<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-12T07:08:12+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-96405004</guid>
   <title>Le nouveau Moyen-Orient passe par les rails : comment la guerre contre l'Iran redessine le commerce régional</title>
   <pubDate>Tue, 05 May 2026 11:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La guerre contre l’Iran ne se joue plus seulement dans les airs et sur les mers : elle recompose en profondeur la carte logistique du Moyen-Orient. Tandis que Riyad active un corridor ferroviaire stratégique et que Doha s’impose comme nœud maritime, les routes commerciales se redéploient loin du détroit d’Ormuz et relativisent le rôle d’Israël. Un nouvel échiquier géoéconomique prend forme, fondé sur les rails, les ports et la redondance des couloirs.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96405004-67225564.jpg?v=1777973139" alt="Le nouveau Moyen-Orient passe par les rails : comment la guerre contre l'Iran redessine le commerce régional" title="Le nouveau Moyen-Orient passe par les rails : comment la guerre contre l'Iran redessine le commerce régional" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De Hormuz au rail saoudien</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La guerre contre l'Iran ne modifie pas seulement les équilibres militaires du Moyen-Orient. Elle transforme aussi la géographie concrète du commerce : ports, chemins de fer, passages frontaliers, concessions logistiques, couloirs alternatifs. Autrement dit, le conflit redessine la carte économique de la région la plus sensible de la planète.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le signal le plus important est venu d'Arabie saoudite. Les chemins de fer saoudiens ont activé un couloir international de fret long d'environ 1 700 kilomètres, capable de relier les ports orientaux du royaume, de Dammam à Jubail, au poste-frontière de Haditha, à la frontière avec la Jordanie. Chaque convoi peut transporter plus de quatre cents conteneurs et réduire de moitié les délais par rapport au transport routier. Ce n'est pas un détail technique. C'est un fait stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Lorsqu'une puissance régionale construit un axe ferroviaire entre le Golfe et le Levant, elle ne se contente pas d'améliorer sa logistique. Elle réduit sa dépendance aux routes maritimes exposées, en particulier au détroit d'Ormuz, et elle crée une infrastructure de puissance.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin de l'illusion israélienne sur l'IMEC</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le Couloir économique Inde-Moyen-Orient-Europe, annoncé en 2023 lors du sommet du G20 à New Delhi, avait été présenté comme la grande réponse occidentale et moyen-orientale à la Nouvelle route de la soie chinoise. Il devait relier l'Inde, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, la Jordanie, Israël et l'Europe. Dans le récit israélien, Haïfa devait devenir le terminal méditerranéen naturel de cette architecture.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais ce récit restait précisément un récit. Israël n'avait pas signé le protocole d'accord initial et sa centralité relevait davantage d'une projection politique du gouvernement de Benjamin Netanyahu que d'une certitude juridique ou stratégique. La guerre avec l'Iran et la prolongation du conflit à Gaza ont révélé la fragilité de cette construction.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Un couloir commercial ne vit pas de proclamations. Il vit de sécurité, de prévisibilité, d'assurances maritimes, de stabilité politique et de consensus diplomatique. Aujourd'hui, Israël ne garantit aucune de ces conditions. Il peut encore être un nœud, mais il ne peut plus prétendre être le passage obligé.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Riyad et Doha : la nouvelle charnière du Golfe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>La véritable nouveauté réside dans l'axe entre l'Arabie saoudite et le Qatar. L'accord entre l'autorité portuaire saoudienne et la gestion portuaire qatarienne ouvre la voie à des couloirs maritimes communs, à des centres de distribution partagés, à la numérisation logistique et à des investissements conjoints. Du port de Hamad, au Qatar, aux côtes saoudiennes, le transport maritime prend moins de vingt-quatre heures. De là, le réseau ferroviaire saoudien peut pousser les marchandises vers la Jordanie, puis vers la Méditerranée.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est ici que l'ancien projet de l'IMEC change de nature. Il ne s'agit plus d'un couloir politique construit autour de la normalisation entre Israël et l'Arabie saoudite, mais d'un réseau flexible, modulaire, capable d'utiliser plusieurs sorties et plusieurs interlocuteurs. Riyad ne renonce pas à la connexion avec l'Europe. Il la libère toutefois de l'obligation de passer par Israël.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le chemin de fer Nord-Sud saoudien, né pour transporter phosphates et minerais, devient ainsi une artère commerciale de valeur géoéconomique. Les 5 500 kilomètres du réseau ferroviaire du royaume, qui déplacent déjà des dizaines de millions de tonnes de marchandises, ne servent plus seulement à l'économie intérieure. Ils deviennent une plateforme régionale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Émirats reculent, mais ne disparaissent pas</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Les Émirats arabes unis ne sont pas hors-jeu. Ils ont toutefois été déplacés d'une position d'entrée dominante vers une position plus complexe, celle d'opérateurs en aval. </strong>La crise d'Ormuz pèse directement sur leur modèle. Jebel Ali, grand port à conteneurs du Moyen-Orient, vit de la fluidité du trafic maritime. Si cette fluidité dépend désormais de la volonté iranienne, l'avantage émirati se réduit.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La force des Émirats demeure dans les concessions portuaires et dans leur capacité de gestion internationale. </strong>Abou Dhabi, avec AD Ports, a obtenu une concession de trente ans sur le port jordanien d'Aqaba, nœud essentiel pour les exportations et les importations de la Jordanie. Dubaï, avec DP World, s'est positionné sur Tartous, en Syrie. AD Ports est aussi entré dans le terminal à conteneurs de Lattaquié, géré par le groupe français CMA CGM.