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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T17:06:00+02:00</dc:date>
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   <title>Paroles d’Experts : « Comment sélectionner des sources fiables et mieux détecter les infox et fake news ?</title>
   <pubDate>Mon, 11 Apr 2022 22:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gouvernance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Introduction : deux ans de pandémie, I-expo revient, le retour à la vie normale était presque revenu, s’était sans compté sur l’arrivée d’une autre crise, la Guerre en Ukraine. Le monde est toujours plus incertain et les sources de confusion viennent aujourd’hui de l’est (Russie), après être venues de l’Asie (Chine), et de l’Ouest (USA). « Maîtriser l’information dans un monde très incertain et complexe est une nécessité. Data-driven propose de nouvelles stratégies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/63712840-45870339.jpg?v=1650634813" alt="Paroles d’Experts : « Comment sélectionner des sources fiables et mieux détecter les infox et fake news ?" title="Paroles d’Experts : « Comment sélectionner des sources fiables et mieux détecter les infox et fake news ?" />
     </div>
     <div>
      <strong>La table ronde inaugurale propose de répondre à trois questions :</strong>  <ul>  	<li class="list">Le rôle plus que jamais stratégique de l’intelligence économique et de la veille?</li>  	<li class="list">Quelle nouvelle gouvernance de l’information et des données ?</li>  	<li class="list">Comment renforcer la transformation des métiers de l’information ?</li>  </ul>  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  &nbsp; <br />  La table ronde était animée par Fabrice Frossard, intervenant à l’EGE. Avec les interventions de Christophe Bisson, Professeur à Skema, Caroline Faillet, fondatrice d’OPINION ACT, Mounir Rochdi, Expert international en Competitive Intelligence &amp; en Innovation, Centre du commerce international et Denis Berthault, Président, GFII <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  <!--cke_bookmark_211S--><!--cke_bookmark_211E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Christophe Bisson prit la parole en premier et évoque l’agilité des entreprises</b></div>
     <div>
      Il a d’abord mis l’accent sur l’importance de l’anticipation dans la prise de décision et du poids vital de la transformation digitale dans toutes les organisations. Cette transformation devrait être liée à la compréhension de son écosystème d’où l’importance de l‘Intelligence Economique et Stratégique (IES) pour celle-ci. C’est ainsi qu’il a étudié avec sa collègue Prof N. Boukef pour la première fois l’Intelligence pour la transformation digitale (ITD) dans une étude menée sur 78 entreprises avec notamment la participation de plusieurs présidents de multinationales (le dossier en français lié à la première étude sur IES et transformation digitale est téléchargeable via&nbsp;: <a class="link" href="https://publika.skema.edu/wp-content/uploads/dlm_uploads/2021/10/DTI-2021_FR.pdf)" target="_blank">ce lien</a>. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les 3 piliers de l’ITD proposés sont&nbsp;:</strong>  <ol>  	<li class="list">Stratégie des données</li>  	<li class="list">IT pour collecter et analyser les données, informations (mobilisant l’intelligence artificielle)</li>  	<li class="list">La structuration de l’ITD via des professionnels, process et organisation</li>  </ol>  &nbsp; <br />  L’analyse de cette étude permet d’établir une typologie des pratiques et peut aider toutes les entreprises à améliorer leur ITD. Et, ils ont démontré la corrélation entre le niveau de pratiques de ITD et l’agilité de l’entreprise. Les entreprises les plus agiles sont celles qui ont un haut niveau de stratégie sur leurs données couplés aux outils les plus sophistiqués avec IA et aussi des professionnels en charge d’orchestrer la collecte, analyse et dissémination des informations, connaissances pour la décision. Si l’IES est en France est considérée comme les «&nbsp;yeux et les oreilles&nbsp;», il souligne que les meilleures performances en matière d’agilité sont celles qui mobilisent de façon systématique les professionnels de l IES dans les cercles de décision. De plus, si la technologie est importante cela doit être couplé aux performances dans les 2 autres piliers du modèle car 17% des entreprises interrogées ont un haut niveau technologique pour ITD mais seules 