<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.veillemag.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.veillemag.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.veillemag.com/</id>
 <updated>2026-07-14T13:26:54+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>https://www.veillemag.com/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Université, espionnage chinois et guerre économique : la France face à la bataille du savoir</title>
   <updated>2026-06-29T14:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Universite-espionnage-chinois-et-guerre-economique-la-France-face-a-la-bataille-du-savoir_a7762.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96985960-67589457.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-15T15:54:00+02:00</published>
   <author><name>Giuseppe Gagliano</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Longtemps perçue comme un sanctuaire de liberté académique, l’université française découvre sa vulnérabilité face aux stratégies d’influence et de captation technologique. Des laboratoires classés aux partenariats de recherche, les incidents récents montrent que la bataille du savoir se joue désormais à bas bruit, au cœur même des institutions scientifiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96985960-67589457.jpg?v=1781533236" alt="Université, espionnage chinois et guerre économique : la France face à la bataille du savoir" title="Université, espionnage chinois et guerre économique : la France face à la bataille du savoir" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'observatoire comme symptôme d'un changement d'époque</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le post de Patrice Lefort-Lavauzelle consacré à l'observatoire qui étudie l'espionnage dans les universités françaises ne renvoie pas à une inquiétude abstraite. Il éclaire une réalité devenue centrale : l'université n'est plus seulement un lieu de savoir, de formation et de coopération internationale. Elle est devenue un espace stratégique, donc un espace vulnérable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France le sait désormais. La DGSI, Direction générale de la sécurité intérieure, a placé la protection du potentiel scientifique et technique national parmi ses préoccupations majeures. Elle alerte sur les risques liés à l'accueil de chercheurs étrangers, aux programmes académiques officiels, aux partenariats scientifiques et à l'accès à des laboratoires sensibles. Le problème n'est pas la coopération internationale en elle-même. Le problème commence lorsque cette coopération devient captation technologique, collecte d'informations ou transfert non maîtrisé de savoir-faire.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le cas de Bordeaux : quand une zone protégée devient enjeu de renseignement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'affaire la plus récente et la plus significative concerne un professeur de mathématiques appliquées lié à l'Institut de mécanique et d'ingénierie de l'Université de Bordeaux. Arrêté par la DGSI en février 2025, il a été mis en examen en décembre 2025. Il est soupçonné d'avoir permis à une délégation chinoise d'accéder à des zones sensibles, alors que certains espaces de l'institut étaient classés en zone à régime restrictif.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'affaire est capitale parce qu'elle illustre exactement ce que la DGSI cherche à empêcher : l'accès non contrôlé à des lieux où se concentrent des savoir-faire scientifiques et techniques susceptibles d'avoir une valeur stratégique. Une zone à régime restrictif n'est pas un simple bureau administratif. C'est un espace protégé parce que les connaissances qui y circulent peuvent toucher à la sécurité, à l'industrie, à la défense ou à la compétitivité nationale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans la logique de la guerre économique, l'enjeu n'est pas seulement de savoir si un document a été volé. L'enjeu est de savoir si une puissance étrangère a pu observer, comprendre, cartographier ou approcher un savoir-faire sensible.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cas Xuan Wu : la vulnérabilité des laboratoires français</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Un autre exemple, révélé par Mediapart, concerne Xuan Wu, doctorante chinoise qui, entre 2018 et 2021, aurait passé plusieurs nuits dans des laboratoires sensibles à Metz et Strasbourg, notamment dans le laboratoire ICube de l'INSA Strasbourg. Selon l'enquête, elle aurait permis à un compatriote d'y pénétrer.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce cas est important parce qu'il montre la fragilité concrète des établissements de recherche. Il ne s'agit pas nécessairement d'une opération spectaculaire. Il suffit parfois d'un accès mal contrôlé, d'une présence nocturne, d'identifiants utilisés de manière irrégulière, d'une surveillance insuffisante des locaux ou d'un excès de confiance dans l'environnement académique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La guerre économique moderne n'a pas toujours besoin de casser la porte. Elle profite des portes entrouvertes.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>L'affaire Valeo-Compiègne : le précédent de 2005</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'École de Guerre Économique rappelle aussi l'affaire Valeo de 2005. Une étudiante chinoise, Li-li Wuang, en stage chez l'équipementier Valeo à Guyancourt dans le cadre de ses études à l'Université de technologie de Compiègne, avait été accusée d'avoir détourné des données informatiques sensibles. L'affaire s'était conclue par une condamnation pour abus de confiance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce précédent est essentiel car il montre que la problématique ne date pas d'hier. Elle apparaît déjà au moment où la Chine accélère son rattrapage industriel et technologique. À l'époque, beaucoup y virent un incident isolé. Avec le recul, il apparaît plutôt comme un signal avant-coureur : la frontière entre stage, formation, transfert de compétences et captation d'informations pouvait devenir dangereusement poreuse.