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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-16T04:21:55+02:00</dc:date>
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   <title>Santé. Analyse stratégique de la question de l’inégalité de l’accès aux soins. Par Jan-Cédric Hansen</title>
   <pubDate>Sun, 30 Nov 2025 10:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Santé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La France laisse importer, au plus haut niveau de l’État, une grille de lecture anglo-saxonne de la santé fondée sur le marché et la responsabilité individuelle au risque de délégitimer, de l’intérieur, le modèle solidaire de 1945–48 et d’affaiblir la cohésion nationale face aux chocs du XXIᵉ siècle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92913972-65031596.jpg?v=1764505344" alt="Santé. Analyse stratégique de la question de l’inégalité de l’accès aux soins. Par Jan-Cédric Hansen" title="Santé. Analyse stratégique de la question de l’inégalité de l’accès aux soins. Par Jan-Cédric Hansen" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un glissement doctrinal</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le débat contemporain sur l’inégalité d’accès aux soins et sur la place du “care”, y compris dans son acception opérationnelle inspirée du programme ICOPE de l’OMS, souffre en France d’un glissement analytique problématique. <br />   <br />  Les cadres de pensée mobilisés au plus haut niveau de l’État — références théoriques, éléments de langage, orientations stratégiques — empruntent désormais largement à une littérature anglo-saxonne fondée sur l’assurance privée, la logique du marché, la responsabilité individuelle et l’ajustement marginal des ressources. <br />   <br />  Cette grille de lecture, parfaitement cohérente avec l’histoire sanitaire nord-américaine et britannique, entre cependant en tension directe avec les fondements politiques, juridiques et philosophiques du modèle français issu des ordonnances fondatrices de 1945–48.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand le vocabulaire managérial libéral contamine le modèle solidaire français</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce décalage n’est pas seulement doctrinal : il produit un trouble palpable dans l’opinion et au sein des professions. <br />   <br />  L’importation d’un vocabulaire managérial issu de systèmes ultralibéraux — “efficience”, “performance”, “empowerment”, “parcours optimisés”, “responsabilisation” — s’accorde mal avec une architecture institutionnelle construite sur tout autre chose : la reconnaissance de la vulnérabilité comme condition humaine universelle, la solidarité nationale comme principe d’organisation, et la dissociation explicite entre ressources économiques individuelles et accès au soin. <br />   <br />  Le système français n’a pas été conçu pour fonctionner comme un quasi-marché : il repose sur une conception politique du soin comme bien social, sur une solidarité obligatoire, et sur la garantie d’un accès financé collectivement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rawls, Gilligan, Marmot : des références déracinées de leur contexte universaliste</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Or la réflexion stratégique actuellement dominante semble ignorer cet héritage. <br />   <br />  Les cadres de pensée convoqués — Rawls compris — sont souvent mobilisés dans leur lecture anglo-saxonne, c’est-à-dire hors du contexte d’un État social structuré. <br />   <br />  La référence à l’éthique du «&nbsp;care&nbsp;», à travers Gilligan, Noddings ou Tronto, est précieuse mais souvent déracinée de sa réinterprétation française, développée par Molinier, Laugier ou Paperman, qui précise pourtant la dimension institutionnelle et politique du soin dans une société de solidarité organisée. <br />   <br />  De même, les analyses sociologiques internationales sur les “causes fondamentales” des inégalités (Link &amp; Phelan) ou les synthèses de Marmot sont recevables, mais deviennent biaisées dès lors qu’elles sont transposées sans prendre en compte les spécificités du système <a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/fiches/24113-systemes-bismarckien-et-beveridgien-detat-providence" target="_blank">bismarcko</a>  -<a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/fiches/24113-systemes-bismarckien-et-beveridgien-detat-providence" target="_blank">beveridgien</a>  français.