3% ont plus haut niveau d’agilité. Il souligne l’importance que l IES soit considérée comme «&nbsp;le cerveau&nbsp;» des organisations et de combler le fossé entre les décideurs, les technologistes, et les personnes en charge d’apporter les connaissances. Ainsi correspond selon lui à l IES augmentée ce qu’il a développé dans le Msc pour lequel il est directeur scientifique «&nbsp;International Strategy &amp; Influence&nbsp;», Skema. <br />  &nbsp; <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  De plus, une étude de Forrester en 2020 souligne que 60 à 73% des données en entreprise sont inutilisées ce qui implique selon Christophe un changement de paradigme. Ce qu’il illustre par le cas Altix, PME de haute technologie française, leader mondiale de l’imagerie dans le circuit imprimé (<a class="link" href="https://www.veillemag.com/Telecharger-Etude-de-cas-l-entreprise-Altix-PME-de-haute-technologie-francaise-leader-mondiale-de-l-imagerie-dans-le_a3897.html" target="_blank">Télécharger Etude de cas l’entreprise Altix, PME de haute technologie française, leader mondiale de l’imagerie dans le circuit imprimé. (veillemag.com)</a>). <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>   <br />  &nbsp; <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La parole fut donnée à Caroline Faillet, qui évoqua les risques numériques.</b></div>
     <div>
      «&nbsp;Internet est aujourd’hui partout, accessible en permanence, il a envahi nos vies professionnelles et personnelles&nbsp;». Et pour Caroline, cela signifie que cela change nos pratiques du numérique. Trois éléments saillants se dégage&nbsp;:  <ul>  	<li class="list">fragmentation des outils</li>  	<li class="list">hybridation entre l’humain et la machine. «&nbsp;Nous passons tous d’une solution à une autre avec beaucoup de facilité&nbsp;».</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Aujourd’hui, une information peut-être trouvée sur le dark web, être publiée ensuite sur les médias sociaux et trouver une large audience. Qualifier l’information dans toutes ses composantes demande de multiples compétences, techniques, juridiques, et bien d’autres encore qui dépasse de loin celles du bon sens. Et tout ce travail prend du temps.  <ul>  	<li class="list">le besoin de sûreté&nbsp;: lorsque l’on observe les besoins informationnels globaux des entreprises, on se rend compte que le métier de veilleur glisse sensiblement vers les métiers de gestion du risque. « Avant on faisait de la veille, maintenant on fait presque de la « sûreté » car on cartographie un ensemble de risques numériques».</li>  </ul>  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Denis Berthaud du GFII se veut plus offensif. Pour lui le mot risque devient de plus en plus associé au mot «&nbsp;guerre&nbsp;». Par voie de conséquence, le sourcing devient essentiel dans la garantie et la confiance dans la connaissance et la qualité des sources. Son intervention datée au tout début du conflit entre la Russie et l’Ukraine prend a posteriori une autre dimension. Mais les conflits précédents au Yémen, Mali contenait certains embryons de ces dimensions. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Mounir Rochdi </strong>complète les visions précédentes avec quatre mots clés qui caractérisent aujourd’hui l’information. Les utilisateurs, les moteurs de recherche et les outils de veille veulent tous répondre aux mêmes besoins : des résultats pertinents, à jour et rapides. La clé de voûte de ces besoins est le contenu. En effet, nous recherchons du contenu, pour être visible, nous avons de contenu, pour influencer nous avons besoin de contenu, nous achetons et nous vendons du contenu et enfin pour enseigner, nous utilisons du contenu. <br />  &nbsp; <br />  Le contenu est devenu aujourd'hui Dynamique, Collectif et Volatil.  <ul>  	<li class="list"><strong>Dynamique</strong> puisque l'information aujourd'hui peut être disponible sous multiple format: texte, son, image et vidéo. Nous pouvons y ajouter même le format oral lors de discussions.</li>  	<li class="list"><strong>Collectif</strong> parce qu'il n'y a plus un seul émetteur original d'une information. Auparavant, les agences de presse telles que Reuters, AFP et autres, possédaient un certain monopole sur la paternité des informations diffusées. La majorité des informations avaient comme point de départ une dépêche. Aujourd'hui une vidéo publiée par un internaute sur le terrain, une photo ou un document indiscret diffusé peuvent être la source originale d'une information majeure. Cela incite par contre à une plus grande vigilance quant à la véracité de l'information.