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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-09T19:09:13+02:00</dc:date>
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   <title>La France des services : de la contre-insurrection coloniale à la sécurité de l'État profond</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2026 16:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Renseignement]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Longtemps perçus comme des appareils techniques opérant dans l’ombre, les services secrets français apparaissent, depuis les années 1950, comme un miroir des fractures politiques de la République. De l’Indochine au Sahel, de l’OAS au terrorisme islamiste, leur histoire révèle une constante : la gestion d’une « guerre civile latente » qui traverse l’État, ses marges et ses zones d’influence.     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96477461-67270059.jpg?v=1778341342" alt="La France des services : de la contre-insurrection coloniale à la sécurité de l'État profond" title="La France des services : de la contre-insurrection coloniale à la sécurité de l'État profond" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La République de l’ombre : une histoire politique des services secrets français</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'histoire moderne des services secrets français, à partir des années cinquante, ne peut pas être lue comme une simple affaire d'appareils spécialisés, de bureaux réservés ou d'opérations clandestines. Elle est, plus radicalement, une histoire politique de la République française. Une histoire qui traverse l'Indochine, l'Algérie, la guerre froide, l'OAS, le gaullisme, l'Afrique postcoloniale, le terrorisme international, la crise du Sahel et le rapport ambigu entre services et pouvoir exécutif.&nbsp; <br />   <br />  Dans cette perspective, le concept de guerre civile latente permet de saisir un trait essentiel : les services français ne naissent pas et ne se développent pas uniquement pour faire face à des ennemis extérieurs. Ils sont progressivement modelés par la nécessité de contrôler des fractures internes, des menaces hybrides, des zones de frontière entre politique et sécurité, entre territoire national et espace colonial, entre légalité républicaine et raison d'État.&nbsp; La France républicaine se raconte comme patrie de la loi, de la citoyenneté, de la souveraineté populaire, de la laïcité et de l'universalisme. <br />   <br />  Mais, à partir des années cinquante, elle construit aussi une République de l'ombre : faite de SDECE, de DST, de service Action, de réseaux africains, d'opérations couvertes, de lutte contre l'OAS, de contre-espionnage antisoviétique, de relations avec la CIA, de diplomaties parallèles et, plus tard, de DGSE et de DGSI. Non pas une République alternative, mais une dimension structurelle de la République elle-même.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Indochine comme laboratoire de la guerre secrète</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Avant l'Algérie, il y a l'Indochine. C'est là que les services français apprennent une leçon destinée à marquer toute leur histoire ultérieure : la guerre moderne n'est plus seulement un affrontement entre armées régulières. Elle est aussi guerre de population, de réseau, de propagande, de sabotage, d'infiltration, de contrôle territorial et de manipulation psychologique.&nbsp; <br />   <br />  Dans la guerre d'Indochine, la France expérimente des formes de contre-guérilla appelées à influencer aussi d'autres puissances occidentales. En particulier, le Groupe de commandos mixtes aéroportés, le GCMA, apparaît comme une structure infiltrée dans la jungle vietnamienne, capable de construire des réseaux, d'utiliser des minorités locales, de recueillir des informations et d'organiser des actions clandestines contre le Viet Minh. <br />   <br />  L'expérience française en Indochine devient ainsi l'une des matrices de la contre-insurrection moderne, ensuite étudiée et reprise par des appareils américains et sud-américains.&nbsp; Ici change la nature même du service. Le renseignement n'est plus seulement collecte d'informations. Il devient action. Il ne se limite pas à savoir où se trouve l'ennemi : il doit désarticuler ses réseaux, le séparer de la population, créer des forces auxiliaires, organiser des sabotages, favoriser les défections, alimenter les divisions. Le service n'observe pas seulement le conflit : il le produit et l'oriente.&nbsp; <br />   <br />  Ce passage est décisif parce qu'il prépare l'Algérie. L'Indochine enseigne aux Français que l'ennemi révolutionnaire ne vit pas seulement sur les champs de bataille, mais dans les structures sociales, les villages, les canaux logistiques, les réseaux de sympathisants. De là naît une culture opérationnelle fondée sur l'infiltration et l'action clandestine. Une culture efficace, mais aussi dangereuse, car elle tend à déplacer la guerre hors du contrôle ordinaire de la loi.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Algérie : la guerre civile latente devient système</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'Algérie est le centre de cette histoire. Elle ne fut pas seulement une guerre coloniale. Elle fut une crise de la France elle-même. L'Algérie était perçue par de nombreux milieux politiques, militaires et coloniaux comme une partie intégrante de l'espace français ; la présence européenne, la proximité géographique avec la métropole, la valeur symbolique du territoire et le caractère à la fois militaire et terroriste du conflit en firent une question existentielle.&nbsp; <br />   <br />  En Algérie, la guerre civile latente se manifeste sous une forme presque explicite. D'un côté, l'État français combat le FLN. De l'autre, il doit contrôler une partie de son propre monde militaire, colonial et nationaliste qui refuse la perspective de l'indépendance. L'ennemi n'est plus seulement algérien. Il peut être français. Il peut être un officier rebelle, un colon radicalisé, un militant de l'Algérie française, un appareil infidèle.&nbsp; <br />   <br />  <strong>C'est là la spécificité française : la guerre coloniale devient guerre interne autour de la définition même de la nation. Qui décide de ce qu'est la France ? Le gouvernement de Paris ? L'armée sur le terrain ? Les Français d'Algérie ? De Gaulle ? Les défenseurs de l'empire ? La République légale ou la communauté qui se considère trahie par la République ?</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le SDECE et le service Action : l'État agit sans signature</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans le conflit algérien, le SDECE et son service Action assument un rôle essentiel. L'appareil extérieur est poussé dans un conflit qui, du point de vue juridique et politique français, n'est pas totalement extérieur. L'Algérie est la France, mais la guerre dépasse les frontières algériennes : trafics d'armes, bases logistiques au Maroc et en Tunisie, soutiens extérieurs au FLN, réseaux internationaux.&nbsp; <br />   <br />  De là naît la nécessité de l'action couverte. Les services doivent neutraliser, saboter, infiltrer, manipuler, frapper les canaux logistiques et les réseaux de soutien. Dans les reconstructions disponibles, la France organise des unités spécialisées et des opérations clandestines, selon des règles définies par le sommet politique gaulliste.&nbsp; Le point politique est immense. L'État républicain crée une zone d'ombre dans laquelle la décision souveraine peut agir sans apparaître directement. Frapper sans signer. Saboter sans revendiquer. Neutraliser sans ouvrir un incident diplomatique. <br />   <br />  C'est la logique de la dénégation plausible, typique des guerres secrètes.&nbsp; En termes de guerre civile latente, cela signifie que le conflit ne peut pas être déclaré intégralement. La République défend elle-même et sa position coloniale par des moyens qu'elle ne peut pas toujours reconnaître. La clandestinité devient une technique de gouvernement de la contradiction.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Main Rouge et la violence couverte</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'affaire de la Main Rouge entre dans cette logique. Cette signature est associée à des opérations couvertes contre les réseaux de soutien au FLN et contre les canaux d'approvisionnement. Le sens politique n'est pas seulement opérationnel : l'État crée une signature fictive, un sujet apparent, une couverture qui permet d'agir en laissant incertaine la responsabilité.