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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-16T05:10:54+02:00</dc:date>
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   <title>Ormuz, le baril et l'escalade: quand une guerre régionale menace l'économie mondiale</title>
   <pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une éventuelle frappe américaine contre l'Iran ne se lit pas seulement en termes d'aviation, de missiles ou de diplomatie. Elle se lit dans les prix, dans les cargaisons, dans la nervosité des marchés. Le Golfe persique concentre un point de fragilité majeur: près de 18 millions de barils par jour y circulent, soit une part décisive de l'approvisionnement planétaire. À partir de là, une crise localisée peut devenir un choc global, avec un effet domino sur l'inflation, la croissance et la stabilité politique des pays importateurs.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94683898-66160345.jpg?v=1771576962" alt="Ormuz, le baril et l'escalade: quand une guerre régionale menace l'économie mondiale" title="Ormuz, le baril et l'escalade: quand une guerre régionale menace l'économie mondiale" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La mécanique des marchés: la peur compte autant que la pénurie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans l'énergie, la psychologie pèse lourd. Une interruption, même limitée, déclenche des anticipations, des surcoûts d'assurance, des arbitrages de cargaisons. Il suffit parfois de quelques jours de tension pour que le marché intègre un risque durable. Les quatre scénarios ci-dessous correspondent à des niveaux différents d'escalade, mais tous ont un point commun: ils déplacent la bataille vers l'économie.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Scénario 1: couper le brut iranien, une pression forte mais réversible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Première hypothèse: empêcher l'Iran d'exporter, par un blocus, des saisies de pétroliers ou la neutralisation de Kharg, principal point de chargement. Environ 1,6 million de barils par jour seraient concernés, et ces volumes vont essentiellement vers la Chine.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'effet principal serait un choc de prix par déplacement de la demande. Pékin chercherait des barils de substitution sur d'autres marchés, faisant monter les enchères et donc les cours mondiaux. On peut s'attendre à une hausse à deux chiffres par baril. L'opération resterait cependant modulable: si la pression politique change, la contrainte peut être levée, et le flux peut repartir sans destruction structurelle. Mais le signal serait puissant: la mer devient un instrument de sanction.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénario 2: l'Iran vise la circulation à Ormuz, le goulot d'étranglement devient l'arme</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Deuxième hypothèse: Téhéran riposte en perturbant la navigation dans le détroit d'Ormuz, avec drones, missiles anti-navires, mines, vedettes rapides ou actions de harcèlement. Ici, la cible ne se limite plus au pétrole iranien: ce sont les exportations des monarchies du Golfe et de l'Irak qui passent par ce couloir étroit.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le marché réagit alors violemment. Les primes de risque explosent, certains armateurs se retirent, la capacité de transport se contracte. Le baril peut franchir rapidement des seuils élevés, non seulement par manque de volumes, mais par raréfaction des navires disponibles et par flambée des coûts de couverture. Militairement, c'est la logique asymétrique: l'Iran n'a pas besoin de dominer la mer, il lui suffit d'y installer l'incertitude.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénario 3: frapper les installations iraniennes, transformer une crise en rupture longue</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Troisième hypothèse: des attaques directes contre l'appareil pétrolier iranien, en priorité Kharg, ses lignes d'alimentation, certaines plateformes offshore et, éventuellement, des capacités de raffinage. La différence clé tient à la durée. Détruire une infrastructure, ce n'est pas suspendre un flux: c'est enlever une capacité du marché pour des mois, parfois davantage.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Au-delà des exportations, le risque porte aussi sur la production et sur l'équilibre interne iranien, notamment si des raffineries ou des sites logistiques sont touchés. Les marchés, eux, anticiperaient une spirale : si l'Iran est frappé, l'Iran cherchera une riposte plus coûteuse. Cette perspective suffit à pousser les cours au-delà de la barre psychologique des 100 dollars.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénario 4: attaquer les actifs du Golfe, la crise devient mondial</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Quatrième hypothèse: l'Iran s'en prend directement aux infrastructures pétrolières des voisins du Golfe: champs, centres de traitement, terminaux, et surtout installations offshore qui servent de goulots d'exportation. Ici, on passe à l'échelle systémique. Selon les cibles et l'ampleur des dégâts, une fraction massive des 18 millions de barils par jour pourrait disparaître du marché.