</li>  	<li class="list"><strong>Volatil</strong> enfin, car le contenu peut disparaître aussi rapidement qu'il est apparu. On passe très rapidement d'un sujet à un autre. L'information est toujours présente mais noyée par d'autres nouveauté. Nous pensons qu'elle a disparu, mais en réalité elle est juste cachée dans la masse.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Pour répondre à ces nouvelles contraintes, Google a notamment développé l’algorithme MUM pour Multitask Unified Model (Modèle Unifié Multitâches). L'acronyme MUM pour maman en anglais pourrait nous donner une idée drôle sur comment le moteur considérerait ses utilisateurs. <br />  &nbsp; <br />  Par ailleurs, une nouvelle donne entre en vigueur dans l'information. C'est celle de la forte incertitude introduite par un événement soudain. Cette nouvelle incertitude a bien été mise en avant par la Covid-19 notamment, la guerre en Ukraine ou encore la campagne présidentielle américaine. Elle déstabilise les modèles existant de prédiction, de projection et d'anticipation et pousse à devenir très agile. <br />  &nbsp; <br />  Tous le monde accède à de l'information aujourd'hui. La question est de savoir quelle est sa qualité et sa validité. Ces deux dépendent fortement de l'émetteur, mais de la cible aussi. Une information considérée comme non valide par des utilisateurs, ne le sera pas par d'autres car elle répondraient à des convictions personnelles profondes. Seul un spécialiste de l'information peut avoir, encore, une neutralité dans l'analyse du contenu pour distinguer le vrai du faux,&nbsp; le pertinent du bruit. Mais jusqu'à quand ? &nbsp; <br />   <br />   <br />  Pour conclure cette table ronde Fabrice Frossard invite les intervenants à préciser leur pensée. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>sur la maîtrise de l’information offensive</strong></li>  </ul>  Pour Caroline Faillet, nous devons muscler notre approche offensive. Elle rappelle que Russia Today et Sputnik (qui étaient des courroies d’influence de la Russie) n’ont été interdites que très récemment. Nous sommes vulnérables si on se refuse d’utiliser les armes de l’influence. <br />  &nbsp; <br />  Elle souligne et déplore aussi la nocivité du modèle économique gratuit des réseaux sociaux. <br />  Elle attend avec impatience et l’émergence du Web 3, elle est confiante dans la disparition du modèle Web 2.0 qui a été détourné de sa vocation initiale, pour en faire en outil de promotion de la haine en ligne. Maîtriser la dépendance informationnelle. <br />   <br />  Denis Berthaud esquisse l’idée d’un internet scindé entre des grandes zones culturelles (Occident, Chinois, Russe …) qui semble se dessiner et devenir de plus en plus probable. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>sur la maîtrise de la dépendance informationnelle</strong></li>  </ul>  <style type="text/css">h2 { margin-top: 0.35cm; margin-bottom: 0cm; background: transparent; page-break-after: avoid }h2.western { font-family: "Liberation Serif", serif; font-size: 18pt; font-weight: bold }h2.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 18pt; font-weight: bold }h2.ctl { font-size: 18pt; font-weight: bold }p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underlin  </style>  Pour Denis Berthaud, il est important de favoriser la souveraineté numérique. Taclant au passage Google «&nbsp;Google n’est pas un moteur de recherche, mais un moteur de recommandation&nbsp;». En fonction de notre profil, nos résultats seront personnalisés. Google fait de l’influence et de la publicité. <br />  &nbsp; <br />  Le combat pour se passer de Google n’est pas gagné. Mounir rappelle que la dernière mouture de l’algorithme de Google, MUM<a class="link" href="#sdfootnote1sym">1</a>, a pour objectif pour de nous rendre encore plus dépendants. <br />  &nbsp;  <div id="sdfootnote1"><a class="link" href="#sdfootnote1anc">1</a>  On peut lire sur <a class="link" href="https://www.abondance.com/20210519-45498-mum-la-nouvelle-machine-de-guerre-de-google.html">Abondance</a>  : « Google a annoncé (…) un nouvel algorithme nommé MUM (Multitask Unified Model ou Modèle Unifié Multitâches) chargée en intelligence artificielle pour explorer de façon encore plus approfondie les intentions de recherche de ses utilisateurs. »</div>  <style type="text/css">h2 { margin-top: 0.35cm; margin-bottom: 0cm; background: transparent; page-break-after: avoid }h2.western { font-family: "Liberation Serif", serif; font-size: 18pt; font-weight: bold }h2.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 18pt; font-weight: bold }h2.ctl { font-size: 18pt; font-weight: bold }p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }a.sdfootnoteanc { font-size: 57% }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.veillemag.com/Paroles-d-Experts-Comment-selectionner-des-sources-fiables-et-mieux-detecter-les-infox-et-fake-news_a4430.html</link>
