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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-13T04:52:31+02:00</dc:date>
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   <title>Midterms américaines : le premier vrai test de résistance pour Donald Trump. Stop ou encore ?</title>
   <pubDate>Sat, 24 Jan 2026 16:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’approche des élections de mi‑mandat, la question revient avec insistance : le Congrès issu des urnes pourra‑t‑il freiner l’élan politique de Donald Trump ? Derrière cette interrogation se joue l’équilibre des pouvoirs aux États‑Unis, où les midterms constituent bien plus qu’un simple rendez‑vous électoral. Elles sont un moment de vérité pour tout président, un révélateur de sa capacité à gouverner durablement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93870638-65531017.jpg?v=1769270376" alt="Midterms américaines : le premier vrai test de résistance pour Donald Trump. Stop ou encore ?" title="Midterms américaines : le premier vrai test de résistance pour Donald Trump. Stop ou encore ?" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Les Midterms, organisées tous les quatre ans au milieu du mandat présidentiel, constituent un moment clé de la vie politique américaine. Elles renouvellent l’ensemble de la Chambre des représentants et une partie du Sénat, tout en s’accompagnant d’une série d’élections locales qui amplifient leur portée nationale.&nbsp; <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le processus électoral s’étend sur plusieurs mois, débutant avec les primaires organisées dans chaque État pour sélectionner les candidats des partis, un exercice qui s’étire du printemps jusqu’à la fin de l’été. Il se poursuit en novembre avec le vote national, mené au suffrage universel direct. L’issue de ce scrutin fixe la nouvelle majorité au Congrès et conditionne, pour les deux années suivantes, la capacité du président à faire avancer son programme législatif.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un scrutin charnière dans l’architecture institutionnelle américaine</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les midterms sont un levier puissant capable de remodeler le paysage politique. Pour Donald Trump, ce scrutin représente un passage obligé : il peut soit consolider son influence, soit l’exposer à une opposition parlementaire déterminée.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Historiquement, le parti du président sort affaibli de ce rendez‑vous. Les électeurs déçus, la mobilisation accrue de l’opposition et la dynamique de « vote sanction » créent un terrain défavorable. Depuis plusieurs décennies, rares sont les présidents ayant échappé à cette mécanique. Si les Républicains venaient à perdre la Chambre, Trump se retrouverait face à une majorité capable de bloquer son agenda législatif, de ralentir ses initiatives et d’imposer un rapport de force permanent.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le Sénat, même légèrement hostile, pourrait également devenir un frein majeur. C’est lui qui valide les nominations clés : juges fédéraux, membres du gouvernement, ambassadeurs. Une majorité opposée aurait la capacité de ralentir, voire de neutraliser, la mise en place de l’appareil politique voulu par la Maison‑Blanche.</span> <br />    <div style="white-space: normal; margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un enjeu politique autant que symbolique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au‑delà des équilibres institutionnels, les midterms jouent un rôle de baromètre national. <br />   <br />  Elles mesurent l’adhésion du pays à la trajectoire présidentielle. Une contre‑performance républicaine serait interprétée comme un avertissement adressé à Donald Trump, affaiblissant son autorité et compliquant sa capacité à imposer ses priorités, tant à Washington qu’à l’International.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">À l’inverse, un maintien ou un renforcement de la majorité républicaine serait perçu comme une validation de sa stratégie politique. Cela lui offrirait un mandat renforcé pour poursuivre ses orientations, qu’il s’agisse de politique économique, migratoire ou diplomatique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les midterms ne sont donc pas seulement un scrutin intermédiaire : elles constituent un pivot du système américain, un moment où le pouvoir exécutif peut être rééquilibré, contesté ou consolidé. Pour Donald Trump, elles représentent un test de solidité politique, un révélateur de sa capacité à transformer sa base électorale en majorité durable.