&nbsp; Cette pratique est l'une des formes les plus pures de la raison d'État moderne. La République ne renonce pas à la légalité dans sa représentation officielle, mais construit des espaces où la légalité ordinaire est suspendue, infléchie ou contournée au nom de la sécurité. <br />   <br />  La guerre civile latente n'est donc pas seulement la présence d'un conflit interne qui n'a pas explosé ; elle est aussi le recours à des instruments non déclarables pour empêcher ce conflit de submerger l'État.&nbsp; L'OAS : l'ennemi au sein de la nation&nbsp; Avec l'OAS, l'Organisation Armée Secrète, la guerre civile latente devient encore plus claire. L'OAS n'est pas simplement une organisation terroriste d'extrême droite. Elle est le signe qu'une partie de la France combat la France légale au nom d'une autre France, impériale, militaire, coloniale, anticommuniste, hostile à la politique de De Gaulle.&nbsp; <br />   <br />  L'OAS naît pour empêcher l'indépendance de l'Algérie et pour frapper ceux qui sont considérés comme des traîtres. Ici, l'ennemi n'est plus seulement le FLN. L'ennemi est le Français séditieux. C'est l'officier qui refuse la subordination au pouvoir civil. C'est le colon qui se sent abandonné. C'est le militant qui considère la République gaulliste comme une capitulation.&nbsp; La catégorie de guerre civile latente trouve ici son terrain le plus solide. La guerre ne devient pas guerre civile généralisée dans la métropole, mais elle en possède toutes les prémisses politiques et symboliques : deux légitimités françaises s'affrontent. <br />   <br />  D'un côté, la légalité de l'État ; de l'autre, la légitimité impériale de l'Algérie française.&nbsp; Les services doivent donc accomplir un passage décisif : non seulement combattre le FLN, mais défendre l'État contre des secteurs français rebelles. La sécurité nationale devient sécurité contre une partie de la nation. Cela laissera une empreinte durable dans la culture des appareils : l'ennemi intérieur n'est pas une abstraction ; il peut être réel, armé, organisé, inséré dans le même univers militaire et administratif que l'État.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De Gaulle : discipliner l'ombre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le retour de De Gaulle en 1958 et la naissance de la Cinquième République sont inséparables de cette crise. Le présidentialisme français n'est pas seulement une forme constitutionnelle. Il est une réponse à la faiblesse de la Quatrième République face à l'Algérie, à l'armée, aux colons, aux appareils et à la menace de la désobéissance militaire.&nbsp; De Gaulle comprend que les services et l'action clandestine ne peuvent pas être abolis. Mais ils doivent être ramenés au sommet de l'État. L'ombre doit être disciplinée. <br />   <br />  Ce ne peuvent pas être des réseaux autonomes, des officiers rebelles, des appareils incontrôlés ou des groupes coloniaux qui décident de la politique nationale. La violence secrète doit rester subordonnée à la décision souveraine.&nbsp; C'est une caractéristique fondamentale du modèle français : le service secret n'est pas pensé comme une simple structure technique, mais comme un prolongement de la décision politique de l'État. Cela lui donne efficacité et cohérence stratégique. Mais cela contient aussi un risque permanent : lorsque le service est trop proche du sommet, il peut se transformer d'instrument de la République en instrument du Palais.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La DST de Roger Wybot et la guerre froide intérieure</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Parallèlement au théâtre algérien et colonial, la France construit son dispositif de sécurité intérieure contre la pénétration soviétique. <br />   <br />  La DST, dirigée par Roger Wybot, assume un rôle central dans la lutte contre les réseaux de l'Est. Les reconstructions consacrées au sujet soulignent que la France dut organiser ses services de sécurité dans l'après-guerre pour faire face à une présence soviétique active déjà avant la guerre, renforcée aussi sous la couverture de la lutte antifasciste.&nbsp; Ici, la guerre civile latente prend une forme différente. <br />   <br />  Ce n'est plus l'Algérie française contre De Gaulle. C'est le soupçon qu'une partie du corps national puisse devenir le canal d'une influence étrangère. L'ennemi est extérieur, mais il agit à l'intérieur. Il est diplomate, agent, militant, fonctionnaire, sympathisant, intellectuel, informateur.&nbsp; La DST protège l'État non seulement contre des espions étrangers, mais contre des réseaux de pénétration qui traversent la société, l'administration, les partis, les milieux culturels. <br />   <br />  Le contre-espionnage devient ainsi aussi surveillance politique. Pas nécessairement répression, mais observation continue des vulnérabilités internes.&nbsp; En France, à la différence de l'Italie, cette dynamique ne produit pas une démocratie bloquée dans les mêmes formes. Mais elle alimente tout de même une culture de sécurité fondée sur le soupçon envers les perméabilités internes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les rapports avec la CIA : autonomie et dépendance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La France gaulliste revendique l'autonomie stratégique, mais ses services vivent aussi dans des rapports complexes avec les États-Unis. Le thème du « totem », c'est-à-dire du canal de liaison et d'échange informatif avec la CIA, a été rappelé en relation avec les accords Blum-Byrnes de 1946 et avec la relation ultérieure entre services français et américains.&nbsp; <br />   <br />  Ce rapport est ambigu. D'un côté, la coopération avec les États-Unis renforce les capacités informatives françaises. De l'autre, elle introduit une contrainte. La France veut être une puissance autonome, mais elle doit se mesurer à l'appareil américain. De Gaulle se méfie d'une subordination excessive à l'Atlantique, mais il ne peut pas ignorer le poids de la CIA et du système occidental.&nbsp; <br />   <br />  Ici encore revient la guerre civile latente, non comme conflit armé, mais comme tension entre souveraineté proclamée et dépendance opérationnelle. La France veut agir comme grande puissance indépendante, mais elle opère dans un écosystème du renseignement dominé par les États-Unis. Son histoire secrète est donc aussi l'histoire d'une compétition entre alliés.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1968 et la guerre des récits</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le cas de 1968 montre que le renseignement moderne n'agit pas seulement par sabotages, armes ou agents clandestins. Il agit aussi par récits, campagnes médiatiques, soupçons d'infiltration, construction d'accusations, manipulation de la perception publique.&nbsp; L'épisode lié à Philippe Thyraud de Vosjoli, aux accusations d'infiltration soviétique dans l'entourage gaulliste et à l'implication médiatique de titres comme Life Magazine et Minute a été interprété comme un cas d'usage politico-informatif de l'espionnage. Les accusations contre des figures de l'environnement gaulliste, comme Jacques Foccart, se révélèrent infondées, mais furent amplifiées et utilisées dans un climat de tension contre De Gaulle.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cette affaire est décisive parce qu'elle élargit la catégorie de guerre civile latente au terrain de la communication. Un pouvoir peut être déstabilisé non seulement par un coup d'État ou par un attentat, mais aussi par une campagne de soupçon</strong>. La délégitimation informationnelle devient une arme politique. Les divisions internes peuvent être exploitées par des appareils étrangers. Les médias peuvent se transformer en multiplicateurs d'opérations d'influence.&nbsp; La leçon est claire : la sécurité de l'État ne concerne pas seulement les frontières, les armées et les groupes clandestins. Elle concerne aussi la solidité du récit public et la capacité de distinguer information, désinformation et manipulation.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Foccart, l'Afrique et le post-empire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Jacques Foccart conduit au cœur d'un autre axe : l'Afrique. Après l'Algérie, la France n'abandonne pas sa projection impériale ; elle la transforme en influence postcoloniale. La décolonisation formelle n'efface pas les bases, les réseaux, les accords militaires, les rapports personnels avec les chefs d'État, les conseillers, les agents, les intermédiaires et les canaux réservés.&nbsp; <br />   <br />  L'Afrique devient le lieu de la continuité postimpériale. La France ne gouverne plus directement, mais elle maintient des instruments de contrôle. La souveraineté africaine est reconnue formellement, mais Paris conserve des leviers militaires, diplomatiques et informatifs. Le service secret devient l'un des principaux instruments de cette politique.