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   <title>Interview : France Université Numérique au Salon I-Expo, Mme Catherine Mongenet</title>
   <pubDate>Thu, 12 May 2016 17:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Santé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <strong>Q.&nbsp;Quelle est votre première impression du salon I-expo&nbsp;?</strong> <br />  <strong>R.</strong> En tant que Groupement (GIP), être exposant à I-expo était notre toute première fois. Toutefois depuis la création de France Université Numérique, nous avions eu l'occasion de parcourir le territoire. La plateforme FUN qui existe depuis 2013 a beaucoup évolué et acquis une autonomie juridique et financière. Cette évolution s'explique par plusieurs facteurs et notamment par le fait que nous sommes passés de 25 MOOC à près de 200 MOOC. Sans compter ceux qui sont encore en développement et ceux accessibles dans des espaces dédiés (SPOC). <br />  &nbsp; <br />  <strong style="line-height: 25.6px;">Q.&nbsp;</strong><strong>Les MOOC sont donc entrés dans le paysage institutionnel ?</strong> <br />  <strong>R.</strong> Beaucoup de chemin a été parcouru depuis notre intervention à l'<a class="link" href="http://www.veillemag.com/Les-enjeux-des-moocs-vus-par-le-GFII_a2527.html" target="_blank">INRIA en 2014</a>. FUN a beaucoup évolué, le paysage académique également et plus particulièrement les positions des Universités sur les MOOC. Et l'évolution est positive. <br />  &nbsp; <br />  FUN a aujourd'hui près de 200 mooc en accès public. De nombreuses innovations ont eu lieu. Par exemple avec le MOOC «&nbsp;Du manager au leader agile&nbsp;» un «&nbsp;MOOC tour&nbsp;» a été mis en place afin que Cécile Dejoux rencontre les apprenants. Un autre exemple, <a class="link" href="https://www.fun-mooc.fr/news/trois-fablabs-pour-suivre-les-mooc-et-co-construir/%20" target="_blank">les apprenants qui initient des réunions informelles</a>  dans des bibliothèques, des cafés, des fablabs pour échanger ou travailler ensemble sur des projets, ont l'opportunité faire connaître leur initiative afin que nous les relayons auprès de notre communauté d'apprenants. <br />   <br />  Nous avons eu ainsi écho de ce type d'initiative à Roanne, Brest et même jusqu’en Côte d'Ivoire, à Abidjan. <br />   <br />  Les établissements d’enseignement supérieurs ont compris que le numérique était un atout et qu’il pouvait procurer de nombreux avantages. Les réticences du début se sont estompées, mais de nouvelles questions se sont posées, ouvrant de nouveaux débats. <br />   <br />  Parmi les avantages, ils ont vu qu'ils pouvaient réutiliser les MOOC et pérenniser ainsi cet investissement, en intégrant par exemple les MOOC dans leurs propres cours sous diverses formes et notamment sous forme de SPOC pour leurs étudiants. Les établissements peuvent également s'en servir pour intégrer des méthodologies de classe inversée, donnant aux MOOC le rôle de passeur l'information. L'intervenant pédagogique gardant un rôle d'animateur avec une posture plus axée sur le questionnement. <br />   <br />  <strong>Q. La typologie des apprenants a-t-elle changé&nbsp;?</strong> <br />  <strong>R. </strong>Par rapport à notre analyse présentée en 2014, non. Nous touchons surtout des apprenants diplômés de l'enseignement supérieur, universitaire ou issus de grandes écoles. Nous avons noté que le taux d'apprenants connectés en Afrique était passé de 15&nbsp;% à 17&nbsp;% entre 2014 et 2015. Les lignes ont donc bougé sur ce point et cela a eu quelques impacts. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Q. Quelles en sont les conséquences&nbsp;?