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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-11T14:25:29+01:00</dc:date>
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   <title>Le grand retour de la RSE stratégique ?  </title>
   <pubDate>Tue, 28 Oct 2025 13:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prospective]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette table ronde, très animée, s’est interrogée sur le rôle de la RSE à l’heure des remises en cause de certaines exigences réglementaires par l’UE et des propos définitifs de Donald Trump sur « l’arnaque du changement climatique ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92119121-64673625.jpg?v=1761581107" alt="Le grand retour de la RSE stratégique ?  " title="Le grand retour de la RSE stratégique ?  " />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Intervenants <br />  Eric CAMPOS<strong> (</strong>CRÉDIT AGRICOLE)&nbsp;- Directeur de l'engagement sociétal <br />  <a class="link" href="https://www.produrable.com/speakers/68347feb8571a79d76af496b">Julien DENORMANDIE</a>  (SWEEP) - Chief impact officer <br />  Linda FREINER (ZURICH INSURANCE GROUP) - Chief sustainability officer <br />  Alexis KRYCÈVE - HAATCH / WE ARE EUROPE - Associé &amp; fondateur <br />   <br />  Animée par Vanessa Logerais&nbsp; (PARANGONE / GENACT &amp; C3D Fondatrice / déléguée) <br />   <br />  Vidéo :&nbsp;https://www.youtube.com/watch?v=4YestNsjBKk</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La RSE : bien plus que des normes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Alexis KRYCÈVE l’affirme <em>“ La RSE, c’est bien plus que des normes réglementaires’</em> et si on les a peut-être trop complexifiées, le virage RSE est résolument pris par les grandes structures pour lesquelles il n’y aura pas de retour en arrière. Il précise qu’a contrario <em>«&nbsp;le risque de décrochage est grand chez les acteurs qui ne sont pas encore engagés sur cette voie&nbsp;».</em> <br />   <br />  Linda Freiner souligne l’importance de l’impact financier des risques climatiques pour les assureurs. Les prévisions sont alarmantes et il est critique de mettre en place à la fois des politiques de prévention et d’adaptation. <br />   <br />  Julien Denormandie (ex ministre de l’agriculture et de l’alimentation reconverti aujourd’hui au sein d’une plateforme de gestion des données ESG) insiste sur la différence à faire entre la Vision qui se doit d’être très ambitieuse et la Méthode qui doit privilégier la progressivité. <br />   <br />  Pour Eric Campos, les acteurs économiques sont très conscients des enjeux. En témoigne une étude récente du Crédit Agricole dans laquelle ils se déclarent confrontés à 4 chocs majeurs&nbsp;: écologique, technologique, démographique, géopolitique. Face à ces chocs, la mise en œuvre d’une stratégie ESG s’avère critique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qu’est qu’une RSE stratégique ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">On retiendra qu’elle <em>«&nbsp;s’appuie d’abord sur une vision</em>&nbsp;» (Alexis KRYCÈVE). Approche confirmée par Eric Campos qui souligne&nbsp; <em>«&nbsp;l’importance de la Raison d’être&nbsp;»</em> et à s’attacher à bien comprendre <em>«&nbsp;le monde qui vient&nbsp;»</em>. Linda Freiner est d’accord «&nbsp;<em>un modèle d’affaires doit &nbsp;permettre d’anticiper les défis de demain&nbsp;» </em>sans oublier &nbsp;<em>«&nbsp;les risques climatiques et cyber&nbsp;».</em> Une <em>«organisation résiliente&nbsp;»</em> capable de prévenir et de s’adapter sera clé. <br />   <br />  Julien Denormandie insiste sur la nécessité de réconcilier 2 temporalités&nbsp;: ROI &amp; RSE&nbsp;; Robustesse &amp; Performance (référence aux travaux de Olivier Hamant).&nbsp; Si l’on veut briser <em>«&nbsp;La tragédie des horizons&nbsp;»</em> -cf discours de MarK Carney lors de la COP de Paris (2015), il faut établir des ponts entre Risques et Rentabilité. Autrement dit jeter un pont entre les intérêts de court et long terme de la finance. <br />  Comment faire&nbsp;? <br />   <br />  Y parvenir, c’est mettre la RSE au cœur de la stratégie en la rattachant à la direction générale, donner de la valeur aux externalités, passer à l’échelle en impliquant tous les acteurs… <br />  &nbsp; <br />  On ne peut que souscrire&nbsp;: les engagés de la RSE ne doivent pas seulement prêcher des convaincus mais démontrer qu’il en va de l’intérêt de tous.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christophepouilly/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christophe Pouilly</a>  &nbsp;est Vice-président exécutif de&nbsp;<a class="link" href="https://www.lafabriquedufutur.global/" target="_blank">La Fabrique du Futur&nbsp;&amp; Co</a>. Il assure la direction opérationnelle&nbsp;de ce&nbsp;"Do Tank"&nbsp;qui compte 57 associés aux expertises transdisciplinaires. Sa mission :&nbsp;aider les structures (publiques ou privées) à se projeter dans le futur et les&nbsp;accompagner dans leurs grandes transitions. <br />  Membre de la <a class="link" href="https://www.societefrancaisedeprospective.fr/" target="_blank">Société Française de Prospective</a>  et l'<a class="link" href="https://www.apf.org/about/" target="_blank">Association of Professionnel Futurists</a>,&nbsp;Christophe est également formateur au sein de l'organisme de formation (certifié Qualiopi) de la Fabrique du Futur.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92119121-64673625.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-grand-retour-de-la-RSE-strategique_a6520.html</link>