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans un tel cas, le baril pourrait connaître une flambée historique. Le point le plus inquiétant réside dans la réparabilité. Les installations à terre se réparent parfois relativement vite si la sécurité le permet, mais l'offshore est une autre histoire: logistique complexe, interventions délicates, délais longs. Et dans une crise, la sécurité n'est jamais acquise.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le gaz liquéfié: l'angle mort qui peut faire exploser les factures</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">On parle beaucoup du pétrole, mais le gaz naturel liquéfié est tout aussi sensible. Le détroit d'Ormuz est une route essentielle pour les expéditions du Qatar, qui représentent des volumes considérables. Mines, attaques de méthaniers ou sabotage de terminaux suffiraient à désorganiser les livraisons. Effet immédiat: hausse du prix du gaz, donc de l'électricité, donc des coûts industriels et du pouvoir d'achat, y compris loin du Golfe.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les routes de contournement: des soupapes trop étroites</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">On pourrait imaginer contourner Ormuz. Dans la réalité, les capacités alternatives absorbent seulement une part limitée des exportations. L'Arabie saoudite dispose d'un axe vers la mer Rouge, les Émirats d'un débouché vers Fujaïrah. Mais ces options ne remplacent pas l'artère principale, et plusieurs exportateurs n'ont quasiment aucune solution de repli. Pour le gaz qatari, la dépendance à Ormuz est encore plus nette.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dissuasion par le marché: l'énergie comme champ de bataille</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Ces scénarios révèlent une vérité brute: l'énergie n'est pas un secteur parmi d'autres, c'est une dimension stratégique. Washington peut frapper l'Iran, mais l'Iran peut rendre l'addition insupportable pour l'économie mondiale. C'est une dissuasion par les prix, par les assurances, par la peur.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Au final, la ligne de front n'est pas seulement sur les cartes militaires: elle est sur les écrans des traders, dans les budgets des ménages, dans les calculs des gouvernements. Une crise au Golfe se mesure en barils, mais elle se paie en inflation, en croissance perdue et en tensions sociales.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.eia.gov/international/analysis/special-topics/World_Oil_Transit_Chokepoints" target="_blank">https://www.eia.gov/international/analysis/special-topics/World_Oil_Transit_Chokepoints</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.csis.org/analysis/implications-closure-strait-hormuz" target="_blank">https://www.csis.org/analysis/implications-closure-strait-hormuz</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/reports/oil-market-report" target="_blank">https://www.iea.org/reports/oil-market-report</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/what-happens-if-strait-hormuz-is-blocked-2024-01-12/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/what-happens-if-strait-hormuz-is-blocked-2024-01-12/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.bakerinstitute.org/research/geopolitics-strait-hormuz" target="_blank">https://www.bakerinstitute.org/research/geopolitics-strait-hormuz</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.cfr.org/backgrounder/strait-hormuz" target="_blank">https://www.cfr.org/backgrounder/strait-hormuz</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR422.html" target="_blank">https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR422.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.maritime-executive.com/editorials/the-strait-of-hormuz-the-world-s-most-important-oil-chokepoint" target="_blank">https://www.maritime-executive.com/editorials/the-strait-of-hormuz-the-world-s-most-important-oil-chokepoint</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.energy.gov/articles/importance-strait-hormuz-global-energy-security" target="_blank">https://www.energy.gov/articles/importance-strait-hormuz-global-energy-security</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.atlanticcouncil.org/blogs/energysource/the-global-impact-of-a-hormuz-disruption/" target="_blank">https://www.atlanticcouncil.org/blogs/energysource/the-global-impact-of-a-hormuz-disruption/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le gaz américain comme canot de sauvetage, le Groenland comme signal d'alarme.</title>