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un marqueur politique déterminant</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les Midterms confirment une tendance devenue centrale dans la vie politique américaine : l’empreinte de Donald Trump continue de structurer le paysage électoral bien au‑delà de sa présence à la Maison‑Blanche. <br />  Les scrutins intermédiaires montrent que sa ligne politique — marquée par une forte polarisation, une critique constante des élites fédérales et un discours axé sur la souveraineté économique et migratoire — reste un moteur puissant pour une partie de l’électorat républicain. <br />  Cette dynamique contribue à redéfinir les équilibres internes du parti, où l’adhésion ou la distance à l’égard de Trump devient un marqueur politique déterminant.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>-&nbsp;<a class="link" href="https://theconversation.com/for-80-years-the-presidents-party-has-almost-always-lost-house-seats-in-midterm-elections-a-pattern-that-makes-the-2026-congressional-outlook-clear-271605" target="_blank">For 80 years, the president’s party has almost always lost House seats in midterm elections, a pattern that makes the 2026 congressional outlook clear. The Conversation</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.opinionsandratings.com/us-polls/general-stories/2026-us-midterm-election-polls" target="_blank">-&nbsp;2026 US Midterm Election Polls: Are Democrats Pulling Ahead Early? Opinions and Ratings</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93870638-65531017.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Midterms-americaines-le-premier-vrai-test-de-resistance-pour-Donald-Trump-Stop-ou-encore_a6923.html</link>
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   <title>Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington.</title>
   <pubDate>Thu, 22 Jan 2026 12:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Davos révèle un basculement stratégique : Washington transforme un territoire arctique en instrument de pression pour tester la cohésion européenne, redessiner l’équilibre au sein de l’OTAN et affirmer son monopole sécuritaire dans le Nord. Le Groenland devient ainsi le prisme d’une rivalité où ressources, souveraineté et influence se mêlent, et où l’Europe doit enfin décider si elle subit ou si elle pèse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93829876-65511877.jpg?v=1769086700" alt="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." title="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Davos comme scène : quand la menace se déguise en négociation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À Davos, Donald Trump n'a pas simplement parlé du Groenland : il l'a transformé en test de discipline pour l'Europe et pour l'OTAN. Le message, au-delà de la mise en scène, est limpide: ouvrons immédiatement des négociations en vue d'une acquisition, nous n'emploierons pas la force, mais si vous dites non, nous nous en souviendrons. C'est la formule classique de la pression asymétrique : je te propose une issue "amicale", tout en te faisant comprendre que le prix du refus, tu le paieras ailleurs, par des droits de douane, par une coopération réduite, par une protection plus chère, par un isolement politique. <br />  &nbsp; <br />  Dans cette logique, l'Amérique se réserve le rôle de garant global et exige d'être payée d'avance. Le Groenland devient le symbole parfait : un territoire immense, stratégique, potentiellement riche en ressources, et politiquement rattaché à un pays européen. Si le Danemark cède, c'est un morceau de l'idée d'Europe qui cède. Si l'Europe cède, c'est sa prétention à peser sur l'ordre international qui s'effondre. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques: ressources, tarifs et une économie américaine qui veut encaisser</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Trump a lié la question groenlandaise à un récit économique précis : les États-Unis seraient le moteur de la croissance mondiale et auraient le droit de rééquilibrer les comptes à l'aide d'instruments coercitifs "légaux", c'est-à-dire les droits de douane. Dans ce cadre, le Groenland n'est pas seulement une affaire géopolitique, c'est une affaire de chaîne d'approvisionnement, l'accès à des métaux critiques et à des matières premières indispensables à l'industrie, à la transition technologique et à la défense. L'ultimatum déguisé en négociation naît de là : qui contrôle les ressources contrôle les prix, et qui contrôle les prix influence les choix des autres. <br />  &nbsp; <br />  Le passage sur les tarifs est complémentaire:&nbsp; ce n'est pas un sujet séparé, c'est la matraque de la négociation. D'abord on t'angoisse avec une menace tarifaire, ensuite on te propose la suspension comme "récompense" si tu acceptes de t'asseoir à la table. C'est la diplomatie du péage, où la coopération n'est plus une valeur mais un service payant. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et militaire : l'Arctique comme avant-poste. Le parapluie se resserre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La phrase centrale est celle de la sécurité mondiale. Seuls les États-Unis, en contrôlant le Groenland, garantiraient la sécurité. Traduction : la posture militaire dans le Nord Atlantique et dans l'Arctique n'est plus une responsabilité partagée, mais un monopole que Washington entend renforcer. Le Gronland est un point d'observation et de projection, une plateforme qui croise routes, communications, trajectoires potentielles, et surtout la nouvelle géographie de la compétition arctique. <br />  &nbsp; <br />  Dans ce contexte, la demande française d'un exercice de l'OTAN au Groenland ressemble à une réponse de drapeau : montrer sa présence pour ne pas paraître insignifiant. Mais le problème est là : si la mise en scène reste américaine, l'exercice risque de devenir un accessoire de la négociation, pas une démonstration de souveraineté européenne. Et lorsque le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, invite à "ne pas se concentrer sur le Groenland" parce que le vrai sujet serait l'Ukraine, il réaffirme de fait la hiérarchie : l'Europe doit gérer le front qui coûte, tandis que l'Amérique se réserve la partie qui rapporte.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géopolitique: Danemark, OTAN, Ukraine, et la ligne rouge que personne ne veut voir...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Donald Trump alterne déférence de façade et chantage explicite : respect pour le Danemark et le Groenland, mais si vous refusez, nous nous en souviendrons. C'est une pression directe sur un allié, rendue possible par des années de dépendance politique et militaire. Le passage sur l'Ukraine complète le tableau. La guerre doit être "clôturée", Moscou et Kiev "veulent un accord", et pourtant l'essentiel de la charge revient à l'Europe et à l'OTAN. Le message est double : vous assumerez la gestion de la crise qui épuise les ressources, pendant que nous fixons les paramètres d'une négociation qui renforce notre avantage stratégique. <br />  &nbsp; <br />  La référence à des rencontres bilatérales avec des dirigeants européens s'inscrit dans une méthode éprouvée : diviser pour négocier. Une Europe qui répond en ordre dispersé perd même quand elle croit avoir sauvé la face. Parce que chaque concession "nationale" devient un précédent contre l'intérêt commun.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géoéconomie: l'Europe comme marché et comme terrain de compensation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Derrière la rhétorique du "moteur économique" se cache une idée très concrète. L'Amérique entend rentabiliser son rôle global en transformant alliés et partenaires en clients. Le problème n'est pas seulement le Groenland. C'est la méthode. Si l'on accepte qu'une question de souveraineté européenne soit mise sur la table au langage de la gratitude ou de la représaille, alors tout devient négociable : énergie, défense, technologies, règles commerciales. <br />  &nbsp; <br />  Le Groenland est, en outre, le prototype d'un dossier du futur : ressources rares, position stratégique, investissements à forte intensité de capital, et concurrence où le civil et le militaire s'entremêlent. Dans un tel scénario, celui qui n'a ni politique industrielle propre ni capacité de dissuasion finit par céder des morceaux de son espace économique en échange d'une "protection".</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le point politique : soit l'Europe devient adulte, soit elle devient une note en bas de page</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La vraie question n'est pas de savoir si Trump bluffe ou s'il utiliserait réellement la force. La question est qu'il dit ouvertement ce qui, pendant des années, est resté implicite : la fidélité atlantique n'est pas un pacte entre égaux, c'est une relation où le plus fort décide du calendrier, des thèmes et du prix. Aujourd'hui le thème est le Groenland, demain ce peut être n'importe quel autre intérêt européen. <br />  &nbsp; <br />  Si l'Europe répond par une indignation par à-coups puis retourne à la routine, elle aura confirmé la pire image : un continent riche mais hésitant, qui confond tranquillité et stratégie, dépendance et stabilité. <br />   <br />  <strong>Le Groenland, paradoxalement, n'est pas un morceau de glace : c'est un miroir. Et dans ce miroir on voit si l'Europe a encore une âme politique, ou seulement un marché à défendre avec des mots.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Groenland-L-Arctique-sous-tension -l-Europe-face-au-chantage-feutre-de-Washington_a6911.html</link>
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   <title>Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington.</title>
