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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-18T20:03:23+02:00</dc:date>
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   <title>Dépenses militaires et irresponsabilité des élites européennes.</title>
   <pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La France incarne aujourd'hui une contradiction criante. Le président Emmanuel Macron appelle à un engagement militaire des "volontaires" en Ukraine, n'excluant pas un affrontement direct avec la Russie. Dans le même temps, son Premier ministre, François Bayrou, tire la sonnette d'alarme sur la dette publique : celle-ci croît de 12 millions d'euros par heure, tandis qu'un plan d'austérité de 44 milliards d'euros est annoncé.     <div><b>Le paradoxe français</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/90858617-63994001.jpg?v=1756825503" alt="Dépenses militaires et irresponsabilité des élites européennes." title="Dépenses militaires et irresponsabilité des élites européennes." />
     </div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le ratio dette/PIB est passé de 98 % en 2018 à 115 % en 2025, et les seuls intérêts représentent presque 2 % du PIB. Pourtant, malgré cet état d'urgence financier, la dépense militaire a bondi de 35 milliards d'euros en 2018 à plus de 50 milliards en 2025, avec une trajectoire fixée à 413 milliards d'ici 2030. <br />   <br />  La "grandeur" française se bâtit donc sur une base économique de plus en plus fragile.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Italie sur la même voie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette dynamique n'est pas propre à la France. L'Italie affiche un ratio dette/PIB de 135 % et des charges d'intérêts avoisinant 4 % du PIB, le niveau le plus élevé en Europe. Et pourtant, le gouvernement italien prévoit lui aussi d'accroître ses dépenses militaires, suivant le même modèle : comprimer l'État social pour financer l'appareil de défense. <br />   <br />  Une stratégie qui interroge la logique des classes dirigeantes européennes, prêtes à fragiliser leurs finances publiques pour répondre à une logique d'alignement géopolitique, plus qu'à une nécessité de sécurité nationale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le contre-exemple russe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le contraste est frappant avec la Russie, qui maintient un ratio dette/PIB limité à 16,4 %. <br />  Malgré des taux d'intérêt élevés, le coût du service de la dette reste maîtrisé. Moscou concentre ses efforts sur l'effort de guerre en Ukraine sans compromettre la soutenabilité de ses finances. <br />  Ce constat, qui ne saurait être lu comme une apologie, souligne néanmoins la différence de trajectoire entre un pays engagé dans un conflit militaire direct et des États européens qui s'endettent massivement pour préparer une éventuelle guerre.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le choix politique des élites européennes</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Derrière ces chiffres se cache une vérité dérangeante : les dirigeants européens placent la dépense militaire au-dessus des besoins sociaux et de l'équilibre financier. <br />  Il s'agit moins d'une stratégie de défense rationnelle que d'un choix idéologique et politique. L'obsession de contenir la Russie, même au prix d'un appauvrissement progressif de la population, devient la ligne directrice. Le sacrifice n'est pas seulement économique mais social : écoles, hôpitaux et services publics se voient amputés, tandis que le complexe militaro-industriel prospère.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une Europe affaiblie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette fuite en avant révèle une profonde irresponsabilité. À vouloir rivaliser sur le terrain militaire, l'Europe risque de compromettre sa propre cohésion sociale et sa stabilité économique. <br />  Les coupes budgétaires fragiliseront l'État providence, moteur de paix intérieure depuis 1945, et renforceront les tensions politiques internes. <br />  Ce choix ouvre un paradoxe : au nom de la sécurité, on met en péril les fondements mêmes de la sécurité sociale et économique des citoyens.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'explosion des budgets militaires en pleine crise de la dette démontre que les élites européennes ont perdu le sens des priorités. Alors que la population subit l'inflation, la stagnation salariale et le recul des protections sociales, les gouvernements choisissent de financer la guerre et la "projection de puissance". <br />  L'Europe, au lieu d'incarner un modèle d'équilibre et de diplomatie, semble s'engager sur une voie d'appauvrissement volontaire, où la grandeur affichée masque une fragilité croissante.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/90858617-63994001.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Depenses-militaires-et-irresponsabilite-des-elites-europeennes_a6300.html</link>