   <pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En croyant s’abriter derrière le gaz américain pour tourner la page russe, l’Europe découvre qu’elle a simplement changé de vulnérabilité. La montée des tensions autour du Groenland rappelle brutalement que l’énergie n’est jamais un bien neutre : elle est un levier géopolitique, un risque stratégique et, désormais, un test de maturité pour l’autonomie européenne.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94019186-65608607.jpg?v=1769952628" alt="Le gaz américain comme canot de sauvetage, le Groenland comme signal d'alarme." title="Le gaz américain comme canot de sauvetage, le Groenland comme signal d'alarme." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe découvre que la sécurité énergétique n'est jamais seulement une affaire d'énergie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Depuis trois ans, l'Union européenne s'est raconté une histoire linéaire : on coupe le gaz russe, on le remplace par le gaz naturel liquéfié, on paie un surcoût et l'on se met à l'abri. Puis la géopolitique revient rappeler qu'il n'existe pas d'abris définitifs. Les mots du commissaire européen à l'Énergie, <a class="link" href="https://commission.europa.eu/about/organisation/college-commissioners/dan-jorgensen_en" target="_blank">Dan Jorgensen</a>, disent exactement cela : l'Europe ne peut pas se permettre de remplacer une dépendance par une autre, surtout si l'allié dont elle dépend n'exclut pas, au moins sur le registre rhétorique, le recours à la force au sujet du Groenland.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ici, l'enjeu n'est pas le Groenland en soi, mais le précédent politique : si l'énergie devient une monnaie d'échange dans une relation transatlantique plus dure et plus contractuelle, alors même le gaz « ami » cesse d'être un bien neutre. Et lorsqu'un bien cesse d'être neutre, il devient un levier.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des chiffres qui pèsent plus lourd que les communiqués</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le chiffre cité à Bruxelles est d'une simplicité brutale : les États-Unis fournissent aujourd'hui plus d'un quart du gaz de l'Union européenne, contre environ 5% il y a cinq ans. Et cette part risque d'augmenter avec l'entrée en vigueur de l'interdiction totale du gaz russe. Traduction : l'Europe a choisi une solution d'urgence qui risque maintenant de se transformer en structure.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est pourquoi Dan Jorgensen parle de diversification et cite, sans détour, des fournisseurs alternatifs : le Canada, le Qatar, l'Algérie, ainsi qu'un travail parallèle sur des sources de combustible nucléaire non russes pour les États membres qui dépendent encore de Moscou. C'est une liste qui ressemble à une carte des vulnérabilités : chaque option est possible, mais aucune n'est gratuite.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques : diversifier coûte cher, mais ne pas diversifier coûte plus cher</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Le premier scénario est le scénario ordonné</strong> : davantage de contrats avec des fournisseurs différents, plus de concurrence, des prix moins exposés aux humeurs d'un seul partenaire, une stabilité accrue pour l'industrie européenne. C'est le scénario que Bruxelles voudrait vendre aux citoyens : payer aujourd'hui pour ne pas payer demain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Le deuxième scénario est le scénario sale</strong> : la diversification avance alors que les prix restent volatils, que les capacités de re-gazéification sont inégales selon les pays, et que la concurrence mondiale pour le gaz naturel liquéfié augmente. Dans ce cas, le risque est double : des factures élevées et une perte de compétitivité, surtout pour des secteurs énergivores déjà sous pression.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Le troisième scénario est le scénario politique </strong>: un durcissement des rapports avec Washington ouvre la voie à une guerre commerciale rampante, où l'énergie devient l'un des instruments de pression réciproque. Bruxelles affirme ne pas vouloir de conflit commercial, mais le problème est que ne pas le vouloir ne suffit pas lorsque les chaînes d'approvisionnement deviennent des outils de négociation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique militaire : l'énergie comme logistique de la dissuasion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Il y a un aspect qu'on relègue souvent au second plan, mais qui revient aujourd'hui au centre : la sécurité énergétique fait partie de la posture stratégique. Une Union qui dépend de plus en plus d'un seul fournisseur externe, de surcroît maritime, est une Union qui doit protéger des routes, des terminaux, des assurances, des infrastructures critiques. Cela signifie des coûts, de la planification, et des vulnérabilités.