   <pubDate>Thu, 22 Jan 2026 12:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Davos révèle un basculement stratégique : Washington transforme un territoire arctique en instrument de pression pour tester la cohésion européenne, redessiner l’équilibre au sein de l’OTAN et affirmer son monopole sécuritaire dans le Nord. Le Groenland devient ainsi le prisme d’une rivalité où ressources, souveraineté et influence se mêlent, et où l’Europe doit enfin décider si elle subit ou si elle pèse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93886465-65536959.jpg?v=1769086700" alt="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." title="Groenland. L’Arctique sous tension : l’Europe face au chantage feutré de Washington." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Davos comme scène : quand la menace se déguise en négociation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À Davos, Donald Trump n'a pas simplement parlé du Groenland : il l'a transformé en test de discipline pour l'Europe et pour l'OTAN. Le message, au-delà de la mise en scène, est limpide: ouvrons immédiatement des négociations en vue d'une acquisition, nous n'emploierons pas la force, mais si vous dites non, nous nous en souviendrons. C'est la formule classique de la pression asymétrique : je te propose une issue "amicale", tout en te faisant comprendre que le prix du refus, tu le paieras ailleurs, par des droits de douane, par une coopération réduite, par une protection plus chère, par un isolement politique. <br />  &nbsp; <br />  Dans cette logique, l'Amérique se réserve le rôle de garant global et exige d'être payée d'avance. Le Groenland devient le symbole parfait : un territoire immense, stratégique, potentiellement riche en ressources, et politiquement rattaché à un pays européen. Si le Danemark cède, c'est un morceau de l'idée d'Europe qui cède. Si l'Europe cède, c'est sa prétention à peser sur l'ordre international qui s'effondre. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques: ressources, tarifs et une économie américaine qui veut encaisser</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Trump a lié la question groenlandaise à un récit économique précis : les États-Unis seraient le moteur de la croissance mondiale et auraient le droit de rééquilibrer les comptes à l'aide d'instruments coercitifs "légaux", c'est-à-dire les droits de douane. Dans ce cadre, le Groenland n'est pas seulement une affaire géopolitique, c'est une affaire de chaîne d'approvisionnement, l'accès à des métaux critiques et à des matières premières indispensables à l'industrie, à la transition technologique et à la défense. L'ultimatum déguisé en négociation naît de là : qui contrôle les ressources contrôle les prix, et qui contrôle les prix influence les choix des autres. <br />  &nbsp; <br />  Le passage sur les tarifs est complémentaire:&nbsp; ce n'est pas un sujet séparé, c'est la matraque de la négociation. D'abord on t'angoisse avec une menace tarifaire, ensuite on te propose la suspension comme "récompense" si tu acceptes de t'asseoir à la table. C'est la diplomatie du péage, où la coopération n'est plus une valeur mais un service payant. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et militaire : l'Arctique comme avant-poste. Le parapluie se resserre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La phrase centrale est celle de la sécurité mondiale. Seuls les États-Unis, en contrôlant le Groenland, garantiraient la sécurité. Traduction : la posture militaire dans le Nord Atlantique et dans l'Arctique n'est plus une responsabilité partagée, mais un monopole que Washington entend renforcer. Le Gronland est un point d'observation et de projection, une plateforme qui croise routes, communications, trajectoires potentielles, et surtout la nouvelle géographie de la compétition arctique. <br />  &nbsp; <br />  Dans ce contexte, la demande française d'un exercice de l'OTAN au Groenland ressemble à une réponse de drapeau : montrer sa présence pour ne pas paraître insignifiant. Mais le problème est là : si la mise en scène reste américaine, l'exercice risque de devenir un accessoire de la négociation, pas une démonstration de souveraineté européenne. Et lorsque le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, invite à "ne pas se concentrer sur le Groenland" parce que le vrai sujet serait l'Ukraine, il réaffirme de fait la hiérarchie : l'Europe doit gérer le front qui coûte, tandis que l'Amérique se réserve la partie qui rapporte.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géopolitique: Danemark, OTAN, Ukraine, et la ligne rouge que personne ne veut voir...</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Donald Trump alterne déférence de façade et chantage explicite : respect pour le Danemark et le Groenland, mais si vous refusez, nous nous en souviendrons. C'est une pression directe sur un allié, rendue possible par des années de dépendance politique et militaire. Le passage sur l'Ukraine complète le tableau. La guerre doit être "clôturée", Moscou et Kiev "veulent un accord", et pourtant l'essentiel de la charge revient à l'Europe et à l'OTAN. Le message est double : vous assumerez la gestion de la crise qui épuise les ressources, pendant que nous fixons les paramètres d'une négociation qui renforce notre avantage stratégique. <br />  &nbsp; <br />  La référence à des rencontres bilatérales avec des dirigeants européens s'inscrit dans une méthode éprouvée : diviser pour négocier. Une Europe qui répond en ordre dispersé perd même quand elle croit avoir sauvé la face. Parce que chaque concession "nationale" devient un précédent contre l'intérêt commun.</div>  