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   <title>Le courage moins fréquenté* Par Anna Elviro. Conflit, vérité, humanité : et si l’époque avait peur de vivre ? </title>
   <pubDate>Mon, 30 Jun 2025 14:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Cahier des Tendances]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conflit, vérité, humanité : et si l’époque avait peur de vivre ? … Inspiré par la lecture des Masques tombent de Charles Rojzman, par la vie et par de fortes imperfections personnelles.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89638706-63349490.jpg?v=1751287782" alt="Le courage moins fréquenté* Par Anna Elviro. Conflit, vérité, humanité : et si l’époque avait peur de vivre ? " title="Le courage moins fréquenté* Par Anna Elviro. Conflit, vérité, humanité : et si l’époque avait peur de vivre ? " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Référence :&nbsp;&nbsp;<a class="link" href="https://www.fnac.com/a21359972/Charles-Rojzman-Les-masques-tombent" target="_blank">Les masques tombent Illusions collectives, vérités interdites… Le réel, arme secrète de la démocratie&nbsp;</a> </div>    <div style="margin-left: 40px; text-align: center;"><span class="js-Search-title" data-automation-id="title-search-results-label">Charles Rojzman </span>&nbsp;- Mai 2025</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le courage &amp; la conquête </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Quand on évoque le courage, les premières images qui viennent sont souvent spectaculaires. <br />  Un chevalier partant à la bataille pour combattre le mal. Peut-être Tom Cruise, qui, à plus de 60 ans, continue de repousser les limites du possible… sans cascadeurs. Ou encore un grimpeur solitaire qui escalade le mont Everest en plein hiver. <br />  Les images archétypiques semblent bien ancrées dans notre inconscient collectif. Pourtant, le monde a profondément changé — passant d’une époque de conquête à une époque de complexité, du QI à l’AI, de l’explicite à l’implicite. <br />  Alors, que signifie le courage aujourd’hui ? Est-ce encore une affaire de bravoure, ou tout autre chose ?</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des combats extérieurs vers des combats intérieurs.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Nous vivons une époque où la guerre physique, avec ses armes de destruction, s’intensifie — et on la suit en direct dans les médias. Mais parallèlement, d’autres combats, beaucoup moins visibles, se jouent dans les esprits, en silence, à travers des microglissements souterrains. Ce sont des combats internes qui impactent nos relations, notre coopération, notre vivre-ensemble. <br />   <br />  Souvent, ils émergent sous forme de choix paradoxaux, plus ou moins conscients : Partager ce que je vis réellement, au risque d’être jugé ? Me montrer tel que je suis, au risque d’être rejeté ? Accepter le débat, le conflit, au risque de l’inconfort ? Ou bien porter un masque socialement acceptable, juste pour préserver une tranquillité apparente ? <br />  À force de valoriser l’intelligence mentale, le QI, nous semblons tomber dans une forme d’aveuglement protecteur face aux émotions désagréables et aux instincts moralement répréhensibles ce qui est en train de nous priver du contact avec ce que nous vivons réellement. <br />   <br />  <strong>Et ce qui nous manque ici, profondément, ce n’est pas tant la sécurité physique — mais cette sécurité psychologique, sans laquelle il devient impossible d’oser, de dire, de se relier.