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   <title>Naviguer dans les eaux troubles de l'influence économique : comprendre les enjeux vitaux pour la France</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jun 2025 11:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gouvernance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'intelligence économique et les stratégies d'influence ne sont pas de vagues concepts académiques, mais des réalités opérationnelles essentielles pour la souveraineté et la prospérité d'une nation. Dans un monde où la compétition s'intensifie, comprendre comment s'y prendre pour ne pas subir les règles du jeu devient impératif. L'émission "Echiquier 21" a récemment plongé au cœur de ces enjeux avec une invitée de marque, Claude Revel, dont le parcours illustre la complexité et la nécessité d'une approche structurée et courageuse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88919106-62944968.jpg?v=1749374379" alt="Naviguer dans les eaux troubles de l'influence économique : comprendre les enjeux vitaux pour la France" title="Naviguer dans les eaux troubles de l'influence économique : comprendre les enjeux vitaux pour la France" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=-aExicKwhKY" target="_blank">L'émission "Echiquier 21"</a>, le magazine de l'intelligence économique sur RCJ, recevait le 28 Mai 2025 Claude Revel, figure "structurante" du milieu en France, ancienne déléguée interministérielle à l'intelligence économique (2013-2015), consultante et auteure de plusieurs ouvrages précurseurs sur l'influence et la guerre économique. À ses côtés, les co-animateurs Éric Delbecque et Philippe Clerc ont éclairé les multiples facettes de ces stratégies vitales, de la définition de l'influence à la guerre des narratifs, en passant par le rôle souvent méconnu des normes et l'évolution du concept de soft power, dressant un état des lieux sans concession de la position française face aux prédateurs et aux concurrents mondiaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment définir concrètement l'influence et la distinguer de concepts proches comme la communication ou le soft power ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'influence, dans le contexte de l'intelligence économique, ne se réduit pas à une simple question d'image ou de communication. Selon Claude Revel, c'est avant tout "l'idée de ne pas subir, mais d'essayer de formater autant que possible notre environnement extérieur, de pas subir les règles, les normes, tout ce que vous voulez". Éric Delbecque et Philippe Clerc précisent que cela implique une démarche en trois temps : d'abord l'intelligence de la situation pour identifier les acteurs ("les parties prenantes"), ensuite la capacité à "capturer les cœurs et les esprits" pour rallier à sa vision et à ses règles du jeu, et enfin, l'étape souvent négligée en France, le formatage, c'est-à-dire l'organisation des règles elles-mêmes. <br />  Contrairement aux idées reçues, l'influence professionnelle ne se confond pas avec la corruption. Elle repose sur une méthode rigoureuse, une doctrine claire et des éléments de langage élaborés sur le fond. C'est une démarche proactive visant à façonner l'environnement, pas seulement à réagir ou à faire de la simple promotion.</div>    <ul>  	<li class="list">  	<div style="margin-left: 40px;"><strong><em>Intervention marquante de Claude Revel :</em> "En fait, c'est l'idée de ne pas subir, mais d'essayer de formater autant que possible notre environnement extérieur, de pas subir les règles, les normes, tout ce que vous voulez".</strong></div>  	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelle est la situation actuelle de la France face aux influences étrangères ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88919106-62944987.jpg?v=1749371462" alt="Naviguer dans les eaux troubles de l'influence économique : comprendre les enjeux vitaux pour la France" title="Naviguer dans les eaux troubles de l'influence économique : comprendre les enjeux vitaux pour la France" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Abordant le titre de son livre de 2012, <a class="link" href="https://www.amazon.fr/France-pays-sous-influences/dp/2311006320/ref=sr_1_2?adgrpid=577224207&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.jQriXiOJ1Ma-4wMLaSfXmyLBcreON_-b6nH1q_xNjJlCwfNoEvDL9-m4vzaB9jY-VIEJl635gVedOb1unTor6seNxREerNq65K_xuuCRd0LT6JCtT6jrg4wjZQLtT3rs0G3EeiuPBTwPhx0rebxqmvzZZ-R4Oc61-URekHw2lfiUfoGv-I2YHwlaoXkaoqy9Zv41Xo6zamumYUnW_ArcZLOtDyIpras3itAC3e1rO6k0b6bimTF7RjMsUbaUqcXIl1MLTFfphrtvupv09_9YSqw4NYjX7Tay7MDDXD036EU.jleK3p6-bfOtBPAjW-AokpZyrMuv4qMpT_n98NlKKv0&amp;dib_tag=se&amp;hvadid=80882855971690&amp;hvbmt=bp&amp;hvdev=c&amp;hvlocint=66&amp;hvlocphy=126853&amp;hvnetw=o&amp;hvqmt=p&amp;hvtargid=kwd-16696452282%3Aloc-66&amp;keywords=la+france+sous+influence&amp;msclkid=a1d50080a9ad183a18be68c5e0f6b98e&amp;qid=1749371231&amp;sr=8-2#averageCustomerReviewsAnchor" target="_blank">"La France, un pays sous influences ?", Claude Revel </a>répond sans hésitation : "Plus que jamais un pays sous influences". Elle précise que cette influence n'est pas monolithique ("plusieurs influences") et peut être si intégrée qu'elle devient presque invisible, voire valorisée. <br />  Elle cite l'influence américaine, présente depuis longtemps et théorisée dès les années 90 dans la doctrine Clinton, touchant les fonctionnements juridiques, intellectuels, et même managériaux ("new public management"). Cette influence a pu conduire la France à adopter des règles ("ouverture totale aux investissements étrangers") que d'autres pays, y compris les États-Unis eux-mêmes, ne s'appliquent pas. <br />  Philippe Clerc renforce ce constat en mentionnant un rapport parlementaire récent (mai 2024) qui met en évidence la menace des "prédateurs sur nos actifs stratégiques", illustrée par des affaires passées comme Alstom ou GM, soulignant une "France fragilisée politiquement, désorganisée ou mal organisée économiquement". Ce rapport appelle à une "arsenalisation" et à l'établissement d'une doctrine d'intelligence économique incluant vigilance, sécurité, influence et formation.