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le Groenland intervient ici comme symbole : l'Arctique est un théâtre de compétition, et l'idée même qu'un dossier territorial puisse être évoqué sur un ton musclé par Washington agit comme un choc psychologique à Bruxelles. Non pas parce qu'une crise éclaterait demain, mais parce que le calcul change : si votre parapluie de sécurité est aussi votre robinet énergétique, toute tension politique devient un risque systémique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géopolitique et géoéconomique : autonomie, mais sans illusions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Aujourd'hui, l'Union européenne tente de construire une autonomie énergétique dans un monde où l'autonomie totale est un mythe. La diversification vers le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord est logique, mais elle implique des choix de long terme : investissements, contrats, infrastructures, diplomatie stable avec des régions aux équilibres fragiles.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Et il y a un thème de géoéconomie interne : une énergie plus chère et plus incertaine signifie une industrie plus faible, une inflation plus difficile à maîtriser, une transition énergétique plus lente et davantage contestée. <br />  <strong>Si l'Europe veut « prendre soin d'elle-même », comme le dit Dan Jorgensen, elle doit tenir ensemble trois plans : la sécurité des approvisionnements, la compétitivité industrielle, la crédibilité politique. S'il en manque un, les deux autres s'effondrent.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La vraie question : combien de gaz américain est « trop » ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Bruxelles reconnaît ne pas avoir de seuil formel au-delà duquel l'importation de gaz naturel liquéfié américain serait jugée excessive. C'est un aveu important : l'Europe navigue encore à vue, avec un gaz américain qui demeure « essentiel » à court terme, mais qui est perçu à long terme comme une dépendance potentielle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le paradoxe européen est entièrement là : elle a besoin des États-Unis pour remplacer la Russie, mais cette nécessité rend plus coûteuse toute dissidence avec Washington. C'est pourquoi la diversification n'est pas un geste anti-américain : c'est une assurance. Et aujourd'hui, dans un monde turbulent, l'assurance est devenue la véritable politique énergétique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>L’UE compte réduire sa dépendance au gaz américain après les menaces de Trump sur le Groenland&nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.politico.eu/article/lue-compte-reduire-sa-dependance-au-gaz-americain-apres-les-menaces-de-trump-sur-le-groenland/" target="_blank">https://www.politico.eu/article/lue-compte-reduire-sa-dependance-au-gaz-americain-apres-les-menaces-de-trump-sur-le-groenland/</a>  <br />   <br />  Les craintes augmentent face à la dépendance croissante de l’Europe à l’égard des importations de gaz américain</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.politico.eu/article/europe-soaring-dependence-us-gas-imports/" target="_blank">https://www.politico.eu/article/europe-soaring-dependence-us-gas-imports/</a>  &nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94019186-65608607.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-gaz-americain-comme-canot-de-sauvetage-le-Groenland-comme-signal-d-alarme_a6976.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-93945299</guid>
   <title>Gaz azéri en Europe, pétrole kazakh sous pression : l'énergie de la Caspienne redevient géopolitique.</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 15:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que l’Azerbaïdjan renforce son rôle de fournisseur clé dans la sécurité énergétique européenne, le Kazakhstan devient le théâtre d’une compétition silencieuse entre grandes puissances. Entre diversification des approvisionnements, vulnérabilités logistiques et pressions géopolitiques, la Caspienne s’impose plus que jamais comme un espace charnière où se redessinent les équilibres énergétiques du continent.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93945299-65567809.jpg?v=1769611181" alt="Gaz azéri en Europe, pétrole kazakh sous pression : l'énergie de la Caspienne redevient géopolitique." title="Gaz azéri en Europe, pétrole kazakh sous pression : l'énergie de la Caspienne redevient géopolitique." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Azerbaïdjan s'installe dans la sécurité énergétique européenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les nouveaux accords de fourniture conclus avec l'Autriche et l'Allemagne ne sont pas de simples contrats commerciaux : ils s'inscrivent dans une stratégie de long terme. Bakou transforme le Corridor gazier méridional et le <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gazoduc_trans-adriatique" target="_blank">TAP</a>  &nbsp;(<span class="lang-en" lang="en"><i>Trans Adriatic Pipeline)</i></span>, qui relie l'Azerbaïdjan aux marchés européens via la Grèce, l'Albanie et l'Italie, en plateforme de puissance. Plus les États européens entrent dans le périmètre des livraisons azéries, plus l'Azerbaïdjan devient incontournable, non tant par les volumes absolus que par la fonction : diversifier, stabiliser, offrir une alternative crédible dans une Europe qui redoute de dépendre d'un seul robinet. <br />   <br />  <strong>Le point le plus significatif est l'Allemagne</strong>. Non parce que le gaz azéri pourrait, à lui seul, remplacer les grandes routes historiques, mais parce que Berlin reste le cœur industriel de l'Union européenne. Et un accord sur dix ans, dans un marché souvent dominé par des engagements courts, vaut déclaration politique : Bakou veut arrimer ses exportations à des clients solides, et certains États européens sont prêts à miser sur des relations structurées plutôt que sur des achats de circonstance.