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     <div><b>Géoéconomie: l'Europe comme marché et comme terrain de compensation</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Derrière la rhétorique du "moteur économique" se cache une idée très concrète. L'Amérique entend rentabiliser son rôle global en transformant alliés et partenaires en clients. Le problème n'est pas seulement le Groenland. C'est la méthode. Si l'on accepte qu'une question de souveraineté européenne soit mise sur la table au langage de la gratitude ou de la représaille, alors tout devient négociable : énergie, défense, technologies, règles commerciales. <br />  &nbsp; <br />  Le Groenland est, en outre, le prototype d'un dossier du futur : ressources rares, position stratégique, investissements à forte intensité de capital, et concurrence où le civil et le militaire s'entremêlent. Dans un tel scénario, celui qui n'a ni politique industrielle propre ni capacité de dissuasion finit par céder des morceaux de son espace économique en échange d'une "protection".</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le point politique : soit l'Europe devient adulte, soit elle devient une note en bas de page</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">La vraie question n'est pas de savoir si Trump bluffe ou s'il utiliserait réellement la force. La question est qu'il dit ouvertement ce qui, pendant des années, est resté implicite : la fidélité atlantique n'est pas un pacte entre égaux, c'est une relation où le plus fort décide du calendrier, des thèmes et du prix. Aujourd'hui le thème est le Groenland, demain ce peut être n'importe quel autre intérêt européen. <br />  &nbsp; <br />  Si l'Europe répond par une indignation par à-coups puis retourne à la routine, elle aura confirmé la pire image : un continent riche mais hésitant, qui confond tranquillité et stratégie, dépendance et stabilité. <br />   <br />  <strong>Le Groenland, paradoxalement, n'est pas un morceau de glace : c'est un miroir. Et dans ce miroir on voit si l'Europe a encore une âme politique, ou seulement un marché à défendre avec des mots.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93886465-65536959.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Groenland-L-Arctique-sous-tension -l-Europe-face-au-chantage-feutre-de-Washington_a6929.html</link>
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   <title>Métaux stratégiques : Les héritiers de la croûte de feu.  Alexandre Marciel</title>
   <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 15:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le récit qui suit, bien que fictif, pose une question cruciale : et si la transition énergétique, en déclenchant une ruée mondiale vers les métaux, finissait par aggraver le réchauffement qu'elle veut combattre ? Car aujourd'hui, la production de ces métaux reste massivement carbonée. La Chine, qui fournit 80 % des panneaux solaires et 60 % des éoliennes mondiales, tire plus des 2/3 de son énergie du charbon pour les fabriquer (de la mine à l'objet technologique), contre seulement 28 % de renouvelables.     <div><b>Produire massivement des technologies « vertes » mais aussi numériques avec des énergies fossiles crée un paradoxe dangereux.</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <p class="ydpd60b52fdMsoNormal" style="text-align: justify; margin-left: 40px;"><span>Nous ne fabriquons pas les panneaux solaires ou les éoliennes du monde avec de l'énergie solaire ou éolienne.</span> <br />    <div style="text-align: justify; margin-left: 40px;"><span><span>A</span>u coude à coude avec le nombre de réacteurs français mais pas le même nombre d'habitants ...), l"électricité d'origine nucléaire de la Chine ne dépasse pas 5 %, de son mix énergétique, loin des 70% français (et 18% américains). <br />  Produire massivement des technologies « vertes » mais aussi numériques avec des énergies fossiles crée un paradoxe dangereux. D'où l'urgence de combiner innovations de rupture (même concernant les procédés d'extraction, de raffinage...), matériaux de substitution et progrès scientifiques avec sobriété, recyclage, réparation ... Sans cet équilibre, la transition pourrait échouer et de laisser aux générations futures un héritage ... celui des Céruliens .</span> <br />  Le peuple des Céruliens, c'est peut-être nous, nos enfants ou une autre civilisation. Ce nom est tiré de l'adjectif céruléen qui veut "d'une couleur bleu ciel". A chacun d'imaginer qui sont ces Céruliens.