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le concept de Soft Power est-il dépassé ou en pleine mutation ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La discussion sur le soft power a été relancée par le décès récent de Joseph Nye, l'inventeur américain du concept en 1990. Philippe Clerc rappelle la définition de Nye : "la capacité à influencer l'autre pour obtenir les résultats que vous souhaitez sans coercition ni rémunération". Claude Revel, qui l'avait interviewé en 2016 pour une revue de l'ENA, témoigne de sa modestie. <br />   <br />  Loin d'être mort, le soft power est en "poursuite" mais "il va continuer avec d'autres formes". Philippe Clerc et Claude Revel évoquent son évolution vers le "smart power" (mixte de coercition et persuasion) et surtout vers un "nouveau soft power" lié au pouvoir d'innovation, à la puissance technologique et à la politique industrielle, comme l'écrit Eric Schmidt. Claude Revel note que d'autres pays, comme la Chine et l'Inde, développent activement leur soft power, y compris dans des domaines comme l'intelligence artificielle. <br />  Le sport est également identifié comme un vecteur de soft power très efficace car il touche un large public mondial. Si la France se classe honorablement dans ce domaine selon un classement basé sur le sport, elle manque de méthode et de travail structuré pour capitaliser sur des événements comme les Jeux Olympiques, contrairement au Royaume-Uni post-2012. La question demeure de savoir si l'attractivité touristique récente de la France est le fruit d'un soft power structuré ou d'un repli lié à la perception d'autres destinations.</div>    <ul>  	<li class="list">  	<div style="margin-left: 40px;"><strong><em>Intervention marquante de Philippe Clerc :</em> "l'inventeur du concept de soft power en 1990... la capacité à influencer l'autre pour obtenir les résultats que vous souhaitez sans coercition ni rémunération".</strong></div>  	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quel rôle stratégique jouent les normes dans l'intelligence économique ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les normes sont un "véritable outil de guerre économique". Philippe Clerc souligne que <strong>"celui qui maîtrise les normes, les normes de fait, qui impose ses règles du jeu, qui impose ses normes technologiques, c'est celui qui a l'avantage stratégique sur le marché".</strong> <br />  Claude Revel fait la distinction entre la "norme inutile", perçue en France comme une "bureaucratie" lourde et superflue, et la "norme utile", celle qui "permet de faire passer un savoir-faire que l'on maîtrise et qui est supérieur à celui de ses concurrents". En France, nous avons tendance à associer "normatif" à "faire des nouvelles normes", ce qui est une erreur ; il s'agit plutôt d'avoir une influence sur les normes existantes ou d'en faire émerger de nouvelles avec un objectif précis d'avancer des marchés ou des emplois. <br />  Eric Delbecque illustre ce point avec l'exemple du cinéma, où la norme implicite du "blockbuster américain" a fini par façonner les productions mondiales, y compris européennes. Il loue l'initiative de l'AFNOR de publier un label non contraignant ("label bleu") pour aider les PME à organiser leur sûreté, comme un bon exemple de standardisation intelligente.</div>    <ul>  	<li class="list">  	<div style="margin-left: 40px;"><strong><em>Intervention marquante d'Éric Delbecque :</em> "pour beaucoup de Français les normes évoquent la bureaucratie c'est-à-dire tracasseries, des lourdeurs administratives... alors qu'une norme a pour objectif d'expliquer&nbsp; qu'une règle ait été façonnée selon des habitudes des valeurs qui nous sont également propres à nos intérêts".</strong></div>  	</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment la France peut-elle se défendre face à la "guerre des narratifs" ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La "guerre des narratifs" est une réalité actuelle. <br />  Face à des récits hostiles qui se multiplient, il est urgent de savoir comment réagir. Claude Revel conseille d'abord de "cartographier" les sources des récits adverses, c'est-à-dire de comprendre précisément qui attaque, par quels moyens, et quels sont leurs vecteurs d'action. <br />  Ensuite, elle recommande de ne <em>pas</em> faire de "contre-récit" direct, car cela valide le récit adverse ("vous validez par la même le récit, c'est ce qu'on appelle l'empreinte dans la neige,&nbsp; vous lui donnez une empreinte"). La stratégie efficace consiste à "faire un récit positif", un "autre récit". Ce récit doit intégrer, sans les nommer comme des attaques auxquelles on répond, des éléments positifs tirés de l'histoire ou de l'actualité pour bâtir une "espèce de rocher" face aux récits hostiles. Cette approche demande du professionnalisme, une méthodologie rigoureuse et une coordination entre acteurs nationaux. Elle peut impliquer des partenariats publics-privés et même une stratégie d'<em>entrisme</em>, consistant à placer des personnes clés dans des postes de décision capables de porter le discours souhaité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vidéo</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/-aExicKwhKY?si=wEJLMqpYUN1IeIzm" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <blockquote>Claude Revel est une spécialiste de l’intelligence économique et de l’influence stratégique. Diplômée de l’ENA, de Sciences Po Paris et en droit des affaires, elle a occupé des postes dans l’administration avant de se tourner vers la veille stratégique. En 1988, elle fonde l’OBSIC pour les entreprises du secteur de la construction, puis dirige plusieurs organisations internationales. <br />  Nommée Déléguée interministérielle à l’Intelligence économique en 2013, elle rejoint ensuite la Cour des comptes en tant que conseillère maître. Depuis 2020, elle préside la SAS Information &amp; Strategies et s’investit dans des think-tanks et associations. Elle est aussi auteure de plusieurs ouvrages sur l’influence et la gouvernance mondiale.&nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Summury</b></div>