</strong> <br />  <strong>R</strong>. On constate à la fois un intérêt grandissant des universités des pays du Sud pour la conception de MOOC et l’émergence de collaborations entre les établissements français et ceux les pays du sud. Ainsi plusieurs universités tunisiennes ont conçus des MOOC et plusieurs projets de MOOC résultent de partenariats entre différentes institutions. L’objectif est de produire des contenus qui répondent bien aux besoins d’apprenants tant du Nord que du Sud, en intégrant différentes pratiques d’apprentissage, et en enrichissant les contenus avec des exemples variés, à l’image du MOOC «&nbsp;des rivières et des hommes&nbsp;» où les équipes vietnamiennes et colombiennes ont enrichis les contenus avec des exemples et études de cas tirés de leurs contextes locaux. Un autre exemple est celui du MOOC du CNAM «&nbsp;désir d’entreprendre&nbsp;» qui a été intégré dans les cursus de formation doctorale de 4 universités marocaines. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Q. Sur quels grands chantiers travaillez-vous&nbsp;?</strong> <br />  <strong>R.</strong> Plusieurs chantiers sont en cours dont celui concernant la mise en place de la certification. La certification est très attendue tant des apprenants et que établissements. Elle consiste à déployer un dispositif numérique de surveillance d’examen. Tout apprenant qui le souhaite peut s’y inscrire et obtenir, s’il satisfait les conditions de réussite, un certificat délivré par l’établissement responsable du MOOC. <br />   <br />  Certains établissements envisagent d’ores-et-déjà de délivrer des crédits universitaires (ECTS) pour l’obtention d’un tel certificat, renforçant encore le dispositif, à l’instar du MOOC «&nbsp;Du Manager au leader agile&nbsp;». du CNAM. Au-delà des apprenants, la certification intéresse évidement les entreprises et leurs DRH, et il devient de plus en plus courant de se prévaloir des certificats obtenus sur un MOOC dans un CV ou sur un profil social. <br />   <br />  Notons également l’initiative très innovante de l’université de Lyon 3 qui propose aux apprenants de suivre conjointement deux MOOC <a class="link" href="https://www.fun-mooc.fr/courses/lyon3/26001S02/session02/about" target="_blank">«&nbsp;Introduction à la cartographie cartographie des processus métiers</a>  &nbsp;» et «&nbsp;<a class="link" href="https://www.fun-mooc.fr/courses/lyon3/26004/session01/about" target="_blank">pilotage Pilotage des organisations et processus métiers&nbsp;</a>  » à que les compléter s’ajoute un travail personnel, afin d'obtenir un Diplôme Universitaire Numérique (<a class="link" href="http://www.univ-lyon3.fr/l-universite-jean-moulin-lyon-3-lance-le-premier-diplome-universitaire-numerique-977510.kjsp" target="_blank">DUN</a>)&nbsp;de l’université. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.fun-mooc.fr/courses/lyon3/26001S02/session02/about" target="_blank">https://www.fun-mooc.fr/courses/lyon3/26001S02/session02/about</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.fun-mooc.fr/news/fun-deploie-un-systeme-de-certification-pour-ses-m/" target="_blank">https://www.fun-mooc.fr/news/fun-deploie-un-systeme-de-certification-pour-ses-m/</a>  <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les langues sont toujours le point faible des MOOC&nbsp;?</strong> <br />  Il est vrai que nous avons peu de MOOC en langues sur MOOC. Ceux existants tant en Anglais qu’en Français langue étrangère ont rencontré un franc succès. Par ailleurs l'Inalco (Institut national des langues orientales) travaille à la production de plusieurs MOOC d’apprentissage de langues rares dont les premiers vont sortir cet été. <br />   <br />  Notons également que un nombre grandissant de MOOC propose le sous-titrage des vidéos dans plusieurs langues (principalement l’anglais), <br />   <br />  Enfin, FUN coordonne le projet EIFFEL&nbsp;qui a, entre autre, pour objet de proposer des améliorations notables en terme d’accessibilité mais aussi en ce qui concerne les traductions dans des langues étrangères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <link>https://www.veillemag.com/Interview-France-Universite-Numerique-au-Salon-I-Expo-Mme-Catherine-Mongenet_a2994.html</link>
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   <title>Interview : Orthodidacte au Salon I-expo</title>
   <pubDate>Sun, 01 May 2016 10:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Santé]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
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      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/9402895-15061264.jpg?v=1462093062" alt="Interview : Orthodidacte au Salon I-expo" title="Interview : Orthodidacte au Salon I-expo" />