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cela signifie que les Émirats ne contrôlent plus nécessairement le début du couloir, mais peuvent en surveiller les débouchés : Aqaba, Tartous, Lattaquié, Djeddah. La transformation est importante. De gardiens de la porte du Golfe, ils deviennent gestionnaires des terminaux méditerranéens et levantins.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Syrie revient dans la géographie économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'un des aspects les plus significatifs est le retour de la Syrie comme espace logistique possible. Tartous et Lattaquié peuvent offrir un accès direct à la Méditerranée et devenir des alternatives concrètes à la route israélienne. Cela ne signifie pas que la Syrie soit soudainement stable. Cela signifie cependant que, dans le calcul des puissances régionales, sa côte retrouve une valeur stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour l'Europe du Sud et l'Afrique du Nord, un axe Golfe-Arabie saoudite-Jordanie-Syrie-Méditerranée peut devenir plus intéressant qu'un parcours politiquement bloqué sur Israël. Bien sûr, les inconnues restent immenses : sécurité intérieure syrienne, sanctions, reconstruction, influence turque, présence russe, rôle français, contrôle des infrastructures. Mais la direction est claire : le couloir n'est plus prisonnier d'une seule sortie.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation militaire : la logistique comme profondeur stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Du point de vue militaire, l'enjeu est évident. Celui qui contrôle les couloirs logistiques contrôle aussi la capacité de résistance économique en temps de guerre. La fermeture ou le conditionnement du détroit d'Ormuz montre que la mer, dans le Golfe, n'est plus un espace neutre. C'est un espace armé.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'Iran, même sans dominer militairement toute la région, peut frapper le cœur de la mondialisation énergétique : pétroliers, assurances, porte-conteneurs, délais de livraison, coûts de transport. Le résultat est que les États du Golfe cherchent une profondeur terrestre. Chemins de fer, ports alternatifs, passages intérieurs et connexions avec la Méditerranée deviennent une forme de défense stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'Arabie saoudite, en ce sens, fait ce que toute puissance prudente doit faire : construire des voies de sortie face au chantage géographique. Il ne suffit pas d'avoir du pétrole, des ports et des capitaux. Il faut disposer de couloirs redondants.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Géopolitique de la normalisation réversible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le point politique central concerne Israël. L'ancienne idée de l'IMEC transformait la normalisation avec Israël en destin obligatoire. Si les marchandises devaient passer par Haïfa, tout le système devenait dépendant d'un axe Émirats-Israël-Arabie saoudite. Mais Riyad ne semble pas vouloir livrer son autonomie stratégique à cette formule.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'éventuelle inclusion des ports israéliens reste possible, mais elle n'est pas garantie. C'est une variable, non un pilier. Et surtout, elle est réversible. Si les conditions politiques se dégradent, si Gaza demeure une plaie ouverte, si la guerre régionale continue, si Haïfa devient trop risquée, le trafic peut être redirigé ailleurs.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est la véritable défaite de la lecture israélienne : non pas l'exclusion formelle, mais la perte de la centralité nécessaire. Israël peut participer, mais il ne peut plus imposer son caractère indispensable.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques : gagnants et perdants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan économique, les premiers gagnants sont l'Arabie saoudite et le Qatar. Riyad consolide sa transformation de puissance pétrolière en plateforme infrastructurelle. Doha renforce son rôle de nœud maritime et logistique. Les Émirats restent importants, mais ils doivent s'adapter à une carte moins favorable à leur modèle traditionnel.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La Jordanie gagne en centralité comme pays de transit. La Syrie, si elle parvient à stabiliser au moins ses zones côtières et ses principaux axes terrestres, pourrait réintégrer les circuits économiques régionaux. La Turquie tentera de se présenter comme le prolongement naturel vers l'Europe. L'Irak pourrait devenir un autre élément du dispositif, surtout si les liaisons vers le Golfe et la Turquie sont renforcées.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le grand perdant potentiel est le modèle commercial fondé sur l'unique sortie israélienne. Non parce que Haïfa serait inutilisable, mais parce qu'elle n'est plus incontournable.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une nouvelle géoéconomie du Moyen-Orient</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Le Moyen-Orient qui émerge de cette crise est moins linéaire et plus multipolaire. Il n'y a plus un seul couloir, mais un réseau. Il n'y a plus une seule porte méditerranéenne, mais plusieurs terminaux. Il n'y a plus une seule condition politique, la normalisation avec Israël, mais un ensemble d'équilibres mobiles entre Arabie saoudite, Qatar, Émirats, Jordanie, Syrie, Turquie et, peut-être, Israël.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La guerre contre l'Iran a accéléré un processus déjà engagé : la recherche d'alternatives à la vulnérabilité maritime et à la dépendance politique. Ormuz a montré la fragilité de l'ancien ordre. Le rail saoudien, les accords avec Doha, les concessions portuaires en Jordanie et en Syrie montrent quel ordre pourrait le remplacer.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Ce ne sera pas nécessairement un ordre pacifique. Ce sera un ordre compétitif, infrastructurel, fondé sur la logistique comme instrument de puissance. Dans le nouveau Moyen-Orient, celui qui construit des rails, des ports et des passages frontaliers ne fait pas seulement circuler des marchandises. Il dessine des alliances, réduit des dépendances, accumule de l'influence. Et prépare le terrain de la prochaine phase de la compétition régionale.