     <div>
      The "Echiquier 21" program discussed <strong>economic intelligence and influence strategies</strong> with guest Claude Revel, former interministerial delegate. Influence is defined as <strong>actively shaping one's external environment and rules</strong>, distinct from simple communication or public relations, and is not corruption. It involves understanding stakeholders, gaining support, and crucially, "formatting" the rules of the game. <br />  &nbsp; <br />  France is assessed as <strong>"more than ever a country under influence,"</strong> absorbing integrated foreign norms, particularly from the US, in legal and economic spheres. A recent report highlights <strong>threats from "predators on strategic assets,"</strong> urging "arsenalisation" and establishing a national doctrine covering vigilance, security, influence, and training. <br />  &nbsp; <br />  Soft power (Joseph Nye's concept) is evolving, notably towards a <strong>"new soft power" based on innovation and technological power</strong> (Eric Schmidt's view). Sport is a potent vector, though France lacks a structured approach. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Norms are vital strategic tools</strong> for economic warfare, not just bureaucracy. Mastering norms provides a market advantage. <br />  Combating hostile narratives ("war of narratives") requires <strong>mapping sources</strong> and creating <strong>positive "other narratives"</strong> rather than direct counter-arguments. Effective influence strategy demands <strong>rigorous method, professional coordination, partnerships, and strategic placement of key individuals</strong> ("entrisme"). The overall conclusion is the critical need for France to develop a structured doctrine and methods for influence and self-protection in a competitive global landscape. <br />   <br />  Traduction Deepl
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Naviguer-dans-les-eaux-troubles-de-l-influence-economique-comprendre-les-enjeux-vitaux-pour-la-France_a6028.html</link>
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   <title>Le système de management environnemental au centre de la stratégie. Au coeur de l'ISO 14001. AFNOR</title>
   <pubDate>Sat, 19 Oct 2024 10:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Kiosque]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le livre de Lœtitia Vaute et Marie-Paule Grevêche examine en détail toutes les modifications du texte et leurs conséquences, fait une comparaison des deux versions les plus récentes et offre de nombreux exemples concrets et témoignages.     <div><b>Guide authentique en 10 étapes, avec des méthodes et des outils prouvés et stricts. </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/83598445-59820586.jpg?v=1729329593" alt="Le système de management environnemental au centre de la stratégie. Au coeur de l'ISO 14001. AFNOR" title="Le système de management environnemental au centre de la stratégie. Au coeur de l'ISO 14001. AFNOR" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Depuis presque deux décennies, la norme NF EN ISO 14001 soutient les entreprises dans l'élaboration et la mise en œuvre d'un système de gestion environnemental performant.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;"><span class="result-text" data-v-9ab503e3=""><strong>La révision 2015 de ce document important répond à une véritable demande des utilisateurs d'ISO 14001 : contribuer au secteur environnemental du développement durable. </strong> <br />   <br />  Le nouveau texte améliore la compréhension des enjeux clés pour l'environnement et le développement de l'entreprise, tout en augmentant la transparence dans les pratiques environnementales et en renforçant les relations avec les parties prenantes. <br />  Tout comme la norme ISO 9001, qui a été révisée en 2015, la norme ISO 14001 adopte également la structure "de haut niveau" initiée par l'ISO, qui est commune à toutes les normes de systèmes de management. Cette progression favorisera une intégration encore plus efficace pour les entreprises. <br />   <br />  Le livre de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/loetitia-vaute-a67626174/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Lœtitia Vaute</a>  et <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marie-paule-grev%C3%AAche-9b51b3171/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Marie-Paule Grevêche</a>  est un outil essentiel pour les entreprises qui accordent de l'importance à la gestion de l'environnement : il examine en détail toutes les modifications du texte et leurs conséquences, fait une comparaison des deux versions les plus récentes et offre de nombreux exemples concrets et témoignages. <br />  L'ouvrage&nbsp; considère également de manière exhaustive les aspects réglementaires essentiels. <br />   <br />  <strong>Cet ouvrage est un guide authentique en 10 étapes, avec des méthodes et des outils prouvés et stricts. </strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/83598445-59820586.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-systeme-de-management-environnemental-au-centre-de-la-strategie-Au-coeur-de-l-ISO-14001-AFNOR_a5355.html</link>
