, directeur de l'Agence du numérique des forces de sécurité intérieure</li>  	<li class="list">Ingénieur général <strong>Arnaud WALTER</strong>, adjoint au Directeur de l'industrie de défense (DGA)</li>  	<li class="list">Mme <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ysens-de-france-phd-8061672b/" target="_blank">Ysens de FRANCE</a>  </strong>, PhD, chargée de mission IA (Gendarmerie nationale), gouvernance et éthique de l'IA, membre de l'AI Strategy Group (Europol)</li>  	<li class="list">Pr. <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mathieu-guidere-60755612/" target="_blank">Mathieu GUIDERE</a>  </strong>, professeur à l'Université Toulouse Jean-Jaurès, spécialiste du renseignement, de la radicalisation et de la géopolitique</li>  </ul>    <h4 align="center"><strong>2</strong><strong>ᵉ</strong><strong> table ronde – Souverainetés technologiques</strong></h4>  Animée par <strong>le Professeur émérite <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/pascal-chaigneau-a717bb54/" target="_blank">Pascal CHAIGNEAU</a>  </strong>, directeur de la chaire « Géopolitique » du MBA. <br />  <strong>Intervenants :</strong>    <ul>  	<li class="list">Amiral <strong>Alain de DAINVILLE (2S)</strong>, ancien Chef d'état-major de la Marine</li>  	<li class="list">Colonel <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/david-beme-11738913a/" target="_blank">David BEME</a>  </strong>, chef du Bureau de la défense et de la sécurité nationale (DGGN)</li>  	<li class="list">M. <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cyrilnguyen1969/" target="_blank">Cyril NGUYEN</a>  </strong>, Group Security &amp; Business Intelligence Director (ENGIE), diplômé du MBA</li>  </ul>    <h4 align="center"><strong>3</strong><strong>ᵉ</strong><strong> table ronde – Souverainetés logistiques</strong></h4>  Animée par <strong>Mme la Professeure <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/v%C3%A9ronique-chanut-91616621/" target="_blank">Véronique CHANUT</a>  </strong>, directrice de la chaire « Management » du MBA. <br />  <strong>Intervenants :</strong>    <ul>  	<li class="list">Mme <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/clotilde-champeyrache-382510227/" target="_blank">Clotilde CHAMPEYRACHE</a>  </strong>, maître de conférences, Conservatoire national des arts et métiers</li>  	<li class="list">Mme <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/annemarieidrac/" target="_blank">Anne-Marie IDRAC</a>  </strong> <em>(sous réserve)</em>, présidente de France Logistique, ancienne ministre</li>  	<li class="list">M. <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thierry-allegre-14a004138/" target="_blank">Thierry ALLEGRE</a>  </strong>, directeur Support Opérations &amp; Stratégie Transport (Martin Brower), diplômé du MBA</li>  </ul>  L'introduction sera assurée par <strong> le Professeur <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/r%C3%A9my-f%C3%A9vrier-a859481a9/" target="_blank"> Rémy FÉVRIER</a>  </strong>, et la synthèse des débats par <strong>le Professeur émérite <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alain-bauer-73773263/" target="_blank">Alain BAUER</a>  </strong>. <br />  La clôture du colloque sera assurée par <strong>Mme <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/sophie-errante-324656284/" target="_blank">Sophie ERRANTE</a>  </strong>, députée de la Loire-Atlantique.    <h3 align="center">Informations pratiques et accès</h3>  ⚠️ <strong>L'inscription en ligne est obligatoire pour accéder à l'événement.</strong>    <ul>  	<li class="list"><strong>Date :</strong> Mardi 3 février 2026</li>  	<li class="list"><strong>Horaires :</strong> Filtrage et accueil à partir de 13h15 – Colloque de 14h00 à 18h00</li>  	<li class="list"><strong>Lieu :</strong>&nbsp;École Militaire, 1 Pl. Joffre, 75007 Paris – Amphithéâtre Foch</li>  	<li class="list"><strong>Conditions d'accès :</strong> Présentation obligatoire d'une pièce d'identité en cours de validité</li>  </ul>  👉 <a class="link" href="https://www.paris-ecole-militaire.fr/fr/forms/colloque2026souverainetecritiques" target="_blank"> <strong>Pour vous inscrire, veuillez cliquer ici.</strong></a>  <br />  &nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/3-fevrier-2026-Souverainetes-critiques-sommes-nous-prets_a6843.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Vers 2026. Quand les ruptures deviennent la norme.</title>