</strong></div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.spa.gov.sa/en/N2546709" target="_blank">https://www.spa.gov.sa/en/N2546709</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://english.news.cn/20260326/5a3751019d5846639d557650a9e83251/c.html" target="_blank">https://english.news.cn/20260326/5a3751019d5846639d557650a9e83251/c.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://petra.gov.jo/en/news/saudi-railways-launches-international-freight-corridor-linking-eastern-ports-to-jordan" target="_blank">https://petra.gov.jo/en/news/saudi-railways-launches-international-freight-corridor-linking-eastern-ports-to-jordan</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.spa.gov.sa/en/N2517033" target="_blank">https://www.spa.gov.sa/en/N2517033</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.arabnews.com/node/2633473/business-economy" target="_blank">https://www.arabnews.com/node/2633473/business-economy</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://thepeninsulaqatar.com/article/18/02/2026/mwani-qatar-saudi-ports-authority-sign-mou" target="_blank">https://thepeninsulaqatar.com/article/18/02/2026/mwani-qatar-saudi-ports-authority-sign-mou</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.adportsgroup.com/en/news-and-media/2026/02/05/ad-ports-group-signs-30-year-agreement-with-aqaba-development-corporation" target="_blank">https://www.adportsgroup.com/en/news-and-media/2026/02/05/ad-ports-group-signs-30-year-agreement-with-aqaba-development-corporation</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.dpworld.com/en/news/dp-world-to-develop-syrias-tartus-port-under-landmark-30-year-deal" target="_blank">https://www.dpworld.com/en/news/dp-world-to-develop-syrias-tartus-port-under-landmark-30-year-deal</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.dpworld.com/en/news/dp-world-commences-operations-at-tartus-port" target="_blank">https://www.dpworld.com/en/news/dp-world-commences-operations-at-tartus-port</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/syria-signs-800-million-agreement-with-dp-world-bolster-ports-infrastructure-2025-07-13/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/syria-signs-800-million-agreement-with-dp-world-bolster-ports-infrastructure-2025-07-13/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #MiddleEastGeopolitics #RegionalTrade #SaudiArabia #IranCrisis #LogisticsStrategy #Geoeconomics #SupplyChainSecurity #GulfRegion #InfrastructurePower #GlobalTradeRoutes
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96405004-67225564.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-nouveau-Moyen-Orient-passe-par-les-rails-comment-la-guerre-contre-l-Iran-redessine-le-commerce-regional_a7515.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-96214616</guid>
   <title>Chypre, Kiev et le prix de la respiration européenne</title>
   <pubDate>Thu, 23 Apr 2026 15:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Chypre, l’Union européenne tente de renouer avec une cohérence stratégique, mais l’Ukraine, le Moyen-Orient et ses propres fractures internes rappellent que ses crises ne sont plus dissociables. Le prêt accordé à Kiev devient ainsi le miroir d’une Europe qui cherche autant une direction qu’une puissance.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96214616-67120440.jpg?v=1776952170" alt="Chypre, Kiev et le prix de la respiration européenne" title="Chypre, Kiev et le prix de la respiration européenne" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le sommet qui consacre une trêve politique au sein de l'Union</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À Chypre, on ne célèbre pas seulement l'arrivée de Volodymyr Zelensky ni le feu vert à un prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine. On met surtout en scène un passage plus profond et plus ambigü : le moment où l'Union européenne tente de se recomposer après des mois de veto, de rancœurs et de paralysie, en payant un prix politique que personne n'ose nommer jusqu'au bout. Le sommet d'Ayia Napa a ainsi quelque chose de crépusculaire et de théâtral : d'un côté la volonté d'afficher l'unité, de l'autre la conscience que cette unité a été achetée, négociée. <br />   <br />  Le prêt à Kiev n'arrive donc pas comme le fruit limpide d'un choix stratégique cohérent, mais comme le résultat d'une transaction. Pour convaincre Budapest de lever son veto, il a fallu rouvrir le dossier du pétrole russe à destination de la Hongrie via l'oléoduc traversant l'Ukraine. C'est ici que la prose européenne prend des allures de roman réaliste : tandis que Bruxelles proclame sa fermeté face à Moscou, une partie de l'architecture politique du continent continue de dépendre d'exceptions, de dérogations et d'arrangements. L'Europe soutient Kiev, mais elle se plie en même temps aux nécessités énergétiques de l'un des gouvernements les plus récalcitrants de son propre camp.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin d'Orban n'efface pas la question hongroise</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La défaite électorale de Viktor Orban est saluée comme une délivrance. C'est compréhensible. Pendant des années, le dirigeant hongrois a incarné, aux yeux de Bruxelles, le saboteur intérieur, l'homme capable de transformer chaque décision commune en marché de contreparties. Mais il serait naïf de croire que sa sortie de scène résout le problème. Orban n'a pas été un accident de l'histoire européenne : il en a été le symptôme. <br />   <br />  L'Union prétend à une discipline géopolitique, mais elle reste privée d'une véritable souveraineté politique. Elle peut distribuer des fonds, imposer des règles, élever la voix morale, mais quand vient l'heure de décider sur la guerre, l'énergie et les budgets, elle redevient l'otage des rapports de force nationaux. <br />   <br />  C'est pourquoi le prêt à Kiev, aussi massif et politiquement significatif soit-il, ne représente pas seulement une victoire européenne. Il constitue aussi la preuve de sa fragilité. Il faut de l'argent pour soutenir l'Ukraine en 2026 et en 2027, mais il faut surtout construire un récit de fiabilité. Zelensky vient à Chypre non seulement pour obtenir des fonds, mais pour vérifier si l'Europe est encore capable d'assurer une continuité stratégique. Après tant de retards, de méfiances et de chantages croisés, la question demeure entière.