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   <title>Réseau et Influence. Comment Filt1860 est devenu membre expert AFNOR commission S54Q ? MOOC Normandie</title>
   <pubDate>Mon, 08 Apr 2024 16:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cadre de la présentation du MOOC Normandie, Catherine Cousin, directrice générale de Filt1860 témoigne de la bataille qu'elle a menée avec son époux, Jean-Philippe Cousin, pour que les produits fabriqués par leur entreprise soient agréés par l'AFNOR. Après une grande vague d'investissement de 2003 à 2010, Filt devient exportateur agréé pour la Corée du Sud, l'Egypte, le Mexique, l'Afrique du Sud, et bien d'autres pays...     <div><b>Dans le cadre de la présentation du MOOC Normandie, Catherine Cousin, directrice générale de Filt1860 témoigne</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/79390408-57506031.jpg?v=1712589862" alt="Réseau et Influence. Comment Filt1860 est devenu membre expert AFNOR commission S54Q ? MOOC Normandie" title="Réseau et Influence. Comment Filt1860 est devenu membre expert AFNOR commission S54Q ? MOOC Normandie" />
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      <em><a class="link" href="https://www.veillemag.com/www.filt1860.fr" target="_blank">Filt</a>  est une pme, basée à Caen depuis 1860, constituée au départ de paysans Normands fabriquant des filets à la main. En 1925, nous faisons notre première expérience à l'export. <br />  Durant la Seconde Guerre Mondiale, l'entreprise est en ruine après les bombardements de la ville de Caen, mais arrive à y faire face en reprenant sa production en 1948 après beaucoup d'efforts et de volonté de reconstruction. Après une grande vague d'investissement de 2003 à 2010, Filt devient exportateur agréé pour la Corée du Sud, l'Egypte, le Mexique, l'Afrique du Sud, et bien d'autres pays. <br />  <strong>Plusieurs trophées nous ont été décernés, reconnaissant Filt&nbsp; comme une entreprise dynamique et mettant en valeur le savoir-faire français. Filt est aujourd'hui Entreprise du patrimoine vivant !</strong></em>  <section class="pv-top-card--website text-body-small"><strong><a class="link" href="https://www.filt1860.fr" target="_blank">www.filt1860.fr<span class="white-space-pre"> </span></a>  </strong></section>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fabricant de porte-bébés en filet depuis les années 70, nous avons un savoir-faire historique."</b></div>
     <div>
      Nous produisons 3 modèles de porte-bébés, ou aide au portage, qui consistent à porter un jeune enfant en bandoulière, ou tout contre soi par le biais d’un savant nouage. <br />  Le filet procure beaucoup de souplesse, de confort, un faible encombrement et poids, et une légèreté incomparable aux produits que l’on trouve sur marché en tissus, avec ou sans armature rigide, etc… <br />  Bien sûr, une norme européenne s’applique à ce type de produit. Exportant depuis très longtemps au Japon, la conformité de nos produits avec la norme européenne est une garantie de sécurité pour notre client. C’est aussi pour nous, producteur, l’assurance que notre produit est fiable. <br />  Or, il n’existe pas de norme qui s’applique strictement à nos produits. Nous devons donc, conjointement avec le laboratoire agréé, faire un examen de type. <br />   <br />  En 2015, les experts Afnor conviennent que le marché du porte bébé souple de type écharpe de portage évolue et qu’il est temps de mettre en place une norme spécifique à ce type de produit. <br />  L’examen de type ne se fait donc plus sur la même référence normative, mais sur un rapport technique. <br />  Je découvre à mes dépends, qu’il y a un chapitre «&nbsp;coincement de doigts&nbsp;» qui interdit les mailles de plus de 7mm. <br />  Voila donc que nos porte-bébés en filet deviennent dangereux pour les doigts des bébés (risque d’ischémie)&nbsp;! <br />  Nous risquons surtout un rappel de produit international, perdre la confiance de notre client principal au Japon, et perdre un marché qui représente une partie non négligeable de notre CA. <br />  Je traite d’abord avec le labo, pour le persuader que ce chapitre est excessif et inadapté à notre produit. Mais le technicien applique à la lettre les circonstances du rapport technique de référence. <br />  <strong>De fil en aiguille, je suis en contact avec l’AFNOR. J’apprends que les groupes de travail sont ouverts aux producteurs. Mais surtout qu’un groupe de travail est constitué pour créer la norme spécifique aux porte bébés souples.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je n’ai pas le choix, je dois intégrer ce groupe WG4 pour défendre les intérêts de Filt."</b></div>
     <div>
      Je me retrouve donc à Londres, en réunion avec des responsables qualité chevronnées et aguerries, du monde entier, des plus grandes marques de puériculture, parlant parfaitement un anglais technique de labo&nbsp;! <br />  J’ai donc pu faire valoir l’historique de nos produits sans aucun incident de quelque nature que ce soit, sur le marché international. J’ai finalement obtenu gain de cause. Ils ont reconnu que ce chapitre était excessif. Nous avons même tergiversé sur la notion de coincement de doigt&nbsp;! <br />  J’ai pu aussi voir, en réunion plénière, qu’il y avait un bon nombre de modifications sur d’autres familles de produits, qui pourraient influencer les normes qui nous concernent. <br />  (Inflammabilité, risques chimiques, etc…) <br />  C’est aussi le moyen d’imposer des grades de qualités qui nous sommes accessibles. Cela valorise notre savoir-faire Français, et freine la concurrence low-cost. <br />  A ce jour, la norme est toujours en cours d’élaboration et n’est toujours pas publiée. <br />  Néanmoins, j’ai pu faire pression sur le laboratoire agréé et obtenir un rapport d’essai satisfaisant. <br />  <strong>Bref, j’ai découvert un réseau d’influence, puissant, et gratuit&nbsp;! L’adhésion est gratuite pour les PME.</strong>