&nbsp; Les reconstructions du rôle français en Afrique rappellent que, dès 1960, certains États africains cherchèrent à fermer ou à expulser des structures locales du service français : le Togo ferma le siège du service secret français et expulsa son chef, tandis qu'entre 1964 et 1967 le Tchad imposa aussi la fermeture du bureau de liaison du SDECE, qui couvrait également la République centrafricaine.&nbsp; <br />   <br />  Cela montre que l'indépendance africaine fut aussi une lutte contre la permanence des appareils français. La guerre civile latente s'extériorise : elle n'est plus seulement fracture interne française, mais conflit entre souverainetés africaines formelles et présence française informelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le service Action et les opérations africaines</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans les années soixante et soixante-dix, l'Afrique devient un grand théâtre de l'action clandestine française. La France intervient par des opérations clandestines guidées par le service Action, avec des agents locaux et des mercenaires, dans des contextes comme la Guinée de Sékou Touré. Dans ce cas, le SDECE aurait eu pour mission de recruter des personnes proches du pouvoir guinéen pour influencer sa politique en faveur de la France, tandis que des hommes d'affaires français auraient été impliqués dans des tentatives de déstabilisation économique et que des forces d'opposition auraient été soutenues.&nbsp; <br />   <br />  Ce passage est central. Le service n'agit pas seulement pour recueillir des nouvelles. Il agit pour modifier la réalité politique. Il influence, déstabilise, soutient des oppositions, utilise des intermédiaires, crée des conditions favorables aux intérêts français.&nbsp; Dans la logique de la guerre civile latente, l'Afrique postcoloniale devient le lieu où la France cherche à éviter la perte de son identité de puissance. La décolonisation est officielle ; la continuité de l'influence est clandestine. <br />   <br />  La République proclame la coopération, mais organise le contrôle. Elle parle de stabilité, mais intervient souvent dans la souveraineté d'autrui.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De Marenches et la restauration géopolitique du service</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Alexandre de Marenches, à la tête du SDECE de 1970 à 1981, représente la phase où le service extérieur est pensé comme un grand instrument géopolitique. Il est associé au combat contre l'expansion soviétique, à l'Afrique, au Moyen-Orient, au Safari Club et à la coopération avec d'autres services anticommunistes.&nbsp; <br />   <br />  Avec Marenches, le renseignement français assume une fonction stratégique globale. Il doit contenir l'URSS, maintenir les réseaux africains, dialoguer avec des régimes amis, agir au Moyen-Orient, soutenir la présence française dans les espaces laissés par la décolonisation. C'est le service comme organe de puissance.&nbsp; Ici, la guerre civile latente n'est plus seulement intérieure : elle devient défense du rang. <br />   <br />  La France craint le déclin. Elle craint de devenir une puissance moyenne européenne. Elle craint de perdre l'Afrique, la Méditerranée, l'autonomie stratégique. Les services servent à combler la distance entre ambition et capacité réelle.&nbsp; Bokassa, la Centrafrique et le coût politique de l'action couverte&nbsp; Les affaires africaines montrent cependant aussi le coût politique des réseaux réservés. Le remplacement de Bokassa par Dacko en Centrafrique relève d'une logique dans laquelle la France, tout en tournant la page du traditionnel « pré carré » gaulliste, continue à utiliser des instruments politiques et opérationnels pour gérer les équilibres africains. Ce cas est également présenté comme un épisode qui pesa sur Valéry Giscard d'Estaing.&nbsp; <br />   <br />  La leçon est claire : l'action clandestine peut produire des résultats immédiats, mais elle peut aussi se retourner contre le pouvoir politique. Le secret protège tant qu'il reste secret ; lorsqu'il émerge, il devient scandale, délégitimation, coût électoral.&nbsp; La République de l'ombre peut soutenir la République visible, mais elle peut aussi l'emporter dans sa chute.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Guérin-Sérac : de l'OAS à la contre-subversion internationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La trajectoire d'Yves Guérin-Sérac montre un autre héritage de la guerre d'Algérie. Ancien officier de la 11e Demi-Brigade Parachutiste du Choc, lié au service Action du SDECE, passé ensuite à l'OAS puis installé dans le Portugal salazariste, Guérin-Sérac apparaît comme une figure de liaison entre anticommunisme militant, réseaux mercenaires, guerre contre-subversive et stratégies clandestines en Afrique et en Amérique latine.&nbsp; Ce parcours est révélateur. <br />   <br />  L'OAS ne disparaît pas simplement avec la fin de l'Algérie française. Certaines de ses cultures opérationnelles, certains de ses hommes, certains de ses réseaux se déplacent ailleurs : au Portugal, en Afrique, en Amérique latine, dans l'univers de la contre-subversion anticommuniste.&nbsp; La guerre civile latente française engendre ainsi un sous-sol transnational. Des hommes formés dans les guerres coloniales et dans la lutte pour l'Algérie française deviennent acteurs de conflits idéologiques globaux. La contre-insurrection coloniale se transforme en anticommunisme international.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du terrorisme international à la restructuration des services</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À partir des années quatre-vingt, le scénario change. L'ennemi n'est plus seulement soviétique, ni seulement colonial ou postcolonial. Le terrorisme international prend de nouvelles formes, et celui de matrice islamiste devient progressivement central. Des années quatre-vingt aux années deux mille, les opérations des services français deviennent très différentes les unes des autres et imposent une profonde restructuration, parce que les adversaires changent d'idéologie, de tactiques et de stratégies de déstabilisation.&nbsp; <br />   <br />  Ici, l'héritage algérien revient sous une forme nouvelle. Une fois encore, la frontière entre extérieur et intérieur devient incertaine. Les réseaux jihadistes sont transnationaux, mais ils frappent à l'intérieur du territoire français. Les militants peuvent être étrangers, mais aussi citoyens français. Les radicalisations peuvent naître dans les périphéries urbaines, les prisons, les mosquées, les réseaux numériques, les théâtres de guerre extérieurs.&nbsp; La guerre civile latente devient tension sécuritaire permanente. <br />   <br />  <strong>L'État doit prévenir les attentats, mais sans transformer des communautés entières en objet de soupçon. Il doit surveiller, mais sans rompre le pacte républicain. Il doit défendre la laïcité et la sécurité, mais sans glisser vers une lecture purement policière de la société.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La DGSE et la crise du Sahel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans le présent, la crise du Sahel représente une nouvelle phase de l'histoire des services français. La chute de Bernard Émié de la direction de la DGSE peut être interprétée comme le signe d'une fracture entre service extérieur et Élysée, liée surtout à l'incapacité d'anticiper les coups d'État et la perte d'influence française en Afrique francophone.&nbsp; <br />   <br />  Le Sahel est le retour du refoulé postcolonial. La France se découvre contestée précisément dans les espaces qu'elle avait considérés pendant des décennies comme familiers. Le Mali, le Burkina Faso, le Niger et d'autres pays n'acceptent plus automatiquement la présence française. De nouvelles puissances entrent dans le jeu. Les opinions publiques locales deviennent plus hostiles. Les élites militaires africaines revendiquent leur autonomie. La guerre informationnelle amplifie le rejet.&nbsp; <br />   <br />  Pour le renseignement français, le problème n'est pas seulement de recueillir des données sur les groupes armés. Il est de comprendre la transformation politique des sociétés africaines. Si le service rassure le pouvoir au lieu de l'alerter, il échoue. S'il confirme les illusions de l'Élysée au lieu de les corriger, il devient une partie du problème.