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La grille de lecture de l'École de Guerre Économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'École de Guerre Économique de Paris a raison de parler d'offensive cognitive chinoise dans les universités. Le terme est fort, mais il correspond à la nature du phénomène. Il ne s'agit pas seulement d'espionnage classique. Il s'agit d'une stratégie longue, patiente, cumulative, destinée à capter de l'information, à comprendre les écosystèmes scientifiques, à identifier les chercheurs utiles, à orienter des coopérations et à absorber des savoir-faire.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans cette perspective, l'université devient une mine stratégique. On y trouve des algorithmes, des données, des prototypes, des méthodes expérimentales, des doctorants brillants, des équipes de recherche, des projets européens, des technologies duales. Autrement dit, tout ce qui peut nourrir la puissance industrielle, militaire et géopolitique de demain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Intelligence économique et patriotisme scientifique</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La réponse ne peut pas être la fermeture. Fermer l'université serait absurde. La recherche vit de circulation, de confrontation intellectuelle et de coopération. Mais l'ouverture sans protection devient naïveté stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est ici qu'intervient le patriotisme économique. Il ne s'agit pas de nationalisme universitaire. Il s'agit de comprendre qu'une nation qui finance ses laboratoires doit protéger les fruits de cet investissement. La liberté académique n'exclut pas la vigilance. La coopération scientifique n'exclut pas le contrôle. L'accueil de chercheurs étrangers n'exclut pas l'évaluation des risques.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La DGSI n'intervient donc pas contre l'université, mais pour rappeler que le savoir est devenu une ressource stratégique. Et toute ressource stratégique attire la convoitise.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Chine, puissance de captation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La Chine n'est pas seulement un acteur économique en croissance. C'est une puissance organisée, dotée d'une stratégie industrielle, technologique et informationnelle. Son objectif est clair : réduire sa dépendance à l'égard de l'Occident et devenir dominante dans les secteurs décisifs du XXIe siècle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Intelligence artificielle, robotique, quantique, biotechnologies, aéronautique, espace, cybersécurité, océanographie, matériaux avancés : ce sont précisément les domaines que l'École de Guerre Économique identifie comme cibles privilégiées, parce qu'ils possèdent un double usage civil et militaire.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans ce contexte, les universités françaises deviennent des lieux d'observation, d'approche et parfois de captation.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La vraie leçon des affaires françaises</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Bordeaux, Metz, Strasbourg, Compiègne : ces affaires ne disent pas que tous les chercheurs chinois seraient suspects. Ce serait faux et dangereux. Elles disent autre chose : <strong>dans un monde de guerre économique, les milieux ouverts sont les plus vulnérables.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'université française a longtemps pensé que la science était protégée par sa noblesse même. Mais la science produit désormais la matière première de la puissance. Ce qui naît dans un laboratoire peut devenir demain un brevet, une arme, une usine, une plateforme numérique ou un avantage géopolitique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La bataille du savoir est donc déjà commencée.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Et l'observatoire évoqué par Patrice Lefort-Lavauzelle prend ici tout son sens : il ne s'agit pas seulement d'étudier des incidents. Il s'agit de comprendre que l'université est devenue l'une des premières lignes de la guerre économique mondiale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.ege.fr/infoguerre/loffensive-cognitive-chinoise-dans-les-universites" target="_blank">https://www.ege.fr/infoguerre/loffensive-cognitive-chinoise-dans-les-universites</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.portail-ie.fr/univers/2024/espionnage/" target="_blank">https://www.portail-ie.fr/univers/2024/espionnage/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.dgsi.interieur.gouv.fr/decouvrir-dgsi/nos-missions/protection-economique/proteger-notre-patrimoine-economique-et" target="_blank">https://www.dgsi.interieur.gouv.fr/decouvrir-dgsi/nos-missions/protection-economique/proteger-notre-patrimoine-economique-et</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.dgsi.interieur.gouv.fr/incidents-impliquant-des-chercheurs-etrangers-accueillis-dans-cadre-de-programmes-academiques" target="_blank">https://www.dgsi.interieur.gouv.fr/incidents-impliquant-des-chercheurs-etrangers-accueillis-dans-cadre-de-programmes-academiques</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.senat.fr/rap/r20-873/r20-873.html" target="_blank">https://www.senat.fr/rap/r20-873/r20-873.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/281837-influences-etatiques-extra-europeennes-dans-le-monde-universitaire" target="_blank">https://www.vie-publique.fr/rapport/281837-influences-etatiques-extra-europeennes-dans-le-monde-universitaire</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/nos-missions/proteger/proteger-le-potentiel-scientifique-et-technique-de-la-nation/foire-aux-questions" target="_blank">https://www.sgdsn.gouv.fr/nos-missions/proteger/proteger-le-potentiel-scientifique-et-technique-de-la-nation/foire-aux-questions</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iris-france.org/presse/la-france-cible-dun-espionnage-chinois-massif/" target="_blank">https://www.iris-france.org/presse/la-france-cible-dun-espionnage-chinois-massif/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-42106QE.htm" target="_blank">https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-42106QE.htm</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.senat.fr/rap/r23-739-1/r23-739-114.html" target="_blank">https://www.senat.fr/rap/r23-739-1/r23-739-114.html</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #geopolitics, #economicwarfare, #strategicintelligence, #Chinainfluence, #knowledgepower, #universitysecurity, #techtransfer, #nationalsecurity, #scientificespionage, #globalcompetition