     </div>
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     <div><b>Filt1860 est une manufacture de filets et de cordons depuis 1860</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.filt1860.fr/fr/9-filet-a-provisions" target="_blank">L'entreprise Filt</a>  possède un savoir-faire technique de tricotage, de tressage et de confection. Une équipe d'une trentaine de personnes, avec des valeurs fortes telles que l'authenticité, l'engagement et l'ouverture. Une histoire riche, basée en Normandie depuis 1860, Filt1860 est un fleuron du Made in France et une pépite de Normandie. Nos marchés se concentrent sur le textile technique pour l’industrie et les filets à provisions. <br />   <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/catherine-cousin-b95971136/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Catherine Cousin - Directrice Générale FILT1860</a>  <br />  Executive director FILT1860 fabricant de filets et de cordons en Normandie depuis 1860 - Chevalier de la Légion d’Honneur <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-philippe-cousin-37844811a/" target="_blank">Jean-Philippe Cousin - Président de FILT1860 </a>  <br />  PRODUCTEUR FRANÇAIS DE FILETS ET DE CORDONS <br />  Elu CCI, Administrateur NORMANDIE PARTICIPATIONS. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>	" L'Intelligence Economique : pourquoi et comment faire ?"Présentation officielle du MOOC. Université de Caen Normandie - 15 mars </b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.veillemag.com/L-Intelligence-Economique-pourquoi-et-comment-faire-Presentation-officielle-du-MOOC-Universite-de-Caen-Normandie-15_a4777.html" target="_blank">Lire l'article sur la présentation du MOOC Normandie</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/79390408-57506031.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Reseau-et-Influence-Comment-Filt1860-est-devenu-membre-expert-AFNOR-commission-S54Q-MOOC-Normandie_a4816.html</link>
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   <title>Christophe Stalla-Bourdillon. ICN Business School - Competitive Intelligence &amp; Ethics &amp; Compliance &amp; Economics</title>
   <pubDate>Tue, 05 Mar 2024 09:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Campus &amp; Métiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Dans l’ESRI (Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation), Christophe Stalla-Bourdillon, fait figure de professeur (très) à part : il nous confie ses réflexions sur l’enseignement actuel de l’intelligence économique en France.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/78735576-57116906.jpg?v=1709655201" alt="Christophe Stalla-Bourdillon. ICN Business School - Competitive Intelligence &amp; Ethics &amp; Compliance &amp; Economics" title="Christophe Stalla-Bourdillon. ICN Business School - Competitive Intelligence &amp; Ethics &amp; Compliance &amp; Economics" />
     </div>
     <div>
      <em>Dans l’ESRI (Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation), Christophe Stalla-Bourdillon (66 ans) à la fois ancien cadre dirigeant dans une multinationale industrielle française, officier de marine de réserve très actif dans certains cercles internationaux, et, depuis plus de 15 ans, professeur en intelligence économique (toujours en activité) dans 7 pays et plusieurs grandes écoles comme Polytechnique, l’EM Lyon ou l’ICN Business School, fait figure de professeur (très) à part : il nous confie ses réflexions sur l’enseignement actuel de l’intelligence économique en France.</em><!--cke_bookmark_627S--><!--cke_bookmark_627E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mise au point sur les accréditations de programmes (AACSB, EQUIS, AMBA) et des normes internationales.</b></div>
     <div>
      "L’on me demande souvent comment je vis personnellement, en business school, la fameuse révolution planétaire des accréditations de programmes (AACSB, EQUIS, AMBA) et des normes internationales, toujours imposées de l’étranger et souvent décriées car jugées très contraignantes, bureaucratiques et synonymes de perte de souveraineté pédagogique nationale" lance Christophe Stalla-Bourdillon . <br />  "Aujourd’hui, pour être franc, dans mes cours, toutes ces normes n’ont pratiquement aucune influence" tranche-t-il à contre-courant du discours médiatique. "Une fois que la porte de mon amphithéâtre est fermée, je fais exactement ce que je veux, quand je le veux et comme je le veux." <br />  A ses yeux, les accréditations servent d’abord et avant tout à "séduire et rassurer les parents sur le sérieux pédagogique des écoles accréditées" et puis, bien sûr, à "justifier le coût élevé des études en business school dans un contexte de compétition mondiale exacerbée. Ces accréditations sont donc devenues nécessaires car elles sont des repères pour tous". <br />  "A ce jour, les accréditations internationales" poursuit-il "restent un vrai défi, en continu, mais plus pour les dirigeants et services administratifs des business schools que pour les professeurs eux-mêmes, relativement peu impactés. Et il ajoute "Il est tout de même dommage que les Français ne soient pas plus présents dans la « régulation » de ces accréditations internationales de programmes pédagogiques. Car, en la matière, nous subissons plus que nous influençons."