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les étoiles ont forgé les métaux. L’humanité les a concentrés. Les nouveaux venus en hériteront. La fin d’un monde peut être le début d’un autre. </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92555478-64870437.jpg?v=1763214018" alt="Métaux stratégiques : Les héritiers de la croûte de feu.  Alexandre Marciel" title="Métaux stratégiques : Les héritiers de la croûte de feu.  Alexandre Marciel" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans un futur lointain, une nouvelle civilisation découvre sous ses pas une couche géologique d’un genre inédit : la&nbsp;Croûte de Feu, vestige métallisé de l’humanité disparue. <br />  Sans le savoir, les Anciens, en cherchant à sauver leur monde du changement climatique, ont concentré les métaux des étoiles dans leurs villes et leurs technologies «&nbsp;vertes&nbsp;» et «&nbsp;numériques&nbsp;» et impacté inéluctablement la planète . Et même l’intelligence artificielle n’a rien pu contre le changement climat, ni contre la fin de l’humanité. <br />   <br />  <strong>Leur chute a offert aux nouveaux venus un trésor : la possibilité de bâtir une civilisation technologique harmonieuse, née des erreurs d’une autre, en consommant très peu d’énergie.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La planète semblait paisible...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Quand les Céruliens arrivèrent sur Terre, la planète semblait paisible. Les forêts avaient reconquis les plaines, les océans s’étaient purifiés, et nulle lumière artificielle ne troublait plus la nuit. Pourtant, sous leurs pieds, la Terre racontait une autre histoire — celle d’une espèce disparue, les&nbsp;Anciens, dont la trace se lisait dans la pierre comme un avertissement figé. Dans les profondeurs s’étendait une couche géologique singulière : un entrelacs brillant de cuivre, de silicium, de lithium, d’aluminium et de terres rares. <br />   <br />  Ces métaux, concentrés à un degré inconcevable, formaient une veine planétaire qui serpentait sous les anciennes mégapoles : New York, Shanghai, Paris, Lagos… concentrés particulièrement sous les ruines de leurs anciennes métropoles avec leurs mégalithes de verre et d’acier effondrés, leurs montagnes industrielles de débris électroniques et de millions de véhicules fossilisés (…) réduits en poussière métallique. Tout s’était lentement sédimenté, transformé par le temps en une géologie neuve : la première strate entièrement humaine. <br />   <br />  <strong>Les Céruliens l’appelèrent&nbsp;la Croûte de Feu.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ils avaient achevé le travail des étoiles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les géologues céruliens y virent un paradoxe grandiose&nbsp;: les étoiles avaient mis des milliards d’années à forger ces atomes métalliques au cœur de leurs fournaises. A chaque supernova, elles avaient projeté dans l’espace des nuées d’or, de fer, de cuivre, de carbone, semant la matière et la vie des mondes futurs.&nbsp; <br />   <br />  Les Céruliens comprirent alors que cette Croûte de feu n’était pas un simple vestige&nbsp;: c’était une œuvre cosmique achevée par des mains humaines. <strong>Les étoiles avaient créé la matière, l’humanité l’avais concentrée, au prix de son existence. En ce sens, ils avaient achevé le travail des étoiles.</strong> <br />   <br />  Sur la petite planète bleue, les Anciens avaient passé des millénaires à les retrouver, les fondre, les purifier, les façonner, de l’âge de bronze à l’âge du silicium. Les Anciens avaient passé des millénaires à extraire ces métaux de roches presque stériles — quelques grammes arrachés à chaque tonne de pierre. <br />   <br />  A l’apogée de leur histoire, au milieu du XXIe siècle, l’humanité a fini par concentrer ces métaux stellaires dans ces technologies les plus complexes&nbsp;:&nbsp; technologies bas-carbone, data centers, robots, aéronautique, défense ...Mais dans les ruines minéralisées de leurs cités, les nouveaux venus pouvaient désormais en récolter des centaines de grammes, parfois des kilos par tonne de sol, avec très peu d’énergie. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour les Céruliens, c’était une leçon.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92555478-64870692.jpg?v=1763214447" alt="Métaux stratégiques : Les héritiers de la croûte de feu.  Alexandre Marciel" title="Métaux stratégiques : Les héritiers de la croûte de feu.  Alexandre Marciel" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En voulant sauver la planète, les Anciens avaient accéléré sa fièvre. <br />   <br />  Pour échapper à leur propre destruction, ils avaient cru bon de&nbsp;verdir leur énergie&nbsp;— de remplacer le feu du charbon par le souffle du vent, la flamme du pétrole par la lumière du soleil. <br />  Mais pour bâtir ces nouvelles machines du salut — panneaux solaires, batteries, éoliennes, réseaux électriques — il leur avait fallu&nbsp;extraire plus de métaux en trente ans&nbsp;qu’en tout le reste de l’Histoire de l’Humanité. <br />   <br />  <strong>Et pour fondre ces minerais, les purifier, les transformer, ils n’avaient eu d’autre choix que d’utiliser ce qu’ils tentaient justement d’abandonner :&nbsp;le charbon, le gaz, le pétrole.