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Universite-espionnage-chinois-et-guerre-economique-la-France-face-a-la-bataille-du-savoir_a7762.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Universités en crise. Samuel Mayol. Crise financière, autonomie, laïcité, pressions identitaires et liberté académique dans les universités françaises. L'Harmattan</title>
   <updated>2026-01-12T11:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Universites-en-crise-Samuel-Mayol-Crise-financiere-autonomie-laicite-pressions-identitaires-et-liberte-academique_a6850.html</id>
   <category term="Campus &amp; Métiers" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93642777-65411967.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-11T15:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au moment où la situation des universités françaises fait de nouveau la une de l'actualité, il est important de revenir sur l'essai de Samuel Mayol "Universités en crise", paru en 2025, aux éditions L'Harmattan. Depuis plusieurs semaines, les alertes sur l'état financier des établissements se multiplient, avec des présidents d'université qui évoquent des budgets dans le rouge, des fermetures de formations et des réductions d'activité faute de moyens suffisants. Dans Universités en crise, l'auteur démontrait déjà comment l'autonomie des universités, sans financement à la hauteur, a fragilisé durablement l'enseignement supérieur, tout en laissant se développer des dérives idéologiques, des pressions identitaires et des remises en cause de la laïcité et de la liberté académique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93642777-65411967.jpg?v=1768212526" alt="Universités en crise. Samuel Mayol. Crise financière, autonomie, laïcité, pressions identitaires et liberté académique dans les universités françaises. L'Harmattan" title="Universités en crise. Samuel Mayol. Crise financière, autonomie, laïcité, pressions identitaires et liberté académique dans les universités françaises. L'Harmattan" />
     </div>
     <div>
      <blockquote style="text-align: center;"> <br />  Les constats publiés aujourd'hui ne font que confirmer ce diagnostic et renforcent l'actualité de ce <a class="link" href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/universites-en-crises/78970" target="_blank">livre</a>, qui propose aussi des pistes de réforme pour préserver l'université comme service public, pilier républicain et espace de savoir neutre et inclusif. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/samuel-mayol/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Samuel Mayol</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’ouvrage « Universités en crise » apparaît aujourd’hui comme un livre prémonitoire, alors que les finances de l’université française plongent et que les alertes se multiplient. <br />  Aujourd’hui les présidents d’université tirent la sonnette d’alarme sur des budgets exsangues et le risque de fermeture de formations. <br />   <br />  « Universités en crise » montrait dès 2025 que la faillite financière n’est que le symptôme d’un mal plus profond : la dérive de l’université française, prise en étau entre autonomie sous-dotée, pressions identitaires et abandon de sa mission républicaine. <br />  L’ouvrage met en lumière un faisceau de crises : explosion des charges et des coûts fixes, rigidités budgétaires, recours croissant aux contrats précaires, difficultés à maintenir l’offre de formation et la qualité du service public. <br />   <br />  Mais il montre surtout que la crise financière nourrit et amplifie d’autres dérives : montée des revendications identitaires et communautaires, contestation de la laïcité, intimidations idéologiques, banalisation de formes de censure qui minent la liberté académique et le débat scientifique. <br />   <br />  Loin de se limiter à un constat, « Universités en crise » propose des pistes concrètes pour refonder l’Université comme pilier républicain : réaffirmer la priorité du financement de base, clarifier le périmètre de l’autonomie, restaurer la collégialité des décisions, garantir la neutralité du service public d’enseignement supérieur et protéger réellement la liberté de recherche et d’expression des enseignants-chercheurs. <br />   <br />  L’auteur y défend une université à la fois exigeante et inclusive, ouverte à tous les publics mais ferme sur ses principes : laïcité, neutralité, refus des assignations identitaires, primat du savoir et de la méthode scientifique sur les militantismes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://samuelmayol.fr/" target="_blank">Samuel Mayol,</a>  maître de conférences en sciences de gestion et spécialiste du marketing, dirige le laboratoire LaRa de l’ICD. <br />  Ancien directeur de l’IUT de Saint-Denis, il <a class="link" href="https://normadoc.numilog.com/Samuel-Mayol/81331.Auteur" target="_blank">concentre ses recherches</a>  sur les comportements du consommateur et les enjeux républicains, thèmes qu’il explore aussi dans plusieurs ouvrages engagés. <br />  Figure reconnue du débat public, il conjugue expertise académique et sens aigu des dynamiques sociétales.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Universites-en-crise-Samuel-Mayol-Crise-financiere-autonomie-laicite-pressions-identitaires-et-liberte-academique_a6850.html" />
  </entry>
</feed>