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géoéconomie de la diversification : moins de dépendances, plus d'interdépendances</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Mais la diversification ne supprime pas la vulnérabilité : elle la redistribue</strong>. L'Europe réduit l'exposition à un fournisseur, tout en construisant de nouvelles interdépendances avec une zone, la Caspienne, traversée de rivalités régionales, de pressions russes, d'intérêts turcs et de jeux d'influence chinois.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">De plus, l'énergie ouvre toujours sur autre chose : investissements, infrastructures, poids diplomatique, accès aux marchés, partenariats industriels. Ce n'est pas seulement du gaz. C'est une chaîne de puissance qui inclut ports, compagnies, assurances, logistique, règles de marché et, parfois, capacité de pression implicite.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Kazakhstan : puissance pétrolière, talon d'Achille logistique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Deuxième volet : le Kazakhstan, acteur majeur de l'énergie, mais contraint par ses routes d'exportation. Une grande partie de son pétrole transite par le Caspian Pipeline Consortium jusqu'au port russe de Novorossiïsk. Cette artère est stratégique et, comme toute artère stratégique, elle est vulnérable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Les incidents à Tengiz et, surtout, les attaques de drones visant pétroliers et infrastructures liées au CPC montrent combien la production et l'exportation peuvent être affectées par des facteurs externes. Ici, la sécurité énergétique n'est pas une formule : c'est la capacité à protéger un pipeline, un terminal, une station de pompage.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les États-Unis reviennent au centre : l'énergie comme levier d'alliance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Washington intensifie les échanges avec Astana et discute coopération énergétique, parce que les intérêts américains sont directement engagés : Chevron et ExxonMobil détiennent des participations dans les grands gisements kazakhs. La stabilité de la production kazakhe est donc aussi un enjeu économique américain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais il y a un niveau plus politique : les États-Unis utilisent l'énergie pour élargir leur périmètre d'influence. L'invitation adressée à Kassym-Jomart Tokaïev à des initiatives américaines et à des rendez-vous internationaux vise à "arrimer" le Kazakhstan, à lui offrir des marges de manœuvre face aux pressions russes, et à consolider une relation qui dépasse la simple coopération technique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et sécuritaire : la Caspienne comme arrière-base disputée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Quand les drones, le sabotage et la perturbation entrent en jeu, l'énergie cesse d'être seulement économique : elle devient terrain opérationnel. Les infrastructures énergétiques sont des cibles idéales : les frapper ne signifie pas envahir un pays, mais réduire ses recettes, accroître l'instabilité, faire grimper les coûts d'assurance et augmenter la prime de risque. C'est une guerre de basse intensité, à fort rendement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La Caspienne redevient ainsi ce qu'elle a toujours été : un espace charnière où la géographie impose des corridors étroits, politiquement sensibles, et où la concurrence des puissances se joue souvent dans l'ombre des pipelines.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Azerbaïdjan–Kazakhstan : les nouveaux carrefours d’une Europe sous contrainte énergétique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Bakou et Astana s'imposent comme deux nœuds de la nouvelle sécurité énergétique européenne, mais selon des logiques différentes. L'Azerbaïdjan construit une centralité de "fournisseur fiable" et en retire des dividendes géopolitiques. Le Kazakhstan demeure une puissance pétrolière, mais exposée à des vulnérabilités d'infrastructures et à une contrainte structurelle : une grande partie de ses exportations passent encore par une porte russe.