</strong> Ainsi, plus ils croyaient se sauver, plus ils accéléraient la fin. Leur « transition énergétique » n’avait été qu’un mirage de pureté, une affaire de profit et de puissance déguisée en vertu. Des énergies dites propres, nées d’un sol noir de suie. <br />   <br />  Quand la dernière calotte eut fondu et que les mers eurent englouti leurs continents, il ne resta d’eux qu’un silence de métal et de verre, scellé sous les sédiments du temps. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Céruliens comprirent alors …</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les Céruliens comprirent alors&nbsp;: sans le savoir, les Anciens leur avaient préparé la voie. <br />   <br />  Ils avaient accompli, au prix d’une consommation d’énergie colossale, le travail le plus long et le plus coûteux du cosmos — purifier la planète de ses métaux, les concentrer, les amener à la surface. Une œuvre titanesque née de la démesure, mais dont les fruits permettraient à d’autres de vivre en harmonie., Ils purent bâtir ainsi leur civilisation sur l’héritage énergétique et minéral des disparus, en sachant que leur confort venait d’un sacrifice ancien. <br />   <br />  Ce paradoxe fascinait les Céruliens : <br />  Les Céruliens, eux, n’avaient nul besoin de creuser si profondément. <br />  Grâce à ces couches minérales déjà raffinées, les Céruliens purent bâtir leur monde sans fonderie, sans feu, sans piller les entrailles de la Terre. L’énergie leur suffisait désormais pour façonner, non pour extraire. Ils développèrent rapidement des technologies d’une grande finesse, légères, transparentes, presque vivantes, et leur société s’épanouit sans blesser la planète. <br />   <br />  De cette richesse géologique héritée, ils tirèrent des technologies sobres, transparentes, douces à la planète. Ils avaient appris la leçon que la Terre portait dans ses strates :&nbsp;la véritable énergie propre est celle qu’on n’a pas besoin d’extraire. <br />  Et sur l’un des sites où reposait une ancienne métropole, sur les ruines minéralisées de l’humanité, ils érigèrent un monument : un dôme transparent, où reposait une plaque de cuivre gravée d’un seul mot, hérité d’une langue morte : <br />  « Souviens-toi. »</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos d'Alexandre Marciel</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/86853391-61713505.jpg?v=1741002960&amp;ibox" title="UKRAINE. &quot;Morts pour des métaux stratégiques ?&quot; Par Alexandre Marciel"><img alt="UKRAINE. &quot;Morts pour des métaux stratégiques ?&quot; Par Alexandre Marciel" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86853391-61713505.jpg?v=1741002961" title="UKRAINE. &quot;Morts pour des métaux stratégiques ?&quot; Par Alexandre Marciel" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div style="margin-left: 80px;">&nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><span style="font-size: 17px; font-family: Helvetica Neue, Helvetica, Arial, sans-serif">Ancien journaliste,&nbsp; conseiller politique&nbsp; et adjoint au maire de Toulouse, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alexandre-marciel-3b5a7b47/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Alexandre Marciel&nbsp;</a>  a développé ces dix dernières années une véritable expertise dans le domaine des matériaux avancés et des métaux stratégiques.&nbsp; Il accompagne des entreprises et des institutions.&nbsp; Il intervient&nbsp; régulièrement&nbsp; auprès de différents publics sur le thème "De l'objet au minerai", en s'appuyant sur la matériauthèque inédite qu'il a constituée (plus de 3 000 matériaux / métaux / minerais).&nbsp; Après un premier livre de vulgarisation scientifique sur les éléments du tableau périodique et leurs applications " Le chasseur d'atomes ", (az'Art Ateliers Editions), il vient de sortir un nouveau livre dédié aux matériaux de la transition énergétique "<a class="link" href="https://www.cepadues.com/livres/sciences/mecanique-physique/1796-mendeleiev-au-coeur-des-energies-enjeux-strategiques-des-elements-9782383952046.html" target="_blank">Mendeleïev au cœur des énergies, Enjeux stratégiques des éléments" (Éditions Cépaduès</a>).&nbsp; Il prépare actuellement un rapport national&nbsp; sur les enjeux de sécurisation de nos approvisionnements en métaux stratégiques.</span></div>  </blockquote>    <div style="margin-left: 80px;"><em><a class="liens" href="https://www.linkedin.com/in/alexandre-marciel-3b5a7b47/?original_referer=https%3A%2F%2Ffr%2Esearch%2Eyahoo%2Ecom%2F&amp;amp;originalSubdomain=fr" target="_blank">Gardez le contact.</a></em></div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92555478-64870437.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Metaux-strategiques-Les-heritiers-de-la-croute-de-feu-Alexandre-Marciel_a6582.html</link>