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      <ol>  	<li class="list"><strong>Pouvez-vous présenter votre entreprise&nbsp;?</strong></li>  </ol>  La société Zeugmo, éditrice de la méthode <a class="link" href="http://www.orthodidacte.com/?utm_source=Veille%20Mag&amp;utm_medium=Article&amp;utm_campaign=Article%20sur%20salon%20E-learning%20Expo" target="_blank">Orthodidacte</a>, est devenue un acteur essentiel de la communication écrite des entreprises, au cœur de leur stratégie de communication. <br />  Notre objectif est de permettre à chaque collaborateur d’améliorer son efficacité dans la conception, la rédaction et la présentation de ses documents professionnels (courriels, propositions, courriers, chat, etc.). <br />  &nbsp; <br />  En effet, vecteurs forts de la communication d'entreprise, les écrits des collaborateurs impactent nécessairement la marque dans sa notoriété, l’attachement qu’elle suscite et les ventes qu’elle génère. <br />  Notre société se positionne depuis plusieurs années sur deux axes stratégiques en forte synergie&nbsp;:  <ul>  	<li class="list">L’édition d’outils pédagogiques pour l’apprentissage, la remise à niveau et le perfectionnement de l’écrit de la langue française, en particulier grâce à la plateforme d’apprentissage de l’orthographe <a class="link" href="http://www.orthodidacte.com/?utm_source=Veille%20Mag&amp;utm_medium=Article&amp;utm_campaign=Article%20sur%20salon%20E-learning%20Expo" target="_blank" title="www.Orthodidacte.com">Orthodidacte.com</a> &nbsp;;</li>  	<li class="list">Le coaching pédagogique, c’est-à-dire l’accompagnement de nos clients afin de garantir l’appropriation de ces outils par leurs apprenants et développer leur efficacité dans la communication écrite. <br />  	&nbsp;</li>  </ul>    <ol start="2">  	<li class="list"><strong>Comment s’est passé pour vous le salon&nbsp;?</strong></li>  </ol>  Pour nous, le salon avait trois objectifs&nbsp;:    <ul>  	<li class="list">Montrer nos produits et générer des prospects&nbsp;;</li>  	<li class="list">Rencontrer nos clients actuels&nbsp;;</li>  	<li class="list">Faire connaître notre entreprise et développer notre notoriété.</li>  </ul>  L’avantage d’un salon est de pouvoir faire tester notre méthode très facilement. Nous avons constaté un réel intérêt des entreprises et des institutions à notre égard. <br />  Rencontrer nos clients fut un moment privilégié. Cela nous permet parfois de mettre un visage sur un nom et de parler plus librement. <br />  On a vérifié le très fort intérêt pour la nouvelle certification en langue française que nous avons développée conjointement avec Le Robert. <br />  &nbsp;&nbsp;  <ol start="3">  	<li class="list"><strong>Quels enseignements avez-vous tirés des échanges avec le professionnel et le public&nbsp;?</strong></li>  </ol>  Il y a une appétence et une demande croissantes des professionnels pour notre outil pédagogique permettant une meilleure maîtrise des écrits professionnels. Depuis 2015, on ressent un vrai engouement du monde professionnel pour la formation en orthographe. C’est inédit&nbsp;! <br />  &nbsp;&nbsp;  <ol start="4">  	<li class="list"><strong>Dans quel état est la langue française&nbsp;? Est-elle si maltraitée que cela dans les entreprises&nbsp;?</strong></li>  </ol>  En fait, la langue française est de plus en plus maltraitée dans la vie courante&nbsp;! Les entreprises sont alors confrontées à cette maltraitance et à la nécessité impérative d’y remédier. <br />  Via les réseaux sociaux ou le courriel, le public professionnel n’a jamais autant écrit et le fait de plus en plus mal. L’enjeu est très fort car c’est l’image et la notoriété de l’entreprise ou de l’institution qui sont engagées. <br />  &nbsp;&nbsp;  <ol start="5">  	<li class="list"><strong>En quoi réside l’originalité de votre solution&nbsp;?</strong></li>  </ol>  La méthode <a class="link" href="http://www.orthodidacte.com/?utm_source=Veille%20Mag&amp;utm_medium=Article&amp;utm_campaign=Article%20sur%20salon%20E-learning%20Expo" target="_blank">Orthodidacte </a>utilise l’apprentissage adaptatif, quelle que soit l’origine de l’apprenant (français langue maternelle ou français langue étrangère), et permet de générer un parcours d’apprentissage propre à chaque apprenant. <br />  Nos outils pédagogiques garantissent l’acquisition des compétences, leur maintien, ainsi que leur certification. <br />  &nbsp; <br />  Orthodidacte est clairement une méthode orientée vers le monde professionnel, avec des contenus et des modules spécialement conçus pour les entreprises, les centres de relation client ou la fonction publique.
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