&nbsp; La guerre civile latente se projette une fois encore hors du territoire national : c'est la fracture entre la France qui continue à se penser comme puissance africaine et l'Afrique francophone qui refuse ce rôle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cas Squarcini : quand le service sert le Palais</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un autre thème moderne est le rapport entre renseignement intérieur et pouvoir politique. Bernard Squarcini, figure clé de l'intelligence intérieure française, apparaît comme proche de l'Élysée et impliqué dans des dossiers délicats, des missions réservées, des relations avec des régimes nord-africains et moyen-orientaux, ainsi que dans des dynamiques de protection du pouvoir.&nbsp; <br />   <br />  Le point est décisif. Dans une République verticale, le service peut être efficace parce qu'il est proche du sommet. Mais il peut aussi dégénérer lorsqu'il confond l'État avec le Palais. La sécurité nationale peut se réduire jusqu'à devenir sécurité politique du chef, protection réputationnelle, contrôle des journalistes, gestion des scandales, surveillance des opposants.&nbsp; <br />   <br />  C'est une forme moderne de guerre civile latente : non plus l'OAS contre De Gaulle, mais l'appareil contre la transparence ; le secret contre le contrôle démocratique ; la raison d'État contre la responsabilité publique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux Républiques inséparables</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'histoire moderne des services français montre donc deux Républiques inséparables.&nbsp; La première est la République visible : Constitution, présidence, Parlement, droits, laïcité, citoyenneté, universalisme.&nbsp; La seconde est la République réservée : SDECE, DST, DGSE, DGSI, service Action, réseaux africains, opérations couvertes, contre-insurrection, contre-espionnage, surveillance intérieure, diplomatie secrète.&nbsp; La première donne la légitimité. La seconde protège, conditionne, parfois compromet. <br />   <br />  La première proclame les principes. La seconde agit là où ces principes deviennent difficiles à appliquer. La première parle d'État de droit. La seconde agit dans le territoire incertain de la nécessité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’État, le Secret et la Peur : Une Généalogie des Services Français</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Depuis les années cinquante, le rôle des services français s'est transformé à plusieurs reprises, mais il a conservé une constante : administrer des fractures que l'État ne pouvait pas laisser exploser. En Indochine, la France apprend la guerre irrégulière. En Algérie, elle découvre que l'ennemi peut être extérieur et intérieur à la fois. <br />   <br />  Avec l'OAS, elle combat une partie de la France au nom de la France. Avec De Gaulle, elle présidentialise l'ombre. Avec la DST, elle organise la défense intérieure contre la pénétration soviétique. Avec Marenches, elle transforme le service extérieur en instrument géopolitique. En Afrique, elle conserve le post-empire à travers réseaux et opérations couvertes. Avec le terrorisme islamiste, elle ramène le conflit extérieur dans la sécurité intérieure. Avec le Sahel, elle découvre les limites de son influence. Avec les affaires liées au renseignement intérieur, elle mesure le risque de confondre l'État et le Palais.&nbsp; <br />   <br />  La catégorie de guerre civile latente permet de donner une unité à cette histoire. Les services français ne sont pas de simples appareils techniques. Ils sont le lieu où la République française a géré ses peurs : la perte de l'empire, la sédition militaire, le communisme, l'infiltration étrangère, le terrorisme, le déclin africain, la crise de la souveraineté.&nbsp; L'Algérie reste la matrice. C'est là que tout se concentre : contre-insurrection, clandestinité, ennemi intérieur, service Action, OAS, présidentialisation du secret, crise morale de la République. Mais des années cinquante à aujourd'hui, cette matrice s'est prolongée sous des formes différentes. <br />   <br />  La France n'a jamais cessé d'utiliser les services comme instrument de souveraineté. Et c'est précisément pourquoi l'histoire de ses services secrets n'est pas un chapitre latéral de l'histoire politique : elle est l'une des manières les plus profondes de comprendre la République française moderne.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-i-servizi-e-la-guerra-dalgeria-i-segreti-del-braccio-armato-di-de-gaulle/2730392/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-i-servizi-e-la-guerra-dalgeria-i-segreti-del-braccio-armato-di-de-gaulle/2730392/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-prove-di-controguerriglia-in-indocina-le-strategie-di-parigi-rubate-da-cia-e-sudamerica/2729984/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-prove-di-controguerriglia-in-indocina-le-strategie-di-parigi-rubate-da-cia-e-sudamerica/2729984/</span></a>  <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-dst-il-capolavoro-di-wybot-la-caccia-alle-spie-russe-durante-la-guerra-fredda/2724919/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-dst-il-capolavoro-di-wybot-la-caccia-alle-spie-russe-durante-la-guerra-fredda/2724919/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-wybot-come-guidare-il-servizio-segreto-in-tempi-di-guerra-fredda-pensando-allfbi/2718852/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-wybot-come-guidare-il-servizio-segreto-in-tempi-di-guerra-fredda-pensando-allfbi/2718852/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-da-blum-a-sarkozy-il-prezzo-che-i-servizi-di-parigi-hanno-pagato-alla-cia/2613635/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-da-blum-a-sarkozy-il-prezzo-che-i-servizi-di-parigi-hanno-pagato-alla-cia/2613635/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/francia-in-africa-dal-ciad-alla-libia-le-strategie-di-parigi-per-controllare-i-nuovi-stati-indipendenti/2700295/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/francia-in-africa-dal-ciad-alla-libia-le-strategie-di-parigi-per-controllare-i-nuovi-stati-indipendenti/2700295/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-golpe-in-africa-contrasto-allurss-quando-le-forze-speciali-di-parigi-aiutavano-gli-usa/2730976/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-golpe-in-africa-contrasto-allurss-quando-le-forze-speciali-di-parigi-aiutavano-gli-usa/2730976/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-golpe-a-baku-dacko-sostituisce-bokassa-e-prepara-la-sconfitta-di-giscard/2742994/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-francia-golpe-a-baku-dacko-sostituisce-bokassa-e-prepara-la-sconfitta-di-giscard/2742994/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/storia-intelligence-francese-e-terrorismo-islamico-gli-anni-della-prima-sfida-a-bin-laden/2702312/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/storia-intelligence-francese-e-terrorismo-islamico-gli-anni-della-prima-sfida-a-bin-laden/2702312/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://www.ilsussidiario.net/news/spy-story-guerin-serac-e-la-sua-rete-dalloas-a-piazza-fontana-69-e-oltre/2507276/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://www.ilsussidiario.net/news/spy-story-guerin-serac-e-la-sua-rete-dalloas-a-piazza-fontana-69-e-oltre/2507276/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://intelligencegeopolitica.it/1968-una-lezione-di-spionaggio-e-politica-internazionale-dalla-guerra-contro-de-gaulle/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://intelligencegeopolitica.it/1968-una-lezione-di-spionaggio-e-politica-internazionale-dalla-guerra-contro-de-gaulle/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://intelligencegeopolitica.it/la-caduta-del-capo-delle-spie-francesi/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://intelligencegeopolitica.it/la-caduta-del-capo-delle-spie-francesi/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />    <p dir="ltr" style="line-height: 1.3800000000000001; background-color: #ffffff; margin-top: 0.0pt; margin-bottom: 0.0pt"><a class="link" href="https://intelligencegeopolitica.it/il-maggiordomo-delleliseo/" target="_blank"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; color: rgb(11,87,208); background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">https://intelligencegeopolitica.it/il-maggiordomo-delleliseo/</span></a>  <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial,sans-serif; background-color: transparent; font-variant: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap">⁠</span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96477461-67270059.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/La-France-des-services-de-la-contre-insurrection-coloniale-a-la-securite-de-l-Etat-profond_a7545.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-96476066</guid>