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Inégalités françaises : une stratification sociale, pas l’absence de couverture</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les travaux français — Ricœur, Worms, Fleury, Aïach, Delanoë, Peretti-Watel, Dodier, Fassin — décrivent pourtant un paysage profondément différent : un système où l’inégalité d’accès aux soins ne provient pas d’un défaut de couverture, mais d’une stratification sociale, territoriale et culturelle à l’intérieur même d’un cadre solidaire universel. <br />   <br />  Le cœur du problème n’est pas la privation d’assurance (quasiment inexistante), mais l’écart entre un modèle fondé sur la solidarité nationale et la diffusion, par mimétisme politique, de modèles d’inspiration libérale qui affaiblissent cette solidarité en la rendant suspecte d’“inefficience”.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le piège de l’importation conceptuelle : l’exemple du « CARE » à la sauce ICOPE</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En introduisant implicitement des référentiels anglo-saxons, la puissance publique contribue involontairement à délégitimer les principes qui ont fait du système français un modèle original : <em>universalité</em>, <em>solidarité obligatoire</em>, <em>non-marchandisation</em> de l’accès au soin. <br />  Cette tension explique en partie la dissonance profonde ressentie par les professionnels : confrontés à un discours qui valorise l’autonomie individuelle comme pivot — parfois jusqu’à l’injonction — ils travaillent au quotidien dans une architecture conçue pour protéger et soutenir, et non pour évaluer ou contraindre. <br />   <br />  <a name="OLE_LINK1">Le cas du “CARE” est révélateur. Dans l’esprit des programmes internationaux, notamment ICOPE, le «&nbsp;care&nbsp;» est souvent pensé comme une responsabilisation des individus et une optimisation des parcours. </a> <br />  Dans la tradition française, au contraire, le soin est une institution — un lien social et politique. La perte de cette distinction entraîne une incompréhension structurelle : on parle de CARE avec des outils conceptuels qui ne sont pas les nôtres, et l’on en déduit des politiques publiques déconnectées de la réalité institutionnelle nationale. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Conséquences opérationnelles : culpabilisation des patients, suspicion sur la solidarité</strong> <br />  Le résultat est visible : une impression diffuse qualifiée de «&nbsp;dérive ultralibérale&nbsp;», une inquiétude sur la soutenabilité du système, un sentiment de culpabilisation des citoyens présentés comme “insuffisamment responsables” de leur santé, et un glissement progressif vers une culture de la sélection, en contradiction avec les principes fondateurs de 1945–48.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Restaurer la cohérence en réancrant le discours dans la tradition philosophique et politique française</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Retrouver une cohérence implique de reconnaître ce biais et de restaurer la légitimité du modèle français. <br />   <br />  Cela suppose de réintégrer les apports philosophiques français sur la justice et la vulnérabilité (Ricœur, Worms, Fleury), les analyses sociologiques spécifiques aux inégalités de santé dans un système universel (Aïach, Delanoë, Fassin, Peretti-Watel), et la dimension politique du soin comme obligation collective. <br />   <br />  Ce n’est qu’à cette condition que le discours public pourra s’aligner sur les valeurs historiques du système — solidarité, universalité, égalité réelle — et que les programmes internationaux comme <a class="link" href="https://www.icope.fr/pro/presentation" target="_blank">ICOPE</a>  pourront être adaptés à la singularité française sans contribuer à sa dilution idéologique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Intérêt économique et stratégique du modèle solidaire : une assurance-risques collective invisible mais décisive</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Le soin en France n’est pas, n’a jamais été, et ne devrait pas devenir uniquement un produit marchand.</strong> <br />   <br />  Le reconnaître n’est pas un retour en arrière : c’est la condition de possibilité d’un avenir cohérent pour le système solidaire construit au lendemain de la Libération. <br />  Ce système a vocation à perdurer au XXIème siècle car son originalité et sa contribution fondamentale au ciment du contrat social du vivre ensemble ne doivent pas être négligé face aux défis que la situation internationale pose à notre cohésion sociétale. <br />  &nbsp; <br />  D’un point de vue entrepreneurial et économique (y compris purement libéral), disposer d’une population dont la santé est garantie par un système indépendant des revenus individuels des salariés, offre aux entreprises un taux d’absentéisme et de sous-performance professionnelle minimal. <br />   <br />  Bien plus, dans un tel cadre stabilisé, les cindyniques nous font apparaitre que l’augmentation de l’absentéisme ou la baisse de performance des salariés devient un