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Pour l'Europe, la leçon est simple : diversifier les sources ne suffit pas si l'on ne diversifie pas aussi les routes et si l'on n'investit pas dans la protection physique et politique des infrastructures. Sinon, on change de dépendance, mais on ne change pas de risque.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.euronews.com/business/2026/01/26/azerbaijan-secures-two-new-energy-deals-with-europe" target="_blank">https://www.euronews.com/business/2026/01/26/azerbaijan-secures-two-new-energy-deals-with-europe</a>  &nbsp; <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/us-kazakhstan-energy-ministries-discuss-cooperation-2026-01-23/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/us-kazakhstan-energy-ministries-discuss-cooperation-2026-01-23/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/kazakhstans-tengiz-oil-production-has-not-yet-resumed-chevron-says-2026-01-23/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/kazakhstans-tengiz-oil-production-has-not-yet-resumed-chevron-says-2026-01-23/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93945299-65567809.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Gaz-azeri-en-Europe-petrole-kazakh-sous-pression-l-energie-de-la-Caspienne-redevient-geopolitique_a6949.html</link>
  </item>

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   <title>La Chine et le saut infrastructurel de l'intelligence artificielle</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jan 2026 11:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En unifiant ses capacités de calcul à l’échelle du territoire, la Chine inaugure une infrastructure conçue pour soutenir son virage numérique sur plusieurs décennies. Ce réseau déterministe, pensé pour l’IA mais dépassant largement ce seul domaine, devient un pilier de sa stratégie énergétique, industrielle et scientifique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93484271-65330671.jpg?v=1767350993" alt="La Chine et le saut infrastructurel de l'intelligence artificielle" title="La Chine et le saut infrastructurel de l'intelligence artificielle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un supercalculateur sans murs, étendu sur deux mille kilomètres</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Après plus de dix ans de développement, la Chine a mis en service une infrastructure qui redéfinit les limites physiques du calcul intensif. Le 3 décembre 2025, Pékin a activé une <a class="link" href="https://lediplomate.media/decryptage-oeil-dragon-chine-nouvelle-souverainete-espace/" target="_blank">dorsale optique</a>  longue d'environ deux mille kilomètres, capable de relier des centres de calcul distants et de les faire fonctionner comme un seul et gigantesque data center virtuel. Le résultat revendiqué est spectaculaire : jusqu'à 98 % de l'efficacité d'une structure centralisée, malgré l'éloignement géographique des nœuds.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Une architecture pensée pour abolir la distance.</div>    <blockquote>  <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">* Dorsale optique :&nbsp;Une <strong style="white-space: normal;">dorsale optique</strong> (ou <em style="white-space: normal;">optical backbone</em>) désigne l’ensemble des <strong style="white-space: normal;">liaisons en fibre optique à très haut débit</strong> qui assurent l’interconnexion interne d’un supercalculateur, ou parfois l’interconnexion entre plusieurs centres de calcul.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le calcul distribué comme système unifié</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le projet s'inscrit dans le cadre de la <a class="link" href="https://tadviser.com/index.php/Article:FNTF_%28Future_Network_Test_Facility%29" target="_blank">Future Network Test Facility</a>, première grande infrastructure nationale dédiée aux technologies de l'information et de la communication. <br />   <br />  Dans un pays continental, où les capacités de calcul ont longtemps été dispersées, la nouveauté réside dans leur mise en commun. La latence, principal frein au développement de l'intelligence artificielle avancée, est drastiquement réduite : des centres séparés par des milliers de kilomètres coopèrent désormais comme s'ils se trouvaient dans une même salle de serveurs.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Accélérer l'intelligence artificielle. Le temps comme avantage stratégique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'enjeu n'est pas seulement la taille du réseau, mais sa précision temporelle. <br />   <br />  Selon les responsables du projet, l'infrastructure est conçue pour supporter des applications en temps réel aux exigences extrêmes : entraînement de grands modèles d'intelligence artificielle, télémédecine, internet industriel. L'impact est immédiat sur les cycles de développement. <br />   <br />  L'entraînement d'un modèle comptant des centaines de milliards de paramètres nécessite des centaines de milliers d'itérations. Chaque itération dure environ seize secondes sur ce réseau déterministe ; sans lui, elle dépasserait largement les vingt secondes, allongeant les délais de plusieurs mois. <strong>Dans la compétition mondiale pour l'IA, ce gain de temps devient un avantage stratégique majeur.