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les classes sont devenues de véritables « spectacles son et lumière. »</b></div>
     <div>
      Christophe Stalla-Bourdillon nous invite maintenant à découvrir ce qu’il voit dans ses cours : d’abord, "les classes sont devenues de véritables « spectacles son et lumière » qu’il faut «scénariser et théâtraliser », avec des profs qui, eux, sont devenus de vrais acteurs car il faut sans cesse capter et consolider l’attention des étudiants français et internationaux, et c’est encore plus vrai à distance, en visioconférence avec des cours « éclatés » sur plusieurs fuseaux horaires ", dit-il. "Cela signifie donc que tous les profs doivent désormais savoir maîtriser à la fois les jeux de scène et la technique digitale des cours en ligne avec forcément les logiciels ad hoc de référence, et ce sont de réelles compétences à acquérir. <br />  Beaucoup de profs ont d’ailleurs fini par renoncer à l’enseignement, car ce n’est pas du tout évident de dominer toutes ces nouvelles compétences théâtrales, numériques et multimédias, le tout en anglais (Teams, Zoom, Moodle, Compilatio, Google Drive, Premier Pro, SindUp, KB Crawl, Digimind…)."
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Savoir "jouer avec l’outil du doute constructif"</b></div>
     <div>
      "Je passe un tiers de mon temps en cours à déconstruire, avec bienveillance et patience naturellement, les fausses certitudes de la plupart de mes étudiants. L’influence des réseaux sociaux est aujourd’hui énorme, et les étudiants, en toute bonne foi, croient souvent savoir avec un grand « S » au point d’être parfois péremptoires et intolérants : dans les faits, sur de très nombreux sujets, et ce n’est pas honteux, mes étudiants ignorent tout simplement … qu’ils ignorent et je suis là pour les aider à évoluer. <br />  Aujourd’hui, je suis donc obligé avant chaque cours de lancer des débats tirés de l’actualité immédiate, de jouer avec l’outil du doute constructif, de générer des interactions parfois vives ainsi que des mises en perspective croisées, de m’appuyer sur la petite expérience vécue des étudiants en matière de stages et d’associations, enfin de donner la parole aux étudiants étrangers, pour, petit à petit, ébranler puis déconstruire les fausses certitudes identifiées et, in fine, conduire les étudiants souvent soupçonneux, parfois conspirationnistes, vers un début d’esquisse de connaissance : on ne déconstruit pas en une petite heure mais bien en trois à quatre mois de cours minimum. Tout ceci est vraiment nouveau ! Cette phase de déconstruction obligatoire est devenue absolument nécessaire. "
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Christophe Stalla-Bourdillon décrit ensuite une époque où "l’autorité du professeur est désormais « challengée » en permanence et en direct par tous les étudiants.</b></div>
     <div>
      Christophe Stalla-Bourdillon décrit ensuite une époque où "l’autorité du professeur est désormais « challengée » en permanence et en direct par tous les étudiants : chacune de mes affirmations est en effet immédiatement vérifiée sur internet et même éventuellement mise en doute grâce à l’intelligence artificielle (ChatGPT). C’est presque devenu un jeu ! Un professeur démenti à plusieurs reprises par son auditoire est aujourd’hui décrédibilisé et immédiatement soumis à la cruelle vindicte des étudiants mécontents et, dans le pire des cas, « ricaneurs » car, naturellement exigeants : ces derniers sont en effet très angoissés par la recherche de leur futur emploi et ne tolèrent pas/plus les approximations. <br />  Il est donc indispensable de ne jamais perdre son autorité académique, si fragile, en maîtrisant son sujet à la perfection. Et il n’est pas honteux après tout de dire « Je ne sais pas mais, laissez-moi, s’il vous plaît, votre adresse mail, et je vous répondrai dès que j’aurai la réponse » ."