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'ombre du Moyen-Orient sur le dossier ukrainien</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le point décisif est que le sommet chypriote ne tourne déjà plus uniquement autour de l'Ukraine. Sur la table, avec une urgence croissante, se trouve la guerre au Moyen-Orient et surtout son effet systémique sur l'économie européenne. Le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran a montré brutalement à quel point la sécurité européenne reste suspendue à des goulets d'étranglement lointains mais vitaux. En sept semaines à peine, le coût de l'approvisionnement en pétrole et en gaz a bondi de 24 milliards d'euros. Ce n'est pas une simple flambée des marchés : c'est l'irruption de la géopolitique dans les comptes publics, dans les factures, dans les filières industrielles, dans l'agriculture et même dans la pêche. <br />   <br />  Ici, l'Europe se découvre puissance normative mais nain énergétique. Elle parle de transition, de sobriété, d'électrification, de coordination, mais son système productif reste encore exposé aux chocs extérieurs de manière presque dramatique. La crainte d'une pénurie de kérosène n'est pas un détail technique : c'est le signe que le continent continue de vivre dans une vulnérabilité logistique qu'aucune rhétorique verte ne peut effacer à court terme.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Chypre comme frontière symbolique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Le fait que le sommet se tienne à Chypre n'a rien d'anodin. L'île, suspendue entre l'Europe, le Levant et la Méditerranée orientale, devient la scène parfaite de la crise multiple dans laquelle se déplace l'Union. De là, on regarde vers l'Ukraine, mais aussi vers le Liban, la Syrie, l'Égypte et la Jordanie. De là, on mesure la distance entre les ambitions diplomatiques européennes et ses instruments réels. Inviter les dirigeants de la région revient à tenter un geste de présence, presque un exercice d'existence géopolitique. Mais le point demeure toujours le même : l'Europe dialogue beaucoup, agit peu, paie cher.</strong> <br />   <br />  Ce n'est pas un hasard si le sommet chypriote prend les contours d'un seuil narratif, presque d'un <strong>carrefour balzacien</strong> : d'un côté la tentation de continuer à naviguer à vue, entre compromis énergétiques, aides extraordinaires et diplomatie de contention ; de l'autre la nécessité de reconnaître que la guerre en Ukraine, la crise moyen-orientale et l'équilibre budgétaire européen sont désormais trois faces d'une même question.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le véritable front : le budget européen</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Derrière le prêt à Kiev et derrière l'urgence énergétique se profile le dossier le plus explosif : le budget européen 2028-2034, soit quelque 2 000 milliards d'euros. C'est là que l'on verra si l'Union veut réellement adopter une posture stratégique ou si elle préfère rester une vaste copropriété querelleuse. Le conflit entre Paris et Berlin est déjà net : la France pousse à davantage d'investissements communs, l'Allemagne demeure prudente et méfiante sur le terrain budgétaire. En arrière-plan pèse toujours la dette contractée à l'époque de la pandémie, qui risque de comprimer toute nouvelle ambition. <br />   <br />  La vérité est que Bruxelles rêve d'un accord rapide non par élan visionnaire, mais par crainte. L'année 2027 apportera une longue séquence électorale, avec le risque que les gouvernements entrent en mode défensif et bloquent tout. En France, surtout, l'hypothèse d'une droite radicale décidée à réduire la contribution nationale au budget européen est l'invité silencieux que tout le monde voit et que presque personne ne nomme.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une Europe qui gagne du temps, pas encore de la puissance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Au final, le sommet de Chypre offre à l'Europe un peu d'oxygène, mais pas encore une direction.</strong> Le prêt à l'Ukraine permet de gagner du temps. La discussion sur le Moyen-Orient photographie l'urgence de protéger les intérêts énergétiques du continent. Le débat sur le futur budget révèle cependant que la question décisive reste irrésolue : qui paie la sécurité européenne, qui décide des priorités, qui accepte les coûts politiques d'une véritable stratégie commune. <br />   <br />  <strong>Pour l'instant, l'Union ne répond pas. Elle colmate, elle arbitre, elle diffère. Et pourtant, une leçon sévère se dégage déjà de ce sommet : il n'existe plus de crises séparées. Kiev, Ormuz, Budapest, Paris, Berlin et Chypre appartiennent désormais au même récit. Et ce récit dit que l'Europe ne peut plus se permettre le luxe de la fragmentation, car chaque hésitation lui coûte de l'argent, de la crédibilité et de l'influence.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.theguardian.com/world/2026/apr/22/eu-unblocks-loan-ukraine-new-sanctions-russia-hungary-lifts-veto" target="_blank">https://www.theguardian.com/world/2026/apr/22/eu-unblocks-loan-ukraine-new-sanctions-russia-hungary-lifts-veto</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/europe-readies-response-second-energy-crisis-four-years-2026-04-22/" target="_blank">https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/europe-readies-response-second-energy-crisis-four-years-2026-04-22/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/imf-warns-eu-not-offset-energy-price-spike-too-much-2026-04-17/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/imf-warns-eu-not-offset-energy-price-spike-too-much-2026-04-17/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/war-spurs-eu-plan-electricity-tax-cuts-faster-shift-fossil-fuels-draft-shows-2026-04-14/" target="_blank">https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/war-spurs-eu-plan-electricity-tax-cuts-faster-shift-fossil-fuels-draft-shows-2026-04-14/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://kfgo.com/2026/04/13/hungary-vote-removes-ukraines-staunchest-foe-in-eu/" target="_blank">https://kfgo.com/2026/04/13/hungary-vote-removes-ukraines-staunchest-foe-in-eu/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96214616-67120440.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Chypre-Kiev-et-le-prix-de-la-respiration-europeenne_a7449.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-96056767</guid>