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une technologie de réseau radicalement différente.  Du trafic aléatoire à la circulation programmée</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Techniquement, l'infrastructure repose sur la transmission déterministe des données : bande passante dédiée, latence ultra-faible, pertes de paquets quasi nulles. Contrairement à l'internet classique, imprévisible et congestionné, ce réseau fonctionne comme un système ferroviaire parfaitement cadencé. Chaque paquet suit un itinéraire défini et arrive à l'instant prévu. Étendue aujourd'hui à quarante villes et plus de cinquante-cinq mille kilomètres de fibre optique, la plateforme opère en continu et peut supporter simultanément plus d'une centaine de réseaux hétérogènes.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Lors d'une démonstration officielle, un ensemble de données de 72 téraoctets produit par le radiotélescope FAST a été transféré sur mille kilomètres en une heure et demie. Sur un réseau conventionnel, la même opération aurait exigé près de deux ans. L'écart donne la mesure du saut technologique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au-delà de l'IA : une infrastructure nationale.  Énergie, industrie et rééquilibrage territorial</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La portée du projet dépasse largement l'intelligence artificielle. <br />   <br />  La nouvelle dorsale est conçue pour soutenir la stratégie nationale de rééquilibrage des charges de calcul entre l'est, saturé, et l'ouest du pays, riche en énergie disponible et notamment en sources renouvelables. Pour fonctionner, ce modèle suppose que la puissance de calcul puisse être activée ou désactivée avec la même simplicité qu'un service public. C'est précisément cette fiabilité que cherche à garantir la Future Network Test Facility.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un levier pour les technologies futures.  De la recherche fondamentale à la puissance systémique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Les technologies développées ont déjà alimenté les travaux sur la 5G avancée et la future 6G. À terme, la plateforme doit s'ouvrir à l'industrie manufacturière, à l'énergie, aux systèmes autonomes et à de nouveaux secteurs encore en phase expérimentale. <br />  Plus qu'un exploit technique, la Chine se dote ainsi d'une base infrastructurelle destinée à soutenir <strong>sa transformation numérique sur plusieurs décennies.</strong></div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Dans cette perspective, Pékin présente le réseau non comme une forteresse fermée, mais comme une plateforme d'expérimentation permanente. La capacité à tester en conditions réelles de nouvelles architectures, protocoles et applications à très haute intensité de données constitue un avantage structurel. <br />  <strong>Ce supercalculateur sans murs n'est pas seulement un outil : il est un instrument de puissance, appelé à produire des effets bien au-delà des frontières chinoises.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.scmp.com/news/china/science/article/3335773/over-10-years-making-china-launches-2000km-wide-ai-computing-hub" target="_blank">https://www.scmp.com/news/china/science/article/3335773/over-10-years-making-china-launches-2000km-wide-ai-computing-hub</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.mid-day.com/news/world-news/article/china-activates-2000-km-wide-distributed-ai-giant-computer-23607376" target="_blank">https://www.mid-day.com/news/world-news/article/china-activates-2000-km-wide-distributed-ai-giant-computer-23607376</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.intelligentcio.com/apac/2025/12/15/china-activates-nationwide-ai-computing-network-linking-40-cities" target="_blank">https://www.intelligentcio.com/apac/2025/12/15/china-activates-nationwide-ai-computing-network-linking-40-cities</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto"> <br />  <a class="link" href="https://interestingengineering.com/ai-robotics/china-distributed-ai-supercomputer-network" target="_blank">https://interestingengineering.com/ai-robotics/china-distributed-ai-supercomputer-network</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>La Chine et la nouvelle ruée vers l'or noir : énergie, autonomie et puissance</title>
   <pubDate>Fri, 07 Nov 2025 13:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