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les mots sont aussi des murs</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Nous nous sommes entourés de murs de mots peu à peu appauvris de leur substance comme <em>bienveillance</em>, <em>non-jugement</em>, <em>consensus</em>, <em>convergence</em> qui finissent par fausser la réalité. <br />  Sous couvert de politiquement correct, ils nous empêchent d’exprimer ce que nous vivons réellement… parfois même jusqu’à ne plus être capables de le ressentir. Comme si une forme de paresse, ou de surprotection mentale, nous chuchotait : <em>laisse tomber, sinon ça va prendre trop de temps, trop d’énergie… c’est trop risqué. A quoi bon…</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le courage de se voir mauvais </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Et si le courage, avant tout, consistait à commencer par soi ? Avoir le courage de se regarder en face, tel que l’on est, sans se juger. Reconnaître que nous portons tous une part d’ombre, nichée au cœur même de nos qualités et de nos valeurs. Que nous ne sommes pas toujours bons, respectueux ou honnêtes — même si nous aimons partir en croisade pour défendre ces idéaux. <br />   <br />  Peut-être que le vrai courage, c’est justement d’accepter que l’on puisse aussi être injuste, mauvais, irrespectueux… et que cela fait simplement partie de notre humanité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers des collectifs plus « vrais »</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette acceptation, cette conscience, pourraient — à plus grande échelle — aider à guérir nos collectifs de ces violences douces, enveloppées de bienveillance faussée. Ne plus se cacher derrière une communication non violente, le positif à tout prix ou la répression des émotions. Être dans une communication non violente mais confrontante, accepter que le négatif même non exprimé œuvre et que les émotions ne se laissent pas réprimer si facilement. Oser entrer en débat. Monter au créneau quand je ne suis pas d’accord. Dire sa vérité, plutôt que chercher une vérité absolue ou universelle. <br />   <br />  C’est ce que Charles Rojzman appelle le <strong>conflit</strong>, en le distinguant clairement de la violence. Dans <em>Les masques tombent</em>, il écrit : <br />  <strong><em>« Refuser le conflit, c’est ouvrir la voie à la violence. C’est refouler les peurs légitimes, au risque qu’elles resurgissent plus tard sous une forme brutale, irrationnelle, incontrôlée. »</em></strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La vérité et le courage dans les organisations</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Appliqué aux entreprises et aux organisations, le courage prend tout son sens. <br />  Et si, là aussi, nous reformulions le mot « vérité » ? Non pas une vérité formatée, calibrée pour cocher toutes les cases du politiquement correct ou de la culture d’entreprise, mais une vérité vécue, authentique — issue de l’expérience, des doutes, des tensions réelles du terrain. Ne redonnerait-elle pas un peu plus de corps, de vigueur, à nos vies dans les organisations ? En nous connectant à ce que nous sommes vraiment — pas toujours bienveillants, ni politiquement corrects, mais vrais. <br />   <br />  Créer des espaces où l’on peut se confronter sans s’effondrer, dire sans mépriser, écouter sans rejeter, débattre sans disqualifier. Travailler notre propre peur de la contradiction. Apprendre à accueillir la confrontation comme un espace vivant, et non comme un danger. <br />   <br />  Dans <em>Les masques tombent</em>, Charles Rojzman écrit : <br />  <em>« Le vivre-ensemble n’est possible que s’il repose sur la reconnaissance des conflits. La paix sociale ne naîtra pas de l’effacement artificiel des tensions, mais de leur expression, de leur confrontation. Nous devons sortir de l’utopie anesthésiante du consensus, et redonner toute sa place au conflit démocratique. Le conflit, c’est la reconnaissance de l’autre comme interlocuteur, et non comme ennemi absolu. C’est l’acceptation que nos valeurs ne sont pas universelles par nature, mais doivent être débattues, défendues, parfois opposées à d’autres. »</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>* Allusion au titre du livre de Scott Peck « Le chemin le moins fréquenté. Apprendre à vivre avec la vie »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89638706-63349592.jpg?v=1751285613" alt="Le courage moins fréquenté* Par Anna Elviro. Conflit, vérité, humanité : et si l’époque avait peur de vivre ? " title="Le courage moins fréquenté* Par Anna Elviro. Conflit, vérité, humanité : et si l’époque avait peur de vivre ? " />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Il est de ces livres qui ne flattent pas le lecteur, mais qui l’élèvent. *Le chemin le moins fréquenté*, de Scott Peck, appartient à cette catégorie rare. Dès la première phrase, le ton est donné : « La vie est difficile. » Et c’est précisément parce qu’elle l’est que ce livre vaut la peine d’être lu. <br />   <br />  Dans une prose à la fois claire et exigeante, le psychiatre américain mêle psychologie, spiritualité et introspection pour nous rappeler que la croissance personnelle passe par l’effort. Il parle de discipline non comme