symptôme sur la qualité de l’environnement, du contexte et du milieu et non pas une déficience collective des intéressés. Cela change drastiquement les conclusions à tirer du constat et des soutions idoines à proposer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La tentation est grande, dans un monde dominé par les référentiels anglo-saxons, de présenter le système français de santé comme un archaïsme coûteux. <br />   <br />  C’est oublier qu’il constitue, depuis 1945, l’un des piliers les plus solides du pacte républicain et un avantage compétitif décisif trop souvent sous-estimé : une main-d’œuvre dont la santé est garantie indépendamment des fluctuations de revenu individuel ou de la conjoncture économique. <br />   <br />  En période de crises sanitaires, climatiques ou géopolitiques répétées, ce modèle révèle sa véritable nature : un amortisseur systémique de risques qui transforme l’absentéisme ou la baisse de performance en indicateurs précoces de dysfonctionnements environnementaux ou organisationnels, et non en fautes collectives ou individuelles. <br />   <br />  Refuser la dilution idéologique du système solidaire n’est donc pas une posture passéiste ; c’est une décision stratégique de premier rang. Car préserver la santé comme bien commun universel, financé collectivement et dissocié des logiques marchandes, c’est maintenir la France en capacité de faire face, avec résilience et cohésion, aux chocs du siècle. <br />   <br />  Toute politique qui, sciemment ou non, affaiblirait cette architecture au nom d’une prétendue « modernité » libérale importerait en réalité le poison lent de la fragmentation sociale – un luxe que peu de nations, même les plus riches, peuvent aujourd’hui se permettre.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Dr Jan-Cédric Hansen</strong></a>  <br />  Praticien hospitalier, expert en pilotage stratégique de crise, vice-président de GloHSA et de WADEM Europe, Administrateur de StratAdviser Ltd -&nbsp;http://www.stratadviser.com <br />  Lien :&nbsp;https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En collaboration avec</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie Carrara</a>.&nbsp;Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  ll est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN) <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le contact</a> </blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Sante-Analyse-strategique-de-la-question-de-l-inegalite-de-l-acces-aux-soins-Par-Jan-Cedric-Hansen_a6663.html</link>
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   <title>Souveraineté numérique : la Cour des Comptes alerte sur les fragilités de l’État.</title>
   <pubDate>Mon, 24 Nov 2025 16:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Cour des Comptes alerte sur une fragilité persistante de l’État face aux enjeux numériques. Si des progrès existent, la dépendance aux acteurs étrangers et l’absence de stratégie consolidée mettent en péril la maîtrise des données sensibles.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92793416-64972622.jpg?v=1764000829" alt="Souveraineté numérique : la Cour des Comptes alerte sur les fragilités de l’État." title="Souveraineté numérique : la Cour des Comptes alerte sur les fragilités de l’État." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-enjeux-de-souverainete-des-systemes-dinformation-civils-de-letat" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>garantir le contrôle des données et des technologies</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La souveraineté numérique est devenue, au fil des quinze dernières années, un enjeu de premier ordre pour l’État français. Elle ne se limite pas à une question technique : il s’agit de garantir le contrôle des données et des technologies afin de protéger les informations sensibles des citoyens, des entreprises et des administrations. Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes dresse un constat préoccupant sur la manière dont l’État aborde cette problématique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dépendance persistante. Aucun référentiel clair</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Elle souligne d’abord la dépendance persistante de certaines administrations à des solutions informatiques étrangères, parfois utilisées pour des données particulièrement sensibles. L’exemple de la plateforme des données de santé, hébergée depuis plus de cinq ans par une entreprise américaine, illustre les limites de cette stratégie. La Cour note également que des opérateurs privés proposent des applications de service public sans être soumis aux mêmes obligations que l’État, ce qui accentue les risques.