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   Avec 470 milliards de dollars investis en cinq ans, Pékin a décidé de blinder sa sécurité énergétique et de redéfinir les équilibres du marché mondial du pétrole. Derrière l’ambition affichée d’« indépendance énergétique à tout prix » se profile une stratégie géopolitique offensive, destinée à réduire la vulnérabilité du pays face aux sanctions, aux tensions commerciales et aux rivalités maritimes. Une mutation qui pourrait bouleverser l’équilibre énergétique international et repositionner la Chine comme acteur incontournable de la sécurité mondiale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92379865-64796771.jpg?v=1762521540" alt="La Chine et la nouvelle ruée vers l'or noir : énergie, autonomie et puissance" title="La Chine et la nouvelle ruée vers l'or noir : énergie, autonomie et puissance" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un plan titanesque pour l'indépendance énergétique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">PetroChina, Sinopec et CNOOC ont dépensé davantage que des géants mondiaux comme Aramco et Shell. Depuis le début de la guerre commerciale avec les États-Unis, la production pétrolière chinoise a augmenté de 13 % et celle de gaz de 50 %. Le cœur de cette expansion est la baie de Bohai, aujourd'hui le plus grand pôle extractif du pays, avec plus de deux cents plates-formes qui fournissent un dixième de la production nationale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le nouveau plan quinquennal, déjà en préparation, consolide cette orientation : « indépendance énergétique à tout prix » est la devise qui résume la priorité absolue du Parti communiste chinois dans un monde marqué par les droits de douane punitifs, les tensions stratégiques et les guerres de sanctions.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De l'économie à la stratégie</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><strong>Derrière le langage technique des plans industriels se cache une logique géopolitique précise. </strong> <br />   <br />  La Chine sait que l'énergie est le talon d'Achille des puissances modernes : les routes maritimes sont vulnérables, le dollar domine les marchés et les sanctions peuvent étouffer des secteurs entiers. L'autonomie énergétique n'est donc pas seulement un objectif économique, mais une défense nationale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'investissement massif de l'État vise à réduire la dépendance vis-à-vis des importations de brut en provenance du Golfe et d'Afrique, à diversifier les sources et à renforcer la capacité de raffinage interne. Une stratégie qui, dans l'esprit de Pékin, doit rendre la Chine capable de résister à toute pression occidentale, surtout si Donald Trump devait rétablir des droits de douane ou des mesures restrictives.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'effet domino sur les marchés mondiaux</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le boom du pétrole et du gaz chinois intervient alors même que la demande mondiale ralentit. Cette dynamique risque d'éroder la position dominante des producteurs occidentaux, traditionnellement soutenus par la consommation chinoise. Si la Chine atteignait l'autosuffisance d'ici la fin de la décennie, les flux mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL) et de brut seraient profondément bouleversés : moins d'importations du Moyen-Orient et d'Afrique, davantage d'exportations régionales vers l'Asie orientale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Les analystes estiment que, d'ici 2030, la production de gaz naturel chinoise pourrait même dépasser la demande intérieure. Cela signifierait non seulement une moindre dépendance vis-à-vis des livraisons russes et du Golfe, mais aussi la naissance d'un nouveau pôle énergétique asiatique, capable d'influencer les prix mondiaux.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'énergie comme arme géopolitique</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">« La sécurité énergétique reste la priorité numéro un », a déclaré Erica Downs de l'Université Columbia. Mais cette phrase apparemment neutre révèle la véritable nature de la politique énergétique chinoise : une arme géopolitique défensive, conçue pour résister à un monde où le commerce est redevenu un instrument de guerre.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Face à la menace de nouveaux tarifs américains, à la fragilité de l'OPEP et aux tensions en mer de Chine méridionale, Pékin vise à ne dépendre de personne. Sa course à l'autonomie énergétique n'est pas un geste de fermeture, mais de puissance : une façon d'assurer au pays la liberté d'agir — et de décider — dans un ordre mondial en pleine recomposition.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div id="messagebody">  <div class="message-htmlpart" id="message-htmlpart1">  <div class="rcmBody">  <div dir="auto">  <div style="margin-left: 40px;">🔗&nbsp;<a class="link" href="https://www.reuters.com/" target="_blank">Reuters – China's energy investment reshapes global oil trade</a>  <br />  🔗&nbsp;<a class="link" href="https://www.lemonde.fr/" target="_blank">Le Monde – Pékin mise sur l'autonomie énergétique face aux tensions commerciales</a> </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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