   <title>Bab el-Mandeb, l'autre détroit où peut se jouer la guerre</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 14:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que l’attention internationale reste braquée sur le détroit d’Hormuz, un autre passage stratégique pourrait devenir l’épicentre de la confrontation entre Washington et Téhéran. À Bab el-Mandeb, l’Iran dispose d’un levier discret mais potentiellement déstabilisateur, capable de transformer une crise régionale en choc global pour les routes énergétiques et commerciales.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96056767-67017489.jpg?v=1776256920" alt="Bab el-Mandeb, l'autre détroit où peut se jouer la guerre" title="Bab el-Mandeb, l'autre détroit où peut se jouer la guerre" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bab el-Mandeb, l’autre détroit où pourrait basculer la crise</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À force de regarder Hormuz, on risque de ne pas voir l'autre verrou. Pourtant, si la confrontation entre Washington et Téhéran devait franchir un nouveau seuil, c'est peut-être moins dans le Golfe persique que sur la route de la mer Rouge que se jouerait la prochaine phase de la crise. <br />   <br />  <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bab-el-Mandeb" target="_blank">Bab el-Mandeb</a>  n'a ni la célébrité stratégique d'Hormuz ni sa charge symbolique, mais il possède un avantage décisif dans la logique iranienne : il permettrait à Téhéran de frapper indirectement ses adversaires, en élargissant le conflit sans s'exposer tout de suite à un affrontement frontal total.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une négociation devenue champ de bataille symbolique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La crise est arrivée à un point où les deux camps veulent sortir non pas avec un compromis, mais avec une image de victoire. C'est là que réside le danger. Quand une négociation n'est plus pensée comme une médiation entre intérêts opposés, mais comme l'instrument d'une reddition de l'adversaire, elle cesse d'être un chemin de désescalade et devient un simple intervalle entre deux poussées de violence. <br />   <br />  <strong>C'est exactement ce que suggère l'attitude américaine : exiger non pas presque tout, mais tout. Une telle ligne place l'Iran devant une alternative brutale : céder ou déplacer le champ de bataille.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’axe yéménite, profondeur stratégique de Téhéran</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sous cet angle, Bab el-Mandeb devient une carte plausible. Après les affrontements des dernières semaines, Téhéran a vu se réduire une partie de ses options. Il lui reste surtout deux leviers majeurs : menacer les installations énergétiques des monarchies du Golfe et utiliser l'axe yéménite pour perturber le trafic dans le détroit reliant la mer Rouge au golfe d'Aden. Ce n'est pas un détail technique. Depuis la crise du Golfe persique, cette route a pris une importance croissante pour les exportations saoudiennes. Cela signifie qu'une fermeture, même partielle, ne toucherait pas seulement Riyad : elle frapperait les chaînes logistiques, les assurances maritimes, les coûts énergétiques et l'ensemble du commerce passant par Suez.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'aspect le plus intéressant est que cette menace serait asymétrique. L'Iran n'aurait pas besoin d'apparaître en première ligne. Il lui suffirait d'activer une pression par intermédiaires, en utilisant l'espace yéménite comme profondeur stratégique. De cette manière, Téhéran pourrait envoyer un message clair : si les États-Unis cherchent à l'étrangler à Hormuz, eux peuvent étendre l'instabilité jusqu'à la mer Rouge. C'est une logique de compensation géopolitique. À chaque tentative d'encerclement répond une extension du théâtre de crise.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Europe, victime collatérale d’un bras de fer qui la dépasse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le paradoxe est que cette spirale naît d'une question que Washington présente comme strictement nucléaire. Or c'est précisément là que l'argument américain perd en crédibilité. L'Iran avait déjà accepté par le passé des limitations sévères sur l'enrichissement de l'uranium et les inspections internationales avaient reconnu le respect des engagements pendant plusieurs années. <br />   <br />  En se retirant de cet équilibre, les États-Unis ont rouvert un dossier qu'ils affirment aujourd'hui vouloir fermer à tout prix. Le problème n'est donc pas seulement la prolifération. Le problème est le type d'ordre régional que Washington veut imposer et le refus iranien d'accepter une capitulation stratégique déguisée en accord diplomatique.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Dans ce contexte, l'Europe apparaît comme la grande perdante. Elle subit les conséquences de décisions qu'elle n'a pas prises, paie l'énergie plus cher, redécouvre sa dépendance et voit se réduire sa marge de manœuvre sur tous les autres fronts, y compris l'Ukraine.</strong> <br />   <br />  Plus la crise s'allonge, plus le continent s'affaiblit. Pendant ce temps, la Russie gagne du temps, consolide ses positions et bénéficie d'un environnement international devenu plus défavorable aux intérêts européens. Il y a là une ironie sévère de l'histoire : en cherchant à isoler l'Iran et à contenir Moscou, l'Occident risque de renforcer indirectement les deux dynamiques qu'il voulait briser.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre scénarios, du compromis fragile à la rupture systémique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les scénarios possibles sont désormais au nombre de quatre. <br />   <br />  Le premier est celui d'un compromis provisoire : suspension partielle de l'enrichissement, langage diplomatique dur pour sauver les apparences, et reprise d'un dialogue fragile. <br />   <br />  Le deuxième est celui d'un maintien de la pression sur Hormuz, avec une réponse iranienne calibrée mais sans explosion générale. <br />   <br />  Le troisième, plus dangereux, verrait l'axe yéménite entrer pleinement en scène et Bab el-Mandeb devenir la nouvelle ligne de fracture de la guerre énergétique mondiale. <br />   <br />  Le quatrième, le plus redoutable, serait une attaque élargie contre les infrastructures pétrolières du Golfe, ce qui propulserait immédiatement le conflit à un niveau systémique.