   <updated>2026-01-03T16:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Vers-2026-Quand-les-ruptures-deviennent-la-norme_a6810.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93489428-65333284.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-02T16:32:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’économie mondiale aborde 2026 dans un climat de tensions accrues. Entre fragmentation géopolitique, recomposition des règles du commerce international et impératifs d’autonomie stratégique, États et entreprises doivent désormais naviguer dans un environnement où la visibilité se réduit et où les ruptures deviennent la norme.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93489428-65333284.jpg?v=1767369621" alt="Vers 2026. Quand les ruptures deviennent la norme." title="Vers 2026. Quand les ruptures deviennent la norme." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un monde entré dans l’hiver géopolitique</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’année 2025 aura marqué un basculement. <br />   <br />  L’investiture de Donald Trump en janvier a symbolisé, pour de nombreux économistes, l’entrée dans un « hiver géopolitique » appelé à durer. Le multilatéralisme s’essouffle, les alliances se recomposent et les interdépendances, autrefois synonymes d’efficacité, deviennent sources de vulnérabilité. Selon <a class="link" href="https://www.ouest-france.fr/economie/entretien-leconomie-evitera-le-ravin-en-2026-assure-cet-expert-du-milieu-bancaire-f041e342-d125-11f0-8aae-c226ab82a7d1" target="_blank">Samy Chaar, chef économiste de Lombard Odier</a>, cette nouvelle ère s’accompagne d’une <strong style="white-space: pre-wrap;">double rupture</strong> : géopolitique d’une part, avec la fin d’un cycle de relative stabilité, et économique d’autre part, avec des conditions d’affaires profondément bouleversées.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce contexte fragmenté, l’autonomie redevient un impératif stratégique. Mais ce virage exige des financements massifs, au moment même où les dettes publiques atteignent des niveaux préoccupants, notamment en Europe. Pour les entreprises, la situation n’est guère plus confortable : les règles du commerce international évoluent à un rythme tel que la planification devient quasi impossible. La visibilité, déjà réduite en 2025, pourrait encore se dégrader en 2026.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La guerre tarifaire américaine, un facteur d’instabilité supplémentaire</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La guerre commerciale engagée par les États-Unis depuis le “Liberation Day” du 2 avril 2025 continue de peser sur l’économie mondiale. Si les marchés ont mieux résisté qu’attendu, les prochains mois pourraient être marqués par de nouveaux rebondissements. L’un des points de tension majeurs concerne l’usage de l’<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Emergency_Economic_Powers_Act" target="_blank">IEEPA</a>, la loi d’urgence nationale mobilisée pour imposer des droits de douane généralisés. Plusieurs contentieux sont en cours, et la Cour suprême pourrait juger que ce fondement juridique n’est pas adapté à une telle politique tarifaire.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Un tel scénario ouvrirait la voie à d’autres instruments légaux, comme la section 122 du Trade Act de 1974, permettant d’instaurer temporairement un tarif de 15 %, ou la section 301, plus puissante mais nécessitant des enquêtes longues. Autant d’options susceptibles d’alimenter l’incertitude et de perturber davantage les chaînes de valeur mondiales.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France face au dilemme de la dette et de l’autonomie</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce climat global de tensions, la France doit composer avec une dette publique de 3 482 milliards d’euros et un déficit qui devrait rester proche de 5 % du PIB en 2026. Pour Samy Chaar, la capacité d’un pays à s’endetter dépend de l’équilibre entre finances publiques et épargne privée. <br />   <br />  Sous cet angle, la France conserve une certaine marge de manœuvre grâce à un compte courant proche de l’équilibre. Mais tout dépendra de l’usage de la dette : financer l’autonomie et la résilience économique rassurerait les marchés, tandis que des dépenses jugées non productives pourraient au contraire dégrader la confiance.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les débats budgétaires de fin 2025 illustrent ce tiraillement. Le rejet partiel du projet de loi de finances, puis l’adoption d’une loi spéciale en attendant la reprise des discussions, témoignent de la difficulté à concilier impératifs stratégiques, contraintes sociales et discipline budgétaire.</span> <br />    <div style="white-space: normal; margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une économie durablement sous tension</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Un constat s’impose : l’économie mondiale évolue désormais dans un environnement où les repères traditionnels s’effacent. L’hiver géopolitique, la recomposition des règles commerciales et les arbitrages budgétaires complexes imposent aux États comme aux entreprises une adaptation rapide. <br />   <br />  La visibilité, jadis considérée comme acquise, pourrait rester durablement brouillée.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div>
      -&nbsp;<a class="link" href="https://www.forbes.fr/business/2026-lhiver-geopolitique-installe-une-economie-de-lincertitude/" target="_blank">2026 : l’hiver géopolitique installe une économie de l’incertitude&nbsp;</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/valentin-gasselin-952723174/" target="_blank">&nbsp;Valentin Gasselin</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Vers-2026-Quand-les-ruptures-deviennent-la-norme_a6810.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Cybersécurité : ce que décembre 2025 révèle des nouvelles lignes de fracture</title>