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   <title>9 et 10 octobre. L'économie circulaire vous donne rendez-vous au Salon Produrable. Palais des Congrès. Paris.</title>
   <pubDate>Mon, 23 Sep 2024 13:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RSE et Economie collaborative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le salon Produrable est le plus grand rendez-vous européen des acteurs et des solutions en faveur de l’économie durable et de la RSE - Responsabilité Sociale et Environnementale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82987594-59467938.jpg?v=1727096088" alt="9 et 10 octobre. L'économie circulaire vous donne rendez-vous au Salon Produrable. Palais des Congrès. Paris." title="9 et 10 octobre. L'économie circulaire vous donne rendez-vous au Salon Produrable. Palais des Congrès. Paris." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LE FUTUR NE S'IMPROVISE PAS !</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.produrable.com/" target="_blank">Cette année, il se tiendra les <strong>9 et 10 octobre 2024</strong> au Palais des Congrès à Paris</a>.  <div>&nbsp;</div>    <div style="margin-left: 40px;"><span style="">Organisé par le groupe AEF info et sous le haut patronage du Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, </span><span style=""><strong>le salon PRODURABLE rassemble pendant deux jours : </strong></span><span style="color: #000000"><strong>12 000 visiteurs, 750 intervenants, plus de 250 partenaires et une communauté de 50 000 décideurs</strong></span><span style="color: #000000">.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cette 17e édition mettra en lumière des solutions concrètes pour construire un avenir plus respectueux de l’environnement et des ressources.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span class="result-text" data-v-4c7a99ff="">Produrable, le salon dédié à l'économie circulaire, revient pour promouvoir les valeurs, les acteurs et les innovations pour construire une société durable et désirable. <br />  Avec plus de 300 conférences, 25O exposants et 750 intervenants, la diversité des sujets abordés lors de cet événement soutient la transition écologique et sociale. De la croissance de l'économie circulaire à l'influence de l'intelligence artificielle sur le climat, les thèmes discutés nous offriront des solutions et des orientations. <br />   <br />  <strong>Durant Produrable 2024, seront mis en avant onze thèmes, dont l'agro-alimentation, la santé, l'énergie, la biodiversité, la mobilité et la finance durable. Pendant les conférences, les participants auront l'opportunité d'explorer des initiatives novatrices afin de changer leur approche et de renforcer leur impact sur l'environnement. </strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Grand Prix de la Marque Engagée® 2024 Organisé par LinkUp et PRODURABLE 7ème édition</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span class="result-text" data-v-4c7a99ff="">Les marques sont des agents de changement qui influencent les normes sociales et encouragent des pratiques positives. <br />  <a class="link" href="https://www.produrable.com/grand-prix-de-la-marque-engagee" target="_blank">Le Grand Prix de la Marque Engagée récompense les entreprises qui s'engagent envers leurs consommateurs et la société. </a>  <br />  La remise des prix aura lieu le 9 octobre 2024.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>PARLONS VALEURS !</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82987594-59468816.jpg?v=1727096235" alt="9 et 10 octobre. L'économie circulaire vous donne rendez-vous au Salon Produrable. Palais des Congrès. Paris." title="9 et 10 octobre. L'économie circulaire vous donne rendez-vous au Salon Produrable. Palais des Congrès. Paris." />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <p style="margin-left: 40px;"><span style="">Le fil rouge de <a class="link" href="https://www.produrable.com/" target="_blank">PRODURABLE 2024 </a>  n’a rien d’une pirouette sémantique. Un clin d’œil, certes, mais surtout une synthèse essentielle, un raccourci fondamental, une puissante invitation à articuler les deux sens du mot « valeur » au sein de nos organisations : l’un concret, mesurable, monnayable ; l’autre, plus abstrait mais pluriel, qui ressort de la morale - une richesse moins tangible réapparue dans les raisons d’être. Les organisations qui intègrent des valeurs éthiques, sociales, environnementales sont mieux positionnées dans un monde en constante évolution.</span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/82987594-59467938.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/9-et-10-octobre-L-economie-circulaire-vous-donne-rendez-vous-au-Salon-Produrable-Palais-des-Congres-Paris_a5250.html</link>
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