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ce qui se joue, en réalité, dépasse l'Iran, Trump ou même la question nucléaire. Il s'agit de savoir si le système international peut encore absorber des crises régionales sans qu'elles ne se transforment en guerre des détroits, des flux commerciaux et des approvisionnements énergétiques. <br />   <br />  <strong>Bab el-Mandeb n'est pas seulement un passage maritime. C'est l'un des points où l'on mesure la fragilité d'un monde qui croyait pouvoir dominer les routes du commerce sans payer le prix de la fragmentation géopolitique.</strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources </b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iaea.org/newscenter/news/jcpoa-implementation-day-ushers-new-phase-iaea-iran-director-general-amano" target="_blank">https://www.iaea.org/newscenter/news/jcpoa-implementation-day-ushers-new-phase-iaea-iran-director-general-amano</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iaea.org/newscenter/news/iran-is-implementing-nuclear-related-jcpoa-commitments-director-general-amano-tells-iaea-board" target="_blank">https://www.iaea.org/newscenter/news/iran-is-implementing-nuclear-related-jcpoa-commitments-director-general-amano-tells-iaea-board</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iaea.org/sites/default/files/documents/gov2018-47.pdf" target="_blank">https://www.iaea.org/sites/default/files/documents/gov2018-47.pdf</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iaea.org/newscenter/focus/iran/iaea-and-iran-iaea-board-reports" target="_blank">https://www.iaea.org/newscenter/focus/iran/iaea-and-iran-iaea-board-reports</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #géopolitique #Iran #ÉtatsUnis #BabElMandeb #détroitsstratégiques #merRouge #crisenucléaire #MoyenOrient #commerceMaritime #tensionsinternationales
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96056767-67017489.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Bab-el-Mandeb-l-autre-detroit-ou-peut-se-jouer-la-guerre_a7396.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-95507038</guid>
   <title>Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi</title>
   <pubDate>Sat, 21 Mar 2026 17:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIDEOS &amp; PODCASTS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deux semaines après l’embrasement du Moyen-Orient, les secousses se font déjà sentir bien au-delà du champ de bataille. Sur le plateau d’Aux avant‑postes, Ali Laïdi réunit trois spécialistes pour décrypter l’onde de choc économique provoquée par ce nouveau conflit. Car si les armes parlent au Proche‑Orient, ce sont les marchés mondiaux qui tremblent. Énergie, agriculture, finance : aucun secteur n’est épargné.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95507038-66775798.jpg?v=1774101526" alt="Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi" title="Regardez ! Aux avant‑postes – « Guerre au Moyen‑Orient : des répercussions mondiales ». Ali Laïdi" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/aux-avant-postes/20260317-guerre-au-moyen-orient-des-r%C3%A9percussions-mondiales?utm_slink=f24.my%2FBo4p" target="_blank">Source France 24</a>  <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div>La vidéo de <strong>France 24</strong>, diffusée le <strong>12 mars 2026</strong>, éclaire cette situation explosive. Elle est introduite et analysée par <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Ali Laïdi</strong></a>, spécialiste de l’intelligence économique de la chaîne, qui replace l’événement dans une perspective historique et stratégique. <br />   <br />  "Deux semaines de guerre au Moyen-Orient ont déjà dégradé la situation économique mondiale. Pour faire le point, nous recevons&nbsp;John Plassard, associé chez&nbsp;Cité Gestion, une banque suisse, Jérémy Denieulle, directeur des études chez&nbsp;Agriculture Stratégies, plateforme de réflexion consacrée aux questions agricoles, et&nbsp;Édouard Lotz, analyste marchés chez&nbsp;Omnegy, cabinet de conseil en énergie pour les entreprises."</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’énergie en première ligne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/edouard-lotz-environnement/" target="_blank">Édouard Lotz, analyste marchés chez Omnegy</a>, la réaction des marchés énergétiques ne s’est pas fait attendre. Le pétrole repart à la hausse, le gaz se tend, et les entreprises européennes, déjà fragilisées par deux ans de crise énergétique, voient ressurgir le spectre de factures imprévisibles. <br />   <br />  Le conflit ravive les inquiétudes sur la sécurité des approvisionnements, notamment si les routes maritimes venaient à être perturbées. « Le marché est hypersensible », explique-t-il, rappelant que la moindre escalade peut déclencher une flambée des prix.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’agriculture sous pression</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Dans le sillage de l’énergie, l’agriculture encaisse le choc. <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jeremy-denieulle/" target="_blank">Jérémy Denieulle, directeur des études chez Agriculture Stratégies</a>, souligne que la hausse du gaz – indispensable à la fabrication des engrais – se répercute immédiatement sur les coûts de production. <br />   <br />  Les marchés céréaliers, déjà instables depuis la guerre en Ukraine, réagissent à leur tour. Les pays importateurs, notamment en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, se retrouvent en première ligne face au risque d’insécurité alimentaire. « Le système est devenu extrêmement vulnérable », alerte-t-il, rappelant que l’agriculture mondiale dépend d’un équilibre déjà fragile. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les marchés financiers en mode stress</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Du côté de la finance, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/john-plassard/" target="_blank">John Plassard, associé chez Cité Gestion</a>, observe une volatilité accrue. <br />   <br />  Les investisseurs se replient vers les valeurs refuges, tandis que les banques centrales avancent à pas comptés, coincées entre inflation persistante et menace de ralentissement économique. Les marchés redoutent un scénario où le conflit s’étendrait, entraînant une nouvelle poussée inflationniste. <br />   <br />  « Les nerfs sont à vif », résume-t-il, soulignant que l’incertitude géopolitique est devenue un facteur déterminant dans les décisions d’investissement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un effet domino global</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce que montre l’émission, c’est la rapidité avec laquelle un conflit régional peut provoquer un effet domino à l’échelle mondiale. <br />   <br />  L’énergie renchérit les coûts agricoles, qui alimentent l’inflation, laquelle fragilise les marchés financiers. En moins de quinze jours, la mécanique économique mondiale se grippe. Ali Laïdi orchestre un échange dense et éclairant, où chaque expert apporte une pièce du puzzle. Ensemble, ils dessinent un paysage où la géopolitique redevient un moteur central de l’économie, rappelant que dans un monde interdépendant, aucune crise ne reste locale bien longtemps.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #criseénergétique #détroitdOrmuz #géopolitiqueMoyenOrient #inflationmondiale #sécuritémaritime #MoyenOrient #Iran #GolfePersique #Asie #Europe
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Ali Laïdi.</a>  &nbsp; &nbsp;Avant d’être un visage familier de France 24, Ali Laïdi a longtemps été un éclaireur dans l’ombre. Né entre deux cultures, il grandit avec une intuition : les rapports de force ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans les coulisses du commerce, de la technologie, de l’information. Cette idée ne le lâchera plus. <br />  Il comprend très tôt que le vrai pouvoir se joue loin des projecteurs, dans les stratégies économiques et les batailles silencieuses pour l’influence. Chercheur, auteur, puis journaliste, il se fait une spécialité de dévoiler ces affrontements discrets qui façonnent le monde. Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il devient ce passeur qui éclaire les zones d’ombre et révèle les mécanismes cachés derrière l’actualité. Un éclaireur, toujours en avance d’un coup. <br />  Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il apparaît comme un veilleur. Celui qui, avant l’aube, perçoit déjà les mouvements du monde. Sa voix ne dramatise pas : elle éclaire.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95507038-66775798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Regardez--Aux-avant‑postes-Guerre-au-Moyen‑Orient-des-repercussions-mondiales-Ali-Laidi_a7252.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-95456148</guid>
   <title>Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable</title>
   <pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Solutions &amp; Experts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Guerres, tensions géopolitiques, recompositions économiques : l'environnement international est entré dans une phase d'incertitude durable. Dans ce contexte, la veille stratégique s'impose plus que jamais comme un outil essentiel pour éclairer la décision des organisations.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95456148-66755800.jpg?v=1773915421" alt="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" title="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">La guerre russo-ukrainienne, le conflit israélo-palestinien, les affrontements impliquant l'Iran et nombre de déstabilisations régionales ont actuellement des répercussions directes sur l'économie mondiale. Elles entraînent notamment une fluctuation des marchés de l'énergie, des perturbations logistiques et une volatilité financière. Pour les entreprises, les conséquences sont immédiates&nbsp;: l'environnement stratégique est devenu profondément mouvant.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"> <br />  <span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Face à ce paysage incertain, une question se pose avec acuité : comment décider lorsque les repères traditionnels s'effacent ? La réponse réside en grande partie dans la capacité des organisations à structurer une veille stratégique rigoureuse. Non pas une simple accumulation d'informations, mais une lecture méthodique et humaine de l'environnement.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Trois principes apparaissent aujourd'hui essentiels.</span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Éviter l'enfermement informationnel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Le premier risque auquel sont confrontées les organisations est celui de l'enfermement informationnel. Dans un monde saturé de données, les algorithmes et les habitudes de consultation tendent à enfermer les individus dans des bulles cognitives où circulent toujours les mêmes analyses et les mêmes sources.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Une décision stratégique ne peut s'appuyer sur une vision rétrécie de la réalité. La veille doit au contraire ouvrir le champ de perception de l'entreprise en diversifiant les sources d'information : presse spécialisée, publications institutionnelles, analyses académiques, forums professionnels, influenceurs ou encore signaux faibles issus de secteurs périphériques. Ce travail de <em>sourcing</em> constitue un préalable fondamental à toute démarche de veille. Il permet d'éviter les angles morts et d'identifier des signaux émergents souvent invisibles dans les circuits d'information dominants. La véritable valeur ajoutée réside précisément dans la capacité à construire un corpus de sources équilibré et évolutif, capable d'éclairer la décision sous différents angles.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Dans un environnement instable, de surcroit touché par la désinformation (voire la guerre informationnelle), cette ouverture devient un avantage stratégique. Elle permet d'anticiper plus tôt les évolutions du marché, les menaces et les opportunités commerciales, les ruptures technologiques ou les repositionnements concurrentiels.