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Autre faiblesse mise en avant : l’absence de cartographie des données sensibles. Sans référentiel clair, il est impossible de savoir quelles informations doivent être protégées en priorité. Cette lacune complique la mise en place d’une véritable stratégie de souveraineté.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Le rapport insiste aussi sur les difficultés rencontrées par les clouds internes de l’État. Leur adoption reste limitée et ils peinent à atteindre une taille critique. La conciliation entre les impératifs de performance et les exigences de souveraineté s’avère complexe, freinant leur développement.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Tout n’est cependant pas négatif. La Cour salue les réussites de la <a class="link" href="https://www.numerique.gouv.fr/numerique-etat/dinum/" target="_blank">DINUM</a>, qui pilote deux infrastructures essentielles : le réseau interministériel de l’État et FranceConnect. Ces dispositifs constituent des avancées notables, même si des progrès restent nécessaires, notamment en matière de résilience.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Instaurer un niveau de confiance suffisant</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Enfin, la Cour rappelle que l’État ne cherche pas à atteindre une souveraineté totale, mais plutôt à instaurer un niveau de confiance suffisant. Pour cela, il s’appuie sur la commande publique, la mutualisation des achats et la validation par l’ANSSI, autant de leviers destinés à limiter les risques liés à la dépendance technologique.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>En conclusion, ce rapport met en lumière une tension persistante entre la volonté de protéger les données sensibles et la réalité des choix technologiques. Si des progrès ont été réalisés, la France demeure exposée à une dépendance numérique qui interroge sa capacité à garantir pleinement la sécurité et la maîtrise de ses infrastructures.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>les acteurs français du numérique peinent à émerger</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Derrière ce constat se cache une réalité inquiétante. Les systèmes d’information civils de l’État reposent massivement sur des technologies soumises au droit américain. Trois textes suffisent à mesurer l’ampleur du problème : le Foreign Intelligence Surveillance Act, l’Executive Order 12333 et le Cloud Act de 2018. Tous autorisent Washington à collecter, analyser ou saisir des données françaises, y compris celles hébergées dans le cloud de nos administrations. Autrement dit, nos données sensibles, nos communications internes et nos infrastructures critiques peuvent être juridiquement accessibles à un État tiers.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Pendant ce temps, les acteurs français du numérique peinent à émerger. Privés de commandes publiques, ils ne parviennent ni à atteindre le volume nécessaire, ni à acquérir la crédibilité indispensable, ni à obtenir les références qui leur permettraient de s’imposer à l’international. Cette dépendance économique fragilise notre tissu industriel autant qu’elle affaiblit notre indépendance stratégique.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>La souveraineté numérique n’est pas une posture. Elle constitue une condition d’existence. Elle engage la sécurité du pays, son emploi, sa fiscalité et jusqu’à la pérennité du fonctionnement de l’État.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92793416-64972923.jpg?v=1764000940" alt="Souveraineté numérique : la Cour des Comptes alerte sur les fragilités de l’État." title="Souveraineté numérique : la Cour des Comptes alerte sur les fragilités de l’État." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92793416-64972622.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-la-Cour-des-Comptes-alerte-sur-les-fragilites-de-l-Etat_a6632.html</link>
  </item>

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   <title>20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN</title>
   <pubDate>Fri, 14 Nov 2025 14:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que les enjeux de souveraineté industrielle et numérique s’imposent au cœur des politiques publiques françaises, la question du contrôle des investissements étrangers dans les secteurs sensibles devient plus que jamais stratégique. Quel rôle l’État peut-il jouer pour préserver ses actifs clés ? Comment concilier ouverture économique et protection nationale ? Et quelles sont les dernières évolutions des dispositifs de contrôle en France et en Europe ?     <div><b>Souveraineté économique : comment protéger les actifs stratégiques à l’heure des investissements étrangers ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92553560-64869112.jpg?v=1763127566" alt="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" title="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Pour éclairer ces problématiques, <a class="link" href="https://relians.fr/cabinet-de-lobbying/pascal-dupeyrat/" target="_blank"><strong>Pascal Dupeyrat</strong></a>, spécialiste reconnu du contrôle des investissements étrangers, interviendra le <strong>20 novembre 2025</strong> lors d’une conférence exceptionnelle.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment concilier l’ouverture aux investissements étrangers avec la nécessité de préserver les secteurs sensibles ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span>À </span><span>l’heure </span><span>où </span><span>la </span><span>souveraineté </span><span>industrielle </span><span>et </span><span>numérique </span><span>s’impose </span><span>comme </span><span>un </span><span>enjeu </span><span>central </span><span>des </span><span>politiques </span><span>publiques </span><span>françaises, </span><span>la </span><span>question </span><span>du </span><span>rôle </span><span>de </span><span>l’État </span><span>dans </span><span>la </span><span>protection </span><span>des </span><span>actifs </span><span>stratégiques </span><span>devient </span><span>incontournable. </span> <br />  <span>Comment </span><span>concilier </span><span>l’ouverture </span><span>aux </span><span>investissements </span><span>étrangers </span><span>avec </span><span>la </span><span>nécessité </span><span>de </span><span>préserver </span><span>les </span><span>secteurs </span><span>sensibles ? </span> <br />  <span>Quelles </span><span>évolutions </span><span>récentes </span><span>transforment </span><span>la </span><span>procédure </span><span>de </span><span>contrôle </span><span>des </span><span>investissements </span><span>en </span><span>France </span><span>et </span><span>en </span><span>Europe ? </span><span>Autant </span><span>de </span><span>problématiques </span><span>qui </span><span>seront </span><span>au </span><span>cœur </span><span>de </span><span>la </span><span>conférence </span><span>du </span><span>20 </span><span>novembre </span><span>2025.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour y répondre, l’Université accueillera Pascal Dupeyrat, spécialiste reconnu des investissements étrangers dans les secteurs sensibles. Expert des dispositifs français et américain, il accompagne depuis plus de vingt ans les entreprises et les investisseurs dans leurs relations avec les pouvoirs publics. <br />  Fondateur du <a class="link" href="https://relians.fr/" target="_blank">cabinet RELIANS</a>  en 2002, il est une figure de référence dans l’accompagnement institutionnel des opérations de fusion-acquisition, notamment dans les secteurs régulés. On lui doit, entre autres, la cession des câbles sous-marins d’ASN par Nokia à l’État français, une opération emblématique de la protection des infrastructures critiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>La conférence du 20 novembre sera l’occasion d’explorer ces thématiques à travers le regard d’un praticien expérimenté, au moment où la France et l’Europe cherchent à redéfinir leur équilibre entre attractivité économique et impératif de souveraineté. <br />  <a class="link" href=" https://lnkd.in/etzDsMUH" target="_blank">Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 17 novembre à 23h59, mais les places étant limitées, il est recommandé de réserver rapidement.</a></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de Pascal Dupeyrat</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92553560-64869172.jpg?v=1763127767" alt="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" title="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Diplômé de Sciences Po Paris et de l’Université Panthéon-Assas, Pascal Dupeyrat est également l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la sécurité économique. <br />  Dans <em>Mondialisation et patriotisme économique</em> publié en 2014, puis dans <em>Sécurité économique et souverainetés industrielles</em> en 2020, il a posé les bases d’une réflexion approfondie sur les règles et principes du contrôle des investissements étrangers. <br />   <br />  En cette fin d’année, il publie la deuxième édition de son manuel de référence <em>IEF – Le contrôle des investissements étrangers en France</em>, qui actualise les pratiques et les enjeux liés à la protection des actifs stratégiques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92553560-64869198.jpg?v=1763127125" alt="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" title="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Conférence AAIE-IHEDN - Conférence du Jeudi 20 novembre 2025" <br />  À L'ÉCOLE MILITAIRE&nbsp; LE 20 NOVEMBRE 2025&nbsp; DE 18H30 À 22H30&nbsp; &nbsp; <br />  Lieu : AMPHITHÉÂTRE LACOSTE&nbsp; &nbsp; <br />  MODALITÉS D’ACCÈS Accueil et filtrage de 18H30 à 19H15&nbsp; <br />  Accès au 17, place Joffre - 75007 Paris (piéton uniquement)&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92553560-64869112.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/20-novembre-Evolutions-et-enjeux-des-procedures-de-controle-des-investissements-etrangers-en-France-et-en-Europe-IHEDN_a6581.html</link>