   <updated>2026-02-01T15:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Cybersecurite-ce-que-decembre-2025-revele-des-nouvelles-lignes-de-fracture_a6808.html</id>
   <category term="Cybersécurité" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93486247-65331843.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-02T13:19:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Décembre 2025 a constitué une période particulièrement révélatrice des dynamiques de tension qui caractérisent aujourd’hui l’écosystème mondial de la cybersécurité. La multiplication des fuites massives de données, l’identification de vulnérabilités critiques, l’essor de ransomwares intégrant des capacités d’intelligence artificielle ainsi que l’intensification des activités d’espionnage étatique ont mis en évidence une évolution majeure : la menace cyber ne relève plus uniquement de problématiques techniques. Elle s’inscrit désormais dans une logique systémique, affectant simultanément les chaînes d’approvisionnement, les infrastructures critiques et les principaux environnements logiciels utilisés à l’échelle internationale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93486247-65331843.jpg?v=1767363250" alt="Cybersécurité : ce que décembre 2025 révèle des nouvelles lignes de fracture" title="Cybersécurité : ce que décembre 2025 révèle des nouvelles lignes de fracture" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un mois marqué par des fuites de données d’ampleur inédite</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La fin de l’année a été marquée par une succession de méga-fuites de données, dont certaines figurent parmi les plus importantes jamais documentées. <br />  <a class="link" href="https://innovatecybersecurity.com/2025/12/" target="_blank">Innovate Cybersecurity </a>  signale notamment un « méga leak » portant sur 16 milliards d’identifiants, un incident d’ampleur historique qui témoigne de la massification du vol de credentials et de la place désormais structurante que cette pratique occupe dans les modes opératoires des attaques contemporaines.  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">Parallèlement, </span><span style="white-space: pre-wrap;">plusieurs </span><span style="white-space: pre-wrap;">organisations </span><span style="white-space: pre-wrap;">ont </span><span style="white-space: pre-wrap;">annoncé </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">compromissions </span><span style="white-space: pre-wrap;">majeures </span><span style="white-space: pre-wrap;">:</span></span> <br />    <ul style="white-space: normal;">  	<li style="white-space: normal;">  	<p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://securityboulevard.com/2025/12/top-data-breaches-of-december-2025" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">Petco</span></strong></a>  <span style="white-space: pre-wrap;">, </span><span style="white-space: pre-wrap;">en </span><span style="white-space: pre-wrap;">raison </span><span style="white-space: pre-wrap;">d’une </span><span style="white-space: pre-wrap;">mauvaise </span><span style="white-space: pre-wrap;">configuration </span><span style="white-space: pre-wrap;">logicielle, </span><span style="white-space: pre-wrap;">a </span><span style="white-space: pre-wrap;">exposé </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">données </span><span style="white-space: pre-wrap;">sensibles </span><span style="white-space: pre-wrap;">incluant </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">informations </span><span style="white-space: pre-wrap;">financières </span><span style="white-space: pre-wrap;">et </span><span style="white-space: pre-wrap;">personnelles </span><span style="white-space: pre-wrap;">;</span></span>   	</li>  	<li style="white-space: normal;">  	<p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.securityweek.com/covenant-health-data-breach-impacts-478000-individuals/" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">Covenant </span><span style="white-space: pre-wrap;">Health</span></strong></a>  <span style="white-space: pre-wrap;">, </span><span style="white-space: pre-wrap;">ciblé </span><span style="white-space: pre-wrap;">par </span><span style="white-space: pre-wrap;">le </span><span style="white-space: pre-wrap;">groupe </span><span style="white-space: pre-wrap;">Qilin, </span><span style="white-space: pre-wrap;">a </span><span style="white-space: pre-wrap;">confirmé </span><span style="white-space: pre-wrap;">que </span><strong style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">478 </span><span style="white-space: pre-wrap;">000 </span><span style="white-space: pre-wrap;">personnes</span></strong><span style="white-space: pre-wrap;"> </span><span style="white-space: pre-wrap;">étaient </span><span style="white-space: pre-wrap;">concernées </span><span style="white-space: pre-wrap;">par </span><span style="white-space: pre-wrap;">une </span><span style="white-space: pre-wrap;">attaque </span><span style="white-space: pre-wrap;">initialement </span><span style="white-space: pre-wrap;">détectée </span><span style="white-space: pre-wrap;">au </span><span style="white-space: pre-wrap;">printemps </span><span style="white-space: pre-wrap;">;</span></span>   	</li>  	<li style="white-space: normal;">  	<p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.privacyguides.org/news/2025/12/29/data-breach-roundup-dec-19-dec-25-2025/?utm_source=copilot.com" target="_blank"><span style="white-space: pre-wrap;">L’Université </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span></a>  <span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.privacyguides.org/news/2025/12/29/data-breach-roundup-dec-19-dec-25-2025/?utm_source=copilot.com" target="_blank">Phoenix</a>  </span><span style="white-space: pre-wrap;">a </span><span style="white-space: pre-wrap;">révélé </span><span style="white-space: pre-wrap;">que </span><strong style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">3,5 </span><span style="white-space: pre-wrap;">millions </span><span style="white-space: pre-wrap;">d’individus</span></strong><span style="white-space: pre-wrap;"> </span><span style="white-space: pre-wrap;">avaient </span><span style="white-space: pre-wrap;">été </span><span style="white-space: pre-wrap;">affectés </span><span style="white-space: pre-wrap;">par </span><span style="white-space: pre-wrap;">l’exploitation </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">vulnérabilités </span><span style="white-space: pre-wrap;">Oracle </span><span style="white-space: pre-wrap;">EBS, </span><span style="white-space: pre-wrap;">soulignant </span><span style="white-space: pre-wrap;">la </span><span style="white-space: pre-wrap;">fragilité </span><span style="white-space: pre-wrap;">persistante </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">systèmes </span><span style="white-space: pre-wrap;">ERP </span><span style="white-space: pre-wrap;">largement </span><span style="white-space: pre-wrap;">déployés.</span></span>   	</li>  </ul>    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ces </span><span style="white-space: pre-wrap;">événements </span><span style="white-space: pre-wrap;">témoignent </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">difficultés </span><span style="white-space: pre-wrap;">persistantes </span><span style="white-space: pre-wrap;">des </span><span style="white-space: pre-wrap;">organisations </span><span style="white-space: pre-wrap;">à </span><span style="white-space: pre-wrap;">détecter </span><span style="white-space: pre-wrap;">rapidement </span><span style="white-space: pre-wrap;">les </span><span style="white-space: pre-wrap;">intrusions </span><span style="white-space: pre-wrap;">et </span><span style="white-space: pre-wrap;">à </span><span style="white-space: pre-wrap;">maîtriser </span><span style="white-space: pre-wrap;">la </span><span style="white-space: pre-wrap;">complexité </span><span style="white-space: pre-wrap;">croissante </span><span style="white-space: pre-wrap;">de </span><span style="white-space: pre-wrap;">leurs </span><span style="white-space: pre-wrap;">environnements </span><span style="white-space: pre-wrap;">numériques.</span></span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ransomwares : une dynamique d’industrialisation accrue</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les analyses de fin d’année convergent vers un constat préoccupant : <strong style="white-space: pre-wrap;">2025 a été marqué par une intensification notable des attaques par ransomware</strong>, avec une augmentation de plus de 30 % des incidents recensés sur les <a class="link" href="https://www.neteye-blog.com/2026/01/ransomware-double-extortion-attack-2025-overview/" target="_blank">Data Leak Sites </a>  par rapport à 2024. <br />   <br />  Le mois de décembre a été particulièrement actif, notamment en raison :</span> <br />    <ul>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">de la poursuite des opérations du groupe <a class="link" href="https://www.infosecurity-magazine.com/news/top-ransomware-trends-of-2025/" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;">Qilin</strong></a>, devenu l’un des acteurs les plus prolifiques ;</span></li>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">de campagnes visant des secteurs critiques tels que la santé ou l’industrie ;</span></li>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">de l’émergence de <a class="link" href="https://www.clubic.com/actualite-593197-des-ransomwares-dopes-a-l-ia-la-menace-de-2026-selon-eset.html" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;">PromptLock</strong></a>, un rançongiciel exploitant un modèle de langage pour générer automatiquement des scripts malveillants, documenté par ESET.</span></li>  </ul>    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">L’intégration de capacités d’IA générative dans les outils criminels marque un tournant, en permettant une automatisation accrue de la production de code et une adaptation plus rapide aux contre-mesures.