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire de la souveraineté des données une priorité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">La deuxième exigence concerne la maîtrise des données. Dans le contexte géopolitique tendu que nous connaissons, l'information est devenue un actif stratégique comparable à l'énergie ou aux matières premières. Les organisations doivent donc accorder une attention particulière à la souveraineté et à la sécurité de leurs infrastructures informationnelles.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Les volumes de données collectées par les entreprises n'ont cessé de croître ces dernières années, qu'il s'agisse d'analyses de marché, de données clients ou d'informations concurrentielles. Leur exploitation constitue un levier décisif pour la prise de décision. Mais elle expose également les organisations à des risques nouveaux : ingérences étrangères, cyberattaques ou dépendance excessive à des infrastructures technologiques extérieures.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Dans ce contexte, la localisation des infrastructures, le chiffrement des flux d'information et la conformité aux cadres réglementaires deviennent des enjeux majeurs. La maîtrise des données ne relève plus seulement d'une question technique : elle s'inscrit désormais au cœur de la souveraineté économique. Pour les entreprises engagées dans une stratégie de veille, cela signifie notamment privilégier des solutions technologiques capables de garantir la sécurité et l'autonomie des flux d'information.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>  Maintenir le veilleur au cœur du dispositif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Enfin, la troisième condition d'une veille efficace réside dans le maintien de l'humain au centre du processus. L'intelligence artificielle générative offre aujourd'hui des capacités impressionnantes de tri, de synthèse et d'analyse de données. Mais elle ne remplace pas l'intelligence stratégique, d'autant moins en période instable.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Transformer une information brute en matière décisionnelle exige en effet un travail d'interprétation, de contextualisation et de hiérarchisation. Autant d'opérations qui reposent sur la connaissance fine de l'organisation, de ses enjeux et de son environnement marché. Le rôle du veilleur consiste précisément à établir des liens entre des signaux parfois dispersés, à croiser les sources et à identifier les implications stratégiques pour son organisation. Cette capacité d'analyse reste profondément humaine. Elle repose sur l'expérience, l'intuition et la compréhension du contexte dans lequel évolue l'entreprise.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La veille, une intelligence humaine augmentée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">L'instabilité internationale actuelle ne doit pas être perçue uniquement comme une contrainte. Elle constitue également un révélateur : celui de l'importance croissante de l'intelligence stratégique au sein des organisations. Décider dans l'incertitude implique une lecture nuancée du réel, attentive aux signaux faibles, aux évolutions politiques et aux transformations économiques. Autant d'éléments qui ne se réduisent pas à des données chiffrées. Ici, la veille stratégique apparaît comme une discipline profondément humaine. Les technologies d'analyse et d'intelligence artificielle en constituent des alliées précieuses. Mais elles ne remplacent pas le regard critique, la capacité d'interprétation et le discernement qui caractérisent l'analyse humaine.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Dans un monde incertain, c'est donc bien cette alliance entre l'homme et la machine qui permettra aux organisations de continuer à comprendre leur environnement, et surtout d'y agir avec lucidité.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95456148-66755850.jpg?v=1773914973" alt="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" title="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>KB Crawl SAS, l’entreprise <strong>participera au <a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/kb-crawl_save-the-date-salon-documation-2026-activity-7437799645294178304-opKu/?utm_source=copilot%2Ecom&amp;originalSubdomain=fr" target="_blank">Salon Documation 2026</a></strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/kb-crawl_save-the-date-salon-documation-2026-activity-7437799645294178304-opKu/?utm_source=copilot%2Ecom&amp;originalSubdomain=fr" target="_blank"> les </a><strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/kb-crawl_save-the-date-salon-documation-2026-activity-7437799645294178304-opKu/?utm_source=copilot%2Ecom&amp;originalSubdomain=fr" target="_blank">8 et 9 avril </a>2026</strong> à Paris Porte de Versailles.&nbsp; <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">« Générez votre veille avec KB Suite IA ! »</strong> 📅 <strong style="white-space: pre-wrap;">8 avril 2026 à 10h30</strong> 📍 <strong style="white-space: pre-wrap;">Salle Bizet</strong></span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cet atelier proposera une <strong style="white-space: pre-wrap;">démonstration fonctionnelle</strong> des capacités d’IA et d’IA générative intégrées dans leur solution de veille stratégique <em style="white-space: pre-wrap;">KB Suite IA</em>.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de :</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-marquant-b828a15b/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Arnaud Marquant</a>  est <strong>directeur des opérations de KB Crawl SAS</strong>, spécialiste de la veille stratégique et de l’intelligence économique. Auteur régulier de tribunes et d’analyses, il éclaire les enjeux liés à l’IA, à la souveraineté des données et à la transformation des métiers de la veille. Son travail met en avant le rôle central de l’humain dans l’interprétation de l’information et l’anticipation des risques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95456148-66755800.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Veille-strategique-continuer-a-avancer-dans-un-monde-devenu-structurellement-instable_a7233.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