d’un fardeau, mais comme d’une clef. Il redonne ses lettres de noblesse à l’amour, non pas celui que l’on subit, mais celui que l’on choisit, patiemment, en toute conscience. <br />  Au fil des pages, Peck aborde la spiritualité avec une liberté rafraîchissante, loin de tout dogme. Et lorsqu’il évoque la grâce, il touche à une forme de poésie lucide — cette part de mystère qui, parfois, nous dépasse et pourtant nous porte. <br />   <br />  Ce n’est pas un livre que l’on survole. C’est un compagnon de route, un miroir qui nous invite à ne pas fuir les zones d’ombre. À une époque où l’instantané règne, Peck propose un autre tempo : celui du courage, de la vérité et de la responsabilité. <br />  Merci à Anna Elviro de nous l'avoir fait redécouvrir !</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos d'Anna Elviro</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="photo shadow left">  <div style="margin-left: 80px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/anna-elviro-2349a025/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/84265672-60199348.jpg?v=1731678885" title="Gardez le contact" /></a> </div>    <div class="legende legende_60199348" style="margin-left: 80px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/anna-elviro-2349a025/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote style="margin-left: 80px;"><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/anna-elviro-2349a025?originalSubdomain=fr">Anna Elviro</a>, coach d’organisation spécialisée dans les paradoxes et les contradictions, invite les professionnels à s’ouvrir à de nouvelles options et à découvrir des pistes d’action concrètes. De plus, deux jeux inédits sont disponibles dans l’ouvrage, en téléchargement pour permettre aux lecteurs de s’exercer et de mettre en pratique les concepts présentés.</i> <br />  Créatrice - Entrepreneuse Créatrice - Entrepreneuse - <strong><span class="t-14 t-normal"><a class="link" href="https://www.innov-sens.com/" target="_blank"><span class="visually-hidden">Innov'sens</span></a>  </span></strong> <br />  <span aria-hidden="true">• Coaching individuel, collectif &amp; coaching d'organisation <br />  • Conférences sur les paradoxes, émotions et sur la complexité<span class="white-space-pre"> </span> <br />  • Design de programmes Hauts Potentiels et Dirigeants <br />  • Accompagnement des transformations et de l’innovation <br />  Animation en français, polonais, espagnol et russe</span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/89638706-63349490.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-courage-moins-frequente-Par-Anna-Elviro-Conflit-verite-humanite-et-si-l-epoque-avait-peur-de-vivre_a6113.html</link>
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   <title>Risque épistémique, risque image et guerre des perceptions : le cas de l’attaque de l’ambassade de France à Kinshasa. Pascal Cohet.</title>
   <pubDate>Mon, 19 May 2025 16:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si la dimension informationnelle est centrale dans la guerre des perceptions, la dimension épistémique n’est pas à négliger. C’est ce que nous rappelle le cas de l’attaque de l’ambassade de France à Kinshasa, alors qu’un rapport universitaire commandé par l’Élysée avait été suivi d’un rapprochement diplomatique avec Kigali dans un contexte d’opérations informationnelles russes ciblant l’image de la France en Afrique, sans tenir compte de la perception du régime rwandais sur le continent.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88523162-62691097.jpg?v=1747660396" alt="Risque épistémique, risque image et guerre des perceptions : le cas de l’attaque de l’ambassade de France à Kinshasa. Pascal Cohet." title="Risque épistémique, risque image et guerre des perceptions : le cas de l’attaque de l’ambassade de France à Kinshasa. Pascal Cohet." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Kinshasa, 28 janvier 2025 : attaque de l’ambassade de France </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le 28 janvier des manifestants <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=LVz61nCq5Ro" target="_blank">attaquent l’ambassade de France</a>  à Kinshasa, protestant contre l’inaction internationale face aux attaques du M23, soutenu par le Rwanda, dans l’est de la RDC. Cette attaque - qui était prévisible - s’explique en particulier par la perception des relations entre la France et le Rwanda, qui a été impactée par le rapprochement diplomatique opéré à la suite de la publication du <a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/279186-rapport-duclert-la-france-le-rwanda-et-le-genocide-des-tutsi-1990-1994" target="_blank">rapport Duclert</a>  sur une éventuelle responsabilité française dans le génocide rwandais.