   <title>Santé des dirigeants : la résilience à l’épreuve de la réalité. Sous la surface, une fragilité systémique  </title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2026 14:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Santé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’édition 2026 du Baromètre Ifop–Fondation MMA révèle une tension croissante entre l’image que les dirigeants se font de leur propre santé et la réalité clinique. Alors que 88 % d’entre eux affirment être en bonne forme, les données montrent une explosion des troubles physiques et psychiques. Ce paradoxe interroge la capacité du modèle entrepreneurial français à absorber des cycles d’incertitude devenus permanents.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96476066-67269613.jpg?v=1778333807" alt="Santé des dirigeants : la résilience à l’épreuve de la réalité. Sous la surface, une fragilité systémique  " title="Santé des dirigeants : la résilience à l’épreuve de la réalité. Sous la surface, une fragilité systémique  " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mythe du dirigeant invulnérable s’effrite</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Derrière la perception d’une bonne santé se cache une dégradation rapide des indicateurs. En cinq ans, la proportion de dirigeants déclarant au moins un trouble a bondi de 26 points pour atteindre 85 %. Cette dissonance traduit un mécanisme de déni, nourri par une culture de la performance qui valorise l’endurance plutôt que la prévention. <br />   <br />  Les gérants, particulièrement exposés, subissent un « effet de nasse » lié à l’absence de filet de sécurité et à la mise en jeu de leur patrimoine. Leur rôle, associé à une ancienneté supérieure à cinq ans, constitue un facteur aggravant d’épuisement, comme le montre l’analyse des <span data-url="ca://s?q=profils_%C3%A0_risque_dirigeants" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">profils à risque</span>.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les secteurs les plus touchés — Transport, Agriculture, Construction — cumulent volatilité économique, pression réglementaire et surcharge opérationnelle. Cette combinaison crée un terrain propice à l’érosion psychologique, où la charge mentale déborde largement du cadre professionnel.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une charge mentale devenue structurelle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La souffrance des dirigeants s’enracine dans trois stresseurs majeurs : la complexité administrative, la surcharge de travail et l’incertitude économique. Ces facteurs, identifiés comme pathogènes, altèrent la capacité de projection stratégique. <br />   <br />  Le lien entre stress réglementaire et troubles du sommeil est particulièrement frappant : 75 % des dirigeants insomniaques citent la bureaucratie comme source principale de tension. Le sommeil ne jouant plus son rôle réparateur, la régulation émotionnelle s’effondre, entraînant une chute de la <span data-url="ca://s?q=d%C3%A9connexion_num%C3%A9rique_dirigeants" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">capacité de déconnexion</span> et une porosité accrue entre vie personnelle et professionnelle.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cette spirale affecte directement la performance : 69 % des dirigeants en souffrance déclarent avoir perdu leur recul stratégique. L’entreprise se retrouve alors pilotée à vue, fragilisée dans sa capacité à innover et à anticiper les ruptures.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Briser la solitude pour restaurer le capital santé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Les chiffres sont sans appel : un dirigeant sur deux a déjà traversé une période de souffrance psychologique, mais seuls 28 % sollicitent un accompagnement structuré. Ce faible recours traduit un verrou culturel puissant, nourri par la peur de l’aveu de faiblesse. Les verbatim recueillis rappellent pourtant l’urgence d’agir, notamment face à la pression normative devenue un facteur central de dégradation du bien-être.</span></strong> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L’enjeu dépasse l’individu. En réintégrant la santé du dirigeant dans la réflexion stratégique, les organisations renforcent leur propre résilience. Les initiatives portées par des structures comme la Fondation MMA montrent la voie : transformer la résilience individuelle subie en une résilience organisationnelle assumée. La santé du dirigeant n’est plus un sujet périphérique, mais un actif essentiel à la vitalité économique du pays.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96476066-67269624.jpg?v=1778331816" alt="Santé des dirigeants : la résilience à l’épreuve de la réalité. Sous la surface, une fragilité systémique  " title="Santé des dirigeants : la résilience à l’épreuve de la réalité. Sous la surface, une fragilité systémique  " />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Le <strong>Rapport Souffrances Psychologiques 2026</strong> de la Fondation MMA révèle une montée inquiétante du mal‑être chez les dirigeants. Pression administrative, surcharge de travail et isolement fragilisent leur équilibre mental. Près d’un sur deux a déjà vécu une détresse psychologique, tandis que la perte de recul stratégique s’accentue. L’étude souligne l’urgence d’un <span data-url="ca://s?q=accompagnement_dirigeants" role="button" tabindex="0">accompagnement structuré</span> pour préserver la santé des décideurs et la solidité des entreprises.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong><span data-url="ca://s?q=Leadership_Wellbeing" role="button" tabindex="0">LeadershipWellbeing</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Mental_Health_At_Work" role="button" tabindex="0">MentalHealthAtWork</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Entrepreneur_Stress" role="button" tabindex="0">EntrepreneurStress</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Founder_Burnout" role="button" tabindex="0">FounderBurnout</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Executive_Health" role="button" tabindex="0">ExecutiveHealth</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Work_Life_Balance" role="button" tabindex="0">WorkLifeBalance</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Business_Resilience" role="button" tabindex="0">BusinessResilience</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Stress_Management" role="button" tabindex="0">StressManagement</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Leadership_Challenges" role="button" tabindex="0">LeadershipChallenges</span></strong> #<strong><span data-url="ca://s?q=Wellbeing_Strategy" role="button" tabindex="0">WellbeingStrategy</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96476066-67269613.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Sante-des-dirigeants-la-resilience-a-l-epreuve-de-la-realite-Sous-la-surface-une-fragilite-systemique_a7544.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-96473580</guid>
   <title>Le discours incantatoire en entreprise : quand les mots remplacent l’action. Jan-Cedric Hanssen</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2026 11:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jan-Cedric Hansen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gestion et Communication de crise]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un monde saturé de communications, les dirigeants multiplient les annonces, les plans stratégiques et les discours mobilisateurs. Pourtant, trop souvent, ces paroles produisent plus d’illusions que de résultats concrets. Ce « discours incantatoire » – qui prétend transformer la réalité par sa seule énonciation – constitue un piège majeur pour les entreprises. Analysé depuis des décennies par les penseurs du langage et du pouvoir, il révèle un écart dangereux entre ce qui est dit, ce qui est possible et ce qui est réellement accompli. Pour les chefs d’entreprise, identifier et neutraliser cette dérive est devenu un impératif stratégique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96473580-67268594.jpg?v=1778321813" alt="Le discours incantatoire en entreprise : quand les mots remplacent l’action. Jan-Cedric Hanssen" title="Le discours incantatoire en entreprise : quand les mots remplacent l’action. Jan-Cedric Hanssen" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les racines philosophiques et sociologiques d’un phénomène bien connu des organisations</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Le concept trouve son origine chez John L. Austin (<a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/How_to_Do_Things_with_Words" target="_blank"><em>How to Do Things with Words</em>, 1962</a>), qui distingue les énoncés constatifs (qui décrivent) des performatifs (qui accomplissent une action : promettre, ordonner, déclarer). <br />   <br />  Un discours n’est pas magique : il n’est « réussi » que sous certaines conditions institutionnelles, contextuelles et pragmatiques. <a class="link" href="https://www.amazon.fr/s?k=john+searle&amp;adgrpid=1362295842763933&amp;hvadid=85143917938620&amp;hvbmt=be&amp;hvdev=c&amp;hvlocphy=126853&amp;hvnetw=o&amp;hvqmt=e&amp;hvtargid=kwd-85144014631393%3Aloc-66&amp;hydadcr=27706_2269067&amp;mcid=08b3969cc45f30c2861114be463c95f1&amp;msclkid=e5a40fdde0831ce37bcf66231f8a14b4&amp;tag=hydfrmsn-21&amp;ref=pd_sl_55xj1u1p4g_e" target="_blank">John Searle</a> a ensuite formalisé les actes de langage, distinguant la dimension<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_illocutoire" target="_blank"> illocutoire</a>  (ce que l’on fait en parlant) et <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_perlocutoire" target="_blank">perlocutoire </a>  (les effets produits sur les autres).