  </item>

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   <title>20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN</title>
   <pubDate>Fri, 14 Nov 2025 14:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que les enjeux de souveraineté industrielle et numérique s’imposent au cœur des politiques publiques françaises, la question du contrôle des investissements étrangers dans les secteurs sensibles devient plus que jamais stratégique. Quel rôle l’État peut-il jouer pour préserver ses actifs clés ? Comment concilier ouverture économique et protection nationale ? Et quelles sont les dernières évolutions des dispositifs de contrôle en France et en Europe ?     <div><b>Souveraineté économique : comment protéger les actifs stratégiques à l’heure des investissements étrangers ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92570783-64875641.jpg?v=1763127566" alt="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" title="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Pour éclairer ces problématiques, <a class="link" href="https://relians.fr/cabinet-de-lobbying/pascal-dupeyrat/" target="_blank"><strong>Pascal Dupeyrat</strong></a>, spécialiste reconnu du contrôle des investissements étrangers, interviendra le <strong>20 novembre 2025</strong> lors d’une conférence exceptionnelle.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment concilier l’ouverture aux investissements étrangers avec la nécessité de préserver les secteurs sensibles ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span>À </span><span>l’heure </span><span>où </span><span>la </span><span>souveraineté </span><span>industrielle </span><span>et </span><span>numérique </span><span>s’impose </span><span>comme </span><span>un </span><span>enjeu </span><span>central </span><span>des </span><span>politiques </span><span>publiques </span><span>françaises, </span><span>la </span><span>question </span><span>du </span><span>rôle </span><span>de </span><span>l’État </span><span>dans </span><span>la </span><span>protection </span><span>des </span><span>actifs </span><span>stratégiques </span><span>devient </span><span>incontournable. </span> <br />  <span>Comment </span><span>concilier </span><span>l’ouverture </span><span>aux </span><span>investissements </span><span>étrangers </span><span>avec </span><span>la </span><span>nécessité </span><span>de </span><span>préserver </span><span>les </span><span>secteurs </span><span>sensibles ? </span> <br />  <span>Quelles </span><span>évolutions </span><span>récentes </span><span>transforment </span><span>la </span><span>procédure </span><span>de </span><span>contrôle </span><span>des </span><span>investissements </span><span>en </span><span>France </span><span>et </span><span>en </span><span>Europe ? </span><span>Autant </span><span>de </span><span>problématiques </span><span>qui </span><span>seront </span><span>au </span><span>cœur </span><span>de </span><span>la </span><span>conférence </span><span>du </span><span>20 </span><span>novembre </span><span>2025.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour y répondre, l’Université accueillera Pascal Dupeyrat, spécialiste reconnu des investissements étrangers dans les secteurs sensibles. Expert des dispositifs français et américain, il accompagne depuis plus de vingt ans les entreprises et les investisseurs dans leurs relations avec les pouvoirs publics. <br />  Fondateur du <a class="link" href="https://relians.fr/" target="_blank">cabinet RELIANS</a>  en 2002, il est une figure de référence dans l’accompagnement institutionnel des opérations de fusion-acquisition, notamment dans les secteurs régulés. On lui doit, entre autres, la cession des câbles sous-marins d’ASN par Nokia à l’État français, une opération emblématique de la protection des infrastructures critiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>La conférence du 20 novembre sera l’occasion d’explorer ces thématiques à travers le regard d’un praticien expérimenté, au moment où la France et l’Europe cherchent à redéfinir leur équilibre entre attractivité économique et impératif de souveraineté. <br />  <a class="link" href=" https://lnkd.in/etzDsMUH" target="_blank">Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 17 novembre à 23h59, mais les places étant limitées, il est recommandé de réserver rapidement.