</span></strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vulnérabilités critiques : React2Shell, MongoBleed et les failles en cascade</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Décembre 2025 a également été caractérisé par la divulgation de plusieurs vulnérabilités majeures, dont certaines présentent un impact systémique :</span> <br />    <ul>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://community.passbolt.com/t/this-month-in-cybersecurity-december-2025/13970" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;">React2Shell</strong></a>, une vulnérabilité d’exécution de code à distance affectant React Server Components et Next.js, classée de sévérité maximale et exploitable sans authentification ;</span></li>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://innovatecybersecurity.com/2025/12/" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;">MongoBleed</strong>,</a>  exploitée activement, qui a compromis de nombreuses bases de données mal configurées, rappelant les incidents récurrents liés à MongoDB ;</span></li>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">l’ajout de nouvelles failles critiques au catalogue <a class="link" href="https://innovatecybersecurity.com/2025/12/" target="_blank">KEV de la CISA</a>, confirmant leur exploitation par des acteurs étatiques et criminels.</span></li>  </ul>    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Ces vulnérabilités soulignent la dépendance croissante aux technologies open source et aux composants cloud, devenus des vecteurs d’attaque privilégiés.</span></strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Espionnage étatique : l’activisme de groupes chinois et la militarisation du cyber</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les rapports de décembre soulignent également une intensification des activités d’espionnage, notamment :</span> <br />    <ul>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://innovatecybersecurity.com/2025/12/" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;">Ink Dragon</strong></a>, un groupe lié à la Chine, qui a étendu ses opérations d’espionnage à de nouveaux secteurs et régions</span></li>  	<li style="white-space: normal; margin-left: 40px;">des attaques sophistiquées exploitant GitHub ou VMware pour maintenir une présence furtive dans les réseaux, selon <a class="link" href="https://www.sisainfosec.com/infosec-reports/emerging-malware-ransomware-and-threat-groups-trends-december-2025/" target="_blank">SISA InfoSec</a>.&nbsp;</li>  </ul>    <div style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><strong>La frontière entre cybercriminalité et opérations étatiques continue de s’estomper, avec des groupes hybrides capables d’opérer à la fois pour des intérêts financiers et géopolitiques.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hybridation des menaces : les enseignements stratégiques de décembre 2025</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">&nbsp;La synthèse des événements survenus en décembre 2025 montre clairement que la cybersécurité a franchi un seuil critique et s’inscrit désormais dans une dynamique de changement d’échelle. <br />   <br />  L’intensification simultanée du volume, de la vitesse et du degré d’automatisation des attaques, l’exposition croissante des composants logiciels essentiels, l’ampleur inédite des fuites de données et la porosité grandissante entre acteurs criminels et acteurs étatiques témoignent d’une transformation profonde du paysage des menaces. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Principaux rendez-vous Janvier &amp; Février 2026</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>- 20 janvier GS Days – Journées francophones de la Sécurité de l’Information</strong> <br />  Le thème 2025 met l’accent sur les nouveaux défis du métier de RSSI, notamment dans le contexte NIS2 et des attaques supply chain. <br />  <a class="link" href="https://www.gsdays.fr/" target="_blank">https://www.gsdays.fr/</a>  <br />   <br />  -&nbsp;<strong style="white-space: normal;">28–29 janvier 2026&nbsp;</strong>-&nbsp;<strong>Cyber Show Paris 2026</strong> <br />  <strong style="white-space: normal;">Paris – Espace Champerret</strong> Salon dédié à la cybersécurité, mêlant conférences, ateliers et démonstrations. Il s’adresse à la fois aux professionnels et au grand public, avec un objectif de sensibilisation et de vulgarisation. <br />  <a class="link" href="https://10times.com/fr/france/cyber-security" target="_blank">https://10times.com/fr/france/cyber-security</a>  <br />   <br />  -&nbsp;<strong style="white-space: normal;">3 février 2026&nbsp;</strong><strong>Cyber‑IA Expo 2026&nbsp;</strong> <br />  <strong style="white-space: normal;">Paris – Palais des Congrès</strong> Événement majeur consacré à la convergence entre <strong style="white-space: normal;">cybersécurité</strong> et <strong style="white-space: normal;">intelligence artificielle</strong>, organisé par Beyond Event, Les Assises de la cybersécurité et les RIAMS. <br />  <a class="link" href="https://ia-cyber.com/" target="_blank">https://ia-cyber.com/</a>  <br />  -&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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