</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand l’autorité et le contexte font défaut : le diagnostic de Bourdieu</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Pierre Bourdieu, dans <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ce_que_parler_veut_dire" target="_blank"><em>Ce que parler veut dire</em> </a>  (1982), porte un coup décisif à l’illusion linguistique : ce n’est pas la parole qui agit, mais la <strong>position sociale et l’autorité</strong> de celui qui parle. <br />   <br />  Dans l’entreprise, un discours incantatoire survient lorsque le locuteur (dirigeant, manager) n’est plus porté par une légitimité reconnue ou par un « marché linguistique » crédible. <br />   <br />  Résultat : inflation verbale, plans stratégiques ambitieux jamais mis en œuvre, et perte progressive de crédibilité auprès des équipes et des partenaires.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le pouvoir discursif selon Foucault : entre contrôle et simulation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Michel Foucault montre que le discours est une pratique régulée par des institutions et des rapports de pouvoir. <br />   <br />  Le discours incantatoire apparaît alors comme une forme <strong>dégradée</strong> de ce pouvoir : il mime l’autorité sans disposer des dispositifs réels (ressources, organisation, suivi) pour le concrétiser. <br />   <br />  Dans les entreprises, cela se traduit par des « transformations digitales » annoncées à grand renfort de communication, tandis que les processus et les compétences restent inchangés.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Itérabilité et subversion : les apports de Derrida et Butler</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div><a class="link" href="https://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0806191043.html" target="_blank">Jacques Derrida insiste sur l’<strong>itérabilité</strong></a>  : un énoncé performatif fonctionne par répétition de formes déjà instituées. <br />   <br />  <a class="link" href="https://shs.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2005-2-page-208?lang=fr">Judith Butler (<em>Excitable Speech</em>)</a>  montre que cette répétition peut à la fois créer des normes et permettre leur subversion. <br />   <br />  Dans le contexte managérial, le discours incantatoire devient une répétition stérile de slogans (« innovation », « excellence », « agilité ») qui n’arrivent plus à stabiliser des effets concrets ni à engager réellement les collaborateurs.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mécanismes psychologiques : autosuggestion et réduction de dissonance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>D’un point de vue psychologique, les travaux de <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Leon_Festinger" target="_blank">Leon Festinger </a>  sur la dissonance cognitive expliquent pourquoi les organisations maintiennent des croyances performatives malgré leur inefficacité. Le discours incantatoire agit alors comme un <strong>régulateur émotionnel</strong> : il rassure les dirigeants et les équipes, réduit l’anxiété face à l’incertitude, mais ne modifie pas la réalité opérationnelle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le piège stratégique : substitution de la parole à l’action</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Clausewitz rappelait déjà que l’action réelle est confrontée à la friction et à l’incertitude. <br />   <br />  Dans les organisations contemporaines, de nombreux travaux en sociologie des entreprises (découplage entre communication et action) montrent que le discours incantatoire devient un <strong>substitut à la décision difficile</strong>. On annonce une stratégie sans en avoir les moyens ni le calendrier réaliste, créant un écart croissant entre le « talk » et le « walk ».</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les trois conditions de défaillance du discours performatif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le discours incantatoire ne relève pas d’un simple dérapage verbal : il révèle une fragilité profonde du fonctionnement collectif. Il apparaît d’abord lorsque la <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Expliquer_la_condition_institutionnelle" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">condition institutionnelle</span></strong> — telle que pensée par Bourdieu ou Foucault — se fissure, que l’autorité réelle s’effrite ou que les mécanismes permettant d’agir concrètement font défaut. <br />   <br />  Il se manifeste aussi quand la <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Analyser_la_condition_pragmatique" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">condition pragmatique</span></strong> décrite par Austin et Searle n’est plus respectée : l’énonciateur perd en crédibilité, parle au mauvais moment ou produit un message incohérent avec la situation. <br />   <br />  Enfin, il prospère lorsque la <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Comprendre_la_condition_itérative" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">condition itérative</span></strong>, au sens de Derrida ou Butler, se réduit à une répétition stérile incapable de produire des effets tangibles.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Privé de ces ancrages, le langage cesse d’agir sur le réel : il tourne à vide, s’auto-intoxique et finit par contaminer l’organisation jusqu’à la démobiliser.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Recommandations actionnables pour les dirigeants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Rompre avec le discours incantatoire suppose d’ancrer chaque prise de parole dans des actes vérifiables. <br />   <br />  Cela passe d’abord par <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Aligner_parole_et_ressources" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">l’alignement entre parole et ressources</span></strong> : tout engagement stratégique doit s’accompagner, dès son annonce, d’un dispositif clair de mise en œuvre, avec budgets identifiés et responsables désignés. Vient ensuite <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Test_de_réalité" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">le test de réalité</span></strong>, préalable indispensable à toute communication interne ou externe : il s’agit d’évaluer les conditions concrètes de réussite et d’anticiper les risques de décalage entre l’intention et le terrain.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La sortie de l’incantation implique aussi <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Communication_sobre_et_itérative" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">une communication sobre et itérative</span></strong>, qui privilégie des points d’étape factuels et transparents plutôt que des envolées lyriques. Elle exige encore <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Légitimité_par_exemplarité" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">une légitimité fondée sur l’exemplarité</span></strong>, les dirigeants étant les premiers à incarner les transformations qu’ils annoncent. Enfin, un véritable pilotage passe par <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Suivi_anti_incantatoire" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">un suivi anti‑incantatoire</span></strong> : un « sparring partner » — interne ou externe — chargé de questionner régulièrement l’écart entre ce qui est dit et ce qui est réellement fait.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le pouvoir revient à ceux qui font ce qu’ils disent</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En conclusion, le discours incantatoire est le symptôme d'un déficit de pouvoir réel ou de courage managérial. Par contre, les dirigeants qui sauront réconcilier parole et action disposeront d'un avantage compétitif décisif : celui de la crédibilité durable auprès de leurs équipes, de leurs clients et de leurs investisseurs.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La performativité ne se décrète pas. Elle se construit, jour après jour, par l'alignement rigoureux entre ce que l'on dit et ce que l'on fait.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Dr Jan-Cédric Hansen</strong></a>  Praticien Hospitalier, membre des instances de gouvernance du GHT ESPO, <em>Administrateur de StratAdviser Ltd | Enseignant en pilotage stratégique et Communication de Crise (IAE Lille, Mines Nancy, Université Senghor, UPEC, …)</em> <em>contributeur aux ouvrages suivants : Risques majeurs : incertitudes et décisions : approche pluridisciplinaire et multisectorielle, Manuel de Médecine de Catastrophe, Piloter et décider en SSE, Innovations &amp; management des structures de santé en France, Engagement et leadership en santé : point de vue d’acteurs inspirants</em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En collaboration avec</b></div>