</a></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de Pascal Dupeyrat</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92570783-64875645.jpg?v=1763127767" alt="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" title="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Diplômé de Sciences Po Paris et de l’Université Panthéon-Assas, Pascal Dupeyrat est également l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la sécurité économique. <br />  Dans <em>Mondialisation et patriotisme économique</em> publié en 2014, puis dans <em>Sécurité économique et souverainetés industrielles</em> en 2020, il a posé les bases d’une réflexion approfondie sur les règles et principes du contrôle des investissements étrangers. <br />   <br />  En cette fin d’année, il publie la deuxième édition de son manuel de référence <em>IEF – Le contrôle des investissements étrangers en France</em>, qui actualise les pratiques et les enjeux liés à la protection des actifs stratégiques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92570783-64875646.jpg?v=1763127125" alt="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" title="20 novembre.  « Evolutions et enjeux des procédures de contrôle des investissements étrangers en France et en Europe » IHEDN" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Conférence AAIE-IHEDN - Conférence du Jeudi 20 novembre 2025" <br />  À L'ÉCOLE MILITAIRE&nbsp; LE 20 NOVEMBRE 2025&nbsp; DE 18H30 À 22H30&nbsp; &nbsp; <br />  Lieu : AMPHITHÉÂTRE LACOSTE&nbsp; &nbsp; <br />  MODALITÉS D’ACCÈS Accueil et filtrage de 18H30 à 19H15&nbsp; <br />  Accès au 17, place Joffre - 75007 Paris (piéton uniquement)&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92570783-64875641.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Regardez ! Claude Revel : La doctrine et la liberté de parole au cœur de l'intelligence économique. Invitée d'Echiquiers 21.</title>
   <pubDate>Tue, 30 Sep 2025 16:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIDEOS &amp; PODCASTS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Echiquiers 21 - Le magazine de l’intelligence économique présenté par Sandrine Sebbane. Avec Eric Delbecque et Philippe Clerc, ils reçoivent Claude Revel. Figure de référence de l’intelligence économique, Claude Revel a incarné la stratégie française au plus haut niveau de l’État avant de marquer durablement la discipline par ses analyses et ses ouvrages fondateurs.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91369672-64242970.jpg?v=1759243742" alt="Regardez ! Claude Revel : La doctrine et la liberté de parole au cœur de l'intelligence économique. Invitée d'Echiquiers 21." title="Regardez ! Claude Revel : La doctrine et la liberté de parole au cœur de l'intelligence économique. Invitée d'Echiquiers 21." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/claude-revel-051b3938/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Claude Revel</a>  est une personnalité structurante du milieu de l’intelligence économique (IE) en France, reconnue pour son double parcours opérationnel et intellectuel, à la fois public et privé. Ancienne déléguée interministérielle à l’intelligence économique de 2013 à 2015 (une fonction rattachée directement au Premier ministre), elle est également consultante, fondatrice de l'observatoire de l'intelligence économique, et auteure de plusieurs ouvrages fondateurs. <br />  &nbsp; <br />  Son parcours académique (Sciences Po et ENA) et son engagement précoce dans la matière confèrent à ses prises de parole une réelle profondeur. Elle est « tombée dans la marmite » de l'IE vers 1984, alors qu'elle s'occupait du commerce international et de la valorisation des savoir-faire français à l’étranger. C’est ainsi qu’elle a découvert très en amont l’influence, puis la collecte d’informations pour le ministère des Affaires étrangères. Elle a commencé par l’opérationnel avant de théoriser ses connaissances dans ses livres.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'impératif de la coordination interministérielle et de l'anticipation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Durant ses fonctions officielles, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/claude-revel-051b3938/?originalSubdomain=fr" rel="nofollow" target="_blank">Claude Revel</a> a souligné que l'intelligence économique concerne <strong>tous les ministères</strong>. L’enjeu majeur de la Délégation interministérielle était de « coordonner, d'orienter plus que coordonner, la politique d'intelligence économique ». <br />  &nbsp; <br />  Ses travaux sont reconnus pour avoir été précurseurs. Elle a notamment co-écrit <em>L’autre guerre des États-Unis</em> en 2005, décrivant la machine de guerre économique américaine. Un autre livre majeur, <em>La gouvernance mondiale a commencé</em>, paru en 2006, traitait déjà de thèmes que d'autres présentent aujourd'hui comme des « découvertes ». <br />  &nbsp; <br />  Dans ses prises de position, Claude Revel a toujours fait preuve d'une « parole très libre et une action également », y compris face à des ministères. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La doctrine de l'influence : ne pas subir les règles du jeu</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Claude Revel a été l’une des premières à expliquer clairement la distinction entre l'influence et la simple politique d'image ou de rayonnement. Selon elle, la stratégie d'influence est fondamentalement l'idée de <strong>ne pas subir</strong> les règles, les normes, mais plutôt d'essayer de formater autant que possible notre environnement extérieur. L'influence, c'est la question de la «structuration du façonnement des règles du jeu ». Elle commence avant même de se positionner sur l'échiquier, en essayant de construire, co-construire, ou d’être un « point origine de la construction, de l'aménagement ou de l'évolution des règles du jeu ». Elle regrette que les acteurs français confondent encore souvent les stratégies d'influence avec la communication, les relations publiques ou le « narcissisme ». <br />   <br />  Face à ceux qui demandent des outils, Claude Revel insiste sur l'importance de la méthode : « avant d'avoir les outils vous vous demandez d'abord quel est votre objectif. Qu'est-ce que vous voulez prouver ? ». Une fois l'objectif cadré, on procède au profilage, à la détection des cibles, puis à la création d’« éléments de langage » basés sur du fond. Elle est catégorique : ce travail est « très professionnel » et n'a « rien à voir non plus avec… de la corruption ». <br />   <br />  Concernant l'articulation entre influence et entrisme, Claude Revel, tout comme ses interlocuteurs, les conçoit comme des «compartiments qui vont s'emboîter s'articuler ». L'entrisme est la politique qui consiste à placer des personnes aux postes de décision et à s’assurer que ces personnes tiennent le discours souhaité. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La norme : un outil de guerre économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Claude Revel a rédigé un rapport gouvernemental marquant sur la <strong>normalisation</strong>. <br />  Ses propos insistent sur le fait que celui qui maîtrise les normes détient un « avantage stratégique sur le marché ». Elle dénonce la tendance française à lier « norme » et « bureaucratie » ou à multiplier les « normes inutiles » — celles qui sont «superfétatoires » et ajoutent des obligations. La <strong>norme utile</strong>, en revanche, est « celle qui permet de faire passer un savoir-faire qu'on a et qui est supérieur à celui de ses concurrents». <br />  &nbsp; <br />  En 2016, Claude Revel a dirigé un numéro spécial de la revue <em>Hors les murs</em> de l'ENA sur le <em>soft power</em>, interviewant Joseph Nye, l'inventeur du concept. Elle rappelle son exceptionnelle modestie. Contrairement à certaines analyses, elle ne croit pas que le <em>soft power</em> soit « mort », mais qu'il prendra d'« autres formes ». <br />   <br />  Face à la « guerre des narratifs » (guerre de l’information), ses conseils méthodologiques sont importants :</div>    <ol>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><strong>Cartographier</strong> : Savoir d’où viennent les récits adverses/hostiles.</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><strong>Discréditer (si possible)</strong> : S'il s'agit de règles générales, tenter de « déconsidérer » les acteurs adverses de manière précise.</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><strong>Éviter le contre-récit</strong> des gens qui, « apparemment, n'ont rien à voir avec vous » (citant l'exemple de partenariats avec des ONG). Cela donne l'air d'une position plus neutre et a beaucoup plus d’impact. La cohérence et la coordination au sein d'un même camp sont un prérequis essentiel avant d'aller au combat.&nbsp;</li>  </ol>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ecouter</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/-aExicKwhKY?si=8L0z5kT1iq2VJC0_" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>Pour en savoir plus</strong> <a class="link" href="https://radiorcj.info/diffusions/eric-delbecque-philippe-clerc-et-claude-revel/" target="_blank">: https://radiorcj.info/diffusions/eric-delbecque-philippe-clerc-et-claude-revel/</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/91369672-64242970.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Regardez--Claude-Revel-La-doctrine-et-la-liberte-de-parole-au-coeur-de-l-intelligence-economique-Invitee-d-Echiquiers_a6394.html</link>
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