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les rapports Muse et Duclert</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>En avril 2021, le gouvernement rwandais publiait un <a class="link" href="https://web.archive.org/web/20210519222120/https://www.gov.rw/musereport" target="_blank">rapport </a>  qu’il avait commandé au cabinet états-unien Levy Fires- tone Muse sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsis. Ce rapport est conforme à ce qu’il est possible d’attendre d’un cabinet d’avocats états-unien : un document au mieux inexploitable. <br />  L’Élysée avait pour sa part commandé <a class="link" href="https://www.ifrei.org/article65-Rwanda-publication-des-rapports-Duclert-et-Muse" target="_blank">un rapport analogue à un groupe d’historiens </a>  sous la direction de Vincent Duclert, ce qui devait permettre de solder la question du rôle de la France et permettre un rapprochement diplomatique dans un contexte d’éviction de l’influence française en Afrique francophone, principalement dû aux opérations informationnelles russes.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une grille de lecture "ethniciste" ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div style="margin-left: 40px;">Le seul reproche que le rapport Duclert parvient à établir est que la France aurait eu <a class="link" href="https://www.ifrei.org/article75-Rapport-Duclert-Disparites-systemiques" target="_blank">une grille de lecture "ethniciste"</a>, ce qui peut se comprendre de deux façons. <br />  Soit il est reproché au gouvernement français d’avoir analysé la situation en fonction de facteurs ethno-culturels, ce qui révèlerait un problème de perception du fait naturel : seuls les acteurs qui n’ont jamais vécu en Afrique peuvent nier le rôle crucial du fait ethno-culturel sur le continent. <br />  Soit il est reproché d’avoir favorisé les Hutus au détriment des Tutsis, ce qui ne serait en particulier pas compatible avec le fait que la France promouvait les accords d’Arusha, dont l’arithmétique favorisait les Tutsis. Ce que, incidemment, l’analyse cindynique identifie précisément comme l’<a class="link" href="https://www.ifrei.org/article79-Le-pharmakon-rwandais" target="_blank">un des facteurs de déclenchement du génocide. </a>  <br />   <br />  <strong>Une couverture médiatique superficielle</strong> <br />  Si le rapport Duclert présente des problèmes, Vincent Duclert a par ailleurs pour sa part loué la légitimité politique du FPR dans les médias, ce qui, outre le fait que cela revient à <a class="link" href="https://www.ifrei.org/article77-La-legitimite-politique-de-quoi" target="_blank">légitimer la violence des groupes armés</a>  sur le continent, n'est pas compatible avec ce qui est décrit dans le rapport, ni même d'ailleurs avec ce que dit Paul Kagamé lui-même, puisqu'il a reconnu qu'il n'aurait pas pu accéder au pouvoir par des élections. Les médias n'ont pas proposé de lecture critique&nbsp;: il aurait fallu analyser les 900 pages du rapport et les 900 pages de celui de la mission d'information Quilès, entre autres. Mais quelle est l'entreprise médiatique qui accorderait à un journaliste le temps de lire deux ou trois mille pages de rapports ou d'articles universitaires.</div>  </div>  </div>  
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     <div><b>L’endossement d’une responsabilité états-unienne</b></div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">Ce que <a class="link" href="https://www.ifrei.org/article73-Rapport-Duclert-Disparites-topologiques" target="_blank">le rapport Duclert ne décrit pas</a>, c’est qu’avec l’effondrement soviétique, les États-unis revoient à la baisse leur politique d’intervention au service du maintien de la paix, ce qui est formalisé dans une directive classifiée et mis en œuvre à l’ONU par Madeleine Albright, qui bloque systématiquement les velléités d’opérations de maintien de la paix au Rwanda. <br />  Bill Clinton déclarera ainsi le 25 mai 1994 que les intérêts des États-Unis n’étaient <a class="link" href="https://www.presidency.ucsb.edu/documents/remarks-the-united-states-naval-academy-commencement-ceremony-annapolis-maryland-0" target="_blank">pas suffisamment en jeu</a>  pour qu’ils interviennent dans des conflits ethniques comme au Rwanda, puis, le 28 mai, que les États-Unis ne pouvaient pas envoyer des troupes chaque fois qu’il y avait des troubles civils ou que les valeurs américaines étaient <a class="link" href="https://en.wikisource.org/wiki/Presidential_Radio_Address_-_28_May_1994" target="_blank">“offensées par la misère humaine”</a>. <br />  En résumé : si le rapport Duclert conclut à une responsabilité française, dans les faits, c’est la France qui est finalement intervenue pour faire cesser le génocide, alors que l’administration Clinton avait d’abord bloqué une intervention de l’ONU, puis l’intervention africaine qui devait permettre de pallier ce premier blocage. Admettre la conclusion du rapport Duclert revient à imposer à la France d’endosser une responsabilité états-unienne. Si cela ne pouvait en soi que dégrader l’image de la France en Afrique et de surcroît alimenter les opérations informationnelles russes, se baser sur cette conclusion pour amorcer un rapprochement diplomatique avec le régime de Paul Kagamé ne pouvait qu’aggraver la situation. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au second ordre : la non perception de la perception africaine du régime rwandais</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">Si le cas du rapport Duclert illustre la dangerosité des postures positivistes et la nécessité de l’évaluation du risque épistémique dans tout processus de décision politique, ce processus est aussi soumis à un risque informationnel : dans un contexte de guerre des perceptions ciblant l’image de la France en Afrique, il aurait été nécessaire d’évaluer comment un rapprochement diplomatique avec le régime rwandais pouvait y être perçu, donc d’évaluer comment ce régime y est perçu. <br />  Or, en pratique, l’opinion qu’ont nombre d’Africains de Paul Kagamé est particulièrement négative : le dirigeant rwandais est vu comme "un serpent", et ceux qui ont eu l’occasion d’aller au Rwanda témoignent y avoir observé une "population terrorisée’. C’est pourquoi un rapprochement avec le Rwanda ne pouvait qu’être mal perçu, mais encore fallait-il que cette information parvienne à Paris. <br />  D’où la question plus générale de la perception de l’Afrique qu’ont les diplomates : parfois, certains s’intéressent à ce que les expats peuvent transmettre, et s’aperçoivent qu’aucun de leurs services ne peut leur apporter une telle profondeur d’éclairage. Et certains ont sincèrement envie d’approfondir leur connaissance de l’Afrique, mais cela nécessite des années d’initiation, d’innombrables discussions avec des amis sous les manguiers ou au bord de la lagune, et mille expériences improbables que le respect de l’étiquette leur interdit. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de Pascal Cohet</b></div>
     <div>
      <blockquote>Pascal Cohet est le concepteur des Cindyniques Relativisées, qui permettent une approche transversale, transdisciplinaire, trans-sectorielle, trans-culturelle, trans-domaines des situations complexes, où les problématiques de risque, conflit et développement sont intriquées. <br />  Sa démarche s’appuie sur une diversité de domaines parcourus: architecture réseaux, neurosciences, société de l’information, relations institutionnelles et influence législative. Il considère les réalités opérationnelles comme incontournables lors des démarches de conceptualisation, et l’extension des concepts et modélisations cindyniques qu’il propose repose notamment sur son expérience de l’Afrique de l’Ouest et de la lutte informationnelle. <br />  <a class="link" href="https://www.ifrei.org/" target="_blank">IFREI.ORG</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.ifrei.org/article148-Epistemic-Risk-Reputational-Risk-and-Perception-Warfare" target="_blank">Epistemic Risk, Reputational Risk and Perception Warfare</a>   <div class="articlesubtitle">The case of the French embassy attack in Kinshasa</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Summary in English</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><em>This essay examines the predictability of the attack on the French embassy in Kinshasa, emphasizing that this event was an expected outcome given several underlying factors. The author highlights the role of official reports commissioned by the French and Rwandan governments on the Tutsi genocide as triggers. <br />  Perceptions of relations between France and Rwanda, particularly following a controversial diplomatic rapprochement, are identified as a major cause of the protests. The text also critiques media coverage of these reports and the epistemic and informational risks associated with French diplomatic decision-making in Africa.</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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