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’émotion et la morale (voire les convictions religieuses) ne doivent pas remplacer la raison".</b></div>
     <div>
      Autre point important : "Il y a sur les campus beaucoup de prédicateurs, peut-être trop – sur l’environnement, les grandes causes du moment, le wokisme… – et certains groupes de pression ou ONG veulent absolument que, sous couvert d’engagement sociétal et social universel, les professeurs cèdent la parole à ces prédicateurs (qui, parfois, n’hésitent pas d’ailleurs à éructer en cours de véritables anathèmes) : c’est tout à fait nouveau !", observe-t-il avec irritation. <br />  Il ajoute qu’ "en matière de recherche académique, les pressions desdits prédicateurs sont encore plus fortes car c’est finalement le rêve de beaucoup de « croyants » divers et variés de transformer des opinions et croyances en simili-connaissances validées par des thèses doctorales ou des conférences dans la sphère académique. <br />  J’ai beaucoup de remontées de profs en ce sens : les citadelles du savoir sont aujourd’hui attaquées, fragilisées. Il faut sans cesse se battre avec détermination et résister à l’invasion des militants-prédicateurs dont les prêches enflammés n’ont souvent aucun fondement scientifique. L’émotion et la morale (voire les convictions religieuses) ne doivent pas remplacer la raison. Beaucoup d’étudiants internationaux d’ailleurs ne supportent plus ces intrusions militantes dans les cours, et s’en plaignent officieusement car les combats sociétaux des Français ne sont pas forcément ceux de leurs propres compatriotes chez eux."
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>" Les étudiants étrangers décloisonnent les visions parfois étroites de certains étudiants français".</b></div>
     <div>
      "Sur les aspects plus internationaux précisément", Christophe Stalla-Bourdillon note que "la langue anglaise est devenue une évidence dans les enseignements, et que c’est encore un problème en France : certains Français y voient même, à tort, un manque de patriotisme. La présence d’étudiants étrangers est en fait une nécessité car, volens nolens, ils contribuent (par le paiement de leurs frais de scolarité) à l’équilibre économique des écoles. De plus, par leurs interventions, ces étudiants étrangers décloisonnent les visions parfois étroites de certains étudiants français".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>" L’apprentissage a changé la sociologie des étudiants, avec aujourd’hui beaucoup plus d’étudiants français issus de milieux défavorisés..."</b></div>
     <div>
      Christophe Stalla-Bourdillon souligne ensuite que "l’apprentissage a changé la sociologie des étudiants, avec aujourd’hui beaucoup plus d’étudiants français issus de milieux défavorisés et venus de la banlieue des grandes villes. C’est forcément une excellente chose. Et il n’est donc plus vrai que je n’enseigne qu’à « des gosses de riches » " ajoute-t-il avec malice. "En amphi, les débats sont aujourd’hui très différents de l’époque pré-covid : ils sont beaucoup plus animés, ouverts et fructueux qu’il y a 10 ans.".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En matière d’évaluation, la fraude se banalise, hélas..."</b></div>
     <div>
      "En matière d'évaluation, la fraude se généralise, hélas" ajoute Christophe Stalla-Bourdillon en soupirant. "Durant la période Covid, ce fut particulièrement vrai mais, à l’époque, nous avons fermé les yeux … par humanité. L’intelligence artificielle rend aujourd’hui la fraude très difficile à détecter. Pour être franc, lors de certains examens, je suis très souvent incapable de dire s’il y a eu triche ou non, avec tout le business de la « sous-traitance pédagogique » qui s’est développé un peu partout sur notre planète", assure Christophe Stalla-Bourdillon. <br />  "Je me suis même vu proposer un jour 10.000 euros pour rédiger la thèse professionnelle d’un étudiant d’une business school étrangère. Naturellement, j’ai refusé. <br />  Sachons malgré tout rester optimistes ! De nouveaux outils numériques anti-fraude vont bientôt être commercialisés en France : j’ai pu (avec soulagement) découvrir début février 2024 les premiers prototypes qui sont encore en phase de test. Ces outils anti-fraude vont déclencher une saine révolution en matière de notation. Sans évaluations honnêtes, pas de diplôme crédible ! "
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Si la compétition commerciale internationale est aujourd’hui toujours très rude et « borderline », elle doit, autant que faire se peut, rester « sous contrôle éthique » pour GAGNER.</b></div>
     <div>
      Pour terminer, Christophe Stalla-Bourdillon rappelle que ses thèmes de recherche de prédilection en intelligence économique sont le « borderline », le gris et donc le « non illégal », espace dans lequel le référentiel n’est pas la loi mais l’éthique (sanctuarisée par cette garde prétorienne que forment les « chiens de garde » et les « lanceurs d’alerte »). C’est en effet dans le gris (plus que dans le blanc et le noir) que se dessinent la plupart des grandes victoires économiques et commerciales internationales. <br />  "Je forme donc mes étudiants à GAGNER dans le BLANC (= Légal) et le GRIS (= Non illégal) ; je les forme aussi à détecter le NOIR (= Illégal) pour mieux s’en protéger et in fine le dénoncer et contre-attaquer. Si la compétition commerciale internationale est aujourd’hui toujours très rude et « borderline », elle doit, autant que faire se peut, rester « sous contrôle éthique » pour GAGNER.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      "Ceci étant rappelé, dans le monde économique actuel, pour le meilleur et pour le pire, et finalement qu’on le veuille ou non, …" conclut Christophe Stalla-Bourdillon "…très souvent, seule la victoire est belle ! ". <br />   <br />  A MEDITER !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Christophe Stalla-Bourdillon, nous vous remercions pour cet entretien.</b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/78735576-57116906.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Christophe-Stalla-Bourdillon-ICN-Business-School-Competitive-Intelligence-Ethics-Compliance-Economics_a4752.html</link>
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