     <div>
      <blockquote>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.</a>  <br />  Pour aller plus loin : <a class="link" href="https://sicafi.eu/" target="_blank">www.sicafi.eu</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong><span data-url="ca://s?q=LeadershipInsight" role="button" tabindex="0">LeadershipInsight</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=StrategicForesight" role="button" tabindex="0">StrategicForesight</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=ExecutiveInfluence" role="button" tabindex="0">ExecutiveInfluence</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=CredibilityCapital" role="button" tabindex="0">CredibilityCapital</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=PurposeDrivenLeadership" role="button" tabindex="0">PurposeDrivenLeadership</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=OrganizationalTrust" role="button" tabindex="0">OrganizationalTrust</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=EthicalLeadership" role="button" tabindex="0">EthicalLeadership</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=TransformationalThinking" role="button" tabindex="0">TransformationalThinking</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=LeadershipIntegrity" role="button" tabindex="0">LeadershipIntegrity</span></strong> # <strong><span data-url="ca://s?q=FutureOfLeadership" role="button" tabindex="0">FutureOfLeadership</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96473580-67268594.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-discours-incantatoire-en-entreprise-quand-les-mots-remplacent-l-action-Jan-Cedric-Hanssen_a7542.html</link>
  </item>

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   <title>Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2026 09:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Devenu un instrument central de souveraineté économique, le contrôle des investissements étrangers s’impose désormais comme un filtre politique autant que financier. L’année 2025, marquée par un afflux inédit de dossiers et une refonte législative d’ampleur, consacre ce basculement vers une doctrine de sécurité économique assumée, où la France cherche à concilier attractivité et protection de ses actifs vitaux.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268197.jpg?v=1778316069" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un changement de doctrine assumé</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268241.jpg?v=1778315991" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le contrôle des investissements étrangers, longtemps perçu comme un mécanisme technique cantonné à quelques secteurs sensibles, s’est transformé en levier critique. La montée des tensions géopolitiques, la compétition technologique et la fragilisation des chaînes de valeur ont conduit l’État à redéfinir ce qui relève du domaine « stratégique ». Cette notion mouvante, qui englobe désormais l’<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Parler_de_l_intelligence_artificielle" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">intelligence artificielle</span></strong>, les infrastructures numériques ou encore la sécurité sanitaire, impose aux entreprises une lecture plus politique des signaux émis par les pouvoirs publics.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><strong>L’acceptabilité d’une opération ne dépend plus seulement de critères économiques mais de la manière dont elle s’inscrit (ou pas) dans la souveraineté nationale</strong>. Le passage d’un régime d’autorisation administrative à une logique de souveraineté encadrée traduit cette évolution : l’État n’arbitre plus seulement, il oriente et, si nécessaire, bloque. Les 417 dossiers instruits en 2025, un record, illustrent cette montée en puissance.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une réforme législative qui redessine le paysage</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268242.jpg?v=1778315980" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les travaux parlementaires engagés depuis 2024 amorcent une transformation profonde du dispositif. Le contrôle devient modulable, gradué, capable de s’adapter à la sensibilité des actifs concernés. L’introduction d’un pouvoir d’intervention a posteriori marque une rupture majeure : même une opération finalisée pourrait être réexaminée si la sécurité nationale est jugée menacée. Cette incertitude nouvelle oblige les investisseurs à anticiper davantage les risques réglementaires.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Autre évolution structurante, l’extension du contrôle aux projets de création, jusque‑là exclus, témoigne d’une volonté de surveiller non seulement les acquisitions mais aussi l’implantation d’acteurs étrangers dans des secteurs critiques. La notion même de contrôle s’élargit pour intégrer l’« influence étrangère » diffuse, au‑delà des simples droits de vote.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La généralisation des <em style="white-space: pre-wrap;">proxy boards</em>, ces conseils d’administration alternatifs composés de ressortissants français dotés d’un droit de veto sur les décisions sensibles, illustre la volonté de renforcer la supervision opérationnelle. Cette innovation, encore en débat, pourrait modifier en profondeur la gouvernance des entreprises concernées.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un mouvement international convergent</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268243.jpg?v=1778315992" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La France n’est pas isolée. L’Union européenne prépare une révision du règlement de 2019 pour rendre le filtrage obligatoire dans tous les États membres et mieux encadrer les investissements indirects. Les débats autour des <em style="white-space: pre-wrap;">Golden Powers</em> italiens montrent toutefois que l’équilibre entre souveraineté et libre circulation des capitaux reste délicat.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Aux États‑Unis, le COINS Act 2025 introduit un contrôle inédit des investissements sortants vers des pays jugés sensibles, notamment dans les technologies à double usage. Le Royaume‑Uni, de son côté, ajuste son dispositif pour réduire la charge administrative tout en ciblant plus strictement les secteurs critiques comme les semi‑conducteurs ou l’<strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Parler_de_l_IA" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">IA</span></strong>.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un nouveau référentiel de sécurité économique pour les entreprises</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268246.jpg?v=1778316007" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce contexte, les acteurs économiques doivent intégrer le contrôle des investissements étrangers comme une dimension structurante de leurs opérations. L’anticipation des conditions de sortie devient indispensable pour les fonds d’investissement. La gouvernance des entreprises acquises pourrait être profondément remodelée par l’essor des <em style="white-space: pre-wrap;">proxy boards</em>. La protection du patrimoine immatériel — brevets, R&amp;D, secrets industriels — constitue désormais un critère déterminant dans l’évaluation des dossiers.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Enfin, la politisation croissante du contrôle, avec la possible création d’une délégation parlementaire dédiée à la sécurité économique, annonce une transparence accrue mais aussi une sensibilité politique renforcée des décisions.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268248.jpg?v=1778315976" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>La lettre des secteurs stratégiques -&nbsp; <br />  Le contrôle des investissements étrangers dans les fusions-acquisitions</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268302.jpg?v=1778315999" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Pascal DUPEYRAT <br />  Conseil stratégique en transactions sensibles - Relians - Expert du contrôle IEF et du CFIUS <br />   <br />  Alexandre CAPEL <br />  Doctorant - Université Panthéon Assas / Sciences Po - Contrôle des investissements étrangers</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96472877-67268311.jpg?v=1778315997" alt="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" title="Le tournant stratégique du contrôle des investissements étrangers" />
     </div>
     <div>
      #ForeignInvestment #EconomicSecurity #SovereigntyStrategy #FDIRegulation #GeopoliticalRisk #StrategicIndustries #NationalSecurityPolicy #TechSovereignty #InvestmentScreening #GlobalEconomy
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96472877-67268248.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-tournant-strategique-du-controle-des-investissements-etrangers_a7541.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-96462466</guid>
   <title>19 juin &amp; 20 Juin 2026. FEST’IC 2026 : l’intelligence collective monte en scène à Aix-en-Provence</title>
   <pubDate>Fri, 08 May 2026 16:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence Collective &amp; Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les 19 et 20 juin 2026, le CIAM d’Aix-en-Provence accueillera le premier Festival international de l’intelligence collective. Ateliers, conférences participatives et rencontres immersives inviteront citoyens, professionnels et organisations à explorer de nouvelles façons de coopérer et d’agir ensemble.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96462466-67264010.jpg?v=1778253160" alt="19 juin &amp; 20 Juin 2026. FEST’IC 2026 : l’intelligence collective monte en scène à Aix-en-Provence" title="19 juin &amp; 20 Juin 2026. FEST’IC 2026 : l’intelligence collective monte en scène à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un festival pour expérimenter le « faire ensemble »</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Parrainé par Edgar Morin, le <a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/presentation/" target="_blank">FEST’IC 2026</a>  ambitionne de créer une véritable « oasis de fraternité » où chacun peut tester, questionner et réinventer ses manières de collaborer. Pendant deux jours, le public est invité à naviguer librement entre six grandes thématiques : écologie et transition, démocratie participative, gouvernance partagée, vivre ensemble, intelligence artificielle et art de la relation. <br />   <br />  Le cadre du <a class="link" href="https://www.artsenmouvement.fr/" target="_blank">CIAM</a>, lieu emblématique des arts du cirque, renforce cette dynamique : un espace où la coopération, la créativité et l’attention au vivant sont au cœur de chaque geste.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vendredi : penser autrement les organisations et les territoires</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Sous le chapiteau du CIAM, le FEST’IC s’apprête à ouvrir une journée où l’intelligence collective sera explorée comme une force capable de relier technologie, démocratie, écologie et relations humaines. </strong> <br />   <br />  Le vendredi 19 juin, l’IA devrait occuper une place centrale : Ronan Broussier présentera son potentiel pour la facilitation, tandis que Philippe Boukobza rappellera l’importance de préserver la créativité humaine. Aurélie Marchal, Maryline Poulet et Ambre Tonnelier annonceront une nouvelle manière d’aborder la décision en combinant IA et intelligence collective, avant que François Délivré ne ramène le débat vers la question du vivant.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La démocratie participative sera également au cœur des échanges. Nicolas Geiger, Julie Rodriguez, Candice Hayat et Delphine Frenoux montreront comment l’engagement citoyen se construit dans la durée. Patrick Norynberg défendra une démocratie locale plus joyeuse, et Leah Sekiou avec Capucine Simonis dévoileront leur vision de territoires co‑construits.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L’après‑midi promet d’aborder les enjeux de gouvernance avec Olivier Piazza, Ludovic Buffiere, Jeanne De Kerdrel et Baya Bellanger, avant qu’Olivier Zara, Sandrine Touitou, Yaël Gronner et Colette Gevers n’explorent les tensions du collectif. La transition écologique sera portée par Claude Champagne, Robert Dilts, Éric Baudet, Olivier Bouche et Gaelle Le Bloa, tandis que Jeannine Le Courtois, Michèle Spina, Anne Chantal Junod et Edgar Morin replaceront la relation et la fraternité au centre de toute transformation.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Samedi : mouvement, paix et nouveaux imaginaires</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Le samedi 20 juin, le festival déroulera une programmation continue, pensée comme un parcours allant de la technologie à la relation humaine. </strong> <br />   <br />  La matinée sera consacrée à la rencontre entre intelligence humaine et intelligence artificielle. Jean‑Michel Cornu montrera comment un léger apport d’IA peut fluidifier les débats à grande échelle, Marina Kozloff invitera à imaginer des collaborations organiques entre humains et machines, et Jean‑François Thiriet défendra l’idée que IA et intelligence collective forment désormais les deux faces d’un même futur.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La démocratie participative prendra ensuite le relais. Tristan Rechid plaidera pour une implication citoyenne durable, Udétopia apportera un regard critique sur les limites actuelles, tandis que Fabrice Augé Laribé et Ornella Farges proposeront des méthodes pour revitaliser l’engagement. Yaël Gronner et Régis De Charette mettront en lumière le rôle essentiel des médiateurs sociaux, ces « tisseuses de paix » qui maintiennent la cohésion.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L’après‑midi ouvrira un horizon écologique avec Rob Hopkins, qui encouragera à libérer l’imaginaire pour construire un futur désirable. Olivier Zara reliera excellence décisionnelle et enjeux climatiques, et Marie Baloge rappellera que la joie peut devenir un moteur d’action durable. La journée se conclura par une exploration du vivre‑ensemble, portée notamment par Christian Junod, Edgar Morin, Sarah Mahouachi ou encore Émilie Chapuis, avant une soirée festive destinée à sceller les liens tissés sous le chapiteau.</span>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rendez-vous pour imaginer d’autres possibles</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">En réunissant experts, praticiens et curieux, le FEST’IC 2026 propose bien plus qu’un programme : une expérience collective où l’on vient pour apprendre, mais aussi pour se relier, s’étonner et retrouver l’envie d’agir. <br />   <br />  Un événement qui pourrait bien devenir un marqueur annuel des nouvelles façons de faire société.</div>  
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96462466-67264381.jpg?v=1778255013" alt="19 juin &amp; 20 Juin 2026. FEST’IC 2026 : l’intelligence collective monte en scène à Aix-en-Provence" title="19 juin &amp; 20 Juin 2026. FEST’IC 2026 : l’intelligence collective monte en scène à Aix-en-Provence" />
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      <blockquote><a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/le-programme/" target="_blank">Propgramme</a>  <br />  <a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/intervenants/" target="_blank">Intervenants-es</a>  <br />  <a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/contact-et-acces/" target="_blank">Contact</a>  <br />  <a class="link" href="https://festic.visions-collectives.fr/partenaires/" target="_blank">Partenaires</a> </blockquote>  
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      <div>  <div id="GTNmbukAGiZRy9wr7YCMt-content-0">  <span style="white-space: pre-wrap;">#IntelligenceCollective #AIInnovation #FutureOfWork #CollectiveLeadership #ParticipatoryDemocracy #EcologicalTransition #SocialInnovation #SystemsThinking #CollaborationCulture #HumanCenteredDesign</span> <br />  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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